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  • Maudite Française

    Mais pourquoi les Québécois sont aussi sympas?

    Par Maudite Française

    Depuis que je suis ici je n’ai de cesse de m’émerveiller de la gentillesse, de la patience mais aussi de la facilité à rire des Québécois. Ici râler est vulgaire, se fâcher mal vu et s’énerver, le comble du ridicule. Et tout se passe à merveille. Dans mes réflexions intenses (si si ça m’arrive…) pour déterminer le pourquoi, la première chose qui me saute aux yeux est la suivante : beaucoup ont des noms de famille qui prédisposent, me semble t'il, à la bonne humeur. Statistiquement, en France, les noms les plus courants sont: Durand, Dupont, Martin, Dupuis, pas de quoi se taper le cul par terre. Tandis qu’ici, ils sont beaucoup plus évocateurs : Lachance, Lajoie, Labonté, Lafranchise, Latendresse ou Laterreur! Difficile d’imaginer un Monsieur Jolicoeur désagréable, une Madame Laforme anorexique, un Monsieur Lheureux triste ou une Madame Beausoleil sous un parapluie. Mon plombier s’appelle Lalumière, il aurait du être électricien mais bon, je lui pardonne, il est excellent ! Certains ont le sens de l'à propos: je vais chercher mon pain chez Monsieur Pinchot et je viens de recevoir un devis de mon menuisier, monsieur Cloutier ! Cependant ma théorie ne tient pas 30 secondes car même ceux qui ont des noms qui ne font pas sourire sont sympas...ils ont dû tomber dans une potion magique ;-) Cet article est tiré de mon blogue: Les tribulations d'une française à Montréal: http://mhlps.wordpress.com et la page facebook où je partage mes découvertes québécoises: www.facebook.com/LesTribulationsDuneFrancaiseAMontreal
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  • lanasy

    Tefaq

    Par lanasy

    Juste pour vous raconter comment se passe ce fameux test obligatoire de francais. Je me suis inscrite début février pour passer le test de francais (j'ai choisi le Tefaq qui est specialement fait pour le Quebec). La première session de libre etant le 22 mars pour un montant de 100€. Il faut savoir que sur Paris il y a de multiples organismes qui proposent des sessions pour passer le test de francais; contrairement au test d'anglais (IELTS) qui ne compte qu'un seul organisme reconnu. Donc pour ceux qui souhaitent passer l'IELTS, je vous conseille de vous inscrire au plus vite. Les places sont comptées... Bon, revenons à notre test de francais. Ma langue maternelle etant le francais je me suis dit que je ne devrais pas avoir de gros problèmes. Je me suis tout de meme renseignée sur internet sur le format de cet examen. Premiere partie - 40 minutes sur la compréhension orale Nous sommes une dizaine dans la salle. Il faut répondre sous forme de QCM à des questions portant sur des sequences audio diffusées une ou deux fois sur un simple poste CD. Eh bien figurez vous que ce n'est pas si evident que cela. Alors oui, j'ai compris parfaitement tout ce qui a été dit sur le CD, mais certaines questions sont plus de l'ordre de l'interpretation. J'avoue avoir eu quelques doutes sur certaines questions. Et pour ne rien arranger, je me suis permise de rever pendant l'écoute d'une séquence qui n'était diffusée qu'une fois. Quelle gourde, je ne sais pas ce qui m'a prise !!! Moi qui suis si concentrée d'habitude. Deuxieme partie - 35 minutes sur l'expression orale Suite au test de compréhension orale, l'examinatrice nous envoie dans la salle d'attente/caféteria. Là je vois une trentaine de personnes attendre...et ils ont l'air d'être assis depuis un moment pour la plupart...Bon eh bien on va attendre aussi. Pas trop quand même, car je dois aller récupérer mes copies de relevés de notes que j'ai laissé en debut de semaine au rectorat pour les faire certifier conformes (ca aussi c'est une vraie aventure, mais la nenette du rectorat a vraiment été SUPER). Heureusement je n'attends qu'un petit quart d'heure avant qu'une jeune fille appelle mon nom. Je la suis dans la salle d'examen. Ils seront deux examinateurs. Cette epreuve est beaucoup plus simple. Il s'agit de poser des questions sur une publicité puis de présenter un prospectus et d'argumenter afin d'essayer de convaincre son interlocuteur. Les scènes de la vie de tous les jours quoi! 20 minutes plus tard je suis dehors. OUUUUUUF! Ca c'est fait! J'espere n'avoir pas perdu trop de points sur la première partie. Les tests de langues sont les parties qui peuvent rapporter des points facilement. Et plus on a de points, plus on a de chance de ne pas passer d'entretien de selection; ce que je souhaite (ce que nous souhaitons tous!) d'ailleurs. Je ne sais pas quand je vais recevoir ces résultats, mais j'ai cru comprendre qu'il fallait compter un bon mois avant de recevoir le document par la poste. Prochaine étape: test d'anglais dans 2 semaines. Là, il va falloir que je me mette au travail... Souhaitez moi bon courage
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  • Laurence Comet

    Les 8 commandements pour tout parent d'enfant expatrié au Canada

    Par Laurence Comet

    Cher futur Parent-Expatrié   Quel que soit ton "statut" (parent projetant de s'installer prochainement au Canada OU expatrié au Canada prochainement parent), voici 8 commandements que je tiens aujourd'hui à partager avec toi, pour t'éviter trop de surprises, de déceptions et de réflexions du genre "si j'avais su...".   1- DÉPENDANT D'INTERNET, TU DEVIENDRAS...   C'est fou comme on peut devenir accro à Skype tout à coup !   Indispensable pour rester en contact avec nos proches restés au bercail. À toi de choisir : Whatsapp, Skype, FaceTime.   Comment faisaient les expatriés de l'âge de nos parents ou grands-parents sans Internet ? #JeSaisPas...   Mais prépare-toi au petit pincement au coeur et une pointe de culpabilité que tu ressentiras le jour où tu réaliseras que depuis leur naissance, tes enfants ont passé plus de temps avec leurs grands-parents virtuellement que physiquement...   2- UN GROS BUDGET "BABY-SITTER", TU PRÉVOIRAS...   Car c'est bien beau de vouloir vivre l'aventure à l'autre bout de la planète, mais du coup, c'est devient beaucoup plus difficile, compliqué et coûteux de faire garder les enfants par Papi/Mamie.   Alors bye-bye les soirées en amoureux, les cinés improvisés ou les restos avec les potes ? Non !!!! Car avoir du temps pour soi, c'est important.   Alors un moment avec son/sa chéri(e), ses copains/copines ou ses collègues, ça vaut bien quelques $, non ?   3- À TE DÉBROUILLER TOUT(E) SEUL(E), TU APPRENDRAS...   Et oui, car les enfants ont le chic pour tomber malade le jour où Chéri(e) a une réunion importante (quand il/elle n'est pas à l'autre bout de la terre ! ).   Alors c'est Bibi qui doit trouver une solution (= prendre une journée de congé...) pour qu'ils puissent rester à la maison.   À l'issue d'une gastro, d'un épisode poux, ou d'une grippe, tu seras certainement confronté au dilemme de vouloir les mettre à l'école parce qu'ils sont "guéris" (et que tu as épuisé tes jours de congés), MAIS encore contagieux.   La tentation sera grande, mais s'il te plaît, NE LE FAIS PAS ! #PitiéPourLesAutresParentsSinonIlsTeLeRendrontAuQuintuple   4- UNE CROIX SUR LES VACANCES EXOTIQUES, TU FERAS ...   Car avec seulement 2 semaines de vacances, tu devras choisir entre partir en famille à la découverte d'une destination dépaysante (sous les cocotiers, par exemple)  OU rentrer au bercail  pour toutes les raisons suivantes : les enfants réclament les grands-parents et les cousins les vacances à 4 coûtent moins cher dans la famille tu as envie que tes enfants deviennent amis avec les enfants de tes amis d'enfance.   Et comment expliquer à tes enfants et à tes proches que vous ne rentrez pas fêter Noël car tu préfères aller à Cancun ?!?
    #ÇaNeSeFaitPas #MerciLaPression   5- SOCIALISER À L'ÉCOLE, TU DEVRAS...   Car tu seras bien contente de trouver d'autres parents : dont l'enfant va à la même activité extra-scolaire que l'un des tiens qui habitent à côté de l'école (pratique pour les jours où ta réunion finit plus tôt que prévu) qui partagent les mêmes soucis et questionnements que toi au sujet de l'école, du programme, des profs... qui vont devenir des amis   Bref, encore une raison pour laquelle tu seras redevable envers tes enfants...   6- AVEC L'ACCENT LOCAL, TU PRONONCERAS LE NOM DES HÉROS DE TES ENFANTS...   ... sous peine de te faire rire au nez par tes propres enfants...   ... et de voir un sourire insupportable se former sur le visage d'un parent qui vient de t'entendre le prononcer à la Française et qui se retient d'éclater de rire pour ne pas te vexer (et qui s'empressera de t'imiter le soir devant son conjoint et ses potes).   Un exemple ? Spiderman se prononce "SpAïdeurmèn" (même si tu vis au Québec !)   7- PREUVE DE BEAUCOUP DE TEMPS ET DE PATIENCE, TU FERAS...   ... envers tes enfants qui rêvent d'aller vivre en France que la vie n'y est pas telle qu'ils l'imaginent et la connaissent.   "Non, mon Chéri, si on rentre vivre à côté de chez Papi & Mamie : tu ne seras pas toujours en vacances, tu ne seras pas gâté-pourri recevras pas des cadeaux tous les jours, tu ne monteras pas quotidiennement sur un manège, tu ne mangeras pas tous les jours ton dessert préféré ni des glaces ou des bonbons, tu ne pourras pas te coucher après 21h00, tu ne passeras pas des heures devant la télé, tu ne feras pas 3 activités extraordinaires par jour, etc... ".   8- BONUS si tu vis au Québec : DE SCHIZOPHRÉNIE TON ENFANT, TU SOUPÇONNERAS...   ... lorsque tu le verras parler la même langue avec 2 accents ET 2 langages différents selon la personne avec qui il parle !   Ben oui, quoi : l'accent "Marie-Antoinette" qu'il utilise quand il parle avec toi se transforme en celui de Roch Voisine (avec un vocabulaire 100% Québécois de souche, bien sûr), quand il parle avec son ami d'école.   Cerise sur le Sundae : Si vous êtes tous les 3 à discuter, prépare-toi à assister à des scènes H-A-L-L-U-C-I-N-A-N-T-E-S, dignes d'une caméra cachée !   **************************************   Alors, cher parent, te sens-tu prêt à t'expatrier au Canada avec ta "tribu" ? Et toi, qui vis au Canada depuis quelques années, es-tu prêt pour agrandir la famille dans ton pays d'adoption ?   Lequel de ces commandements appréhendes-tu le plus ?   Je suis toute ouïe !
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Comment immigrer au Québec en 3 étapes

« Comment immigrer au Québec? » En tant qu’avocat en immigration au Barreau du Québec, voilà une question que mes clients me posent très souvent. Dans le présent billet de blogue, je vais m’efforcer de répondre à cette question le plus simplement possible. Par Reynaldo Marquez, avocat Pour ce faire, je me propose de vous révéler une stratégie en trois étapes, laquelle a été fréquemment utilisée avec succès par certains candidats à la résidence permanente au Québec au cours des dernières années et qui l’est toujours. Une mise en garde nécessaire D’emblée, je vous avertis que cette thématique est plus complexe qu’il n’y paraît. Et ce pour au moins deux raisons. D’abord, parce que chaque cas et un cas d’espèce et ce qui s’applique à une personne ne peut s’appliquer à une autre. Et inversement. Ensuite, parce que mes obligations déontologiques m’interdisent, et avec raison, de vous donner un avis juridique sans avoir une connaissance intime de votre dossier. Nul ne saurait marcher dans le noir sans risquer de se cogner le petit orteil. Aussi, les renseignements généraux que je vous offre ci-après ne sont nuls autres que la pointe de l’iceberg d’un processus migratoire généralement viable pour qui répond aux exigences applicables. Je vous offre de tels renseignements généraux pour faire plaisir à l’ancien journaliste de presse écrite que je suis en ce que je me plais encore à vulgariser des thématiques complexes pour le bénéfice du grand nombre. Je vous les offre aussi pour faire plaisir à l’avocat en droit de l’immigration que je suis devenu auprès du Barreau du Québec et qui croit que l’accessibilité à la justice passe aussi par la vulgarisation du droit. Au cours des prochaines semaines, j’entends approfondir certains renseignements qui pourraient rester nébuleux à votre esprit, malgré mes efforts de vulgarisation compris dans le présent texte. Un texte qui, et je tiens à vous le rappeler au risque de me répéter, en est un de portée générale. Pour des conseils adaptés à vos besoins, prière de consulter l’avocat compétent et dûment qualifié de votre choix. Une compétence partagée Pour mieux comprendre la stratégie dont il sera question ici, il y a lieu d’ajouter encore quelques lignes en guise de préambule. En effet, il faut garder à l’esprit qu’au Québec l’immigration est une compétence partagée entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial. Donc, contrairement à ce qui se produit dans les autres provinces et territoires canadiens, le Québec a son mot à dire concernant la sélection de ses immigrants. Au cours des dernières années, plusieurs personnes ayant réussi à s’établir de façon permanente au Québec ont eu recours à une stratégie en trois temps. Celle-ci s’articule généralement comme suit : Obtenir une résidence temporaire au Québec; Obtenir un Certificat de sélection du Québec; Présenter une demande de résidence permanente. Voilà donc pour les grandes lignes. Mais, le diable étant dans les détails, voyons de plus près comment tout ceci s’articule dans la pratique. Obtenir une résidence temporaire L’obtention d’un statut de résident temporaire est généralement la première étape à suivre avant d’obtenir la résidence permanente. Par résidence temporaire, je fais référence à un permis d’études ou à un permis de travail. Chacun de ces deux types de permis est émis par le gouvernement fédéral. Cliquez sur les liens suivants pour en savoir davantage sur : Comment faire une demande de permis d’études; et Comment faite une demande de permis de travail. À première vue, cela peut paraître simple, mais il faut jouer de prudence. En effet, ce ne sont pas tous les programmes d’études ni tous les emplois qui permettent à un candidat à l’immigration canadienne au Québec de présenter une demande de résidence permanente. Par conséquent, mieux vaut se renseigner quant à savoir quels sont les programmes d’études ou les emplois qui sont susceptibles de déboucher sur une résidence permanente, et ce, dès le début de votre projet d’immigration. Obtenir un Certificat de sélection du Québec (« CSQ ») L’obtention d’un Certificat de sélection du Québec («CSQ ») est en principe la seconde étape à suivre dans votre parcours vers la résidence permanente. De manière générale, les candidats à l’immigration ayant complété avec succès un programme d’études admissible à la résidence permanente sont en mesure de candidater un CSQ via le Programme de l’expérience québécoise – Diplômés du Québec. Il est généralement de même pour les candidats à l’immigration ayant occupé un emploi admissible à la résidence permanente, sous réserve d’avoir respecté les conditions relatives à leur emploi, via le Programme de l’expérience québécoise – Travailleurs étrangers. Ces deux programmes sont administrés par le Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI), lequel relève du Québec. Cliquez sur les liens suivants pour en savoir davantage sur : Le programme PEQ – Diplômés du Québec Le programme PEQ – Travailleurs étrangers temporaires spécialisés. Incidemment, à la lecture des renseignements contenus sur le site Web du MIDI au sujet de ces deux programmes, vous aurez une meilleure idée des diplômes et des emplois admissibles à un CSQ. Présenter une demande de résidence permanente Une fois votre CSQ en poche, il vous est habituellement loisible de déposer votre demande de résidence permanente auprès du gouvernement fédéral, sous le programme des Travailleurs qualifiés sélectionnés par le Québec. La résidence permanente est émise par le fédéral. Cliquez sur les liens suivants pour en savoir davantage sur : Le programme des Travailleurs qualifiés sélectionnés par le Québec; Les formulaires à compléter au soutien de votre demande. Le processus en trois étapes décrit ci-dessus est conséquent avec la division des pouvoirs entre les gouvernements fédéral et provincial, tel que pratiquée actuellement dans la province du Québec. En résumé Nous pourrions résumer les présents renseignements comme suit. Pour devenir résident permanent au Canada en vue de s’établir dans la Belle province, il convient tout d’abord d’obtenir un CSQ. En effet, le CSQ peut être décrit comme un document préalable à l’obtention de la résidence permanente canadienne, en ce qui concerne la province de Québec. De manière générale, pour obtenir un CSQ, il faut au préalable avoir obtenu un statut temporaire valide auprès du fédéral, soit comme étudiant ou comme travailleur étranger spécialisé. Après avoir obtenu un diplôme ou avoir occupé un emploi admissible, dont les critères sont déterminés par le Québec, il devient possible d’obtenir le fameux CSQ. Une fois le CSQ en poche, il est alors loisible à un candidat à l’immigration de déposer une demande de résidence permanente auprès gouvernement fédéral. Avez-vous des questions sur cet article?    

