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Meziant-Ex-Nihilo

Après un an sur Montréal, je n'ai jamais été aussi dépressif

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Voila mon retour d’expérience après un an au Quebec sur Montréal. Il est plutôt négatif et pour être honnête je n'ai jamais été aussi dépressif.

 

Pourtant j'ai vécu des situations pas très drôles dans certains pays avec beaucoup de corruption comme le fait que tu puisses finir en prison grâce aux faux signalements de personne qui ne t'aime pas car tu es blanc (car la loi est faite pour la population locale...). Je suis venu en mars 2017 après que je fus débauché par grande entreprise française de jeux vidéos (j'ai fait du forcing pour utiliser mon pvt plutot que d'etre sur un visa de travail lié, je préféré avoir un sentiment de liberté). Je travaillais auparavant sur Paris dans un tout autre domaine) mais j'ai déjà travaillé dans plusieurs pays qui n'avaient rien à voir avec la France.

 

Personnalité: je suis quelqu'un de très direct qui vit d'avantage pour travailler que l'inverse, par conséquent si mon travail ne me plait pas, je démissionne. Je sais que tout le monde n'est pas d'accord avec ce principe (et les points de vue se valent), je pars du principe que lorsque tu passes minimum 8 heures par jour au travail, c'est pour t’émanciper un minimum et je sais que ce n'est pas le cas de beaucoup de monde, car beaucoup de jobs sont ingrats et beaucoup de gens font dans l'alimentaire (traduction: bosser juste pour (sur)vivre et oui la société est mal faite, etc.). Je travaille dans l'informatique et même si je ne suis pas un génie c'est un domaine qui m'a toujours passionné et qui me pousse à me maintenir à jour régulièrement.

 

J'ai bossé dur durant mes études et dans mes différents emplois respectifs pour augmenter mes chances d'avoir un job qui me plait, même si tout n’était pas parfait, ça a plutôt joué en ma faveur durant mes 6 premières années d’expérience. C’était supportable jusqu’à que j'arrive sur Montréal.

 

Disclaimer: ce que je décris ce n'est que mon expérience, et je me demande si d'autres y font écho, j'ai très certainement eu de la chance auparavant pour avoir été choqué par certaines choses (même si dans les pays ou j'ai bossé avant, certains n'avaient pas de salaire minimum...).

Je m'excuse d'avance si je parais arrogant ou peu respectueux de la culture locale. J'exprime juste ce que je ressens après un an de vécu, ça ne veut pas dire que je généralise tout ce que je dis, c'est juste ce que j'ai vécu et mon impression.

 

Les avantages

  • Je me sens en sécurité à Montréal (contrairement à Paris et les sauvages la nuit tombée).
  • Personne te fait ch**r dans la rue ou les transports en commun.
  • Il est assez facile de trouver un appartement et c'est relativement bon marché.
  • Tu ne payes pas l'eau, dans mon cas je ne paye ni l'eau ni le chauffage ni électricité et je suis à 20 min du centre-ville de Montréal.
  • Il y a moins cet aspect de t'inciter / forcer à venir à une soirée au travail.
  • Le préavis pour partir n'est souvent que de 2 semaines donc tu ne dois pas patienter 3 mois lorsque tu en as marre.

 

Les inconvénients (fort probable que j'ai pas eu de chance au niveau des mes emplois ici)

  • Le politiquement correct.
  • La nourriture est pas souvent très fraîche, j'ai eu pas mal de fois envie de vomir juste en cuisinant des légumes ou des fruits de chez provigo, metro, etc...
    et c'est systématique pour la viande bœuf  en sandwich (je pense que je dois avoir une allergie).
  • Manque de formalisme dans les contrats, tu signes en tant que pigiste pour 6 mois quelque part, ton contrat est renouvelé tu n'as aucune preuve écrite.... Souvent aucune note sur comment tu peux résilier le contrat de ton coté, par contre toutes les façons dont la partie cliente peut te jeter sont très clairement explicitées (j'ai vu des contrats bien rédigés et des très mauvais mais je n'ai pas vu de limite basse).
  • Manque de banques en ligne potables, les autres ont des frais débilitants.
  • Tout le monde le sait déjà: abonnements téléphoniques et internet hors de prix ou il faut négocier en mode marchand de tapis pour avoir mieux... (pourquoi ne pas tout mettre au clair par écrit sur ce qui est possible, va savoir...)
  • Le chitchatting hypocrite de la personne qui te connait pas et qui s'en fout de toi mais qui te demande quand même à chaque si tu vas bien lorsque je paye mes courses...: je ne sais jamais si je dois répondre ou non, ni même quoi répondre. J'ai l'impression que si je réponds je suis hypocrite car je ne veux pas le faire. Si je ne le fais pas je vais paraître rude (ça me le fait encore après un an, toujours ce même struggle). Mon ressenti il vaut mieux faire du bruit et paraître plutôt qu'il y ait ce silence qui tue. En réunion j'ai eu ça aussi: une salle est réservée pendant deux heures, en 30 minutes j'ai fini... et bah on m'a forcé à rester pendant 1h30 de plus pour se regarder dans le blanc des yeux... à pseudo tenter de trouver quelque chose à se dire...).
  • Les transports en commun, la RATP n'est pas si mal, surtout en hiver... attendre des bus "en transit" qui passent devant toi par -30 ce n'est pas le "fun".
  • Les salaires sont assez bas, cela se ressent particulièrement car il y a très peu d'avantages (peu de congés payes [souvent pas de congés maladie], mauvaises assurances, retraite "décente" que via les REER / RRSP (tes savings en fait avec de la detax) souvent pas de remboursement du titre de transport, pas de tickets resto / panier repas. Je perds souvent au change même si les appartements sont moins chers.
  • Le WFH (work from home) me semble pas être du tout efficace, je considère souvent que mes collègues sont off lorsqu'ils travaillent de chez eux... disponibilité de 2 heures environ sur une journée de 8.
  • Le système de santé fait peur, médecins pas souvent compétents (peut-être pas eu de chance) qui vont faire une recherche Google pour savoir ce que tu as, avec un choix limité pour aller voir ailleurs.
  • Les assurances santé et les plafonds de la province, oui même si ton assurance rembourse bien, le gouvernement ne veut pas que ton assurance paye tout le reste chez le dentiste (ça ne me concernait pas directement j’étais en PVT donc l'assurance...osef mais j'ai eu des mauvais échos sur le système de sante en général, ne parlons pas des urgences).
  • Les comparaisons systématiques avec les US pour se sentir mieux: "Ils n'ont même pas de healthcare en mode single-payer la-bas !", "Au moins on n'a pas de problèmes de violence avec les armes ici", "On est pro lgbt" (super BS), "On accueille tout le monde". C'est un ennemi facile par contre se regarder soi-même semble être plus compliqué et critiquer son gouvernement même de façon légère sans mal vu par contre pour les US pas de problèmes... Pourtant tout semble être bien américanisé ici.
  • Sentiment d'hypocrisie sur la langue française et le rapport avec les autres provinces anglophones. Il faut défendre la langue mais on se fiche de comment on l’écrit (même au regard de la norme de l'office local). Je m'en fiche un peu de l’écrit mais le double discours me dérange.
  • Recruteurs dans le domaine bancaire qui ne connaissent pas super bien la loi: demande d’enquête de crédit pour une embauche sans fournir d'explications sur le besoin de mener cette enquête (c'est la loi de renseignement au passage...).
  • Chialage en permanence dans le dos des gens. Au travail je n'ai jamais vu des personnes passer autant de temps à se plaindre... Lorsqu'ils sont managers c'est encore pire j'ai vu des personnes bosser 5 heures par jour et chialer minimum 3 heures... faites les maths.
  • Les gens qui disent de la merde dans le dos des autres (genre 1 mètre de distance) quand la personne se retourne ils font style qu'ils ne se passaient rien. J'ai vu ce pattern très très très souvent sur moi comme sur les autres... et sans aucune gène. Non ce n'est pas de la paranoïa (j'expliquerais un peu plus bas comment j'ai pu m'en apercevoir).
  • Faux esprit d’équipe, peu d'entraide, on ne prend pas souvent sur soi pour aider les autres. J'ai aidé dans les équipes dans lesquelles je suis venu et les mercis ont été peu fréquents. L'aide apportée est souvent appropriée par la personne sans aucun signe de reconnaissance (j'ai beaucoup de mal avec ça...) chacun pour soi dans une équipe...
  • Pas beaucoup d'esprit d'initiative, le travail pour améliorer les choses est mal vu: il ne faut pas faire d'heures supplémentaires pour améliorer les choses "ouin c'est pas bien". Je trouve souvent que la qualité du code est souvent pas terrible, c'est souvent peu cohérent. C'est important de partir vers 4 heures / 5 heures.
  • C'est mal vu de dire directement quand quelque chose ne va pas (ne jamais "brusquer") même poliment ou de poser une question ("tu n'es pas autonome", tout le monde ne peut pas deviner pourquoi quelque chose a été faite de X manière pour déterminer son impact...). Première fois dans ma carrière que l'on dit par derrière que de laisser des commentaires sur le CVS est mal... tout le monde prend tout personnellement.
  • Beaucoup de mise en avant même pour des choses qui ne le méritent pas (ajouter un opérateur "+" ou un "switch case" qui auraient peu de valeur de business). Le travail de fond est peu reconnu même lorsque tout le monde l'utilise après coup. Il faut s'auto promouvoir et le mieux s'auto promouvoir sur des petits détails. Imaginer un boulanger qui fait du pain et qui se la raconterait chaque matin pour dire "Yeah j'ai mis de la farine les mecs !!! Oh les mecs ouvrir le paquet de farine c’était pas easy! Rock n roll!"
  • Quand tu demandes si tout va bien et qu'il y a des choses que tu pourrais améliorer et que l'on te dit "oui" avec un sourire hypocrite. Alors tu redemandes car les gens ne sont pas très discrets dans les espaces de travail ouvert et que tu les entends bitcher sur tout le monde "non non on est content de ton travail". J'en suis arrivé au point d'enregistrer illégalement mes supérieurs de nos jours (on trouvé du sacré matériel sur Amazon... stylo enregistreur, clé usb enregistreuse, fausse clé de voiture, etc.) et non je n’étais pas parano... Par contre ce genre de mensonge me fait pleurer littéralement. Ne me demander pas pourquoi j'ai beaucoup de mal avec l'hypocrisie, même après que je sois parti ça me fait toujours de la peine au cœur. J'ai toujours eu de la chance de bosser dans des endroits ou les gens se disaient directement les choses en face que ça plaise ou non. Mais ici non... je me suis même posé pas mal de questions, pourquoi ils font comme ça ? Est-ce qu'ils souffrent d’insécurité ? Est-ce qu'ils ont peur que les gens le prennent trop personnellement ? "Bah mon neveu" oui car souvent le bitchage est presque systématiquement sur ta personne et pas sur ton travail.... (j'ai eu le droit à ma façon de me comporter trop direct, mon accent de français, que j’étais trop anxieux et sérieux (what?!), que je ne devrais pas aider les autres (chacun son business) etc).

