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Adjamee

Après 11 ans à Montréal, pourquoi je rentre en France...

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Ayant lu régulièrement les témoignages sur Immigrer.com au fil des ans pour y trouver de linformation ou simplement un sentiment dexpérience partagée, je laisse à mon tour le mien

Quand je parle de mon expérience québécoise autour de moi, je rappelle que cest une expérience individuelle, bâtie sur une histoire personnelle, des rencontres et des hasards et quil serait donc malvenu de généraliser. Ami lecteur, garde cela à lesprit !

Toulousaine dadoption et coincée dans le chômage, jai décidé de donner un petit coup de pouce à ma carrière (milieu des bibliothèques) il y a 12 ans de ça en reprenant mes études professionnelles pour acquérir un profil ultra spécialisé. Cela ma menée au Québec, que jimaginais naïvement bilingue après avoir fait un stage à Ottawa, et que je pensais utiliser comme tremplin vers une formation aux États-Unis (ma vraie destination). Pour des raisons déquivalences professionnelles et de diplômes qui nexistaient pas à lépoque dans mon secteur entre le France et le Québec, jai dû refaire un second cycle universitaire au complet ce qui a épuisé et mon temps et mes économies : mon projet américain a tourné court.

Mais la chance ma souri car des opportunités demploi dans mon domaine et ma spécialité se sont présentées sur un plateau à Montréal et à partir de là ma carrière a fait un joli bond en avant. Jai également eu lopportunité de commencer à enseigner à luniversité (autre profession qui me passionne) et de me lancer dans un doctorat. Jamais je naurai imaginé pouvoir faire tout ça lorsque jai quitté la France et je ne pense pas que jaurais eu autant douvertures là-bas pour réaliser tout ce que jai accompli depuis sur le plan professionnel. De ce point de vue, mon bilan québécois est tout à fait positif car il a clairement majoré ma trajectoire professionnelle.

Cependant, parallèlement à tout ce que je vivais de stimulant dans mes projets professionnels, denseignement et de recherche, sur le plan culturel et relationnel, les choses ne sont malheureusement pas allées aussi bien.

Dans mon milieu de travail dabord et je parle uniquement du secteur de spécialité qui est le mien au sein du domaine bien plus vaste quest celui des bibliothèques ma nationalité française, ma jeunesse combinée à une ascension rapide, le fait également que je sois une femme, ont cristallisé beaucoup dagressivité. Jai appris le terme et la définition de « harcèlement au travail » dans le bureau dune psychologue que jétais allée consulter chez mon premier employeur, ne sachant plus comment me sortir dun climat de travail hostile et que je ne comprenais pas. La psychologue ma incitée à aller parler à ma hiérarchie immédiatement, hiérarchie qui na finalement rien fait à part mencourager à « garder mon beau sourire » car mon contrat sachevait (et la directrice à laquelle jétais allée parler démissionnait quelques jours plus tard ai-je appris par la suite).

Chez mon employeur suivant, manque de chance je me suis trouvée obtenir un poste convoité par une déléguée syndicale (qui navait pas les qualifications pour le poste) et avant même mon arrivée plusieurs délégués de mon propre syndicat ont commencé à me faire la guerre. Cela a été plusieurs années extrêmement pénibles dintimidation, de sabotage de mon travail, de diffamation et disolement. Pour la petite histoire, lun des délégués est allé jusquà appeler Immigration Canada pour tenter de faire ouvrir une enquête sur moi au prétexte de fausses déclarations faites dans ma demande de permis de travail. Sa tentative pour me faire perdre mon permis de travail et de séjour a heureusement échoué mais ça donne une bonne idée du caractère « no limit » de leurs actions. Lorsque jai obtenu un poste de cadre, lhostilité sest encore accentuée moi et ma direction pensions que ça irait mieux puisque je ne serais plus syndiquée, quelle bêtise ! et jai fini par faire une dépression majeure qui a duré plus dun an. Après une tentative de retour à mon poste, jai décidé de démissionner et de quitter le Québec où je ne voyais aucun autre poste intéressant et où je navais plus envie de faire partie dun milieu que sa petitesse avait rendu exagérément territorialiste et vindicatif.

Je tiens à souligner que par ailleurs tous mes collègues bibliothécaires nappartenant pas à ce petit milieu spécialisé et nétant pas amis avec des délégués voulant voir une des leurs à ma place étaient tous absolument adorables (ou invisibles car se cachant pour ne pas être mêlés à tout ça). Ma démission a aussi été un grand choc pour léquipe des cadres et mon histoire et limpuissance à y remédier a été très mal vécue par beaucoup. Donc comme je le disais au début, mon histoire est le fruit de rencontres mauvaises en loccurrence et ne doit pas être généralisée.

Ce qui se détache néanmoins est que ma nationalité française a à chaque fois servi de levier pour justifier les actions de harcèlement auprès des personnes que les meneurs voulaient rallier à leur cause. Et que ça a toujours très bien marché.

La décision pour moi de quitter le Québec suite à la décision de quitter ce poste que jadorais a été immédiate car ma vie professionnelle était ce qui me nourrissait en lieu et place de tout ce qui me manquait au Québec.

Dune part le fait que la culture québécoise était assez restreinte (je parle en terme doffre dans les musées etc., je ne veux pas dire que la culture québécoise est restreinte !) comparé à leffervescence et la richesse culturelle européenne était pour moi une frustration car je suis une grosse consommatrice de culture.

Dautre part sur le plan relationnel, le fonctionnement québécois tel que je lai expérimenté depuis plus de 10 ans, ne correspondait pas à mes valeurs et ma personnalité.

