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Adjamee

Après 11 ans à Montréal, pourquoi je rentre en France...

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Ayant lu régulièrement les témoignages sur Immigrer.com au fil des ans pour y trouver de linformation ou simplement un sentiment dexpérience partagée, je laisse à mon tour le mien

Quand je parle de mon expérience québécoise autour de moi, je rappelle que cest une expérience individuelle, bâtie sur une histoire personnelle, des rencontres et des hasards et quil serait donc malvenu de généraliser. Ami lecteur, garde cela à lesprit !

Toulousaine dadoption et coincée dans le chômage, jai décidé de donner un petit coup de pouce à ma carrière (milieu des bibliothèques) il y a 12 ans de ça en reprenant mes études professionnelles pour acquérir un profil ultra spécialisé. Cela ma menée au Québec, que jimaginais naïvement bilingue après avoir fait un stage à Ottawa, et que je pensais utiliser comme tremplin vers une formation aux États-Unis (ma vraie destination). Pour des raisons déquivalences professionnelles et de diplômes qui nexistaient pas à lépoque dans mon secteur entre le France et le Québec, jai dû refaire un second cycle universitaire au complet ce qui a épuisé et mon temps et mes économies : mon projet américain a tourné court.

Mais la chance ma souri car des opportunités demploi dans mon domaine et ma spécialité se sont présentées sur un plateau à Montréal et à partir de là ma carrière a fait un joli bond en avant. Jai également eu lopportunité de commencer à enseigner à luniversité (autre profession qui me passionne) et de me lancer dans un doctorat. Jamais je naurai imaginé pouvoir faire tout ça lorsque jai quitté la France et je ne pense pas que jaurais eu autant douvertures là-bas pour réaliser tout ce que jai accompli depuis sur le plan professionnel. De ce point de vue, mon bilan québécois est tout à fait positif car il a clairement majoré ma trajectoire professionnelle.

Cependant, parallèlement à tout ce que je vivais de stimulant dans mes projets professionnels, denseignement et de recherche, sur le plan culturel et relationnel, les choses ne sont malheureusement pas allées aussi bien.

Dans mon milieu de travail dabord et je parle uniquement du secteur de spécialité qui est le mien au sein du domaine bien plus vaste quest celui des bibliothèques ma nationalité française, ma jeunesse combinée à une ascension rapide, le fait également que je sois une femme, ont cristallisé beaucoup dagressivité. Jai appris le terme et la définition de « harcèlement au travail » dans le bureau dune psychologue que jétais allée consulter chez mon premier employeur, ne sachant plus comment me sortir dun climat de travail hostile et que je ne comprenais pas. La psychologue ma incitée à aller parler à ma hiérarchie immédiatement, hiérarchie qui na finalement rien fait à part mencourager à « garder mon beau sourire » car mon contrat sachevait (et la directrice à laquelle jétais allée parler démissionnait quelques jours plus tard ai-je appris par la suite).

Chez mon employeur suivant, manque de chance je me suis trouvée obtenir un poste convoité par une déléguée syndicale (qui navait pas les qualifications pour le poste) et avant même mon arrivée plusieurs délégués de mon propre syndicat ont commencé à me faire la guerre. Cela a été plusieurs années extrêmement pénibles dintimidation, de sabotage de mon travail, de diffamation et disolement. Pour la petite histoire, lun des délégués est allé jusquà appeler Immigration Canada pour tenter de faire ouvrir une enquête sur moi au prétexte de fausses déclarations faites dans ma demande de permis de travail. Sa tentative pour me faire perdre mon permis de travail et de séjour a heureusement échoué mais ça donne une bonne idée du caractère « no limit » de leurs actions. Lorsque jai obtenu un poste de cadre, lhostilité sest encore accentuée moi et ma direction pensions que ça irait mieux puisque je ne serais plus syndiquée, quelle bêtise ! et jai fini par faire une dépression majeure qui a duré plus dun an. Après une tentative de retour à mon poste, jai décidé de démissionner et de quitter le Québec où je ne voyais aucun autre poste intéressant et où je navais plus envie de faire partie dun milieu que sa petitesse avait rendu exagérément territorialiste et vindicatif.

Je tiens à souligner que par ailleurs tous mes collègues bibliothécaires nappartenant pas à ce petit milieu spécialisé et nétant pas amis avec des délégués voulant voir une des leurs à ma place étaient tous absolument adorables (ou invisibles car se cachant pour ne pas être mêlés à tout ça). Ma démission a aussi été un grand choc pour léquipe des cadres et mon histoire et limpuissance à y remédier a été très mal vécue par beaucoup. Donc comme je le disais au début, mon histoire est le fruit de rencontres mauvaises en loccurrence et ne doit pas être généralisée.

Ce qui se détache néanmoins est que ma nationalité française a à chaque fois servi de levier pour justifier les actions de harcèlement auprès des personnes que les meneurs voulaient rallier à leur cause. Et que ça a toujours très bien marché.

La décision pour moi de quitter le Québec suite à la décision de quitter ce poste que jadorais a été immédiate car ma vie professionnelle était ce qui me nourrissait en lieu et place de tout ce qui me manquait au Québec.

Dune part le fait que la culture québécoise était assez restreinte (je parle en terme doffre dans les musées etc., je ne veux pas dire que la culture québécoise est restreinte !) comparé à leffervescence et la richesse culturelle européenne était pour moi une frustration car je suis une grosse consommatrice de culture.

Dautre part sur le plan relationnel, le fonctionnement québécois tel que je lai expérimenté depuis plus de 10 ans, ne correspondait pas à mes valeurs et ma personnalité.

Que ce soit dans le travail, dans les rapports amicaux ou dans les relations sentimentales, jai été rapidement confrontée à ce que je décrirais comme un décalage entre le discours et le sentiment. Cest-à-dire que dans le rapport verbal, les québécois que jai rencontrés sont très facilement dans un registre affectif (grande cordialité, expression amicale ou amoureuse facile) mais quen même temps, dans les faits, ils restent très distants et les rapports restent superficiels et souvent sans suite. Par exemple, après que jai quitté mes différents emplois, malgré de grandes démonstrations damitié et de tristesse (allant jusquaux pleurs !), pratiquement personne na cherché à me contacter par la suite pour avoir des nouvelles, prendre un verre ou autre. Alors que je suis toujours amie malgré le temps et la distance avec la majorité des collègues que jai laissés en France.

