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nenelle

Pourquoi nous choisissons le Québec?

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je post ce message car beaucoup de mes proches ou connaissances, nous demande pourquoi partir au quebec plutot qu'ailleurs??Alors voici la réponse que je leur donne:

Nous voulons partir vivre la bas pour plusieurs raisons en fait!
La première est que mon mari est parti en vacances la bas, et a visiter une bonne partie du quebec, et ce pays lui a vraiment plu.
La deuxième (qui est une des plus importante) est que pour nous, nos enfants n'ont aucun avenir en France. En effet, vu les circonstances actuelles dans notre pays, les jeunes ont d'enormes difficultés a trouver du travail, et ca n'ira pas en s'arrangeant!!
Le quebec nous semble etre 1 pays où ils pourront évoluer dans de bonnes conditions professionnelles.

La troisième est que le quebec semble etre un pays où il fait bon vivre sur tous les points.
Nous avons lu beaucoup de choses sur la facon de vivre la bas et nous sommes en accord avec celle-ci! la famille est mise en avant, les conditions de travail et l'ambiance sur le lieu de travail également. Les gens semblent chaleureux. C'est un systeme a l'americaine, avec en plus, des avantages qui existent dans le systeme francais. J'aime le fait qu'ils defendent la langue francaise, et ce bien plus que les francais eux-meme!!!! aujourd'hui dans notre pays ont entend dans une meme phrase 50langues differentes melangées. La langue francaise est pourtant si belle et si riche!!

C'est sûr, nos familles vont enormement nous manquer, surtout la mienne car nous sommes tous TRES proches l'un de l'autre, mais on se dit qu'avec les technologies d'aujourd'hui tel que internet, il est tellement facile de communiquer, que cette barriere sera surmontable. Et puis lorsque nous nous verrons lors de sejour, les moments que nous passerons ensemble ne seront que meilleurs!

Enfin voila, un petit post, perso! ;-)

Bises a toutes les personnes qui liront!!

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tu a raison,sauf que l'ambiance sur le lieu de travail tu ne pourra jugé que quand tu travaillera,elle est très différente de France moi je prefaire celle de France mais c'est personnelle.

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bof, l'ambiance de travail ça varie beaucoup d'une entreprise à l'autre..

mon mari préfère l'ambiance ici que celle en France :biggrin2:

en tout cas, bonne chance dans tes démarches

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oui c sur que pour ce qui est du travail on ne pourra reellement jugé qu'une fois sur place, et en ce qui concerne ce sujet, on ne peut se baser que sur ce que l'on peut voir, lire, entendre, et je ense aussi que cela doit dependre de l'entreprise mais bon, les infos que nous avons a ce sujet, nous semble etre plus en allaince avec nos convictions au quebec qu'en france! ;-)

je pense que cela depend peut etre aussi de la branche dans laquelle on travaille?!



merci automne pour tes encouragements! les demarches sont tres longues et encore plus pour 1 famille!! mais bon tout vient a point à qui sait attendre... ;-)

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Moi je prends les bises!! :hug:

sinon pour le reste c'est à chacun de se faire son avis.

Bonne aventure dans le coté ouest de l'atlantique!

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Complètement en accord avec nenelle nous partons aussi pour la plupart des raisons que tu as mentionné, je pense à l'avenir et l'avenir en France fait peur actuellement sur bcp de points et pas que professionnellement. Bn courage à vous pour les démarches c long mais franchement sa en vaut la peine!! Envoyé par l'application mobile Forum IC

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Le Québec n'est pas un pays, mais bien un province. Peut-être, un jour, le sera-t-il. Encore une fois, je vais me répéter et dire qu'ici ce n'est pas le paradis dont vous parlez. Je vous conseille de ne pas avoir trop d'attentes, ainsi les difficultés que vous rencontrerez vous sembleront moins difficiles à surmonter.

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Les Québécois vont t'adorer vu que tu parles de "pays". Comme indiqué plus haut, pour l'ambiance au travail cela dépend tout de l'entreprise.

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" J'aime le fait qu'ils defendent la langue francaise, et ce bien plus que les francais eux-meme!!!! aujourd'hui dans notre pays ont entend dans une meme phrase 50 langues differentes melangées. La langue francaise est pourtant si belle et si riche!! "

Je crois que, là aussi, tu risques d'avoir de sacrés surprises. Oui, on apprécie notre français, mais à nous de savoir rester à notre place et de ne pas faire le moindre commentaire quand un mot est utilisé à la place d'un autre ou quand ça "fitte pas pantoute". Surtout dans le domaine du travail. Tu verras, des fois, ça démange mais chuuuuuuut :) . Mais je vois que tu es aide soignante. Tu vas apprécier au contact des malades :)

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Protection de la langue pas sur montreal devient plus anglo quee franco mais bon c est pas une maladie mais ne vous mettez pas trop de chose dans la tete comme ca vous serez pas décu bonne chance je vous le souhaite

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Le Québec n'est pas un pays, mais bien un province. Peut-être, un jour, le sera-t-il. Encore une fois, je vais me répéter et dire qu'iciont vous parlez. Je vous conseille de ne pas avoir trop d'attentes, ainsi les difficultés que vous rencontrerez vous

sembleront moins difficiles à surmonter.

Je sais que le quebec est une province, mais pour moi, il a tout d'1 pays. Apres attention, nous n'idealisons pas non plus. Comme partout, il y a des pour et des contre!!!

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" J'aime le fait qu'ils defendent la langue francaise, et ce bien plus que les francais eux-meme!!!! aujourd'hui dans notre pays ont entend dans une meme phrase 50 langues differentes melangées. La langue francaise est pourtant si belle et si riche!! "

Je crois que, là aussi, tu risques d'avoir de sacrés surprises. Oui, on apprécie notre français, mais à nous de savoir rester à notre place et de ne pas faire le moindre commentaire quand un mot est utilisé à la place d'un autre ou quand ça "fitte pas pantoute". Surtout dans le domaine du travail. Tu verras, des fois, ça démange mais chuuuuuuut :) . Mais je vois que tu es aide soignante. Tu vas apprécier au contact des malades :)

Oui je suis aide soignante. Tu sais ppur ce qui est du parlé francais, je pense que ca ne peut pas etre pire qu'en france! Lol.

