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  1. Sur base de mes experiences personnelles, voici une serie d'astuces utiles pour son immigration. Ou pas. Astuce #06 : l'ecole, a presque 6 ans, au Quebec Au Canada, l'ecole maternelle commence a 5 ans et le primaire a 6 ans. A condition d'avoir 6 ans avant le 1er octobre. Que faire alors lorsqu'on est parent d'un enfant de 6 ans moins quelques jours seulement ? Lorsque nous avons quitte la Belgique, mon fils frequentait deja l'ecole primaire. Mais au Quebec, trop jeune de quelques jours, il ne respectait plus les criteres d'admissibilite. Il y avait donc un choix a faire : se resigner : le remettre en maternelle en attendant de lui faire recommencer sa 1ere primaire a la rentree scolaire suivante s'insurger : chercher un psy comprehensif et pousser pour obtenir une derrogation Personnellement, nous avons prefere une autre option pour nos enfants. La charte de la langue française ("Loi 101") fixe le francais comme langue officielle du Quebec. Toutefois - privilege d'arriver au Quebec avec un permis de travail temporaire - nous n'etions pas soumis a cette contrainte. Nous avons donc fait usage de notre liberte pour inscrire notre fils dans un etablissement public anglophone. Avec plusieurs considerations: nous vivons presentement a moins d'une heure des Etats-Unis dans notre region, les cours d'anglais pour enfants sont excessivement dispendieux et/ou avec des listes d'attentes interminables les ecoles anglophones que nous avons visites nous ont seduits par leur programme educatif et leurs moyens pedagogiques nos enfants ont besoin d'etre continuellement stimules, d'apprendre en permanence. Ayant deja fait une premiere primaire, mon fils avait un relative avance sur ses camarades. Pour eviter l'ennui, et le sentiment d'etre penalise en retournant en maternelle, nous lui avons lance un nouveau defi: acquerir la meme aisance d'expression en anglais. Apres seulement quelques mois : il etait capable de lire/ecrire en anglais. Apres quelques annees : sa maitrise des langues est impressionnante. Un bon investissement pour evoluer dans un Canada bilingue. Autre detail qui nous a conforte dans notre choix : dans notre ecole, nous croisons beaucoup d'enfants issus de familles anglophones mais aussi de nombreux autres francophones, qui vivent comme nous au Quebec avec un statut temporaire. Rencontrer d'autres familles avec qui nous partageons autant de points communs, c'est pas mal interessant au quotidien.
  2. A peine arrive au Canada, il faut penser a un moyen de transport. Et tant qu'a faire, il est possible d'acheter un vehicule des la sortie de l'aeroport. Pourquoi pas. Mais est-ce vraiment judicieux ? Mes voisins achetent leurs voitures sur facebook Certains de mes voisins achetent/vendent leurs voitures sur les reseaux sociaux. Au printemps dernier, l'un d'eux roulait dans une serie 4 convertible. A l'automne, il l'a revendue. Et pour cet ete il s'est offert une Mustang. C'est assez surprenant de decouvrir tout ce qu'on peut trouver sur des plate-formes comme facebook, craiglist ou kijiji. Mais pour un nouvel arrivant, il y a sans doute une autre approche a envisager... Acheter un voiture et construire sa cote de credit L'achat d'une voiture represente habituellement le budget le plus important a l'arrivee au Canada. Il est tentant d'acheter une voiture des la sortie de l'aeroport. Parfois en payant comptant. Mais pourquoi ne pas profiter de cette opportunite pour faire d'une pierre deux coups ? Par exemple : profiter de cet achat pour investir dans la construction de son historique de credit. Ma premiere experience d'achat automobile Chaque achat est motive par des attentes differentes. Certaines personnes privilegient le prix, d'autres la rapidite de la transaction, la proximite, une marque, etc. Certaines personnes preferent tout gerer sur internet. Particulierement au Canada ou le service client est generalement exceptionnel, ca peut pourtant valoir la peine de regler de nombreuses affaires au telephone ou en face a face. A titre d'illustration, voici mon experience personnelle : Plusieurs semaines avant mon depart pour le Canada, j'ai commence par dresser une premiere liste de vendeurs automobiles susceptibles de m'interesser. Une dizaine de jours avant mon arrivee, j'ai eu de longs echanges avec eux pour discuter des modeles qui correspondraient a mes criteres (budget, kilometrage, options...) et fixer des rendez-vous. Utiliser un numero de telephone local, pouvait donner l'impression que je me trouvais a proximite d'eux. Cela a sans doute contribue a faciliter les discussions. En tout cas, j'imagine que c'est plus engageant pour un commercial de jaser 30 minutes au telephone avec un client local plutot qu'avec un inconnu a l'autre bout du monde. Au cours des discussions, j'ai fait monter les encheres avec une exigence supplementaire : commencer par 2 semaines de location pour me donner le temps d'obtenir un NAS, d'activer mon compte bancaire, recevoir ma carte de credit canadienne, m'assurer des conditions de financement, etc. pour tester le vehicule tranquillement avant de me decider a l'acheter ou non. Ce qui revient en fait a negocier une location avec une option d'achat. Parmi les interlocuteurs qui ont repondu positivement a mes exigences, 2 se sont spontanement proposes pour amener directement leur vehicule a l'aeroport. Geste commercial tres appreciable. Enfin, un fois arrive en ville, avant de signer un contrat d'achat, j'ai pris le soin de refaire le tour des vendeurs. Histoire de comparer sur le terrain le deal apprement discute. Les avantages obtenus Comme pour de nombreux produits, il est judicieux de magasiner son vendeur automobile et developper avec lui une relation de confiance. Miser sur le contact humain est souvent payant. Lorsque le courant passe bien entre les personnes, il peut y avoir des surprises. Pour ce qui me concerne : pour une somme negligeable, j'ai eu a disposition un camion, le temps d'une fin de semaine, pour recuperer mes affaires en Ontario. via mon concessionnaire, j'ai fait d'autres superbes rencontres, trouve des cours de patinage pour mes enfants, des billets pour les Canadians... par la suite, je savais naturellement qui contacter pour toutes les questions de mobilite : une 2ieme voiture, un camion de demenagement, une voiture+chauffeur, etc. et bien sur : cette transaction m'a permis d'etre rapidement en mesure de presenter un excellent dossier de credit. Ce que je veux illustrer dans ce billet: dans un immigration, chaque detail peut faire la difference. L'achat d'une voiture est ainsi une excellente opportunite pour reseauter et booster son projet d'immigration.