Reynaldo_Marquez

Reynaldo_Marquez

 

solution après permis post diplôme

bonjour à tous, je renouvelle mon billet, car toujours sans solution : actuellement au Québec, j'ai obtenu un DEP  Protection et exploitation de territoires fauniques en juillet 2017, j'ai pu valider un permis de travail post diplôme dès octobre 2017 et je travaille actuellement dans une pourvoirie. Mon permis de travail n'est valide que jusqu'au mois d'octobre 2018, car mes études n'ont duré qu' une année. Quel permis puis je maintenant demander pour prolonger mon séjour au Québec, en attendant de faire une demande de résidence permanente. Je ne rentre pas dans le cadre de la sélection au Québec. Merci pour votre aide,  Adrien  

adrien0212

adrien0212

 

solution après permis post diplôme

Adrien,  actuellement au Québec, j'ai obtenu un DEP  Protection et exploitation de territoires fauniques en juillet 2017, j'ai pu valider un permis de travail post diplôme dès octobre 2017 et je travaille actuellement dans une pourvoirie. Mon permis de travail n'est valide que jusqu'au mois d'octobre 2018, car mes études n'ont duré qu' une année. Quel permis puis je maintenant demander pour prolonger mon séjour au Québec, en attendant de faire une demande de résidence permanente. Je ne rentre pas dans le cadre de sélection au Québec Merci à tous

adrien0212

adrien0212

 

Que faire si le visa de résident permanent expire avant d'entrer au Canada?

Bonjour à toutes/tous, Voilà j'ai une question dont je n'arrive pas à trouver la réponse. J'ai été sélectionné par le Québec il y a un bon nombre d'année (2006) et j'ai obtenu le visa de résident permanent pour entrer au québec en tant que travailleur qualifié. Tout ça à partir de Belgique où j'étais étudiant en 2006. Fin 2008, je décide de rentrer en Afrique car je suis ressortissant du Burundi (Afrique de l'Est). Février 2009, l'ambassade de Paris m'envoie le Visa de Résident Permanent lequel devait expirer le 14/08/2009. Étant encore célibataire à cette date,  j'ai jugé bon d'attendre avant de partir au Canada afin de me marier d'abord. Plus tard l'envie d'y aller est allé diminuant mais voilà que suite aux perturbations politique et sécuritaire qui prévalent actuellement au pays,  je désire renouer avec mon projet d'immigration,  mais cette fois ci avec des enfant s et ma femme. J'ai envoyé un mail à l'ambassade de Dar es Salaam qui s'occupe de notre pays pour le compte du Canada pour leur demander comment redémarrer mais ils n'ont pas répondu.   Dois-je aujourd'hui refaire toute la procédure à partir de zéro ou mon ancien visa de résident permanent peut toujours compter?   Merci de me donner des éclaircissements car je suis dans le besoin.

dbarasuk

dbarasuk

 

Pourquoi j'ai démissionné en tant qu'infirmière clinicienne ?

Petite fille, je rêvais d’aider les gens à rester en bonne santé, adolescente j’écoutais ma tante  me raconter (dans le respect du secret professionnel ) ses journées d’infirmière puéricultrice en PMI ( protection maternelle et infantile ) et je m’imaginais avoir son travail pour aider les enfants à être heureux. Puis au moment de passer mon bac littéraire, je me suis demandé quelles étaient mes options, dans quelle voie me diriger pour être épanouie, mais aussi qu’est-ce qui me permettrait de travailler tout de suite. J’ai passé une année sabbatique à me chercher ( rentrée en BTS assurances arrêté au bout de 3 mois, puis quelques petits jobs plus tard…). Mais à l’époque ce qui m’intéressait le plus était de m’émanciper et  je me suis lancée dans un BTS force de ventes avec option produits banquier et financier, j’ai ainsi pu travailler deux ans à la Caisse d’Épargne en alternance. J’aimais le contact avec la clientèle, mais je détestais vendre des produits bancaires. Au cours des deux ans d'alternance, je me suis rendue compte que mon envie de soigner les gens et de les aider était toujours bien présente. J’ai passé le concours pour rentrer en école d’infirmière et à l’obtention de mon BTS j’ai changé de voie. 3 ans plus tard je me suis lancée en tant que professionnelle de la santé dans un hôpital d’enfants. Mon premier souhait était d’exercer ma profession auprès des enfants et adolescents diabétiques, j’avais écrit mon mémoire de fin d’études sur l’éducation thérapeutique de l’adolescent diabétique. Mais quand on débute, on prend le premier poste qu’on vous donne et je me suis donc retrouvée en pédiatrie pour soigner les bébés ayant des bronchiolites. Au bout de 2 jours de journée doublée, j’étais lancée seule dans mon secteur. La boule au ventre, j’essayais de ne pas faire de boulette et d’être la plus réactive possible en fonction des situations. C’était un contrat déterminé censé me permettre ensuite d’accéder au département de diabétologie. Au bout de 4 mois, on m’a proposé le service de chirurgie de la main et appareil locomoteur ( car le service était sur le même secteur que la diabétologie ). Après 2 ans, j’ai déménagé pour suivre mon conjoint et j’ai été muté en service extra hospitalier, de nuit dans un centre départemental de l’enfance. Je sortais du contexte hospitalier, et bien que je travaillais de nuit, j’ai apprécié cette expérience. Ma présence était importante car je devais surveiller la pouponnière, ainsi que les 150 autres enfants et adolescents du site. J’ai pu être confronté à la misère humaine. J’ai eu envie de me spécialiser auprès de la petite enfance car je trouvais qu’il me manquait des connaissances pour aider au mieux nos petits. Pendant mon congé maternité, j’ai passé le concours de l’école d’infirmière puéricultrice et je l’ai eu. J’ai attendu un an avant de pouvoir commencer ma formation. Petit à petit je me rapprochais de mon objectif. Après un an de formation, j’ai pu trouver le poste qui me tenait tant à cœur. Travailler en protection maternel et infantile c’était exactement le but que je m’étais fixé à l’époque. Je pouvais faire de la prévention, j’étais au contact du public et je pouvais donner de l’enseignement tout en aidant les familles. J’avais des horaires de bureau 8h- 16h et du lundi au vendredi, une chose inestimable dans la profession. Et au bout d’un an nous avons déménagé au Québec, car mon conjoint avait trouvé un poste dans le jeux vidéo. Et il venait de se faire licencier pour raisons économiques de son précédent travail. Je savais que le Québec recherchait des infirmières en 2012. Mais je n’avais aucune idée que les besoins étaient majoritairement concentrés sur Montréal et Québec. Et nous allions habiter Chicoutimi… J’ai dû reprendre à zéro tout mon parcours. D’abord trouver un stage de reconnaissance de diplôme puis retourner travailler à l’hôpital. Oui, mais voilà entre 25 et 35 ans les attentes sont différentes, ma cellule familiale est différente et je ne suis plus la jeune recrue d’il y a 10 ans. Alors je vous parle de tout cela car je vais vous expliquer pourquoi j’ai démissionné d’un poste d’infirmière clinicienne d’un grand hôpital spécialisé en pédiatrie. Ne vous méprenez pas, je suis fière d’être infirmière, j’aime ma profession, mais j’ai pris du recul sur mes besoins et ce que ma profession m’apporte en tant qu’être humain. Il y a 1 mois j'ai décidé d'arrêter mon job d'infirmière à l'hôpital pour retourner à la maison en tant qu'autoentrepreneuse en travaillant à mon compte . Certes j'étais très bien payé (3500$/ mois), mais le bouleversement que cela a produit dans ma vie de famille ( ne pas voir mes enfants pendant 3 jours d'affilés ), sans compter les conditions de travail ( sans boire, ni manger, ni avoir le temps d'aller au petit coin pendant 12 h, le manque de personnel ) ces points noirs ont eu raison de ma motivation à être infirmière pour le moment. Je me suis rendue compte que j'avais changé. Je m'écoute, j'ai grandi. Mon mari n'avait plus la possibilité d'écrire ( Vincent Hauuy l’auteur du Tricycle Rouge ). La balance a été en faveur de mon bien-être et non du confort financier ( qui n'en était pas vraiment un, car plus de stress amène plus de dépenses pour compenser...) Pour les infirmier(e)s qui veulent se lancer, je le redis foncez ! à vous de vous faire votre propre expérience. J’ai entendu dire que Recrutement Santé Québec ouvrait à nouveau les embauches au salon infirmier de Paris cette année, ils sont sur Paris du 25 novembre au 1er décembre. C’est le moment de se lancer, mais rien ne vaut de se faire son propre avis. On a tous choisi notre profession pour différentes raisons. Je me suis toujours vu faire du bénévolat en Afrique en fin de carrière. Et je le ferais.  Je n’ai pas dit que je fermais les portes à mon métier. Mais ce n’est juste pas le bon timing pour moi, en ce moment.  

Aloane

Aloane

 

Immigration : Souffrez-vous du syndrome du pâtissier?

Vous prévoyez effectuer vos procédures d’immigration canadienne par vous-même? Vous croyez qu’il suffit de suivre à la lettre les renseignements que vous avez lus sur internet pour réussir votre projet migratoire? Si tel est le cas : méfiez-vous du « syndrome du pâtissier ».  Voici pourquoi. Par Reynaldo Marquez, avocat Le net regorge, en effet, d’une foule de renseignements gratuits concernant les procédures d’immigration canadienne, à commencer par les sites officiels des différents ministères concernés, tels : Réfugiés, Immigration et Citoyenneté Canada (IRCC)  Service Canada ; et   Ministère de l’Immigration, la diversité et  de l’Inclusion (« MIDI »). Ces sites parlent abondemment des procédures relatives au parrainage, permis de travail, d’Études d’impact sur le marché du travail et de l’obtention du Certificat de sélection du Québec. Le site d’IRCC, plus particulièrement, offre également des guides sur la marche à suivre pour compléter les formulaires d’immigration. Et que dire des sites Web de certains cégeps et universités qui renseignent leurs étudiants sur les procédures relatives aux permis d’études? C’est sans compter sur les forums de discussions dans lesquels des expatriés et de futurs immigrants causent de leurs expériences personnelles et n’hésitent pas à conseiller (parfois mal) les autres participants sur les démarches à suivre pour réussir leur projet migratoire. Le syndrome du pâtissier Bref, cette surabondance de renseignements gratuits en ligne peut parfois créer chez certaines personnes intéressées à l’immigration canadienne un faux sentiment de sécurité. Un sentiment les amenant à croire qu’il suffit de suivre minutieusement les instructions qu’elles ont obtenues sur le web pour mener à bien leur émigration au Canada. En ce sens, ces personnes entrevoient les procédures d’immigration un peu comme le ferait un pâtissier d’expérience auquel il suffit de suivre une recette éprouvée pour que son  gâteau lève.  C’est ce que j’appelle « le syndrome du pâtisser ». Compte tenu de cette surabondance de renseignements,  certaines personnes sont du même coup portées à croire que les services d’un professionnel de l’immigration, tel un avocat ou un consultant compétents, est une dépense inutile et non pas un investissement en leur avenir. Le syndrome du pâtissier est parfois renforcé par les histoires à succès entendues ça et là, dans votre entourage, et voulant qu’un tel ou une telle aient réussi ses procédures d’immigration sans l’aide d’un avocat. Qu’ils ont simplement complété des formulaires, payé les frais demandés et que bingo! Ils ont obtenu leur visa. Certes, cela est possible. Mais avez-vous entendu parler des histoires de personnes qui ont grandement compromis leur avenir au Canada après avoir choisi de faire cavalier seul? Des histoires avec une mauvaise fin Dans ma pratique de tous les jours, il m’arrive souvent de rencontrer des clients dans une telle situation. Ils viennent me consulter à savoir s’il existe une solution au problème d’immigration dans lequel ils se sont placés, après avoir tenté de régler leurs papiers par eux-mêmes. En effet, ce n’est pas toutes les histoires d’immigration qui finissent bien pour les gens qui décident d’entreprendre leurs démarches seul.  Parfois, elles ont une mauvaise fin. Certains de mes clients sont allés même jusqu’à perdre leur statut d’étudiant ou de travailleur au Canada, alors qu’ils avaient finalement pu réunir tous les pré-requis exigés et qu’ils étaient à deux doigts de pouvoir demander la résidence permanente.   Pourquoi? Entre autres, parce qu’ils ont mal compris les instructions qu’ils avaient pourtant bien lues et relues, qu’ils ont mal complété le bon formulaire ou qu’ils ont bien complété le mauvais. Je constate aussi qu’ils commettent les erreurs suivantes : Croire qu’une demande de CSQ octroie le statut implicite; Demander un permis post diplôme avant d’avoir obtenu un emploi; Compléter un programme d’études ou occuper un emploi qui ne débouche pas sur la résidence permanente; Etc. Demander à faire réviser votre procédure Certes, vous n’êtes pas obligés d’être représentés par un professionnel du droit pour compléter vos démarches migratoires au Canada.   Toutefois, le recours aux services d’un représentant compétent étant à l’affût des lois et des règlements, dans ce domaine en constante évolution qu’est le droit de l’immigration, peut potentiellement maximiser vos chances de réussite.  Si d’aventure vous avez déjà complété vos formulaires d’immigration seul, demandez donc au professionnel d’immigration de votre choix s’il accepterait de  réviser avec vous la procédure que vous comptez transmettre aux autorités de l’immigration. Par exemple, dans une perspective d’un meilleur accès à la justice, j’offre des services de révision de procédures pour mes clients qui se sentent à l’aise avec les divers formulaires d’immigration qu’ils doivent compléter. Un tel service en mode révision est parfois plus économique pour eux que si je faisais la procédure complète à leur place. La connaissance sans expérience, égal danger! En effet, à force de lire des renseignements gratuits sur le web, il est possible que vous ayez l’impression de très bien connaître les programmes et les procédures d’immigration. Toutefois, en la matière, la connaissance sans expérience peut s’avérer risquée!  On ne réussit pas son projet d’immigration comme un pâtissier le fait avec son gâteau.   Et vous, croyez-vous vous souffrir du syndrome du pâtissier?

Reynaldo_Marquez

Reynaldo_Marquez

 

Le bilinguisme: plus important qu'il n'y paraît?

Maîtriser le français est essentiel pour réussir son intégration au Québec, mais est-ce suffisant pour assurer la réussite de son immigration?  La question est ouverte. Pour ce qui me concerne, avec un statut de travailleur temporaire, je ne veux écarter aucune option. Il est possible que mes enfants fassent leur vie au Québec tout comme il est possible qu’un jour ma compagne me convainque de poursuivre notre aventure en Nouvelle-Zélande, que nous migrions en Amérique du Sud ou simplement que nous nous installions dans une autre province canadienne. Qui sait de quoi notre avenir d'immigrant sera fait ? D’ici là mes enfants continuent leur scolarité dans une école bilingue. Et voici quelques éléments que je partage sur l’avantage d’être bilingue en tant que nouvel arrivant.
 
