Jump to content

Search the Community

Showing results for tags 'retour'.



More search options

  • Search By Tags

    Type tags separated by commas.
  • Search By Author

Content Type


Forums

  • Démarches et vie pratique
    • Québec
    • Canada
    • Bilans et tranches de vie
    • Médecins, infirmières et pharmaciens
    • PVT
    • Retour dans son pays
    • Voyager, Visiter, Tourisme et prospection au Québec et au Canada
    • Lounge
    • Études et stages
    • Salle d'attente - échanges de dates
    • Parrainages et Mariages
    • USA : Tourisme et immigration - Vie aux États-Unis
  • Emploi (Ressources, outils, bons plans)
    • Offres d'emploi
    • Chiffres et études sur le marché de l'emploi
    • Routier au Canada (camionneur)
    • Votre profession
    • Ordres professionnels (Bons plans)
    • Techniques de recherche d'emploi
    • Votre entreprise (avis et postes disponibles)
    • Reconversion ou formation continue
  • Kiosques des spécialistes
    • TransferMate (virements internationaux)
    • Assurance PVT / Études / Stages
  • Sorties, loisirs et rencontres
    • Nouveaux, présentez-vous
    • Sorties
  • Affaires / Immobilier - Investissement
    • Acheter, vendre ou créer une entreprise ou un commerce
    • Immobilier résidentiel
  • Documents outils et ressources
    • Obtenir la citoyenneté
    • Formulaires
    • Taux de change et conversion des mesures
    • Calculateur des frais d'immigration et de subsistance
  • Petites annonces
    • Mobilier et matériel
    • Véhicules à vendre
    • Appartements et maisons à louer
    • Appartements et maisons à vendre
    • Immobilier commercial
    • Colocation
  • Aide et organisation du site
    • Boite à idées
    • Support technique
  • Lina's Lorsque limmigration canada vous demande le certificat de police pour votre mari en haiti est ce quil doit le deposer au canada ou a l'ambassade canada en haiti?
  • Exemple de courrier pour le MIDI / Fédéral's Documents

Blogs

There are no results to display.

There are no results to display.


Find results in...

Find results that contain...


Date Created

  • Start

    End


Last Updated

  • Start

    End


Filter by number of...