Idem pour les relations amoureuses : les hommes québécois que jai rencontrés tiennent un discours qui donne limpression quils veulent sengager dans une relation de couple (présentation aux amis, à la famille, projets dinstallation ensemble, etc.) alors que pas du tout. Il ny a pas cette clarté que je retrouve chez les européens : que l'on soit en couple ou juste amants (avec toutes les nuances possibles entre les deux :wink: !...), c'est clairement exprimé.

Ce flou artistique se retrouve aussi dans les situations difficiles où il faudrait justement parler de choses qui fâchent ou qui blessent (licenciement, rupture amoureuse, etc.) : la plupart du temps jai constaté que les québécois ont tendance à ne pas dire les choses ou carrément à fuir, à lévidence pour éviter toute situation conflictuelle. Par exemple si vous demandez des nouvelles du renouvellement de contrat qui vous a été confirmé verbalement quelques jours plus tôt et que lon vous répond par courriel quil ny a pas encore de nouveau à ce sujet mais quon vous souhaite la meilleure des chances dans vos projets futurs, cela signifie que vous navez plus de contrat et que vous devez trouver fissa un autre boulot Petit exemple vécu Ma personnalité « cartes sur tables » et mes valeurs saccommodent assez mal de ce fonctionnement très courant au Québec et cest ce qui a certainement empêché que je développe un attachement à la culture québécoise.

Cela dit, il y a plusieurs aspects que j'apprécie particulièrement dans cette culture. D'abord le côté positif pour les femmes : on nest JAMAIS embêtées dans la rue ! Le féminisme québécois a eu du bon même sil a en même temps fait des ravages (pas mal dhommes sont un peu voire beaucoup effrayés par les femmes). Et le côté positif pour les « minorités visibles » (dont je fais partie, étant métisse) : on nest JAMAIS insulté dans la rue ! La xénophobie et le racisme sont tout aussi présents que dans nimporte quel pays mais cela sexprime de manière plus subtile. Et il y a aussi lexception culturelle québécoise marquée par le versant positif du multiculturalisme : chez certains québécois un réel enthousiasme vis-à-vis des immigrants et un amour fou de la France et des français.

En rentrant en France je vais donc perdre cette facilité à évoluer et à vire-volter professionnellement, je vais gagner des salaires moins élevés, vivre dans des logements peut-être plus petits et la rue va redevenir un territoire dinsécurité. Mais je vais avoir plus de chances dexercer ma spécialité qui est aussi ma passion, je vais voir grandir ma nièce, je vais pouvoir retrouver lenvironnement culturel qui ma manqué, retrouver mes amis et la spontanéité des échanges avec eux et jaurai peut-être la chance de rencontrer un amoureux français avec les mêmes valeurs que les miennes

Une petite note finale adressée à ceux qui sinquiètent de lamitié avec les québécois : je laisserai derrière moi quelques bons amis québécois, en avoir est un coup de chance, mais cest possible ! Et ce sont de merveilleux amis !

Voilà, c'était le bilan rapide de mes presque 11 ans de vie à Montréal. Je rentre en France à la mi-juin et je me sens libérée après des années à espérer ce retour !

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Salut?

Je pense que tu a donné ta propre réponse: ''...Je rentre en France à la mi-juin et je me sens libérée après des années à espérer ce retour !...'' Cela se sent très souvent!

Est-ce que toi tu as fait des efforts par rapport à ce point: ''...pratiquement personne n’a cherché à me contacter par la suite pour avoir des nouvelles, prendre un verre ou autre. Alors que je suis toujours amie malgré le temps et la distance avec la majorité des collègues que j’ai laissés en France...'' Ou tu es restée là en général à attendre que les personnes t'appellent?

Bonne chance!

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Merci pour ce partage !

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Bonjour,

Je te souhaite un bon retour et une réussite à la hauteur de tes attentes, cela fait toujours réfléchir des témoignages comme le tien, car tu n'as pas l'air d'avoir de ressentit vis a vis de ce que tu as vécu et des personnes que tu as rencontré qui n'ont pas facilité ta vie.....

Je ne sais pas si tu vas te faire à nouveau à ta vie en France car tu as passé 10 ans ici, ce qui veut dire qu'invisiblement tu es imprégnée de ce mode de vie sans histoires mais ca c'est l'avenir qui te le dira....

Bonne route

Piwi.

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Guest

C'est vraiment dommage de se limiter au Québec.

Je suis certain que tu reviendras d'ici 2 ou 3 ans, comme je l'ai vu très souvent.

Bonne chance et assume tes décisions.

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Bonjour Dentan,

Ta réaction représente bien celle que l'on retrouve couramment lorsqu'il est question de bilans négatifs d'immigration et des rapports amicaux avec les québécois et c'est donc parfait que cela arrive dans les premières réponses à mon post :).

1) Pour clarifier mon propos, mon espoir de retour date de ma décision - très douloureuse - de démissionner et de quitter le Québec, il y a trois ans. Avant cela je pensais y être établie pour le reste de ma vie (achat d'un condo, nationalité obtenue, projet d'adoption, etc.). Mon désir de partir n'a donc pu "se sentir" qu'à partir de ce moment-là et s'entendre aussi car j'en parlais évidemment beaucoup avec mes amis !