  3. Vivre a l'etranger avec des enfants nous a amene a redefinir nos relations familiales. Fini les grands repas de famille le dimanche. Fini de deposer les enfants chez leurs grands-parents pour la fin de semaine. Fini les tartes de bonne maman. Fini les histoires de grand-pere les soirs d'hiver. Avec la distance, il a fallu reinventer le role des grands-parents. Base arriere ? Aussitot que nous avions projette de partir vivre au Canada, nous avons commence a trier et vendre. Nous avions aussi decide qu'apres notre voyage exploratoire, nous retournerions vivre quelques mois chez nos parents. L'opportunite de : faire des economies; etre prets a repartir au Canada rapidement et le plus leger possible; partager un maximum de temps ensemble; nous menager un endroit ou rebondir en cas de retour. Les enfants ont beaucoup apprecie. Leurs grands-parents aussi. Relation a distance ? Dans notre panoplie d'immigrants nous avions : des telephones intelligents, des tablettes connectees en permanence, des webcams, etc. Les premiers mois nous passions beaucoup de temps sur skype. Mais avec le temps, les communications longue distances se sont faites plus irregulieres et souvent plus courtes. Coup de main ponctuel ? Comment font les nouveaux arrivants avec plusieurs jeunes enfants ? Une garderie pour ma cadette: 45$/jour. L'ecole publique pour mon plus vieux, mais avec des cours qui s'achevent a 14h30 : 7.3$/jour pour rester au service de garde. Et chaque mois il faut prendre une gardienne pour les journees pedagogiques et les absences pour maladie. Sans oublier de trouver des camps de jour pour les conges scolaires... Avec un droit a seulement 15 jours de conge payes et aucune aide financiere en tant que travailleurs temporaires, l'eloignement devient vite tres pesant. Heureusement, des nos premiers mois au Canada, nous avons pu compter sur la visite de nos proches. A tour de role, nos parents venaient passer quelques semaines/mois avec nous. Une presence tres appreciable dans notre aventure au bout du monde. Par exemple : avec leur soutien et quelques meubles trouves sur kijiji, nous avions cree un coin ecole dans notre salon. Les grands parents ont parfaitement joue leur role de professeurs invites dans notre ecole a la maison en organisant des activites scolaires en matinee et des sorties culturelles/sportives en apres-midi. Les enfants ont ainsi pu trouver leurs marques tout en douceur dans notre nouvel environnement. Pendant ce temps nous pouvions nous concentrer pleinement sur d'autres facteurs d'integration : benevolat, reseautage, travail... Bonus : nous avons epargne plus de 1000$/mois ! Supervisa et residence permanente ? Il est possible de parrainer ses parents. En attendant, deja en beneficiant d'un super visa, les parents de ma conjointe peuvent aller et venir a leur guise; rester quelques jours avec nous ou plus d'un an. Et c'est toujours un plaisir de les accueillir au Canada. Leur montrer l'avancee de nos projets et partager du bon temps ensemble. Un bilan personnel Quand nous avions annonce a notre entourage notre volonte de partir vivre au Canada, certaines reactions avaient etes tres reservees. Pourtant, aujourd'hui, le resultat est positif : notre aventure au Canada nous a permis d'ameliorer notre relation avec nos enfants. Et - curieusement - avec nos parents aussi; nos enfants partagent beaucoup de temps avec leurs grands-parents. Sans doute meme davantage que certains de leurs amis canadiens; recemment le gouvernement federal a double le nombre de super visas pour parents/grands-parents. Pourquoi ne pas en profiter ?
  4. L’autre soir, en faisant mon épicerie, j'ai croisé mon conseiller financier. Après m'avoir reconnu, il m'a salué par mon nom. Sans hésiter. C'est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Avant le Canada, mes relations n’ont jamais été terribles avec les banques. Je suis pourtant resté plus de 20 ans avec la même institution financière. Le nom, le logo et même le personnel a souvent changé. Mais sans aucun bénéfice personnel. Jamais personne n'a semblé savoir qui j'étais sans au préalable devoir regarder ses fiches. Histoire sans doute de bien me faire sentir que je n'étais qu'un petit dossier anonyme et misérable. Juste bon à subir docilement l'augmentation annuelle des frais en tout genre. Au canada, avantage au client Bien entendu, même au Canada, les banques ne sont pas là pour donner de l'argent. Il ne faut pas rêver. Mais c’est tout de même le jour et la nuit pour ce qui concerne la relation clientèle. De nombreuses entreprises gagneraient à envoyer leurs cadres faire un stage au Canada. Voici quelques exemples qui pourraient les inspirer…. Dans les premières semaines de mon immigration, j'ai beaucoup apprécié les ateliers d'information organisés pour expliquer le système bancaire canadien aux nouveaux arrivants : comment retrouver des services équivalents à ce que je connaissais, la signification des sigles locaux (REER/CELI/REEE/...), mes obligations fiscales en Europe, etc. Bien sûr, je n'ai pas hésité à contacter différentes banques, histoire d'entendre différents sons de cloche. Mais à chaque fois, j'ai pu obtenir un rendez-vous dans un délai très bref et discuté longuement avec un conseiller. Waouh ! Toujours la même disponibilité pour partager des conseils. Et si nos discussions devaient déborder, ça n’a jamais été un problème. C'est comme arriver dans une agence bancaire à cinq minutes de la fermeture. Non seulement, personne ici ne m'a jamais dit "désolé on va fermer, revenez demain", mais s'il faut passer encore 30 minutes avec moi, le personnel l'a toujours fait avec un grand sourire. Dans beaucoup de domaines on répète mécaniquement que le client est roi. Mais il faut vraiment être au Canada pour vivre cette qualité d’attention. Le choix d'une banque Choisir une banque est l'une des premières priorités pour un immigrant. Car après tout, ça ne fait pas de sens de garder tout son argent sous un matelas. Mais quelle banque choisir ? Le marché est tellement concurrentiel que la plupart des places se marquent à la culotte. On pourrait toujours choisir une banque sur des critères de proximité, de maillage, de type de ristournes (boni dollars ? points air miles ? ...), de coûts de services ou même de goodies. L'avantage en tant que nouvel arrivant, c'est de bénéficier d'offres préférentielles pendant les premières années. Alors pourquoi se priver ? Desjardins, BMO, BNC, RBC, ScotiaBank, HSBC, TD Bank… Toutes déploient beaucoup d’efforts pour séduire les immigrants. On aurait tort de ne pas profiter de ce rapport de force pour essayer et comparer différentes solutions. Et comme si dérouler un tapis rouge pour les nouveaux arrivants n'était pas suffisant, les banques sont prêtent à accueillir l'argent des immigrants mais aussi celui des futurs immigrants. Pour preuve : il est tout à fait possible d’ouvrir un compte bancaire au Canada à distance, avant même d’y poser un pied, ou sur place avec un statut de touriste. J’ai vécu ces deux expériences. Un banquier plutôt qu'une banque Ouvrir un compte en banque au Canada, ce n’est vraiment pas compliqué.J’ai ouvert des comptes pour collectionner Ipad, télévision, et autres cadeaux de bienvenue. Puis, je n'ai pas hésité à partir ailleurs. Les néons et offres promotionnelles, c'est bien pour attirer le chaland. Mais ensuite il faut travailler pour le fidéliser. Même au sein d’une même banque, la qualité de la relation avec un conseiller fait toute la différence. Il est tout à fait possible qu’un jour j’opte pour une banque en ligne. Mais d’ici là, en tant que nouvel arrivant, j’ai surtout cherché des conseils pour démarrer les choses correctement. Alors un banquier qui a une vraie empathie, parce qu'il a personnellement vécu une expérience d'immigration ou parce qu'il a une expertise dans l'accompagnement de nouveaux arrivants qui me ressemblent, moi, ça me rejoint davantage qu’un expert financier dont l’horizon se limite à la Beauce et qui me regarde avec des gros yeux quand je lui demande à quoi sert encore un chéquier au XXI siècle. Il y a des tonnes de sujets qui peuvent sembler tellement évidents pour un Canadien. Mais voilà, je ne suis pas Canadien. En fait, en tant qu’immigrant récent, je n'ai pas besoin de conseils. Merci bien. Je veux juste des conseils pertinents s'il vous plaît. Sans que j'ai à systématiquement poser de question pour obtenir des débuts de réponse. Parce que c’est impossible de savoir tout ce que j’ignore. Et si ce n'est pas un conseiller bancaire qui m'explique spontanément pourquoi et comment bâtir mon historique de crédit, qui l'aurait fait à mon arrivée au Canada ? Qui m'aurait guidé pour faire le ménage dans mes produits financiers en Belgique/France ? Ça prend quand même un certain vécu pour discuter avec moi de mon retour éventuel, à l’heure de la retraite ou précipitamment en cas d’imprévu. Pour l’immigrant que je suis, trouver le bon interlocuteur, qui comprend suffisamment mes défis, c'est juste essentiel. Bien sûr il arrive que des conseils soient à côté de la plaque. Et prodiguer des conseils pertinents n’empêche pas mon banquier d'essayer, de temps en temps, de me vendre des produits maison hors de prix. C'est de bonne guerre. A moi de faire mes devoirs. N'empêche, si un jour il changeait d’institution, il est possible que je le suive. Qu'importe le nom de la banque. Pourquoi pas. Ça fait bizarre mais je suis content que mon banquier canadien me reconnaisse en ville. A force d’échanger, nous avons appris à nous apprécier en tant que personnes. Je n'ai jamais cru cela possible avant d'immigrer. Étonnant. Nous ne sommes pas rendus à être des amis facebook – faut pas pousser - mais il figure dans mes favoris téléphoniques. Je mesure qu'un avis d’expert, surtout quand il est question de sous, c’est toujours bon à prendre dans le démarrage d'une aventure.