 

Apres un an ici, j'ai pris 40kg (stress-eating), j'ai eu des pensées suicidaires, la solitude ne me gène pas plus que ça mais l'hypocrisie me rend dingue ici.

Dans la dernière entreprise dans laquelle je travaillais, les gens me disaient en off que je devrais m'en foutre que l'on nous bitche (moi et les autres) par derrière... personnellement je ne peux pas. Je sais que ca arrive de partout mais de ce que j'ai vécu pour l'instant c’était systématique et de mauvaise foi.

 

Evidemment on ne peut pas forcer les gens à penser comme nous, il faut être flexible mais comment être flexible sur les valeurs qui nous définissent ?

 

Je pense reprendre un dernier emploi de 6 mois et retourner en France. Je n'avais pas d'attentes particulières par rapport au Canada, je me disais que le fait d'avoir déjà vécu dans des pays avec une corruption grimpante ou avec peu de droits sociaux feraient que je sois ouvert et que l’expérience serait d'autant plus facile mais j'ai toujours eu des environnements de travail qui étaient décents dans lesquels les gens travaillaient dur. L'initiative était récompensée et les gens étaient directs même si ça pouvait être blessant. Ici j'ai vu de l'office politics, des comportements dignes de stéréotypes de fonctionnaires mais en plus "américain".

J’espère juste que je n'ai pas eu de chance.

 

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Salut,

Je passe sur les éternelles histoires de froid, bouffe et santé (pour ce point je pense que tu en parles plus -cf recherches google-que tu ne l a vraiment expérimenté )
Je trouve la plupart de ton ressenti axé sur le travail : tu es ici combien de temps? À peine un an? Tu penses que tu as vu comment ça se passe partout?
Tu sembles avoir peu de souplesse pour t adapter à une vision différente de la française et tes remarques sur la solitude me font penser que tu as du mal à simplement t intégrer à un autre culture. Le monde entier ne tourne pas autour de la bouffe française, la sécu, des enguelades. Tu es peut être aussi dans la phrase de retombée de l excitation?
D un autre, si la "boîte française de jeux" est celle à laquelle je pense, ils n ont pas une super opinion non plus ici. Avant de revenir si l athmosphere au travail est si mauvaise de manière générale, essaye d autre boîtes...
Bon courage.

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Ce que tu dis est étonnant, s’il y a bien un domaine qui paie bien c'est l’informatique et où il y a des avantages (congés payés beaucoup de boites donnent 4 semaines d’emblée, assurances collectives avantageuses, abondement etc....)

 

Après  il y a toujours des paramètres à considérer  et il faut surtout bien choisir la boîte.

 

Si la tienne est celle à laquelle on pense tous:P  il parait que les salaires sont bas et les assurances sont nulles et si tu as un profil demande, change de boîte.

 

Ici c’est courant de faire des move pour trouver mieux ailleurs.

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Apres un an ici, j'ai pris 40kg (stress-eating), j'ai eu des pensées suicidaires, la solitude ne me gène pas plus que ça mais l'hypocrisie me rend dingue ici.

 

 

 

Si tu es si mal que ça pour en avoir des idées suicidaires, pourquoi tu t'acharnes à rester?

 

je comprend pas trop pourquoi tu te met dans tout ces états pour ce que les gens pensent de toi. qu'ils te le disent en face ou non, s'il te trouve nul c'est pareil.

En tout cas, faut juste t'en foutre de ce que les gens pensent.

 

en tout cas, mon mari est parisien qui travaille dans une  entreprise en informatique ici depuis plus de 5 ans et il s'y sent bien. 

 

Edited by Automne

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Certain des inconvénients annoncés de retrouve aussi en France, je pense notamment au niveau de l'hypocrisie.

Envoyé de mon HTC 10 en utilisant application mobile Immigrer.com

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Si tu es si mal que ça pour en avoir des idées suicidaires, pourquoi tu t'acharnes à rester?

 

je comprend pas trop pourquoi tu te met dans tout ces états pour ce que les gens pensent de toi. qu'ils te le disent en face ou non, s'il te trouve nul c'est pareil.

En tout cas, faut juste t'en foutre de ce que les gens pensent.

 

en tout cas, mon mari est parisien qui travaille dans une  entreprise en informatique ici depuis plus de 5 ans et il s'y sent bien. 

 

 

 

Si on doit se preoccuper de tout ce qui se dit et se fait derrière notre dos, on a pas fini de se cogner la tete contre le mur :fou4:, autant tout de suite se mettre un antonoir sur la tête :D 

 

 

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2 hours ago, Automne said:

 

Si tu es si mal que ça pour en avoir des idées suicidaires, pourquoi tu t'acharnes à rester?

 

je comprend pas trop pourquoi tu te met dans tout ces états pour ce que les gens pensent de toi. qu'ils te le disent en face ou non, s'il te trouve nul c'est pareil.

En tout cas, faut juste t'en foutre de ce que les gens pensent.

 

en tout cas, mon mari est parisien qui travaille dans une  entreprise en informatique ici depuis plus de 5 ans et il s'y sent bien. 

 

Ils ne me trouvent pas nul, sinon ils m'auraient viré... na ce sont des attaques personnelles sur comment je m'habille, la manière dont je parle, ma manière d’être, le fait que je sois trop sérieux, sur la partie technique ils ne peuvent pas dire grand chose. Je trouve débile de ne pas me le dire en face surtout lorsque je demande si tout va bien... donc non je ne m'en fous pas. Si ça gène autant le dire non ?

 

Je fais l'effort de rester car je sais aussi me remettre en question. Je ne pense pas que l'on puisse être efficace en bossant sur un projet dans lequel les personnes ne peuvent pas se voir.

 

D'ailleurs pour info ce n’était que sur moi, mais sur toute la team: tous immigrants: une indienne, un algérien, un syrien, un iranien et moi le blanc de service (c’était une réalité, mais bon j'ai déjà bosse dans une configuration similaire ailleurs en Asie). Le management était pure laine QC, ces derniers lorsque l'on était en meeting n’hésitaient pas de balancer sur les autres... lorsque je les ai interpellé la-dessus et suggérer que ce serait peut-être mieux de se plaindre directement aux premiers concernés on m'a rétorqué que les gens allaient mal le prendre... quel est l’intérêt de se plaindre sans prendre la moindre action, se défouler en toute sécurité ?

 

D'ailleurs techniquement mon leader technique (QC pure laine) était une blague, je lui faisais des "leçons privées" car il ne voulait pas que je fasse de training pour le reste de l’équipe... et par derrière lui le faisait pour pas perdre la face... (enfin de ce qu'il avait compris).

 

Je pense que la team n'avait pas un bon niveau. Pour donner une idée je bossais sur une application web et même si je voulais me sauver au bout de encore 3 mois je me suis forcé pour faire 4 mois de plus histoire de faire un transfert de connaissance de créer tout un framework pour qu'ils soient tranquille en production, un pipeline de CI potable (ce qu'ils n'avaient jamais eu avant avec des tests unitaires, etc. bref les bases...).

 

Donc je démission enfin, freedom et tout ça et comme j'ai des doutes sur leurs compétences (quand tu passais ton temps à apprendre des choses à ton technical leader... ça ne me gêne pas d'aider mais les remerciements ça aurait été sympa), je laisse mon courriel perso. Deux semaines après que je sois parti on me contacte:

Quote

 

How are you doing? Hope everything is fine on your end.
I just email you to find how we are setting the scrollbar in scheduler. As they said its visible before but now it stop appearing. Is it in CSS.

 

 
Oui y a du level... donc ce truc qui était la nouvelle tache de la personne sur mon départ, je lui ai faite en 10 min gratuitement avec exemple sur codepen (il y avait une documentation dans le projet qui ne semble pas avoir été également utilisée durant le projet...).
 
La encore ça ne me gêne pas que les gens ne savent pas... on est tous ignorant et moi le premier mais c'est bien d'apprendre à dire merci lorsque quelqu'un nous apprend quelque chose et ne pas se l'approprier entièrement.

