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  1. Bonjour la quarantaine doit se faire dans la ville d'arrivée ou la ville de résidence si celle ci est différente ? Merci
  2. Bonjour à tous! Avec ma femme, nous prendrons notre décision en notre âme et conscience mais nous aurions besoin de vos avis sur notre projet. Voici mon récit, faite chauffer le café, un petit plaide et bonne lecture! Je me présente Emmanuel, bientôt 30 ans, Scrum Master et développeur Java (Facilitateur dans une équipe de travail et développeur Informatique). Passionné de la culture nord-américaine (Je joue au football américain, je roule en muscle car américain et j'adore la poutine). Il y a presque 10 ans, je suis venu vivre dans la belle province du Québec, plus précisément à Montréal afin de réaliser une session à l'UQAM ainsi qu'un stage au centre de recherche GDAC de l'UQAM. Une expérience très enrichissante, découverte de la culture, de la ville, de l'hiver, des gens et de leurs façons de vivre. A la fin de cette expérience, je me suis promis de revenir dans la belle province pour vivre une nouvelle expérience moins étudiante et plus professionnelle. Nous voici en 2020, ma vie en France a énormément évoluée! Je suis indépendant dans mon boulot, avec les avantages du CDI (Portage Salariale) et la paie d'un indépendant autant vous dire que nous vivons très bien. Depuis août 2018, je suis marié avec une magnifique femme, elle a une licence en Psychologie et une licence dans le médico-social. Aujourd'hui elle est fonctionnaire, elle travail en tant que Coordinatrice Scolaire avec une trentaine de personne à manager. Nous avons acheté notre maison, j'ai atteint des objectifs de vie que je m'étais fixé il y a 10 ans! Nous voyageons et nous aimons ça, d'ailleurs nous étions à Montréal en Février 2019 pendant 10 jours, un plaisir de faire découvrir Montréal et Québec à ma femme. Que dire? La belle vie! Cependant, nous sommes des personnes qui aimons vivre avec des gros projets, des rêves, des challenges et aujourd’hui le COVID est arrivé, l'idée de lancer ma Startup est un peu mort dans l’œuf (Situé dans une niche qui subit la crise financière). Ma femme réfléchie à changer de boulot, moi à changer de client pour un nouveau challenge et la… SURPRISE! Nous sommes le dimanche 19/04 et une offre d'emploi pour un job de Scrum Master à Montréal est présente devant mes yeux. J'en parle à ma femme, ses yeux pétilles, voilà notre nouveau challenge! J'envoie mon CV et le rendez-vous est pris pour le premier entretien... Maintenant pourquoi je vous raconte ma vie ? Simplement car je souhaiterai éviter les pièges, j’ai beaucoup lu de retour d’expérience, de tranche de vie sur les expériences d’expatriation mais souvent négatif… Les développeurs sont recherchés, sur le site du gouvernement, il annonce un salaire d’environ 85 000$ annuel soit près de 4800$ net par mois. Ma femme trouvera un boulot sans problème surtout qu’elle envisage d’expérimenter des choses nouvelles comment vendeuse dans une boulangerie, me demander pas pourquoi mais elle en a envie J Voici nos questions: - Pensez-vous qu’avec 6000$ par mois, nous pouvons avoir un niveau de vie correcte ? - Quelles sont les normes au Québec au niveau des contrats ? Je veux dire, nombre d’heures, nombre de jour de congés, assurance maladie etc. Je ne veux pas comparer avec la France, simplement je souhaite savoir où je mets les pieds. - Pensez-vous qu’un logement récent voir neuf avec deux chambres, meublé, avec une terrasse, proche d’une station de métro sur le plateau est facilement trouvable ? Sinon que pensez-vous de Griffintown avec les nouveaux condos luxe ? Vie de quartier, prix etc ? Où avez-vous d’autres idées de quartier ? - Ma femme à des problèmes de santé qui demandent des examens lourds en cas de rechute comme des Scanners, IRM, Ponction lombaire, suivi d’un neurologue, suivi ophtalmologique. J’aimerai donc avoir une assurance santé en béton, les employeurs proposent-ils des couvertures aux oignions ou faut-il compter que sur nous-même ? - Y-a-t’il des jeunes couples expatriés qui sont passés de 2 à 3 dans leur famille ? C’est un sujet au cœur de notre réflexion Merci d'avance pour vos retours! Emmanuel & Éléonore
  3. Bonjour à tous! J'ai jusqu'à présent eu de la chance, je n'ai encore jamais eu besoin de consulter un médecin au Québec. Le moment est cependant venu, j'ai une douleur persistante qui traine depuis 3 mois et je voudrais consulter pour savoir de quoi il retourne et me faire soigner. J'ai bien du mal à comprendre le système de santé Québécois et je me demande si vous sauriez me renseigner. Pour info, je suis résident permanent, j'habite à Montréal, j'ai la RAMQ, un emploi salarié, une assurance collective par mon employeur. Rien que tu très classique pour un immigré salarié au Québec. De ce que je comprends, il y'a le "choix" pour se faire soigner de: - Se rendre à l'hopital (aux urgences?) mais ils sont pleins et les délais d'attente sont inhumains - Se rendre dans une "clinique sans rendez-vous", mais en fait avec rendez-vous sinon on n'a pas de consultation Il reste l'appel au 811 qui me semble ne servir à rien. Prendre du Tylenol ne servira à rien pour une douleur de 3 mois. Concernant les cliniques sans avec rendez-vous, je crois comprendre que: - Il faut obligatoirement un rendez-vous pour s'y rendre - La très grande majorité font affaire avec le site Bonjour-Santé pour la gestion de leur rendez-vous (https://bonjour-sante.ca/). Le site a une option permettant de payer quasiment $20 pour augmenter ses chances de trouver un rendez-vous. - Il existe aussi un site gouvernemental du ministère de la santé pour les prises de rendez-vous (https://www.rvsq.gouv.qc.ca/fr/) Mon problème avec Bonjour-Santé et le site gouvermental est que je ne trouve strictement aucun rendez-vous dans aucune de la petite dizaine de cliniques testées. Je suis allé chercher jusqu'à Chicoutimi, sans succès. Rendu là, j'ai plusieurs questions pour la communauté: Je crois comprendre que les consultations en clinique sont payantes. Si c'est bien le cas, sont-elles remboursées (au moins en partie) par la RAMQ? Par l'assurance collective de mon employeur? Dans mon cas (non urgent), comment puis-je voir un docteur? Vaut-il mieux aller à l'hopital? Dans une clinique? Si c'est dans une clinique, faut-il ou pas un rendez-vous? Si oui, comment en prendre un sachant que je n'arrive à rien via les sites indiqués plus haut? Un gros merci par avance!
  4. Bonjour à tous et à toutes! Je suis une recherchiste/scénariste de Montréal et pour un projet lié à l'accueil des nouveaux arrivants, je suis à la recherche de familles avec un enfant (ou plus) âgé entre 4 et 7 ans, venues d'Europe, et qui s'installeront à Montréal ou dans les environs au cours de l'été 2020 (entre la fin juin et le début septembre). Vous vous reconnaissez ou vous reconnaissez certains de vos proches? J'aimerais vous parler! Au plaisir de faire votre connaissance!