  5. Dans sa biographie, Boucar Diouf, raconte ceci au sujet de son arrivée au Québec pour y poursuivre ses études universitaires : “avant mon départ, j’ai eu une semaine de cours intensifs sur le choc culturel et l’adaptation à la culture québécoise. Par contre, on avait omis de me parler du choc thermique. C’est ce que j’ai compris lorsque j’ai découvert l’hiver du Québec en robe africaine”. On a beau s’y préparer, l’hiver canadien garde souvent des surprises. La dernière semaine de février nous avions des journées à +18°C. Une semaine plus tard, il a fallu ressortir les pelles et les grosses couvertures; la température ressentie était descendue à -30°C. L’hiver sera encore notre réalité pour plusieurs semaines. Mais cela n’empêche pas de déjà dresser un bilan sur les leçons à retenir. Ce que j’aime toujours : les enfants sont en pleine forme. Certes les températures sont relativement extrêmes mais le froid est sec et plus supportable qu'en Europe. Les aérosols et autres rendez-vous incessant chez le pédiatre sont un lointain souvenir. les factures Hydro raisonnables malgré nos baies vitrées et les températures hivernales. Autant notre premier appartement était une passoire thermique, autant pour notre maison, je dois reconnaître, les canadiens maîtrisent le froid. la surabondance d'activités gratuites ou à prix modérés : festivals des neiges chaque fin de semaine de janvier/février, pistes de ski à moins de 20 minutes de chez nous, patinoires sur lac, glissades sur tube, etc. les grande tablées. La famille est toujours la bienvenue, mais nous pouvons aussi compter sur nos amis québécois pour venir partager un lapin à la bière, des pralines maison ou encore notre tiramisu au spéculoos. un noël blanc avec toutes les maisons décorées de guirlandes lumineuses. Certains budgets se chiffrent joyeusement en milliers de dollars. Mais qu'importe : c'est beau. profiter des paysage magnifiques autour d'un feu, avec des marshmallow grillés et un bon verre de vin chaud. Ce que j’ai découvert : le Yukigassen : une activité qui combine le hockey, le ballon-chasseur et le jeu du drapeau. Le but du jeu est d’éliminer ses adversaires pour voler leur drapeau. C’est un sport complet avec de la technique, un bonne dose de stratégie, et une rapidité d'exécution. A essayer. Ou à regarder. le pelletage semble être une cause majeure de crise cardiaque. Du coup, cette année, j’ai revu ma technique. les soirées Fondue locales : une occasion pour savourer des fromages et des vins québécois agréablement goûtus. mes clés. Un matin de décembre, je m’étais rendu compte que j’avais perdu mes clés en jouant avec mes enfants. Mais avec près d'1m20 de neige tout le long de mon terrain, il aura fallu patiemment attendre le redoux pour retrouver mon trousseau de clés dans le jardin. Ce que je vais devoir améliorer : la constance dans l’effort. Un vendredi soir, j’étais trop fatigué pour déneiger et saler l’allée. Après tout, on peut bien s’accorder une pause, non ? Grave erreur. Le lendemain, impossible de bouger ma voiture. Trop de neige, trop de glace. Ce genre de procrastination se paie au prix fort. les décorations solaires pour Noël. L’idée était de réduire les risques de court-circuit ainsi que les factures d’électricité. La mauvaise surprise : à cause d’un ciel couvert les lumières s'éteignaient trop vite, ou parfois même ne s'allument pas. des semelles antidérapantes à crampons. Je pensais ne pas en avoir besoin jusqu'à ce que je me ramasse plusieurs gamelles dans ma propre cours. Manque de chance, à ce moment-là, le stock de crampons à 5$ était déjà écoulé dans tous les Canac de la région. Trop tard. Une anecdote pour nouveaux arrivants Le petit gars s’appelle Martin. On a largement eu le temps de faire connaissance lui et moi. Avec sa famille, il vient de France. Ils sont arrivés il y a moins d’un hiver. Son père travaille à l’occasion à Montréal. Et ce matin-là, ce dernier a fait ce qu’il a certainement fait à d’autres reprises : il est arrivé un peu plus tôt devant l’école, a fait un bref arrêt pour débarquer son fils de 10 ans et a rapidement repris la route en anticipant les impacts des conditions climatiques sur les 150km d’autoroute. Heureusement que le matin mon chemin passe devant cette école. Il faudrait rappeler aux nouveaux arrivants de toujours surveiller les bulletins météo en hiver. Dès 7h du matin. Que ce soit à la télé, à la radio ou sur les réseaux sociaux. Déjà 2 fois cette année, les commissions scolaires de la région ont fermé les écoles à cause des conditions climatiques. Et chaque année, j’ai l’impression, il y a toujours un ou deux enfants étrangers qui se font malheureusement surprendre à un arrêt de bus ou devant un établissement fermé. Dans les meilleurs des cas. Sans doute une autre leçon à retenir pour un hiver prochain. En attendant, allons profiter du temps des sucres.