2) Si après 11 ans j'entretiens toujours une amitié étroite avec mes amis et anciens collègues laissés en France et qu'une vingtaine d'amis de Montréal ont répondu présent pour venir à ma fête de départ, c'est qu'a priori j'ai quelques outils de communication amicale de base efficaces je crois... Il y a réellement un mode relationnel différent au Québec, il faut juste l'accepter. À chacun ensuite d'y trouver son compte ou pas ! Moi c'est quelque chose que je trouve dommage et qui m'a causé quelques peines à mes débuts au Québec. J'aurais aimé être mieux avertie de cette dimension de la culture québécoise afin justement de prendre parfois plus de distance et mieux me protéger (car je suis une grande affective !), même si encore une fois, chaque individu étant différent, j'ai rencontré des québécois "raccords" avec l'amitié qu'ils exprimaient (et ils seront d'ailleurs de la fête !).

Cordialement !

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C'est vraiment dommage de se limiter au Québec.

Je suis certain que tu reviendras d'ici 2 ou 3 ans, comme je l'ai vu très souvent.

Bonne chance et assume tes décisions.

Je dirais qu'il me semble que c'est surtout Montréal qu'elle quitte!

On voit souvent des gens se prononcer sur toute la province de Québec et n'ayant vécus qu'à Montréal!

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Je dirais qu'il me semble que c'est surtout Montréal qu'elle quitte!

On voit souvent des gens se prononcer sur toute la province de Québec et n'ayant vécus qu'à Montréal!

OK Dentan - si tu nous expliquais en quoi les modes relationnels (au travail, en amour, en amitié, etc) sont différents à Montréal et dans le reste du Québec ? Le côté "je fuis les conflits", il est moins présent à Québec ou à Rimouski peut-être ? L'offre culturelle est plus abondante et variée en dehors de Montréal ? Explique...

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Tout comme des Québécois (ou d'autres étrangers) , pensant que les Français ne sont pas souriant, qu'ils sont stressés, hautins ect .. Alors que pour la plupart , ils n'ont visité que Paris.

Je le trouve très bien ton témoignage. Après tant d'année au Québec, tu as bien fait de témoigner sur ce forum. 11 années dans un pays permet de pouvoir s'apercevoir ce certaines choses sur la vie, la culture de la région, du pays où tu as habité. Je ne supporte pas les vacanciers ou les gens qui ont vécu que quelques mois faire des comparaisons avec leur pays d'origine. Mais toi, avec ces 11 années d'expérience .. tu peux tout dire (ou presque) , la voie est libre. Pour ma part, tu es presque québécoise. (franco-québécoise)

dentan, il aurait été bien dommage qu'en 11 années , elle se soit terré dans son trou, à Montréal.

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Je dirais qu'il me semble que c'est surtout Montréal qu'elle quitte!

On voit souvent des gens se prononcer sur toute la province de Québec et n'ayant vécus qu'à Montréal!

OK Dentan - si tu nous expliquais en quoi les modes relationnels (au travail, en amour, en amitié, etc) sont différents à Montréal et dans le reste du Québec ? Le côté "je fuis les conflits", il est moins présent à Québec ou à Rimouski peut-être ? L'offre culturelle est plus abondante et variée en dehors de Montréal ? Explique...

Bon, cela peut arriver hein .. Il y a une grosse différence concernant les relations entre la population d'Alsace / Vosges ect .. et celle d'Aquitaine (Je suis Bordelais.)

Mais c'est vrai que dentant n'aiment pas trop les critiques (négatives seulement) venant d'un "non québécois pur souche" , sur sa province.

Mais là, je le répète .. Avec ses 11 ans au Québec, Adjamee à cette possibilité là de pouvoir critiquer son (presque) pays. En 11 ans .. on en voit des choses tout de même !

Edited by KanadianFR

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Je dirais qu'il me semble que c'est surtout Montréal qu'elle quitte!

On voit souvent des gens se prononcer sur toute la province de Québec et n'ayant vécus qu'à Montréal!

OK Dentan - si tu nous expliquais en quoi les modes relationnels (au travail, en amour, en amitié, etc) sont différents à Montréal et dans le reste du Québec ? Le côté "je fuis les conflits", il est moins présent à Québec ou à Rimouski peut-être ? L'offre culturelle est plus abondante et variée en dehors de Montréal ? Explique...

Je trouve pour avoir vécu et travaillé à Montréal qu'il est plus difficile de s'y faire des amis. Montréal en tant que très grande ville (population) est plus individualiste! Montréal au niveau des relations est dans un sens (selon moi et mon expérience) comme Ottawa. Les personnes y sont en général, très gentilles au bureau, du lundi au vendredi et de 08h30 à 16h30! Les voisins se saluent mais pas plus mais ces différents si on a des enfants du même âge ou de l'âge de garder les nôtres ou les leurs!

Pour les conflits, il est certain que c'est partout pareil et même dans le monde. Des problèmes de jalousie, de syndicats et de relations de travail, tu en trouves partout dans le monde!

Mais si quelqu'un immigre au Canada en pensant y retrouver la richesse historique de son pays, elle va être très déçue!

Tout comme des Québécois (ou d'autres étrangers) , pensant que les Français ne sont pas souriant, qu'ils sont stressés, hautins ect .. Alors que pour la plupart , ils n'ont visité que Paris.

Je le trouve très bien ton témoignage. Après tant d'année au Québec, tu as bien fait de témoigner sur ce forum. 11 années dans un pays permet de pouvoir s'apercevoir ce certaines choses sur la vie, la culture de la région, du pays où tu as habité. Je ne supporte pas les vacanciers ou les gens qui ont vécu que quelques mois faire des comparaisons avec leur pays d'origine. Mais toi, avec ces 11 années d'expérience .. tu peux tout dire (ou presque) , la voie est libre. Pour ma part, tu es presque québécoise. (franco-québécoise)

dentan, il aurait été bien dommage qu'en 11 années , elle se soit terré dans son trou, à Montréal.

Je ne dis pas qu'elle n,est pas sortie pour des fins de semaine! Mais on apprend quoi de la vie d'une région en une fin de semaine?

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Mais là, je le répète .. Avec ses 11 ans au Québec, Adjamee à cette possibilité là de pouvoir critiquer son (presque) pays. En 11 ans .. on en voit des choses tout de même !

Tout à fait d'accord avec toi.

Adjamee, ta décision a demandé beaucoup de courage et je te souhaite la meilleure des chances.