Joined

  • Start

    End


Group


Gender


Date d'arrivée


Année de naissance


Profession


Préoccupation


Pays d'origine


Pays de résidence


City


Skype


Facebook


Website URL


ICQ

Found 33 results

  1. Bonjour à tous, je n’ai pas publié depuis longtemps et pour cause nous n’habitons plus au Québec depuis juin 2018. Tout est allé très vite. Notre décision n’a pas été faite de longues tergiversations. Pourquoi nous sommes partis du Québec ? Pour rappel : mon mari Vincent Hauuy a gagné le prix VSD du meilleur thriller en 2017 et il a eu la chance que son premier livre soit un véritable best-seller. Le tricycle rouge a fait un carton avec plus de 120000 livres vendus. Nous nous sentions bien au Québec, on avait trouvé des amis, de la famille et le sentiment que tout était possible ! Mon époux qui travaillait dans le monde du jeux vidéo sur Montréal, s’est demandé s’il n’était pas préférable de se rapprocher de la France pour avoir accès aux salons du livre et rencontrer ses lecteurs. D’un commun accord nous avons suivi cette voie. Parfois, il faut savoir faire des choix, même s’ils vous arrachent le coeur. Pour nous, qui avons adoré notre nouvelle vie au Québec ( même si les hivers sont longs ) nous ne voulions pas retourner en France. Cela aurait été vécu comme un échec. On voulait trouver un pays avec la même sécurité que le Canada et le même système scolaire, et un accès facile à des vols vers la France. C’est pourquoi nous avons posé nos valises dans le Sud du Portugal en Algarve. Cette fois-ci nous avons décidé de prendre un déménageur pour retrouver nos marques avec nos affaires. La facture pour un 20 mètres cubes de Montréal vers l’Algarve au Portugal avec 2 mois de stockage sur place (car nous avons trouvé un logement disponible seulement en septembre et au Québec les baux vont du 1er juillet au 30 juin ) est aux alentours de 7000 euros. Pour les gens qui se demandent comment on a fait ? Nous avons d’abord été au consulat Portugais pour connaître les modalités et réaliser un certificado de bagagem, avec la liste des affaires qu’on amenait. Nous n’avions pas d’adresse au Portugal alors nous avons donné l’adresse de notre premier airbnb quand on arrivait sur place. Une fois en Algarve nous avons fait les petites annonces pour trouver un logement. Et en une visite nous avons trouvé ce que nous recherchions. En passant par une agence immobilière on nous a même fait visiter la garderie pour notre petit et nous avons pu l’inscrire tout aussi facilement. Bref sans trop de difficultés nous avons changé de pays. Par contre nous ne parlions pas portugais...Nous avons eu la chance d’avoir une avocate francophone qui a géré notre bail et qui nous a inscrit à tous les gestionnaires de services électricité eau gaz et aussi à la mairie de notre ville. Au bout d’un mois on s’est fait des amis franco portugais, qui nous ont énormément aidé pour les inscriptions de notre grand aux activités scolaires et qui nous ont apporté un grand soutien. Bref, on est un peu fous. L’expérience nous a fait douter du sens à donner à ce déménagement. Pas un jour ne passe sans qu’on se dise qu’on a malgré tout fait une belle connerie. On envisage de retourner vivre au Québec d’ici deux ans. Pourquoi ? Car nous remarquons que nous avons changé en 6 ans de vie au Québec, nous nous sommes tellement imprégnés de la culture Américaine qu’il est difficile de retourner à nos origines européennes. Nos enfants sont plus Canadiens qu’ Européens. Nous ressentons un manque. Nous allons attendre deux ans afin de finaliser une fois pour toute notre résidence permanente, et nous retournerons au Canada. A côté de cela, j’ai décidé d’écrire avec ma belle-mère une comédie romantique saupoudrée de mes différentes aventures Québécoises, parce qu'il fallait bien que je m'en souvienne On est tombé en amour des gens et de cette belle province. Je vous invite à la découvrir, Un parfum entre nous est en promo à 0.99 euros et est resté pendant deux mois dans le top 100 d’Amazon. Lien Amazon : https://www.amazon.fr/parfum-entre-nous-Anna-Riviera-ebook/dp/B07LH3QJD4/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1552406754&sr=8-1&keywords=un+parfum+entre+nous Voici la 4e de couverture : Quand Charles-Henry de la Ravinière accepte une mission au Québec en vue d’une promotion, il s’attend à un accueil à la hauteur de son rang. Mais, monsieur Collmann, le PDG de la firme de cosmétiques qui l’emploie, a omis de lui préciser quelques détails : 1 - La directrice de l’agence de Montréal est belle à couper le souffle. 2 - Elle est acérée comme une lame de bistouri. 3 - Elle est aussi inabordable que la banquise. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez dans les commentaires amazon Bonne journéeDe gaffes en maladresses, saura-t-il découvrir ce que cache Brenda Blanchard ?
  2. bonjoura tous, au fait mon épouse est étudiante en 3 eme cycle au canada et elle a obtenu aussi sur place une fille. grâce a son statut d'étudiante de 3eme cycle j'ai un un permis de travail ouvert avec un visa de trois ans. entre temps mon épouse s'est retrouvé dans une situation implicite puisqu'elle devait renouveler son passeport et a elle tjrs du mal a renouveler son passeport notre pays d'origine ne dispose pas d’ambassade au canada elle doit revenir pour faire son passeport et l'enfant ne peut avoir son passeport canadien pour voyager parque qu' il lui faut un passeport valable de sa maman. du coup elle reste bloqué au canada même si on lui permis de faire une demande de renouvellement de son statut d’étudiante et elle attend tjrs .entre temps je suis allé les voir à l’aéroport l'agent d’immigration a failli me mettre dans l'avion qui repartait dans mon pays sou prétexte que mon épouse n'a pas encore régularisé son statut alors que j'ai un visa de 3 ans et un permis de travail ouvert valable et la lettre qui va avec. je l expliqué que je voulais voir ma file il m'a autorisé séjourner au canada juste pour 3 jours. ce que j'ai respecté. actuellement mon épouse et ma fille de 4 mois sont seules au canada: - quelle solution puis-je adopté pour repartir auprès de ma famille? - ou que peux faire mon épouse pour régulariser sa situation? elle a le soutien d'une député fédérale et de personnes sensibles a sa situation.
  3. Bonjour, Je viens de m'inscrire sur le site, bien que j'ai déjà suivi certains fils de discussion. J'ai émigré au Québec, en 1993 alors que j'étais âgé de 30 ans. Je suis célibataire, gay. À l'époque, je voulais fuir ma famille, mon environnement familial que je qualifiais de toxique pour mon épanouissement personnel, un environnement homophobe. J'aurai pu partir dans une autre région française et mettre un 700 km entre ma famille et moi. Mais il y avait la situation politique, économique qui m'importunait également. Je voyais la montée du FN comme un danger pour la France (l'Histoire m'aura donné raison sur ce point). Je suis un esprit libre (même si je suis très conformiste dans mes actions) et j'ai découvert la beauté des voyages quelques années avant mon immigration. C'est à ce moment-là que j'ai découvert qu'il y avait une autre façon de vivre que la "rigidité" à la française. (Comme il a été agréable de voir qu'on pouvait tutoyer son patron, lui partager nos inquiétudes tant professionnelles que personnelles). C'était probablement l'occasion pour moi de repartir une nouvelle vie, sur de nouvelles bases, un projet personnel plus que professionnel. Ça ne m'avait donc pas pris trop de temps pour me décider à partir. Un bon diplôme, une belle expérience de travail (déjà internationale à l'époque), une capacité d'adaptation probablement suffisante pour être capable de "réussir" mon immigration. Un petit voyage exploratoire en groupe au Québec 1 an avant de prendre ma décision, tout me semblait parfait. Les démarches administratives ont duré un an avant d'avoir mon visa d'immigration (IMM 1000 à l'époque :-) ) J'ai démissionné de mon travail une semaine après et je décollais pour Montréal 2 mois plus tard avec aucun travail, aucun logement, aucun ami, personne chez qui aller à mon arrivée. J'avais quand même un bon coussin financier pour passer une année "sabbatique" au besoin. J'ai donc passé 1 semaine dans un hôtel près du centre Molson. J'ai redécouvert la ville de Montréal, mais en solo cette fois-ci. Tout me semblait donc merveilleux, grand et si différent de la France. J'étais finalement arrivé en Amérique du Nord, avec ses grattes-ciels. J'ai pris contact avec l'Office des Migrations Internationales (OMI), organisme français qui aidait les français à se trouver du travail. Là j'ai fait la rencontre de plusieurs français qui vivaient la même situation que moi, à savoir comment faire un Curriculum-Vitae (CV) québécois, comment se présenter à un employeur, découvrir quelles entreprises recrutaient etc.... Ces contacts, ont vite disparus, puisque ce n'étaient que des contacts dits "utilitaires". Dès que les gens avaient trouvé du travail, ciao, bye, je ne les revoyais plus. J'ai compris qu'il me fallait faire une étude comparative de mes diplômes français. Première facture de 105$. On me reconnait un Diplôme d'Études Collégiales (DEC) (fouille-moi ce que ça représente dans le système du travail du Québec, je pense qu'on m'a reconnu mon diplôme à sa juste valeur). J'obtiens une entrevue à l'Université Laval de Québec. Lorsque j'explique mon parcours professionnel européen, la personne, qui a vécu en France 5 ans, m'explique que le diplôme québécois (DEC) que j'indique sur mon CV ne me permettra jamais d'obtenir des postes équivalents à ce que j'occupais en France ! Il m'explique que pour ce genre de postes, il est nécessaire de détenir un BAC (nord-américain). J'ai payé 105$ pour une reconnaissance inférieure à ce que je valais sur le marché du travail, sans compter que cette reconnaissance n'est qu'une formalité administrative, indicative pour les employeurs québécois et n'a aucune valeur d'une équivalence de diplômes ! Je commence donc à sentir "l'arnaque" du commerce des immigrants. Je me voyais très mal renvoyer mes CV aux mêmes entreprises précédemment contactées avec un changement de diplôme en moins d'1 mois de temps. J'étais donc grillé pour me trouver un emploi à la hauteur des mes compétences. J'ai donc décidé de prendre mon année "sabbatique". Ça m'a permis de comprendre le fonctionnement de la société québécoise, de découvrir les "grands espaces". Bref, j'ai vécu une année "touristique". Je pense que tout immigrant devrait se planifier un 3 à 6 mois de sabbatique, ne serait-ce que pour décrocher du "système français" et de se donner du temps pour découvrir la ville, la population qui va vous accueillir. Planifiez-vous un budget en conséquence. Bien