Quand tu entends oes jeunes dans la rue dire: j'te jure gros, la daronne elle me fait trop iech" ou encore "oua laisse tomber le bahut ca me rend guedin, je kifferai trop d'arreter!!! Inch'allah..." je sais pas mais je me dis mon dieu si les jeunes parlent comme ca aujourd'hui comment ils parleront demain!! Et encore la je suis polie et je ne connais pas le langage jeune sur le bout des doigts donc bon..

Enfin c un debat très long je pense.

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Ils font aussi énormément de fautes c'est assez frappant. Je pense que la façon d'apprendre le français doit différer, mais ils ont de gros problème d'orthographe.

Le dernier exemple que j'ai eu, c'est quand j'ai reçu une facture de remorquage, au lieu d'écrire fusée éclairante, le gars avait écrit fusée éclérante ...

Mais je me permet jamais de faire de remarque parce que je passerais pour un donneur de leçon alors je dit rien.

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mais ils ont de gros problème d'orthographe.

C'est très bon ça ! :-)

Heureusement que tu ne donnes pas de leçons, vaut mieux pas ! :-)

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Je fréquente un peu un forum québécois, avec majoritairement des québécois. Ils ont bien conscience qu'au Québec ils ont de gros problèmes avec le français, surtout chez les jeunes. C'est l'apprentissage au primaire et au secondaire qui déconne, et à la télé, à part au télé journal, ils ne font pas beaucoup d'efforts.

Et il suffit de lire le Journal de Montréal, par exemple, pour constater que le problème est profond. Le vocabulaire est pauvre.

Dans le français parlé, ils sont fâchés avec la grammaire et la syntaxe avec des "si j'aurais" et autres en pagaille.

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Ils font aussi énormément de fautes c'est assez frappant. Je pense que la façon d'apprendre le français doit différer, mais ils ont de gros problème d'orthographe.

Le dernier exemple que j'ai eu, c'est quand j'ai reçu une facture de remorquage, au lieu d'écrire fusée éclairante, le gars avait écrit fusée éclérante ...

Mais je me permet jamais de faire de remarque parce que je passerais pour un donneur de leçon alors je dit rien.

Bravo! Pas moins de cinq fautes pour en dénoncer une! :innocent:

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c'est vrai que là, Kjaerlighet, tu nous as fait un McKenzisme :wink:

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Et il suffit de lire le Journal de Montréal, par exemple, pour constater que le problème est profond. Le vocabulaire est pauvre.

eheh pour une bonne santé mentale, il vaut mieux éviter ce genre de lecture... parce que si le vocabulaire est pauvre le conenu l'est tout autant! :Crylol:

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Bien sur j'ai dit quelque part que je ne faisais jamais de fautes ... :whistlingb:

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    • Par Frsely
      Bonjour à tous ! Je fais appel à vous car je suis vraiment perdu et c'est très urgent... 
       
      Je fais actuellement mes études de droit en France et je prépare un dossier Bci pour passer un an au Québec. 
      Le problème est que je n'arrive pas à me décider entre l'université Laval et L'UQAM... 
       
      Tout d'abord je voulais savoir au niveau des cours de droit laquelle est la plus réputé ? Je trouve toujours l'université Laval dans les classements mais jamais L'UQAM... 
       
      Ensuite au niveau de l'université en elle même laquelle me conseillez-vous ? Niveau ambiance, divertissement etc... Je dois aussi avouer que je trouve l'université Laval juste magnifique ! 
       
      Et ensuite au niveau de Montréal et Québec ? La le choix est vraiment compliqué... Est ce qu’il y a de quoi faire à Québec ? Parce que j'imagine qu'à Montréal cela doit forcément beaucoup bouger. Après je le dis que québec est magnifique avec beaucoup de nature juste à côté mais j'ai peur de passer à coter de quelque chose en n'allant pas à Montréal mais je peux toujours y aller le week-end donc voilà je suis perdu...
       
      Ainsi donc entre les deux pour une petite étudiante française qui vient passer une année au Québec pour ses études de droit, vous me conseillerez quoi ? 
       
      Je vous remercie en espérant que vous puissiez me sauver de ce choix juste horrible à faire haha! 
    • Par thedaviddias
      Après avoir lu beaucoup de témoignages de personnes déménageant au Canada, ayant des regrets et faisant le choix de repartir après, je me devais d'aussi partager mon vécu qui est certainement bien plus positif et encourageant.
       
      Chaque personne est différente, et chaque expatriation l'est aussi. Venir m'installer au Canada, en juin 2018 a beau être ma 3ème expatriation à l'étranger (Brésil, Île Maurice), cette dernière a été très différente des autres.
       
      C'est en octobre 2014 que je posais les pieds au Canada pour la première fois. J'étais venu passé quelques jours avec ma petite amie de l'époque à Toronto, puis à Montréal. Et c'est à ce moment que je suis tombé amoureux de Toronto. Je ne saurais vraiment expliquer quoi en particulier, mais l'ambiance, l'atmosphère m'avait vraiment plu.
       
      Dès mon retour en France, j'ai commencé à faire les recherches classiques: PVT, Visa etc... Alors âgé de 30 ans, le PVT me semblait la solution la plus simple. Je tente alors le PVT en 2015, c'était l'année avant le début des tirages au sort, là où il fallait se connecter à une certaine heure et espérer passer les milliers de connexions simultanées sur les serveurs du CIC. Autant vous dire que je n'ai pas eu de chance. Dans le même temps, voici que ma boîte à Paris me propose de travailler pour un contrat de 2 ans à l'Île Maurice. Ce n'était pas du tout dans mes plans, mais je me suis dis que ce serait une expérience de plus et qu'après il me serait toujours possible de tenter le coup pour le Canada. Me voilà donc parti pour 2 ans sur une superbe île, je vous l'avoue, mais il était pour moi hors de question d'abonner mon project de départ au Canada.
       
      Dès mon arrivée à l'Île Maurice, je changea ma ville et pays sur LinkedIn pour y mettre "Canada, Toronto". Cela me permettrait de recevoir des propositions de travail et d'avoir une idée du marché. Il me suffisait simplement de répondre aux recruteurs que c'était un projet d'expatriation en cours et ça passerait. Et puis un jour, un français, que j'avais rencontré à l'Île Maurice pendant un court passage, me dis qu'il vient de recevoir une proposition de travail et qu'il part s'installer à Toronto. C'est alors que j'entends parler du "Programme Mobilité Francophone" pour la première fois. Je me demandais comment j'avais pu louper ça.
       