  6. Sur base de mes experiences personnelles, voici une serie d'astuces utiles pour son immigration. Ou pas. Astuce #05 : un compte en banque pour (futur) immigrant Il existe plusieurs facons d’ouvrir un compte en banque canadien, avant meme son installation. Voici deux methodes que j’ai experimentees. 1- Ouvrir un compte en banque a distance L’idee. Comme beaucoup d’immigrants, j’ai ouvert un compte a distance pour, notamment, transferer une partie de mes finances. Le choix de ma banque. Une seule institution bancaire est presente aux Journees Quebec. Logiquement, c'est avec elle que j'ai pris contact pour discuter de de l’ouverture d’un compte et des autres services (produits d’epargne, financement automobile, credit hypothecaire, etc.). Toutes les institutions financieres permettent d’ouvrir un compte a distance. Mais personnellement, je n’aurais jamais ouvert un compte a distance sans avoir rencontre d’abord en face a face avec une personne de contact. Mon experience. Des formulaires a remplir, des documents d’immigration a envoyer… Les demarches a distance sont relativement simples. Et ensuite? L’ouverture d’un compte a distance m'a reserve certaines surprises: il faut encore attendre de se rendre en personne en agence pour completer les formulaires, activer son compte et recevoir ses cartes bancaires a moins d'immigrer a Montreal, souvent les personnes qui s'occupent de l'ouverture a distance et les personnes que l'on rencontre pour vrai sont differentes, ne vivent pas dans la meme ville, ne se connaissent pas, et ne partagent pas les memes informations en agence, la chargee de clientele n'avait pas l'habitude des nouveaux arrivants. J'ai du lui presenter la carte d'affaire du representant rencontre a Paris pour obtenir tous les services aux conditions prealablement discutees Ce que je retiens: La majorite des institutions proposent des facilites comparables pour ouvrir un compte a distance. Aucune n'a interet a bouder l'argent des (futurs) immigrants. Au contraire, la plupart proposent des conditions particulieres destinees a attirer les nouveaux arrivants : une ristourne en cash par ici, un ipad par la, la gratuite des frais plus loin, des taux d'interets plus interessants a gauche, une meilleure relation avec son banquier a droite, etc. En Belgique, je suis reste fidele a la meme banque pendant plus de 20 ans. Ici, je n’hesite pas a profiter de mon statut de nouvel arrivant pour, a chaque annee, re-evaluer les differents avantages offerts. le delais d’attente entre l’ouverture a distance et la reception des cartes en agence est relativement irritant. Dans ce laps de temps, j’avais deja besoin d’engager des depenses pours plusieurs milliers de dollars : voiture, telephonie, etc. Et tant qu’a depenser des sous, autant que cela contribue a consolider mon historique de credit. Heureusement, ma compagne et moi avions deja ouvert un premier compte bancaire canadien… 2- Ouvrir un compte en banque en tant que touriste L’idee. Pendant mon voyage exploratoire, j'avais prevu 2 options pour gerer mes sous : garder des sommes importantes sous mon matelas et faire chauffer mes cartes de paiement europeennes. Mais, en prenant un condo pour plusieurs mois, le gestionnaire de l’immeuble ne voulait pas de paiement comptant. Il a fallu ouvrir un compte en banque canadien. Pourquoi n'avoir jamais pense a cette possibilite ? Le choix de ma banque. A priori, il semble possible d'ouvrir un compte dans n'importe quelle banque canadienne. Dans les faits, le choix de ma banque a ete impose. Mon experience. Il m'a suffi de me presenter en personne dans une agence avec un justificatif d'adresse, un passeport, une preuve de revenus (meme a l'etranger) et un garant. Le choix de cette personne est essentiel. Elle doit avoir une excellente reputation dans cette agence et comprendre qu'elle engage sa responsabilite en cas de defaut. Pour ce qui me concerne, il s'agissait d'une nouvelle amie canadienne rencontree seulement quelques semaines plus tot et deja prete a m'aider. Et ensuite? obtenir des cartes de paiement n'est qu’une formalite une fois le compte ouvert. Ne restait plus alors que 3 etapes : commencer a alimenter mon historique bancaire, pendant mon sejour exploratoire, et meme via des achats en ligne Une fois installe arrive au Canada : me rendre dans une agence pour presenter mes documents d'immigration pour degager mon garant de sa responsabilite et finalement : offrir a mon ex-garant une boite de chocolats en guise de remerciement Ce que je retiens: avoir des cartes de paiement canadiennes utilisables des la descente de l’avion est tres avantageux. De meme qu’avoir un cote de credit visible le plus tot possible. Pour y arriver : ca a ete tres judicieux de profiter de mon voyage exploratoire pour valider mon employabilite, mais aussi pour prendre le temps de nouer des amities solides. L’immigration est plus facile quand on est epaule.
  7. Sur base de mes experiences personnelles, voici une serie d'astuces utiles pour son immigration. Ou pas. Astuce #08 : retour sur les bancs d'ecole En preparant mon immigration au Canada, parmi toutes les questions qui sont arrivees se trouvait celle d'un retour eventuel aux etudes : "dans quelles mesures cela peut-il apporter une valeur ajoutee a mon projet" ? Il existe une multitude de formations possibles. Des formations de quelques jours ou de quelques mois. En journee ou en soiree. Pour valider ses acquis ou pour se preparer a de nouveaux defis. Pour etoffer son CV en vue de convaincre un recruteur, ou pour patienter en attendant sa residence permanente. Voici quelques suggestions puisees autour de moi. Enrichir cette liste ou l'etendre a d'autres pays que la Belgique ne doit pas etre complique. 1- Ameliorer son anglais Ce n'est jamais inutile de consacrer quelques heures pour rafraichir ses connaissances. Et pourquoi pas, se preparer a l'IELTS ou au TOEFL. 2- Developper un hobby Perfectionner ses talents de menuisier, de couturiere, d'accordeoniste, de ferronnier, de chocolatier, de brasseur, ou n'importe quelle autre habilete peut etre un investissement payant. Au pire : ca peut aider a briser la glace avec les voisins. Au mieux : une passion peut evoluer vers une activite complementaire. Voire beaucoup plus. 3- Chercher le diplome manquant Beaucoup de grandes ecoles et d'universites proposent des formations continues pour adulte. Un diplome pertinent supplementaire dans ses bagages peut parfois faire la difference pour reussir son immigration. 4- Rebondir en IT Les entreprises canadiennes recrutent beaucoup d'informaticiens. Pourtant la penurie de main d'oeuvre qualifiee en IT n'est pas propre a l'Amerique du Nord. De fait, il y a quantite de formations disponibles, avec des passerelles a tous les niveaux. Exemples : Bachelier en sciences informatiques Master en Sciences informatiques Master de Specialisation en Informatique et Innovation Il y a quelques annees, les industries belges signalaient un manque flagrant d'analystes d'affaire. S'en est suivi la mise sur pied de programmes specifiques de formation avec beaucoup de publicite. Les conditions d'acces sont particulierement souples. Ca reste sans doute l'un des chemins les plus accessibles pour se reorienter en IT, meme sans affinite avec les codes informatiques. 5- Et pourquoi pas un 3eme cycle ? Il existe de nombreux cursus post-universitaires disponibles aussi en horaire decale. Une facon d'approfondir ses competences aupres d'experts. Mais surtout : reseauter ! Exemples : D.E.S. en finance Executive Master in Management Ma compagne et moi avons suivi plusieurs de ces formations, avec differents benefices : completer nos CV : l'experience et la motivation ne suffisent pas toujours. Un diplome (supplementaire) peut aider a se demarquer des autres candidats aux Journees Quebec. reseauter : les alumni et autres associations professionnelles sont d'excellents moyens pour developper son reseau. Rencontrer des personnes avec un vecu international a partager, se faire recommander des entreprises/contacts, etc. C'est toujours utile pour un voyage de prospection. avantage financier : lorsque l'employeur peut intervenir partiellement ou en totalite dans les couts (conge education paye, conge individuel de formation, etc.), pourquoi se priver ? gagner du temps : une fois les demarches d'immigration lancees, une periode d'attente commence. Qui peut durer quelques mois ou plusieurs annees. Ce temps peut etre mis a profit pour anticiper son integration. Pourquoi attendre par exemple d'arriver en Ontario pour chercher un cours d'anglais ? Ou se retrouver etre la seule personne d'un 5@7 qui ne tienne pas debout sur des patins a glace ?