sûr il a fallu que je me trouve un logement. Là encore, pour avoir un logement, il fallait un Numéro d'Assurance Social, qui lui n'était délivré que si on pouvait fournir une adresse postale... le serpent qui se mort la queue donc. (Je pense que ça a changé depuis, à vérifier). Des propriétaires d'immeubles ont quand même la gentillesse de nous aider et j'ai finalement réussi à obtenir tous mes papiers. L'installation de ma ligne de téléphone aura pris 1 mois (il parait que c'était vraiment exceptionnel, mais j'ai été le "chanceux" à qui s'est arrivé) Finalement je décroche un emploi dans mon domaine, mais pour des raisons nébuleuses, il y avait des conflits entre le patron et le chef de service, ce qui fait que j'ai été mis de côté et j'ai été littéralement été payé à ne rien faire pendant 3 mois. J'ai démissionné de cette entreprise et j'ai été convaincu qu'il me fallait quitter de milieu de travail (je trouvais que ça manquait déjà d'éthique en Europe, j'en ai eu la confirmation ici). Comme je voulais changer de carrière, j'ai demandé à passer un test de compétence dont la conclusion a été.... vous êtes à la bonne place dans votre domaine.... ! Non, je veux changer. J'ai donc voulu me lancer en affaire, puisque l'Amérique du Nord est réputée facilité l'entrepreneurship. Certes mon éducation "communiste" ne m'a pas aidé à voir ce changement de carrière super positivement, j'allais devenir un méchant patron :-) En fait, je voulais me lancer en informatique, donner de la formation de base. Évidemment, le marché était saturé par des entreprises d'insertion sociale qui en faisait gratuitement. Mais je suis quand même aller chercher un Diplôme d'Études Professionnelles (le CAP québécois) alors que je détenais un Diplôme Universitaire de Technologie. Je réussis à décrocher ce diplôme haut-la main, je me trouve rapidement un emploi auprès d'un courtier en douane pour former les employés en informatique. Un des postes de travail que j'ai le plus aimé, car ma boss, était adorable, humaine. Elle me donnait un certain délai pour réaliser mes projets et si je les finissais plus tôt, elle me demandait de rester à la maison et elle disait à mes collègues que je travaillais de la maison. Elle ne m'a jamais rajouter des tâches parce que je travaillais plus vite que mes collègues. Un amour j'ai dit ? Comme elle savait que je n'aurai pas de vacances la première année, (2 petites semaines après un an de travail seulement, comparativement aux 5 semaines en France, c'est tout un choc à vivre, même si on est au courant), elle m'a chargé d'aller évaluer les collègues des autres succursales au Canada. Toutes dépenses payées ! Je me suis gâté à visiter Vancouver, Halifax, Toronto notamment. Malheureusement, ce qui devait arriver arriva. Fusion avec UPS. Abolition du service de la formation et perte d'emploi. Et ici, ça ne rigole pas. On vous annonce la fin de l'emploi, souvent, on vous laisse un 2 semaines à faire, mais la plupart du temps c'est dans la minute après qu'on vous a annoncé la fin de votre emploi, que vous êtes littéralement "jeté" à la rue. Cette fois-ci, mes réserves d'argent sont au plus bas. Impossible de retourner en France, impossible de bouger ailleurs, je suis coincé là. Première déprime. 6 mois en informatique c'est énorme. Je ne me sens plus "à jour" pour postuler sur de nouveaux postes dans ce domaine et je sens que je n'aurai pas envie de toujours me mettre à jour aux 6 mois, ça va finir par me fatiguer psychologiquement. Je finis par me trouver un emploi au salaire minimum en montant un CV bidon. Je me retrouve donc commis dans une épicerie. Quelle descente professionnelle par rapport à mes rêves avant mon immigration. Mais j'assume encore. J'arrive tout juste à payer mon loyer et ma bouffe. Je coupe déjà dans le chauffage, l'hiver, je coupe dans la fréquence dans les douches (mais bon, ici, on a la réputation de ne pas se laver en France, je n'ai donc que renforcer un gros préjugé). Je n'ai pas la possibilité d'avoir une voiture, trop chère à entretenir. Ce salaire minimum ne me permet pas de mettre d'argent de côté, pour éventuellement retourner aux études, car il m'aura fallu 10 ans de procrastination mentale avant de reconnaitre que sans diplôme québécois, il me sera très difficile de me retrouver un travail. J'entreprends alors de demander de l'aide financière pour un retour aux études. Barrières ! "Vous avez déjà un DEC dans un domaine dans lequel il y a de l'emploi, retournez donc travailler dans ce domaine, nous, on ne vous financera rien !" Je fais quand même les démarches pour m'inscrire dans un collège pour une réorientation en santé. Il y a pénurie dans ce domaine, et ma formation scientifique me permettra sans doute de ne pas tout perdre en matière de compétences. Là, je découvre que bien que j'ai un diplôme universitaire français, le collège m'exige d'avoir réussi 30 crédits (une année) de cours universitaires au Québec ! Un peu comme si un lycée professionnel demandait à un candidat d'avoir fait une année d'université avant de postuler ! Pourtant quelques années plus tôt, lorsque j'ai tenté de faire reconnaitre mon diplome universitaire français par l'Université du Québec à Montréal (UQAM), cette dernière aurait pu me reconnaitre jusqu'à 45 crédit (50% du diplôme québécois). Jamais plus, car faut bien comprendre qu'ici, les universités fonctionnent comme de très grosses compagnies à faire de l'argent bien plus qu'à former des esprits libres. Une française qui s'occupait du recrutement dans le collège trouvait qu'il s'agissait de discrimination et m'a conseillé de porter plainte, ce que j'ai fait. Hors en matière de gestion des établissements en éducation, le Québec est très loin de la sacro-sainte égalité républicaine française. (on se rend compte de nos valeurs fondamentales françaises quand elles sont absentes ailleurs). En effet chaque collège peut définir ses propres critères de sélection. Ayant reçu comme réponse du directeur qu'il ne changerait pas les critères d'admission, cette française m'a référé à un autre collège, situé à 2h de transport en commun de mon logement, alors que l'autre était à 5 minutes... à pieds ! Je vous passe les frais pour l'abonnement mensuel au bus, le temps perdu dans ce maudit transport en commun pendant 2 ans. Comme la directrice de l'autre collège était aussi française, les choses se sont nettement mieux passé. J'ai été accepté. Des frais de scolarité minimes m'ont permis de passer au travers de la première année d'étude, sans travailler, puis la deuxième année, prêt et bourse gouvernementaux m'ont permis de presque finir ma 2ième année d'un DEC accéléré. Il m'aura manqué près de 2000$ pour finir. J'ai eu beau demandé à des "amis" québécois de m'aider financièrement, sans l'appui d'un ami à la retraite, j'aurai dû abandonner mes études. Les autres amis étaient près à me donner 20$ (tellement endettés ils sont). Je l'ai remboursé rubis sur ongle avec un 20% d'intérêts, il n'en revenait pas. Il m'a avoué quelques mois plus tard, qu'il ne pensait même pas revoir la couleur de son argent, car d'autres personnes l'avaient déjà "fraudé" dans le passé et il pensait bien que ça allait être un autre cas. Depuis nous sommes de grands amis. J'ai donc commencé à travailler dans mon nouveau domaine pour me rendre compte que l'ambiance de travail était des plus toxiques. J'ai changé plusieurs fois d'établissement de santé pour y retrouver toujours et encore ce climat "toxique". L'actualité récente le dénonce, les politiciens ne font pas grand chose pour que ça change. Comme il y a une volonté de changer la formation nécessaire à l'exercice de ma profession, j'ai dû retourner un autre 2 ans à l'université pour me chercher un BAC dans mon domaine. (Je pense que je n'ai jamais autant étudié que depuis que je suis au Québec, c'est malade !) Il y a évidemment le syndicalisme à la québécoise, obligatoire (du moment que l'entreprise est syndiquée !) qui prélève un montant sur chacune des paies, mais pour lesquels les résultats sont décevants. 4 semaines de congés payés seulement la première année, des salaires ma foi guère plus élevés que dans le privé. C'est questionnable pour un "coco" comme moi. Après avoir subit du harcèlement psychologique grave dans mon avant dernier emploi j'ai démissionné. Ma démission m'a empêché de toucher du chômage et de bénéficier de soins de santé que j'aurai dû avoir. Je n'ai pas les moyens de me payer des thérapies sur du long terme. Résultat, dépression (non officiellement diagnostiquée, car je crains comme la peste que des données de santé autant mentale que physique puissent m'empêcher un jour de me retrouver du travail) et un 2 ans sans travailler. Comme je suis une personne quand même peu dépensière j'ai pu me constituer un beau coussin pour tenir le fort. C'est aussi ça les stratégies d'adaptation efficaces quand on est célibataire. Pensez au pire et le prévenir. Mais là encore, mon coussin a fondu comme neige au soleil et il a fallu que je me retrouve un travail. Je ne voulais plus retourner dans ce milieu toxique, mais je n'ai eu guère le choix. Par une circonstance exceptionnelle j'ai pu rentrer dans un établissement grâce à un ex-collègue qui était au courant de ma situation personnelle. Ça n'aura pas duré un an que j'ai dû démissionner en mars dernier. Ça fait donc un mois que je me questionne. Ai-je été heureux à Montréal depuis mon arrivée ? Oui pendant mon travail chez le courtier en douane (2 ans sur 25) Ai-je de l'espoir que les choses peuvent s'améliorer à mon âge ? Pas vraiment. Est-ce que le climat politique et économique du Québec va bien ? Les chiffres économiques semblent indiquer que tout va bien, mais dans les faits, il y a un vieillissement rapide de la population, et le faible taux de chômage est bien plus relié à l'absence de relève suite aux départs massifs à la retraite des baby-boomers qu'à une réelle reprise économique. Les infrastructures (routes, ponts, rails, hôpitaux etc...) sont à reconstruire quasiment au complet, par manque d'investissements récurrents durant les 20 dernières années. Les coûts de ces constructions explosent, et la corruption endémique dans la construction au Québec n'aide pas la cause (voire conclusion de la Commission Charbonneau). 