      Travaillant en tant que web développeur (Front-End pour les initiés), j'ai toujours su que mon métier est en constante demande, mais j'avais du mal à savoir comment cela pourrait-il m'aider. J'ai donc commencé à faire des recherches sur ce programme francophone et découvre que la seule condition est d'avoir une proposition de travail. Une proposition de travail, payer les frais d'environ 200 dollars et attendre pour recevoir le permis de travail. Ce programme visant les francophones qui souhaitent s'installer en dehors du Québec, c'était exactement ce qu'il me fallait.
       
      Quelques mois avant mon départ de Maurice, je décide de commencer à contacter certaines entreprises pour les convaincre de me faire passer un entretien et les rassurer sur les démarches, alors non couteuses pour eux. Après quelques entretiens par Skype je décide avec ma femme, à venir passer un mois sur place, à Toronto pour voir ces recruteurs en personne.
       
      Nous quittons alors Maurice (mon contrat était terminé), passons quelque temps en France (Espagne, Portugal) avec mes parents et nous voilà avec un billet aller-retour d'un mois pour Toronto. Nous avions alors décidé de prendre un cours d'anglais à l'Université de Toronto (English PLUS) pour qu'au cas où cela se passerait mal, nous puissions au moins dire que nous avions "gagné" quelque chose (et pas juste fait les touristes). Les entretiens se passent extrêmement bien et je me retrouve alors avec plusieurs propositions de travail sur les bras. Situation inespérée pour moi, j'avais du mal à réaliser la situation. Je me décide alors, contacte l'entreprise qui alors remplie un formulaire en ligne, paye les 200 dollars et me donne un numéro que j'allais, moi, utiliser pour transmettre tous mes documents au gouvernement Canadien.
       
      L'estimation pour recevoir mon "work permit" était alors de 4 semaines. Mais nous devions repartir dans 2. Confiant que tout aller bien se passer, nous repartons en France en attendant de revoir le fameux email disant que mon permis de travail était accepté. Je me rappellerai toujours, c'était un dimanche soir de juin 2018, mon cœur s'était emballé en voyant la provenance d'un certain email. Je me rappelle être en pleurs et prendre ma femme dans les bras. Après 4 ans, 2 tentatives de PVT, un déménagement à l'autre bout du monde, j'avais finalement réussi.
       
      Quelques jours après, nous étions à Toronto où je commençais mon nouveau travail.
       
      Après cela, le plus dur a été de trouver un appartement dans le centre de Toronto. Sans "credit history", c'est extrêmement compliqué. Et il était alors pas question d'aller vivre en périphérie. Même avec un extrait bancaire et un peu d'argent de côté, cela n'était pas suffisant. Heureusement, une française: Nelly de Breze (myhometoronto.com) a été d'une extrême patience et a su nous aider à trouver un superbe petit appartement downtown ($c 2150 par mois). 1 mois après, ma femme qui travaille aussi dans le web trouve un travail à 5 minutes de notre appartement (15 minutes à pied pour moi). Et je peux vous dire que nous sommes vraiment heureux de vivre enfin ici.
       
      Beaucoup me disaient que les Canadiens étaient froids... or ici à Toronto, j'ai pu faire la connaissance de plus de personnes que je n'imaginais. Peut-être parce qu'ici, beaucoup viennent des 4 coins du monde, et c'est sûrement l'un des charmes de Toronto. Vous finissez par apprendre autant sur vous que sur les autres, la culture et les expériences de vie. Nous avons des amis français, brésiliens, russes, belges, vietnamiens...
       
      S'expatrier pour la première fois, ce n'est jamais évident. On croit que l'herbe est plus verte ailleurs alors que c'est juste une réalité qui est différente. Il faut se préparer à remettre en question beaucoup de choses, sa perception de soi, du monde, de ces croyances etc... Mais pour moi, c'est justement en passant par tout ça qu'on gagne énormément. Sortir de sa zone de confort est une chose difficile et qui fait peur, mais pour moi, les rencontres que l'on peut faire suite à cela, est ce qui nous permet de grandir.
       
      Je ne sais pas si je vivrais pour toujours au Canada, mais si je le quitte ce sera parce que j'aurais quelque chose d'autre à vivre... dans un autre pays.
       