  5. Bonjour, Je suis étudiante à Montreal depuis 1 ans et demi, à mon retour en France pour noel je suis allée chez la gynéco qui ma trouvé un kyste à l'ovaire. Elle m'a demandé de retourner voir une gynéco à mon retour au Canada pour voir si le kyste était parti avec mes règles, sinon je devrais me faire opérer pour l'enlever. Cela fait maintenant 2 mois et je ne sais toujours pas comment prendre un rdv ici chez une gynécologue, j'ai contacté des cliniques mais elles me proposaient soit des prix exorbitant (plus de 300 dollars juste pour une consultation!) ou me répondaient qu'elles ne faisaient pas ce type d'échographie. Est-ce que quelqu'un connaitrait une gynécologue dans le centre-ville ou une clinique ou je pourrais aller? Est-ce que quelqu'un a déjà connu une situation similaire et pourrait peut être me guider? Merci de votre aide
  6. Bonjour, alors voila je suis un peu mélangé ces derniers jours. En effet, l'admission d'automne 2020 pour l'université de Montréal approche à grand pas et j'ai des millions de questions dans ma tête. je désire aller en médecine (tout ce qui est dentiste, pharmacie, nutritionniste, etc..), mais, malheureusement je n'ai pas une cote r de 100 (aha) pour y entrer directement. Voici mes questions: - Est-ce possible de choisir n'importe quelle programme pour y entrer par la suite ou je suis obliger de prendre un programme en science de la nature? - Il me reste un DERNIER cour de cegep en été, puis-je quand même m'inscrire à l'admission d'automne 2020? - Quelle programme vous me conseillez MICROBIOLOGIE ou BIOCHIMIE ET MÉDECINE MOLÉCULAIRE (le plus facile pour changer de programme par la suite)? Merci d'avance Salwa G
  7. Bonjour à tous Avec mon mari, nous aimerions partir vivre au Canada, à Montréal. Je suis journaliste de formation. On nous a conseillé de partir en contrat jeunes professionnels car nous avons un enfant. Avez-vous des conseils à me donner pour pouvoir postuler là-bas dans les meilleures conditions ? Merci beaucoup pour vos réponses. Paoline
  8. Salut à tous, étant un futur étudiant international, je veux faire mon admission dans un cégep mais ils demandent les relevés de notes des 3 années secondaires. Pour la première et deuxième année c'est pas un problème je les ai mais pour la terminale j'ai que le relevé de note et le diplôme du baccalauréat est-ce suffisant?
  9. Bonjour à vous, Je suis une future travailleuse sociale diplômée de l'UQÀM. Je souhaite déménager à Bruxelles pour un an afin de découvrir un réseau de santé et de services sociaux différent et retourner en Europe (je suis française et canadienne). J'ai remarqué qu'il y a plusieurs Belges qui souhaitent immigrer au Québec sur ce forum. Je peux vous informer sur les procédures (je fais justement mon stage dans un centre d'aide aux immigrant.e.s). Je recherche des collègues assistantes sociales belges qui pourraient me partager leurexpérience de travail en Belgique et les équivalences de diplômes. Je peux également vous renseigner sur les conditions ici au Québec. Au plaisir de discuter, Olivia
  10. Voila mon retour d’expérience après un an au Quebec sur Montréal. Il est plutôt négatif et pour être honnête je n'ai jamais été aussi dépressif. Pourtant j'ai vécu des situations pas très drôles dans certains pays avec beaucoup de corruption comme le fait que tu puisses finir en prison grâce aux faux signalements de personne qui ne t'aime pas car tu es blanc (car la loi est faite pour la population locale...). Je suis venu en mars 2017 après que je fus débauché par grande entreprise française de jeux vidéos (j'ai fait du forcing pour utiliser mon pvt plutot que d'etre sur un visa de travail lié, je préféré avoir un sentiment de liberté). Je travaillais auparavant sur Paris dans un tout autre domaine) mais j'ai déjà travaillé dans plusieurs pays qui n'avaient rien à voir avec la France. Personnalité: je suis quelqu'un de très direct qui vit d'avantage pour travailler que l'inverse, par conséquent si mon travail ne me plait pas, je démissionne. Je sais que tout le monde n'est pas d'accord avec ce principe (et les points de vue se valent), je pars du principe que lorsque tu passes minimum 8 heures par jour au travail, c'est pour t’émanciper un minimum et je sais que ce n'est pas le cas de beaucoup de monde, car beaucoup de jobs sont ingrats et beaucoup de gens font dans l'alimentaire (traduction: bosser juste pour (sur)vivre et oui la société est mal faite, etc.). Je travaille dans l'informatique et même si je ne suis pas un génie c'est un domaine qui m'a toujours passionné et qui me pousse à me maintenir à jour régulièrement. J'ai bossé dur durant mes études et dans mes différents emplois respectifs pour augmenter mes chances d'avoir un job qui me plait, même si tout n’était pas parfait, ça a plutôt joué en ma faveur durant mes 6 premières années d’expérience. C’était supportable jusqu’à que j'arrive sur Montréal. Disclaimer: ce que je décris ce n'est que mon expérience, et je me demande si d'autres y font écho, j'ai très certainement eu de la chance auparavant pour avoir été choqué par certaines choses (même si dans les pays ou j'ai bossé avant, certains n'avaient pas de salaire minimum...). Je m'excuse d'avance si je parais arrogant ou peu respectueux de la culture locale. J'exprime juste ce que je ressens après un an de vécu, ça ne veut pas dire que je généralise tout ce que je dis, c'est juste ce que j'ai vécu et mon impression. Les avantages Je me sens en sécurité à Montréal (contrairement à Paris et les sauvages la nuit tombée). Personne te fait ch**r dans la rue ou les transports en commun. Il est assez facile de trouver un appartement et c'est relativement bon marché. Tu ne payes pas l'eau, dans mon cas je ne paye ni l'eau ni le chauffage ni électricité et je suis à 20 min du centre-ville de Montréal. Il y a moins cet aspect de t'inciter / forcer à venir à une soirée au travail. Le préavis pour partir n'est souvent que de 2 semaines donc tu ne dois pas patienter 3 mois lorsque tu en as marre. Les inconvénients (fort probable que j'ai pas eu de chance au niveau des mes emplois ici) Le politiquement correct. La nourriture est pas souvent très fraîche, j'ai eu pas mal de fois envie de vomir juste en cuisinant des légumes ou des fruits de chez provigo, metro, etc... et c'est systématique pour la viande bœuf en sandwich (je pense que je dois avoir une allergie). Manque de formalisme dans les contrats, tu signes en tant que pigiste pour 6 mois quelque part, ton contrat est renouvelé tu n'as aucune preuve écrite.... Souvent aucune note sur comment tu peux résilier le contrat de ton coté, par contre toutes les façons dont la partie cliente peut te jeter sont très clairement explicitées (j'ai vu des contrats bien rédigés et des très mauvais mais je n'ai pas vu de limite basse). Manque de banques en ligne potables, les autres ont des frais débilitants. Tout le monde le sait déjà: abonnements téléphoniques et internet hors de prix ou il faut négocier en mode marchand de tapis pour avoir mieux... (pourquoi ne pas tout mettre au clair par écrit sur ce qui est possible, va savoir...) Le chitchatting hypocrite de la personne qui te connait pas et qui s'en fout de toi mais qui te demande quand même à chaque si tu vas bien lorsque je paye mes courses...: je ne sais jamais si je dois répondre ou non, ni même quoi répondre. J'ai l'impression que si je réponds je suis hypocrite car je ne veux pas le faire. Si je ne le fais pas je vais paraître rude (ça me le fait encore après un an, toujours ce même struggle). Mon ressenti il vaut mieux faire