 

 

1 hour ago, Hei said:

 

 

Si on doit se preoccuper de tout ce qui se dit et se fait derrière notre dos, on a pas fini de se cogner la tete contre le mur :fou4:, autant tout de suite se mettre un antonoir sur la tête :D 

 

 

Oui et non je trouve ça malsain dans une équipe que le manager se plaigne de tout le monde... y a mieux pour la cohésion d’équipe non ?

 

2 hours ago, Djay38 said:

Certain des inconvénients annoncés de retrouve aussi en France, je pense notamment au niveau de l'hypocrisie.

Envoyé de mon HTC 10 en utilisant application mobile Immigrer.com

 

C'est possible mais de ma courte expérience en France il y avait moins des grands sourires et si quelqu'un bitchait quelqu'un d'autre généralement les gens ne faisaient pas semblant d’être les meilleurs amis du monde par la suite.

 

3 hours ago, Hei said:

Ce que tu dis est étonnant, s’il y a bien un domaine qui paie bien c'est l’informatique et où il y a des avantages (congés payés beaucoup de boites donnent 4 semaines d’emblée, assurances collectives avantageuses, abondement etc....)

 

Après  il y a toujours des paramètres à considérer  et il faut surtout bien choisir la boîte.

 

Si la tienne est celle à laquelle on pense tous:P  il parait que les salaires sont bas et les assurances sont nulles et si tu as un profil demande, change de boîte.

 

Ici c’est courant de faire des move pour trouver mieux ailleurs.

Oui j'ai eu plusieurs offres, après avoir quitté le jeu vidéo (oui ils payent très très mal... le REER était décent et l'assurance si tu n'es pas en PVT est "okay") je suis passé de 68k avec avantages aux 87k dans mon 2ème job mais sans bénefs et c’était sur Saint-Laurent, les transports en commun en été ça allait, en hiver beaucoup moins... (je dis ça pour les bus).

 

Je me prends deux mois et je vais reprendre un travail le mois prochain.

 

3 hours ago, kuroczyd said:

Salut,

Je passe sur les éternelles histoires de froid, bouffe et santé (pour ce point je pense que tu en parles plus -cf recherches google-que tu ne l a vraiment expérimenté )
Je trouve la plupart de ton ressenti axé sur le travail : tu es ici combien de temps? À peine un an? Tu penses que tu as vu comment ça se passe partout?
Tu sembles avoir peu de souplesse pour t adapter à une vision différente de la française et tes remarques sur la solitude me font penser que tu as du mal à simplement t intégrer à un autre culture. Le monde entier ne tourne pas autour de la bouffe française, la sécu, des enguelades. Tu es peut être aussi dans la phrase de retombée de l excitation?
D un autre, si la "boîte française de jeux" est celle à laquelle je pense, ils n ont pas une super opinion non plus ici. Avant de revenir si l athmosphere au travail est si mauvaise de manière générale, essaye d autre boîtes...
Bon courage.

Santé malheureusement si mais pas via les urgences (j'ai eu des échos """fun""" de la part de mes anciens collègues).

Non je n'ai pas la prétention d'avoir tout vu. J'ai quelques amis d'enfance ici mais ça ne fait pas tout, j'accorde une grande importance à mon travail la ça va je suis content depuis que je suis parti des telecoms je bosse sur mes projets perso, j'ai le temps d'aller au gym et de sortir plus souvent... mais si quand je reprends un job et qu'il y a trop de choses qui me frustrent de manière persistante ça va me faire encore badder sur tout le reste (désolé pour le syndrome de princesse).

 

Si c’était à refaire peut-être que j'aurais essayé l'Ontario mais je ne sais pas si les circonstances auraient été mieux (Toronto est aussi chère que Paris pour les appartements les utilities font mal aussi sans pour autant avoir des transports en commun ok).

 

J'ai travaillé plus longtemps à l’extérieur de la France... donc ma vision de la mentalité française au travail est au même niveau que celle du Québec... c'est à dire pas grand chose. J'ai travaillé principalement en Asie donc mon mindset est plutôt un fit pour la culture locale...

 

Je cuisine plutôt chinois que français... je fais tout à la vapeur seule chose qui passe pour manger les légumes sinon je les vomis. Le stress me fait bouffer de la junkfood... ça bizarrement ça passe tout seul (sauf le bœuf en sandwich...)=/

D'ailleurs je pense que pas mal d’étrangers ont raison sur la France: overrated pour la nourriture.

 

Je me suis rarement engueulé donc je ne suis pas sur ce a quoi tu fais référence, on peut-être direct sans que ce soit une engueulade, non ? Est-ce relatif au cliché que les français râlent beaucoup ?

 

Edited by Meziant-Ex-Nihilo

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Hello Meziant-Ex-Nihilo, as-tu pensé à te supplémenter en Vitamine D ? ça paraît futile mais ça m'a presque sauvé la vie, les états d'anxiété peuvent provenir d'un manque de lumière donc d'une production plus faible de vitamine D (émotions exacerbés, immunités en berne, prise de poids etc ...) ajoute une alimentation riche en Oméga 3 et tu devrais te sentir beaucoup mieux - donc relativiser l'avis (et la vie) des autres. Take care buddy :-)

ps : pm moi si tu veux des détails sur le protocole.

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1 minute ago, mixmast3r said:

 

Hello Meziant-Ex-Nihilo, as-tu pensé à te supplémenter en Vitamine D ? ça paraît futile mais ça m'a presque sauvé la vie, les états d'anxiété peuvent provenir d'un manque de lumière donc d'une production plus faible de vitamine D (émotions exacerbés, immunités en berne, prise de poids etc ...) ajoute une alimentation riche en Oméga 3 et tu devrais te sentir beaucoup mieux - donc relativiser l'avis (et la vie) des autres. Take care buddy :-)

ps : pm moi si tu veux des détails sur le protocole.

 

Ce n'est pas idiot. Merci pour le conseil, effectivement peut-être que le manque de soleil n'aide pas.

Pour l'O3 depuis quelques semaines ça doit revenir car je mange pas mal de poisson depuis que je suis parti de mon ancien job, j'ai plus le temps de cuisiner.

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Ils ne me trouvent pas nul, sinon ils m'auraient viré... na ce sont des attaques personnelles sur comment je m'habille, la manière dont je parle, ma manière d’être, le fait que je sois trop sérieux, sur la partie technique ils ne peuvent pas dire grand chose. Je trouve débile de ne pas me le dire en face surtout lorsque je demande si tout va bien... donc non je ne m'en fous pas. Si ça gène autant le dire non ?

 

 

 

ben si tu arrives au travail avec de grosses cernes sous les yeux et que tu as un gros bouton qui vient de te sortir sur le bout du nez, tu aimerais ça que je te dise : ohhhh comme tu as une sale gueule ce matin et ton cratère sur le nez, on peut pas le manquer..

 

y'a personne qui dit ça aux gens et pour moi c'est pas de l'hypocrisie mais du savoir vivre :lol:

 

mais sinon,  faut aussi savoir qu'ici, pour ce qui passe pour de l'hypocrisie à mon avis, c'est plus une façon d'éviter de blesser l'autre et de pas rentrer dans un conflit. 

 

 

mais tu sais tout ce qu'ils te disent dans ton dos, tu sais ça comment?

 

Oui et non je trouve ça malsain dans une équipe que le manager se plaigne de tout le monde... y a mieux pour la cohésion d’équipe non ?

des cons manager ça existe c'est sûr comme il y en a des excellents. 

 

Après on sait pas non plus comment tu es 'en vrai' et quand tu montres tes compétences ou ta façon de l'exprimer peut être d'une façon arrogante (sans t'en rendre compte) , les gens autour peuvent trouver ça désagréable. 

 

Il y a peut être 

 

 

 

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6 hours ago, Automne said:

 

ben si tu arrives au travail avec de grosses cernes sous les yeux et que tu as un gros bouton qui vient de te sortir sur le bout du nez, tu aimerais ça que je te dise : ohhhh comme tu as une sale gueule ce matin et ton cratère sur le nez, on peut pas le manquer..

 

y'a personne qui dit ça aux gens et pour moi c'est pas de l'hypocrisie mais du savoir vivre :lol:

 

mais sinon,  faut aussi savoir qu'ici, pour ce qui passe pour de l'hypocrisie à mon avis, c'est plus une façon d'éviter de blesser l'autre et de pas rentrer dans un conflit. 

 

 

mais tu sais tout ce qu'ils te disent dans ton dos, tu sais ça comment?

 


Oui et non je trouve ça malsain dans une équipe que le manager se plaigne de tout le monde... y a mieux pour la cohésion d’équipe non ?

des cons manager ça existe c'est sûr comme il y en a des excellents. 

 

Après on sait pas non plus comment tu es 'en vrai' et quand tu montres tes compétences ou ta façon de l'exprimer peut être d'une façon arrogante (sans t'en rendre compte) , les gens autour peuvent trouver ça désagréable. 

 

Il y a peut être 

 

 

 

 

Même dans ton exemple, une personne pourrait demander, si la personne ne va pas bien par rapport aux autres jours car elle n'a pas une bonne mine, ce n'est pas provoquer un conflit, faut arrêter avec la paranoïa. C'est s’inquiéter pour son prochain... et s’inquiéter de savoir si une personne va bien dans son équipe c'est le minimum pour qu'elle soit productive, j'ai déjà vu des managers ("normaux" à mon sens) demander à certaines personnes de rentrer chez eux quand c’était obvious qu'elles n'allaient pas bien ce jour-là (ça aussi j'ai remarqué qu'ils en avaient rien à faire [en tous cas dans ma petite expérience locale], "ce n'est pas mon business", si c'est éviter le conflit (surtout pour aller se plaindre derrière, vécu avec un collègue qui était arrivée une fois en retard à cause d'une belle grâce a son enfant, et les managers le bitchait en réunion, j’étais en mode avocat des opprimés...) je ne trouve pas ça très responsable....).