    • Par virg6700
      Je vous écris aujourd'hui pour partager mon expérience plutôt courte d'expatriation au Québec.?
      Je suis arrivée le 1er aout 2018 à Montréal avec un visa étudiant valable jusque fin mars 2020, pour démarrer une formation DEP secrétariat rive-sud Montréal en septembre 2018.
      Tout avait été soigneusement préparé avant notre départ, nous avions fait appel  à un organisme (AEQ)qui se chargeait de mon inscription (CAQ et visa étudiant) et simultanément de l'obtention du permis de travail ouvert pour mon mari et des visa visiteurs pour nos trois enfants.
      De notre côté, nous avions quitté nos emplois (secrétaire Mme et chauffeur poids lourd Mr), vendu notre maison, nos deux voitures et tous nos meubles. Nous partions seulement avec une vingtaine de cartons et Gatsby notre bouledogue français.
      Les "aurevoir" furent dans l'émotion, mais nous étions contents et impatients de découvrir notre nouvelle vie, notre nouveau chez-nous et notre nouvelle voiture.
      Et oui, parce que nous ne faisons pas les choses à moitié,  nous avions, à distance, acheté un condo côté rive-sud, non loin du pont Champlain, à 3 km de Montréal et réservé notre voiture (très peu de KM et casi neuve pour un prix compétitif)?
      Si vous vous demandez pourquoi nous avions acheté un condo ? la réponse est claire, les loyers côté rive-sud et Montréal sont hors de prix. Avec l'apport de notre maison, nous avions un condo pour seulement 700 $/mois contre 1500$/mois en location. Dans nos projets futurs, cet appartement aurait été un investissement locatif par exemple et nous aurions pu acheter une maison par la suite.
      Tous les contacts téléphoniques, que nous avions eu, nous confortaient dans le fait que les gens au Québec sont super gentils et très avenants.
      La banque, le notaire, l'agent immobilier ainsi que l'ancien propriétaire du condo, tous étaient super sympas, toujours présents pour rendre service ou te conseiller.
      Le vendeur du condo nous a même accueilli à l'aéroport avec son fils pour nous aider à transporter nos 7 valises et nous accompagner jusqu'à l'appartement avec le frigo rempli et une bonne bouteille de champagne au frais? qu'on a déguster sur notre balcon avec vue sur le St Laurent et Montréal….le rêve quoi 
      Vous n'imaginez pas le nombre de fois où j'ai eu les larmes de bonheur aux yeux, nous étions chez nous,  enfin … temporairement, puisque nous avions un visa valable jusque fin mars 2020.
      C'était l'euphorie, on ne regrettait pas notre choix .
      Notre arrivée était incroyable, la météo était au top, c'était l'été il faisait très chaud. On profitait pleinement des paysages, des  ballades jusque tard dans la nuit, et la journée de la piscine de notre résidence.
      Oui, l'eau est gratuite, donc les résidences ou les maisons sont toutes munies pour la plupart de piscine, un vrai plaisir de se baigner chez soi sous le soleil de plomb.
      L'appartement était donc très confortable, les meubles avait été réservés en ligne chez Ikea Boucherville , livrés 48h après notre arrivée. 
      Concernant la voiture, aucun regret sur notre achat à distance, le vendeur ne m'avait pas raconté d'histoire, la voiture sentait le neuf, pas une bosse, pas une griffe, magnifique mon Dodge Journey ?
      Et puis nous avons commencé à entreprendre les recherches d'emploi pour mon mari, il n'était pas exigent, il recherchait dans le domaine de la production et voulait faire poste de nuit, pour me permettre d'utiliser la voiture en journée.
      Sauf, que les usines prêtes à embaucher mon mari, proposaient des postes de 23h à 7h (payé 14$/heure brut) et cela bloquait avec la distance, il ne serait jamais à temps à la maison pour que je prenne la voiture et que je parte en cours le matin .
      Donc premier problème, il fallait penser à acheter une deuxième bonne voiture et là "notre coussin financier  " commençait sensiblement à se dégonfler.
      Deuxième problème, les salaires en production sont très , très bas, je devais donc travailler pour tenter de rééquilibrer la balance, car nous le savions  avant d'arrivée en visa temporaire il ne faut pas espérer d'aide avant 18 mois sur le territoire. Trouver un job de 20h/semaine c'est pas évident, surtout avec 3 enfants.
      Troisième problème, les frais quotidiens (alimentaires, internet , GSM, assurances santé, loisirs…) sont très élevées, pour exemple, notre premier passage chez Videotron nous a coûté 1100$, cela couvrait l'activation des abonnements des 3 GSM, internet, câbles à la maison.
      2500$/ an pour l'assurance privé santé, qui couvrait uniquement les urgences, car nous n'avions pas de couverture RAMQ. Dans ces conditions,  la santé devenait une obsession il ne fallait surtout pas se blesser ou tomber malade, car cela devenait très cher. Les urgences peuvent vous laisser 12h  avec votre mal.
      Et si on veut bien manger, il faut magasiner, je dépensai un gros budget alimentaire par semaine (300$) et c'était pas un régale. L'avantage c'est que vous perdez du poids?
      Les loisirs n'en parlons pas, c'est la période estivale , donc tout est payant, de la visite dans un parc naturel, au stationnement en  ville. J'ai comptabilisé en 2 mois pas loin de 700 $ d'amendes de stationnement à Montréal. Les panneaux de stationnement à Montréal sont un véritable casse-tête, C'est sur j'ai compris qu'il fallait utiliser le métro pour se rendre en ville….
       
      Et j'émettrai un petit jugement personnel, qui va m'attirer les foudres, le Québec c'est pas le monde des bisounours!!!
      Ne vous attendez pas à vous faire des amis de pallier, ou un barbecue de quartier. Nous habitions dans une zone résidentielle, au bord du St Laurent,  aménagée en majorité pour les séniors  ou les gens du bel âge , avec résidence standing (concierge, piscine, salle de sport).Et là, j'ai compris que nous les "belges" (comme ils nous appelaient) n'étions pas les bienvenus.(la politesse pour certain était une perte de temps)
      Le syndic de copropriété nous a accueilli  avec un email nous obligeant à payer une amende de 80$/jour, si le chien ne quittait pas les lieux dans les 10 jours. Nous avions acheté l'appart avec la condition que notre chien soit accepté ,mais entre le temps de signer les actes chez le notaire et l'offre d'achat, l'agent immobilier a oublié de me préciser qu'un règlement de copropriété interdisait les chiens à partir de mai 2018 ?
       
       Fini les vacances, on a pas lâcher prise, malgré la fatigue du déménagement et le voyage, nous tenions bon, entre le combat contre les voisins et la pression financière.
      Alors imaginez notre état à mon mari et moi, on pensait vivre notre rêve canadien et c'était devenu un cauchemar, la sensation de l'ascenseur émotionnel?
       