du bruit et paraître plutôt qu'il y ait ce silence qui tue. En réunion j'ai eu ça aussi: une salle est réservée pendant deux heures, en 30 minutes j'ai fini... et bah on m'a forcé à rester pendant 1h30 de plus pour se regarder dans le blanc des yeux... à pseudo tenter de trouver quelque chose à se dire...). Les transports en commun, la RATP n'est pas si mal, surtout en hiver... attendre des bus "en transit" qui passent devant toi par -30 ce n'est pas le "fun". Les salaires sont assez bas, cela se ressent particulièrement car il y a très peu d'avantages (peu de congés payes [souvent pas de congés maladie], mauvaises assurances, retraite "décente" que via les REER / RRSP (tes savings en fait avec de la detax) souvent pas de remboursement du titre de transport, pas de tickets resto / panier repas. Je perds souvent au change même si les appartements sont moins chers. Le WFH (work from home) me semble pas être du tout efficace, je considère souvent que mes collègues sont off lorsqu'ils travaillent de chez eux... disponibilité de 2 heures environ sur une journée de 8. Le système de santé fait peur, médecins pas souvent compétents (peut-être pas eu de chance) qui vont faire une recherche Google pour savoir ce que tu as, avec un choix limité pour aller voir ailleurs. Les assurances santé et les plafonds de la province, oui même si ton assurance rembourse bien, le gouvernement ne veut pas que ton assurance paye tout le reste chez le dentiste (ça ne me concernait pas directement j’étais en PVT donc l'assurance...osef mais j'ai eu des mauvais échos sur le système de sante en général, ne parlons pas des urgences). Les comparaisons systématiques avec les US pour se sentir mieux: "Ils n'ont même pas de healthcare en mode single-payer la-bas !", "Au moins on n'a pas de problèmes de violence avec les armes ici", "On est pro lgbt" (super BS), "On accueille tout le monde". C'est un ennemi facile par contre se regarder soi-même semble être plus compliqué et critiquer son gouvernement même de façon légère sans mal vu par contre pour les US pas de problèmes... Pourtant tout semble être bien américanisé ici. Sentiment d'hypocrisie sur la langue française et le rapport avec les autres provinces anglophones. Il faut défendre la langue mais on se fiche de comment on l’écrit (même au regard de la norme de l'office local). Je m'en fiche un peu de l’écrit mais le double discours me dérange. Recruteurs dans le domaine bancaire qui ne connaissent pas super bien la loi: demande d’enquête de crédit pour une embauche sans fournir d'explications sur le besoin de mener cette enquête (c'est la loi de renseignement au passage...). Chialage en permanence dans le dos des gens. Au travail je n'ai jamais vu des personnes passer autant de temps à se plaindre... Lorsqu'ils sont managers c'est encore pire j'ai vu des personnes bosser 5 heures par jour et chialer minimum 3 heures... faites les maths. Les gens qui disent de la merde dans le dos des autres (genre 1 mètre de distance) quand la personne se retourne ils font style qu'ils ne se passaient rien. J'ai vu ce pattern très très très souvent sur moi comme sur les autres... et sans aucune gène. Non ce n'est pas de la paranoïa (j'expliquerais un peu plus bas comment j'ai pu m'en apercevoir). Faux esprit d’équipe, peu d'entraide, on ne prend pas souvent sur soi pour aider les autres. J'ai aidé dans les équipes dans lesquelles je suis venu et les mercis ont été peu fréquents. L'aide apportée est souvent appropriée par la personne sans aucun signe de reconnaissance (j'ai beaucoup de mal avec ça...) chacun pour soi dans une équipe... Pas beaucoup d'esprit d'initiative, le travail pour améliorer les choses est mal vu: il ne faut pas faire d'heures supplémentaires pour améliorer les choses "ouin c'est pas bien". Je trouve souvent que la qualité du code est souvent pas terrible, c'est souvent peu cohérent. C'est important de partir vers 4 heures / 5 heures. C'est mal vu de dire directement quand quelque chose ne va pas (ne jamais "brusquer") même poliment ou de poser une question ("tu n'es pas autonome", tout le monde ne peut pas deviner pourquoi quelque chose a été faite de X manière pour déterminer son impact...). Première fois dans ma carrière que l'on dit par derrière que de laisser des commentaires sur le CVS est mal... tout le monde prend tout personnellement. Beaucoup de mise en avant même pour des choses qui ne le méritent pas (ajouter un opérateur "+" ou un "switch case" qui auraient peu de valeur de business). Le travail de fond est peu reconnu même lorsque tout le monde l'utilise après coup. Il faut s'auto promouvoir et le mieux s'auto promouvoir sur des petits détails. Imaginer un boulanger qui fait du pain et qui se la raconterait chaque matin pour dire "Yeah j'ai mis de la farine les mecs !!! Oh les mecs ouvrir le paquet de farine c’était pas easy! Rock n roll!" Quand tu demandes si tout va bien et qu'il y a des choses que tu pourrais améliorer et que l'on te dit "oui" avec un sourire hypocrite. Alors tu redemandes car les gens ne sont pas très discrets dans les espaces de travail ouvert et que tu les entends bitcher sur tout le monde "non non on est content de ton travail". J'en suis arrivé au point d'enregistrer illégalement mes supérieurs de nos jours (on trouvé du sacré matériel sur Amazon... stylo enregistreur, clé usb enregistreuse, fausse clé de voiture, etc.) et non je n’étais pas parano... Par contre ce genre de mensonge me fait pleurer littéralement. Ne me demander pas pourquoi j'ai beaucoup de mal avec l'hypocrisie, même après que je sois parti ça me fait toujours de la peine au cœur. J'ai toujours eu de la chance de bosser dans des endroits ou les gens se disaient directement les choses en face que ça plaise ou non. Mais ici non... je me suis même posé pas mal de questions, pourquoi ils font comme ça ? Est-ce qu'ils souffrent d’insécurité ? Est-ce qu'ils ont peur que les gens le prennent trop personnellement ? "Bah mon neveu" oui car souvent le bitchage est presque systématiquement sur ta personne et pas sur ton travail.... (j'ai eu le droit à ma façon de me comporter trop direct, mon accent de français, que j’étais trop anxieux et sérieux (what?!), que je ne devrais pas aider les autres (chacun son business) etc). Apres un an ici, j'ai pris 40kg (stress-eating), j'ai eu des pensées suicidaires, la solitude ne me gène pas plus que ça mais l'hypocrisie me rend dingue ici. Dans la dernière entreprise dans laquelle je travaillais, les gens me disaient en off que je devrais m'en foutre que l'on nous bitche (moi et les autres) par derrière... personnellement je ne peux pas. Je sais que ca arrive de partout mais de ce que j'ai vécu pour l'instant c’était systématique et de mauvaise foi. Evidemment on ne peut pas forcer les gens à penser comme nous, il faut être flexible mais comment être flexible sur les valeurs qui nous définissent ? Je pense reprendre un dernier emploi de 6 mois et retourner en France. Je n'avais pas d'attentes particulières par rapport au Canada, je me disais que le fait d'avoir déjà vécu dans des pays avec une corruption grimpante ou avec peu de droits sociaux feraient que je sois ouvert et que l’expérience serait d'autant plus facile mais j'ai toujours eu des environnements de travail qui étaient décents dans lesquels les gens travaillaient dur. L'initiative était récompensée et les gens étaient directs même si ça pouvait être blessant. Ici j'ai vu de l'office politics, des comportements dignes de stéréotypes de fonctionnaires mais en plus "américain". J’espère juste que je n'ai pas eu de chance.