 

Comment j'ai su ? Au début avec des recoupements d'informations entre collègues et ensuite via des enregistrements bien illégaux pour voir si je devenais pas fou, car ces bons messieurs ne se gênaient pas pour le faire dans un rayon de 5-6m et ça me dérangeait pour bosser (des gens qui bitchent en permanence en mode proximité et qui font style que rien ne se passe ça ne m’était jamais arrivé auparavant, pour info on trouve de sacre gadgets), et comme je le disais grand sourire pour me dire que tout allait bien quand je pose la question de savoir si tout se passe bien...

 

Bah écoute si mon accent français gênait à la base je pense que déjà il y avait un soucis de considération, je ne les juge pas sur leur accent (j'aime pas pour autant, mais je ne fais pas ch**r les gens avec ça ni par derrière ni par devant). Leur façon de s'habiller ou que sais-je encore. Quand tu ne peux pas "voir" (supporter) quelqu'un et que tu ne prends pas de recul, que ton boss tech n'est pas bon techniquement (prétend avoir 20 ans d’expérience alors qu'il en avait 14, 6 ans plus pour que ça fasse rond...) et qu'il veut se prendre tout le crédit sur ton knowledge technique à toi, je pense qu'il y a aussi un soucis d’insécurité. Mais bon c'est du passé je vais faire une dernière expérience ici avant de rentrer en France pour quelques années avant de bouger ailleurs. Le Canada aura été le 4ème pays dans lequel j'ai bossé, tant pis si pour moi ça aura été le pire, certaines personnes se sentent mieux dans endroits plutôt que d'autres je trouve ça con d'aller les blâmer. J'aurais au moins fait l'effort de rester un minimum de tenter de comprendre la culture locale, de me remettre en question, de poster sur ce forum pour tourner ça dans tous les sens et ça se trouve ma prochaine expérience sera surement très différente de la dernière que j'ai eue.

 

Bizarrement ça n'arriverait que au bout de ma 6ème d’année d’expérience après avoir bossé dans plusieurs autres boites ou ça se passait bien...

 

Ton mari bosse peut-être au bon endroit comme j'ai bossé dans beaucoup de bons endroits avant d'arriver au QC et je ne dis pas que c'est la faute du QC pour autant, je vois juste des patterns et certains me saoulent royalement.

 

Comme je le disais on ne peut pas aller contre ses propres valeurs, ce sont les limites de la flexibilité, tout comme certains trouvent les méthodes de travail en France pourries et se trouvent mieux lotis au Quebec. Et même probablement que certains le pensent car ils n'ont pas eu de chance du coup ça donne une vision ternie des choses tout comme ce que j'ai vécu depuis que je suis au QC mais pourtant je tente de me remettre en question [je suis loin d’être parfait, je ne suis pas arrogant mais je suis très direct c'est possible que les gens fassent oui un amalgame mais bon pareil ça n'arriverait qu'ici ? et c'est pas avec ça que l'on m'a bitché par derrière] et voir si dans une dernière société ce sera différent. Tout comme j'ai adoré bosser comme un dingue en Asie avec pourtant peu de vacances et de garanties sociales et je que j'y retournerai surement un jour (très certainement HK / Singap) parce que la vie la-bas me manque (que ce soit la bouffe, la sécurité, les transports en commun, les températures, etc.).

 

Edited by Meziant-Ex-Nihilo

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Même dans ton exemple, une personne pourrait demander, si la personne ne va pas bien par rapport aux autres jours car elle n'a pas une bonne mine, ce n'est pas provoquer un conflit, faut arrêter avec la paranoïa. C'est s’inquiéter pour son prochain... et s’inquiéter de savoir si une personne va bien dans son équipe c'est le minimum pour qu'elle soit productive, j'ai déjà vu des managers ("normaux" à mon sens) demander à certaines personnes de rentrer chez eux quand c’était obvious qu'elles n'allaient pas bien ce jour-là (ça aussi j'ai remarqué qu'ils en avaient rien à faire [en tous cas dans ma petite expérience locale], "ce n'est pas mon business", si c'est éviter le conflit (surtout pour aller se plaindre derrière, vécu avec un collègue qui était arrivée une fois en retard à cause d'une belle grâce a son enfant, et les managers le bitchait en réunion, j’étais en mode avocat des opprimés...) je ne trouve pas ça très responsable....).

 

Comment j'ai su ? Au début avec des recoupements d'informations entre collègues et ensuite via des enregistrements bien illégaux pour voir si je devenais pas fou, car ces bons messieurs ne se gênaient pas pour le faire dans un rayon de 5-6m et ça me dérangeait pour bosser (des gens qui bitchent en permanence en mode proximité et qui font style que rien ne se passe ça ne m’était jamais arrivé auparavant, pour info on trouve de sacre gadgets), et comme je le disais grand sourire pour me dire que tout allait bien quand je pose la question de savoir si tout se passe bien...

 

Bah écoute si mon accent français gênait à la base je pense que déjà il y avait un soucis de considération, je ne les juge pas sur leur accent (j'aime pas pour autant, mais je ne fais pas ch**r les gens avec ça ni par derrière ni par devant). Leur façon de s'habiller ou que sais-je encore. Quand tu ne peux pas "voir" (supporter) quelqu'un et que tu ne prends pas de recul, que ton boss tech n'est pas bon techniquement (prétend avoir 20 ans d’expérience alors qu'il en avait 14, 6 ans plus pour que ça fasse rond...) et qu'il veut se prendre tout le crédit sur ton knowledge technique à toi, je pense qu'il y a aussi un soucis d’insécurité. Mais bon c'est du passé je vais faire une dernière expérience ici avant de rentrer en France pour quelques années avant de bouger ailleurs. Le Canada aura été le 4ème pays dans lequel j'ai bossé, tant pis si pour moi ça aura été le pire, certaines personnes se sentent mieux dans endroits plutôt que d'autres je trouve ça con d'aller les blâmer. J'aurais au moins fait l'effort de rester un minimum de tenter de comprendre la culture locale, de me remettre en question, de poster sur ce forum pour tourner ça dans tous les sens et ça se trouve ma prochaine expérience sera surement très différente de la dernière que j'ai eue.

 

Bizarrement ça n'arriverait que au bout de ma 6ème d’année d’expérience après avoir bossé dans plusieurs autres boites ou ça se passait bien...

 

Ton mari bosse peut-être au bon endroit comme j'ai bossé dans beaucoup de bons endroits avant d'arriver au QC et je ne dis pas que c'est la faute du QC pour autant, je vois juste des patterns et certains me saoulent royalement.

 

Comme je le disais on ne peut pas aller contre ses propres valeurs, ce sont les limites de la flexibilité, tout comme certains trouvent les méthodes de travail en France pourries et se trouvent mieux lotis au Quebec. Et même probablement que certains le pensent car ils n'ont pas eu de chance du coup ça donne une vision ternie des choses tout comme ce que j'ai vécu depuis que je suis au QC mais pourtant je tente de me remettre en question [je suis loin d’être parfait, je ne suis pas arrogant mais je suis très direct c'est possible que les gens fassent oui un amalgame mais bon pareil ça n'arriverait qu'ici ? et c'est pas avec ça que l'on m'a bitché par derrière] et voir si dans une dernière société ce sera différent. Tout comme j'ai adoré bosser comme un dingue en Asie avec pourtant peu de vacances et de garanties sociales et je que j'y retournerai surement un jour (très certainement HK / Singap) parce que la vie la-bas me manque (que ce soit la bouffe, la sécurité, les transports en commun, les températures, etc.).

 

 

dans ton travail, c'était que des hommes?

je croyait que c'était plus style féminin le bitchage et ce que tu as raconté.

En tout cas moi, j'ai toujours mieux aimé travailler avec des hommes, bien plus simple.. un milieu de femmes c'est assez compliqué 

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...Pour l'O3 depuis quelques semaines ça doit revenir car je mange pas mal de poisson depuis que je suis parti de mon ancien job, j'ai plus le temps de cuisiner...

 

Attention aux poissons d'élevage ils t'empoisonnent au Mercure et autres métaux lourds, moi je donne à mes enfants de l'huile de foie de morue (sans odeur) à l'ancienne c'est très efficace, à titre d'exemple sache qu'une pomme d'aujourd'hui contient 100X moins de Vit C qu'une pomme de 1950 ! (Oui cent fois !!!!) Donc on mange de l'eau.

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3 hours ago, Automne said:

 

dans ton travail, c'était que des hommes?

je croyait que c'était plus style féminin le bitchage et ce que tu as raconté.

En tout cas moi, j'ai toujours mieux aimé travailler avec des hommes, bien plus simple.. un milieu de femmes c'est assez compliqué 

Ça me fait penser à une étude sortie récemment: https://uanews.arizona.edu/story/incivility-work-queen-bee-syndrome-getting-worse

 

Mais la dernière boite dans laquelle je bossais c’était bien presque que des hommes.

 

Dans le jeu vidéo il y en avait une qui venait de BC et qui était un peu ce genre de caricature elle faisait aussi des sarcasmes c’était assez horrible, elle est partie une semaine après que j'ai démissionné ;-)

 

 

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En relisant tes propos c'est bien d'être franc mais il y a une façon de dire les choses et éviter de froisser les gens.

 

Ici on aime pas la confrontation et les troubles et ça prend une decennie avant de pouvoir changer la mentalité des gens. Regarde le mariage gay par exemple.