  8. Sur base de mes experiences personnelles, voici une serie d'astuces utiles pour son immigration. Ou pas. Astuce #03 : logement temporaire/moyen terme Premiere etape a prevoir lorsqu'on a fixe une destination: le logement. Voici mes bonnes adresses pour trouver une toit pour quelques jours ou quelques mois. 1/ Logement temporaire AirBnb est un bon complement a Booking. Dans les deux cas, on peut avoir de tres bonnes surprises, comme de tres mauvaises. 2/ Logement moyen terme Avant il y avait Kijiji et craiglist. Mais ca, c'etait avant. Depuis que j'ai decouvert PadMapper, je n'utilise principalement plus que cet outil. Essayer, c'est l'adopter ! Et dommage pour la chicane avec Craiglist. Quelques experiences: piege frequent: une annonce illustree avec des photos prises il y a plusieurs annees. Grosse deception lorsqu'on reclame des photos supplementaires ou lorsqu'on mandate une personne de confiance pour effectuer un visite. sous-location: il est facile de reprendre le bail d'un precedent locataire, generalement avec 1 ou 2 mois de rabais. Mieux: vu le nombre eleve de logements desesperement libres, j'ai pu negocier un magnifique condo en plein centre ville avec des conditions encore plus avantageuses. airBnB: recemment, au Quebec, un hote a tente de me faire payer plusieurs milliers de dollars de degats immaginaires. Ca prend enormement de temps et d'energie pour regler ce probleme quand tout se regle simplement par des poignees de mains. Et au retour de vacances, j'aurais aime faire autre chose. arnaque tordue: il y a 3 ans, j'avais trouve une superbe location sur Toronto pour un prix derisoire : villa de plein pied, piscine interieur, proximite de tout, etc. La proprietaire etait charmante par courriel. Elle m'avait pas hesite a me fournir son passeport neerlandais pour prouver son identite. Je me suis tout de suite senti en famille. Nous avons parle du pays, etc. Puis, a sa demande, j'ai envoye une copie de mon passeport et des documents pour tout doucement preparer le contrat de location. Sur son insistance pour que je paye le premier loyer en avance : doutes, recherches sur internet. Il s'agissait d'une mecanique assez basique: utiliser le passeport d'une precedente victime pour appater de nouveaux pigeons. Heureusement ce passeport a expire depuis, et personne n'a encore porte plainte contre moi. A ma connaissance.
  9. Il vient un moment où la personne qui veut immigrer doit sortir de sa zone de confort. C’est un moment charnière où il faut lever le nez de ses dossiers d’immigration pour effectuer des gestes concrets. Résilier des abonnements. Clôturer des comptes… et déposer sa démission. Justement, quel est le meilleur moment pour annoncer à son gestionnaire ou à ses clients son intention de partir à l’autre bout du monde ? Comment s’y prendre ? Démissionner ou se faire remercier ? A une époque, je voulais suggérer à mon employeur de me licencier pour une quelconque faute grave. J’y voyais deux bénéfices potentiels : des indemnités de départ conséquentes un préavis très court Seulement, à bien y réfléchir, il est sans doute préférable de rester professionnel jusqu’au bout et quitter son emploi dans les meilleurs termes. Lorsqu’un recruteur (canadien) mène une vérification des références, comment réagira-t’il en découvrant que son candidat a été viré pour retards répétitifs, critique excessive sur les réseaux sociaux ou juste pour immigrer ? Les délais de préavis Au Canada, j’ai souvent vu des personnes poser leur démission et quitter l’entreprise sur le champ, ou dans la quinzaine. En Belgique, en cas de démission, j’avais plus de 3 mois de préavis à prester. Obligatoirement. Je ne sais pas si c’est toujours le cas présentement mais ce délai est un vrai handicap pour immigrer. J’ai d’ailleurs pu constater que souvent les contrats proposés aux Journées Québec ou Destination Canada incluent une clause comme : “Ce contrat de travail prendra effet dans les dix (10) jours ouvrables suivant la date où vous obtiendrez toutes les autorisations nécessaires vous permettant de travailler légalement au Canada, ou, après entente mutuelle sur une date ultérieure.” Un employeur Nord-Américain veut pouvoir recruter sans perdre de temps. A profils équivalents, entre un candidat disponible sous 10 jours et un candidat qui a plusieurs mois de préavis à effectuer après sa démission, vers qui se portera l’attention d’un recruteur ? Soigner sa sortie Démissionner c’est l’occasion d’organiser une pot de départ. Mais c’est surtout l’opportunité de recueillir un maximum de recommandations (linkedin & co) et de briefer l’une ou l’autre personne clé sur ce que vous souhaitez qu’elles disent de vous à vos futurs recruteurs. Et c’est l’ultime chance de marquer les mémoires. Avec par exemple une vidéo comme Marina Shifrin ou Phil ou François Hollande ou encore le gagnant du loto. Mon expérience Pour ce qui me concerne, j’ai donné ma démission approximativement 9 mois avant d’immigrer au Canada. Pour plusieurs raisons : 1- me retrouver dos au mur Quand on fait ses cartons, on se garde encore la possibilité de les défaire. Mais une fois qu’on met fin à son emploi, difficile de faire machine arrière. Les choses sont claires. Il n’y a pas d’autre choix que d’aller de l’avant. Il faut tout donner. Consacrer tous ses efforts à la réalisation de son projet. 2- réduire ma période de préavis Quitter mon emploi pour une job “temporaire” m’a permis de gagner en flexibilité. Avec une durée de préavis réduite à moins de deux semaines, mon profil a beaucoup gagné en intérêt pour les recruteurs canadiens. 3- acquérir plus d'expérience pertinente Démissionner suffisamment tôt m’a permis d'enchaîner tranquillement avec un emploi le plus proche possible de ce que je me prévoyais faire au Canada. Ça a ainsi été l’occasion de cumuler une expérience plus pertinente : secteur d’activité, méthodes de travail, outils similaires, bilinguisme, etc. Une façon de préparer mon rebond professionnel en douceur. 4- maîtriser mon calendrier D’un côté, c’est compliqué d’être pris au sérieux par un recruteur canadien lorsqu’il faut lui annoncer que “OK. J'attends que tous les détails (contrat, permis de travail, billets d'avion, logement, etc.) soient réglés avant de lâcher mon emploi. Et à ce moment-là j’aurai encore 3 mois de préavis. Mais,by the way, je suis vraiment impatient de travailler avec vous”. De l’autre côté, c’est difficile de dire à son employeur : “patron, une entreprise canadienne m’a proposé un contrat de travail. Je commence dans 10 jours au plus tard. Il faudrait qu’on discute du délai de mon préavis...” Une fois ma démission posée, j’avais donc 3 mois de préavis à prester. Puis dans mon nouvel emploi, je pouvais me libérer sous 2 semaines. J’ai pu prendre le temps tranquillement de peaufiner les détails de mon immigration. Le lendemain de mon dernier jour de travail, j'étais dans l’avion. Et le surlendemain, mon nouvel employeur canadien m'accueillait à l'aéroport. Un échéancier parfait. 5- financer mon immigration Immigrer demande un budget conséquent. Quand on a l’opportunité de travailler, ne fusse que quelques mois, pour un meilleur salaire net, pourquoi hésiter ? 6- sortir de sa zone de confort Quand on a travaillé de nombreuses années dans la même entreprise on finit par se sentir bien dans ses pantoufles. Vouloir changer de job a réveillé mes sens de chercheur d'opportunités : mieux sentir les tendances sur le marché, améliorer mes techniques de réseautage, décrypter les exigences, enchaîner des dizaines d’entrevues en français/anglais, améliorer ma présentation, identifier mes lacunes, travailler mes réponses, etc. Démissionner plusieurs mois avant ma date supposée de départ au Canada, m’a permis d’être particulièrement efficace pour mener mon projet d’immigration. Et vous, à quel moment avez-vous (ou prévoyez-vous) de démissionner ? Au tout dernier moment ou suffisamment tôt pour permettre une période de transition ?