Autant que je me souvienne, en Belgique, être trilingue est un prérequis de base pour la beaucoup d’emplois de qualité. C’est sans doute pour cela qu’encore aujourd’hui, j’ai du mal à me faire à l’idée que beaucoup de mes voisins québécois maîtrisent si imparfaitement l’anglais. Ici, en Amérique du Nord. Ici, dans la région de Sherbrooke. Nous avons pourtant une présence anglophone relativement importante - à Lennoxville ou North Hatley par exemples - et la frontière US n’est qu’à une trentaine de minutes. Pendant les périodes touristiques, la gêne est palpable.     
Quand nous vivions à Toronto, ma conjointe a travaillé un temps dans l’aéronautique. Après quelques jours seulement, elle devenait le principal point de contact notamment de tous les fournisseurs québécois. Outre ses habiletés, ce qui a justifié cette promotion rapide : elle était la seule personne parfaitement bilingue dans tout son département. Une qualité différentielle qui s’est avérée gagnante.    
Dans un économie globale, être unilingue peut vite devenir un handicap. Il y a quelques mois, je discutais avec un informaticien de Chicoutimi. Il m’expliquait qu’après plus de 25 années dans la même compagnie québécoise, certains collègues qui étaient rentrés en même temps que lui sont, depuis, devenus directeurs. Lui a sans doute atteint prématurément l’apogée de sa carrière. Il aurait pu évoluer vers plus de responsabilités : diriger des équipes au Canada ou en Inde, négocier avec des fournisseurs d’autres provinces, etc. Mais à l’évidence sa non-maîtrise de l’anglais ne lui permet pas de nourrir de trop grandes ambitions. Résultat : la compagnie a  recours au recrutement international pour chercher à l’étranger des gestionnaires parfaitement bilingues.
Le Canada est officiellement un pays bilingue. Mais avec un seuil de 18% d’après les chiffres du dernier recensement. Cela laisse pas mal de place pour les immigrants qui auront pris la peine d’investir du temps et tout l’effort nécessaire pour maîtriser les deux langues nationales. Pour les autres, cela reste dommage de vouloir immigrer au Québec par défaut, parce qu’on ne maîtrise hélas que le français. Au contraire, arriver sur le marché du travail en présentant des compétences que la plupart des Canadiens n’ont malheureusement pas c’est, d'après ma petite expérience personnelle, une excellente carte à jouer pour booster son immigration. Particulièrement lorsqu’on sort de nulle part, avec un diplôme délivré par un établissement inconnu, des références professionnelles suspectes et des recommandations douteuses. Voilà sans doute pourquoi aussi, même lors des Journées Québec, la plupart des recruteurs prennent quelques instants pour sonder le bilinguisme des candidats à l’immigration.
Alors, le bilinguisme: un avantage plus important qu'il n'y paraît?

Jefke

Jefke

 

Passer son permis de conduire au Québec.

J'ai passé (et obtenu) mon permis de conduire il y a très peu (quelques semaines à l'écriture de ce billet) et je souhaitais partager mon expérience et la comparer avec le passage du permis en France.   La Durée   Tout d'abord, les cours au Québec sont obligatoire. On compte 4 phases. Avec les cours il y a des échéances à respecter, ainsi de la phase 1 à l'examen théorique (communément appelé « le Code » en France) il faut qu'il y ait un délai de 10 mois et entre la phase 1 et l'examen pratique : 12 mois. Tandis qu'en France, il faut avoir complété au moins 20 heures de pratique et avoir de bons résultats au test théorique.   Il faut donc au moins 1 an avant d'avoir son permis au Québec contre aucune durée minimale en France.   Le Coût   J'ai passé mon permis en France (où j'ai échoué) et au Québec. En France mon forfait m'a coûté environ 1200 euros, au Québec il m'a coûté 1100 dollars. J'ai pris une dizaine d'heures de conduite en auto-école en France rendant la facture bien salée et tout ça pour l'échouer. Mais au Québec c'est quelque peu différent ...   Au Québec, une fois l'examen théorique en poche, on obtient un permis de conduite accompagnée qui, comme son nom l'indique, permet de conduire une voiture à condition d'être en compagnie de quelqu'un qui a un permis régulier depuis au moins 2 ans. En France, il me semble que c'est également permis mais à la différence qu'il faille conduire une voiture à double commande, ce qui inévitablement augmente les coûts car il faut louer. Généralement les gens optent pour des heures de conduite en auto-école, qui ne cessent d'augmenter à chaque année. À l'époque où j'étais inscris en France, on était à 45euros / heure.   Donc à ce niveau là le Québec est plus avantageux, on peut prendre la voiture d'un ami, de sa moitié, des parents/beaux-parents etc. et conduire comme bon nous semble. Je pense avoir parcouru 2500 km en conduite accompagné (un beau road-trip jusqu'aux îles de la Madeleine, ça chiffre pas mal). On est beaucoup plus à l'aise de conduire avec quelqu'un qu'on connaît, on peut prendre le temps pour les manœuvres, pour explorer le tableau de bord, le fonctionnement de la boîte de vitesse, la sensation d'accélération et de freinage etc. L'unique inconvénient à cela (et encore ...) c'est peut être d'attraper les mauvais plis de la personne qui nous accompagne, ou de ne pas avoir de rétro-action sur notre conduite. Dans mon cas, j'oubliais souvent les angles morts et c'est un moniteur qui a insisté là dessus.   L'Examen   En France, l'examen comporte quelques manœuvres de stationnement, une entrée/sortie sur autoroute et une question portant sur le véhicule. Au Québec, l'examen ne comporte pas d'autoroute et seulement une manoeuvre de stationnement (en épi ou bataille mais jamais en créneau).   Le paysage automobile nord-américain est rempli de véhicules à transmission automatique, ce qui n'est pas tout à fait le cas en France ou même en Europe. Ce qui fait qu'à l'examen au Québec on peut passer son permis sur une voiture à transmission automatique et pouvoir tout de même conduire une manuelle par la suite, à l'inverse de la France où passer l'examen en automatique apportera une mention sur le permis qui n'autorisera pas la conduite d'une manuelle.   Là encore le Québec ressort gagnant, l'épreuve n'est pas très compliquée pour peu que l'on effectue les vérifications nécessaires et qu'on démontre une maîtrise sur sa conduite. Bien sûr pendant l'examen il est facile de stresser et de finir par le rater d'un rien. Ce fût mon cas, et cette chaîne Youtube ainsi que ce post sur un forum québécois m'ont permis de le passer sereinement. Sans oublier bien sûr, une tonne d'heures de pratique avec mon amie qui a pu m'épauler durant tout ce processus.   Pour terminer sur l'examen, c'est un peu comme en France, il y a des sites plus faciles que d'autres. On m'a beaucoup parlé de Donnaconna où les circuits sont plutôt simples. J'ai passé mon examen une première fois à Lévis où je l'ai raté, et à Québec où ça s'est super bien passé. À Montréal, la réalité doit être tout autre ...   Bon examen à celles et ceux qui le passent ! Et watch-out l'hiver !

Rash McGeady

Rash McGeady

 

Les 7 étapes d'un parrainage réussi

Selon Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (« IRCC »), il y a sept grandes étapes à suivre afin d’espérer compléter convenablement une demande de parrainage dans les catégories des époux, conjoints fait et des partenaires conjugaux, ainsi que dans la catégorie des enfants à charge.     Par Reynaldo Marquez, avocat   Ces sept étapes ont été mises en relief dans le Guide de base IMM 5525, lequel a été mis en ligne sur le site d’IRCC dans la foulée des changements faits par le gouvernement fédéral visant à accélérer le traitement de demandes de parrainage. À ce propos, dans notre billet du 1er janvier 2017 paru sur le présent blogue, nous avons énoncé les 5 principaux changements ayant été apportés, en décembre 2016, à la procédure de parrainage dans les catégories des époux, conjoints de fait et partenaires conjugaux, ainsi que dans la catégorie des enfants à charge.   Consulter notre billet de blogue du 1er janvier 2017 concernant ces changements 
  Sept grandes étapes Selon le Guide de base d’IRCC, ces sept étapes sont les suivantes :  1. Lire le Guide complet pour les répondants et les demandeurs de résidence permanente – époux, conjoints, enfants avant même de compléter les formulaires et de rassembler les documents requis.  La lecture de ce guide pourrait vous permettre d’éviter de commettre les erreurs les plus courantes, dont il sera question dans un prochain billet. 2. Obtenir la liste de vérification applicable à votre demande.  Chacune de ces listes vous indique les formulaires, les documents dont vous avez besoin et contient des liens vers des instructions sur la façon de compléter les formulaires, selon le type de demande que vous présentez. En fonction de votre demande, ces listes sont les suivantes:  

a) Liste de vérification pour un époux (incluant les enfants à charge) [IMM 5533] (PDF, 1,19 Mo)
b) Liste de vérification pour conjoint de fait (incluant les enfants à charge) [IMM 5589] (PDF, 1,18 Mo)
c) Liste de vérification pour un partenaire conjugal (incluant les enfants à charge) [IMM 5629] (PDF, 1,17 Mo)
d) Liste de vérification un enfant à charge seulement [IMM 5534] (PDF, 1,12 Mo)
3. Compléter les formulaires en suivant les instructions détaillées contenues dans le Guide complet (voir point no.1 ).  À ce propos, le site Web d’IRCC met beaucoup d’emphase sur la nécessité de déclarer tous les membres de votre famille afin que ceux-ci puissent être examinés.  Dans le cas contraire, les personnes non déclarées pourraient être exclues de la demande de parrainage et les résidents permanents ayant fait défaut de les déclarer pourraient perdre leur statut.
4. Rassembler les documents requis dans la liste de vérification qui s’applique à votre cas.  Par exemple, si vous parrainez un époux, la liste de vérification pour un époux s’applique normalement à votre cas.  Si vous parrainez un conjoint de fait, alors la liste de vérification pour conjoint de fait s’applique normalement à votre cas.
5. Vérifier la demande de manière à identifier et éliminer les erreurs les plus courantes.  Dans le cadre de notre pratique, nous avons constaté qu’il arrive parfois que les demandeurs oublient de signer un formulaire, ils les signent au mauvais endroit ou encore ils présentent la photocopie d’un formulaire alors que c’est l’original qui est habituellement requis.  Dans un prochain billet, nous reviendrons plus en détails sur ces erreurs courantes, lesquelles pourraient faire en sorte que votre demande vous soit retournée par IRCC.
6. Payer les frais, lesquels doivent généralement accompagner votre demande.  Le fait d’oublier de payer les frais pourrait  faire en sorte que votre demande vous soit retournée.
7. Présenter votre trousse de demande à la bonne adresse.  Selon IRCC, les demandes de parrinage présentées à l’extérieur du Canada doivent être libellées tel qu’indiqué ci-dessous et acheminées à l’adresse suivante : Demande pour des époux, conjoints de fait ou partenaires conjugaux (vivant actuellement au Canada) présentant leur demande dans la catégorie des époux, des conjoints de fait ou des partenaires conjugaux au Canada CTD-Mississauga
C.P. 5040, Succursale B
Mississauga (Ontario) L5A 3A4 Tandis que les demandes de parrainage présentées depuis l’intérieur du Canada doivent être libellées  tel qu’indiqué ci-dessous et acheminées à l’adresse suivante : Demande pour des époux, conjoints de fait ou partenaires conjugaux et des enfants à charge (vivant actuellement à l’extérieur du Canada)
CTD-Mississauga
C.P. 3000, Succursale A
Mississauga (Ontario)
L5A 4N6

Reynaldo_Marquez

Reynaldo_Marquez

 

Comment immigrer au Québec en 3 étapes

« Comment immigrer au Québec? » En tant qu’avocat en immigration au Barreau du Québec, voilà une question que mes clients me posent très souvent. Dans le présent billet de blogue, je vais m’efforcer de répondre à cette question le plus simplement possible.   Par Reynaldo Marquez, avocat   Pour ce faire, je me propose de vous révéler une stratégie en trois étapes, laquelle a été fréquemment utilisée avec succès par certains candidats à la résidence permanente au Québec au cours des dernières années et qui l’est toujours.   Une mise en garde nécessaire D’emblée, je vous avertis que cette thématique est plus complexe qu’il n’y paraît. Et ce pour au moins deux raisons. D’abord, parce que chaque cas et un cas d’espèce et ce qui s’applique à une personne ne peut s’appliquer à une autre. Et inversement. Ensuite, parce que mes obligations déontologiques m’interdisent, et avec raison, de vous donner un avis juridique sans avoir une connaissance intime de votre dossier. Nul ne saurait marcher dans le noir sans risquer de se cogner le petit orteil.   Aussi, les renseignements généraux que je vous offre ci-après ne sont nuls autres que la pointe de l’iceberg d’un processus migratoire généralement viable pour qui répond aux exigences applicables.   Je vous offre de tels renseignements généraux pour faire plaisir à l’ancien journaliste de presse écrite que je suis en ce que je me plais encore à vulgariser des thématiques complexes pour le bénéfice du grand nombre.   Je vous les offre aussi pour faire plaisir à l’avocat en droit de l’immigration que je suis devenu auprès du Barreau du Québec et qui croit que l’accessibilité à la justice passe aussi par la vulgarisation du droit.   Au cours des prochaines semaines, j’entends approfondir certains renseignements qui pourraient rester nébuleux à votre esprit, malgré mes efforts de vulgarisation compris dans le présent texte. Un texte qui, et je tiens à vous le rappeler au risque de me répéter, en est un de portée générale.   Pour des conseils adaptés à vos besoins, prière de consulter l’avocat compétent et dûment qualifié de votre choix.   Une compétence partagée Pour mieux comprendre la stratégie dont il sera question ici, il y a lieu d’ajouter encore quelques lignes en guise de préambule.   En effet, il faut garder à l’esprit qu’au Québec l’immigration est une compétence partagée entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial. Donc, contrairement à ce qui se produit dans les autres provinces et territoires canadiens, le Québec a son mot à dire concernant la sélection de ses immigrants.   Au cours des dernières années, plusieurs personnes ayant réussi à s’établir de façon permanente au Québec ont eu recours à une stratégie en trois temps. Celle-ci s’articule généralement comme suit : Obtenir une résidence temporaire au Québec; Obtenir un Certificat de sélection du Québec; Présenter une demande de résidence permanente. Voilà donc pour les grandes lignes. Mais, le diable étant dans les détails, voyons de plus près comment tout ceci s’articule dans la pratique.   Obtenir une résidence temporaire L’obtention d’un statut de résident temporaire est généralement la première étape à suivre avant d’obtenir la résidence permanente.   Par résidence temporaire, je fais référence à un permis d’études ou à un permis de travail. Chacun de ces deux types de permis est émis par le gouvernement fédéral. Cliquez sur les liens suivants pour en savoir davantage sur :
  Comment faire une demande de permis d’études; et Comment faite une demande de permis de travail.   À première vue, cela peut paraître simple, mais il faut jouer de prudence. En effet, ce ne sont pas tous les programmes d’études ni tous les emplois qui permettent à un candidat à l’immigration canadienne au Québec de présenter une demande de résidence permanente.   Par conséquent, mieux vaut se renseigner quant à savoir quels sont les programmes d’études ou les emplois qui sont susceptibles de déboucher sur une résidence permanente, et ce, dès le début de votre projet d’immigration.   Obtenir un Certificat de sélection du Québec (« CSQ ») L’obtention d’un Certificat de sélection du Québec («CSQ ») est en principe la seconde étape à suivre dans votre parcours vers la résidence permanente.   De manière générale, les candidats à l’immigration ayant complété avec succès un programme d’études admissible à la résidence permanente sont en mesure de candidater un CSQ via le Programme de l’expérience québécoise – Diplômés du Québec.   Il est généralement de même pour les candidats à l’immigration ayant occupé un emploi admissible à la résidence permanente, sous réserve d’avoir respecté les conditions relatives à leur emploi, via le Programme de l’expérience québécoise – Travailleurs étrangers.   Ces deux programmes sont administrés par le Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI), lequel relève du Québec.   Cliquez sur les liens suivants pour en savoir davantage sur :
  Le programme PEQ – Diplômés du Québec Le programme PEQ – Travailleurs étrangers temporaires spécialisés.   Incidemment, à la lecture des renseignements contenus sur le site Web du MIDI au sujet de ces deux programmes, vous aurez une meilleure idée des diplômes et des emplois admissibles à un CSQ.   Présenter une demande de résidence permanente Une fois votre CSQ en poche, il vous est habituellement loisible de déposer votre demande de résidence permanente auprès du gouvernement fédéral, sous le programme des Travailleurs qualifiés sélectionnés par le Québec. La résidence permanente est émise par le fédéral.
  Cliquez sur les liens suivants pour en savoir davantage sur :
  Le programme des Travailleurs qualifiés sélectionnés par le Québec; Les formulaires à compléter au soutien de votre demande.
Le processus en trois étapes décrit ci-dessus est conséquent avec la division des pouvoirs entre les gouvernements fédéral et provincial, tel que pratiquée actuellement dans la province du Québec.   En résumé Nous pourrions résumer les présents renseignements comme suit. Pour devenir résident permanent au Canada en vue de s’établir dans la Belle province, il convient tout d’abord d’obtenir un CSQ.   En effet, le CSQ peut être décrit comme un document préalable à l’obtention de la résidence permanente canadienne, en ce qui concerne la province de Québec.   De manière générale, pour obtenir un CSQ, il faut au préalable avoir obtenu un statut temporaire valide auprès du fédéral, soit comme étudiant ou comme travailleur étranger spécialisé.   Après avoir obtenu un diplôme ou avoir occupé un emploi admissible, dont les critères sont déterminés par le Québec, il devient possible d’obtenir le fameux CSQ.   Une fois le CSQ en poche, il est alors loisible à un candidat à l’immigration de déposer une demande de résidence permanente auprès gouvernement fédéral.   Avez-vous des questions sur cet article? Reynaldo Marquez est un avocat membre du Barreau du Québec. Avant de se tourner vers le droit, il a été journaliste dans des publications québécoises de premier plan.  Il est l’auteur de l’article intitulé Le Québec des possibles.
700-1980, rue Sherbrooke Ouest
Montréal, Québec, H3H 1E8
+1 (514) 907-3231 poste 103
rmarquez@wmr-law.ca www.avocatenimmigration.com