2 nouveaux hôpitaux à Montréal, 1 nouveau pont pour traverser le fleuve St-Laurent pour remplacer l'ancien qui n'avait que 50 ans d'âge !, un nouvel échangeur autoroutier, un projet de train de banlieue, un prolongement hypothétique d'une ligne de métro (annoncé depuis 40 ans !!!) fait qu'il y a des milliards de $ de dépenser... mais qui devront être remboursés un jour... par qui ? Je suis donc là, à 51 ans, à me questionner si un retour en France serait la solution ou s'il s'agirait une fois de plus de fuir quelque chose. J'ai coupé les ponts avec la France (dans le sens que je n'ai absolument plus suivi l'actualité française depuis mon arrivée ici). Mes amis en France me déconseillent de revenir en France disant que tout ce que j'avais prédis en 1993 est arrivé : crise sociale majeure, FN au plus haut dans les intentions de vote. J'ai entendu évidemment toutes les attaques terroristes vécues en France, depuis Charlie Hebdo... rien de bien rassurant non plus. Il semble que les infrastructures en France sont également en décrépitude (est-ce vrai ?) Je lis que les conditions de travail en santé en France ne sont guère mieux qu'ici, les salaires ne sont pas mirobolants. En revanche, je suis certain que le système de santé en France est nettement plus fonctionnel qu'ici. Ici, il est quasiment impossible de trouver un médecin de libre quand on a une pharyngite, une douleur, une infection bénine mais qui nécessite des traitements. Il y a quelques cliniques médicales, mais il faut arrivé 2 ou 3 heures avant l'ouverture si on veut avoir une chance de voir le médecin, car le nombre de patients vu par jour est limité. Résultat, tout le monde se ramasse dans les urgences des hôpitaux, ouvertes 24/7, même quand ce ne sont pas des urgences véritables. C'est donc des 12-15h d'attente quand ce n'est pas urgent. Je n'ai aucune idée des prix des loyers en France (je sais qu'il y a une disparité entre les régions, et les villes d'une même région) (je me rappelle juste qu'il fallait déposer une caution de 1 à 3 mois lors de la signature d'un bail). Ai-je assez d'argent pour me payer toutes ces "charges" avant même de m'être retrouvé un travail et d'avoir touché ma première paie ? Est-ce que je vais vivre ce "choc" du retour ? Vais-je supporter d'entendre les Français tout critiquer alors que je trouve maintenant que les Québécois sont trop mous et ne se mobilisent pas assez ? Vais-je supporter d'avoir à être confronté à nouveau à l'administration publique française (Non monsieur, je ne peux pas procéder à l'étude de votre dossier car vous avez oublié le formulaire W5-87 et il manque l'annexe 6 dans le paragraphe 2 du formulaire T68) ? Est-ce que je vais supporter de savoir qu'un français sur 3 vote FN ? Est-ce que je vais supporter de "soutenir" l'économie française sous un président néo-libéral ? Du côté personnel, quand je fais le bilan, même si j'ai pu vivre mon homosexualité de façon nettement plus ouverte que dans ma famille, je n'ai pas réussi à m'épanouir de ce côté-là non plus. Comme je n'ai pas eu beaucoup de vécu en France il m'est difficile de faire une comparaison avec le Québec, mais disons que je trouve qu'ici, ça ressemble pas mal à la mentalité nord-américaine, à savoir du consommer/jeter. Si je trace le bilan de mes 25 ans au Québec, je dirais que j'ai vraiment tout fait pour m'intégrer, mais que j'ai ressenti rarement un retour positif. Je n'accuse personne, je constate. J'ai probablement une grosse part dans cet état de fait. J'ai profité de la nature (qui devrait me manquer), mais les paysages français me manquent aussi. Les Alpes, les volcans d'Auvergne, la Bretagne, la Cote d'Azur, les Pyrénées..... Vais-je être capable de transformer mon expérience québécoise en avantages concurrentiels auprès d'employeurs français, même à 51 ans, ou est-ce qu'ils vont me voir comme un pré-retraité ? Je ne suis pas attaché au matériel, donc de ce côté-là, je vais me délester probablement de tous mes biens acquis ici (par chance, je n'ai jamais acheter une maison) et je vais repartir à neuf avec encore moins, une fois arrivé en France. Je me rends compte que j'ai accumulé bien du stock inutile. Ce sera l'occasion de mettre en pratique physique ce "lâcher-prise" que je dois faire mentalement. J'ai bien lu vos témoignages sur vos retours plus ou moins réussis en France. Ceux pour qui cela a réussi, quels conseils me donneriez-vous ? Ceux pour qui cela a été difficile, quels écueils sont à éviter à tout prix ? Je sais bien que le vécu de chacun est différent, mais je lis des histoires de gens qui se sont installés au Québec et qui ont vécu des difficultés et je m'y reconnais souvent. Et je suis tout aussi convaincu que les Québécois qui vivent en France ne doivent pas la trouver drôle tous les jours non plus. On a une éducation, une culture, et il faut être très très souple mentalement pour arriver à s'intégrer de façon harmonieuse dans une nouvelle société. Désolé pour le probablement trop long témoignage.
  4. Voilà qu'il y a 11 ans, nous étions dans la dernière ligne droite pour notre déménagement au Québec. Nous étions arrivés avec notre résidence permanente en poche, nos 3 enfants, 5 valises, 5 vélos et 9 cantines et des étoiles plein les yeux. Nous avions rapidement trouvé du travail. Mon mari avait trouvé tout de suite dans sa branche, moi il m'a fallu 18 mois. 5 ans après notre arrivée nous sommes devenus citoyens canadiens, et nous étions encore dans nos certitudes. On a vécu de belles choses. On a pu tirer notre épingle du jeu. Mais cela ne fait pas tout. Si nos enfants se sont épanouis pendant leur vie ici, peu à peu leur regard s'est porté ailleurs. Notre grand qui n'a pas trop aimé son expérience au cégep a pu rapidement bifurquer vers un DEP dans lequel il s'est découvert une passion... mais pas de boulot. Il a décidé d'approfondir ses connaissances et de découvrir d'autres manières de travailler en allant faire un bac pro en France par alternance. Notre artiste de fille a eu l'opportunité de suive un cursus particulier en arts plastiques dès son entrée au secondaire et a poursuivi au cégep. Depuis toute jeune elle se destine à l'enseignement des arts-plastiques et est admise dans un programme très contingenté à Strasbourg. Son plan de carrière est déjà fait, c'est en France qu'elle veut enseigner. Notre plus jeune quant à lui se passionne depuis des années pour la boulangerie. Depuis son secondaire 3, il va bosser dans une boulangerie artisanale de notre petite ville. L'an passé, il avait économisé toutes ses paies pour se payer un billet d'avion et il est allé démarcher des patrons potentiels dans le but de faire son apprentissage... en France. Aussi, la vie apporte son lot de surprises et de facéties. Mais des fois, elle fait des blagues carrément pourries. Nous avons affronté beaucoup de deuils durant ses dernières années. Parfois l'un ou l'autre a pu dire au revoir à l'être aimé ou bien se rendre aux obsèques, parfois il a fallu vivre notre peine à l'autre bout du monde. Mais il est arrivé aussi de vivre en plus de la peine la culpabilité de ne pas pouvoir faire des choses simples, des choses qui se font dans ces circonstances et qui aident à vivre sa peine et adoucir celle de ceux qu'on aime. Je pense par exemple à ma petite soeur qui a perdu deux bébés coup sur coup en fin de grossesse. Et puis notre proche famille en France a été confrontée à des maladies graves. Et nous étions toujours dans l'impuissance. Et puis, il y a eu et il y a la maladie, ici. J'ai eu un cancer féminin il y a quelques années. Si au niveau des lésions j'ai eu de la chance, tout ce qui s'est passé autour a été un véritable cauchemar. Se faire dire "Madame, vous avez un cancer, il faut vous faire opérer au plus vite, mais trouvez-vous de quoi ailleurs" ça existe. Recevoir un tel diagnostique, ça fesse. Se retrouver en catastrophe avec son dossier médicale entre les bras et un "bonne chance" 10 minutes plus tard, c'est le double effet Kiss Cool. Il y a eu d'autres choses aussi tout autour de ça qui ont été très difficiles à vivre loin des siens. Je n'ai pas encore réussi à faire la paix avec les événements de cette période de ma vie. Mais ce n'est pas tout. Il y a 2 ans j'ai vécu un gros traumatisme. Je vis depuis en état stress post-traumatique, une dépression majeure et un TAG. Et au niveau de la prise en charge je suis tombée profondément dans la craque du divan ce qui fait que je me suis retrouvée avec un traitement prescrit en dépit du bon sens et tout ce que cela incombe. Le retour en France pour nous, le couple, est devenu une évidence il y a un an maintenant. La discussion n'a duré que 30 secondes et demi, comme lorsque nous avions décidé de lancer le projet Québec, d'ailleurs. Alors voilà, c'est fini. Cette fin de semaine nous remplissons notre container. Et début juillet commence un nouveau chapitre.
  5. Bonjour, je vous propose ma réflexion du jour : Comme ça a été écrit et réécrit années après années depuis que ce forum est forum, les trois grandes raisons qui font rentrer les Gaulois dans leur village, et ils sont un certain nombre à rentrer, sont : le climat la famille le mode de vie (qui pour un Français est un euphémisme de cuisine ) À celui qui veut/va partir, ces motifs paraissent idiots. "Tu as émigré au Canada et tu n'aimes pas le froid ?", "Tu es proche de ta famille et tu es parti sur un autre continent ?", "Tu aimes la grande cuisine et tu as choisi l'Amérique ?". C'est probablement pour cela qu'ils ne sont jamais sérieusement pris en considération avant le départ. Pourtant, à y réfléchir, ce sont les questions qui ont le plus de sens car seule l'expérience personnelle permet d'en mesurer l'impact. Il faut vivre l'hiver québécois, Noël sans sa famille, le rationnement de tel ou tel mets, pour pouvoir juger de l'importance que cela revêt. Pour certaines personnes il suffira d'une fois, pour d'autres ce sera une décennie avant que le manque ne se fasse sentir. La banalité apparente de ces trois facteurs fait toute la différence avec les autres prétextes qui pourraient justifier un retour. Trouver un meilleur emploi ou une meilleure école pour ses enfants, se faire de nouveaux amis, attendre aux urgences... On peut en faire l'expérience sans changer de pays. Pensez-y, irréductibles compatriotes qui préparez vos valises ou venez de les défaire, pour rester il vous faudra pas être trop frileux, être un peu égoïstes et supporter un pinard et un sauciflard plus coûteux.
  6. Bonjour bonjour! Alors voilà ça fait maintenant 3 ans et demi que je suis à Montréal et que j'étudie à Concordia et j'aurais besoin d'un traducteur certifié (de l'OTTIAQ, Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agrées du Québec, de préférence) pour traduire mes relevés de notes de l'anglais au français car Concordia n'est pas en mesure de le faire. Avez-vous quelqu'un à me suggérer? Merci et bonne journée!