  10. Le Canada est une destination riche de promesses pour les immigrants. Mais, dans le même temps, les couples qui souffrent leur immigration sont loin d'être une exception. Avoir la meilleure volonté ne suffit pas. Et quand on a dépassé la trentaine, une femme et des enfants, on n'immigre plus comme à 18 ans. Qui quitterait travail/amis/confort pour atterrir dans un appartement étroit au bout du monde et vivre de jobines ? Avant d’envisager boucler nos bagages, nous voulions, ma compagne et moi, confirmer que nous aurions vraiment de meilleures perspectives au Canada. Pour y arriver nous avons mis en place une stratégie en 3 temps : 1- effectuer un voyage exploratoire L'occasion de répondre à de multiples questions : quelle sont les régions les plus propices pour nous épanouir ? Qu'est-ce qu'il nous faut améliorer pour décrocher la job de nos rêves ? Quel programme d'immigration nous convient le mieux ? etc. 2- obtenir un premier emploi Après avoir beaucoup investi dans notre voyage exploratoire, ça a été relativement facile de sortir du lot aux Journées Québec. Le plus délicat a été de négocier un délais pour assurer le point suivant... 3- braquer la banque ! Pourquoi se contenter d’une seule job quand on est deux ? Dès le début, il était exclus que l’un de nous subisse son immigration. Si nous avons choisi le Canada, c’est pour profiter d’une meilleure qualité de vie. Pas pour qu’elle (ou moi) reparte du bas de l'échelle, accepte un emploi de second choix, devienne conjoint au foyer par défaut ou reprenne des études pour espérer accéder un marché du travail. Pas question de sacrifice. Pas de compromis. Nous avons mis toute notre énergie pour trouver une solution. Et, tant qu'à faire, aller chercher un Golden Ticket pour immigrer au Canada avec tapis rouge et petits fours. Pas moins. Je vous partage notre expérience. Cela pourrait être inspirant. Notre point de départ Le défi était le suivant : pendant que je négociais un emploi en Estrie, et avec seulement quelques mois devant nous pour effectuer les démarches d’immigration, comment trouver à coup sûr des perspectives passionnantes pour ma femme, dans la même région ? Sherbrooke, c’est pas si grand. Il n’y a pas des millions d’employeurs possibles. Encore moins qui sont prêts à engager une immigrante qu’ils n’ont jamais vue. Encore moins pour une job qui corresponde tip-top à nos attentes. Encore moins pour commencer dès notre période d’arrivée. Après réflexion, nous sommes arrivé à cette conclusion : quand on part en randonnée et qu’on n’est pas certain de trouver une bonne place où dîner, on fait mieux d’emporter son casse-croûte. Et donc, au lieu de désespérer après un improbable employeur au Canada, nous avons plutôt ciblé une entreprise locale qui souhaitait se développer au Québec. Exprimé ainsi, le défi est devenu tout de suite plus facile. Avec une économie au ralenti, trouver une PME ou une grande compagnie qui souhaite explorer de nouveaux marchés, ce n’est pas plus compliqué que de feuilleter un annuaire professionnel. Et avec un taux de chômage élevé dans certaines régions, des services encouragent des formations innovantes : cours de langues, programmes de mobilité international, certifications en tout genre, etc. En cherchant, nous nous sommes vite rendu compte que les solutions sont nombreuses pour atteindre notre objectif. Le stage international : un bon plan Nous avons opté pour une initiative de l’AWEX (Agence Wallonne à l'Exportation). Le principe est simple : 3 mois de formation théorique puis 3 mois sur le terrain pour aider l’entreprise régionale de son choix à développer ses activités internationales. L’employeur bénéficie ainsi d’une personne formée, à coût réduit - financée à 50% par la collectivité - et de tout le support nécessaire pour cette expérience. De son côté, si le stagiaire est bon, il peut espérer un vrai contrat à son retour de mission. Ma femme a ainsi pris contact avec une entreprise qu'elle admirait particulièrement et a convaincu ses responsables de développer leurs activités au Québec, plutôt qu’en Asie ou au Etats-Unis. Une fois que nous avons fait coïncider les contraintes du stage et celles de mon emploi, l'affaire était ketchup. Et nous sommes arrivés au Canada avec 2 contrats d’emploi dans nos bagages. Moi, travailleur qualifié, avec un permis de travail fermé. Elle, VRP, avec son permis de travail ouvert. Pendants plusieurs mois, elle a eu l'opportunité de voyager à travers le Québec, démontrer ses compétences, côtoyer des CEO, offrir du vrai chocolat belge, négocier de projets à... beaucoup de chiffres, loger dans des hôtels pas triste... C’est une façon très agréable, je trouve, d'acquérir cette fameuse expérience Québécoise tant indispensable. En travaillant d'arrache-pied, il ne nous aura fallu que 4 petits mois pour préparer tous les détails de ce rebond professionnel. Un investissement très rentable. A titre informatif, de nombreux organismes peuvent aider à un stage international : Pôle Emploi, Actiris, Les Jeunes chambres internationales, les associations professionnelles, etc. Au Canada, Les nouveaux arrivants peuvent aussi bénéficier de stage d’insertion : Programme Interconnexion, Carrer Edge, etc. La stratégie de couple : indispensable Clairement, l’épanouissement professionnel est l’une des meilleures clés pour apprécier son immigration. Et maintenir son couple au top. Au contraire, c'est dommage de voir des personnes chialer d’avoir mis leur carrière entre parenthèses pour suivre leur conjoint. Cela donne parfois l'impression qu'elles ont immigré en catastrophe, sans avoir eu la moindre possibilité de se préparer. Ou qu'elles ont beaucoup procrastiné en se racontant toujours les mêmes excuses : “tout est possible au Canada”, “on trouvera une fois sur place”, “c'est normal de commencer tout en bas de l'échelle”, “quand on veut on peut”, “il suffira de”, “on s'adaptera”, etc. Mouais. Comment être heureux quand son conjoint peut à tout moment regretter d'avoir sacrifié ses ambitions pour venir au Canada ? Il est important d'aiguiser son profil pour réussir son intégration au Canada. Mais quand on immigre à deux, il est encore plus crucial - et plus passionnant - de mettre en place une vraie stratégie de couple et de se donner les moyens d’atteindre ensemble ses objectifs. Soignez votre couple. Et pour l'anecdote... Faire un stage peut être un excellent moyen de réseauter. Ma conjointe n’a d’ailleurs eu aucune difficulté ni pour obtenir des recommandations ni pour se voir proposer un emploi. Et présentement elle trouve encore le temps de supporter des entreprises européennes au Québec. Avec beaucoup de plaisir. Et je l'encourage. Parce que ça contribue à son épanouissement. Et parce qu'une deuxième job de consultant international, c’est un bon prétexte pour cumuler des Air Miles et refaire régulièrement le plein de spéculoos.