Reynaldo_Marquez

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Il part au Québec et devient écrivain !

Bonjour tout le monde ! Cela fait déjà un an que je n’ai pas publié…Voici pourquoi : Je ne sais pas si vous me connaissez mais cela fait 5 ans en septembre que nous sommes arrivés au Québec. Pour suivre mon mari qui travaillait dans les jeux vidéos, nous sommes d’abord allés au Saguenay, nous avons rencontré des gens incroyables et nous avons trouvé nos marques très rapidement. Par contre, étant infirmière puéricultrice je n’ai jamais eu de stage pour obtenir ma reconnaissance de diplôme. J’ai fait la navette 6 mois entre Chicoutimi et Montréal en travaillant à l’hôpital Sainte Justine.  Ce fut une expérience dure ( car je devais quitté ma famille par tranche de 10 jours). Mais tellement enrichissante, je l’ai fait car je savais que c’était ainsi que je serais heureuse. J’ai toujours eu à cœur d’aider les gens. Et je sentais en moi cette vibration qui me permettait de dépasser mon inconfort. Je suis ensuite tombée enceinte et mon mari a trouvé un travail sur Québec. À nouveau ce changement nous a permis de profiter des infrastructures médicales adaptées pour notre bébé qui est né prématurément avec des besoins particuliers. Sur Québec, nous ne nous sommes pas senti autant intégré qu’au Saguenay. On peut même dire que nous étions isolés. Heureusement nous avons eu l’occasion de voir des amis Français mais pas de possibilité d’entrer dans les familles Québécoises comme au Saguenay. Mon mari qui avait fini d’écrire deux livres, a envoyé ses manuscrits aux maisons d’éditions. Pour nous, c’était quelque chose d’euphorisant d’avoir accompli ces objectifs, mais rapidement on a déchanté quand nous n’avons reçu aucune réponse au bout de 6 mois. Je suis quelqu’un d’optimiste et enthousiaste. Et j’avais repéré le potentiel de mon mari en matière d’écriture dès notre première rencontre (vous comprenez maintenant pourquoi nous sommes mariés!). Mon époux voulait savoir ce que des lecteurs (autres que sa famille) penseraient de ses histoires. Il s’est donc mis à la recherche de plateforme d’écriture. Il est d’abord tombé sur wattpad, où il a lancé ses premiers chapitres, puis rapidement l’idée lui ait venue d’aider les jeunes écrivains en écrivant un guide. Ensuite il est tombé sur une plateforme d’écriture lancée par une maison d’éditions Française qui proposait des concours pour se faire repérer.  Vincent a reçu le coup de cœur du jury pour son premier concours, mais est arrivé 2e. Entre temps un nouveau concours, plus prestigieux encore s’est ouvert. Le grand prix du thriller de VSD. Le président du jury était Michel Bussi, 2e plus gros vendeur de livres en France en 2016. La catégorie thriller est un des terrains de jeux préféré de Vincent. En 3 mois il a écrit Le Tricycle Rouge, un livre de 500 pages, à coup de votes des lecteurs. Au fond de moi je le savais depuis longtemps que Vincent avait un talent inné pour raconter les histoires. En plus, des différentes œuvres non achevées que Vincent avait créé en 20 ans, il crée la trame des jeux vidéos, en 2016 il a même reçu un prix par des professionnels pour un de ses jeux, Little Lords of twilight. Et voilà qu’en mai 2017 il reçoit le prix du meilleur thriller par VSD et surtout par Michel Bussi. En 3 mois il a vendu plus de 30 000 exemplaires et le livre vient de sortir dans toutes les librairies au Québec. Je vous raconte toute cette aventure, pour vous dire que malgré tous les obstacles qu’on peut rencontrer dans notre vie, il faut toujours continuer à suivre ses objectifs. La réussite n’arrive pas tout de suite, mais si quelque chose vous fait vibrer au fond de vous, n’enfouissez pas cette petite voix dans un placard, croyez en vous,  continuez à vous développer et surtout n’abandonnez jamais vos rêves ! Depuis 2 mois nous habitons à Montréal et j’avais toujours un sentiment d’inachevé en moi depuis mon départ de Sainte-Justine. J’ai donc envoyé mon CV avant mon déménagement, puis au bout d’un mois j’ai renvoyé mon CV, mais toujours aucune réponse. Entre temps, j’ai reçu en 2 jours une proposition d’un autre hôpital. Mais je ne pouvais m’empêcher de penser à Sainte Justine (où j’avais vraiment eu une belle expérience). Un lundi, prenant mon courage à deux mains, j’y suis allée avec l’intention de rencontrer directement la chef de services de l’unité qui me tenait à cœur. Celle-ci n’a pas voulu me recevoir mais m’a renvoyé vers la DRH. J’ai alors demandé à parler directement à la directrice des ressources humaines et rebelotte, elle n’a pas voulu m’entretenir. J’ai donc laissé mon CV en disant qu’il ne faudrait pas tarder à m’appeler car j’avais d’autres offres. 2 jours plus tard j’ai reçu un appel de la DRH de Sainte Justine et une semaine après j’ai passé un entretien d’embauche qui m’a valu une embauche. Un autre exemple qu’il ne faut pas abandonner. Même si vous n’obtenez pas tout de suite ce que vous rêvez d’avoir, ne lâchez pas. Un jour ou l’autre vous aurez créé votre opportunité. Je sais que les papiers d’immigration prennent du temps, je sais que s’intégrer prend du temps, je sais qu’on est impatient de trouver dans notre nouveau pays le même niveau de vie que ce qu’on a quitté. Mais sachez que tous les efforts que vous réalisez chaque jour vous permettrons de vous rapprocher du but que vous vous êtes fixés. NEVER GIVE UP

Aloane

Aloane

 

Astuce #15 - choisir un banquier, pas une banque

L’autre soir, en faisant mon épicerie, j'ai croisé mon conseiller financier. Après m'avoir reconnu, il m'a salué par mon nom. Sans hésiter. C'est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.   Avant le Canada, mes relations n’ont jamais été terribles avec les banques.  Je suis pourtant resté plus de 20 ans avec la même institution financière. Le nom, le logo et même le personnel a souvent changé. Mais sans aucun bénéfice personnel. Jamais personne n'a semblé savoir qui j'étais sans au préalable devoir regarder ses fiches. Histoire sans doute de bien me faire sentir que je n'étais qu'un petit dossier anonyme et misérable. Juste bon à subir docilement l'augmentation annuelle des frais en tout genre. 
    Au canada, avantage au client
Bien entendu, même au Canada, les banques ne sont pas là pour donner de l'argent. Il ne faut pas rêver. Mais c’est tout de même le jour et la nuit pour ce qui concerne la relation clientèle. De nombreuses entreprises gagneraient à envoyer leurs cadres faire un stage au Canada.   Voici quelques exemples qui pourraient les inspirer….   Dans les premières semaines de mon immigration, j'ai beaucoup apprécié les ateliers d'information organisés pour expliquer le système bancaire canadien aux nouveaux arrivants : comment retrouver des services équivalents  à ce que je connaissais, la signification des sigles locaux (REER/CELI/REEE/...), mes obligations fiscales en Europe, etc. Bien sûr, je n'ai pas hésité à contacter différentes banques, histoire d'entendre différents sons de cloche. Mais à chaque fois, j'ai pu obtenir un rendez-vous dans un délai très bref et discuté longuement avec un conseiller. Waouh ! Toujours la même disponibilité pour partager des conseils. Et si nos discussions devaient déborder, ça n’a jamais été un problème. C'est comme arriver dans une agence bancaire à cinq minutes de la fermeture. Non seulement, personne ici ne m'a jamais dit "désolé on va fermer, revenez demain", mais s'il faut passer encore 30 minutes avec moi, le personnel l'a toujours fait avec un grand sourire. Dans beaucoup de domaines on répète mécaniquement que le client est roi. Mais il faut vraiment être au Canada pour vivre cette qualité d’attention.  
Le choix d'une banque
Choisir une banque est l'une des premières priorités pour un immigrant. Car après tout, ça ne fait pas de sens de garder tout son argent sous un matelas. Mais quelle banque choisir ? Le marché est tellement concurrentiel que la plupart des places se marquent à la culotte. On pourrait toujours choisir une banque sur des critères de proximité, de maillage, de type de ristournes (boni dollars ? points air miles ? ...), de coûts de services ou même de goodies. L'avantage en tant que nouvel arrivant, c'est de bénéficier d'offres préférentielles pendant les premières années. Alors pourquoi se priver ? Desjardins, BMO, BNC, RBC, ScotiaBank, HSBC, TD Bank… Toutes déploient beaucoup d’efforts pour séduire les immigrants. On aurait tort de ne pas profiter de ce rapport de force pour essayer et comparer différentes solutions.   Et comme si dérouler un tapis rouge pour les nouveaux arrivants n'était pas suffisant, les banques sont prêtent à accueillir l'argent des immigrants mais aussi celui des futurs immigrants. Pour preuve : il est tout à fait possible d’ouvrir un compte bancaire au Canada à distance, avant même d’y poser un pied, ou sur place avec un statut de touriste. J’ai vécu ces deux expériences.
 
Un banquier plutôt qu'une banque
Ouvrir un compte en banque au Canada, ce n’est vraiment pas compliqué.J’ai ouvert des comptes pour collectionner Ipad, télévision, et autres cadeaux de bienvenue. Puis, je n'ai pas hésité à partir ailleurs. Les néons et offres promotionnelles, c'est bien pour attirer le chaland. Mais ensuite il faut travailler pour le fidéliser.   Même au sein d’une même banque, la qualité de la relation avec un conseiller fait toute la différence.   Il est tout à fait possible qu’un jour j’opte pour une banque en ligne. Mais d’ici là, en tant que nouvel arrivant, j’ai surtout cherché des conseils pour démarrer les choses correctement. Alors un banquier qui a une vraie empathie, parce qu'il a personnellement vécu une expérience d'immigration ou parce qu'il a une expertise dans l'accompagnement de nouveaux arrivants qui me ressemblent, moi, ça me rejoint davantage qu’un expert financier dont l’horizon se limite à la Beauce et qui me regarde avec des gros yeux quand je lui demande à quoi sert encore un chéquier au XXI siècle. Il y a des tonnes de sujets qui peuvent sembler tellement évidents pour un Canadien. Mais voilà, je ne suis pas Canadien.    En fait, en tant qu’immigrant récent, je n'ai pas besoin de conseils. Merci bien. Je veux juste des conseils pertinents s'il vous plaît. Sans que j'ai à systématiquement poser de question pour obtenir des débuts de réponse. Parce que c’est impossible de savoir tout ce que j’ignore. Et si ce n'est pas un conseiller bancaire qui m'explique spontanément pourquoi et comment bâtir mon historique de crédit, qui l'aurait fait à mon arrivée au Canada ? Qui m'aurait guidé pour faire le ménage dans mes produits financiers en Belgique/France ? Ça prend quand même un certain vécu pour discuter avec moi de mon retour éventuel, à l’heure de la retraite ou précipitamment en cas d’imprévu. Pour l’immigrant que je suis, trouver le bon interlocuteur, qui comprend suffisamment mes défis, c'est juste essentiel.    Bien sûr il arrive que des conseils soient à côté de la plaque. Et prodiguer des conseils pertinents n’empêche pas mon banquier d'essayer, de temps en temps, de me vendre des produits maison hors de prix. C'est de bonne guerre. A moi de faire mes devoirs. N'empêche, si un jour il changeait d’institution, il est possible que je le suive. Qu'importe le nom de la banque. Pourquoi pas.
    Ça fait bizarre mais je suis content que mon banquier canadien me reconnaisse en ville. A force d’échanger, nous avons appris à nous apprécier en tant que personnes. Je n'ai jamais cru cela possible avant d'immigrer. Étonnant. Nous ne sommes pas rendus à être des amis facebook – faut pas pousser - mais il figure dans mes favoris téléphoniques. Je mesure qu'un avis d’expert, surtout quand il est question de sous, c’est toujours bon à prendre dans le démarrage d'une aventure.

Jefke

Jefke

 

I love râler ! oui mais pourquoi ?