Que ce soit dans le travail, dans les rapports amicaux ou dans les relations sentimentales, jai été rapidement confrontée à ce que je décrirais comme un décalage entre le discours et le sentiment. Cest-à-dire que dans le rapport verbal, les québécois que jai rencontrés sont très facilement dans un registre affectif (grande cordialité, expression amicale ou amoureuse facile) mais quen même temps, dans les faits, ils restent très distants et les rapports restent superficiels et souvent sans suite. Par exemple, après que jai quitté mes différents emplois, malgré de grandes démonstrations damitié et de tristesse (allant jusquaux pleurs !), pratiquement personne na cherché à me contacter par la suite pour avoir des nouvelles, prendre un verre ou autre. Alors que je suis toujours amie malgré le temps et la distance avec la majorité des collègues que jai laissés en France.

Idem pour les relations amoureuses : les hommes québécois que jai rencontrés tiennent un discours qui donne limpression quils veulent sengager dans une relation de couple (présentation aux amis, à la famille, projets dinstallation ensemble, etc.) alors que pas du tout. Il ny a pas cette clarté que je retrouve chez les européens : que l'on soit en couple ou juste amants (avec toutes les nuances possibles entre les deux :wink: !...), c'est clairement exprimé.

Ce flou artistique se retrouve aussi dans les situations difficiles où il faudrait justement parler de choses qui fâchent ou qui blessent (licenciement, rupture amoureuse, etc.) : la plupart du temps jai constaté que les québécois ont tendance à ne pas dire les choses ou carrément à fuir, à lévidence pour éviter toute situation conflictuelle. Par exemple si vous demandez des nouvelles du renouvellement de contrat qui vous a été confirmé verbalement quelques jours plus tôt et que lon vous répond par courriel quil ny a pas encore de nouveau à ce sujet mais quon vous souhaite la meilleure des chances dans vos projets futurs, cela signifie que vous navez plus de contrat et que vous devez trouver fissa un autre boulot Petit exemple vécu Ma personnalité « cartes sur tables » et mes valeurs saccommodent assez mal de ce fonctionnement très courant au Québec et cest ce qui a certainement empêché que je développe un attachement à la culture québécoise.

Cela dit, il y a plusieurs aspects que j'apprécie particulièrement dans cette culture. D'abord le côté positif pour les femmes : on nest JAMAIS embêtées dans la rue ! Le féminisme québécois a eu du bon même sil a en même temps fait des ravages (pas mal dhommes sont un peu voire beaucoup effrayés par les femmes). Et le côté positif pour les « minorités visibles » (dont je fais partie, étant métisse) : on nest JAMAIS insulté dans la rue ! La xénophobie et le racisme sont tout aussi présents que dans nimporte quel pays mais cela sexprime de manière plus subtile. Et il y a aussi lexception culturelle québécoise marquée par le versant positif du multiculturalisme : chez certains québécois un réel enthousiasme vis-à-vis des immigrants et un amour fou de la France et des français.

En rentrant en France je vais donc perdre cette facilité à évoluer et à vire-volter professionnellement, je vais gagner des salaires moins élevés, vivre dans des logements peut-être plus petits et la rue va redevenir un territoire dinsécurité. Mais je vais avoir plus de chances dexercer ma spécialité qui est aussi ma passion, je vais voir grandir ma nièce, je vais pouvoir retrouver lenvironnement culturel qui ma manqué, retrouver mes amis et la spontanéité des échanges avec eux et jaurai peut-être la chance de rencontrer un amoureux français avec les mêmes valeurs que les miennes

Une petite note finale adressée à ceux qui sinquiètent de lamitié avec les québécois : je laisserai derrière moi quelques bons amis québécois, en avoir est un coup de chance, mais cest possible ! Et ce sont de merveilleux amis !

Voilà, c'était le bilan rapide de mes presque 11 ans de vie à Montréal. Je rentre en France à la mi-juin et je me sens libérée après des années à espérer ce retour !

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Salut?

Je pense que tu a donné ta propre réponse: ''...Je rentre en France à la mi-juin et je me sens libérée après des années à espérer ce retour !...'' Cela se sent très souvent!

Est-ce que toi tu as fait des efforts par rapport à ce point: ''...pratiquement personne n’a cherché à me contacter par la suite pour avoir des nouvelles, prendre un verre ou autre. Alors que je suis toujours amie malgré le temps et la distance avec la majorité des collègues que j’ai laissés en France...'' Ou tu es restée là en général à attendre que les personnes t'appellent?

Bonne chance!

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Merci pour ce partage !

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Bonjour,

Je te souhaite un bon retour et une réussite à la hauteur de tes attentes, cela fait toujours réfléchir des témoignages comme le tien, car tu n'as pas l'air d'avoir de ressentit vis a vis de ce que tu as vécu et des personnes que tu as rencontré qui n'ont pas facilité ta vie.....

Je ne sais pas si tu vas te faire à nouveau à ta vie en France car tu as passé 10 ans ici, ce qui veut dire qu'invisiblement tu es imprégnée de ce mode de vie sans histoires mais ca c'est l'avenir qui te le dira....

Bonne route

Piwi.

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Guest

C'est vraiment dommage de se limiter au Québec.

Je suis certain que tu reviendras d'ici 2 ou 3 ans, comme je l'ai vu très souvent.

Bonne chance et assume tes décisions.

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Bonjour Dentan,

Ta réaction représente bien celle que l'on retrouve couramment lorsqu'il est question de bilans négatifs d'immigration et des rapports amicaux avec les québécois et c'est donc parfait que cela arrive dans les premières réponses à mon post :).