  11. Bonjour, Mon amie a reçu sa confirmation de résidence permanente... cependant, rien ne lui a été décrit plus précisément... Est-ce qu'elle doit aller au bureau du 1025 St Jacques à Montréal ? Doit-elle prendre un rendez vous ? Merci
  12. Bonjour! Je viens d'arriver dans ce forum et j'espère que cette section soit la bonne! ça fait une dizaine d'années que je n'utilise pas de forums! Quelques détails sur moi: j'habite en Ontario depuis février avec un permis de travail temporaire et fermé. Je travaille à l'université et dans quelques semaines ils vont me renouveler le permis de travail pour 1 an. Mon copain a un permis de travail lié au mien mais c'est ouvert donc il peut travailler où il veut. Je n'avais pas pris en considération la possibilité de me déplacer dans la partie francophone du Canada mais le mois dernier j'ai eu une proposition pour un job à Montréal. L'employeur est très collaboratif mais il ne sait pas ce qu'il faut faire et surtout quelles sont les possibilités pour moi et mon background pour pouvoir me déplacer à Montréal et travailler pour lui. C'est une offre pour moi très importante soit à cause du sujet, soit parce qu'il s'agit d'un "CDI" et ça serait mon premier CDI! Honnêtement je me sens un peu perdue parce que je n'avais pas considéré aller à Montréal avant. Si je connais bien les programmes d'immigration pour l'Ontario ce n'est pas le cas pour le Québec. En plus, j'avais commencé l'entrée express pour l'Ontario et j'ai déjà tous les documents prêts pour demander la résidence permanente. Encore quelques détails: Je n'ai pas la nationalité française mais j'ai réussi le TCF Canada avec les notes les plus élevées (et aussi IELTS). J'ai un doctorat français qui compte 3 ans d'expérience de travail normalement. Je suis en train de lire comment ça marche pour le Québec. La RP je crois qu'elle prend trop de temps: 17 mois au minimum! Dans ce cas-là je pourrais obtenir avant la RP en Ontario et après me déplacer au Québec. Mon employeur m'a parlé du PEQ mais si j'ai bien compris c'est réservé seulement aux gens qui ont un diplôme québécois? Merci pour l'aide!
  13. Salut, J ai besoin de vos avis Est ce que C'est mieux de prendre un vol direct alger montreal avec air algerie ou bien C'est mieux de prendre vol avec escale avec air canada ou lufthansa ou turkish airlines Svp, Partagez vos experiences avec air algerie Merci
  14. Bonjour, Je m'appelle Louise, j'ai 15 ans et je suis française, actuellement en 2nde au Lycée Français de Phnom-Penh au Cambodge. J'ai un grand projet pour les deux prochaines années à venir: m'installer au Canada à Montreal pour terminer ma scolarité et rentrer à Mcgill dans le domaine du droit. Pour ça j'aurais besoin d'une famille d'accueille pour m'héberger pendant une durée d'un à deux ans, car mes parents doivent impérativement rester au Cambodge pour leur travail. Mon inscription au Collège Stanislas à déja était faite et nous attendons encore la réponse. Si vous connaissez quelqun qui puisse m’accueillir pour l’année scolaire 2016-2017, veuillez m’envoyer un message privé Pour des raisons de sécurité, il est interdit d'afficher ses coordonnées personnelles sur ce forum. Vous pouvez communiquer avec d'autres membres par messagerie privée. Merci d'avance. Cordialement, Louise Guibert
  15. Nesz

    Renseignements

    J'aimerais savoir si quelqu'un pourrait me confirmer l'existence de l'agence d'immigration" one vision tour " qui se trouve à Montréal? Merci
  16. Bonjour,Comme je l'ai demandé dans le titre, et même si je m'attends à quelque chose d'exorbitant au niveau des soins, je voulais demander (surtout à ceux qui résident au Canada depuis un bon bout de temps) si vous auriez un bon orthodontiste/chirurgien dentiste à me conseiller? J'ai une carie profonde que je me suis fait traiter (avec les scans et passage chez mon médecin habituel au premier coup) en France au printemps 2018, mais surprise, les douleurs sont revenues, et comme la fac dentaire de mcgill a refusé ma candidature de patient (ils n'en acceptent plus pour le moment) et que ça commence à être plutôt douloureux et donc urgent, même si ça coute cher, je veux voir un bon dentiste/spécialiste pour bien traiter ma carie de façon définitive. Je vous remercie à tous d'avance et vous souhaite une belle soirée :)
  17. Bonjour à tous ! Je m'adresse à vous car j'ai quelques questions concernant l'université de Laval. Actuellement étudiante en France, j'ai la possibilité de faire une classe préparatoire ou une licence de mathématiques-informatique. Sachant que la classe préparatoire ne correspond à rien au Canada et que mon projet définitif est de m'installer à Montréal, j'aimerais savoir si en poursuivant une licence en France j'aurais l'occasion de compléter mes études à l'université de Laval en maitrise M1 (donc directement après les trois ans de licence). Je voudrais notamment y suivre des études d'actuariat et notamment intégrer l'institut canadien des actuaires. Merci par avance pour tous les renseignements que vous pourrez m'apporter !