Ce n’est un secret pour personne, les Français critiquent tout ce qui bouge et le font savoir : ils râlent !
Aventurez vous sur le plateau à Montréal ou, comme Laurence Comet, dans un supermarché*, ou mieux encore, glissez vous parmi un groupe de touristes et vous ne manquerez pas de constater le phénomène sans même avoir à tendre l'oreille.   D'où viens cet agaçant réflexe de tout critiquer ? Et bien, je pense, tout simplement de l’éducation. Voyez-vous le petit français à l'école on lui inculque deux choses :
        • L'esprit critique.
        • L'universalité des valeurs Françaises.
Mélangez ces deux ingrédients et vous obtiendrez un mélange explosif qui ne demande qu'à détonner au moindre objet de critique, c'est à dire à la moindre confrontation avec le différent, l'inconnu, qu'il soit local ou étranger.   L'esprit critique
L’éducation française met en avant l’esprit critique tout au long de la scolarité, en particulier à la fin du secondaire. Si la France n’est pas le seul pays qui impose la philosophie à ce niveau, cet enseignement s’inscrit dans une tradition révolutionnaire forte.
Ainsi l’exercice roi qu’est la dissertation y suit un plan typiquement français : le fameux Thèse (je présente un point de vue), Antithèse (puis un autre), Synthèse (et je les compare). L’utilisation de la première personne du singulier y est proscrite, c’est un entraînement à l’analyse objective. Fort de cette habitude, un français ne dira pas “pour moi c’est de la merde”, il dira juste “c’est de la merde” comme il dirait “c’est pas-mal” plutôt que “ça me plaît”.   Dans le monde anglo-saxon il n’y a pas vraiment d’équivalent. Une dissertation, ou paper, s’organise autour de la défense d’un point de vue. C'est un entraînement à l’argumentation. Au Québec bien sur c’est plus flou puisque les deux formes de dissertations cohabitent, mais l’accent est tout de même mis sur “l’opinion personnelle”.   La dissertation est un exemple parlant car elle montre que la pensée Française se veut objective en se conformant à des règles strictes (comme la langue officielle se conforme à l’Académie Française). Règles qui sont les mêmes partout dans le pays puisque l’éducation y est nationale. “En France on fait comme ça” se comprend mieux quand on considère que le “comme ça” apparaît à celui qui le prône être le résultat d’une analyse objective. Donc quand un Français “chiale” il ne faut pas y voir une volonté de nuire mais l'expression d'un trait culturel, fruit d’une éducation particulière.
Il ne faut pas oublier que si les Français ont la critique facile, leur propre pays et leurs compatriotes sont de loin l’objet favori de celle-ci.   Les valeurs universelles
La déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, écrite en 1789 par les révolutionnaires et qui aujourd’hui sert de socle à la constitution française, fut dés le début globalisante. De fait, ses principes le sont devenus ensuite par la force des conquêtes napoléoniennes et de la colonisation. Ainsi cette propension à la critique se double, en voyage, d'un devoir patriotique transformant le citoyen français en ambassadeur d'une culture aux valeurs se voulant universelles. Les anecdotes sont infinies, nous en avons tous :
Ça concerne d’abord les touristes, surtout bien sur les groupes car le groupe dilue la responsabilité individuelle. Et la ça va de la revendication "subtile" affichée sur un T-shirt à la contestation ouverte des propos du guide : “faudrait arrêter de raconter des conneries au gens !” (entendu)
Mon expérience m’a surtout fait remarquer cette attitude dans les parcs nationaux de l'ouest Américain. C’est peut être la qu’elle est la plus marquée car Français et Américains entretiennent une vive relation mêlant admiration et défiance. Relation due, outre un sentiment d’infériorité partagé (culturelle d’un coté, matérielle de l’autre), à des valeurs américaines qui se veulent elles aussi universelles (donc clash inévitable). Au Québec j’ai l’impression que c’est plus feutré. La critique serait plus envers ce qui renvoi justement au mode de vie Américain qu’envers le Québec et ses habitants. La Belle Province bénéficie d’un apriori favorable de part sa langue et son image de colonie perdue, apriori qui peut vite devenir condescendant mais nous en parlerons une prochaine fois…
* le plateau OU un supermarché; un supermarché sur le plateau ça n’existe pas voyons  

Marty

Marty

 

Astuce #14 - apprendre de l’hiver, en attendant le temps des sucres

Dans sa biographie, Boucar Diouf, raconte ceci au sujet de son arrivée au Québec pour y poursuivre ses études universitaires : “avant mon départ, j’ai eu une semaine de cours intensifs sur le choc culturel et l’adaptation à la culture québécoise. Par contre, on avait omis de me parler du choc thermique. C’est ce que j’ai compris lorsque j’ai découvert l’hiver du Québec en robe africaine”.   On a beau s’y préparer, l’hiver canadien garde souvent des surprises. La dernière semaine de février nous avions des journées à +18°C. Une semaine plus tard, il a fallu ressortir les pelles et les grosses couvertures; la température ressentie était descendue à -30°C. L’hiver sera encore notre réalité pour plusieurs semaines. Mais cela n’empêche pas de déjà dresser un bilan sur les leçons à retenir.   Ce que j’aime toujours : les enfants sont en pleine forme. Certes les températures sont relativement extrêmes mais le froid est sec et plus supportable qu'en Europe. Les aérosols et autres rendez-vous incessant chez le pédiatre sont un lointain souvenir. les factures Hydro raisonnables malgré nos baies vitrées et les températures hivernales. Autant notre premier appartement était une passoire thermique, autant pour notre maison, je dois reconnaître, les canadiens maîtrisent le froid. la surabondance d'activités gratuites ou à prix modérés : festivals des neiges chaque fin de semaine de janvier/février, pistes de ski à moins de 20 minutes de chez nous, patinoires sur lac, glissades sur tube, etc. les grande tablées. La famille est toujours la bienvenue, mais nous pouvons aussi compter sur nos amis québécois pour venir partager un lapin à la bière, des pralines maison ou encore notre tiramisu au spéculoos. un noël blanc avec toutes les maisons décorées de guirlandes lumineuses. Certains budgets se chiffrent joyeusement en milliers de dollars. Mais qu'importe : c'est beau. profiter des paysage magnifiques autour d'un feu, avec des marshmallow grillés et un bon verre de vin chaud.   Ce que j’ai découvert : le Yukigassen : une activité qui combine le hockey, le ballon-chasseur et le jeu du drapeau. Le but du jeu est d’éliminer ses adversaires pour voler leur drapeau. C’est un sport complet avec de la technique, un bonne dose de stratégie, et une rapidité d'exécution. A essayer. Ou à regarder. le pelletage semble être une cause majeure de crise cardiaque. Du coup, cette année, j’ai revu ma technique. les soirées Fondue locales : une occasion pour savourer des fromages et des vins québécois agréablement goûtus. mes clés. Un matin de décembre, je m’étais rendu compte que j’avais perdu mes clés en jouant avec mes enfants. Mais avec près d'1m20 de neige tout le long de mon terrain, il aura fallu patiemment attendre le redoux pour retrouver mon trousseau de clés dans le jardin.   Ce que je vais devoir améliorer : la constance dans l’effort. Un vendredi soir, j’étais trop fatigué pour déneiger et saler l’allée. Après tout, on peut bien s’accorder une pause, non ? Grave erreur. Le lendemain, impossible de bouger ma voiture. Trop de neige, trop de glace. Ce genre de procrastination se paie au prix fort. les décorations solaires pour Noël. L’idée était de réduire les risques de court-circuit ainsi que les factures d’électricité. La mauvaise surprise : à cause d’un ciel couvert les lumières s'éteignaient trop vite, ou parfois même ne s'allument pas. des semelles antidérapantes à crampons. Je pensais ne pas en avoir besoin jusqu'à ce que je me ramasse plusieurs gamelles dans ma propre cours. Manque de chance, à ce moment-là, le stock de crampons à 5$ était déjà écoulé dans tous les Canac de la région. Trop tard.
      Une anecdote pour nouveaux arrivants Le petit gars s’appelle Martin. On a largement eu le temps de faire connaissance lui et moi. Avec sa famille, il vient de France. Ils sont arrivés il y a moins d’un hiver. Son père travaille à l’occasion à Montréal. Et ce matin-là, ce dernier a fait ce qu’il a certainement fait à d’autres reprises : il est arrivé un peu plus tôt devant l’école, a fait un bref arrêt pour débarquer son fils de 10 ans et a rapidement repris la route en anticipant les impacts des conditions climatiques sur les 150km d’autoroute. Heureusement que le matin mon chemin passe devant cette école.   Il faudrait rappeler aux nouveaux arrivants de toujours surveiller les bulletins météo en hiver. Dès 7h du matin. Que ce soit à la télé, à la radio ou sur les réseaux sociaux. Déjà 2 fois cette année, les commissions scolaires de la région ont fermé les écoles à cause des conditions climatiques. Et chaque année, j’ai l’impression, il y a toujours un ou deux enfants étrangers qui se font malheureusement surprendre à un arrêt de bus ou devant un établissement fermé. Dans les meilleurs des cas.   Sans doute une autre leçon à retenir pour un hiver prochain. En attendant, allons profiter du temps des sucres.

Jefke

Jefke

 

Comment repérer un Français expatrié en 2 secondes, dans un supermarché canadien...

Si tu es un(e) Français(e) qui vit au Canada, voici un scoop : sache que tu ne passes pas inaperçu(e) au supermarché !   Et oui, c'est comme ça : même si tu vis depuis longtemps au pays des grands espaces, et que tu te sens complétement intégré(e), tes gènes français te trahissent lorsque tu fais tes courses !     Voici la preuve par 16 :     1- Tu RÂLES...   ... parce qu'il y a la queue, parce que tel produit est trop cher, parce qu'il fait trop froid/trop chaud dans le supermarché, parce que tu ne trouves pas tel produit, etc.
Bref, tu râles... (Mais c'est normal : c'est dans ta nature !)       2-Tu "tiques"...   ... quand un employé te soutient que le Cheez Whiz c'est du fromage.
      3- Tu es très critique...   ... au sujet de certains produits que tu vois en rayon (et parfois même, tu te "lâches" à voix haute).       4- Tu te tords de rire...   ... en lisant le descriptif ou la traduction de certains produits.         5- Tu rêves...   ... de "gruger" en caisse, pour passer plus vite (mais tu ne le fais pas car iciTTE, les gens sont civilisés).
      6- Tu ne comprends toujours pas...   ... ce que font les "Jello" dans le rayon des yaourts/yogourts (ni comment on peut aimer ça, d'ailleurs...).       7- Tu hallucines encore et toujours...   ... devant le prix du fromage.       8- Tu restes toujours sceptique...   ... devant le côté "bon pour la santé" des baby-carottes (qui n'ont de "baby" que le nom...), les reines de la trempette.       9- Tu apprécies...   ... qu'iciTTE, il y ait toujours un employé pour t'aider à mettre tes achats dans des sacs.       10- Tu soupires...   ... en te rappelant que tu dois passer à la SAQ en sortant, puisqu'il n'y a que des vins de m***** vendus en supermarché.
      11- Tu te demandes pourquoi...   ... on trouve du lait UHT en France, et pas au Canada (et si tu connais la réponse, mets-la dans les commentaires STP, car je ne sais toujours pas pourquoi, après 10 ans au Canada).       12- Tu regrettes le temps...   ... où tu habitais à côté d'un Picard.       13- Tu trépignes...   ... en attendant le "petit" colis de victuailles que ta mère t'a envoyé de France.
#EnManque #MerciMaman       14- Tu jouis littéralement...   ... en découvrant dans ton supermarché, pour la 1ère fois depuis ton installation, des Galettes Saint-Michel... !     NB : Réaction identique également possible après avoir découvert du foie gras, des confitures Bonne Maman, des lardons, du caramel à la fleur de sel, de la pâte feuilletée à dérouler, des Petits Écoliers, des herbes de Provence, etc.     15- Tu fais l'ouverture du magasin quand tu sais...   ... qu'un fromage français est en promotion...       16- Mais parfois...   ... tu arrives trop tard et il n'y en a déjà plus (et là, c'est le drame !)...       *********************************   Alors, penses-tu encore passer pour un "local" quand tu fais les courses, depuis que tu vis au Canada ?   Si j'ai oublié une réaction, rajoute-la dans les commentaires STP ! La liste ne demande qu'à être allongée...   Et si tu as aimé ce billet, abonne-toi à mon blog : Expatriation, Tourisme & Cie !    

Laurence Comet

Laurence Comet

 

Ce sandwich servi au Québec

Jamais un mot trop haut, un geste déplacé ou encore une engueulade. J'ai toujours trouvé les Canadiens, et les Québécois, très agréables. Pour manifester, les enseignants se rassemblent joyeusement le long des routes en brandissant des pancartes, sans aucunement gêner la circulation. Les policiers, eux, expriment leur mécontentement en changeant de pantalon de service. C'est fascinant cette absence apparente de rapports conflictuels.     La diplomatie au quotidien Puis on plonge plus profond dans la culture locale. On devient plus attentif aux subtilités. On acquiert progressivement cette indéfinissable "Expérience Québécoise". Il m'aura ainsi fallu un certain temps avant de m'apercevoir qu'entre un compliment et une bonne nouvelle, mon propriétaire glissait discrètement des choses moins agréables. Hop hop hop ! Ni vu ni connu. Et en bon adepte de la technique des compliments sandwich, il ne perdait jamais sa bonne humeur.   Il aurait pu nous aviser franchement que nos voisins se plaignaient du bruit, que c'est inacceptable, que nous donnons une mauvaise éducation à nos enfants, etc. Au contraire, il est passé nous voir et a trouvé formidable que nos enfants s'adaptent aussi facilement à leur nouveau cadre. Mieux, puisqu'ils débordent d'énergie, il nous a suggéré de nombreuses activités dans la région : camps de jour, cours de musique, clubs sportifs...  Nous avons tellement apprécié cette discussion que ce n'est qu'après coup que nous avons réalisé ce qui avait sans doute motivé sa visite. Fin diplomate. Chapeau.   Et que dire lorsqu'il est venu s'assurer que nous étions confortablement installés ? Il a fait le tour du logement pour identifier tous les travaux à faire. Charmante attention. Isolation des fenêtres, poignées d'armoires, peinture qui s’écaille, nettoyage de la cheminée... Tout a été vérifié. Minutieusement. Il s'est inquiété de savoir si niveau emploi nous avions trouvé nos marques, si nous comptions rester dans la région ou pas, etc. Nous lui avons partagé nos projets. Il nous a partagé son avis et nous a encouragés. Excellent échange. Comme d'habitude. Que demander de plus ? Un propriétaire au petit soin de ses locataires. Super. C'est quand nous avons reçu son courrier la semaine suivante que nous avons mis son intérêt en perspective. Nous avions soudain l'impression qu'il était venu s'assurer que nous n'avions absolument aucune intention ni aucune raison de quitter cet appartement alors que le loyer allait augmenter de 10%. Tranquille, le bonhomme. On n'avait rien vu venir.   Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. "
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus. (extrait "Le Corbeau et le Renard", Jean de la Fontaine)
Aujourd'hui quand quelqu'un me complimente, j'ai le sourcil interrogateur qui se lève. Un réflexe. Derrière ses flatteries, je sais que Maître Renard s’en vient avec quelque chose que je vais possiblement ne pas apprécier. Alors surtout ne pas lâcher le camembert !     Des compliments qui parfois n’en sont pas vraiment Dans ma compagnie, on distribue beaucoup de compliments : pouces levés, coups de chapeau, nomination pour l'employé du mois, trophée pour l'employé du trimestre... Dans le même temps, on n'hésite pas à remercier sur l'heure des salariés. Histoire sans doute de maintenir l'équilibre de l'Univers. Mais un compliment ne protège de rien. Maître Corbeau peut en témoigner. Ce n'est pas exceptionnel qu’une personne reçoive des compliments et soit invitée à faire ses cartons juste après.   Il n’y a pas si longtemps, mon boss s'était déplacé spécialement pour me voir. Pendant que je l'écoutais, une lumière orange clignotait dans ma tête. Mille questions se bousculaient. Des félicitations ? Vraiment ? Pourquoi à ce moment précis ? Est-ce que j'ai vraiment réalisé quelque chose d'exceptionnel ? C'est positif pour ma prochaine évaluation ou est-ce qu’il y a un loup caché quelque part ?   Je me souviens mes premiers mois de travail au Québec. J'étais sur mon petit nuage. Je recevais beaucoup d'éloges. En fait, je ne recevais que ça.  Je réclamais des remarques constructives, mais j'étais incapable de les saisir. Je m’attendais à ce qu’ici aussi, si quelqu’un voulait me faire une critique, il fronce les sourcils et parle avec un ton grave. Aussi, ça m'a pas mal surpris lors de ma première revue de performance quand mon bosse sorte une longue liste de points à améliorer. L'atterrissage a été rude. Un choc culturel. Mais la leçon a été apprise.   Quand un entrepreneur me fait des compliments, je check son travail plusieurs fois. Quand la dame de la garderie me raconte que ma fille a été formidable, je comprends tout de suite qu’elle a regardé la Reine des Neiges en boucle toute la journée au lieu d’avoir des activités pédagogiques. Quand mon banquier me félicite, je prends tout mon temps pour bien relire chaque ligne de ses documents. J’en ai mangé des compliments sandwich. Suffisamment pour savoir que certains peuvent avoir un arrière-goût nauséeux .     Un dernier sandwich pour la route ? Les années ont passées. Hier, je menais un point d’évaluation avec un collègue, nouvel arrivant au Canada. Je tenais vraiment l’occasion d’une bonne engueulade pour bien mettre les poings sur les i. Et puis j'ai repensé à mon ancien propriétaire et à sa façon de se faire apprécier.même quand il t’annonce avec un grand sourire la pire nouvelle pour toi. Et j’ai joué ma game comme il me l’a appris. Toute en finesse. Pour limiter les réactions violentes.   Ce qui a été dit Ce qui aurait pu se dire ailleurs Il me semble que ton intégration se déroule très bien, correct ? Ça fait déjà un moment que tu es avec nous. Tu es toujours en phase d'intégration quand un stagiaire est complètement autonome après 2 semaines. C’est pas possible ! Est-ce que tout le monde dans l’entreprise te consacre suffisant de support ? Pourquoi est-ce qu’il faut encore te tenir la main ? Ton approche analytique et systématique est très innovante. Tu saoules tout le monde à remettre toujours tout en question ! C’est intéressant, mais je pense qu’on n'est encore très loin d’être rendu à ce niveau ici. Qu’en penses-tu ? Mais quand vas-tu enfin arrêter de jaser et faire ta job ? Et sinon, comment vois-tu ta contribution dans l’équipe ? As-tu la même impression que nous autres:  que tu n’apporte rien ? De ce que je vois, je pense que ton projet risque d’entrer dans une phase délicate. Bon. Malheureusement, j'ai une mauvaise nouvelle pour toi... J’imagine qu’on devra sans doute procéder à quelques ajustements. Une grosse cible est dessinée dans ton dos Il risque d’y avoir pas mal de pression prochainement. Dès que tu franchiras la porte, un snipper t'attend Mais c’est normal dans la vie d’un projet Allez, si tu veux chialer, ne te gêne pas. La boîte de kleenex est là pour ça. Et une fois qu’on aura traversé ces turbulences, ça ira beaucoup mieux, tu verras. Ta remplaçante est plus mignonne que toi, moins chère et prête à bosser beaucoup plus dur. Ca ne peut être que mieux. Ça sera super fun. Tout le monde a hâte de travailler avec elle Tu es partant ?   Voilà, tu peux aller vider ton cubicule maintenant.     A bien y réfléchir, la société québécoise est autant, sinon plus violente que les autres. Mais avec ses spécificités culturelles, un grand sourire, et quelques compliments pour enrober le tout, les choses passent souvent mieux.
Enfin... ça dépend pour qui.