      Seul mon mari avec son petit salaire (de 7,93 euros /heure  net) doit assumer les frais de notre famille entière avec nos économies, qui fondent comme neige au soleil. 
      Et moi, je dois assurer à fond dans mes études, garder la tête froide, me concentrer suffisamment, en évitant de penser à tout ce qui m'attendait à la maison. Le temps nous était compté, plus nous restions, plus nous perdions de l'argent et d'autres obstacles intervenaient sur notre chemin, cela devenait difficile à "digérer".
      Le but de cette démarche d'immigration n'était pas de tout "flamber", nous avions déjà pas mal investi en tant qu'immigrer, mais en plus, nous étions dans la crainte de ne pas obtenir notre RP après tous cela, car vous l'avez surement remarqué, la politique d'immigration est très changeante depuis ces dernières années.
      Nous n'avions pas envie de rentrer en Europe les poches vides sans possibilité de réinvestir dans un bien. La solution aurait été de pouvoir travailler à temps plein tous les deux, pour subvenir à nos besoin sans trop piocher dans nos économies, mais pour cela il aurait fallu avoir un autre visa ou au mieux la RP.
      Nos enfants ne devaient surtout pas ressentir le stress ambiant, eux de leur côté,  n'avaient même pas eu le temps de s'intégrer à l'école car nous attendions depuis aout, le rendez-vous de la commission scolaire. On avait beau les relancer mais toujours pas de nouvelle.
      La peur de tout perdre est devenue une obsession. On a retourné la situation dans tous les sens, nous voulions rester mais mon visa étudiant m'imposait certaines obligations.
      Alors nous avons pris la décision de rentrer.
      Je crois que c'est la première fois que je me suis sentie affaiblie, vidée, diminuée, frustrée de ne pas avoir accompli mon projet jusqu'au bout.
      Je vous épargne les détails des démarches pour la mise en vente qui n'a pas été une partie de plaisir.
      L' appartement vendu rapidement et la voiture partie, nous avons pu réserver  les billets de retour, organiser le déménagement en sens inverse.
      Cela a été le plus grand échec de notre vie et j'espère le dernier. Nous tenions vraiment à réussir ce projet, qui nous tenait tant à cœur, cela faisait des années que nous en rêvions, on y était, mais pas dans les meilleurs conditions.
      Nos enfants n'ont même pas été chamboulés, ils prennent cela comme de longues vacances au Québec. 
      On est rentré, bien triste et déçu, mais on a pas le choix,  il faut avancer et relancer notre vie et tout recommencer.
      Je ne vous cache pas qu'on pense chaque jour à Montréal. Ben oui, parce que le choix de la région et de l'endroit où vivre n'était pas une erreur, on a beaucoup aimé cette ville, même si certaines choses nous on déplu, on s'y accommodait.
      L'erreur que nous avons commis, c'est de partir avec un visa temporaire d'étude, dans le temps la situation aurait été trop dangereuse pour une famille.
      C'est difficile d'admettre que c'est l'argent, qui nous aura pousser au retour en Europe. Si nous avions été que tous les deux , mon mari et moi, nous y serions encore… 
       
      Bon samedi
    • Par abram19000
      Salut tout le monde,
       
      Aprés que j'ai obtenu mon master 02,  je me suis engagé dans une formation dans un institut étatique (BTS), sa durée est 5 semetre(30 mois), mais j abondonné au debut de 5 em semestre donc je n'ai pas eu mon diplome .
      Ma question: est ce que les deux ans que j'ai passé dans cette formation peuvent etre compté  dans la Grille de sélection du Programme régulier des travailleurs qualifiés comme experience professionnelle? et comment les justier? (j'ai les certificats de scolarités).
      merci.
    • Par Tirigolo
      Bonjour,
       
      J'ai créé un sujet identique mais malheureusement pleins d'incohérences, faute d'avoir envoyé mon message sans l'avoir préalablement relu...
      Le message ci-dessous corresponds donc au message d'origine mais corrigé.
       
      Je m'appelle Thierry, j'ai 39 ans, je suis marié et j'ai deux petites filles de 3 ans 1/2 et 14 mois. 
      Si tout se passe bien, notre petite famille devrait débarquer dans la belle province et plus précisément dans la ville de Québec, en juillet 2019.
       
      Nous préparons donc notre arrivée et nous nous renseignons actuellement sur la future école de notre grande fille.
      Nous avons choisi de la mettre dans le publique, pour facilité son intégration et c'est précisément là que nous aurions besoin votre aide. 
       
      Connaissez vous ou avez vous entendu parler d'école(s) publique particulièrement bonne(s) (surtout en terme de pédagogie, de respect/écoute de l'enfant, d'activités; etc...) sur Québec ville, Ste Foy , Sillery et Cap rouge?
      Ça serait vraiment sympa de nous donner quelques noms
       
      Nous avons une autre problématique : notre fille aînée aura 5 ans le 24/12/2019,  cela signifie qu'elle ne pourra pas faire sa rentrée en pré-scolaire lors de notre arrivée (du moins dans le publique). C'est pour cette raison que l'on vous demande des noms de bonnes écoles. Nous demanderons aux écoles en question si elles peuvent ou non faire une exception avec notre fille, qui aura déjà fait sa petite et moyenne section en France
       
      Si aucune n'accepte, nous partirons sur le privé. 
       
      Merci d'avance pour votre aide.
    • Par Meziant-Ex-Nihilo
      Voila mon retour d’expérience après un an au Quebec sur Montréal. Il est plutôt négatif et pour être honnête je n'ai jamais été aussi dépressif.
       
      Pourtant j'ai vécu des situations pas très drôles dans certains pays avec beaucoup de corruption comme le fait que tu puisses finir en prison grâce aux faux signalements de personne qui ne t'aime pas car tu es blanc (car la loi est faite pour la population locale...). Je suis venu en mars 2017 après que je fus débauché par grande entreprise française de jeux vidéos (j'ai fait du forcing pour utiliser mon pvt plutot que d'etre sur un visa de travail lié, je préféré avoir un sentiment de liberté). Je travaillais auparavant sur Paris dans un tout autre domaine) mais j'ai déjà travaillé dans plusieurs pays qui n'avaient rien à voir avec la France.
       
      Personnalité: je suis quelqu'un de très direct qui vit d'avantage pour travailler que l'inverse, par conséquent si mon travail ne me plait pas, je démissionne. Je sais que tout le monde n'est pas d'accord avec ce principe (et les points de vue se valent), je pars du principe que lorsque tu passes minimum 8 heures par jour au travail, c'est pour t’émanciper un minimum et je sais que ce n'est pas le cas de beaucoup de monde, car beaucoup de jobs sont ingrats et beaucoup de gens font dans l'alimentaire (traduction: bosser juste pour (sur)vivre et oui la société est mal faite, etc.). Je travaille dans l'informatique et même si je ne suis pas un génie c'est un domaine qui m'a toujours passionné et qui me pousse à me maintenir à jour régulièrement.
       
      J'ai bossé dur durant mes études et dans mes différents emplois respectifs pour augmenter mes chances d'avoir un job qui me plait, même si tout n’était pas parfait, ça a plutôt joué en ma faveur durant mes 6 premières années d’expérience. C’était supportable jusqu’à que j'arrive sur Montréal.
       
      Disclaimer: ce que je décris ce n'est que mon expérience, et je me demande si d'autres y font écho, j'ai très certainement eu de la chance auparavant pour avoir été choqué par certaines choses (même si dans les pays ou j'ai bossé avant, certains n'avaient pas de salaire minimum...).
      Je m'excuse d'avance si je parais arrogant ou peu respectueux de la culture locale. J'exprime juste ce que je ressens après un an de vécu, ça ne veut pas dire que je généralise tout ce que je dis, c'est juste ce que j'ai vécu et mon impression.
       