1) Pour clarifier mon propos, mon espoir de retour date de ma décision - très douloureuse - de démissionner et de quitter le Québec, il y a trois ans. Avant cela je pensais y être établie pour le reste de ma vie (achat d'un condo, nationalité obtenue, projet d'adoption, etc.). Mon désir de partir n'a donc pu "se sentir" qu'à partir de ce moment-là et s'entendre aussi car j'en parlais évidemment beaucoup avec mes amis !

2) Si après 11 ans j'entretiens toujours une amitié étroite avec mes amis et anciens collègues laissés en France et qu'une vingtaine d'amis de Montréal ont répondu présent pour venir à ma fête de départ, c'est qu'a priori j'ai quelques outils de communication amicale de base efficaces je crois... Il y a réellement un mode relationnel différent au Québec, il faut juste l'accepter. À chacun ensuite d'y trouver son compte ou pas ! Moi c'est quelque chose que je trouve dommage et qui m'a causé quelques peines à mes débuts au Québec. J'aurais aimé être mieux avertie de cette dimension de la culture québécoise afin justement de prendre parfois plus de distance et mieux me protéger (car je suis une grande affective !), même si encore une fois, chaque individu étant différent, j'ai rencontré des québécois "raccords" avec l'amitié qu'ils exprimaient (et ils seront d'ailleurs de la fête !).

Cordialement !

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C'est vraiment dommage de se limiter au Québec.

Je suis certain que tu reviendras d'ici 2 ou 3 ans, comme je l'ai vu très souvent.

Bonne chance et assume tes décisions.

Je dirais qu'il me semble que c'est surtout Montréal qu'elle quitte!

On voit souvent des gens se prononcer sur toute la province de Québec et n'ayant vécus qu'à Montréal!

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Je dirais qu'il me semble que c'est surtout Montréal qu'elle quitte!

On voit souvent des gens se prononcer sur toute la province de Québec et n'ayant vécus qu'à Montréal!

OK Dentan - si tu nous expliquais en quoi les modes relationnels (au travail, en amour, en amitié, etc) sont différents à Montréal et dans le reste du Québec ? Le côté "je fuis les conflits", il est moins présent à Québec ou à Rimouski peut-être ? L'offre culturelle est plus abondante et variée en dehors de Montréal ? Explique...

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Tout comme des Québécois (ou d'autres étrangers) , pensant que les Français ne sont pas souriant, qu'ils sont stressés, hautins ect .. Alors que pour la plupart , ils n'ont visité que Paris.

Je le trouve très bien ton témoignage. Après tant d'année au Québec, tu as bien fait de témoigner sur ce forum. 11 années dans un pays permet de pouvoir s'apercevoir ce certaines choses sur la vie, la culture de la région, du pays où tu as habité. Je ne supporte pas les vacanciers ou les gens qui ont vécu que quelques mois faire des comparaisons avec leur pays d'origine. Mais toi, avec ces 11 années d'expérience .. tu peux tout dire (ou presque) , la voie est libre. Pour ma part, tu es presque québécoise. (franco-québécoise)

dentan, il aurait été bien dommage qu'en 11 années , elle se soit terré dans son trou, à Montréal.

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Je dirais qu'il me semble que c'est surtout Montréal qu'elle quitte!

On voit souvent des gens se prononcer sur toute la province de Québec et n'ayant vécus qu'à Montréal!

OK Dentan - si tu nous expliquais en quoi les modes relationnels (au travail, en amour, en amitié, etc) sont différents à Montréal et dans le reste du Québec ? Le côté "je fuis les conflits", il est moins présent à Québec ou à Rimouski peut-être ? L'offre culturelle est plus abondante et variée en dehors de Montréal ? Explique...

Bon, cela peut arriver hein .. Il y a une grosse différence concernant les relations entre la population d'Alsace / Vosges ect .. et celle d'Aquitaine (Je suis Bordelais.)

Mais c'est vrai que dentant n'aiment pas trop les critiques (négatives seulement) venant d'un "non québécois pur souche" , sur sa province.

Mais là, je le répète .. Avec ses 11 ans au Québec, Adjamee à cette possibilité là de pouvoir critiquer son (presque) pays. En 11 ans .. on en voit des choses tout de même !

Edited by KanadianFR

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Je dirais qu'il me semble que c'est surtout Montréal qu'elle quitte!

On voit souvent des gens se prononcer sur toute la province de Québec et n'ayant vécus qu'à Montréal!

OK Dentan - si tu nous expliquais en quoi les modes relationnels (au travail, en amour, en amitié, etc) sont différents à Montréal et dans le reste du Québec ? Le côté "je fuis les conflits", il est moins présent à Québec ou à Rimouski peut-être ? L'offre culturelle est plus abondante et variée en dehors de Montréal ? Explique...

Je trouve pour avoir vécu et travaillé à Montréal qu'il est plus difficile de s'y faire des amis. Montréal en tant que très grande ville (population) est plus individualiste! Montréal au niveau des relations est dans un sens (selon moi et mon expérience) comme Ottawa. Les personnes y sont en général, très gentilles au bureau, du lundi au vendredi et de 08h30 à 16h30! Les voisins se saluent mais pas plus mais ces différents si on a des enfants du même âge ou de l'âge de garder les nôtres ou les leurs!

Pour les conflits, il est certain que c'est partout pareil et même dans le monde. Des problèmes de jalousie, de syndicats et de relations de travail, tu en trouves partout dans le monde!

Mais si quelqu'un immigre au Canada en pensant y retrouver la richesse historique de son pays, elle va être très déçue!