  11. En arrivant au Canada, j'etais tente de conserver certaines habitudes tele : mes programmes d'actualite, le film du dimanche soir, les match de foot, Roland-Garros, Top chef, la fiction du jeudi... Changer ses habitudes n'est pas toujours evident. Astuce #10 - recycler sa television Par reflexe, en tant que nouvel arrivant, j'avais magazine une offre d'abonnement tele avec plusieurs dizaines de chaines. Mais apres quelques mois : grosse deception. Rien ne m'avait vraiment plu. Ni les emissions disponibles, ni le montant de mes factures. Tendances pour s'informer, les Quebecois utilisent davantage les support numeriques que leur television presentement, Netflix depasse certainement la barre des 5 millions d'abonnes au Canada chez Videotron, Club Illico annonce pres de 260 000 abonnes en 2014, pres de 105 000 Canadiens ont renonce a leur abonnement tele. En 2015, ils etaient 190 000. Soit une hausse de plus de 80%. Visiblement, je ne suis pas le seul a trouver le rapport qualite/prix scandaleux depuis mars 2016, plus de 66 000 foyers ont souscrit au forfait de base a 25$. Mais est-ce vraiment une bonne affaire ? Pas certain Ces chiffres ont de quoi interpeller. L'annee derniere, pour sauver quelques pieces, j'avais commence par couper notre ligne telephonique. Puis l'abonnement tele. Tout cela sans nuire a notre confort. En Europe, je n'aurais jamais envisage cela. Pourtant aujourd'hui, entre les 5@7, les BBQ, les activites familiales, les amis, les voisins et tout le contenu disponible sur internet, les emissions tele ne manquent a personne. Pas meme aux enfants. Alternatives Voici quelques idees pour remplacer son abonnement tele a moindre cout : des widgets pour smartTV et une connexion internet. Par exemples : la meteo pour preparer la journee, l'etat de la circulation routiere, youtube, etc. Chromecast (~35$) et du wifi. Tres pratique de pouvoir projeter sur la television le contenu des tablettes/telephones/laptops : photos, videos, courriels, jeux, etc. une console de jeux achetee dans une vente de garage (<80$). Avec cela nous passons de bons moments en famille avec des jeux comme : Dora, Mario Kart, Rayman ou encore Guitar Hero Netflix (~10$) et une bonne connexion internet. Voila encore de quoi satisfaire nos parents/amis qui passent a l'occasion nous rendre visite et pourquoi ne pas se laisser tenter par des oreilles de lapin (<50$) ? Une idee a creuser. Peut-etre cet ete...
  12. Sur base de mes experiences personnelles, voici une serie d'astuces utiles pour son immigration. Ou pas. Astuce #01 : voyage exploratoire Pourquoi un voyage exploratoire ? Il faudrait etre particulierement intrepride pour acheter une maison sans l'avoir inspectee au prealable. Toutes les ecoles organisent des portes ouvertes. Et beaucoup donnent la priorite aux parents/eleves qui prennent le temps de s'y rendre pour faire connaissance et poser leurs questions. Ca devrait etre la meme chose pour l'immigration. Certains programmes d'immigration (ex : PNP du Nouveau Brunswick) obligent deja la plupart des candidats a effectuer une visite exploratoire. Quelle duree ? Minimum de 2 semaines: par exemple, a partir de ce seuil, des points supplementaires peuvent etre obtenus dans la grille du CSQ. Maximum de 6 mois: duree maximale maximale d'un visa de visiteur Certaines personnes n'ont besoin que de quelques jours pour decrocher un emploi ou une promesse d'embauche. D'autres - meme apres 6 mois - ne seront pas plus avance dans leur reve. Pas encore convaincu ? Un voyage exploratoire doit servir a murir un projet, decouvrir les risques et anticiper des actions correctives. La distance entre ce qu'on peut imaginer du Canada et la realite est parfois brutale. Illustrations : le taux de chomage chez les personnes immigrantes est de l'ordre de 12%, alors qu'il est appromativement de 6% pour les personnes nees au Canada. particulierement au Quebec, les immigrants sont plus susceptibles que les natifs de travailler a temps plein tout en vivant sous le seuil de faible revenu (src : Institut de la statistique du Quebec) un couple sur deux se separeraient dans les epreuves des premieres annees d'immigration (src : Quand l'immigration fait mal) de tres nombreux retours surviennent par manque d'anticipation. Pour un succes, combien d'echecs ? Toujours pas convaincu ? Pour ma part, usant d'un conge parental, j'ai consacre plusieurs mois pour decouvrir en famille plusieurs provinces et evaluer differentes voies d'immigration: Programmes des Candidats des Provinces (Nouveau-Brunswick), Certificat de Selection du Quebec (Quebec), Permis de Travail Temporaire (Ontario). Ca a ete une aventure incroyable a travers le Canada. Pendant ce sejour, nous avons notamment : appris a patiner, mesure en pieds, decouvert les regles du hockey, vu des baleines, survecu a l'hiver, etc. ouvert un compte en banque et commence a construire notre cote de credit fait du benevolat et obtenu des recommandations elargi notre cercle d'amis ainsi que notre reseau professionnel identifie plusieurs bassins d'emploi pertinents, rencontre un maximum d'employeurs et appris a adapter nos CV a leurs exigences decide de reprendre des etudes pour completer notre preparation Au terme de ce voyage exploratoire, nous avions fait le plein de confiance. Et trouve relativement facile de nous faire remarquer lors d'evenements comme les Journees Quebec, Destination Canada...