 

Dis toi bien que si on te bitcher derrière ton dos, il y en a aussi qui devaient certainement dire du bien de toi, donc pense à ceux là et zappe les autres.

 

La vie est trop courte pour regarder que le mauvais côté des choses.

 

 

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33 minutes ago, Hei said:

En relisant tes propos c'est bien d'être franc mais il y a une façon de dire les choses et éviter de froisser les gens.

 

Ici on aime pas la confrontation et les troubles et ça prend une decennie avant de pouvoir changer la mentalité des gens. Regarde le mariage gay par exemple.

 

Dis toi bien que si on te bitcher derrière ton dos, il y en a aussi qui devaient certainement dire du bien de toi, donc pense à ceux là et zappe les autres.

 

La vie est trop courte pour regarder que le mauvais côté des choses.

 

 

Je ne suis pas narcissique au point d'interdire les pensées négatives des gens sur ma petite personne qui ne compte pas pour grand chose, mon point n'est pas la. Je n'ai pas l'esprit d'un dictateur, par contre la manière de faire fait que ça ne passe pas.

 

Mais tu admettras que la personne qui dit de la merde de manière audible dans un rayon de 5 mètres en chialant sur minimum 3 heures de travail sur les 5 officielles pour lesquelles il est au bureau, moi personnellement ça ne m'aidait pas pour me concentrer. Je portais un casque mais avoir l’idée que l'on te démonte sur des attributs personnels en même temps en prétendant que na na tout se passe bien, je ne sais pas pour toi mais moi ça ne m’énerve (1] car le mec ne bosse pas, donc il est payé pour chialer sur sa propre team? 2] bah il se fout de ma gueule).

A la limite s'ils avaient été plus discrets genre qu'ils se prennent une salle pour faire comme ils font en réunion ou je sais pas mode pause café (ok ça ne se fait pas trop ici) ça aurait été ok.

 

Et truc en y repensant que j'avais remarqué (et sans faire de parano):

  • 1 ne parlait pas super bien français, compréhension limitée
  • 2 (dont 1 encore qui avait des problèmes de français, l'autre parlait ok mais sourd comme un pot) de l’équipe avaient de gros problèmes d'audition même à 2 mètres de distance (c’était des scrums en mode intime pour eux...)
  • 2 ne parlaient pas du tout français.

Donc oui comme j’étais le seul natif avec une audition ok je pense que ça le faisait moyennement.

Je ne dis pas que ça avait été fait délibérément mais je comprends pourquoi je devais être le seul à bipper.

 

Dans mes jobs précédents on était ensemble donc ça évite ce genre d'incidents.

 

Je suis bien content d’être parti, la prochaine fois demanderai a visiter les bureaux pour voir la configuration, pas que ça prévienne de tout mais bon ça évite en partie que les mecs se sentent plus.

 

Pour la confrontation, je ne suis pas pour se fighter, mais que les rapports soient directs. Justement pour éviter les problèmes. De ce que j'ai vu ici c'est que ça part souvent en problèmes sous-marin qui explose à la gueule des gens car tout le monde prétendait que tout se passait bien, c'est aussi ça les limites de ne pas vouloir de "confrontation". 

 

Sur ce point je suis d'accord que beaucoup de français sont parfois des rentre dans le tas et peuvent passer pour être arrogants (je l'ai vu chez les français dans les jeux vidéos... et pour le coup c’était moyen car parfois ils s’avançaient beaucoup sur des choses qu'ils ne connaissaient pas). Je suis plus pragmatique, généralement quand j'aide ou que j'ai un problème lié à X, Y ou Z je cherche une solution et pas à blâmer une tierce partie.

Edited by Meziant-Ex-Nihilo

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Je trouve dommage de juger le Canada tout entier par une expérience à Montréal. Pourquoi ne pas essayer Toronto par exemple et vous trouverez probablement mieux chaussure à votre pied? En plus, si vous avez l'habitude de travailler dans des milieux asiatiques, alors vous n'allez probablement pas être déçu. Il existe des milieux professionnels pourris et d'autres très sympathiques. Sinon pour l'hiver, il existe des lampes spéciales contre le manque de lumière; une de mes amies en utilisait une lorsqu'elle travaillait au nord du Québec. Sinon, le sport national ici est de prendre une semaine au soleil en hiver... J'ai peur aussi que le PVT ne soit pas un contrat suffisant dans le sens où la boîte qui vous embauche sait qu'un jour vous allez partir. Allez à Toronto, c'est une toute autre ambiance, supermutliculturelle; je dirais même qu'on a l'impression de changer de pays. En tant que freelance, je dois reconnaître qu'au Québec, les clients sont d'excellents payeurs. Si j'ai quelque chose à dire, je ne me gêne pas pour le faire, mais il y a une façon de le faire et pas de le dire dans la gueule de la personne. En France, je trouve qu'on blesse les gens et souvent pour des raisons de mauvaise humeur ou de problèmes personnels. Vous êtes célibataire, profitez-en! Vous avez aussi les villes de l'Ouest qui pourraient peut-être mieux vous convenir : Vancouver ou Calgary. Le Canada ne se limite pas à Montréal.

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48 minutes ago, emma1068 said:

Je trouve dommage de juger le Canada tout entier par une expérience à Montréal. Pourquoi ne pas essayer Toronto par exemple et vous trouverez probablement mieux chaussure à votre pied? En plus, si vous avez l'habitude de travailler dans des milieux asiatiques, alors vous n'allez probablement pas être déçu. Il existe des milieux professionnels pourris et d'autres très sympathiques. Sinon pour l'hiver, il existe des lampes spéciales contre le manque de lumière; une de mes amies en utilisait une lorsqu'elle travaillait au nord du Québec. Sinon, le sport national ici est de prendre une semaine au soleil en hiver... J'ai peur aussi que le PVT ne soit pas un contrat suffisant dans le sens où la boîte qui vous embauche sait qu'un jour vous allez partir. Allez à Toronto, c'est une toute autre ambiance, supermutliculturelle; je dirais même qu'on a l'impression de changer de pays. En tant que freelance, je dois reconnaître qu'au Québec, les clients sont d'excellents payeurs. Si j'ai quelque chose à dire, je ne me gêne pas pour le faire, mais il y a une façon de le faire et pas de le dire dans la gueule de la personne. En France, je trouve qu'on blesse les gens et souvent pour des raisons de mauvaise humeur ou de problèmes personnels. Vous êtes célibataire, profitez-en! Vous avez aussi les villes de l'Ouest qui pourraient peut-être mieux vous convenir : Vancouver ou Calgary. Le Canada ne se limite pas à Montréal.

 

Merci pour message.

 

Mon post indique que:

Quote

Je m'excuse d'avance si je parais arrogant ou peu respectueux de la culture locale. J'exprime juste ce que je ressens après un an de vécu, ça ne veut pas dire que je généralise tout ce que je dis, c'est juste ce que j'ai vécu et mon impression.

Donc j'essaye de ne pas généraliser (c'est dur) et je me base que sur mon expérience vécu. Je pense aussi qu'il y a des milieux professionnels pourris, c'est pour ça que je me suis dit que je n'avais pas eu de la chance et que je veux quand même tenter un dernier coup avant de retourner en France.

 

Sinon, pour la PR on va lancer la démarche après être parti du Canada avec ma femme et jouer sur le temps même si on ne pense pas l'utiliser car on se plait moyennement ici.

 

Ma femme et moi pouvons avoir pas mal de points en EE: diplôme d’ingénieur pour moi, pour ma femme double diplôme d'avocate (US & CN, elle fait aussi l’accréditation pour pratiquer localement au cas ou mais ça prend du temps), score max TEF et TOEFL pour le français et l'anglais. Pour l'OT oui on y a pensé mais on verra. Un plan backup pour ma femme peut-être de bosser dans un cabinet en collaboration avec une pote aux US dans le domaine de l'immigration pour les chinois sans trop promettre n'importe quoi (car dans le domaine, il y a des champions).

 

Contrairement à la croyance populaire dans mon cas précis le PVT n'a jamais été un problème, j'ai eu pas mal d'offres car je suis en IT et que je ne suis pas mauvais techniquement et que j'ai quelques années d’expérience derrière moi. Pour donner un ordre idée lorsque je suis parti des jeux vidéos je comparais une vingtaine d'offres (au sens offres après entretiens acquises pas juste des opportunities...). Mais le marché est quand même plus petit que en Région parisienne (la population n'est pas la même) et les avantages sont beaucoup moins bons en étant ici, c'est un fait (que ce soit salaire et les bénéfices). Par exemple pour l'industrie financière et le trading le Canada n'est pas forcement le meilleur endroit car les banques sont très orientées dépôt ici... comme je l'indiquais plus haut je pense repartir en Asie après une pause en France (principalement pour continuer mon expérience en finance de marché) je prends plus mon expérience ici comme une expérience de "vacances", je prends le temps de former sur d'autres technos, j'aurais vu des paysage et une PR qui me servira peut-être ou pas, j'ai appris à prendre plus de pincettes avec les gens.

 

Je prends note pour la lumière c'est intéressant, faudrait que je me renseigne sérieusement la-dessus.

 

(On l'aura compris: je ne suis pas célibataire :-))

 

Et oui le Canada ne se limite pas qu'au QC / Montréal, fort heureusement.

Edited by Meziant-Ex-Nihilo

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Merci pour ce temoignage

Encore un ajout dans la catégorie du travail au Qc

Nombre de témoignage comme le tien ( j en fait partie) relate ces difficultés d adaptation dans le milieu du travail et les rapports internes entre collègues.

Tu as mis le doigt sur le point névralgique du problème: le politiquement correct ou conflit direct interdit. C est une notion majeure dans la société québécoise.