Jefke

Jefke

 

Derrière chaque immigrant, une histoire exceptionnelle

La réussite est individuelle
Je ne suis probablement pas le seul qui – quelque part au milieu de sa réflexion - a envisagé le Canada en ces termes : « des gens sans talents exceptionnels, avec moins de qualifications et moins d’expériences ont pourtant bien réussi au Canada. Alors, si ça va pour eux, c’est certain que ça devrait aller pour moi ». 
Qui n’a pas passé du temps à glaner des statistiques ou à vérifier les durées moyennes des procédures ? Quel candidat à l’immigration n’est pas aussi impatient qu’un enfant la veille de Noël d’être au Canada quand il entend que des nouveaux arrivants trouvent un premier emploi seulement quelques jours après leur arrivée ? On se compare. On se rassure. Mais au final, est-ce que ça fait vraiment du sens ?
Il n’y a pas deux immigrants identiques. Il n’y a pas deux parcours identiques. Les exigences qu’il fallait satisfaire l'année dernière n’auront peut-être plus rien à voir avec celles qui seront effectives dans quelques semaines. Chaque cas est unique. Essayer de comparer ce qui, par nature, est complètement différent conduit à des conclusions aléatoires. Le taux de chômage parmi les immigrants, le nombre élevé de séparations ainsi que toutes ces annonces sur kijiji/craiglist de personnes bradant leurs biens pour financer un retour à la case départ sont là pour l’attester : le succès  des uns n’implique aucunement la réussite des autres.  
Des rencontres extraordinaires
Les moyennes et autres statistiques sont trompeuses. Un immigrant modèle, ça n’existe pas ! Ce qui a pu réussir pour les uns n'est absolument pas une garantie de succès pour les autres. Malgré tout, voici quelques rencontres faites ces derniers mois que je trouve particulièrement inspirants :
- Pendant les fêtes, nous étions invités dans les environs de Québec. De l'extérieur, la maison ressemblait à toutes les autres. Rien d’exceptionnel. Jusqu’à ce que je découvre au détour d’une photo, que la discrète mère de famille est la fille d’un chef d’état. Aussitôt, je me suis demandé où étaient les murs en marbre, les voitures de luxe et tout le bling bling mentionné dans les magazines people. Mais c'était juste une famille ordinaire au Canada. J’aime cette idée que chaque immigrant, indépendamment de son passé, peut se forger une nouvelle vie. Immigrer, c’est l’occasion de prendre un nouveau départ.
- A 20 minutes de Vancouver, j’ai fait la rencontre de P., d’origine suisse. Il est devenu multi-millionnaire en vendant son application informatique de gestion de portefeuille à une entreprise nationale. Dans mes connaissances, nombreux sont les Canadiens (surtout anglophones) qui exercent une deuxième activité dans leur sous-sol ou dans leur garage : ébénisterie, peinture, ferronnerie, cours de musique, salon de coiffure, saisie de déclarations d’impôts, etc.  C’est une excellente idée, je trouve, d’investir ainsi l’espace dont on dispose chez soi. Plutôt que d’y entasser des bidules et de la poussière, c’est plutôt malin d’en faire un terrain de jeu, y devenir son propre patron et qui sait, poser les fondations d’une entreprise qui ira conquérir le monde.   - J’ai rencontré K. à Victoria. Ses enfants ont tous grandi au Canada. Parfois il pense leur faire découvrir leurs origines néerlandaises. Peut-être feront-ils ce voyage initiatique un jour. En attendant, ses fils exploitent une plantation de canneberge pendant leur temps libre et sa cadette s’occupe de la vente sur facebook. Cela leur offre un joli revenu d’appoint pour financer leurs extras : croisières dans les Caraïbes, semaine de sports d’hiver, etc. Depuis que nous sommes au Canada, nous essayons nous aussi de développer la fibre entrepreneuriale auprès de nos enfants.
- R. est arrivé à Sherbrooke dans les années ’80, pour étudier à l’université. Aujourd’hui, il est à la tête de plusieurs commerces. Ses affaires sont florissantes. On le retrouve dans de nombreuses associations : chambre de commerce, parade de Noël, fêtes de quartier, actions communautaires, etc. Acteur très impliqué dans la vie sociale, c’est aussi un mécène particulièrement généreux. Et comme si cela n'était pas suffisamment altruiste, il trouve encore du temps pour aider les nouveaux arrivants à réaliser leurs projets. Un ancien immigrant qui à son tour aide d’autres immigrants.   - D. est arrivée au Québec il y quelques mois avec son mari recruté depuis le Sri Lanka. Cela ne fait pas longtemps qu’elle suit des cours de francisation, mais il faut l’entendre. C’est juste impressionnant ! Elle est aujourd'hui capable de passer une entrevue téléphonique en français alors qu’il y a moins d’un an elle n’en connaissait pas un mot. Du coup son CV est relégué au niveau d’un accessoire anecdotique. Rien qu’à l’entendre, on ne peut qu’être convaincu que, dans un temps très court, elle est capable d’identifier un problème, évaluer sa priorité et mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour le résoudre. Alors évidemment, devant sa démonstration d’efficacité, les employeurs se sont battus pour lui pour proposer le poste qu’elle voulait. Les efforts paient. C’est un plaisir de côtoyer des immigrants aussi déterminés à déjouer les préjugés. C’est le genre de rencontre qui pousse à toujours en vouloir beaucoup plus. Et ce ne sont pas les défis qui manquent : la résidence permanente, une maison, la citoyenneté, des revenus à 6 chiffres, des vacances à Cuba, un chalet, un appartement en Floride, etc.
- En 1992, P. a fui la guerre avec seulement quelques livres dans une valise. Il a atterri avec sa famille dans la région de Sherbrooke. Le manque de perspective professionnelles, la complexité du français et le froid les ont poussés hors du Québec. Présentement en Ontario, leur aîné est pilote dans l’armée de l’air canadienne et leur cadette achève ses études de médecine. Ils ont une maison spacieuse, des SUV neuves dans leur allée, un bateau de 27 pieds pour profiter de l’été… Pourtant, leur regard est triste, parfois éteint. Comment être heureux, me racontent-ils, quand tout ce qu’ils ont leur rappelle que leur village a été littéralement rasé et leurs proches tués sous leurs yeux ? L’abondance qu’ils ont ici ne peut pas remplacer le peu ce qu’ils ont perdu dans les horreurs de la guerre.     Immigrants, nous avons tous une histoire unique
Il y a possiblement des leçons à tirer de ces expériences. Mais la plus importante à mon sens est la suivante : derrière chaque immigrant, il y a une histoire exceptionnelle à découvrir. Ces témoignages, plus qu’autre chose, sont de formidables motivants dans mon parcours d’immigrant. J’aime être challengé ainsi par l’expérience des autres. Alors nul doute que cette année sera encore l’occasion de nouvelles aventures et de nouvelles rencontres marquantes.
Rendez-vous autour d’une bière ?  

Jefke

Jefke

 

Fêter Noël plus de 6000 km de sa famille... #angoisse

Tu angoisses à l'idée de passer ton PREMIER Noël loin de ta patrie et de ta famille ?   C'est normal, et je compatis, pour l'avoir vécu il y a quelques années.   Il est vrai que même si on n'aime pas vraiment les traditions ni les fêtes religieuses (ni les repas de famille), Noël est une fête spéciale, que l'on aime passer en famille.   Et cela fait bizarre de s'imaginer la passer ailleurs, autrement, et avec d'autres personnes (voire seul-e...), surtout la première fois.   Alors on va faire simple... Sache que tu as deux solutions :   pleurer toutes les larmes de ton corps et te lamenter sur ton triste sort (pas assez d'argent pour te payer le billet d'avion, solde "vacances" à 0, pas de boulot, ...) assumer (je te rappelle au passage que c'est quand même toi qui as choisi de venir vivre au Canada, avec les avantages ET les inconvénients que cela comporte) et adopter une "positive attitude", dans le genre : "Je suis vraiment troooooop chanceux/chanceuse de fêter Noël iciTTE !"
  (Ben oui, j'ai été une coach québécoise dans une vie antérieure, tu savais pas ?)   Alors voici 3 bonnes raisons destinées à te faire changer d'avis et d'humeur (et si c'est pas le cas, relis-les tous les matins d'ici le 24 décembre au soir, selon la méthode Coué*) et faire prendre conscience de la chance que TU as de vivre ce moment extraordinaire (à savoir un "Noël à l'étranger"), que peu de proches auront vécu 1 fois dans leur vie :   1- Le compte en banque   L'intitulé t'interpelle ? Tant mieux !   Mais avant, mettons les choses au clair : je suis la première à ne pas vivre pour l'argent, et à le clamer haut et fort...   Cependant QUI cracherait sur un massage d'une heure, un resto panoramique en amoureux, un week-end avec sa petite famille dans un super chalet, une virée en traîneau à chiens, une paire de chaussures dont le prix nous fait rougir, hmmmm ? #PasMoiEnToutCas   Alors première bonne nouvelle : tu vas pouvoir assouvir un de tes fantasmes !   Comment ?   Facile : avec la fortune l'argent non "gaspillé" que te coûtent , chaque année, les cadeaux de Noël destinés aux membres de ta famille (neveux, cousins, fils du mec de ta mère, beau-frère, belle-soeur, facteur, concierge, etc.)

NB : J'ai mis du plus sympa au pire, selon MES critères, mais tu as le droit de changer l'ordre !)   Si tu étais rentré pour Noël, tu aurais dépensé cet argent : alors profite de cette belle excuse pour TE gâter et t'offrir un cadeau indécent !   C'est tellement rare de pouvoir penser à soi : cette fois, donnons-nous l'autorisation, soyons FOUS !   2- Un VRAI décor de Noël   Si comme moi tu as passé ta jeunesse à regarder des dessins animés et des films où TOUS les Noëls ont lieu dans des décors féeriques, sous la neige, et que tu n'en as jamais vécu un, ton jour est arrivé : toi aussi, ENFIN, tu vas pouvoir enfin vivre la magie de Noël, et au pays de l'hiver en plus !   Retrouver ton cœur d'enfant, aller patiner dehors emmitouflé, faire une partie de boules de neige et/ou un bonhomme de neige et/ou une descente en luge dans un décor blanc, regarder par la fenêtre la neige tomber, écouter les musiques de Noël en boucle** dont les Canadiens sont fous (mais pas moi...), sentir la vraie odeur de sapin en rentrant chez toi...   Reconnais que ça dépasse de loin le sapin en "plastoc" de tes parents, les éternelles couronnes de houx de la belle-mère, les arbres sans feuille dehors, la pluie fine qui te rentre dans les os, et la patinoire municipale intérieure tellement noire de monde que tu perds tes amis au bout de 5 minutes !   3- Partager ce moment   Si tu es seul ou en couple (avec un autre patriote, de surcroît), il te faut agir vite, car il est inconcevable de fêter Noël à 1 ou à 2 !!!!   Noël est un moment qui se partage : décorer à plusieurs le sapin, faire ensemble les préparatifs, faire plaisir aux autres, etc.   Alors voici plusieurs options qui s'offrent à toi :
  Version "comme au bercail" : Si tu as la chance d'avoir des proches venus passer les vacances chez toi : youpi, c'est le top, je suis super contente pour toi !!! Vous allez pouvoir ensemble découvrir la magie d'un Noël "à l'étranger". Enfin un Noël original !
    Version "Jef t'es pas tout seul"  : Si tu connais d'autres personnes sans famille (collègues, voisins, autres expats, etc) ou dont les proches ne le sont pas (proches...), propose-leur de fêter Noël ensemble : réfléchir au menu, trouver un petit cadeau pour ces personnes, leur faire une spécialité de chez toi, voilà de quoi "pimenter" ton Noël et le rendre bien excitant, non ? Sans oublier les liens d'amitié qui vont se tisser grâce à cette soirée.
  Version "à la sauce locale" : Si tu as la chance de te faire inviter par une famille Canadienne : vas-y, fonce ! De beaux souvenirs en perspective .
J'ai testé et approuvé  :
- Le menu, pour commencer :
Tourtière, ketchup fait maison (qui n'a rien à voir avec le Heinz !), ragoût de pattes de cochon**, tarte au sucre, sucres à la crème, cidre de glace, ... MIAM, je salive, rien qu'en y pensant !
- L'ambiance également :
Décoration intérieure et extérieure (comme de nombreux Canadiens, ils avaient mis une guirlande sur un sapin, enneigé bien sûr, du jardin, sur le toit et les bacons), musique de Noël**, remise des cadeaux, ... : j'avais l'impression d'être dans un décor de film !
- L'accueil :
On était chez des Québécois, qui ont été à la hauteur de leur réputation (avenants, généreux, pleins d'humour) et ont fait de ce Noël un moment inoubliable très chaleureux, malgré les -15 extérieurs !   ************************
Voilà, tu sais tout !   J'espère que ce billet t'aura permis d'aborder ton "Noël au Canada" plus sereinement, voire de t'en réjouir, même si tes proches sont loin et que tu seras le seul absent à la table familiale.   Ce serait malhonnête de ma part de ne pas avouer de faire mon possible pour "rentrer au pays" pour les Fêtes, et de passer sous silence le pincement au cœur que je ressens quand je ne peux pas.   Mais j'ai à mon actif 2 Noël au Canada (en 10 ans d'expatriation) et ils font partie du Top 3*** de tous les Noëls dont je me souvienne.   En conclusion : il ne tient qu'à TOI d'en faire un moment inoubliable...   * Pas besoin de vérifier sur Wikipédia : cette méthode, basée sur l'autosuggestion censée entraîner l'adhésion du sujet aux idées positives qu'il s'impose et ainsi un mieux-être psychologique ou physique, s'écrit bien "Coué", et non "Kwé" (le "hello" des Amérindiens) , et encore moins "Cauet" (animateur Français de radio et de télé)...   ** Ce sont des réjouissances de Noël dont je ne suis pas fan, dont je me lasse vite, et dont je me passerais bien, je l'avoue !... mais cela fait partie du jeu.
  *** Le 3ème Noël à mon Palmarès "Top Noël" est celui où mes parents m'ont acheté un vélo vert de "femmes", alors que j'avais 13 ans, ex-aequo avec l'année où ils m'ont offert une couverture chauffante quand j'étais étudiante à Paris !   PS : Si tu as aimé ce billet, va faire un tour sur mon blog "Expatriation, Tourisme & Compagnie" et abonne-toi !