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Le soucis c'est que , à moins d'avoir mal lu, tu n'as pas toutes ces informations là. Tu ne sais pas si elle a passé ses 11 années à Montréal seulement. Par contre oui, je te rejoins sur le fait qu'il peut y avoir des différences entre différentes régions , voire entre la ville, la banlieue et la campagne. Par contre, s'il vous plait .. je vois tellement de gens ici critiquant le fait qu'il y ai des témoignages négatifs (voire négatifs et positifs) sur le Québec.

Le Québec n'est pas le pays des bisounours. Pour le moment (et pourtant j'ai essayé de chercher) cela n'existe pas.

Le post qu'elle a écrit est vraiment de qualité. J'aurais aimé voir, de ta part ou d'autres personnes, des questions et des réactions de qualités autre que de faire un "quote" (citation) et d'écrire une phrase assassine. Vous savez, des réponses avec des arguments sur plusieurs lignes.

Merci en tous les cas Adjamee. Depuis la France, tu me permets de lire un témoignage neutre (et non négatif) sur ton expérience au Québec.

Avant d'acheter un produit, je regarde toujours les avis "positifs" "neutre" et "négatifs". J'attends de ce forum de voir des témoignages positifs, neutres et négatifs (de gens étant installé depuis plusieurs années au Québec / Canada). Et je me ferai ma propre expérience par moi même.

Edited by KanadianFR

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Merci Adjamee pour ce témoignage, il est très intéressant et comme le dit KanadianFR après 12 ans tu as le recul plus que nécessaire et objectif pour aborder ces sujets.

Dentan, le jour où on lira un commentaire positif de ta part sur un témoignage français ou franco-québécois on pourra déboucher une bouteille de Champ !!

Je suis également convaincue qu'il existe ce genre de personne (je pense à ces collègues ignobles qui ont osé appeler l'immigration) ailleurs dans le monde et même en France...malheureusement. Je te rejoins aussi pour l'exemple au travail du : "tu vas avoir ça c'est sur" et quelques jours après c'est écrit l'inverse. mon mari en a fait les frais.

Mais avec cette riche expérience, et les projets dont tu parlais (adoption et autres..) ça doit être frustrant de devoir partir....mais comme tu le dis, une nouvelle vie s'offre à toi, pleines de retrouvailles et de nouveaux projets.

Je te souhaite une belle poursuite de ta vie "à la maison" !

cécé

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Bonne chance à toi pour le retour. En espérant que cette expérience t'aura beaucoup appris et apporté sur le plan personnel si ce n'est professionnel, et bon vent, puisque ta décision semble te convenir !!

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Dentan, le jour où on lira un commentaire positif de ta part sur un témoignage français ou franco-québécois on pourra déboucher une bouteille de Champ !!

C'est que généralement ces témoignages sont identiques aux motifs que les Français utilisent pour expliquer leur départ de la France! Marasme économique, insécurité, difficulté voir impossibilité de trouver du travail, etc!

Donc dans bien des cas de retour cela semble des excuses pour avoir ''raté'' son intégration ici! Ce n'est pas la même chose qu'en France au niveau nourriture, culture, travail

Pourquoi ne pas tout simplement dire, la vie ici ne me convient plus ou je l'avais mal évaluée (perçue) et je retourne au lieu de toujours mettre le blâme sur les autres? Mon thème ''favori'' l'amitié, comme si en France on se faisait des amis à tous les coins de rue et à toutes les minutes!

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Tres bon retour. Je te souhaite de trouver en France un meilleur climat de travail.

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Mille raisons de venir, mille raison de partir.

Ce que j’apprécie dans ton témoignage, et qui devrait être compris par les lecteurs, c'est qu'en effet un retour se prépare autant qu'en arrivée.

Tu as espéré ce retour car tu l'as préparé une fois ta décision prise. De la même façon qu'une fois ta décision prise d'immigrer tu étais impatiente de faire le saut.

C'est certain que c'est pas fait pour tout le monde, ou que les plans changent... Et c'est respectable que tu soies très honnête avant tout avec toi même. C'est ni un échec, ni une réussite, juste une autre étape de ta vie. La famille nous manque tous, et il serait bien malheureux celui qui te jetterai la pierre.

N'en déplaise à Dentan oui le mode relationnel est très différent. C'est ni bon, ni mieux, ni pire, c'est DIFFÉRENT. Et pour certains, au bout d'un moment, ils veulent retrouver la version française des relation plutôt que de continuer dans cette version nord américaine, c'est ainsi, ni bien ni mauvais....

Bref, bon vent, bonne chance dans tes aventures futures, et bon courage car à n'en pas douter tu vas avoir des fois le "blues" du Québec où tu as passé une partie de ta vie :)


Je dirais qu'il me semble que c'est surtout Montréal qu'elle quitte!

On voit souvent des gens se prononcer sur toute la province de Québec et n'ayant vécus qu'à Montréal!

OK Dentan - si tu nous expliquais en quoi les modes relationnels (au travail, en amour, en amitié, etc) sont différents à Montréal et dans le reste du Québec ? Le côté "je fuis les conflits", il est moins présent à Québec ou à Rimouski peut-être ? L'offre culturelle est plus abondante et variée en dehors de Montréal ? Explique...

Non Dentan veux juste trouver le moyen de dire que si ça n'a pas marché pour Adjamee c'est de sa faute.... c'est très incriminatoire comme façon de penser, et sert à rien au final.

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Mille raisons de venir, mille raison de partir.

Ce que j’apprécie dans ton témoignage, et qui devrait être compris par les lecteurs, c'est qu'en effet un retour se prépare autant qu'en arrivée.

Tu as espéré ce retour car tu l'as préparé une fois ta décision prise. De la même façon qu'une fois ta décision prise d'immigrer tu étais impatiente de faire le saut.

C'est certain que c'est pas fait pour tout le monde, ou que les plans changent... Et c'est respectable que tu soies très honnête avant tout avec toi même. C'est ni un échec, ni une réussite, juste une autre étape de ta vie. La famille nous manque tous, et il serait bien malheureux celui qui te jetterai la pierre.