  7. Macron aux expatriés, Revenez! La terre de conquête, c'est la France Emmanuel Macron a lancé mardi soir une opération séduction à l'égard des Français expatriés. Profitant de sa présence à New-York pour l'Assemblée générale de l'ONU, le chef de l'État a pris la parole devant plusieurs centaines d'émigrés. «Revenez, irriguez, l'esprit de conquête souffle à nouveau», a demandé Emmanuel Macron qui estime que «la terre de conquête, c'est la France». L'expatriation, surtout des jeunes, avait atteint des sommets lors du quinquennat de François Hollande. Une tendance qu'Emmanuel Macron veut inverser. Les commentaires des lecteurs est édifiants pour cet article http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2017/09/20/25002-20170920ARTFIG00045-macron-aux-expatries-revenez-la-terre-de-conquete-c-est-la-france.php
  8. Notre blogueuse FlyingHeart nous parle de ses réflexions sur le retour au pays d'origine. C'est en page d'accueil du site: https://www.immigrer.com/la-seule-fois-ou-jai-pense-quitter-le-quebec-en-13-ans/ Bonne lecture!
  9. « C’est plus facile de quitter le Canada pour s’installer dans un pays étranger que de revenir dans son pays. » Marie-Claude – qui préfère qu’on ne révèle pas son nom de famille pour pouvoir parler plus librement – a beaucoup bourlingué. Enseignante en anglais, elle a travaillé 12 ans à l’étranger, au Koweït, en Azerbaïdjan, en Russie et au Japon. Voilà maintenant quatre ans qu’elle est rentrée au Canada. Elle ne le regrette pas, mais entre les embêtements administratifs et le choc du retour, l’atterrissage n’a pas été facile. « La retraite, le prix de l’essence, la météo, le hockey, leur visite au Costco… Je trouvais que les gens avaient des sujets de conversation plutôt déprimants et qu’ils consommaient beaucoup pour des choses matérielles [leur maison, leur voiture] et qu’il leur en restait très peu pour les sorties culturelles ou les voyages. « Aussi, je trouvais que les gens n’en avaient que pour la famille et qu’ils étaient peu ouverts à rencontrer d’autres gens. J’étais étonnée de voir qu’ici, c’était métro-boulot-dodo et que les gens ne prenaient pas le temps d’aller prendre un verre après le travail, comme c’est beaucoup le cas à l’étranger. » Et c’est sans compter sur la difficulté à se réhabituer aux règlements ! « Ici, il y a des règlements partout et pour tout ! J’ai reçu beaucoup de contraventions de stationnement à mon retour ! » — Marie-Claude Tous ne vivent pas ce blues du retour. Certains, comme Marie-France Perreault, qui a notamment vécu trois ans en Suède, sont au contraire ravis de rentrer. « Certaines choses me manquent de la Suède, mais revenir à Montréal m’a fait le plus grand bien. On laisse toujours un peu de nous partout où on habite pour une période prolongée. Si je voulais revenir ici pour de bon, c’est précisément parce que je voulais m’enraciner et arrêter de bâtir des bouts de vie qui ne vont qu’être détruits quelques années après. » GUIDES POUR « IMPATRIÉS » N’empêche, ce coup de blues est si commun aux « impatriés » de retour au pays que le secrétariat d’État américain a rédigé tout un guide pour aider ses diplomates. « Vos proches ne seront pas aussi désireux de vous entendre parler de votre expérience à l’étranger que vous le serez de tout raconter, met en garde le secrétariat d’État. Et vous ne serez pas aussi désireux d’entendre parler de ce qui s’est passé en votre absence qu’ils ne le seront de vous le dire. » Vous vous ennuierez de votre vie d’« avant, du traitement royal qu’on vous réservait, de votre style de vie, du statut social que vous aviez acquis ». « Vous vous ennuierez de votre statut de célébrité que vous procurait le fait d’être un Américain à l’étranger. » — Extrait du guide du secrétariat d’État américain C’est vrai pour les travailleurs comme pour les étudiants qui partent longtemps à l’étranger. L’Université du Delaware le sait bien et a aussi préparé un petit guide à l’intention de ses ouailles. « Votre famille, et tout particulièrement vos parents, sera ravie de vous revoir et fière de votre parcours. Mais soyez patient avec vos amis, dont les réactions peuvent être plus négatives. Peut-être seront-ils vite agacés de vous entendre parler de voyage, peut-être se sentiront-ils même menacés de votre perspective plus cosmopolite. » Les personnes interviewées dans le cadre de ce reportage l’ont presque tous dit. Ils avaient envie de se raconter, mais très vite, on n’avait plus envie de les entendre, que ce soit par indifférence ou par jalousie. À l’étranger, ils avaient ce petit « je ne sais quoi » qui les faisait ressortir du lot. De retour chez eux, ils ne sont plus qu’une personne parmi tant d’autres. REMISES EN QUESTION « Ce n’est pas qu’ils sont égocentriques, c’est qu’ils sont en deuil, dit Marcel Bernier, psychologue. Comme une personne en deuil ou en peine d’amour, les personnes qui rentrent au pays ont un grand besoin de parler de ce qu’ils ont perdu, un peu pour le garder en eux encore un peu plus longtemps. » Marcel Bernier connaît bien ce choc du retour. Psychologue à l’Université Laval où les étudiants sont souvent appelés à faire un ou deux trimestres à l’étranger, il a été à même de documenter ce décalage entre les attentes au retour et la réalité. « Ce que j’entends le plus, au retour ici, c’est des remises en question. Les gens revisitent leur choix amoureux, leur choix de carrière, leur façon de vivre… » « Au retour ici, poursuit-il, surtout quand on est allé en Afrique ou en Amérique du Sud, la vie nous apparaît souvent monotone, trop portée sur la consommation. Cela nous frappe aussi de voir que l’on ne parle même pas à nos voisins quand on revient d’un pays où la vie communautaire est plus riche que dans nos grandes villes qui nous apparaissent plus impersonnelles. » « À l’étranger, même s’il était souhaitable que les gens s’intègrent surtout à la vie locale, les expatriés se retrouvent souvent entre eux et se construisent ensemble une vie sociale », dit Paul Wittes, directeur des services cliniques nationaux et internationaux chez Morneau Shepell, société de services-conseils en ressources humaines qui, entre autres choses, aident les entreprises et les employés à préparer leur atterrissage, lequel, confirme-t-il, est souvent difficile. « La vie dans le pays d’origine a continué sans eux, le monde a changé et l’expatrié qui revient, qui s’est senti spécial et privilégié pendant des années se sent maintenant incompris, et c’est le cas. Ceux qui ne se sont pas expatriés ne peuvent pas comprendre l’essence de cette vie-là. » http://plus.lapresse.ca/screens/d1caf459-89a5-4c4e-8360-a5efeea2530f|QYpsle5D6EOC.html
  10. Adieu été indien. Adieu paysages de carte postale. Place à la grisaille et au spleen automnal. Les feuilles se raccrochent désespérément à leur branche. Mais pour combien de temps encore? Elles finiront par manquer de chlorophylle et dépérir au pied des arbres. Ou elles se laisseront emporter par le vent. Épuisées. Comme tous ces immigrants qui finissent eux aussi par lâcher prise. C’est déprimant de voir autant de connaissances quitter les Cantons de l’Est. Mes amis liégeois Nous étions arrivés dans la région à la même période. Le courant est passé tout de suite. Lui: était venu pour un postdoctorat à l’université de Sherbrooke. Elle: a cumulé une job dans un callcenter et un quart de nuit dans un fastfood. Ce n’était pas à ça qu’elle aspirait en immigrant. Mais il fallait bien payer les factures. En septembre, ils sont partis poursuivre leur aventure sur Québec. En espérant y trouver mieux. Mes maudits français Au début c’était intéressant d’écouter leurs commentaires critiques. Puis c’était devenu tellement systématique et méchant que je me demandais ce qu’ils faisaient encore ici. Elle: recrutée aux Journées Québec. Lui: est sorti d’une grande école française, l’une des meilleures paraît-il. En fait, je n’en sais rien. Et beaucoup d’employeurs québécois non plus, apparemment. Ça l’a vexé pas mal. Une fois leur Résidence Permanente acquise, et après avoir râlé contre tous ces gens incapables de reconnaître la valeur de son prestigieux diplôme, il a convaincu sa blonde de déménager à Montréal. Revenir dans sa zone de confort. Travailler pour une grande entreprise bien française. Nos partenaires de tennis L’accès aux courts de tennis extérieurs est gratuit. A la belle saison, c’est excellente opportunité pour se maintenir en forme et de faire des rencontres. Elle: ex-architecte, s’occupait de sa garderie familiale. Lui: auditeur financier, avec un permis temporaire. Ils se voyaient s’installer ici, construire une fermette au milieu des bois, chasser l’orignal, etc. Et puis bardaf : l’entreprise l’a mis à pied. Tout a basculé. Cela fait présentement plusieurs mois qu’il peine à rebondir. Le bassin d’emplois est restreint en région. Grosse remise en question de leur projet d’immigration. Le Canada n’est peut-être pas l’Eldorado imaginé. Nos voisins boliviens Ils étaient arrivés au Canada sans parler un mot de français et avec presque rien. Présentement, ils ont l’une des plus jolies maisons du voisinage. Lui: a quitté la Bolivie il y plusieurs années. Depuis, il s’est fait une place à Sherbrooke. Elle: après plusieurs années a finalement trouvé une job à la hauteur de ses attentes. A 2 heures de route. Fatiguée de faire la navette, elle a fini par prendre un appartement en ville. Ça semblait plus pratique. Vraiment? Il paraît qu’un couple de nouveaux arrivants sur 2 finit par se séparer. Même avec la plus grande motivation, les motifs sont nombreux pour refaire ses valises,immigrer un peu plus loin ou rentrer dans son pays d’origine : insatisfaction professionnelle, choc culturel, éloignement familial, hiver trop long, difficultés financières, intégration difficile, chicanes de couple, déception globale…. Une idée noire qui tourne, tourne et tourne en rond dans un petit appartement peut vite faire remonter à la surface beaucoup de ressentiments. Une job stimulante et une rémunération confortable aident beaucoup à apprécier la qualité de vie au Canada. Clairement, l’épanouissement professionnel est l’une des meilleures clés pour réussir son immigration. Pourtant je vois beaucoup de personnes autour de moi qui ont mis leurs ambitions professionnelles entre parenthèses pour suivre leur conjoint(e). Elles se disent (ou se font dire) : tout est possible au Canada, quand on veut on peut, il suffit de, on s’adaptera, on cherchera sur place… Mais, et si on ne trouvait rien de satisfaisant? Comment être heureux dans son couple si on doit se contenter d’un poste d’agent d’accueil alors qu’on a été conseillère RH avec 10 années d’expériences hors Canada? Comment rester optimiste quand cela fait 3 ans qu’on est coincé dans une job de mécanicien au salaire minimum à Chicoutimi après avoir été ingénieur chez Airbus? Est-ce vraiment cela immigrer? Un mélange d’égoïsme et de sacrifice naïf? Pour un couple qui réussit son pari, combien souffrent en silence? Ce n’est pas évident d’immigrer en famille. La barre est placée très haut. Pendant ce temps, le vent continue d’arracher les feuilles jaunies. Et ces amitiés auxquelles je m’étais habitué.