Laurence Comet

Laurence Comet

 

Astuce #13 - démissionner pour mieux immigrer

Il vient un moment où la personne qui veut immigrer doit sortir de sa zone de confort. C’est un moment charnière où il faut lever le nez de ses dossiers d’immigration pour effectuer des gestes concrets. Résilier des abonnements. Clôturer des comptes… et déposer sa démission. Justement, quel est le meilleur moment pour annoncer à son gestionnaire ou à ses clients son intention de partir à l’autre bout du monde ? Comment s’y prendre ?     Démissionner ou se faire remercier ? A une époque, je voulais suggérer à mon employeur de me licencier pour une quelconque faute grave. J’y voyais deux bénéfices potentiels : des indemnités de départ conséquentes un préavis très court Seulement, à bien y réfléchir, il est sans doute préférable de rester professionnel jusqu’au bout et quitter son emploi dans les meilleurs termes. Lorsqu’un recruteur (canadien) mène une vérification des références, comment réagira-t’il en découvrant que son candidat a été viré pour retards répétitifs, critique excessive sur les réseaux sociaux ou juste pour immigrer ?     Les délais de préavis Au Canada, j’ai souvent vu des personnes poser leur démission et quitter l’entreprise sur le champ, ou dans la quinzaine. En Belgique, en cas de démission, j’avais plus de 3 mois de préavis à prester. Obligatoirement. Je ne sais pas si c’est toujours le cas présentement mais ce délai est un vrai handicap pour immigrer. J’ai d’ailleurs pu constater que souvent les contrats proposés aux Journées Québec ou Destination Canada incluent une clause comme :   “Ce contrat de travail prendra effet dans les dix (10) jours ouvrables suivant la date où vous obtiendrez toutes les autorisations nécessaires vous permettant de travailler légalement au Canada, ou, après entente mutuelle sur une date ultérieure.” Un employeur Nord-Américain veut pouvoir recruter sans perdre de temps. A profils équivalents, entre un candidat disponible sous 10 jours et un candidat qui a plusieurs mois de préavis à effectuer après sa démission, vers qui se portera l’attention d’un recruteur ?     Soigner sa sortie Démissionner c’est l’occasion d’organiser une pot de départ. Mais c’est surtout l’opportunité de recueillir un maximum de recommandations (linkedin & co) et de briefer l’une ou l’autre personne clé sur ce que vous souhaitez qu’elles disent de vous à vos futurs recruteurs. Et c’est l’ultime chance de marquer les mémoires. Avec par exemple une vidéo comme Marina Shifrin ou Phil ou François Hollande ou encore le gagnant du loto.     Mon expérience Pour ce qui me concerne, j’ai donné ma démission approximativement 9 mois avant d’immigrer au Canada. Pour plusieurs raisons : 1- me retrouver dos au mur Quand on fait ses cartons, on se garde encore la possibilité de les défaire. Mais une fois qu’on met fin à son emploi, difficile de faire machine arrière. Les choses sont claires. Il n’y a pas d’autre choix que d’aller de l’avant. Il faut tout donner. Consacrer tous ses efforts à la réalisation de son projet.   2- réduire ma période de préavis Quitter mon emploi pour une job “temporaire” m’a permis de gagner en flexibilité. Avec une durée de préavis réduite à moins de deux semaines, mon profil a beaucoup gagné en intérêt pour les recruteurs canadiens.   3- acquérir plus d'expérience pertinente Démissionner suffisamment tôt m’a permis d'enchaîner tranquillement avec un emploi le plus proche possible de ce que je me prévoyais faire au Canada. Ça a ainsi été l’occasion de cumuler une expérience plus pertinente : secteur d’activité, méthodes de travail, outils similaires, bilinguisme, etc. Une façon de préparer mon rebond professionnel en douceur.   4- maîtriser mon calendrier D’un côté, c’est compliqué d’être pris au sérieux par un recruteur canadien lorsqu’il faut lui annoncer que “OK. J'attends que tous les détails (contrat, permis de travail, billets d'avion, logement, etc.) soient réglés avant de lâcher mon emploi. Et à ce moment-là j’aurai encore 3 mois de préavis. Mais,by the way, je suis vraiment impatient de travailler avec vous”. De l’autre côté, c’est difficile de dire à son employeur : “patron, une entreprise canadienne m’a proposé un contrat de travail. Je commence dans 10 jours au plus tard. Il faudrait qu’on discute du délai de mon préavis...” Une fois ma démission posée, j’avais donc 3 mois de préavis à prester. Puis dans mon nouvel emploi, je pouvais me libérer sous 2 semaines. J’ai pu prendre le temps tranquillement de peaufiner les détails de mon immigration. Le lendemain de mon dernier jour de travail, j'étais dans l’avion. Et le surlendemain, mon nouvel employeur canadien m'accueillait à l'aéroport. Un échéancier parfait.   5- financer mon immigration Immigrer demande un budget conséquent. Quand on a l’opportunité de travailler, ne fusse que quelques mois, pour un meilleur salaire net, pourquoi hésiter ?   6- sortir de sa zone de confort Quand on a travaillé de nombreuses années dans la même entreprise on finit par se sentir bien dans ses pantoufles.  Vouloir changer de job a réveillé mes sens de chercheur d'opportunités : mieux sentir les tendances sur le marché, améliorer mes techniques de réseautage, décrypter les exigences, enchaîner des dizaines d’entrevues en français/anglais, améliorer ma présentation, identifier mes lacunes, travailler mes réponses, etc.     Démissionner plusieurs mois avant ma date supposée de départ au Canada, m’a permis d’être particulièrement efficace pour mener mon projet d’immigration. Et vous, à quel moment avez-vous (ou prévoyez-vous) de démissionner ? Au tout dernier moment ou suffisamment tôt pour permettre une période de transition ?  

Jefke

Jefke

 

Astuce #12 - élaborer une stratégie gagnante pour son couple

Le Canada est une destination riche de promesses pour les immigrants. Mais, dans le même temps, les couples qui souffrent leur immigration sont loin d'être une exception. Avoir la meilleure volonté ne suffit pas. Et quand on a dépassé la trentaine, une femme et des enfants, on n'immigre plus comme à 18 ans. Qui quitterait travail/amis/confort pour atterrir dans un appartement étroit au bout du monde et vivre de jobines ?   Avant d’envisager boucler nos bagages, nous voulions, ma compagne et moi, confirmer que nous aurions vraiment de meilleures perspectives au Canada. Pour y arriver nous avons mis en place une stratégie en 3 temps : 1- effectuer un voyage exploratoire L'occasion de répondre à de multiples questions : quelle sont les régions les plus propices pour nous épanouir ? Qu'est-ce qu'il nous faut améliorer pour décrocher la job de nos rêves ? Quel programme d'immigration nous convient le mieux ? etc. 2- obtenir un premier emploi Après avoir beaucoup investi dans notre voyage exploratoire, ça a été relativement facile de sortir du lot aux Journées Québec. Le plus délicat a été de négocier un délais pour assurer le point suivant... 3- braquer la banque ! Pourquoi se contenter d’une seule job quand on est deux ? Dès le début, il était exclus que l’un de nous subisse son immigration. Si nous avons choisi le Canada, c’est pour profiter d’une meilleure qualité de vie. Pas pour qu’elle (ou moi) reparte du bas de l'échelle, accepte un emploi de second choix, devienne conjoint au foyer par défaut ou reprenne des études pour espérer accéder un marché du travail. Pas question de sacrifice. Pas de compromis. Nous avons mis toute notre énergie pour trouver une solution. Et, tant qu'à faire, aller chercher un Golden Ticket pour immigrer au Canada avec tapis rouge et petits fours. Pas moins. Je vous partage notre expérience. Cela pourrait être inspirant.     Notre point de départ Le défi était le suivant : pendant que je négociais un emploi en Estrie, et avec seulement quelques mois devant nous pour effectuer les démarches d’immigration, comment trouver à coup sûr des perspectives passionnantes pour ma femme, dans la même région ? Sherbrooke, c’est pas si grand. Il n’y a pas des millions d’employeurs possibles. Encore moins qui sont prêts à engager une immigrante qu’ils n’ont jamais vue. Encore moins pour une job qui corresponde tip-top à nos attentes. Encore moins pour commencer dès notre période d’arrivée.   Après réflexion, nous sommes arrivé à cette conclusion : quand on part en randonnée et qu’on n’est pas certain de trouver une bonne place où dîner, on fait mieux d’emporter son casse-croûte.   Et donc, au lieu de désespérer après un improbable employeur au Canada, nous avons plutôt ciblé une entreprise locale qui souhaitait se développer au Québec. Exprimé ainsi, le défi est devenu tout de suite plus facile. Avec une économie au ralenti, trouver une PME ou une grande compagnie qui souhaite explorer de nouveaux marchés, ce n’est pas plus compliqué que de feuilleter un annuaire professionnel. Et avec un taux de chômage élevé dans certaines régions, des services encouragent des formations innovantes : cours de langues, programmes de mobilité international, certifications en tout genre, etc. En cherchant, nous nous sommes vite rendu compte que les solutions sont nombreuses pour atteindre notre objectif.     Le stage international : un bon plan Nous avons opté pour une initiative de l’AWEX (Agence Wallonne à l'Exportation). Le principe  est simple : 3 mois de formation théorique puis 3 mois sur le terrain pour aider l’entreprise régionale de son choix à développer ses activités internationales. L’employeur bénéficie ainsi d’une personne formée, à coût réduit - financée à 50% par la collectivité - et de tout le support nécessaire pour cette expérience. De son côté, si le stagiaire est bon, il peut espérer un vrai contrat à son retour de mission.   Ma femme a ainsi pris contact avec une entreprise qu'elle admirait particulièrement et a convaincu ses responsables de développer leurs activités au Québec, plutôt qu’en Asie ou au Etats-Unis. Une fois que nous avons fait coïncider les contraintes du stage et celles de mon emploi, l'affaire était ketchup.   Et nous sommes arrivés au Canada avec 2 contrats d’emploi dans nos bagages. Moi, travailleur qualifié, avec un permis de travail fermé. Elle, VRP, avec son permis de travail ouvert. Pendants plusieurs mois, elle a eu l'opportunité de voyager à travers le Québec, démontrer ses compétences, côtoyer des CEO, offrir du vrai chocolat belge, négocier de projets à... beaucoup de chiffres, loger dans des hôtels pas triste... C’est une façon très agréable, je trouve, d'acquérir cette fameuse expérience Québécoise tant indispensable.   En travaillant d'arrache-pied, il ne nous aura fallu que 4 petits mois pour préparer tous les détails de ce rebond professionnel. Un investissement très rentable.   A titre informatif, de nombreux organismes peuvent aider à un stage international : Pôle Emploi, Actiris, Les Jeunes chambres internationales, les associations professionnelles, etc. Au Canada, Les nouveaux arrivants peuvent aussi bénéficier de stage d’insertion :  Programme Interconnexion, Carrer Edge, etc.     La stratégie de couple : indispensable Clairement, l’épanouissement professionnel est l’une des meilleures clés pour apprécier son immigration. Et maintenir son couple au top.   Au contraire, c'est dommage de voir des personnes chialer d’avoir mis leur carrière entre parenthèses pour suivre leur conjoint. Cela donne parfois l'impression qu'elles ont immigré en catastrophe, sans avoir eu la moindre possibilité de se préparer. Ou qu'elles ont beaucoup procrastiné en se racontant toujours les mêmes excuses : “tout est possible au Canada”, “on trouvera une fois sur place”, “c'est normal de commencer tout en bas de l'échelle”, “quand on veut on peut”, “il suffira de”, “on s'adaptera”, etc. Mouais. Comment être heureux quand son conjoint peut à tout moment regretter d'avoir sacrifié ses ambitions pour venir au Canada ?   Il est important d'aiguiser son profil pour réussir son intégration au Canada. Mais quand on immigre à deux, il est encore plus crucial - et plus passionnant - de mettre en place une vraie stratégie de couple et de se donner les moyens d’atteindre ensemble ses objectifs. Soignez votre couple.     Et pour l'anecdote... Faire un stage peut être un excellent moyen de réseauter. Ma conjointe n’a d’ailleurs eu aucune difficulté ni pour obtenir des recommandations ni pour se voir proposer un emploi. Et présentement elle trouve encore le temps de supporter des entreprises européennes au Québec. Avec beaucoup de plaisir. Et je l'encourage. Parce que ça contribue à son épanouissement. Et parce qu'une deuxième job de consultant international, c’est un bon prétexte pour cumuler des Air Miles et refaire régulièrement le plein de spéculoos.

Jefke

Jefke

 

Pas simple d'immigrer en couple...

Adieu été indien. Adieu paysages de carte postale. Place à la grisaille et au spleen automnal.
Les feuilles se raccrochent désespérément à leur branche. Mais pour combien de temps encore? Elles finiront par manquer de chlorophylle et dépérir au pied des arbres. Ou elles se laisseront emporter par le vent. Épuisées. Comme tous ces immigrants qui finissent eux aussi par lâcher prise.
C’est déprimant de voir autant de connaissances quitter les Cantons de l’Est. Mes amis liégeois
Nous étions arrivés dans la région à la même période. Le courant est passé tout de suite.
Lui: était venu pour un postdoctorat à l’université de Sherbrooke.
Elle: a cumulé une job dans un callcenter et un quart de nuit dans un fastfood. Ce n’était pas à ça qu’elle aspirait en immigrant. Mais il fallait bien payer les factures. En septembre, ils sont partis poursuivre leur aventure sur Québec. En espérant y trouver mieux.   Mes maudits français
Au début c’était intéressant d’écouter leurs commentaires critiques. Puis c’était devenu tellement systématique et méchant que je me demandais ce qu’ils faisaient encore ici.
Elle: recrutée aux Journées Québec.
Lui: est sorti d’une grande école française, l’une des meilleures paraît-il. En fait, je n’en sais rien. Et beaucoup d’employeurs québécois non plus, apparemment. Ça l’a vexé pas mal.
Une fois leur Résidence Permanente acquise, et après avoir râlé contre tous ces gens incapables de reconnaître la valeur de son prestigieux diplôme, il a convaincu sa blonde de déménager à Montréal. Revenir dans sa zone de confort. Travailler pour une grande entreprise bien française.   Nos partenaires de tennis
L’accès aux courts de tennis extérieurs est gratuit. A la belle saison, c’est excellente opportunité pour se maintenir en forme et de faire des rencontres.
Elle: ex-architecte, s’occupait de sa garderie familiale.
Lui: auditeur financier, avec un permis temporaire.
Ils se voyaient s’installer ici, construire une fermette au milieu des bois, chasser l’orignal, etc. Et puis bardaf : l’entreprise l’a mis à pied. Tout a basculé. Cela fait présentement plusieurs mois qu’il peine à rebondir. Le bassin d’emplois est restreint en région. Grosse remise en question de leur projet d’immigration. Le Canada n’est peut-être pas l’Eldorado imaginé.   Nos voisins boliviens
Ils étaient arrivés au Canada sans parler un mot de français et avec presque rien. Présentement, ils ont l’une des plus jolies maisons du voisinage.
Lui: a quitté la Bolivie il y plusieurs années. Depuis, il s’est fait une place à Sherbrooke.
Elle: après plusieurs années a finalement trouvé une job à la hauteur de ses attentes. A 2 heures de route. Fatiguée de faire la navette, elle a fini par prendre un appartement en ville. Ça semblait plus pratique. Vraiment? Il paraît qu’un couple de nouveaux arrivants sur 2 finit par se séparer.     Même avec la plus grande motivation, les motifs sont nombreux pour refaire ses valises,immigrer un peu plus loin ou rentrer dans son pays d’origine : insatisfaction professionnelle, choc culturel, éloignement familial, hiver trop long, difficultés financières, intégration difficile, chicanes de couple, déception globale…. Une idée noire qui tourne, tourne et tourne en rond dans un petit appartement peut vite faire remonter à la surface beaucoup de ressentiments.   Une job stimulante et une rémunération confortable aident beaucoup à apprécier la qualité de vie au Canada. Clairement, l’épanouissement professionnel est l’une des meilleures clés pour réussir son immigration. Pourtant je vois beaucoup de personnes autour de moi qui ont mis leurs ambitions professionnelles entre parenthèses pour suivre leur conjoint(e). Elles se disent (ou se font dire) : tout est possible au Canada, quand on veut on peut, il suffit de, on s’adaptera, on cherchera sur place… Mais, et si on ne trouvait rien de satisfaisant? Comment être heureux dans son couple si on doit se contenter d’un poste d’agent d’accueil alors qu’on a été conseillère RH avec 10 années d’expériences hors Canada? Comment rester optimiste quand cela fait 3 ans qu’on est coincé dans une job de mécanicien au salaire minimum à Chicoutimi après avoir été ingénieur chez Airbus? Est-ce vraiment cela immigrer? Un mélange d’égoïsme et de sacrifice naïf? Pour un couple qui réussit son pari, combien souffrent en silence?   Ce n’est pas évident d’immigrer en famille. La barre est placée très haut.   Pendant ce temps, le vent continue d’arracher les feuilles jaunies.
Et ces amitiés auxquelles je m’étais habitué.