      Les avantages
      Je me sens en sécurité à Montréal (contrairement à Paris et les sauvages la nuit tombée). Personne te fait ch**r dans la rue ou les transports en commun. Il est assez facile de trouver un appartement et c'est relativement bon marché. Tu ne payes pas l'eau, dans mon cas je ne paye ni l'eau ni le chauffage ni électricité et je suis à 20 min du centre-ville de Montréal. Il y a moins cet aspect de t'inciter / forcer à venir à une soirée au travail. Le préavis pour partir n'est souvent que de 2 semaines donc tu ne dois pas patienter 3 mois lorsque tu en as marre.  
      Les inconvénients (fort probable que j'ai pas eu de chance au niveau des mes emplois ici)
      Le politiquement correct. La nourriture est pas souvent très fraîche, j'ai eu pas mal de fois envie de vomir juste en cuisinant des légumes ou des fruits de chez provigo, metro, etc...
      et c'est systématique pour la viande bœuf  en sandwich (je pense que je dois avoir une allergie). Manque de formalisme dans les contrats, tu signes en tant que pigiste pour 6 mois quelque part, ton contrat est renouvelé tu n'as aucune preuve écrite.... Souvent aucune note sur comment tu peux résilier le contrat de ton coté, par contre toutes les façons dont la partie cliente peut te jeter sont très clairement explicitées (j'ai vu des contrats bien rédigés et des très mauvais mais je n'ai pas vu de limite basse). Manque de banques en ligne potables, les autres ont des frais débilitants. Tout le monde le sait déjà: abonnements téléphoniques et internet hors de prix ou il faut négocier en mode marchand de tapis pour avoir mieux... (pourquoi ne pas tout mettre au clair par écrit sur ce qui est possible, va savoir...) Le chitchatting hypocrite de la personne qui te connait pas et qui s'en fout de toi mais qui te demande quand même à chaque si tu vas bien lorsque je paye mes courses...: je ne sais jamais si je dois répondre ou non, ni même quoi répondre. J'ai l'impression que si je réponds je suis hypocrite car je ne veux pas le faire. Si je ne le fais pas je vais paraître rude (ça me le fait encore après un an, toujours ce même struggle). Mon ressenti il vaut mieux faire du bruit et paraître plutôt qu'il y ait ce silence qui tue. En réunion j'ai eu ça aussi: une salle est réservée pendant deux heures, en 30 minutes j'ai fini... et bah on m'a forcé à rester pendant 1h30 de plus pour se regarder dans le blanc des yeux... à pseudo tenter de trouver quelque chose à se dire...). Les transports en commun, la RATP n'est pas si mal, surtout en hiver... attendre des bus "en transit" qui passent devant toi par -30 ce n'est pas le "fun". Les salaires sont assez bas, cela se ressent particulièrement car il y a très peu d'avantages (peu de congés payes [souvent pas de congés maladie], mauvaises assurances, retraite "décente" que via les REER / RRSP (tes savings en fait avec de la detax) souvent pas de remboursement du titre de transport, pas de tickets resto / panier repas. Je perds souvent au change même si les appartements sont moins chers. Le WFH (work from home) me semble pas être du tout efficace, je considère souvent que mes collègues sont off lorsqu'ils travaillent de chez eux... disponibilité de 2 heures environ sur une journée de 8. Le système de santé fait peur, médecins pas souvent compétents (peut-être pas eu de chance) qui vont faire une recherche Google pour savoir ce que tu as, avec un choix limité pour aller voir ailleurs. Les assurances santé et les plafonds de la province, oui même si ton assurance rembourse bien, le gouvernement ne veut pas que ton assurance paye tout le reste chez le dentiste (ça ne me concernait pas directement j’étais en PVT donc l'assurance...osef mais j'ai eu des mauvais échos sur le système de sante en général, ne parlons pas des urgences). Les comparaisons systématiques avec les US pour se sentir mieux: "Ils n'ont même pas de healthcare en mode single-payer la-bas !", "Au moins on n'a pas de problèmes de violence avec les armes ici", "On est pro lgbt" (super BS), "On accueille tout le monde". C'est un ennemi facile par contre se regarder soi-même semble être plus compliqué et critiquer son gouvernement même de façon légère sans mal vu par contre pour les US pas de problèmes... Pourtant tout semble être bien américanisé ici. Sentiment d'hypocrisie sur la langue française et le rapport avec les autres provinces anglophones. Il faut défendre la langue mais on se fiche de comment on l’écrit (même au regard de la norme de l'office local). Je m'en fiche un peu de l’écrit mais le double discours me dérange. Recruteurs dans le domaine bancaire qui ne connaissent pas super bien la loi: demande d’enquête de crédit pour une embauche sans fournir d'explications sur le besoin de mener cette enquête (c'est la loi de renseignement au passage...). Chialage en permanence dans le dos des gens. Au travail je n'ai jamais vu des personnes passer autant de temps à se plaindre... Lorsqu'ils sont managers c'est encore pire j'ai vu des personnes bosser 5 heures par jour et chialer minimum 3 heures... faites les maths. Les gens qui disent de la merde dans le dos des autres (genre 1 mètre de distance) quand la personne se retourne ils font style qu'ils ne se passaient rien. J'ai vu ce pattern très très très souvent sur moi comme sur les autres... et sans aucune gène. Non ce n'est pas de la paranoïa (j'expliquerais un peu plus bas comment j'ai pu m'en apercevoir). Faux esprit d’équipe, peu d'entraide, on ne prend pas souvent sur soi pour aider les autres. J'ai aidé dans les équipes dans lesquelles je suis venu et les mercis ont été peu fréquents. L'aide apportée est souvent appropriée par la personne sans aucun signe de reconnaissance (j'ai beaucoup de mal avec ça...) chacun pour soi dans une équipe... Pas beaucoup d'esprit d'initiative, le travail pour améliorer les choses est mal vu: il ne faut pas faire d'heures supplémentaires pour améliorer les choses "ouin c'est pas bien". Je trouve souvent que la qualité du code est souvent pas terrible, c'est souvent peu cohérent. C'est important de partir vers 4 heures / 5 heures. C'est mal vu de dire directement quand quelque chose ne va pas (ne jamais "brusquer") même poliment ou de poser une question ("tu n'es pas autonome", tout le monde ne peut pas deviner pourquoi quelque chose a été faite de X manière pour déterminer son impact...). Première fois dans ma carrière que l'on dit par derrière que de laisser des commentaires sur le CVS est mal... tout le monde prend tout personnellement. Beaucoup de mise en avant même pour des choses qui ne le méritent pas (ajouter un opérateur "+" ou un "switch case" qui auraient peu de valeur de business). Le travail de fond est peu reconnu même lorsque tout le monde l'utilise après coup. Il faut s'auto promouvoir et le mieux s'auto promouvoir sur des petits détails. Imaginer un boulanger qui fait du pain et qui se la raconterait chaque matin pour dire "Yeah j'ai mis de la farine les mecs !!! Oh les mecs ouvrir le paquet de farine c’était pas easy! Rock n roll!" Quand tu demandes si tout va bien et qu'il y a des choses que tu pourrais améliorer et que l'on te dit "oui" avec un sourire hypocrite. Alors tu redemandes car les gens ne sont pas très discrets dans les espaces de travail ouvert et que tu les entends bitcher sur tout le monde "non non on est content de ton travail". J'en suis arrivé au point d'enregistrer illégalement mes supérieurs de nos jours (on trouvé du sacré matériel sur Amazon... stylo enregistreur, clé usb enregistreuse, fausse clé de voiture, etc.) et non je n’étais pas parano... Par contre ce genre de mensonge me fait pleurer littéralement. Ne me demander pas pourquoi j'ai beaucoup de mal avec l'hypocrisie, même après que je sois parti ça me fait toujours de la peine au cœur. J'ai toujours eu de la chance de bosser dans des endroits ou les gens se disaient directement les choses en face que ça plaise ou non. Mais ici non... je me suis même posé pas mal de questions, pourquoi ils font comme ça ? Est-ce qu'ils souffrent d’insécurité ? Est-ce qu'ils ont peur que les gens le prennent trop personnellement ? "Bah mon neveu" oui car souvent le bitchage est presque systématiquement sur ta personne et pas sur ton travail.... (j'ai eu le droit à ma façon de me comporter trop direct, mon accent de français, que j’étais trop anxieux et sérieux (what?!), que je ne devrais pas aider les autres (chacun son business) etc).  
      Apres un an ici, j'ai pris 40kg (stress-eating), j'ai eu des pensées suicidaires, la solitude ne me gène pas plus que ça mais l'hypocrisie me rend dingue ici.
      Dans la dernière entreprise dans laquelle je travaillais, les gens me disaient en off que je devrais m'en foutre que l'on nous bitche (moi et les autres) par derrière... personnellement je ne peux pas. Je sais que ca arrive de partout mais de ce que j'ai vécu pour l'instant c’était systématique et de mauvaise foi.
       