N'en déplaise à Dentan oui le mode relationnel est très différent. C'est ni bon, ni mieux, ni pire, c'est DIFFÉRENT. Et pour certains, au bout d'un moment, ils veulent retrouver la version française des relation plutôt que de continuer dans cette version nord américaine, c'est ainsi, ni bien ni mauvais....

Bref, bon vent, bonne chance dans tes aventures futures, et bon courage car à n'en pas douter tu vas avoir des fois le "blues" du Québec où tu as passé une partie de ta vie :smile:

Je dirais qu'il me semble que c'est surtout Montréal qu'elle quitte!

On voit souvent des gens se prononcer sur toute la province de Québec et n'ayant vécus qu'à Montréal!

OK Dentan - si tu nous expliquais en quoi les modes relationnels (au travail, en amour, en amitié, etc) sont différents à Montréal et dans le reste du Québec ? Le côté "je fuis les conflits", il est moins présent à Québec ou à Rimouski peut-être ? L'offre culturelle est plus abondante et variée en dehors de Montréal ? Explique...

Non Dentan veux juste trouver le moyen de dire que si ça n'a pas marché pour Adjamee c'est de sa faute.... c'est très incriminatoire comme façon de penser, et sert à rien au final.

Non ce que je dis c'est d'arrêter de mettre le blâme sur les autres! Mais il faut être capable de faire de l'introspection pour cela!

Puis ceux qui n'ont pas réalisé avant de venir dans un autre pays que les mode de relation est différent et qu'ils n'apprécient pas alors, ils font comme elle et retournent. Mais pourquoi mettre les blâmes sur les autres? C'est vrai que cela est plus facile!

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Hello Adjamee !

super témoignage . Tu as vécu ton aventure , c'est le plus important. Même si elle ne s'est pas déroulée comme tu l'aurais souhaitée , tu n'auras pas le regret de ne pas l'avoir faite.

bon retour !

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      Niveau immigration, j’ai donc enchainé un permis stage coop, un permis de travail ouvert et une RP via EE. Nous avons attendu un peu plus de 6 mois pour la RP, il y avait du retard pour les dossiers de juin à aout et ils avaient tenté de mettre en place la validation de RP par téléphone (gros échec vu le nombre de gens qui ne recevaient pas leur COPR avant leur rendez-vous téléphonique…).
      Je vais reprendre les 4 questions qui reviennent le plus souvent, à savoir : le froid, le cout de la vie à Toronto, le manque des proches et la nourriture.
       
       
      Le froid
      J’avais déjà vécu un premier ‘demi’ hiver en 2014, j’étais arrivée en pleine tempête de neige avec des températures avoisinant les -30. Je n’ai donc pas été surprise de débarquer dans la neige en mars, je me souviens même qu’il a neigé lors du weekend prolongé de mai.

      Il suffit d’être bien équipé (exit les Canada Goose et autres doudounes à 1500$ s’il vous plait, aller chez Winners ou Uniqlo et vous économiserez pas mal) et d’être stratégique : on ne sort pas la doudoune d’hiver en novembre quand il fait 10 degrés, on couvre le maximum de ‘peau’ à partir de -15 (perso je sors même les lunettes de soleil en cas de vent, sinon mes yeux se mettent à pleurer dès que je pose le pied dehors) et en cas de températures extrêmes, on utilise le path au maximum.
      Pour parer à la déprime de l’hiver trop long, nous avons opté pour l’option vacances au soleil (Cuba, Mexique, Hawaii, Californie…). Toronto offre beaucoup de possibilités nvieau voyage, nous en profitons donc énormément que ce soit pendant nos congés ou lors de weekends prolongés.
      Bref, il faut se dire que nos voisins d’autres provinces ont bien plus de neige que nous et que les températures sont bien plus basses !
       
       
      Le coût de la vie
      SPOILER ALERT : Oui, vivre à Toronto n’est pas donné. J’ai vu le prix des loyers exploser ces trois dernières années, je ne paye ‘que ‘ 2000$ pour mon appartement à 500 m du métro avec locker et parking. Sachez que le même appartement 7 étages en dessous vient d’être mis en location pour… 2500$ (et pourtant, l’immeuble vieilli mal).
      Il existe toujours des perles rares mais attention aux arnaques : si on vous propose un 2-beds à 1500$ downtown dans un condo tout neuf, il y a éléphant sous gravillon.
      Si vous voulez quelque chose d’abordable, éloignez-vous des stations de métro, tentez les villes de la GTA, mais sachez que les transports en commun sont pas terribles et assez chers (notamment si vous prenez le Go Train + les TTC).
      Je ne recommande pas le basement, mais certains peuvent aimer !
      Les loisirs et la nourriture ne sont pas si chers que ça, je sors plus souvent au restau qu’en France, je n'achète pas de produits français hors de prix et ma note d’épicerie est correct (entre 70 et 100$ par semaine pour 2, lunch box incluses).
      Pour le téléphone, nous payons chacun 50$ HT pour 4 Go, ce qui est suffisant. Nous avons juste un abonnement internet à 65$ + Netflix à 14.99$.
      Niveau vêtements, pas de grosses différences à noter.
      Notre plus gros pôle de dépenses serait les billets d’avion pour la France (nous sommes rentrés deux fois en 3 ans et notre prochain voyage se fera Noël prochain).
       
       
      Le manque des proches
      Évidemment, nos proches nous  manquent énormément, d’autant plus que nous ne sommes rentrés que deux fois pour le moment. Mais nous avons eu la chance de les recevoir ici (mêmes nos grands-parents ont fait le voyage). Skype et Messenger tournent à plein régime, je pense que c’est la seule raison qui nous fera rentrer au pays d’ici deux ans. Je pense également que ressentir ou non ce manque est propre à chacun, certaines personnes vivent très bien cet éloignement !
       