Elle à ses intérêts: respect de l autre, sécurité dans les rapports,... mais ces travers, ce qui peut passer pour de l ‘immobilisme, hypocrisie, fausseté n est rien de tout cela.C est juste que le québécois n a pas la case du franc parler dans son cerveau, là je vais me faire déboîter.... Je m explique, au début au boulot, j ai eu les mêmes problèmes que toi, à part les 40 kg, j en ai parler sur ce forum, et comme toi on m a dit que j étais le pb, que je ne savais pas m intégrer. Je me suis dit ok, remettons nous en question, le plus le moins. Et bien après quelque temps, j ai relativisé, proposer des améliorations, et attendu, attendu.Et bien au bout du bout ca match. Tu te détends, tu apprends à attendre le bon vouloir du manager,et oui même s il ne connaît rien à ta job c  est lui le chef, that s it.

Je comprends que ça puisse dérouter, mais tranquillement pas vite est la devise. Quand au remerciement, ben y en a très rarement, et surtout pas en meeting, pour ne pas froisser les autres.

une compagnie est faites d individu particulier mais elle est dirigée comme une seule entité, donc un pour tous tous pour un.

Une fois que tu as compris ça, ça t enlevé ta paranoïa et tu travailles dans un climat unifié et serein. Non je blague, soit ça t’a convient, soit tu te casses.

 

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4 minutes ago, jeffrey01120 said:

Merci pour ce temoignage

Encore un ajout dans la catégorie du travail au Qc

Nombre de témoignage comme le tien ( j en fait partie) relate ces difficultés d adaptation dans le milieu du travail et les rapports internes entre collègues.

Tu as mis le doigt sur le point névralgique du problème: le politiquement correct ou conflit direct interdit. C est une notion majeure dans la société québécoise.

Elle à ses intérêts: respect de l autre, sécurité dans les rapports,... mais ces travers, ce qui peut passer pour de l ‘immobilisme, hypocrisie, fausseté n est rien de tout cela.C est juste que le québécois n a pas la case du franc parler dans son cerveau, là je vais me faire déboîter.... Je m explique, au début au boulot, j ai eu les mêmes problèmes que toi, à part les 40 kg, j en ai parler sur ce forum, et comme toi on m a dit que j étais le pb, que je ne savais pas m intégrer. Je me suis dit ok, remettons nous en question, le plus le moins. Et bien après quelque temps, j ai relativisé, proposer des améliorations, et attendu, attendu.Et bien au bout du bout ca match. Tu te détends, tu apprends à attendre le bon vouloir du manager,et oui même s il ne connaît rien à ta job c  est lui le chef, that s it.

Je comprends que ça puisse dérouter, mais tranquillement pas vite est la devise. Quand au remerciement, ben y en a très rarement, et surtout pas en meeting, pour ne pas froisser les autres.

une compagnie est faites d individu particulier mais elle est dirigée comme une seule entité, donc un pour tous tous pour un.

Une fois que tu as compris ça, ça t enlevé ta paranoïa et tu travailles dans un climat unifié et serein. Non je blague, soit ça t’a convient, soit tu te casses.

 

 

Merci pour ton retour, c'est très intéressant, ça match un peu mon ressenti.

 

Je pense qu'une difficulté est de savoir lire entre les lignes, tout dépend ce que l'on appelle "conflit".

 

Je veux dire est-ce que exprimer son désaccord sans faire de scène et sans faire de forcing, est-ce aussi considéré comme un conflit ?

 

Ok un peu de formalisme: On a une solution X qui d’après moi ne marche pas car A, B et C, je propose une solution Y car je pense que D, E et F sont des arguments en sa faveur.

 

Est-ce que c'est considérer créer un conflit ? (En admettant que l'on énonce juste des faits, que l'on écarte des noms de personnes même si elles sont clairement responsables).

 

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      Je suis ouverte à toutes les solutions. 
      Merci infiniment 
      Sophia
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      Bonjour à tous ! Je fais appel à vous car je suis vraiment perdu et c'est très urgent... 
       
      Je fais actuellement mes études de droit en France et je prépare un dossier Bci pour passer un an au Québec. 
      Le problème est que je n'arrive pas à me décider entre l'université Laval et L'UQAM... 
       
      Tout d'abord je voulais savoir au niveau des cours de droit laquelle est la plus réputé ? Je trouve toujours l'université Laval dans les classements mais jamais L'UQAM... 
       
      Ensuite au niveau de l'université en elle même laquelle me conseillez-vous ? Niveau ambiance, divertissement etc... Je dois aussi avouer que je trouve l'université Laval juste magnifique ! 
       
      Et ensuite au niveau de Montréal et Québec ? La le choix est vraiment compliqué... Est ce qu’il y a de quoi faire à Québec ? Parce que j'imagine qu'à Montréal cela doit forcément beaucoup bouger. Après je le dis que québec est magnifique avec beaucoup de nature juste à côté mais j'ai peur de passer à coter de quelque chose en n'allant pas à Montréal mais je peux toujours y aller le week-end donc voilà je suis perdu...
       
      Ainsi donc entre les deux pour une petite étudiante française qui vient passer une année au Québec pour ses études de droit, vous me conseillerez quoi ? 
       
      Je vous remercie en espérant que vous puissiez me sauver de ce choix juste horrible à faire haha! 
    • By Iggyzen
      Il est très important de rappeler que le seul moyen de savoir si on est fait pour Montréal ou non, c'est de tenter l'aventure. Mais comme toute aventure, il y a des risques qu'il faut prévoir et gérer avec sagesse. Tout plaquer d'un coup en croyant à un Eldorado c'est très naïf. Je voudrais également rappeler que rentrer en France parce qu'on ne se sent pas à notre place au Québec, ce n'est pas un échec. L'échec c'est d'avoir peur de franchir le pas ou de s'obstiner à rester si on n'y est pas heureux. Il n'existe aucune destination, aucun pays ni aucune culture parfaits. Le Canada et la nation québécoise ne font pas exception. 
      D'abord, il faut se débarrasser de l'image de carte postale provenant du marketing gouvernemental québécois ou canadien. L'immigration au Canada, et notamment au Québec, a été longtemps un juteux commerce, les démarches sont très longues et très coûteuses. Puis il ne faut pas donner de crédit à la fierté québécoise qui tentera de vous faire culpabiliser dès que vous aurez des doutes ou que vous vivrez le désenchantement, comme si d'un coup vous ne méritiez pas le Québec. Le réflexe d'orgueil tant lu peut se résumer à : "si vous n'aimez pas le Québec, vous le quittez". Certes. Une manière très enfantine de faire taire toute critique, si mal gérée en Amérique du nord, et spécialement au Québec. Le plus gros effort qu'un français doit faire en venant au Québec c'est d'apprendre la diplomatie (la France excelle davantage dans l'art du débat et de la critique continuelle stérile). Je n’exagérerai pas en disant qu'en venant ici vous devrez l'effort supplémentaire de vous laisser taquiner par les québécois sur votre identité française tout en ne cédant pas à l'envie de répliquer. Une manière de faire plaisir à l'hôte en quelque sorte. 
       