      Evidemment on ne peut pas forcer les gens à penser comme nous, il faut être flexible mais comment être flexible sur les valeurs qui nous définissent ?
       
      Je pense reprendre un dernier emploi de 6 mois et retourner en France. Je n'avais pas d'attentes particulières par rapport au Canada, je me disais que le fait d'avoir déjà vécu dans des pays avec une corruption grimpante ou avec peu de droits sociaux feraient que je sois ouvert et que l’expérience serait d'autant plus facile mais j'ai toujours eu des environnements de travail qui étaient décents dans lesquels les gens travaillaient dur. L'initiative était récompensée et les gens étaient directs même si ça pouvait être blessant. Ici j'ai vu de l'office politics, des comportements dignes de stéréotypes de fonctionnaires mais en plus "américain".

      J’espère juste que je n'ai pas eu de chance.
       
    • Par TarekDev
      Bonjour,
      Je suis infirmier de metier et dans mon temps libre je developpe des sites web pour des clinets en mode freelance, je veux une fois installer travailler comme developpeur web. Ma question est comment prouver mon experience dans ce domaine vu qu'il exige une experience. Merci.
    • Par Lulumigix
      Déjà 3 ans que nous sommes arrivés.. Et je ne suis pratiquement jamais revenue sur ce forum qui m'a tellement aidé avant mon départ.
       
      Nous n'avons pour l'instant jamais regrettés notre départ. Nous sommes arrivés avec un PTT fermé pour moi en tant qu'infirmière (contrat signé depuis la France avec le RSQ) et un PTT ouvert pour mon mari qui travaillait en France dans l'immobilier. Nos enfants, eux, 10 et 6 ans à l'époque  ne voulaient pas partir de France, ce qui était je pense le plus dur pour nous (culpabilisant). Nous ne sommes pas partis pour fuir la France, nous aimons notre pays et nous nous voyons vieillir en France. Nous sommes venus au Québec pour "une tranche de vie", pour ouvrir l'esprit à nos enfants . Nous avons choisis la rive sud de Montréal pour s'installer.
       
      Nous étions tellement préparés à cette nouvelle vie que nous savions que nous allions galérer pendant au moins 1 an . Nous étions conscients que je bosserai les nuits, les week ends, que mon mari à 40 ans aurait peut être + de difficultés à trouver un job, qu'il faudrait recommencer au bas de l'échelle et accepter ce qu'on nous proposait. Nous connaissions personne, aucune personne ressource pour garder nos enfants..
       
      Et heureusement que nous étions préparés psychologiquement et financièrement car la première année à été douloureuse :
       
      - Niveau budget, la première année est chère, il faut se loger, se meubler, s'acheter une auto, penser aux pneus neige, s'équiper pour l'hiver pour toute la famille. Bref, avec des enfants, il faut vraiment réfléchir aux finances avant de partir car les dollars filent très vite.
       
      -Niveau éloignement famille/amis, c'est un sujet encore sensible pour moi, impossible de cloner qui que ce soit ici. Ma famille et mes amis me manquent toujours autant . Mais quel bonheur de les recevoir chez nous, la relation est intense quand ils sont là.
       