       
      La nourriture
      Je crois que je n’ai jamais mangé aussi varié qu’à Toronto. Je ne comprends pas trop les gens qui se plaignent de la nourriture ici, mais c’est encore quelque chose de subjectif. La multi culturalité de Toronto se ressent dans la diversité des restaurants et supermarchés que l’on trouve ici, je trouve ça juste génial. Moi qui adore aller au restau, je suis comblée haha !
      Il y a juste un phénomène qui semble toucher les plus sensibles je dirais : la transition nourriture FR / nourriture CA peut causer des troubles intestinaux (j’avoue, il m’a fallu du courage pour vous avouer ça haha). Après avoir discuté avec pas mal de nouveaux arrivants, c’est quelque chose d’assez courant et ça ne dure que quelques mois.
       
       
      Je ne vais pas vous le cacher, j’adore Toronto. Ça bouge tout le temps, la proximité avec les US permet de pas mal voyager, la météo est plus clémente (quoi que cette année c’était un peu n’importe quoi) et tout le monde vient d’horizons différents donc personne ne vous jugera pour votre accent ou votre façon de vous habiller (oui, même quand vous irez faire vos courses un dimanche soir en pyjama). Nous nous y sentons bien même trois ans après.
       
       
      C'est tout pour moi, j'espère que ce bilan vous apportera quelque chose. Encore une fois, si vous avez besoin de plus de détails, n'hésitez pas !
    • By marine101984
      Voici notre histoire: 
      Voyage de découverte en 2011
      Arrivés en 2013 en RP (à 29 ans)
      Citoyens en 2018
      Nous avons eu un enfant au Québec (et bientôt un 2e). 
      3 ans à Québec, 1 an en Estrie et depuis quelques mois en Montérégie. 
      En 6 ans nous sommes retournés 3 semaines en France pour voir la famille. Certains sont venus de temps en temps mais pas tous. 
       
      Nous avons beaucoup voyagé, mais quasiment uniquement à l'intérieur de la province (+1 séjour de 4 jours à Boston). Le voyage est la découverte sont importantes pour nous et avec 2 semaines de vacances par an, difficile de se promener... 
       
      Ces derniers temps nous nous posons beaucoup de questions quant à un éventuel retour en France. 
       
      Depuis la naissance de notre aîné, nous réalisons à quel point notre famille est importante pour nous. Notre enfant a des grands-parents géniaux et des cousins et cousines, tantes et oncles, qu'elle a vu 2 semaines dans sa vie.... Ici nous n'avons pas réussi à nous recréer une seconde famille d'adoption. Les relations avec les Québecois sont particulières, je ne mets pas tout le monde dans le même panier, mais je ne suis pas tombé sur les bonnes personnes apparemment !! Alors qu'en France nous avons de vrais amis, sur lesquels on peu compter. D'ailleurs nous avons rencontrés certains d'entre eux ici, ils sont rentrés en France et sont heureux de leur choix. 
       
      Le système de santé ici, est une catastrophe, ma fille n'a jamais été suivie depuis sa naissance (je vais ponctuellement dans les cliniques sans rendez-vous lors des maladies, mais on y attend en moyenne 4 heures pour voir des médecins qui ne lèvent même pas la tête de leur ordinateur pour nous dire bonjour, les auscultations sont aléatoires et je trouve un grand manque de professionnalisme, nous semblons être de simples numéros). Elle a eu un problème dermatologique, le médecin nous a prescris une crème sans faire analyser avant par prélèvement, ce qui aurait pu aggraver le problème, mais il voulait "essayer" pour voir, nous avons du attendre 2 mois pour obtenir un rdv pour un prélèvement. Je devais passer un IRM dans un délais de 2 mois, 6 mois plus tard j'attends toujours... Et nous sommes sur liste d'attente pour avoir un médecin de famille depuis 5 ans ! Niveau remboursement, certes on ne paye rien en consultations et aux urgences mais les médicaments même prescris ne sont pas remboursés non plus, les mutuelles coûtent une fortune et ne couvrent pas grand chose: exemple: un nettoyage dentaire coûte 200 $ en moyenne (non couvert par le système public et non couvert par notre assurance privée). 
       
      Le Québec, c'est beau certes, la neige et le froid, les grands espaces :  les premières années c'est magique !! Mais après 6 ans, cela a perdu de son charme pour moi. Tous les villages se ressemblent... Après 500 km, c'est toujours le même panorama: des sapins et des montagnes et des maisons similaires (sauf en Gaspésie, mon endroit préféré au Québec, où les panoramas sont magnifiques). Je suis en manque de patrimoine, de vieilles pierres, d'histoire, de châteaux, de culture, de musées, de paysages variés, d'océan !!!
       
      L'accès à la nature n'est pas si évident si l'on considère que les lacs sont pour la plupart privatisés et donc difficile d'accès, les parcs nationaux, provinciaux sont tous payants,  en fait nous avons constaté qu'a chaque fois que l'on veut faire une activité, il faut payer (et parfois très cher pour ce que c'est, nous avons été souvent déçus). Alors qu'en France, il y a des chemins de randonnée partout, les sentiers côtiers, les sentiers de montagne, etc. (oui je sais je compare ce qui n'est pas comparable, chaque pays est différent)
       
      Certes l'accès à la propriété est facile et rapide (nous avons acheté puis revendu notre maison 4 ans plus tard) mais ce n'est pas ce qui nous intéresse pour l'instant. 
       
      Niveau emploi, j'ai toujours trouvé, aucun problème de ce coté-là. Si on veut travailler on trouve du travail dans la semaine ici. Mon mari est dans l’hôtellerie/restauration donc lui aussi aucun soucis. 
       
      Le coût de la vie est quand même assez élevé si l'on veut bien manger, les cellulaires et l'internet coûtent une fortune... (depuis 6 ans, je pense qu'il a dû augmenter en France également... ) 
       
      En bref, la seule chose qui me freine pour un éventuel retour en France est la sécurité. Ici c'est très paisible. Nous pouvons nous promener à n'importe quelle heure du jour et de la nuit sans craindre une agression. Certaines personnes ne ferment pas leurs portes à clef. Les enfants peuvent jouer dehors dans la rue sans problème. 
       