  13. Sur base de mes experiences personnelles, voici une serie d'astuces utiles pour son immigration. Ou pas. Astuce #07 : compter ses sous Quel budget minimum prevoir pour s'installer au Canada ? Cette question doit certainement avoir autant de reponses que d'immigrants. Clairement, pour immigrer au Canada en famille, surtout avec un visa de travail, il vaut mieux avoir des economies. Et etre pret a quelques surprises. Exemples : 1- Assurances Il existe un site internet pour comparer les assurances auto. Seulement - mauvaise nouvelle - tres peu sont pretes a assurer un nouvel arrivant sans historique ni permis de conduire local. Et certainement pas a un prix decent. La premiere annee, mon assurance m'avait coute pres de 200$ de plus qu'aujourd'hui. D'autres services offrent une double tarification. Parfois a l'avantage des nouveaux arrivants (exemple : les banques), souvent en leur defaveur. 2- Maternelle, pre-scolaire, garderie Les frais de garde font l'objet d'un remboursement fiscal. Mais il faut attendre d'avoir une residence permanente pour pouvoir beneficier de remboursements mensuels anticipes. Un travailleur temporaire doit donc payer le tarif plein, et attendre sa declaration fiscale pour esperer un remboursement. Avec ma fille, nous avions commence par une garde en milieu famillial (7$/jour) trouvee sur http://www.magarderie.com. Tres vite nous avons ete decu de decouvrir qu'elle passait ses apres-midi devant une television. Sans hesiter, nous avons casse notre tirelire pour la placer dans une milieu Montessori (40$/jour) ou elle a particulierement aime les sorties educatives, les cours de piano, de violon, d'anglais et d'espagnol. Des choix educatifs qui ont un cout. Au debut je me disais que devoir patienter le printemps pour recuperer le remboursement des frais de garde, c'est une facon d'epargner. Mais en attendant, 800$, ca met une certaine pression pour gerer un budget mensuel. Je n'ose pas imaginer quels sacrifices doivent consentir les familles avec 2 ou 3 enfants en dessous de 6 ans. Immigrer avec un visa de travail peut etre tres contraignant. 3- Contraventions Au Quebec, j’ai rencontre nettement moins de radars automatiques qu'en Europe. Par contre, les patrouilles de police sont beaucoup plus nombreuses et tres discretes. Sans oublier les panneaux de stationnement qui sont souvent incomprehensibles et des particularites du code de la route qui m'echappent encore. Je m'estime chanceux de n'avoir eu encore qu'une seule contravention. Je touche du bois. Cela peut avoir un impact financier non negligeable. 4- Procedures administratives En arrivant au Quebec, j'avais 4 enveloppes gardees au fond d'une valise pour regler les demarches administratives : frais periodiques pour chaque renouvellement des PTT/PTO + trajet pour faire le tour du poteau (250$+/passage) frais uniques pour le PEQ (1.200$+) frais uniques pour la Residence Permanente (2.300$+) Avoir un permis de travail temporaire de 4 ans, aurait ete le plus simple et le plus economique. Des permis de 1 an (ou moins), je m'en serais bien volontiers passe. 5- Billets retour La quatrieme enveloppe etait prevue en cas de probleme. Avec un permis de travail temporaire, il vaut mieux se menager une porte de sortie. Sait-on jamais...
  14. Sur base de mes experiences personnelles, voici une serie d'astuces utiles pour son immigration. Ou pas. Astuce #02 : de l'audace ! Vouloir s'installer au Canada exige un minimum de competences, de la patience et de l'audace. Pour verifier ses competences et remplir les formulaires requis, il est possible de faire appel a un consultant, miser sur une technologie du futur ou s'occuper soi-meme de son avenir. Pour ce qui est de la patience, le traitement des dossiers peut prendre un certain temps. D'ailleurs, on conseille souvent aux candidats a l'immigration de s'armer de patience. Voire, d'enormement de patience. Mais au bout de l'attente: il faut parfois encore du temps pour trouver ses reperes, un logement, un travail, un medecin de famille, construire sa cote de credit, etc. En fin de compte, l'impatience peut etre plus payante. Voici quelques illustrations: Avec de la patience… Avec de l'audace… Desesperer de recevoir des RH des attestations de travail avec toutes les informations demandees pour le CSQ: volume horaire hebdomadaire, postes occupes, description des taches, etc. Proposer un brouillon et faire le siege devant le bureau des RH jusqu'a obtenir les documents attendus Une fois arrive au Canada, encore perdre plusieurs jours/semaines/mois pour se familiariser avec le marche du travail et trouver un emploi qui corresponde a ses attentes. Ou revoir ses attentes a la baisse. Mettre a profit un voyage de prospection, internet, ou les salons de recrutement internationaux pour decrocher un emploi Patienter d'etre au Canada pour chercher un logement Faire un premier filtre via internet (padmapper, craiglist, kijiji, etc). Si possible, demander a des connaissances de faire une visite. Exiger des photos/videos recentes supplementaires. Fixer rendez-vous, et signer un bail dans les premiers heures de son arrivee. Attendre d'arriver au Canada pour chercher une ecole ou une garderie. Anticiper les listes d'attente et les contraintes: distance % logement, etc. Attendre d'avoir un soucis de sante pour s'interesser aux hopitaux canadiens Profiter au maximum de sa couverture medicale avant d'arriver au Canada: realiser pour un bilan complet, discuter des soins eventuellement necessaires a moyen terme et recuperer son dossier medical Patienter d'etre au Canada pour commencer a reseauter Mettre a profit les ressources locales pour poser les premiers jalons: alumini, collegues, associations professionnelles, associations internationales, etc. S'inscrire sur une liste d'attente pour avoir acces a un medecin de famille Identifier un ou plusieurs medecins et les integrer dans son cercle d'amis Bien sur, la patience est une vertue. Mais se lancer dans une aventure necessite aussi une dose d'audace. Un projet d'immigration est une bonne opportunite pour sortir de sa zone de confort et forger son caractere. Ou meme se creer une nouvelle personalite.
  15. Sur base de mes experiences personnelles, voici une serie d'astuces utiles pour son immigration. Ou pas. Astuce #04 : un numero de telephone local Skype est tres utile quand on part a l'etranger, mais pas toujours possible. Comme a chaque nouvel an, de nombreuses connaissances nous ont appele par telephone. Sans forcement savoir (ou se souvenir) que nous vivons a plusieurs milliers de kilometres. Seuls nos proches communiquent avec nous par Skype. Depuis un moment deja, j'utilise sonetel (http://www.sonetel.com). J'imagine qu'il existe presentement de nombreux produits equivalents, peut-etre meilleurs. Je suis preneur de toute suggestion. Quel que soit l'outil, l'emploi de numeros virtuels est tres pratique. Voici quelques exemples : Utilisation #1 En preparant mon premier voyage exploratoire, j'ai pris un numero de telephone virtuel, avec un indicatif local, pour chacune des principales villes ou je comptais m'arreter : Montreal (514), Quebec (418), Moncton (506), Toronto (647), etc. Ensuite, j'ai repris ce numero local sur mes CV et dans mes courriels. Quand on y pense : c'est assez exceptionnel qu'un recruteur compose un numero de telephone international, meme lorsqu'il est convaincu d'avoir trouve un excellent profil. Mais s'il voit un numero local et imagine que la personne vit a 15 minutes de son bureau... Utilisation #2 Les garderie et les ecoles canadiennes que nous avons contacte a distance repondaient rarement aux courriels, ou toujours avec un delais de plusieurs jours. Par contre, nous avons toujours ete rappele tres rapidement par telephone. Utilisation #3 Ce qui est valable pour les ecoles l'est aussi pour les autres services/commerces : logement, voiture, meubles, banques, assurances, etc. D'apres mon experience, etre joignable avec un indicatif local facilite beaucoup la communication, meme si physiquement on se trouve encore de l'autre cote de l'ocean ou dans un autre province. On s'appelle, on se rappelle, on se re-rappelle. La glace est brisee. On devient des voisins proches, et plus ces inconnus qui discutent par claviers interposes a l'autre bout du monde. Ensuite, il ne reste plus qu'a travailler l'accent et trouver une excuse pour decliner une rencontre physique dans la journee. Utilisation #4 Depuis que nous sommes installes au Canada, nous faisons le contraire : ma conjointe et moi avons maintenant des numeros virtuels europeens. Par exemple : sur la route Montreal-Toronto, sans connexion internet, nous pouvons jaser a couts raisonnables avec nos proches/amis. Ou discuter de longs moments avec l'Administration belge. Reste juste a jongler avec les decalages horaires.
  16. Bonjour a tous Comment réduire la facture du coût de la vie à Montréal (location de logement, nourriture, etc...) grâce à des petites astuces.
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