  18. Bonjour, Je suis un informaticien Algérien en processus d'immigration, je prépare ma certification Cisco CCNA, car je veux occupé une fois au Quebec le job d'administrateur réseaux. Je demande de l'aide au amis informaticiens déjà la-bas au Quebec, s'il peuvent me dire les compétences minimales d'un profil recherché sur le marché du travail; et qui va avec ma certification CISCO, que je dois acquérir avant d'immigrer, histoire de trouver plus facilement du boulot dans ce domaine. Merci d'avance pour votre aide les amis. Bonne journée.
  19. Il est très important de rappeler que le seul moyen de savoir si on est fait pour Montréal ou non, c'est de tenter l'aventure. Mais comme toute aventure, il y a des risques qu'il faut prévoir et gérer avec sagesse. Tout plaquer d'un coup en croyant à un Eldorado c'est très naïf. Je voudrais également rappeler que rentrer en France parce qu'on ne se sent pas à notre place au Québec, ce n'est pas un échec. L'échec c'est d'avoir peur de franchir le pas ou de s'obstiner à rester si on n'y est pas heureux. Il n'existe aucune destination, aucun pays ni aucune culture parfaits. Le Canada et la nation québécoise ne font pas exception. D'abord, il faut se débarrasser de l'image de carte postale provenant du marketing gouvernemental québécois ou canadien. L'immigration au Canada, et notamment au Québec, a été longtemps un juteux commerce, les démarches sont très longues et très coûteuses. Puis il ne faut pas donner de crédit à la fierté québécoise qui tentera de vous faire culpabiliser dès que vous aurez des doutes ou que vous vivrez le désenchantement, comme si d'un coup vous ne méritiez pas le Québec. Le réflexe d'orgueil tant lu peut se résumer à : "si vous n'aimez pas le Québec, vous le quittez". Certes. Une manière très enfantine de faire taire toute critique, si mal gérée en Amérique du nord, et spécialement au Québec. Le plus gros effort qu'un français doit faire en venant au Québec c'est d'apprendre la diplomatie (la France excelle davantage dans l'art du débat et de la critique continuelle stérile). Je n’exagérerai pas en disant qu'en venant ici vous devrez l'effort supplémentaire de vous laisser taquiner par les québécois sur votre identité française tout en ne cédant pas à l'envie de répliquer. Une manière de faire plaisir à l'hôte en quelque sorte. Les Québécois (Montréalais) J'ai beaucoup entendu de choses à leur sujet, toujours exagérément positif. D'abord de quels Québécois parle-ton à Montréal ? En 10 mois, je n'ai pas eu beaucoup de contacts ni personnels ni professionnels avec des franco québécois "de souche". Rappelons-nous que le Canada est une terre d'immigration, Montréal une destination privilégiée de toutes sortes d'immigrants. Les probabilités sont grandes que vous aurez, à Montréal, des contacts avec d'autres immigrants de première génération. Ces quelques rapports avec les immigrants russes, chinois, libanais, marocains sont précieux, car il vous faudra attendre parfois longtemps avant d'avoir des relations même superficielles avec des locaux, pour qui au mieux vous n'existez pas. Vous souvenez-vous de la magie de vos premiers séjours en tant que touristes ? La rapidité avec laquelle un Montréalais se précipitait pour vous indiquer le chemin ? Oubliez ça. Car dès lors que vous poserez le sol en tant qu'immigrant, vous n'aurez plus le droit à autant d'égards. Si vous avez immigré c'est que l'opération de séduction a fonctionné. Il faudra ensuite vous débrouiller avec la réalité. J'ai entendu dire que les québécois étaient "authentiques", plus "vrais". Outre le fait que ces qualificatifs ne sont pas porteurs de beaucoup de sens, il vaut mieux vous atteler à définir rapidement les personnes que vous rencontrerez en usant d'un prisme moins naïf. Ceux que j'ai rencontré à l'ouest de l'île, que d'autres amis français ont eux-mêmes rencontrés, sont plutôt "mal polis" et indifférents ... et là je parle surtout des francophones. Vous n'aurez pas de bonjour, aucun au revoir ni de merci en tenant une porte, de la part de vos voisins d'immeuble. Même un voisin qui était pourtant monté chez moi Si c'est le cas c'est une bonne surprise, n'y comptez pas. Certains seraient tentés d'y voir de l'impolitesse caractérisée, presque une provocation, alors que c'est une simple différence culturelle majeure, lourde de conséquence aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Les modèles français et québécois situent, de ce point de vue, vraiment aux antipodes. Si vous ne connaissez pas un québécois, vous ne le saluez pas, il faut le savoir. C'est socialement acceptable de croiser vos voisins sans piper mot, en regardant vos chaussures. Accueillez ces instants de solitude et de silence complices comme votre première vraie expérience québécoise et Montréalaise. Si vous travaillez ça sera aussi drôle. Les collègues ne se saluent ni en arrivant, ni en quittant au bureau. Les français qui ne peuvent s'empêcher de dire bonjour, au revoir, merci, désolé dans l'ascenseur, toute la sainte journée, doivent vite se reprogrammer. Il ne s'agit pas d'une norme québécoise, mais d'une absence de règle établie qui engendre une confusion amusante. Car, quand deux personnes se croisent seuls dans un ascenseur, ne croyez pas qu'il n'y a aucune gêne. Vous aurez des tentatives approximatives par le regard ou des mouvements de menton de contrebalancer leur incapacité à échanger des mots de politesse un tant soit peu formels. Les franco Québécois ont un vrai handicap très British, se révélant dans certaines circonstances, qui contrastent avec le contact facile et peu formel dont ils sont capables dans bien d'autres circonstances. Vivant dans les quartiers ouest de Montréal, mêlé d'anglophones et d'allophones (donc anglophones !), je peux vous dire que sur les petites formalités du quotidien, les petits mots et sourires qui ne coûtent pas cher, les anglos sont beaucoup plus agréables au premier contact. Ce n'est pas ici un à priori de français frustré, mais d'un français né à Montréal, ayant eu quelques amis québécois et de la famille québécoise sur place ayant vécu dans d'autres provinces canadiennes et qui attestent de ce fait surprenant. Les québécois sont des hypersensibles, très fiers. Cette hypersensibilité s'accorde mal avec l'arrogance parisienne, car encore une fois les deux se situent aux antipodes. Si vous ne pouvez accepter cette hypersensibilité presque enfantine, vous aurez de mauvaises surprises. A la question fréquente et très naïve : "Aimez-vous le Québec ? Que préférez-vous la France ou le Québec ?" simplifiez votre pensée et acceptez de mentir pour faire plaisir à l'hôte. N'essayez pas de leur faire remarquer que vous ne connaissez que Montréal et que la région parisienne, seuls points de comparaison possibles, c'est peine perdue. Ce qu'ils veulent entendre c'est leur hymne national (québécois). Ils ne s'intéressent pas à une étude comparée des deux cultures et encore moins aux avantages et aux inconvénients des deux références, c'est une approche rationnelle qui ne répond pas à leur besoin primaire, celui d'entendre que le Québec c'est beau et que les québécois sont gentils, deux affirmations qui se