      Je crains pour l'avenir de mes enfants en France (sécurité, emploi) mais j'ai envie également qu'ils connaissent leur famille et surtout leurs grands-parents qui commencent à vieillir... La vie est longue mais pas tant que cela finalement !  Par ailleurs nous sommes citoyens et nos enfants aussi, alors nous nous disons que nous pourrons toujours revenir si nous ne parvenons pas à nous ré-adapter à la France ? Enfin, nous ne sommes pas arrêtés à la France, mais réfléchissons également à nous réinstaller dans un autre pays européen, ce qui nous permettrait d'être plus proche de la famille qu'en étant au Canada... 
       
      Des expériences/suggestions à partager ? 
       
      Merci et bonne journée ? 
       
       
       
    • By thedaviddias
      Après avoir lu beaucoup de témoignages de personnes déménageant au Canada, ayant des regrets et faisant le choix de repartir après, je me devais d'aussi partager mon vécu qui est certainement bien plus positif et encourageant.
       
      Chaque personne est différente, et chaque expatriation l'est aussi. Venir m'installer au Canada, en juin 2018 a beau être ma 3ème expatriation à l'étranger (Brésil, Île Maurice), cette dernière a été très différente des autres.
       
      C'est en octobre 2014 que je posais les pieds au Canada pour la première fois. J'étais venu passé quelques jours avec ma petite amie de l'époque à Toronto, puis à Montréal. Et c'est à ce moment que je suis tombé amoureux de Toronto. Je ne saurais vraiment expliquer quoi en particulier, mais l'ambiance, l'atmosphère m'avait vraiment plu.
       
      Dès mon retour en France, j'ai commencé à faire les recherches classiques: PVT, Visa etc... Alors âgé de 30 ans, le PVT me semblait la solution la plus simple. Je tente alors le PVT en 2015, c'était l'année avant le début des tirages au sort, là où il fallait se connecter à une certaine heure et espérer passer les milliers de connexions simultanées sur les serveurs du CIC. Autant vous dire que je n'ai pas eu de chance. Dans le même temps, voici que ma boîte à Paris me propose de travailler pour un contrat de 2 ans à l'Île Maurice. Ce n'était pas du tout dans mes plans, mais je me suis dis que ce serait une expérience de plus et qu'après il me serait toujours possible de tenter le coup pour le Canada. Me voilà donc parti pour 2 ans sur une superbe île, je vous l'avoue, mais il était pour moi hors de question d'abonner mon project de départ au Canada.
       
      Dès mon arrivée à l'Île Maurice, je changea ma ville et pays sur LinkedIn pour y mettre "Canada, Toronto". Cela me permettrait de recevoir des propositions de travail et d'avoir une idée du marché. Il me suffisait simplement de répondre aux recruteurs que c'était un projet d'expatriation en cours et ça passerait. Et puis un jour, un français, que j'avais rencontré à l'Île Maurice pendant un court passage, me dis qu'il vient de recevoir une proposition de travail et qu'il part s'installer à Toronto. C'est alors que j'entends parler du "Programme Mobilité Francophone" pour la première fois. Je me demandais comment j'avais pu louper ça.
       
      Travaillant en tant que web développeur (Front-End pour les initiés), j'ai toujours su que mon métier est en constante demande, mais j'avais du mal à savoir comment cela pourrait-il m'aider. J'ai donc commencé à faire des recherches sur ce programme francophone et découvre que la seule condition est d'avoir une proposition de travail. Une proposition de travail, payer les frais d'environ 200 dollars et attendre pour recevoir le permis de travail. Ce programme visant les francophones qui souhaitent s'installer en dehors du Québec, c'était exactement ce qu'il me fallait.
       
      Quelques mois avant mon départ de Maurice, je décide de commencer à contacter certaines entreprises pour les convaincre de me faire passer un entretien et les rassurer sur les démarches, alors non couteuses pour eux. Après quelques entretiens par Skype je décide avec ma femme, à venir passer un mois sur place, à Toronto pour voir ces recruteurs en personne.
       
      Nous quittons alors Maurice (mon contrat était terminé), passons quelque temps en France (Espagne, Portugal) avec mes parents et nous voilà avec un billet aller-retour d'un mois pour Toronto. Nous avions alors décidé de prendre un cours d'anglais à l'Université de Toronto (English PLUS) pour qu'au cas où cela se passerait mal, nous puissions au moins dire que nous avions "gagné" quelque chose (et pas juste fait les touristes). Les entretiens se passent extrêmement bien et je me retrouve alors avec plusieurs propositions de travail sur les bras. Situation inespérée pour moi, j'avais du mal à réaliser la situation. Je me décide alors, contacte l'entreprise qui alors remplie un formulaire en ligne, paye les 200 dollars et me donne un numéro que j'allais, moi, utiliser pour transmettre tous mes documents au gouvernement Canadien.
       
      L'estimation pour recevoir mon "work permit" était alors de 4 semaines. Mais nous devions repartir dans 2. Confiant que tout aller bien se passer, nous repartons en France en attendant de revoir le fameux email disant que mon permis de travail était accepté. Je me rappellerai toujours, c'était un dimanche soir de juin 2018, mon cœur s'était emballé en voyant la provenance d'un certain email. Je me rappelle être en pleurs et prendre ma femme dans les bras. Après 4 ans, 2 tentatives de PVT, un déménagement à l'autre bout du monde, j'avais finalement réussi.
       
      Quelques jours après, nous étions à Toronto où je commençais mon nouveau travail.
       
      Après cela, le plus dur a été de trouver un appartement dans le centre de Toronto. Sans "credit history", c'est extrêmement compliqué. Et il était alors pas question d'aller vivre en périphérie. Même avec un extrait bancaire et un peu d'argent de côté, cela n'était pas suffisant. Heureusement, une française: Nelly de Breze (myhometoronto.com) a été d'une extrême patience et a su nous aider à trouver un superbe petit appartement downtown ($c 2150 par mois). 1 mois après, ma femme qui travaille aussi dans le web trouve un travail à 5 minutes de notre appartement (15 minutes à pied pour moi). Et je peux vous dire que nous sommes vraiment heureux de vivre enfin ici.
       