      -Niveau professionnel, mon mari et moi avons comparés ça, à un reformatage complet du cerveau. Les premiers mois nous allions au lit le soir à 19h30 tellement nos cerveaux fumaient.. Je pense qu'avec 10 ans de moins, cela aurait été plus facile. Moi en tant qu'infirmière, le changement était important, les façons de travailler, les noms de médicaments, le vocabulaire.. le choc culturel était bien présent . Mais je savais que j'avais ma place et puis je n'avais pas fait tout ça pour rien, fallait que j'y arrive. Aujourd'hui je suis dans le service que j'aime et je ne souhaite pas changer.
       
      Mon mari lui était dans l'immobilier en France avec une situation confortable. Arrivé ici, il a trouvé en 1 semaine dans l'immobilier, mais le changement était trop radical, il n'a pas aimé la trop grande différence sur les façons de travailler. Il y est resté quelques mois puis à cherché ailleurs . Passionné de voiture, il travaille dans une concession auto, vendeur au départ puis 2 mois après on lui proposait le poste de directeur financier. 
      Par la suite on lui a proposé un poste dans une autre concession qu'il a accepté et il ne veut plus changer, il aime son travail.
       
      - Pour les enfants : Ma fille elle s'est adaptée de suite, aucun problème. Quant à mon fils, ce fût difficile pendant 6 mois, je le récupérai tous les soirs avec les yeux rouges, il a eu beaucoup de mal, il ne comprenait pas sa maitresse, n'aimait pas le hockey... et ses amis d'avant lui manquait ..Très culpabilisant pour nous.. Aujourd'hui , ils ne veulent absolument pas rentrer en France .. Je les comprend car la vie est douce et sécuritaire pour les enfants ici. Tout est fait pour leur plaire. C'est sûr qu'ils ont moins de congés qu'en France mais je les trouve moins fatigués et moins malades. On peut les laisser aller à l'école à pied , il y a des parc dans chaque quartier, le rapport entre le professeur et l'élève est plus facile, plus détendu mais aussi très respectueux. Bref, pour nous, l'enfant est mieux de grandir au Québec qu'en France ( ce n'est que mon avis bien sûr, je ne suis pas ethnologue ..)
       
      - Niveau météo : C'est là où ça coince un peu. Famille du sud de la France, nous adorons vraiment l'hiver ici.. sauf que nous trouvons qu'il est vraiment trop long.. Nous allons entamer notre 4ème hiver et je n'ai pas du tout envie qu'il arrive.. Et c'est la première année que nous avons ce sentiment commun avec mon mari  . Que ça dure de décembre à février mars ok, mais souvent jusqu'en mai les températures ne sont pas géniales et c'est long..
       
      Alors on me demande souvent combien te temps je compte rester au Québec. Et bien je ne sais pas. Mon objectif est d'offrir le passeport canadien à mes enfants, ce qui devrait se faire courant 2018. Par la suite nous verrons. J'aime ma vie ici, je trouve le Quebec rempli d'opportunités, une chance pour mes enfants de pouvoir grandir ici. Mais l'hiver et l'éloignement familial feront que la question se pose et se posera souvent. Mais me re-projeter en France me fait peur car je pense ne pas être capable de me passer de tout ce que j'ai découvert ici, et de plein de petits détails qui font que je me sens bien au Québec. 
       
      Si j'ai un conseil à donner à ceux qui veulent partir c'est : si vous êtes ouvert d'esprit alors faites le, on a qu'une seule vie. Mais faites le avec de la préparation et de l'argent aussi, surtout si vous avez des enfants. Je pense aussi qu'il faut que le couple soit fort car l'immigration est un yoyo émotionnel parfois dur à gérer. Nous avons vu pas mal d'expatriés se séparer depuis 3 ans. 
       
      Voilà un bilan plutôt positif en fait avec une première année chargée en dépenses et en émotions et puis 2 autres années  à consolider cette nouvelle vie !
       
      Lulumigix 
       
       
    • Par rodovelo
      Actuellement parrainé depuis l'intérieur du pays, je rencontre divers problèmes dans le déroulement de ma demande de permis de travail ouvert déposée en même temps que le parrainage.
      Est ce que quelqu'un a suivi cette procédure en 2015, 2016 avec ce projet pilote de parrainage plus permis de travail? J'aimerais avoir un retour sur son expérience.
       
      Autre question, les agents que j'ai au téléphone me disent ne pas voir dans mon dossier la demande de permis de travail qui a été envoyée il y a presque 4 mois. Des agents  me disent que c'est normal, il faut attendre qu'ils en arrivent au traitement de la demande pour qu'elle soit visible dans ma fiche informatique. D'autre agents me disent que si la demande n'est pas dans leur ordinateur c'est qu'elle est égarée ou perdue et qu'il n'y a rien à attendre, il faut en refaire une...et attendre 4 mois de plus pour qu'elle soit traitée.
      Si d'autre personnes ont vécu ce type de situation cela m'intéresse fortement.
       
      Les problèmes ont débuté avec une feuille que l'agent n'a pas vu dans mon dossier alors qu'elle y était et depuis c'est de catastrophes en catastrophes. Est ce que vos expériences avec IRCC ont été bonnes ou mauvaises?
       
      Je me demande s'ils sont incompétents ou si c'est une technique de blocage des dossiers francophones, on connait cette lutte interne entre les deux langues. J'ai compté 5 erreurs commises par IRCC depuis le début de ma procédure, sans parler de la lenteur.
       
      Merci à vous
       
       
       
       
       
       
       
    • Par zakas89
      Bonjour, bonsoir à toutes et tous,
       
      Je me permets de me rapprocher de vous au sujet des critères d'emploi au Québec. J'ai eu un avis favorable pour venir m'installer au Québec en tant que travailleur permanent.
      Je suis d'origine marocaine (bientôt naturalisé français) et j'occupe le poste d'auditeur confirmé au sein d'un grand cabinet d'audit en France (2 ans d'expérience).
      Après plusieurs recherches effectuées sur Google, j'ai conclu que trouver un poste au Québec est complétement difficile du fait que les sociétés demandent un diplôme et une expérience canadiens.
      En effet, je me demande comment pourrais-je faire (au cas où je me décide d'y aller) pour obtenir un diplôme ou faire une formation d'un an afin de pouvoir décrocher un bon poste en finance.
      Je reste ouvert à toutes vos propositions, pistes... pour faciliter mon intégration dans ce pays.
      Je vous remercie par avance pour vos réponse.
       
      Cordialement,   
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