  11. Bonjour à tous, J'ai eu la résidence permanente et j'ai prévu d'aller la valider le mois prochain. Néanmoins je ne reste qu'une semaine à Montréal et retourne en France (ma venue définitive n'est pas programmée avant l'année prochaine). J'aimerais savoir 2 choses : - quels types de documents dois-je apporter avec moi (mis à part mon passeport et ma validation RP); - comment cela se passe quand on a pas d'adresse au Canada pour la réception de la carte de RP. Merci d'avance pour vos réponses.
  12. Revenir en France après la vie à l’étranger : la galère silencieuse des expatriés français Comment revenir du Canada a bouleversé ma vie Cet article est extrait d’un kit presse réalisé pour la sortie du Guide du retour en France 2016, livre que j’ai mis deux ans à écrire depuis mon retour. Il résume l’histoire du livre et du projet qui l’accompagne :) Je m’appelle Anne-Laure et j’ai 31 ans. Entre l’âge de 23 et 30 ans, je suis partie trois fois vivre à l’étranger pour les études, l’aventure et le travail, d’abord au Canada, en Nouvelle-Zélande, puis au Canada de nouveau. En 2014, je suis revenue plus durablement en France. Comme pour tout le monde, mon expérience à l’étranger a eu des hauts et des bas. J’y ai vécu de merveilleuses aventures, j’ai exercé plusieurs emplois inaccessibles en France, avec les responsabilités et le salaire qui vont avec. Je me suis amusée, j’ai voyagé, j’ai rencontré beaucoup de monde, mais j’ai aussi bossé dur et connu la solitude. Parfois aussi, l’éloignement et le niveau d’exigence professionnel ont été difficiles à gérer, de même que la vie de couple, la distance, les voyages en décalé… “ Je ne m’attendais vraiment pas à ce que le retour en France soit la plus grande épreuve de toute mon expatriation. Je pensais que j’avais fait le plus dur ! ” De toutes les épreuves de ces dernières années, le retour a été de loin la plus difficile. Je suis revenue pour me rapprocher de ma famille et parce que j’avais épuisé l’ensemble des solutions temporaires pour rester au Canada. C’était donc un retour un peu précipité, mais tout de même choisi, après sept ans de vie à l’étranger. Et pourtant ! Dépression pendant six mois, crise identitaire, émotionnelle et professionnelle totale… Cette épreuve du retour m’a profondément marquée. Deux ans après, je n’en suis pas encore complètement sortie. Le processus de deuil après un retour d’expatriation est long et compliqué, surtout quand on a construit toute son identité de jeune adulte à l’étranger. Dépression et perte de repères : des symptômes courants du retour d’expatriation Je pensais être la seule dans ce cas, mais en partageant mon histoire sur mon blog, je me suis rendue compte que c’était un vrai problème de société. J’ai ouvert la boîte de Pandore avec un article sur le choc culturel inversé, publié en 2014, qui est devenu viral en quelques semaines. “Le retour est bien plus qu’un sujet administratif, mais il est malheureusement trop souvent réduit à cela” Un bilan deux ans et demi après mon retour : il me reste encore du chemin à parcourir Aujourd’hui, je me sens encore en décalage. J’ai du mal à me réinvestir dans des activités quotidiennes “normales” en France (comme se rendre au sport ou sortir avec des amis) et je travaille encore sur la gestion de mon stress. Je me fais aider par une coach américaine pour tenter de concilier mes deux appartenances culturelles parfois incompatibles. Les identités multiples sont difficiles à cerner et à expliquer aux autres. Elles génèrent une contradiction dans les valeurs et les manières d’être : cela rend tout plus difficile, car on ne peut plus être vraiment spontané. Chaque interaction humaine demande une réflexion, une reformulation des idées dans sa tête avant de parler, sous peine de “parler bizarrement”, d’être renvoyé à une différence qui isole et peut être douloureuse. Ce qui me parait logique ou “normal” ne l’est pas forcément pour les autres, et inversement. C’est encore une frustration pour moi, mais avec le temps et le soutien de ma famille les choses se remettent en place. Je suis très heureuse d’être revenue en France pour construire une nouvelle vie. “Aujourd’hui, mes bases identitaires sont encore beaucoup trop fragiles. Je n’aurais pas la force de m’expatrier à nouveau et de m’adapter encore à une nouvelle culture”. source: Medium
  13. Bonjour Je suis venu au Quebec avec un statut de résident permanent accompagné de ma femme et de mes deux enfants au moi d'avril 2014 , au bout de 15 jour j'ai trouvé un travail dans mon domaine .J'ai travaillé jusque au mois d’août 2014 puis un événement familiale survenu dans mon pays d’origine nous a fait rentrer au pays . Ma petite expérience québécoise a été gratifiante à plus d'un titre pour moi et ma femme et mes enfants ont beaucoup aimé Montréal . Nous aimerions retourné au Quebec . Nous sommes les quatre titulaires de cartes de résidents permanent du Canada . Je souhaiterai savoir si c'est possible de le faire après une absence du sol canadien de plus de 18 mois et si oui , quelles seraient les démarches à faire avant notre retour . Merci d'avance pour vos réponses .
  14. Bonjour, Bien souvent on lit les témoignages d'immigrants qui reviennent au bercail, parfois déçu, frustré, parfois par choix après un temps passé dans la nouvelle terre d'accueil. Mais y a t'il des gens qui ont changé d'avis juste après avoir eu leur RP, et ne sont pas parti? Je me pose souvent la question vu les délais de traitement qui sont quand même très long pour certains pays. Apres 4-5 ans d'attente, parfois juste pour le CSQ, c'est sur que pas mal de chose change. A moins d’être resté statique a attendre le fameux sésame (j'ai connu de ces cas), on vit, on bouge et on continue d'avancer. C’était plus simple de bouger parce que carrière a peine entamer, donc on ne perd pas grand chose, ou on était célibataire mais il faut maintenant penser avec un partenaire, ou encore il y a de meilleures opportunités chez soi ou ailleurs, rendant le projet Qc caduque. Si je me prends comme exemple, entre le dépôt de ma demande et la réception de mes papiers, j'ai eu le temps de faire un Master, changer de continent, de revenir revenue chez moi ou je réalise qu'il y a pas mal de bonnes opportunités pour qui sait s'y prendre et je repars bientôt la encore. Par contre j'ai un ami qui a étudié a Montréal, ces papiers ont pris tellement de temps que finalement il a choisi de laisser tomber. Mon frère était près a faire pareil et n’était disposé à payer aucun autre frais, donc sa RP a été a la minute moins une. Il est lui aussi au Canada. Qu'est ce qui pousse a partir quand même 3-4-5 ans après? Ou a rester? Tenter l'aventure parce que c’était le plan initial? Parce qu'on croit quand même que l'herbe est plus verte? Parce que l'investissement en temps et argent ne doit pas se perdre? Cela ne vaut plus la peine? Vos témoignages?
  15. Ayant lu régulièrement les témoignages sur Immigrer.com au fil des ans pour y trouver de linformation ou simplement un sentiment dexpérience partagée, je laisse à mon tour le mien Quand je parle de mon expérience québécoise autour de moi, je rappelle que cest une expérience individuelle, bâtie sur une histoire personnelle, des rencontres et des hasards et quil serait donc malvenu de généraliser. Ami lecteur, garde cela à lesprit ! Toulousaine dadoption et coincée dans le chômage, jai décidé de donner un petit coup de pouce à ma carrière (milieu des bibliothèques) il y a 12 ans de ça en reprenant mes études professionnelles pour acquérir un profil ultra spécialisé. Cela ma menée au Québec, que jimaginais naïvement bilingue après avoir fait un stage à Ottawa, et que je pensais utiliser comme tremplin vers une formation aux États-Unis (ma vraie destination). Pour des raisons déquivalences professionnelles et de diplômes qui nexistaient pas à lépoque dans mon secteur entre le France et le Québec, jai dû refaire un second cycle universitaire au complet ce qui a épuisé et mon temps et mes économies : mon projet américain a tourné court. Mais la chance ma souri car des opportunités demploi dans mon domaine et ma spécialité se sont présentées sur un plateau à Montréal et à partir de là ma carrière a fait un joli bond en avant. Jai également eu lopportunité de commencer à enseigner à luniversité (autre profession qui me passionne) et de me lancer dans un doctorat. Jamais je naurai imaginé pouvoir faire tout ça lorsque jai quitté la France et je ne pense pas que jaurais eu autant douvertures là-bas pour réaliser tout ce que jai accompli depuis sur le plan professionnel. De ce point de vue, mon bilan québécois est tout à fait positif car il a clairement majoré ma trajectoire professionnelle. Cependant, parallèlement à tout ce que je vivais de stimulant dans mes projets professionnels, denseignement et de recherche, sur le plan culturel et relationnel, les choses ne sont malheureusement pas allées aussi bien. Dans mon milieu de travail dabord et je parle uniquement du secteur de spécialité qui est le mien au sein du domaine bien plus vaste quest celui des bibliothèques ma nationalité française, ma jeunesse combinée à une ascension rapide, le fait également que je sois une femme, ont cristallisé beaucoup dagressivité. Jai appris le terme et la définition de « harcèlement au travail » dans le bureau dune psychologue que jétais allée consulter chez mon premier employeur, ne sachant plus comment me sortir dun climat de travail hostile et que je ne comprenais pas. La psychologue ma incitée à aller parler à ma hiérarchie immédiatement, hiérarchie qui na finalement rien fait à part mencourager à « garder mon beau sourire » car mon contrat sachevait (et la directrice à laquelle jétais allée parler démissionnait quelques jours plus tard ai-je appris par la suite). Chez mon employeur suivant, manque de chance je me suis trouvée obtenir un poste convoité par une déléguée syndicale (qui navait pas les qualifications pour le poste) et avant même mon arrivée plusieurs délégués de mon propre syndicat ont commencé à me faire la guerre. Cela a été plusieurs années extrêmement pénibles dintimidation, de sabotage de mon travail, de diffamation et disolement. Pour la petite histoire, lun des délégués est allé jusquà appeler Immigration Canada pour tenter de faire ouvrir une enquête sur moi au prétexte de fausses déclarations faites dans ma demande de permis de travail. Sa tentative pour me faire perdre mon permis de travail et de séjour a heureusement échoué mais ça donne une bonne idée du caractère « no limit » de leurs actions. Lorsque jai obtenu un poste de