      Beaucoup me disaient que les Canadiens étaient froids... or ici à Toronto, j'ai pu faire la connaissance de plus de personnes que je n'imaginais. Peut-être parce qu'ici, beaucoup viennent des 4 coins du monde, et c'est sûrement l'un des charmes de Toronto. Vous finissez par apprendre autant sur vous que sur les autres, la culture et les expériences de vie. Nous avons des amis français, brésiliens, russes, belges, vietnamiens...
       
      S'expatrier pour la première fois, ce n'est jamais évident. On croit que l'herbe est plus verte ailleurs alors que c'est juste une réalité qui est différente. Il faut se préparer à remettre en question beaucoup de choses, sa perception de soi, du monde, de ces croyances etc... Mais pour moi, c'est justement en passant par tout ça qu'on gagne énormément. Sortir de sa zone de confort est une chose difficile et qui fait peur, mais pour moi, les rencontres que l'on peut faire suite à cela, est ce qui nous permet de grandir.
       
      Je ne sais pas si je vivrais pour toujours au Canada, mais si je le quitte ce sera parce que j'aurais quelque chose d'autre à vivre... dans un autre pays.
       
    • By Laurent
      Radio-Canada prépare un reportage sur le portrait de l'immigration française au Canada. Cette journaliste aimerait s'entretenir avec un membre du site qui pourrait, à partir de l'expérience sur immigrer.com, parler de l’intérêt grandissant pour le Québec et le Canada. Cette personne peut être déjà installée au Québec ou être en France. 
      N'hésitez pas à répondre ici, mais communiquez vos informations personnelles par mon MP seulement, pas publiquement.

    • By synomus
      Bonsoir à tous,
       
      Je suis actuellement étudiant marocain en France et j'ai obtenu une offre de stage à Montréal.
      J'ai suivi les démarches proposées par mon employeur: à savoir un processus accéléré de demande de travail via la stratégie de compétences mondiales.
       
      J'en suis à la dernière étape: l'envoi du passeport à un centre pour apposer le visa dont j'ai reçu la notification.
      Sur la lettre de demande: il est indiqué qu'il faut envoyer son passeport dans le pays de résidence, soit la France pour moi (ou si c'est un autre pays il fallait l'indiquer sur le formulaire de demande, ce que je n'ai pas fait).
       
      Compte tenu des délais, mais aussi que je me trouve actuellement au Maroc où j'ai aussi envoyé mes données biométriques, pensez-vous que je puisse également déposer mon passeport dans le même centre du Maroc sans que cela ne pose problèmes au niveau du Canada à mon arrivée?
       
      Je veux également éviter d'envoyer mon passeport par voie postale à un centre canadien en France par raison de sécurité et pour les délais.
       
      Je vous remercie d'avance ?
    • By Laurent
      Manifs en France : dans l’œil des expatriés français. Plus de 100 000 Français vivent au Canada. Ces jours-ci, ils suivent de près les manifestations des « gilets jaunes » qui se déroulent dans l'Hexagone. Pendant que certains s'inquiètent, d'autres prennent la situation avec un grain de sel. Aperçu des différents avis.
      Amaury Sainjon, établi au Québec depuis 9 ans
      « Ce n’est pas la première fois qu’on a des mobilisations comme ça en France […] Il faut vraiment faire la différence entre les manifestants et les casseurs. C’est très important. C’est jamais le fun de voir de la violence, on s’entend. Il y a des bâtiments qui ont été détruits, j’ai vu l’entrée d’un lycée qui a pris feu. Ce n’est toujours des gens qui ont envie de casser et qui prennent comme prétexte ce genre de rassemblement. »
      Mycea Thebaudeau, établie au Québec depuis 17 ans
      « Je vois ça avec beaucoup d’espoir. Ça fait longtemps que l’État français prend plein de mesures qui sont difficiles pour le peuple. Beaucoup de taxes, aucune écoute de la part du gouvernement. On espère vraiment que ça puisse changer. »
      « Il y a souvent des casseurs dans les manifs qui sont là pour décrédibiliser le mouvement. Ça ne représente pas la majorité des gens, mais on parle juste de ceux-là. Je trouve ça dommage, mais à un moment donné, il faut s’y attendre quand ça va trop loin. »
       
      Suite de l'article de Radio-Canada

      Photo : Radio-Canada
    • By Mohamedaly
      bonjoura tous,
      au fait mon épouse est étudiante en 3 eme cycle au canada et elle a obtenu aussi sur place une fille.
       
      grâce a son statut d'étudiante de 3eme cycle j'ai un un permis de travail ouvert avec un visa de trois ans.
      entre temps mon épouse s'est retrouvé dans une situation implicite puisqu'elle devait renouveler son passeport et a elle tjrs du mal a renouveler son passeport notre pays d'origine ne dispose pas d’ambassade au canada elle doit revenir pour faire son passeport et l'enfant ne peut avoir son passeport canadien pour voyager parque qu' il lui faut un passeport valable de sa maman. du coup elle reste bloqué au canada même si on lui permis de faire une demande de renouvellement de son statut d’étudiante et elle attend tjrs .entre temps je suis allé les voir à l’aéroport l'agent d’immigration a failli me mettre dans l'avion qui repartait dans mon pays sou prétexte que mon épouse n'a pas encore régularisé son statut alors que j'ai un visa de 3 ans et un permis de travail ouvert valable et la lettre qui va avec. je l expliqué que je voulais voir ma file il m'a autorisé séjourner au canada juste pour 3 jours. ce que j'ai respecté. actuellement mon épouse et ma fille de 4 mois  sont seules au canada:
      - quelle solution puis-je adopté pour repartir auprès de ma famille?
      - ou que peux faire mon épouse pour régulariser sa situation? elle a le soutien d'une député fédérale et de personnes sensibles a sa situation.
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