défendent et sur quoi il faudra focaliser votre discours. Ils ont besoin de prolonger le mythe et d'être continuellement rassurés sur leur identité québécoise. C'est important de comprendre ça du point de vue historique, des changements que le Québec a opérés depuis seulement 40 ou 50 ans, cette fierté nationale francophone, après avoir vécu sous le joug des anglophones. C'est ce souvenir, cette souffrance identitaire, qui ont conduit à passer de l'étape "Québec, la Belle Province" à "Québec, je me souviens". Une manière de rappeler d'où ils viennent, du miracle québécois et d'entretenir pour plein de bonnes et de mauvaises raisons, une dent tenace contre les anglophones. Les québécois ont tendance à rester au premier degré. La veille France taquine avec un nombre de degrés qui décontenancent et irritent jusqu'à ses voisins européens. Là encore, le danger vient des extrêmes qu'il faut tenter de réconcilier. Si vous ne connaissez pas bien vote interlocuteur, ne tentez pas de complexifier votre discours à outrance, restez direct et simple. Le reste viendra progressivement. Si on pouvait se risquer à une généralité sur le Québec qui vaut pour tout le Canada, c'est que les gens tiennent à leur mode de vie basé sur la tranquillité et leur liberté, leur tendance à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Il n'est donc pas étonnant que les canadiens sont globalement un peuple plutôt heureux, tandis que nous français (parisiens surtout), nous nous condamnons nous-mêmes à rester malheureux en toute circonstance. Ceci a des conséquences directes sur les relations sociales. Comme dans beaucoup d'autres cultures, on cherche à garder ce point d'équilibre et de bonheur canadien qui oblige à se voiler la face si nécessaire. Oubliez la critique directe, sans ménagement. Préférez le contournement, les périphrases et pour faire passer un message en Amérique du nord, rien ne vaut que commencer par présenter d'abord les aspects positifs. Les anglicismes et le franglais (Montréal) Chaque semaine dans les journaux locaux nous apporte une nouvelle salve d'hypocrisie toute québécoise sur le nombre d’anglicismes scandaleux utilisés par les français, tout en leur se moquant de leur accent (il est proverbial), et en balayant derechef l'excuse d'une proximité avec un vilain impérialiste anglophone qui ne vaut que pour eux. Or, il n'en est rien. L'impérialisme linguistique anglophone est un problème mondial qui est totalement décorrélé de la situation de nos frontières physiques, même si le Québec oublie vite la proximité physique française et britannique. Je ne peux me prononcer pour le Québec, je ne connais vraiment que Montréal, ville particulière, internationale, qui impose progressivement l'anglais au grand dam des identitaires québécois. N'avez-vous pas entendu le scandale à propos du débat politique télévisé exécuté en anglais les candidats au poste de premier ministre de la nation québécoise ? On y apprend deux choses : le débat identitaire francophone est toujours vif (et parfois fort drôle); tous les québécois ne parlent pas bien l'anglais... loin s'en faut. Le français à Montréal est en réel danger. Non pas à cause de la présence massive des allophones qui parleront plutôt l'anglais que le français, mais parce que le niveau du français écrit et parlé est dramatiquement bas. Pour s'en convaincre, il suffit de lire les interventions des personnalités québécoises dans les réseaux sociaux. Les fautes de grammaire sont si fréquentes qu'il faut user de courage et de détermination pour aller au bout de certains échanges. Cette tendance n'est pas que québécoise, et questionne sur les causes de cet appauvrissement. Les identitaires n'auront que la prépondérance de l'anglais à la bouche, ce qui n'est que partiellement vrai. La raison est bien plus simple : le français est une langue très exigeante et bien plus complexe à maîtriser que la langue anglaise, les efforts consentis à correctement parler et écrire une langue diminuent dramatiquement. L'omniprésence de l'anglais et sa relative facilité d'apprentissage, jouent de concert pour affaiblir toujours plus le français. Pour ma part, né à Montréal, éduqué en France, amoureux de la langue anglaise tout autant que de la langue française, le bilinguisme devrait être ressenti par tout Canadien qui se respecte comme une partie essentielle de son identité, débarrassé des reliques du passé. Ce qui m'irrite ce n'est pas tant qu'on parle beaucoup anglais à Montréal, c'est que dans les provinces anglophones canadiennes on préfère apprendre l'espagnol pour commander une Tequila durant les vacances au Mexique ou à Cuba, plutôt que de se donner le défi de maîtriser le français. A chaque fois que je croise à Montréal un anglo qui tente d'utiliser son français même fragile, je suis ému, parce que je connais les difficultés derrière. Les anglicismes et franglais à Montréal sont partout. Dans la catégorie du franglais, je range tous ces termes anglais indûment traduits littéralement en "français" alors même qu'un terme francophone existait déjà. La liste est sans fin, avec des exemples particulièrement irritants comme céduler (de schedule), cancellation (de cancel), application (de apply). Ne croyez pas que je sois dur avec les québécois, le Comité québécois chargé du bon emploi du français est assez critique lui-même. Je suis convaincu que les québécois ont une trop grande facilité à prendre pour excuse leur imposant voisin Etatsunien (le jour où les canadiens arrêteront d'appeler les Etats-Unis du nom d'un continent tout entier, ça sera le début de leur liberté !) plutôt que de résoudre le problème d'apprentissage et d'encouragement positif. Une autre réaction (moquerie) fréquente des québécois à l'encontre des français c'est à propos de leur accent anglais. Nous partageons avec les anglophones une difficulté toute particulière et réciproque, qui nous rend misérable à parler dans la langue de l'autre. Certains québécois semblent avoir résolu ce problème, grâce à un subterfuge intéressant : la prononciation québécoise s'est progressivement adaptée (altérée) à certains endroits à la prononciation anglaise américaine : rythme, son nasillard, "eurisation", etc. La langue québécoise Ça y est vous êtes arrivés au Québec. Une fois passées les approximations langagières du commun des mortels, paresseux et mal formé, profitez de l'occasion pour vous plonger dans vos racines. Vous venez de France ou de Belgique, vous avez donc une histoire linguistique croisée, commune et une partie distincte que vous aurez l'occasion d'approfondir. Partez chez Renaud Bray et achetez-vous vos premières œuvres littéraires québécoises. Les différences sont parfois saisissantes, les "néologismes" et expressions québécoises peuvent vraiment vous régaler. Ce n'est malheureusement pas à Montréal que vous vivrez le Québec au quotidien, ça sera plutôt pendant le peu de jours de vacances. oubliez ce que vous avez entendu et qui vaut peut-être pour le reste du Québec : personne ne vous regardera de travers si vous dites email au lieu de courriel. La présence française de longue date à Montréal, l'omniprésence anglaise, ont quelque peu assoupli les règles