Tout comme des Québécois (ou d'autres étrangers) , pensant que les Français ne sont pas souriant, qu'ils sont stressés, hautins ect .. Alors que pour la plupart , ils n'ont visité que Paris.

Je le trouve très bien ton témoignage. Après tant d'année au Québec, tu as bien fait de témoigner sur ce forum. 11 années dans un pays permet de pouvoir s'apercevoir ce certaines choses sur la vie, la culture de la région, du pays où tu as habité. Je ne supporte pas les vacanciers ou les gens qui ont vécu que quelques mois faire des comparaisons avec leur pays d'origine. Mais toi, avec ces 11 années d'expérience .. tu peux tout dire (ou presque) , la voie est libre. Pour ma part, tu es presque québécoise. (franco-québécoise)

dentan, il aurait été bien dommage qu'en 11 années , elle se soit terré dans son trou, à Montréal.

Je ne dis pas qu'elle n,est pas sortie pour des fins de semaine! Mais on apprend quoi de la vie d'une région en une fin de semaine?

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Mais là, je le répète .. Avec ses 11 ans au Québec, Adjamee à cette possibilité là de pouvoir critiquer son (presque) pays. En 11 ans .. on en voit des choses tout de même !

Tout à fait d'accord avec toi.

Adjamee, ta décision a demandé beaucoup de courage et je te souhaite la meilleure des chances.

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Le soucis c'est que , à moins d'avoir mal lu, tu n'as pas toutes ces informations là. Tu ne sais pas si elle a passé ses 11 années à Montréal seulement. Par contre oui, je te rejoins sur le fait qu'il peut y avoir des différences entre différentes régions , voire entre la ville, la banlieue et la campagne. Par contre, s'il vous plait .. je vois tellement de gens ici critiquant le fait qu'il y ai des témoignages négatifs (voire négatifs et positifs) sur le Québec.

Le Québec n'est pas le pays des bisounours. Pour le moment (et pourtant j'ai essayé de chercher) cela n'existe pas.

Le post qu'elle a écrit est vraiment de qualité. J'aurais aimé voir, de ta part ou d'autres personnes, des questions et des réactions de qualités autre que de faire un "quote" (citation) et d'écrire une phrase assassine. Vous savez, des réponses avec des arguments sur plusieurs lignes.

Merci en tous les cas Adjamee. Depuis la France, tu me permets de lire un témoignage neutre (et non négatif) sur ton expérience au Québec.

Avant d'acheter un produit, je regarde toujours les avis "positifs" "neutre" et "négatifs". J'attends de ce forum de voir des témoignages positifs, neutres et négatifs (de gens étant installé depuis plusieurs années au Québec / Canada). Et je me ferai ma propre expérience par moi même.

Edited by KanadianFR

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Merci Adjamee pour ce témoignage, il est très intéressant et comme le dit KanadianFR après 12 ans tu as le recul plus que nécessaire et objectif pour aborder ces sujets.

Dentan, le jour où on lira un commentaire positif de ta part sur un témoignage français ou franco-québécois on pourra déboucher une bouteille de Champ !!

Je suis également convaincue qu'il existe ce genre de personne (je pense à ces collègues ignobles qui ont osé appeler l'immigration) ailleurs dans le monde et même en France...malheureusement. Je te rejoins aussi pour l'exemple au travail du : "tu vas avoir ça c'est sur" et quelques jours après c'est écrit l'inverse. mon mari en a fait les frais.

Mais avec cette riche expérience, et les projets dont tu parlais (adoption et autres..) ça doit être frustrant de devoir partir....mais comme tu le dis, une nouvelle vie s'offre à toi, pleines de retrouvailles et de nouveaux projets.

Je te souhaite une belle poursuite de ta vie "à la maison" !

cécé

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Bonne chance à toi pour le retour. En espérant que cette expérience t'aura beaucoup appris et apporté sur le plan personnel si ce n'est professionnel, et bon vent, puisque ta décision semble te convenir !!

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Dentan, le jour où on lira un commentaire positif de ta part sur un témoignage français ou franco-québécois on pourra déboucher une bouteille de Champ !!

C'est que généralement ces témoignages sont identiques aux motifs que les Français utilisent pour expliquer leur départ de la France! Marasme économique, insécurité, difficulté voir impossibilité de trouver du travail, etc!

Donc dans bien des cas de retour cela semble des excuses pour avoir ''raté'' son intégration ici! Ce n'est pas la même chose qu'en France au niveau nourriture, culture, travail

Pourquoi ne pas tout simplement dire, la vie ici ne me convient plus ou je l'avais mal évaluée (perçue) et je retourne au lieu de toujours mettre le blâme sur les autres? Mon thème ''favori'' l'amitié, comme si en France on se faisait des amis à tous les coins de rue et à toutes les minutes!

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Tres bon retour. Je te souhaite de trouver en France un meilleur climat de travail.

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Mille raisons de venir, mille raison de partir.

Ce que j’apprécie dans ton témoignage, et qui devrait être compris par les lecteurs, c'est qu'en effet un retour se prépare autant qu'en arrivée.

Tu as espéré ce retour car tu l'as préparé une fois ta décision prise. De la même façon qu'une fois ta décision prise d'immigrer tu étais impatiente de faire le saut.

C'est certain que c'est pas fait pour tout le monde, ou que les plans changent... Et c'est respectable que tu soies très honnête avant tout avec toi même. C'est ni un échec, ni une réussite, juste une autre étape de ta vie. La famille nous manque tous, et il serait bien malheureux celui qui te jetterai la pierre.