cadre, lhostilité sest encore accentuée moi et ma direction pensions que ça irait mieux puisque je ne serais plus syndiquée, quelle bêtise ! et jai fini par faire une dépression majeure qui a duré plus dun an. Après une tentative de retour à mon poste, jai décidé de démissionner et de quitter le Québec où je ne voyais aucun autre poste intéressant et où je navais plus envie de faire partie dun milieu que sa petitesse avait rendu exagérément territorialiste et vindicatif. Je tiens à souligner que par ailleurs tous mes collègues bibliothécaires nappartenant pas à ce petit milieu spécialisé et nétant pas amis avec des délégués voulant voir une des leurs à ma place étaient tous absolument adorables (ou invisibles car se cachant pour ne pas être mêlés à tout ça). Ma démission a aussi été un grand choc pour léquipe des cadres et mon histoire et limpuissance à y remédier a été très mal vécue par beaucoup. Donc comme je le disais au début, mon histoire est le fruit de rencontres mauvaises en loccurrence et ne doit pas être généralisée. Ce qui se détache néanmoins est que ma nationalité française a à chaque fois servi de levier pour justifier les actions de harcèlement auprès des personnes que les meneurs voulaient rallier à leur cause. Et que ça a toujours très bien marché. La décision pour moi de quitter le Québec suite à la décision de quitter ce poste que jadorais a été immédiate car ma vie professionnelle était ce qui me nourrissait en lieu et place de tout ce qui me manquait au Québec. Dune part le fait que la culture québécoise était assez restreinte (je parle en terme doffre dans les musées etc., je ne veux pas dire que la culture québécoise est restreinte !) comparé à leffervescence et la richesse culturelle européenne était pour moi une frustration car je suis une grosse consommatrice de culture. Dautre part sur le plan relationnel, le fonctionnement québécois tel que je lai expérimenté depuis plus de 10 ans, ne correspondait pas à mes valeurs et ma personnalité. Que ce soit dans le travail, dans les rapports amicaux ou dans les relations sentimentales, jai été rapidement confrontée à ce que je décrirais comme un décalage entre le discours et le sentiment. Cest-à-dire que dans le rapport verbal, les québécois que jai rencontrés sont très facilement dans un registre affectif (grande cordialité, expression amicale ou amoureuse facile) mais quen même temps, dans les faits, ils restent très distants et les rapports restent superficiels et souvent sans suite. Par exemple, après que jai quitté mes différents emplois, malgré de grandes démonstrations damitié et de tristesse (allant jusquaux pleurs !), pratiquement personne na cherché à me contacter par la suite pour avoir des nouvelles, prendre un verre ou autre. Alors que je suis toujours amie malgré le temps et la distance avec la majorité des collègues que jai laissés en France. Idem pour les relations amoureuses : les hommes québécois que jai rencontrés tiennent un discours qui donne limpression quils veulent sengager dans une relation de couple (présentation aux amis, à la famille, projets dinstallation ensemble, etc.) alors que pas du tout. Il ny a pas cette clarté que je retrouve chez les européens : que l'on soit en couple ou juste amants (avec toutes les nuances possibles entre les deux !...), c'est clairement exprimé. Ce flou artistique se retrouve aussi dans les situations difficiles où il faudrait justement parler de choses qui fâchent ou qui blessent (licenciement, rupture amoureuse, etc.) : la plupart du temps jai constaté que les québécois ont tendance à ne pas dire les choses ou carrément à fuir, à lévidence pour éviter toute situation conflictuelle. Par exemple si vous demandez des nouvelles du renouvellement de contrat qui vous a été confirmé verbalement quelques jours plus tôt et que lon vous répond par courriel quil ny a pas encore de nouveau à ce sujet mais quon vous souhaite la meilleure des chances dans vos projets futurs, cela signifie que vous navez plus de contrat et que vous devez trouver fissa un autre boulot Petit exemple vécu Ma personnalité « cartes sur tables » et mes valeurs saccommodent assez mal de ce fonctionnement très courant au Québec et cest ce qui a certainement empêché que je développe un attachement à la culture québécoise. Cela dit, il y a plusieurs aspects que j'apprécie particulièrement dans cette culture. D'abord le côté positif pour les femmes : on nest JAMAIS embêtées dans la rue ! Le féminisme québécois a eu du bon même sil a en même temps fait des ravages (pas mal dhommes sont un peu voire beaucoup effrayés par les femmes). Et le côté positif pour les « minorités visibles » (dont je fais partie, étant métisse) : on nest JAMAIS insulté dans la rue ! La xénophobie et le racisme sont tout aussi présents que dans nimporte quel pays mais cela sexprime de manière plus subtile. Et il y a aussi lexception culturelle québécoise marquée par le versant positif du multiculturalisme : chez certains québécois un réel enthousiasme vis-à-vis des immigrants et un amour fou de la France et des français. En rentrant en France je vais donc perdre cette facilité à évoluer et à vire-volter professionnellement, je vais gagner des salaires moins élevés, vivre dans des logements peut-être plus petits et la rue va redevenir un territoire dinsécurité. Mais je vais avoir plus de chances dexercer ma spécialité qui est aussi ma passion, je vais voir grandir ma nièce, je vais pouvoir retrouver lenvironnement culturel qui ma manqué, retrouver mes amis et la spontanéité des échanges avec eux et jaurai peut-être la chance de rencontrer un amoureux français avec les mêmes valeurs que les miennes Une petite note finale adressée à ceux qui sinquiètent de lamitié avec les québécois : je laisserai derrière moi quelques bons amis québécois, en avoir est un coup de chance, mais cest possible ! Et ce sont de merveilleux amis ! Voilà, c'était le bilan rapide de mes presque 11 ans de vie à Montréal. Je rentre en France à la mi-juin et je me sens libérée après des années à espérer ce retour !
  16. Manuel Valls ne veut pas faire de l'expatriation une fatalité. Selon un décret paru mardi 25 novembre au Journal officiel, le Premier ministre a chargé Hélène Conway-Mouret, ex-ministre des Français de l'étranger, d'un rapport visant à faciliter les conditions du retour en France des expatriés. Selon les estimations officielles, ces derniers seraient aujourd'hui plus de 2 millions. Le rapport devra être rendu avant le 1er mai 2015. La sénatrice socialiste se voit confier une "mission de diagnostic et de proposition"sur les difficultés que peuvent rencontrer les Français lors de leur retour au pays. "Il est de l'intérêt de la France d'encourager ces expériences (d'expatriation), mais aussi de veiller aux conditions du retour de nos compatriotes", souligne Manuel Valls. Or, "la question du retour de ces Français n'a jamais été véritablement traitée", estime le Premier ministre, évoquant une rentrée qui "peut se révéler difficile face à la multiplicité des démarches à entreprendre : réinstallation, logement, inscription scolaire, accès aux prestations sociales, information sur la fiscalité, sur la retraite, etc." En 10 ans, le nombre d'expatriés a augmenté de 35% Selon le rapport parlementaire de Luc Chatel (UMP) et Yann Galut (PS) sur "l'exil des forces vives de France", au 31 décembre 2013, 1 642 953 Français étaient inscrits au registre des Français établis hors de France. Soit environ 32 000 de plus que fin 2012 et 420 000 de plus que dix ans auparavant, soit une hausse de près de 35%. Environ la moitié d'entre eux vivent en Europe, 15% en Afrique, 19% en Amérique (dont 13% en Amérique du Nord), 8,4% au Proche et Moyen-Orient, 7,6% en Asie-Océanie. Par pays, la Suisse devance les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Mais les auteurs estiment qu'en raison des lacunes des données consulaires, le nombre de Français à l'étranger dépasse les 2 millions. http://www.francetvinfo.fr/politique/manuel-valls-veut-faciliter-le-retour-des-francais-de-l-etranger_754035.html
  17. A l'aéroport, cela s'est passé sans complication. Je passe la douane qui me redirige vers l'agent d'immigration. Comme je suis arrivée un dimanche il n'y avait qu'un seul agent mais nous n’étions pas très nombreux non plus. Elle a pris mes papiers, tout rentré dans le système, m'a donné un paquet de bienvenue et a pris la peine de répondre a mes doutes. Puis j'ai été redirigé au bureau du MIDI. J'ai eu là le livre Apprendre le Quebec et les numéros pour les premières démarches. Une chose que je n'ai pas trop compris c'est que l'agent de la douane me dit que les 2/5 ans pour conserver la RP se compte partir de la date de renouvellement. Ex: si je renouvelle en 2019, on prendra en compte la période 2014-2019. Mais si je demande le renouvellement en 2023, les cinq ans pris en compte seront 2018-2023. Mes 4 ans avant ça n'auront pas compté! Si quelqu'un peut commenter... Vivement la citoyenneté! On est venu me chercher a l’aéroport et après déjeuner nous sommes parti directement sur Quebec. Je ne sais pas trop a quoi ressemble le paysage car j'ai dormi sur pratiquement toute la route. La prochaine fois je prendrai un vol direct ou je compterai plus de jours dans mon escale. Je suis passé via Miami et j'ai pu voir la famille vite fait. Mais c'est pratiquement deux jours de voyage et c’était fatiguant. Au Quebec... Le froid n' est pas si terrible que ça, bien que tout le monde n’arrête pas de dire que maintenant il ne fait pas froid (parce que -1 c' est tellement chaud ) On verra bien quand -30 arrivera si je ne dechanterai pas Mon compte DesJardins est ouvert et j'ai ma carte de débit. Mais pas de NAS, pas d' emploi donc pas de carte de crédit. Il n' offre plus l'option de bloquer une somme de garantie. Bon tant pis. Je n'ai toujours pas de NAS. Je passe a Service Canada, bureau #1. Une erreur dans mon prénom a ce qu'il parait dans le système ça ne passe pas. On me demande d'appeler le CIC et de revenir mercredi. Le CIC dit tout est bon. Je passe a un autre bureau de Service Canada mercredi donc. Même histoire. Du coup, la dame me fait une demande papier, marquant URGENT et TRAVAIL, histoire d’accélérer le processus. La théorie dit dans 10 jours ouvrables dans ma boite au lettre. A voir... Je passe a Virgin pour un téléphone; un simple SIM a la carte histoire d' être joignable pour le mois. Il propose un forfait a 27$, fait 20 ans au téléphone pour confirmer je ne sais pas quoi, me demande de repasser a 20h. J'arrive a 21h. Repassez le lendemain. Bon c'est de ma faute. Le lendemain, pas de NAS donc pas de forfait. On finit par aboutir avec une SIM de 5$. Bien sur le vendeur n' a pas de carte de recharge