       
      Les Québécois (Montréalais)
      J'ai beaucoup entendu de choses à leur sujet, toujours exagérément positif. D'abord de quels Québécois parle-ton à Montréal ? En 10 mois, je n'ai pas eu beaucoup de contacts ni personnels ni professionnels avec des franco québécois "de souche". Rappelons-nous que le Canada est une terre d'immigration, Montréal une destination privilégiée de toutes sortes d'immigrants. Les probabilités sont grandes que vous aurez, à Montréal, des contacts avec d'autres immigrants de première génération. Ces quelques rapports avec les immigrants russes, chinois, libanais, marocains sont précieux, car il vous faudra attendre parfois longtemps avant d'avoir des relations même superficielles avec des locaux, pour qui au mieux vous n'existez pas.
      Vous souvenez-vous de la magie de vos premiers séjours en tant que touristes ? La rapidité avec laquelle un Montréalais se précipitait pour vous indiquer le chemin ? Oubliez ça. Car dès lors que vous poserez le sol en tant qu'immigrant, vous n'aurez plus le droit à autant d'égards. Si vous avez immigré c'est que l'opération de séduction a fonctionné. Il faudra ensuite vous débrouiller avec la réalité.
      J'ai entendu dire que les québécois étaient "authentiques", plus "vrais". Outre le fait que ces qualificatifs ne sont pas porteurs de beaucoup de sens, il vaut mieux vous atteler à définir rapidement les personnes que vous rencontrerez en usant d'un prisme moins naïf. Ceux que j'ai rencontré à l'ouest de l'île, que d'autres amis français  ont eux-mêmes rencontrés, sont plutôt "mal polis" et indifférents ... et là je parle surtout des francophones. Vous n'aurez pas de bonjour, aucun au revoir ni de merci en tenant une porte, de la part de vos voisins d'immeuble. Même un voisin qui était pourtant monté chez moi Si c'est le cas c'est une bonne surprise, n'y comptez pas. Certains seraient tentés d'y voir de l'impolitesse caractérisée, presque une provocation, alors que c'est une simple différence culturelle majeure, lourde de conséquence aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Les modèles français et québécois situent, de ce point de vue, vraiment aux antipodes. Si vous ne connaissez pas un québécois, vous ne le saluez pas, il faut le savoir. C'est socialement acceptable de croiser vos voisins sans piper mot, en regardant vos chaussures. Accueillez ces instants de solitude et de silence complices comme votre première vraie expérience québécoise et Montréalaise.
      Si vous travaillez ça sera aussi drôle. Les collègues ne se saluent ni en arrivant, ni en quittant au bureau. Les français qui ne peuvent s'empêcher de dire bonjour, au revoir, merci, désolé dans l'ascenseur, toute la sainte journée, doivent vite se reprogrammer. Il ne s'agit pas d'une norme québécoise, mais d'une absence de règle établie qui engendre une confusion amusante. Car, quand deux personnes se croisent seuls dans un ascenseur, ne croyez pas qu'il n'y a aucune gêne. Vous aurez des tentatives approximatives par le regard ou des mouvements de menton de contrebalancer leur incapacité à échanger des mots de politesse un tant soit peu formels. Les franco Québécois ont un vrai handicap très British, se révélant dans certaines circonstances, qui contrastent avec le contact facile et peu formel dont ils sont capables dans bien d'autres circonstances.
      Vivant dans les quartiers ouest de Montréal, mêlé d'anglophones et d'allophones (donc anglophones !), je peux vous dire que sur les petites formalités du quotidien, les petits mots et sourires qui ne coûtent pas cher, les anglos sont beaucoup plus agréables au premier contact. Ce n'est pas ici un à priori de français frustré, mais d'un français né à Montréal, ayant eu quelques amis québécois et de la famille québécoise sur place ayant vécu dans d'autres provinces canadiennes et qui attestent de ce fait surprenant.
      Les québécois sont des hypersensibles, très fiers. Cette hypersensibilité s'accorde mal avec l'arrogance parisienne, car encore une fois les deux se situent aux antipodes. Si vous ne pouvez accepter cette hypersensibilité presque enfantine, vous aurez de mauvaises surprises. A la question fréquente et très naïve : "Aimez-vous le Québec ? Que préférez-vous la France ou le Québec ?" simplifiez votre pensée et acceptez de mentir pour faire plaisir à l'hôte. N'essayez pas de leur faire remarquer que vous ne connaissez que Montréal et que la région parisienne, seuls points de comparaison possibles, c'est peine perdue. Ce qu'ils veulent entendre c'est leur hymne national (québécois). Ils ne s'intéressent pas à une étude comparée des deux cultures et encore moins aux avantages et aux inconvénients des deux références, c'est une approche rationnelle qui ne répond pas à leur besoin primaire, celui d'entendre que le Québec c'est beau et que les québécois sont gentils, deux affirmations qui se défendent et sur quoi il faudra focaliser votre discours. Ils ont besoin de prolonger le mythe et d'être continuellement rassurés sur leur identité québécoise. C'est important de comprendre ça du point de vue historique, des changements que le Québec a opérés depuis seulement 40 ou 50 ans, cette fierté nationale francophone, après avoir vécu sous le joug des anglophones. C'est ce souvenir, cette souffrance identitaire, qui ont conduit à passer de l'étape "Québec, la Belle Province" à "Québec, je me souviens". Une manière de rappeler d'où ils viennent, du miracle québécois et d'entretenir pour plein de bonnes et de mauvaises raisons, une dent tenace contre les anglophones. 
      Les québécois ont tendance à rester au premier degré. La veille France taquine avec un nombre de degrés qui décontenancent et irritent jusqu'à ses voisins européens. Là encore, le danger vient des extrêmes qu'il faut tenter de réconcilier. Si vous ne connaissez pas bien vote interlocuteur, ne tentez pas de complexifier votre discours à outrance, restez direct et simple. Le reste viendra progressivement.
      Si on pouvait se risquer à une généralité sur le Québec qui vaut pour tout le Canada, c'est que les gens tiennent à leur mode de vie basé sur la tranquillité et leur liberté, leur tendance à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Il n'est donc pas étonnant que les canadiens sont globalement un peuple plutôt heureux, tandis que nous français (parisiens surtout), nous nous condamnons nous-mêmes à rester malheureux en toute circonstance. Ceci a des conséquences directes sur les relations sociales. Comme dans beaucoup d'autres cultures, on cherche à garder ce point d'équilibre et de bonheur canadien qui oblige à se voiler la face si nécessaire. Oubliez la critique directe, sans ménagement. Préférez le contournement, les périphrases et pour faire passer un message en Amérique du nord, rien ne vaut que commencer par présenter d'abord les aspects positifs.
       
      Les anglicismes et le franglais (Montréal)
      Chaque semaine dans les journaux locaux nous apporte une nouvelle salve d'hypocrisie toute québécoise sur le nombre d’anglicismes scandaleux utilisés par les français, tout en leur se moquant de leur accent (il est proverbial), et en balayant derechef l'excuse d'une proximité avec un vilain impérialiste anglophone qui ne vaut que pour eux. Or, il n'en est rien. L'impérialisme linguistique anglophone est un problème mondial qui est totalement décorrélé de la situation de nos frontières physiques, même si le Québec oublie vite la proximité physique française et britannique. Je ne peux me prononcer pour le Québec, je ne connais vraiment que Montréal, ville particulière, internationale, qui impose progressivement l'anglais au grand dam des identitaires québécois. N'avez-vous pas entendu le scandale à propos du débat politique télévisé exécuté en anglais les candidats au poste de premier ministre de la nation québécoise ? On y apprend deux choses : le débat identitaire francophone est toujours vif (et parfois fort drôle); tous les québécois ne parlent pas bien l'anglais... loin s'en faut.
      Le français à Montréal est en réel danger. Non pas à cause de la présence massive des allophones qui parleront plutôt l'anglais que le français, mais parce que le niveau du français écrit et parlé est dramatiquement bas. Pour s'en convaincre, il suffit de lire les interventions des personnalités québécoises dans les réseaux sociaux. Les fautes de grammaire sont si fréquentes qu'il faut user de courage et de détermination pour aller au bout de certains échanges. Cette tendance n'est pas que québécoise, et questionne sur les causes de cet appauvrissement. Les identitaires n'auront que la prépondérance de l'anglais à la bouche, ce qui n'est que partiellement vrai. La raison est bien plus simple : le français est une langue très exigeante et bien plus complexe à maîtriser que la langue anglaise, les efforts consentis à correctement parler et écrire une langue diminuent dramatiquement. L'omniprésence de l'anglais et sa relative facilité d'apprentissage, jouent de concert pour affaiblir toujours plus le français. Pour ma part, né à Montréal, éduqué en France, amoureux de la langue anglaise tout autant que de la langue française, le bilinguisme devrait être ressenti par tout Canadien qui se respecte comme une partie essentielle de son identité, débarrassé des reliques du passé. Ce qui m'irrite ce n'est pas tant qu'on parle beaucoup anglais à Montréal, c'est que dans les provinces anglophones canadiennes on préfère apprendre l'espagnol pour commander une Tequila durant les vacances au Mexique ou à Cuba, plutôt que de se donner le défi de maîtriser le français. A chaque fois que je croise à Montréal un anglo qui tente d'utiliser son français même fragile, je suis ému, parce que je connais les difficultés derrière.
      Les anglicismes et franglais à Montréal sont partout. Dans la catégorie du franglais, je range tous ces termes anglais indûment traduits littéralement en "français" alors même qu'un terme francophone existait déjà. La liste est sans fin, avec des exemples particulièrement irritants comme céduler (de schedule), cancellation (de cancel), application (de apply). Ne croyez pas que je sois dur avec les québécois, le Comité québécois chargé du bon emploi du français est assez critique lui-même. Je suis convaincu que les québécois ont une trop grande facilité à prendre pour excuse leur imposant voisin Etatsunien (le jour où les canadiens arrêteront d'appeler les Etats-Unis du nom d'un continent tout entier, ça sera le début de leur liberté !) plutôt que de résoudre le problème d'apprentissage et d'encouragement positif.
      Une autre réaction (moquerie) fréquente des québécois à l'encontre des français c'est à propos de leur accent anglais. Nous partageons avec les anglophones une difficulté toute particulière et réciproque, qui nous rend misérable à parler dans la langue de l'autre. Certains québécois semblent avoir résolu ce problème, grâce à un subterfuge intéressant : la prononciation québécoise s'est progressivement adaptée (altérée)  à certains endroits à la prononciation anglaise américaine : rythme, son nasillard, "eurisation", etc.
       
      La langue québécoise
      Ça y est vous êtes arrivés au Québec. Une fois passées les approximations langagières du commun des mortels, paresseux et mal formé, profitez de l'occasion pour vous plonger dans vos racines. Vous venez de France ou de Belgique, vous avez donc une histoire linguistique croisée, commune et une partie distincte que vous aurez l'occasion d'approfondir. Partez chez Renaud Bray et achetez-vous vos premières œuvres littéraires québécoises. Les différences sont parfois saisissantes, les "néologismes" et expressions québécoises peuvent vraiment vous régaler. Ce n'est malheureusement pas à Montréal que vous vivrez le Québec au quotidien, ça sera plutôt pendant le peu de jours de vacances. oubliez ce que vous avez entendu et qui vaut peut-être pour le reste du Québec : personne ne vous regardera de travers si vous dites email au lieu de courriel. La présence française de longue date à Montréal, l'omniprésence anglaise, ont quelque peu assoupli les règles qui ne sont jamais strictes. Vous n'aurez aucune difficulté à comprendre vos interlocuteurs dans la grande majorité des cas, et réciproquement. 
       