N'en déplaise à Dentan oui le mode relationnel est très différent. C'est ni bon, ni mieux, ni pire, c'est DIFFÉRENT. Et pour certains, au bout d'un moment, ils veulent retrouver la version française des relation plutôt que de continuer dans cette version nord américaine, c'est ainsi, ni bien ni mauvais....

Bref, bon vent, bonne chance dans tes aventures futures, et bon courage car à n'en pas douter tu vas avoir des fois le "blues" du Québec où tu as passé une partie de ta vie :)


Je dirais qu'il me semble que c'est surtout Montréal qu'elle quitte!

On voit souvent des gens se prononcer sur toute la province de Québec et n'ayant vécus qu'à Montréal!

OK Dentan - si tu nous expliquais en quoi les modes relationnels (au travail, en amour, en amitié, etc) sont différents à Montréal et dans le reste du Québec ? Le côté "je fuis les conflits", il est moins présent à Québec ou à Rimouski peut-être ? L'offre culturelle est plus abondante et variée en dehors de Montréal ? Explique...

Non Dentan veux juste trouver le moyen de dire que si ça n'a pas marché pour Adjamee c'est de sa faute.... c'est très incriminatoire comme façon de penser, et sert à rien au final.

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Mille raisons de venir, mille raison de partir.

Ce que j’apprécie dans ton témoignage, et qui devrait être compris par les lecteurs, c'est qu'en effet un retour se prépare autant qu'en arrivée.

Tu as espéré ce retour car tu l'as préparé une fois ta décision prise. De la même façon qu'une fois ta décision prise d'immigrer tu étais impatiente de faire le saut.

C'est certain que c'est pas fait pour tout le monde, ou que les plans changent... Et c'est respectable que tu soies très honnête avant tout avec toi même. C'est ni un échec, ni une réussite, juste une autre étape de ta vie. La famille nous manque tous, et il serait bien malheureux celui qui te jetterai la pierre.

N'en déplaise à Dentan oui le mode relationnel est très différent. C'est ni bon, ni mieux, ni pire, c'est DIFFÉRENT. Et pour certains, au bout d'un moment, ils veulent retrouver la version française des relation plutôt que de continuer dans cette version nord américaine, c'est ainsi, ni bien ni mauvais....

Bref, bon vent, bonne chance dans tes aventures futures, et bon courage car à n'en pas douter tu vas avoir des fois le "blues" du Québec où tu as passé une partie de ta vie :smile:

Je dirais qu'il me semble que c'est surtout Montréal qu'elle quitte!

On voit souvent des gens se prononcer sur toute la province de Québec et n'ayant vécus qu'à Montréal!

OK Dentan - si tu nous expliquais en quoi les modes relationnels (au travail, en amour, en amitié, etc) sont différents à Montréal et dans le reste du Québec ? Le côté "je fuis les conflits", il est moins présent à Québec ou à Rimouski peut-être ? L'offre culturelle est plus abondante et variée en dehors de Montréal ? Explique...

Non Dentan veux juste trouver le moyen de dire que si ça n'a pas marché pour Adjamee c'est de sa faute.... c'est très incriminatoire comme façon de penser, et sert à rien au final.

Non ce que je dis c'est d'arrêter de mettre le blâme sur les autres! Mais il faut être capable de faire de l'introspection pour cela!

Puis ceux qui n'ont pas réalisé avant de venir dans un autre pays que les mode de relation est différent et qu'ils n'apprécient pas alors, ils font comme elle et retournent. Mais pourquoi mettre les blâmes sur les autres? C'est vrai que cela est plus facile!

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Hello Adjamee !

super témoignage . Tu as vécu ton aventure , c'est le plus important. Même si elle ne s'est pas déroulée comme tu l'aurais souhaitée , tu n'auras pas le regret de ne pas l'avoir faite.

bon retour !

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    • By chachawa
      Tsé, 7 ans et demi c'est un moment étrange pour faire un bilan. C'est même pas une date anniversaire. C'est juste qu'en enfilant mes bottes, j'ai réalisé que c'est la huitième fois que je vis cette entrée dans l'hiver québécois, celui-là même qui agite les forums et déchaîne les passions. Et wow, c'est fou le chemin parcouru. 
      Déjà, j'écris "wow".
      Et "tsé".
      Et puis après des années d'absence ici, j'ai eu envie de sacrifier au rituel du bilan, de faire un point. De redonner au suivant, peut-être.
       
      Bref, en 2012, j'ai débarqué pas assez préparée. Sans argent, avec 23 kilos de bagages, avec zéro connaissance du système universitaire dans lequel je m'embarquais. L'année que j'ai passée a été celle qui a le plus testé ma détermination de ma vie.  Préparez-vous un peu, on ne le dira jamais assez.
      En 2019, je suis toujours aux études, mais aussi insérée dans un milieu professionnel universitaire. La demande de RP est envoyée. Je regarde du côté de l'achat immobilier. 
      Pas mal installée, quoi.
       
      Et puis, cette sensation permanente de grand écart.
      Au Québec, je suis la Française, celle qui parle avec son accent pointu, qui râle un peu trop et qui ne comprend pas certains aspects du système québécois auxquels elle ne s'est jamais confrontée. Celle qui ne prend ses vacances annuelles que pour partir en France parce que c'est Noël. Celle qui boit du vin, tant pis pour les prix de la SAQ. Celle qui s'émerveille encore devant les partys de l'Halloween ou qui ne comprend pas pourquoi toutes ces grosses voitures. Celle qui haï l'hiver. Mais vraiment.
      En France, je suis devenue la Québécoise, celle qui parle avec un accent "de là-bas", qui ne connaît plus personne aux Unes des journaux. Celle qui ne comprend plus vraiment le concept du CDD versus le CDI, qui s'émerveille devant le prix du vin, et qui propose de passer au supermarché sur la route du retour, le dimanche soir à 20 heures. Celle qui dit que "ça va, l'hiver, on y survit hein", et qui passe ses samedis matins à passer d'étal en étal au marché avec des cris de joie.
       