disponible. On essaie en ligne. J'ai bien un numéro mais il faut 3 jours d' ancienneté avant de pouvoir inscrire une carte de crédit pour recharger. Je perds patience et reste sans minutes. Sur recommandation de mon frère je passe a la RBC. Pas de NAS (quelle chanson! ) mais j'ai la CRP, mon passeport et mon permis de conduire. Un paquet de photocopie plus tard, on me rappellera après vérification . Entre temps je passe a Best Buy pour une carte de recharge. Me voila de retour au 21eme siècle. Mais bon sans data. Mais j' ai un numéro. La banque me rappelle. Tout est bon, vous pouvez passer ouvrir un compte a zéro, avec carte de crédit a l' appui. C'est le paquet pour nouveau immigrant. Bienvenue au Quebec! Apparemment cette année RBC se focalise sur les nouveaux arrivés pour mieux les encadrer dans un système bancaire qu'ils ne connaissent pas nécessairement. Donc aujourd'hui nous passons une bonne heure a discuter compte, épargne et sous. J'ai une carte temporaire et je devrais recevoir carte de débit et de crédit par la poste dans quelques jours. Alors ma théorie pour laquelle j'insiste a avoir une carte de crédit alors même que je ne serais pas sur place dans l’année si ça peut aider quelqu'un. Ici on ne peut pas respirer correctement sans un bon crédit. Et pour bâtir un historique de crédit il faut dépenser et payer a l'heure. Donc ma carte servira a payer une facture quelconque chez mon frère et d' ici un an, j'aurai déjà un petit quelque chose écrit sur mon historique. (L'autre option c’était de payer un forfait de portable avec mais je ne l'ai toujours pas ce forfait.) Le système de santé ne doit pas être si pire J'ai consulté un optométriste et ca c'est passé assez vite. N'ayant pas d'assurance la facture était a ma charge mais c'est a peu pres ce que j'aurai payé en Rep.Dominicaine donc je ne me plains pas trop. Je n'ai pas contacté la RamQ au fait vu que je pars bientôt. Ce sera pour mon retour. Mes impressions. J'aime bien la ville et je me vois bien faire une vie la. Je ne sens pas le coté copy/paste des quartiers des USA et j'adore le style des édifices. Je suis passé au Vieux Quebec un soir. C'est trop beau. Cela me rappelle un peu l'Europe du nord genre Belgique, Allemagne. (Qui me confirme ou me detrompe?) En tout cas j'aime. Je ne comprends pas nécessairement tout le monde. Certains accents sont tellement fort que c'est du chinois! Mais les gens sont super gentils. Une fois je ne savais pas trop quel était mon arrêt pour le bus. Un passager m'a cherché ma rue sur google et a indiqué au chauffeur laquelle c’était. La référence connue était un commerce, le Tigre Géant et non pas le nom de la rue ou le numéro de l’arrêt! Le transport n'est pas top. Pas de métro et une heure de bus de mon quartier vers St Foy ou la U de Laval Il faut obligatoirement une voiture ici. Et je comprends mieux maintenant pourquoi on se plaint des niches de poule mais je viens d'Haiti donc je me tais. Ma colloque parait assez découragé du Quebec. Trop de taxe, trop de paperasse, lenteur administrative. Elle était au New Brunswick avant mais a déménagé faute de travail. A la moindre opportunité elle retourne au NB ou vers Toronto. Du coup ca fait naitre un petit doute . Mais bon, l’expérience est personnelle donc un jours a la fois. Et voila! Pour l'instant c'est tout. Quelques lignes pour conclure près de 4 ans d'attente. Un nouveau chapitre, de nouvelles opportunités. Je suis soulagée d’être sorti de ce stress et je souhaite bon courage et patience a ceux qui attendent encore. pour les membres de ce forum. Vous avez été d'une grande aide, (et même les sujets qui partaient en queue de poisson étaient appréciés. )
  18. Bonjour à tous, Le 1er février 2014 nous sommes arrivés au Nouveau Brunswick en tant que résidents permanents. L'hiver a été long et le printemps est arrivé en mai... Malgré cela l'hiver ne nous a pas ennuyés, au contraire, moi frileuse, j'ai été agréablement surprise de ne pas avoir froid ! Mais là n'est pas notre souci... l'emploi... Mon mari et moi avions prospecté, fait plusieurs voyages exploratoires et nous avions choisi une région en Péninsule Acadienne pour nous établir. Une personne de la commune nous avais vanté la région ainsi que les possibilités multiples d'emploi. Malheureusement, avec le long hiver, nos débuts de recherche furent vaines. Après 6 mois, toujours rien qui arrivait à l'horizon. Vivre sur ses économies durant tout ce temps, ce n'est pas évident, on les voit fondre comme neige au soleil... et sans rentrées, on se posait beaucoup de questions quant à notre place au Canada. Ensuite vient une proposition d'emploi à Québec. Entrevues concluantes, j'ai le job. Mais Québec, par rapport au Nouveau Brunswick... nous nous sommes sentis trop acculés par la circulation, la vie trépidante de Québec et cela nous avait fait peur. Du coup, nous avons réfléchi et décidé de rentrer en Belgique, car nous pensions y retrouver nos marques (nous avions encore notre travail car avions pris une pause-carrière) Mais depuis notre retour, le 1er aout, le canada nous manque énormément. Nos amis, le style de vie, les grands espaces... Nous pensons énormément à retourner mais ne voulons pas faire d'erreur. Peut-être même serions nous prêts à aller à Québec. Mais où exactement?? Quel arrondissement nous permettrait de garder le style de vie que nous recherchons tant: la quiétude, les grands espaces, un beau terrain, tout en étant pas trop loin des infrastructures et magasins. Nous cherchons à faire un comparatif exhaustif entre Québec et la Belgique et éventuellement avec Moncton au Nouveau Brunswick (qui est plus principalement anglophone) Si vous avez des expériences à partager, des informations, nous sommes preneurs. Notre corps est en Belgique, mais notre cœur est au Canada.
  19. Bonjour, Je rentre en France en avril 2015 et cède donc mon bail, un 3 et demi dans la Petite-Italie (Montréal). Je vends la totalité de mes biens (meubles, électros, lit, ustensiles de cuisine, TV, tout tout tout). J'offre donc la possibilité aux futurs occupants de louer un appartement ''clé en main'' et de garder tous les meubles etc. Est-ce que c'est quelque chose qui pourrait vous intéresser? Est-ce que vous l'avez déjà fait et avez trouvé preneur assez raidement? Merci, Élodie
  20. Bonjour, Je voulais partager l'info Message de la modération Les publicités personnelles vers des sites concurrents sont interdites
  21. Bonjour à tous, Ca fait je crois une éternité que je n'étais pas revenu sur ce forum, mais j'aurais besoin de vos lumières, une fois encore! Ici le débat va juste être d'ordre légal, sur ce qui se fait et ce qu'il n'est pas possible de faire au niveau de la résidence permanente, sans rentrer dans les considérations qui font parfois débat sur les raison d'immigrer ou de rentrer dans son pays d'origine. J'ai obtenu la Résidence permanente le 28 Mars 2013. Je suis resté Jusqu'au 26 Septembre 2013 sur le territoire Canadien, avec une pause d'environ 15 jours (5 Juillet 2013 au 19 Juillet). Ce qui fait 182 jours moins 14, qui en font donc 168 pour l'instant, sur la période 28 mars 2013 - 27 Mars 2018 (Les 5 ans de validité de ma carte de résident permanent). Afin de compléter les 562 jours restant, d'ici à ce 27 mars 2018, il me faudrait repartir, pour être large début 2016, aux alentours de Février/Mars, afin d'avoir un peu de battement pour d'éventuels voyages en France. Je voulais avoir votre avis, savoir si je me trompe complètement dans mes calculs ou non? J'en profite également pour savoir si d'autres formalités sont nécéssaires avant d'envisager un tel retour? Je vous remercie beaucoup pour votre expertise et vous souhaite à tous une très bonne journée!
  22. Bonjour, Après 4 formidables années passées au Québec (Montréal puis Québec maintenant), nous allons rentrer en France fin décembre. Les raisons de ce retour feront peut-être l'objet d'un prochain post, pourquoi pas? C'est donc une bonne opportunité pour des nouveaux arrivants de faire des bonnes affaires car nous liquidons tout!! Entre autres: un Jeep Patriot 2007 parfaitement entretenu (factures à l'appui, révision complète faite hier), moins de 100,000kms, pneus hiver montés et pneus été fournis, une belle maison spacieuse à louer à Cap-Rouge sur le bord du fleuve près des commerces, ponts et autoroutes, idéale pour une famille, loyer très correct et très économique en hydro, tout le mobilier (lits, canapés, luminaires, meubles, ...) et les électros, des affaires de bébé (0 à 1 an), et encore pleins de bonnes affaires!! Contactez moi en message privé pour plus d'infos!
  23. Hello La communaute Finalement, apres plusieurs nuits blanches de reflexion, nous avons decide de venir au Canada ce weekend, valider notre RP, faire la NAS et retourner chez nous apres 2 semaines. Nous reviendrons s'installer definitivement s'installer en juin 2015. Nous n'avons pas pu nous decider a nous installer definitivement en octobre pour plusieurs raisons: - Mon fils avait deja commence les cours ici - L'hiver etait tres proche. Nous sortons d'un pays ou 20 degres est un extreme froid... Nous nous sommes dit qu'il fallait mieux aller a Montreal valider la RP, avoir les NAS car nos visas expirent en mars 2015 et revenir en Juin et mieux se preparer. Je souhaiterais durant mon sejour: - rencontrer des investisseurs, entrepreuneurs - Participer a des foires et salons - Participer a des seminaires et conferences - etc... Est ce que vous avez de bonnes adresses pour moi? Merci beaucoup Un Immigrant 2.0 en voie d'entrer dans la MATRIX
  24. Bonjour, Je prépare actuellement un déménagement en Suisse après 12 ans de résidence au Québec. Ayant accumulé pas mal de trucs depuis le temps que je vis à Montréal, je me renseigne actuellement au sujet des compagnies de déménagement internationales qui desservent Montréal et l'Europe. Connaissez-vous des noms de compagnies de déménagement internationales que je pourraient contacter pour mon déménagement ? Merci d'avance! Marie
  25. Bonjour je me pose une question … Je suis au québec depuis 4 ans (d'origine Francaise) bientôt et je rentre (vacances) en france une a deux fois par année , je vais y être 1 mois et demi durant cet été , j,aimerai savoir si je dois me procurer une assurance voyage , ça peut paraitre bête comme question mais quelqu'un de la CPAM m'a dit que de plus en plus la France luttait contre ça et que je ne serai pas couvert donc .. Pouvez vous m'éclaircir un peu svp ? Merci beaucoup
×
×
  • Create New...

Important Information

En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt, de réaliser des statistiques de visites et de vous permettre de partager des informations sur les réseaux sociaux. Terms of Use Privacy Policy Guidelines