      La nourriture
      C'est là que le bât blesse. Si vous êtes un viandeux comme les français peuvent l'être, que vous salivez à la vue d'une bonne grosse pièce de viande grasse et juteuse ? Vous serez heureux en Amérique du nord (en Amérique de manière générale). Si vous préférez les légumes (c'est mon cas), la vie sera plus décevante : les légumes ne goûtent pas grand chose et sont de faible variété. Si je mange occasionnellement certaines viandes, j'ai la palais sensible : oubliez la viande de bœuf extra-maigre à 5% de MG, ici c'est 15%. C'est une culture de barbecue, c'est le gras qui donne la saveur. Le poulet est la viande la plus mauvaise qu'il m'est été donné de goûter (achetée chez Provigo, Métro), même bio nourri au grain. Nous avons décidé de l'écarter de notre menu définitivement, faute d'avoir trouvé une manière de le cuisiner. On l'utilise que pour créer un bouillon.
      Les produits industriels sont généralement trop sucrés et trop salés, même si cela change lentement. Si vous voulez connaître votre budget avec précision en dehors des sites d'expatriation, vous pouvez vous rendre sur le site de Métro et simuler des achats en ligne pour la semaine. 
      Montréal est une grande destination pour les gastronomies du monde entier. Ce qui ne signifie pas que tout y est bon. L'ouest de Montréal offre peu d'endroits sympas pour souper dehors, sauf sur Monkland. Vers Côte des Neiges,  Acadie ou Villeray vous trouverez sans doute des bons restaurants indiens ou pakistanais. Le seul endroit riche en restaurant de touts sortes c'est le Plateau et le centre-ville. Si on habite à l'opposé, c'est un peu long la balade.
       
      Les habitations
      Si les habitations traditionnelles Montréalaises, les duplex et triplex, peuvent avoir un attrait certain, Montréal n'est pas une jolie ville par absence de règle urbanistique. le très joli peut y côtoyer le très laid. Oubliez les ghettos et les cités. Les rues sont longues, et le niveau social évolue pas mal au fil des artères Montréalaises. Il y a des quartiers de perdition qu'il faut éviter. C'est en général là on où on va faire la fête, pas le meilleur endroit où habiter pour se reposer entre deux cuites.
      Vous louerez sûrement votre logement à Montréal et sans références vous aurez moins le choix. Mais le parc immobilier de Montréal est très vieillissant, peu isolé phoniquement. Probablement, vos premiers choix à modeste budget seront limités en termes de quartiers et de qualité. Si vous aimez entendre vivre vos voisins, que vous trouvez ça festif et communautaire, vous serez heureux n'importe où à Montréal. Si le bruit des voisins qui se lèvent tôt vous dérange, vous y serez malheureux. Dans le deuxième cas, il faut éviter l'ouest vieillissant avec majorité de jolis duplex au charme typique des parois en bois fines et plancher qui grince. Les duplex Montréalais peuvent être un régal pour les yeux de l'extérieur, un enfer à l'intérieur. Dès que vous le pouvez, misez sur le budget supérieur. Si c'est difficile à trouver, privilégiez un bail court quitte à le renouveler ou à payer un déménagement : avec 6 mois d'historique de locataire payant rubis sur l'ongle, vous aurez plus de possibilités.
      Le bail de location est obligatoire maintenant au Québec. Par contre, une promesse verbale vous engage encore comme dans le temps. Ne dites pas oui avant d'être sûrs.
      Les rénovations des logements sont très superficielles. Ce n'est pas la peine d'inspecter dans le détail comme on le fait en France (c'est même mal perçu), ici on fait avec l'approximatif qui vaut dans les deux sens. Il y a deux raisons à cela : les propriétaires louent pour leur investissement de retraite mais très souvent c'est un parc géré par une poignée de riches propriétaires qui veulent juste que leur commerce tourne en investissant le moins possible; les loyers sont théoriquement capés par un organise québécois qui tire le prix des loyers vers le bas par rapport à la réalité du marché (dans ce cas pourquoi investir dans une rénovation professionnelle de qualité non rentable ?).
      Pour les européens, le parc vieillissant de Montréal, avec l'absence de normes d'isolation phonique, d'éléctro-ménagers de qualité, est un choc culturel. Dans la majorité de cas, ce sera un semi-meublé, c'est-à-dire que le propriétaire fournira l'éléctro-ménager très basique et les meubles de cuisine, avec une buanderie communautaire au sous-sol. Cette histoire de buanderie communautaire me fait encore transpirer : c'est une habitude locale très ancienne, qui fait économiser de la place mais dont l'hygiène me dépasse complètement. Préférez les logements qui vous autorisent à installer vos propres laveuse-sécheuse. 
      Sachez qu'un propriétaire individuel met plus en péril le remboursement de son crédit hypothécaire (immobilier) qu'une société de gestion qui doit absolument faire le plein dans ses immeubles. Si vous manquez de références, privilégiez les sociétés de gestion, potentiellement plus souples avec les conditions. 
      Si vous devez passer un été à Montréal, veillez à louer un logement avec climatisation. Choisissez le quartier après l'avoir visité, mais aussi par rapport aux écoles (système de "carte scolaire"), à la proximité des épiceries et d'une station de métro (8 mn pied par -25 c'est long mais faisable, le double devient rapidement et inutilement pénible).
       
      La sécurité
      Toute le monde vous dira que Montréal est une ville sécuritaire, et en vous disant cela tout le monde vous mentira partiellement. Statistiquement, la criminalité par nombre d'habitants est assez proche d'une grande ville française comme Paris. Côté maffieux, Montréal serait plus proche de Marseille que de Paris (les Hells, Cosa Nostra, les gangs qui ont pignon sur rue). Mais la sécurité ne se trouve pas dans les statistiques, c'est un sentiment général. Montréal est une ville le plus souvent paisible. De même qu'on y fait gentiment la file d'attente (sauf exceptions grossières), on n'y ressent pas de tensions particulières. Il y a des vols et des agressions à un nombre assez normal pour une grande ville (en réalité j'ai plus été témoin dans les trois premiers mois à Montréal qu'en dix ans en banlieue parisienne, sans jamais me sentir en réel danger, allez comprendre !), mais on s'y sent en sécurité. on peut prendre les transports en commun sans regarder derrière soi en toute circonstance. La région parisienne, est à l'opposé de Montréal : à statistiques très proches, il ne nous arrive rarement quelque chose de fâcheux, mais on s'y sent toujours tendu et sur le qui-vive.
       
      Le système de santé
      Catastrophique. Grâces aux conservateurs et à la réalité politique particulière du Québec qui fait que les médecins ne sont pas du tout obligés de participer à l'assurance maladie nationale, Montréal se trouve dans une sorte de désert médical étonnant et frustrant. Oubliez votre médecin de famille référent, vous n'en aurez pas. Pour se faire soigner à peu de frais avec sa belle carte Soleil, il faut aller dans une "clinique sans rendez-vous" à l'accueil pitoyable, à la file d'attente parfois interminable, mais aux services médicaux corrects. Or, ces cliniques ne se trouvent pas partout. Si vous voulez choisir votre lieu de résidence prenez ça en considération, pensez quand vous aurez la grippe, que votre enfant sera fiévreux et que vous devez marcher dans le froid pendant 15 mn puis prendre le métro deux ou trois stations, attendre deux ou trois heures, avant de vous faire ausculter 10 mn.
      Dans votre budget, comptez 300$ ou 600$ par hiver le coût d'une ou deux visites médicale à domicile, pratique, de bonne qualité .... et non remboursé par le RAMQ (assurance maladie).
      Selon votre lieu de résidence à Montréal, le coût d'une visite à domicile vous reviendra 240$-280$ (hors frais de médicaments). 
       
      Le climat
      Je suis d'origine italienne et je croyais que l'hiver à Montréal serait insupportable. Mais si vous n'avez pas de climatisation, c'est l'été humide et caniculaire qui va vous faire souffrir. En comparaison, l'hiver est plus facile à s'adapter. Il suffit de vous couvrir autant que nécessaire jusque dans certains cas très exceptionnels, ne pas sortir de chez soi lors des froids polaires. Mais le Québec est une très grande province, qui s'étire très au nord près du pôle nord. Montréal se situe au sud. Ses températures hivernales sont impressionnantes, mais largement supportables. Si vous avez la thyroïde paresseuse et que vous ne régulez pas bien la température de votre corps, c'est une destination peu commode. 
      Mais le froid se stabilise très froid en janvier et surtout février, avec une tendance fréquente à se prolonger encore en mars. Perdez vos repères de températures qui n'ont plus rien à voir avec la France. Quand vous grelottiez de froid en région parisienne dans une humidité à 5°C c'est plus difficile que -10° dans un froid relativement sec et un ciel bleu ! 
      En revanche, si vous dépendez d'une voiture, l'hiver va vous gâcher la vie ... :-)
       
      En conclusion : ne partez pas au Canada avec les étoiles plein les yeux. Y vivre et y passer des vacances sont deux réalités bien différentes. Le Québec (Montréal) n'est pas la destination parfaite, elle a de très bon côtés et de mauvais côtés également. N'écoutez pas les grincheux de tout bord, mais ne risquez pas votre vie sans avoir pesé le pour et le contre, ne négligez pas les différences culturelles. Quitter la France après avoir goûté la douceur de Montréal l'été, n'a rien à voir que de devenir un immigrant, d'y chercher du travail et d'y passer l'hiver. Si vous essayez mais que vous rentrez plus tôt que prévu, ce n'est pas un échec, vous aurez tenté l'aventure et vous ne serez pas les mêmes. Gérez vos risques financiers en prévoyant votre retour anticipé, ne mettez pas tout dans votre changement de vie. 
      Choisissez votre destination avec soin : Montréal c'est bien pour trouver du travail dans le tertiaire, les postes de spécialistes (les salaires commenceront en moyenne plus bas qu'à Paris), la ville de Québec y est sensiblement plus froide l'hiver mais également plus francophone. Mais il y a des destinations plus intéressantes encore comme les provinces atlantiques (le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle Ecosse).
       
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