      Je suis mélangée. Pétrie de deux cultures. Ni d'ici ni de là-bas, mais à la fois de là-bas et d'ici. Quitter le pays dans lequel j'ai grandi m'a permis de m'en détacher et de l'aimer un peu plus. De réaliser que la France, c'est incroyablement beau, avec ses vieilles pierres et ses paysages variés, son odeur des pins au bord de la mer et ses terrasses mignonnes. J'apprécie maintenant y séjourner, avec ce qu'il faut de recul pour ne pas m'enflammer dans des luttes qui  ne sont plus les miennes et qui pourtant m'importent tant. Mon regard est moins acerbe, plus compréhensif. Je n'ai pas quitté la France par désamour, mais elle me semblait acquise, dévoilée, brute. Elle m'apparaît maintenant dans ses nuances, ses ombres, ses pétillements, et j'ai découvert que je l'aimais.
      À l'inverse, je suis arrivée acquise au Québec. Toute cette nouveauté, c'était magique. La neige ? Tellement belle ! Les grosses voitures ? Tellement dépaysantes ! La poutine ? Tellement goûteuse ! Les québécois ? Tellement gentils ! Et puis, l'isolement, les difficultés, l'éloignement, le mois d'avril qui n'en finit pas. Être perçue comme l'étrangère, toujours. J'ai appris à voir aussi les nuances de ce pays d'accueil, à en accepter les failles, à en découvrir le fonctionnement et à en apprécier les délices. J'ai pris et j'ai laissé, j'ai pilé sur moi, et j'ai fini par m'acclimater, doucement. Pas juste parce que je sais ce que veut dire "pogner un flat". Mais parce que je fonctionne sans gros heurts dans la société qui m'entoure.
       
      Et puis, les douleurs que les expats connaissent. Cette nuit dans l'avion pris en urgence, sans contact avec le sol, à ne pas savoir si l'être cher sera toujours en vie à l'arrivée pour qu'on lui dise au revoir. Les Noël sur Skype, à trinquer avec son chat parce qu'on n'a pas osé accepter l'invitation de ses amis dans leur famille, pour ne pas déranger. Ces questionnements sur l'avenir : ici, là-bas ? Ailleurs ? Ces gens aimés qui se marient, qui ont des enfants, et toi qui n'es toujours pas sur les photos du grand jour. Celles et ceux qui s'éloignent aussi, ou qui croient que tu es en perpétuelles vacances et qui repartent frustrés que tu aies dû travailler pendant leur séjour chez toi. 
       
      Sauf que. Il y a le retour des beaux jours, le Saint-Laurent majestueux et l'incroyable lumière des couchers de soleil d'ici. Il y a le plein emploi, le salaire valorisant, les possibilités professionnelles. Il y a le jour où tu te surprends à échanger avec tes collègues sur le fait que quand même, y en a beaucoup des français icitte, pff, on n'entend que ça dans la rue !  L'habitude que tu as prise de passer chercher ton (grand) café en allant travailler ou de souper pendant ton cours (d'ailleurs, tu dis "souper"), ton avis sur la politique qui s'affine, ton inscription au compost communautaire de ton quartier et au panier bio du maraîcher. Tu te rends compte que tu cherches du sucre d'érable chez Carrefour... mais aussi que tu cherches ta pâte feuilletée bio chez IGA. 
       
      Aujourd'hui, au bout de 7 ans et demi, j'ai l'impression de porter en moi une double culture, un heureux mélange, une complexité qui me rend fière. L'immigration n'est plus un sujet cantonné au journal télévisé, je bondis quand j'entends des discours expliquant que les immigrants veulent transformer le pays d'accueil ou profiter des aides sociales. C'est plus compliqué que ça, l'immigration. C'est un défi à relever, qui nous apprend beaucoup, à commencer par nos propres contradictions. Ça ne se prend pas à la légère, mais ce n'est pas la fin du monde non plus, surtout quand on a un passeport qui nous permet de faire machine arrière. L'immigration aujourd'hui fait partie de mon identité, identité multiple, complexe, joyeuse. Je suis un peu française, mais plus vraiment ; un peu québécoise, mais pas complètement.
       
      J'aurais aimé pouvoir dire tout ça à la moi d'il y a sept ans, qui n'avait pas mesuré les défis qu'allait poser la première année. "Ne t'inquiète pas, l'aventure est belle". ❤️
    • By Marielle01
      Bonjour tout le monde 
      J'ai immigré au Québec en 2007 avec ma petite famille (mari +2 enfants),sous le statut de résidents permanents,après 2 ans nous sommes rentrés en France,je voudrais savoir si je peux y retourner suis je toujours résidente permanente?ou faut il refaire le dossier d'immigration
      Merci pour vos réponses
      MARIELLE
    • By Macfan
      Bonjour,
       
      Savez-vous comment ça se passe quand on fait un achat important (matériel informatique)?
      Je suis en voyage au Canada depuis la France, et je compte aussi voyager aux Etats Unis d'Amérique en traversant la frontière par la route ou le train. J'ai vraiment du mal à comprendre le système de taxation/détaxe. Sur le site du Canada, ils font une référence aux résidents temporaires, ça veut dire quoi, les voyageurs? https://voyage.gc.ca/retour/douane/ce-que-vous-pouvez-ramener-au-canada#+7jours
      Si quelqu'un l'a fait, je serai curieux de connaître toutes les étapes.
    • By Isotopie
      Bonjour à tous ! Je m'adresse à vous car j'ai quelques questions concernant l'université de Laval.
       