qui ne sont jamais strictes. Vous n'aurez aucune difficulté à comprendre vos interlocuteurs dans la grande majorité des cas, et réciproquement. La nourriture C'est là que le bât blesse. Si vous êtes un viandeux comme les français peuvent l'être, que vous salivez à la vue d'une bonne grosse pièce de viande grasse et juteuse ? Vous serez heureux en Amérique du nord (en Amérique de manière générale). Si vous préférez les légumes (c'est mon cas), la vie sera plus décevante : les légumes ne goûtent pas grand chose et sont de faible variété. Si je mange occasionnellement certaines viandes, j'ai la palais sensible : oubliez la viande de bœuf extra-maigre à 5% de MG, ici c'est 15%. C'est une culture de barbecue, c'est le gras qui donne la saveur. Le poulet est la viande la plus mauvaise qu'il m'est été donné de goûter (achetée chez Provigo, Métro), même bio nourri au grain. Nous avons décidé de l'écarter de notre menu définitivement, faute d'avoir trouvé une manière de le cuisiner. On l'utilise que pour créer un bouillon. Les produits industriels sont généralement trop sucrés et trop salés, même si cela change lentement. Si vous voulez connaître votre budget avec précision en dehors des sites d'expatriation, vous pouvez vous rendre sur le site de Métro et simuler des achats en ligne pour la semaine. Montréal est une grande destination pour les gastronomies du monde entier. Ce qui ne signifie pas que tout y est bon. L'ouest de Montréal offre peu d'endroits sympas pour souper dehors, sauf sur Monkland. Vers Côte des Neiges, Acadie ou Villeray vous trouverez sans doute des bons restaurants indiens ou pakistanais. Le seul endroit riche en restaurant de touts sortes c'est le Plateau et le centre-ville. Si on habite à l'opposé, c'est un peu long la balade. Les habitations Si les habitations traditionnelles Montréalaises, les duplex et triplex, peuvent avoir un attrait certain, Montréal n'est pas une jolie ville par absence de règle urbanistique. le très joli peut y côtoyer le très laid. Oubliez les ghettos et les cités. Les rues sont longues, et le niveau social évolue pas mal au fil des artères Montréalaises. Il y a des quartiers de perdition qu'il faut éviter. C'est en général là on où on va faire la fête, pas le meilleur endroit où habiter pour se reposer entre deux cuites. Vous louerez sûrement votre logement à Montréal et sans références vous aurez moins le choix. Mais le parc immobilier de Montréal est très vieillissant, peu isolé phoniquement. Probablement, vos premiers choix à modeste budget seront limités en termes de quartiers et de qualité. Si vous aimez entendre vivre vos voisins, que vous trouvez ça festif et communautaire, vous serez heureux n'importe où à Montréal. Si le bruit des voisins qui se lèvent tôt vous dérange, vous y serez malheureux. Dans le deuxième cas, il faut éviter l'ouest vieillissant avec majorité de jolis duplex au charme typique des parois en bois fines et plancher qui grince. Les duplex Montréalais peuvent être un régal pour les yeux de l'extérieur, un enfer à l'intérieur. Dès que vous le pouvez, misez sur le budget supérieur. Si c'est difficile à trouver, privilégiez un bail court quitte à le renouveler ou à payer un déménagement : avec 6 mois d'historique de locataire payant rubis sur l'ongle, vous aurez plus de possibilités. Le bail de location est obligatoire maintenant au Québec. Par contre, une promesse verbale vous engage encore comme dans le temps. Ne dites pas oui avant d'être sûrs. Les rénovations des logements sont très superficielles. Ce n'est pas la peine d'inspecter dans le détail comme on le fait en France (c'est même mal perçu), ici on fait avec l'approximatif qui vaut dans les deux sens. Il y a deux raisons à cela : les propriétaires louent pour leur investissement de retraite mais très souvent c'est un parc géré par une poignée de riches propriétaires qui veulent juste que leur commerce tourne en investissant le moins possible; les loyers sont théoriquement capés par un organise québécois qui tire le prix des loyers vers le bas par rapport à la réalité du marché (dans ce cas pourquoi investir dans une rénovation professionnelle de qualité non rentable ?). Pour les européens, le parc vieillissant de Montréal, avec l'absence de normes d'isolation phonique, d'éléctro-ménagers de qualité, est un choc culturel. Dans la majorité de cas, ce sera un semi-meublé, c'est-à-dire que le propriétaire fournira l'éléctro-ménager très basique et les meubles de cuisine, avec une buanderie communautaire au sous-sol. Cette histoire de buanderie communautaire me fait encore transpirer : c'est une habitude locale très ancienne, qui fait économiser de la place mais dont l'hygiène me dépasse complètement. Préférez les logements qui vous autorisent à installer vos propres laveuse-sécheuse. Sachez qu'un propriétaire individuel met plus en péril le remboursement de son crédit hypothécaire (immobilier) qu'une société de gestion qui doit absolument faire le plein dans ses immeubles. Si vous manquez de références, privilégiez les sociétés de gestion, potentiellement plus souples avec les conditions. Si vous devez passer un été à Montréal, veillez à louer un logement avec climatisation. Choisissez le quartier après l'avoir visité, mais aussi par rapport aux écoles (système de "carte scolaire"), à la proximité des épiceries et d'une station de métro (8 mn pied par -25 c'est long mais faisable, le double devient rapidement et inutilement pénible). La sécurité Toute le monde vous dira que Montréal est une ville sécuritaire, et en vous disant cela tout le monde vous mentira partiellement. Statistiquement, la criminalité par nombre d'habitants est assez proche d'une grande ville française comme Paris. Côté maffieux, Montréal serait plus proche de Marseille que de Paris (les Hells, Cosa Nostra, les gangs qui ont pignon sur rue). Mais la sécurité ne se trouve pas dans les statistiques, c'est un sentiment général. Montréal est une ville le plus souvent paisible. De même qu'on y fait gentiment la file d'attente (sauf exceptions grossières), on n'y ressent pas de tensions particulières. Il y a des vols et des agressions à un nombre assez normal pour une grande ville (en réalité j'ai plus été témoin dans les trois premiers mois à Montréal qu'en dix ans en banlieue parisienne, sans jamais me sentir en réel danger, allez comprendre !), mais on s'y sent en sécurité. on peut prendre les transports en commun sans regarder derrière soi en toute circonstance. La région parisienne, est à l'opposé de Montréal : à statistiques très proches, il ne nous arrive rarement quelque chose de fâcheux, mais on s'y sent toujours tendu et sur le qui-vive. Le système de santé Catastrophique. Grâces aux conservateurs et à la réalité politique particulière du Québec qui fait que les médecins ne sont pas du tout obligés de participer à l'assurance maladie nationale, Montréal se trouve dans une sorte de désert médical étonnant et frustrant. Oubliez votre médecin de famille référent, vous n'en aurez pas. Pour se faire soigner à peu de frais avec sa belle carte Soleil, il faut aller dans une "clinique sans rendez-vous" à l'accueil pitoyable, à la file d'attente parfois