Jefke

Jefke

 

Recevoir sa famille en vacances

Bonjour tout le monde, Aujourd’hui je vais vous parler d’un sujet qui me tient à cœur, la visite de notre famille ou amis. Quand on part vivre loin de ses proches ( sans mauvais jeu de mots ) on a souvent des manques et le spleen surtout au moment des fêtes et anniversaires. Mais quand enfin on reçoit de la visite pendant 3 semaines, ça ne se passe par forcément comme on l’aurait désiré.  Si revivre avec papa, maman, frangin et frangine sous le même toit nous fait plaisir dans un premier temps, on doit bien avouer qu’on souffle quand ils repartent. Il peut même arriver que les vacances soient le moment d’expulser tout ce qu’on avait sur le cœur depuis des lustres entre deux coupes de champagne pour fêter ses retrouvailles, et des fois le clash s’impose avec perte et fracas. Pour éviter ce genre de débordement dramatique, j’ai décidé de travailler sur moi… Tout d’abord je me suis posée la question, si pour moi ce n’est pas motivant de retourner en France pour payer aussi cher mon voyage que des vacances au Caraïbes, j’imagine que de retourner au Canada 2 fois par an peut devenir aussi une corvée. Comme me l’a dit ma belle-mère avec humour ce matin, c’est nous qui avons décidé de partir et c’est de notre faute si elle ne peut pas voir ses petits-fils aussi souvent qu’elle le voudrait. (j’ai deux enfants 8 ans et 11 mois ), je vous passe la fin de la phrase hihihi. En bref, la dernière fois que ma belle-mère est venue nous rendre visite, je m’en souviens avec des regrets dans la tête, non pas que je n’étais pas heureuse qu’elle vienne, mais ce n’était pas le bon moment pour moi. Je venais d’accoucher prématurément, mon bébé était trop petit et trop faible pour sortir de la maternité, j’avais un régime spécial sans protéine de lait de vache et sans gluten qu’on venait de m’imposer car bébé allaité avait eu une grave infection intestinale, et mon grand débutait l’école à la maison avec le cned, tout un cocktail pour être fatiguée épuisée et de très mauvaise humeur… Donc pour me faire pardonner, j’ai décidé de recevoir ma belle-mère comme jamais auparavant (en m’organisant à l’avance ! ). Dans un premier, j’ai réaménagé la chambre d’amis pour qu’elle ait toute la place disponible pour installer ses affaires, ensuite je lui ai fait un panier de bienvenue, avec des petites attentions personnalisées comme du café ( elle a toujours peur d’en manquer ), de la confiture de bleuets, des bonbons à la menthe, un adaptateur secteur pour les prises européennes, des guides pour visiter notre région, etc. Ensuite, j’ai réalisé des cadeaux souvenirs avec les enfants, et on a imaginé avec mon grand une liste des tâches à faire pour ne pas que mamie s’ennuie. J’ai programmé un menu pour la semaine, et des activités à faire en famille, cueillette de courges à l’île d’Orléans, visite du Vieux Québec, promenade aux Chutes de Montmorency, Spa, etc. Bilan, ma belle-mère part dans deux jours et je crois que son voyage lui a plu… Elle est derrière moi au moment où j’écris, je lui laisse donc vous écrire son avis : Contrairement à ce que dit Anne Sophie, tous mes séjours, et c’est le huitième, m’ont plu, car l’essentiel pour moi est de retrouver ma famille, fils, petits-fils et même belle-fille lol. On a tous c’est vrai nos petites habitudes, surtout en vieillissant, mais c’est bien secondaire à côté des moments de partage vécu tous ensemble. Je profite pleinement de ces instants présents, car qui sait, si je pourrai voyager encore longtemps. Si vous avez envie de vous plonger par procuration dans l’expat, je me suis mise à écrire un roman non autobiographique drôle et léger sur la plateforme Fyctia : Un parfum entre nous. N’hésitez pas à me mettre des commentaires, des petits cœurs et des partages ainsi je pourrai débloquer mes chapitres. http://www.fyctia.com/pages/54695

Aloane

Aloane

 

Les 8 commandements pour tout parent d'enfant expatrié au Canada

Cher futur Parent-Expatrié   Quel que soit ton "statut" (parent projetant de s'installer prochainement au Canada OU expatrié au Canada prochainement parent), voici 8 commandements que je tiens aujourd'hui à partager avec toi, pour t'éviter trop de surprises, de déceptions et de réflexions du genre "si j'avais su...".   1- DÉPENDANT D'INTERNET, TU DEVIENDRAS...   C'est fou comme on peut devenir accro à Skype tout à coup !   Indispensable pour rester en contact avec nos proches restés au bercail. À toi de choisir : Whatsapp, Skype, FaceTime.   Comment faisaient les expatriés de l'âge de nos parents ou grands-parents sans Internet ? #JeSaisPas...   Mais prépare-toi au petit pincement au coeur et une pointe de culpabilité que tu ressentiras le jour où tu réaliseras que depuis leur naissance, tes enfants ont passé plus de temps avec leurs grands-parents virtuellement que physiquement...   2- UN GROS BUDGET "BABY-SITTER", TU PRÉVOIRAS...   Car c'est bien beau de vouloir vivre l'aventure à l'autre bout de la planète, mais du coup, c'est devient beaucoup plus difficile, compliqué et coûteux de faire garder les enfants par Papi/Mamie.   Alors bye-bye les soirées en amoureux, les cinés improvisés ou les restos avec les potes ? Non !!!! Car avoir du temps pour soi, c'est important.   Alors un moment avec son/sa chéri(e), ses copains/copines ou ses collègues, ça vaut bien quelques $, non ?   3- À TE DÉBROUILLER TOUT(E) SEUL(E), TU APPRENDRAS...   Et oui, car les enfants ont le chic pour tomber malade le jour où Chéri(e) a une réunion importante (quand il/elle n'est pas à l'autre bout de la terre ! ).   Alors c'est Bibi qui doit trouver une solution (= prendre une journée de congé...) pour qu'ils puissent rester à la maison.   À l'issue d'une gastro, d'un épisode poux, ou d'une grippe, tu seras certainement confronté au dilemme de vouloir les mettre à l'école parce qu'ils sont "guéris" (et que tu as épuisé tes jours de congés), MAIS encore contagieux.   La tentation sera grande, mais s'il te plaît, NE LE FAIS PAS ! #PitiéPourLesAutresParentsSinonIlsTeLeRendrontAuQuintuple   4- UNE CROIX SUR LES VACANCES EXOTIQUES, TU FERAS ...   Car avec seulement 2 semaines de vacances, tu devras choisir entre partir en famille à la découverte d'une destination dépaysante (sous les cocotiers, par exemple)  OU rentrer au bercail  pour toutes les raisons suivantes : les enfants réclament les grands-parents et les cousins les vacances à 4 coûtent moins cher dans la famille tu as envie que tes enfants deviennent amis avec les enfants de tes amis d'enfance.   Et comment expliquer à tes enfants et à tes proches que vous ne rentrez pas fêter Noël car tu préfères aller à Cancun ?!?
#ÇaNeSeFaitPas #MerciLaPression   5- SOCIALISER À L'ÉCOLE, TU DEVRAS...   Car tu seras bien contente de trouver d'autres parents : dont l'enfant va à la même activité extra-scolaire que l'un des tiens qui habitent à côté de l'école (pratique pour les jours où ta réunion finit plus tôt que prévu) qui partagent les mêmes soucis et questionnements que toi au sujet de l'école, du programme, des profs... qui vont devenir des amis   Bref, encore une raison pour laquelle tu seras redevable envers tes enfants...   6- AVEC L'ACCENT LOCAL, TU PRONONCERAS LE NOM DES HÉROS DE TES ENFANTS...   ... sous peine de te faire rire au nez par tes propres enfants...   ... et de voir un sourire insupportable se former sur le visage d'un parent qui vient de t'entendre le prononcer à la Française et qui se retient d'éclater de rire pour ne pas te vexer (et qui s'empressera de t'imiter le soir devant son conjoint et ses potes).   Un exemple ? Spiderman se prononce "SpAïdeurmèn" (même si tu vis au Québec !)   7- PREUVE DE BEAUCOUP DE TEMPS ET DE PATIENCE, TU FERAS...   ... envers tes enfants qui rêvent d'aller vivre en France que la vie n'y est pas telle qu'ils l'imaginent et la connaissent.   "Non, mon Chéri, si on rentre vivre à côté de chez Papi & Mamie : tu ne seras pas toujours en vacances, tu ne seras pas gâté-pourri recevras pas des cadeaux tous les jours, tu ne monteras pas quotidiennement sur un manège, tu ne mangeras pas tous les jours ton dessert préféré ni des glaces ou des bonbons, tu ne pourras pas te coucher après 21h00, tu ne passeras pas des heures devant la télé, tu ne feras pas 3 activités extraordinaires par jour, etc... ".   8- BONUS si tu vis au Québec : DE SCHIZOPHRÉNIE TON ENFANT, TU SOUPÇONNERAS...   ... lorsque tu le verras parler la même langue avec 2 accents ET 2 langages différents selon la personne avec qui il parle !   Ben oui, quoi : l'accent "Marie-Antoinette" qu'il utilise quand il parle avec toi se transforme en celui de Roch Voisine (avec un vocabulaire 100% Québécois de souche, bien sûr), quand il parle avec son ami d'école.   Cerise sur le Sundae : Si vous êtes tous les 3 à discuter, prépare-toi à assister à des scènes H-A-L-L-U-C-I-N-A-N-T-E-S, dignes d'une caméra cachée !   **************************************   Alors, cher parent, te sens-tu prêt à t'expatrier au Canada avec ta "tribu" ? Et toi, qui vis au Canada depuis quelques années, es-tu prêt pour agrandir la famille dans ton pays d'adoption ?   Lequel de ces commandements appréhendes-tu le plus ?   Je suis toute ouïe !

Laurence Comet

Laurence Comet



  • Commentaires récents

    • Bonjour Marty,   Avec tout le respect que je vous doit, votre analyse est plutôt scabreuse. Je n'ai pas le temps d'argumenter malheureusement. Néanmoins vous produisez de la pensée, ce qui est un premier bon pas vers la démarche intellectuelle de valeur.   Je vous encourage dans votre démarche noble.   cdlt
    • Bonjour Jefke,   Oui, cela n'est pas nouveau, mais les français sont un peu à la traine sur l'apprentissage de langues étrangères. Beaucoup ne font pas l'effort de bien maîtriser au moins l'anglais, qui est autant important sur un CV que de posséder le permis de conduire de nos jours.   Bonne continuation dans votre vie internationale.
    • Bonjour Aloane,   Quel récit poignant. Je me suis totalement retrouvé dans ton évolution au fil des années. Moi même étant passé par des études en mécanique, biologie, puis commerce afin de trouver ma voie. L'émancipation et la liberté restent et sont toujours les fils conducteurs de ma vie. Je veux être un homme libre dans tout les domaines, mais aussi laisser un meilleur monde aux futures générations que celui qui m'a été légué. N'abandonne pas ton chemin, et ne te laisses pas tenter par la facilité. L'avenir appartient aux braves.   J'espère pouvoir lire d'autres billets de toi bientôt.   Bon courage pour tavie personnelle et tes projets d'ici là.   Cordialement,  
    • Comme je partage tes propos! L'arc en ciel émotionnel par lequel on passe...Et je trouve cela si juste quand tu racontes ton fils qui traverse la cours...Lui qui n'a pas vraiment le choix. Nous avons deux fils ils avaient 14 et 15 ans quand nous sommes arrivés au Canada... Et en plus du fait de traverser une période d'adolescence ils leur a fallu s'adapter a une nouvelle culture, la comprendre, la décoder, l'intégrer...sans perdre leur culture d'origine. Ils leur a fallu construire leur identité bidimensionnelle... C'est difficile. On a beau leur dire que c'est une richesse cela n'en est pas moins "déroutant", "perturbant", "deéstabilisant". Aujourd'hui leur processus interne suit son cours. Pareil pour nous parents qui n'avons pas leur facilité d'être parfait bilingue et de "switcher" entre les bonnes attitudes... Nous avons deux filles, elles avaient 1 an et 7 ans en arrivant au Canada. Malgré que la plus jeune avait un an elle se souvient. Elle est confuse. Au fond, notre fille de 7 ans semble avoir trouvé ses marques assez vite. Le bon âge, le caractère facile, la positive attitude...A presque 12 ans aujourd'hui elle traduit notre joie d'avoir fait le grand saut.  On prend ce qui vient, on gagne en temps, en énergie en sagesse... Merci pour ce témoignage qui touche très certainement un large nombre de familles immigrantes.
    • Bonjour mon cher, je vais te donner la réponse à ta question sous réserve d'un changement dont je ne serai pas au courant. Malheureusement, tu dois reprendre toute la procédure à 0. Je vais te ramener à une petite lecture de la correspondance de l'ambassade envers toi relative à l'émission du visa de résident permanent. Dans ce courrier, si tu parcours bien toutes les lignes, tu pourras lire quelque chose du genre: La validité du visa de résident permanent ne peut être prorogée et vous devez entrer au canada avant l'expiration de celui-ci. Si vous n'entrez pas au canada avant cette date, vous devez reprendre toute la procédure et le cas échéant votre demande sera soumis aux lois et règlements en vigueur. Je veux bien me tromper mais je pense que tu devrais reprendre la procédure. Une chance pour toi serait que ton CSQ ne soit pas expiré (il est valable 3 ou 4 ans je crois). Dans ce cas tu dois faire une autre demande de visa de résident permanent. Par contre si le CSQ est aussi expiré, je crois que ce sera le processus à 0, en commencant par le CSQ. Bon courage, et reviens nous si tu as des nouvelles
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