      Actuellement étudiante en France, j'ai la possibilité de faire une classe préparatoire ou une licence de mathématiques-informatique.
      Sachant que la classe préparatoire ne correspond à rien au Canada et que mon projet définitif est de m'installer à Montréal, j'aimerais savoir si en poursuivant une licence en France j'aurais l'occasion de compléter mes études à l'université de Laval en maitrise M1 (donc directement après les trois ans de licence). Je voudrais notamment y suivre des études d'actuariat et notamment intégrer l'institut canadien des actuaires.
       
      Merci par avance pour tous les renseignements que vous pourrez m'apporter !  😄
    • By Mehdux
      Bonjour tout le monde, 
       
      quesiton rapide, lors de l'entree sur le territoire pour la premiere fois et l'interview avec l'agent de l'immigration, est ce possible de montrer mon releve bancaire de manque en france comme preuve de fonds ou est ce que la banque doit etre canadienne ?
       
      Merci 
    • By Karinoug
      Bonjour,
       
      Je compte me marier avec mon copain Français cet automne. Nous sommes dans les préparatifs et il y a peu d'information sur le sujet sur le net…
      Je compte bien sur demander des infos à l'ambassade de France mais peut-être que j aurai quelques témoignages ici…

      Tout d'abord, je dois faire une déclaration solennelle, un affidavit, soit avec un avocat ou un commissaire à l'assermentation, déclarant que je suis célibataire ect. et envoyer ce papier ainsi que d'autres documents afin d'obtenir le ''Certificat de non-empechement au mariage à l'étranger''.
      Je préférais voir un commissaire pour que ça soit moins cher mais il y en a qui sont seulement ''valide'' pour le Québec, j ai aucune idée du prix d un avocat. Est-ce que ça poserait probleme? La mairie de France voudra voir seulement le Certificat de non-empechement ou l'affidavit également? 
       
      Ensuite je dois obtenir et authentifier ma copie d'acte de naissance 6 mois maximum avant le mariage…

      Si certains sont passés par là et auraient des infos….
       
      Merci.
    • By eFabio
      Bonjour à tous !
       
      Vraiment, mille excuses si ce sujet a déjà été discuté de nombreuses fois, mais nous avons des difficultés à en confirmer la conclusion et surtout la suite à donner.
       
      Je suis français et ma compagne canadienne de Montréal. Nous sommes non-mariés mais pacsés, vivons actuellement en France et avons une fille de 4 ans qui est franco-canadienne. Je suis actuellement un salarié qualifié de l'industrie française.
      Nous projetons de nous installer à Montreal très bientôt et pour cela nous avons lancé une demande de parrainage du conjoint de fait (de fait, par un citoyen canadien vivant à l'extérieur du Canada) pour que j'obtienne un jour le statut de résident permanent.
      Cependant, il est admis que cette procédure prend couramment 12 mois et ma femme et ma fille vont s'installer à Montreal dès l'été 2019.
       
      Mes interrogations sont les suivantes :
      - est-il confirmé que je ne peux PAS demander simultanément un permis de travail ouvert, en parallèle du dossier de parrainage, vu que le répondant (parrain) ne réside pas au Canada ?
      - si oui, une fois ma femme installée au Canada, peut-on informer IRCC et changer cette information du dossier, afin que je puisse demander un PTO ?
      - existe t-il un autre moyen de pouvoir venir travailler plus tot, sans attendre les 12 mois du délai de traitement ?
      - d'autres conseils ?
       
      Merci à tous par avance !
      Fabien
    • By mariemou18
      Bonjour à tous!

      Je suis citoyenne Canadienne depuis près de 6 ans maintenant. Je suis née en France (J’ai donc la double nationalité), je vie au Québec depuis près de 13 ans et je suis fiancée à un Québécois.

      Nous nous posions la question si ce mariage lui permettrait d’acquérir la citoyenneté française?

      Nous rêvons de vivre quelques temps en Écosse et avec une citoyenneté Européenne, ce serait plus simple à réaliser! 🙂

      Merci d’avance pour vos réponses!

      Marie et Olivier
    • By mltlea
      Bonjour, 
       
      Je suis étudiante en première année en France et j'aimerais étudier au Canada, plus précisément au Québec. J'aimerais donc savoir quelles sont les démarches administratives (visa, assurance, ...) à effectuer pour pouvoir étudier au Canada ? Et surtout, combien de temps prennent ces démarches ? 
       
      Merci d'avance pour vos réponses  
    • By MarySeventeen
      Je pense que ma mémoire me joue des tours, il y a sûrement des détails que j’oublie de préciser. Ne m’en voulez pas pour les accents, je ne connais pas tous les raccourcis clavier !
       