interminable, mais aux services médicaux corrects. Or, ces cliniques ne se trouvent pas partout. Si vous voulez choisir votre lieu de résidence prenez ça en considération, pensez quand vous aurez la grippe, que votre enfant sera fiévreux et que vous devez marcher dans le froid pendant 15 mn puis prendre le métro deux ou trois stations, attendre deux ou trois heures, avant de vous faire ausculter 10 mn. Dans votre budget, comptez 300$ ou 600$ par hiver le coût d'une ou deux visites médicale à domicile, pratique, de bonne qualité .... et non remboursé par le RAMQ (assurance maladie). Selon votre lieu de résidence à Montréal, le coût d'une visite à domicile vous reviendra 240$-280$ (hors frais de médicaments). Le climat Je suis d'origine italienne et je croyais que l'hiver à Montréal serait insupportable. Mais si vous n'avez pas de climatisation, c'est l'été humide et caniculaire qui va vous faire souffrir. En comparaison, l'hiver est plus facile à s'adapter. Il suffit de vous couvrir autant que nécessaire jusque dans certains cas très exceptionnels, ne pas sortir de chez soi lors des froids polaires. Mais le Québec est une très grande province, qui s'étire très au nord près du pôle nord. Montréal se situe au sud. Ses températures hivernales sont impressionnantes, mais largement supportables. Si vous avez la thyroïde paresseuse et que vous ne régulez pas bien la température de votre corps, c'est une destination peu commode. Mais le froid se stabilise très froid en janvier et surtout février, avec une tendance fréquente à se prolonger encore en mars. Perdez vos repères de températures qui n'ont plus rien à voir avec la France. Quand vous grelottiez de froid en région parisienne dans une humidité à 5°C c'est plus difficile que -10° dans un froid relativement sec et un ciel bleu ! En revanche, si vous dépendez d'une voiture, l'hiver va vous gâcher la vie ... :-) En conclusion : ne partez pas au Canada avec les étoiles plein les yeux. Y vivre et y passer des vacances sont deux réalités bien différentes. Le Québec (Montréal) n'est pas la destination parfaite, elle a de très bon côtés et de mauvais côtés également. N'écoutez pas les grincheux de tout bord, mais ne risquez pas votre vie sans avoir pesé le pour et le contre, ne négligez pas les différences culturelles. Quitter la France après avoir goûté la douceur de Montréal l'été, n'a rien à voir que de devenir un immigrant, d'y chercher du travail et d'y passer l'hiver. Si vous essayez mais que vous rentrez plus tôt que prévu, ce n'est pas un échec, vous aurez tenté l'aventure et vous ne serez pas les mêmes. Gérez vos risques financiers en prévoyant votre retour anticipé, ne mettez pas tout dans votre changement de vie. Choisissez votre destination avec soin : Montréal c'est bien pour trouver du travail dans le tertiaire, les postes de spécialistes (les salaires commenceront en moyenne plus bas qu'à Paris), la ville de Québec y est sensiblement plus froide l'hiver mais également plus francophone. Mais il y a des destinations plus intéressantes encore comme les provinces atlantiques (le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle Ecosse).
  20. Bonjour à toutes et à tous, voila j'ai remplis tout les formulaires nécessaires mais sachant que je suis Algérienne vivant en dehors du canada et que mon mari réside à Québec svp dites comment faire pour les formulaires ci-dessous: IMM 5409 (je crois que c'est pour les gens qui vivent déja ensemble) IMM 5481 (mon mari réside à Québec donc on en a pas besoin) IMM 0008DEP (on a pas de personne à charge) IMM 5285 (je me trouve en dehors du canada) IMM 5476 (on a pas fait recours à un représentant) je fais comment? je les supprime de la trousse? je me perds et j'ai peur de manquer un formulaire !!! aidez moi sur ça svp ! Merci et bon courage à toutes et a tous. Narimane
  21. Bonjour ! Je finis actuellement une licence en architecture à Paris. J'ai aussi effectué une session d'échange à l'Université Laval au dernier semestre. J'ai déposé une demande d'admission pour une maîtrise en architecture (cycle 2), à la session d'automne 2019. C'est un programme contingenté. Mes notes sont plutôt bonnes (mais je ne connais pas le barème de conversion entre la notation de mon école française et l'UdeM) J'ai également envoyé un portfolio mais difficile de se positionner sans connaître mes "concurrents". Connaissez-vous la "sévérité" de l'admission dans ce programme? Qu'attendent-ils de notre portfolio? Quel est le probabilité que je sois acceptée ou non? Ou autres informations... :) De plus il est indiqué que le réponses sont données "quelques semaines après le 1er février". A quoi correspondent ces "quelques semaines"? Vers quel mois? Merci d'avance! :)
  22. Bonjour, je suis infirmière bachelière diplômée en Belgique vivant à Montréal. J'attends la réponse de l'OIIQ concernant mon dossier...C'est long d'attendre.... Je voulais savoir si des infirmières belges étaient ou ont été dans le même cas que moi ? Savez-vous quel est notre devenir au Québec ? Stages ? Reprise des études ? Vais-je être reconnue infirmières "technicienne" ou "clinicienne" ? Merci d'avance.
  23. Bonjour ! Je suis une étudiante française qui part étudier à Montréal à la rentrée prochaine. Je pars d'abord quelques jours à New York en vacances puis j'aimerai rejoindre le Canada en bus. Malheureusement je ne trouve nul part si la validation de mon permis d'étude peut être faite à un poste de frontière ? Si quelqu'un a déjà fait cela ou s'il possède des informations je suis preneuse ! Merci d'avance pour vos réponses
  24. Bonjour , J'ai été admis au Baccalauréat de Mathématiques et Informatique pour la session d'hiver 2018 . Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de rejoindre l'Université en raison de la longue procédure que prend le traitement de mon permis d'étude ( 1 mois et demi déjà ! ) . J'ai obtenu mon CAQ , 2 mois plus tôt . Je voudrais maintenant reporter ma rentrée en été . Toutefois , je me demandais si j'avais besoin de refaire mon CAQ ( Confirmation d'Acceptation au Québec ) . S'il vous plaît , une aide serait la bienvenue .
  25. Bonjour, je viens de Bruxelles mais j'ai terminée mon cursus secondaire au Congo et j'ai obtenue mon Bachelor (Bac+3) à Prétoria en Afrique du Sud. J'aimerais aller faire mon master au Canada plus précisément à Montréal, mais je ne sais pas si le system Canadien est similaire au system Sud Africain. Donc j'aimerais savoir si après un Bachelor, la prochaine étape est le master ou si il y a autre chose entre les deux dans le system canadien. Ayant fais une demande d'admission qui vient de mettre refusé par l'université de Montréal pour une maitrise je me demande si je n'ai pas envoyée ma demande pour un programme trop avancé, ou si c'est un problème d'équivalence ou en core si le domaine choisis n'est pas en accord avec le domaine dans lequel j'ai obtenue mon diplome. J'aimerais bien savoir aussi qu'est ce qu'un DESS et est ce que ça vient avant ou après le master ? Si vous pouvez m'éclairer sur ces quelques points ou me proposer des sites webs qui pourront m'aider ce serait vraiment super.
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