      Je suis arrivée en mars 2016, afin d’effectuer mon stage de fin d’études. Je connaissais déjà un peu la ville puisque j’y avais passé six mois en 2014 (et vu l’hiver 2014, je savais très bien dans quoi je m’embarquais). Fin août, mon stage se termine, je me rattache au permis de travail ouvert de mon conjoint dans la foulée et je trouve mon emploi en 1 mois et demi.
      Je ne vais pas vous le cacher, j’ai eu beaucoup de chance avec cet emploi, j’étais au bon endroit au bon moment disons. Le process a été très rapide : premier contact téléphone le lundi, entretien le mercredi, début du contrat une semaine et demi après. J’ai eu la chance de trouver dans ma branche du premier coup, mais j’avais tout de même postulé aux classiques postes de customer care representative au cas où. Après 3 contrats temporaires, je suis passée en contrat permanent en octobre 2017 (j’attendais alors ma RP via EE déposée en juillet 2017).
      Niveau immigration, j’ai donc enchainé un permis stage coop, un permis de travail ouvert et une RP via EE. Nous avons attendu un peu plus de 6 mois pour la RP, il y avait du retard pour les dossiers de juin à aout et ils avaient tenté de mettre en place la validation de RP par téléphone (gros échec vu le nombre de gens qui ne recevaient pas leur COPR avant leur rendez-vous téléphonique…).
      Je vais reprendre les 4 questions qui reviennent le plus souvent, à savoir : le froid, le cout de la vie à Toronto, le manque des proches et la nourriture.
       
       
      Le froid
      J’avais déjà vécu un premier ‘demi’ hiver en 2014, j’étais arrivée en pleine tempête de neige avec des températures avoisinant les -30. Je n’ai donc pas été surprise de débarquer dans la neige en mars, je me souviens même qu’il a neigé lors du weekend prolongé de mai.

      Il suffit d’être bien équipé (exit les Canada Goose et autres doudounes à 1500$ s’il vous plait, aller chez Winners ou Uniqlo et vous économiserez pas mal) et d’être stratégique : on ne sort pas la doudoune d’hiver en novembre quand il fait 10 degrés, on couvre le maximum de ‘peau’ à partir de -15 (perso je sors même les lunettes de soleil en cas de vent, sinon mes yeux se mettent à pleurer dès que je pose le pied dehors) et en cas de températures extrêmes, on utilise le path au maximum.
      Pour parer à la déprime de l’hiver trop long, nous avons opté pour l’option vacances au soleil (Cuba, Mexique, Hawaii, Californie…). Toronto offre beaucoup de possibilités nvieau voyage, nous en profitons donc énormément que ce soit pendant nos congés ou lors de weekends prolongés.
      Bref, il faut se dire que nos voisins d’autres provinces ont bien plus de neige que nous et que les températures sont bien plus basses !
       
       
      Le coût de la vie
      SPOILER ALERT : Oui, vivre à Toronto n’est pas donné. J’ai vu le prix des loyers exploser ces trois dernières années, je ne paye ‘que ‘ 2000$ pour mon appartement à 500 m du métro avec locker et parking. Sachez que le même appartement 7 étages en dessous vient d’être mis en location pour… 2500$ (et pourtant, l’immeuble vieilli mal).
      Il existe toujours des perles rares mais attention aux arnaques : si on vous propose un 2-beds à 1500$ downtown dans un condo tout neuf, il y a éléphant sous gravillon.
      Si vous voulez quelque chose d’abordable, éloignez-vous des stations de métro, tentez les villes de la GTA, mais sachez que les transports en commun sont pas terribles et assez chers (notamment si vous prenez le Go Train + les TTC).
      Je ne recommande pas le basement, mais certains peuvent aimer !
      Les loisirs et la nourriture ne sont pas si chers que ça, je sors plus souvent au restau qu’en France, je n'achète pas de produits français hors de prix et ma note d’épicerie est correct (entre 70 et 100$ par semaine pour 2, lunch box incluses).
      Pour le téléphone, nous payons chacun 50$ HT pour 4 Go, ce qui est suffisant. Nous avons juste un abonnement internet à 65$ + Netflix à 14.99$.
      Niveau vêtements, pas de grosses différences à noter.
      Notre plus gros pôle de dépenses serait les billets d’avion pour la France (nous sommes rentrés deux fois en 3 ans et notre prochain voyage se fera Noël prochain).
       
       
      Le manque des proches
      Évidemment, nos proches nous  manquent énormément, d’autant plus que nous ne sommes rentrés que deux fois pour le moment. Mais nous avons eu la chance de les recevoir ici (mêmes nos grands-parents ont fait le voyage). Skype et Messenger tournent à plein régime, je pense que c’est la seule raison qui nous fera rentrer au pays d’ici deux ans. Je pense également que ressentir ou non ce manque est propre à chacun, certaines personnes vivent très bien cet éloignement !
       
       
      La nourriture
      Je crois que je n’ai jamais mangé aussi varié qu’à Toronto. Je ne comprends pas trop les gens qui se plaignent de la nourriture ici, mais c’est encore quelque chose de subjectif. La multi culturalité de Toronto se ressent dans la diversité des restaurants et supermarchés que l’on trouve ici, je trouve ça juste génial. Moi qui adore aller au restau, je suis comblée haha !
      Il y a juste un phénomène qui semble toucher les plus sensibles je dirais : la transition nourriture FR / nourriture CA peut causer des troubles intestinaux (j’avoue, il m’a fallu du courage pour vous avouer ça haha). Après avoir discuté avec pas mal de nouveaux arrivants, c’est quelque chose d’assez courant et ça ne dure que quelques mois.
       
       
      Je ne vais pas vous le cacher, j’adore Toronto. Ça bouge tout le temps, la proximité avec les US permet de pas mal voyager, la météo est plus clémente (quoi que cette année c’était un peu n’importe quoi) et tout le monde vient d’horizons différents donc personne ne vous jugera pour votre accent ou votre façon de vous habiller (oui, même quand vous irez faire vos courses un dimanche soir en pyjama). Nous nous y sentons bien même trois ans après.
       
       
      C'est tout pour moi, j'espère que ce bilan vous apportera quelque chose. Encore une fois, si vous avez besoin de plus de détails, n'hésitez pas !
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