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lion 01

Réalité ou mensonge - Le Québec et le Canada recrutent

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On entend de plus en plus en France comme au Maghreb des témoignages de gens qui ont immigré au Québec ou au Canada et en sont revenus dépités.

Il y a certes du vrai dans les commentaires de ceux qui disent que les immigrants déçus du Québec n'avaient qu'à «faire leurs devoirs» et qu'on n’immigre pas avec femmes et enfants en abandonnant une situation professionnelle enviée et une vie confortable pour débarquer à l'aéroport de Montréal la fleur au fusil.

D’un autre coté, on entend plutôt rarement (ou presque jamais) des commentaires désillusionnés de ceux qui ont immigré aux États-Unis ou en Australie et sont rentrés au bercail.

Pourquoi?

Simplement parce que ceux qui y sont allés y sont toujours. Ils ont préparé leur immigration et y sont partis avec la volonté d'y réussir et d’améliorer leur sort ou de vivre leur rêve! Ça a été leur choix, ils ont voulu le faire et personne n'est allé les chercher!

Vendre le concept d'immigration

Or, le Canada et le Québec recrutent à outrance! Vous ne verrez jamais de séances d'informations et d’affiches publicitaires pour immigrer aux États-Unis ou en Australie voire même en Europe. Pas de publicité, pas d'incitatifs, pas de trompe-l'oeil.

Les immigrants volontaires en général savent qu’aux États-Unis ou en Australie, ce sera difficile et qu'ils auront à en suer un coup, que rien ne leur sera dû et que le tapis rouge sera réservé aux seules sommités. Pour l’Europe, pareil! Les immigrants (clandestins) qui y arrivent savent qu'on ne les attend pas; ils n'ont pas été sélectionnés!

Par contre, le Québec comme le Canada vont chercher des gens qui n'ont pas forcément envie d'immigrer; on leur vend le concept comme on vendrait un frigidaire à des esquimaux: avec des argumentaires de vente, des photos en couleurs des Rocheuses et des listes de «métiers en demande» alors que ces derniers sont protégés par d’hermétiques Boys Clubs (les Ordres et les syndicats).

Des fonctionnaires d’État sont même intarissables en balivernes pour lever les derniers doutes:

  • Le «social» est pareil qu'en Europe! (Foutaise! Cela n'a rien à voir. Le Québec voudrait bien le copier, mais n'en a pas les moyens financiers);

  • La santé est gratuite (oui, mais son accessibilité la rend presque invisible);

  • Les allocations familiales aident les familles (oui, mais vu les montants, c’est encore mieux quand on n'a pas d'enfants);

  • Le chômage est un bon filet contre la précarité de l’emploi (40% des cotisants en bénéficient, les autres se lamentent);

  • La retraite française est reconnue au Québec (la retraite québécoise est une aumône, la retraite canadienne est perçue à 100% après 30 ans de vie au Canada – l'accord de réciprocité compte les années passées au Québec, mais exclut les montants versés qui sont perdus);

  • L'éducation est gratuite (sauf que pour avoir la qualité de l’école publique européenne, faut aller ici dans le secteur privé qui reste réservé aux plus nantis);

  • Les impôts sont presque identiques (mais en rapport aux services rendus, ils deviennent exorbitants);

  • Il y a du travail à tous les coins de rue et le Québec manque de main-d’oeuvre (mais les Ordres et les Syndicats ferment les portes aux immigrants sauf s’ils retournent à l'école pour réapprendre ce qu’ils savent déjà);

  • La qualité de vie est l'une des meilleures au monde (sauf quand on a un emploi sous-payé pour cause de non reconnaissance de l’acquit étranger et une famille à charge ou un seul salaire);

  • Le secteur immobilier est l'un des moins cher d'Amérique (vrai quand on débarque avec des euros, mais avec un bas salaire local, taxé au niveau québécois, c’est moins certain. Les prix ont explosés et les taxes foncières sont parmi les plus élevées du monde);

  • Etc.

Bien sûr, on peut encore se ranger derrière le poncif qui veut que l'immigrant qui croit benoîtement ce que lui dit un ministère public est un naïf et qu'il doit se rendre sur place vérifier ce qu’on lui avance. Mais comment vérifier des aspects qui prennent un Visa de résident permanent ou une année de vie sur place pour s'en rendre compte?

Évidemment que certains sites communautaires essaient de renverser la tendance, mais font-ils le poids face à des organismes publics comme le ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration (MRCI), la Délégation Générale du Québec, leur financement avec des fonds publics et leurs sites professionnels?

Maintenant, si le MRCI changeait son argumentaire pour calquer à la réalité, ça ne servirait à rien qu'ils fassent de la publicité pour attirer les «naïfs»; la salle de la séance d’information se viderait avec cohue en réponse au «vous avez des questions?» Effectivement, dans ce cas, il ferait mieux de fermer boutique.

Cela dit, je pense aussi que ça serait mieux.

L'immigration bernée, un autre problème

Le Québec doit d'abord régler ses problèmes au lieu de penser que l'immigration s’en chargera. L'immigration bernée deviendra un autre problème qui se rajoutera aux existants et l’argent retiré aux immigrants finira par brûler les mains un jour ou l’autre. C’est de l’argent non mérité et quelque part, extorqué.

Si les Québécois ne font pas d'enfants, c'est à raison et les immigrants n'en feront pas plus. Ils ne sont pas plus stupides (même si naïfs) que les autres!

Si le Québec veut des bébés pour rajeunir une population désabusée, il n'a qu'a mettre en place de véritables aides sociales pour les familles et non pas ces improvisations à la petite semaine basées sur des fonds misérables et qui ne s'adressent qu'aux familles éclatées ou aux assistés sociaux.

Si le Québec veut de la main-d’oeuvre qualifiée, il n'a qu'à former ses jeunes à l'excellence au lieu d'évoquer des réformes pour masquer un 40% de décrochage scolaire. Il doit revoir son système d'enseignement public au lieu de tolérer la médiocrité comme seul moyen de retenue géographique.

Si le Québec veut que les immigrants qualifiés restent, il doit songer à diminuer la toute puissance des Ordres, dompter les syndicats ou bien laisser les immigrants chez eux. Faire venir des pharmaciens pour les cantonner à des emplois de chauffeurs de taxis ou livreurs de pizzas parce que l'Ordre des pharmaciens n'autorise que 8 immigrants par an à accéder au programme universitaire, c'est être partie prenante d'une filouterie humaine qui se doit d'être dénoncée. On ne vide pas un pays étranger de son élite pour en faire des manoeuvres et des pointeurs à l’aide sociale.

Si le Québec veut retenir ses cerveaux, il doit songer à repenser sa fiscalité qui reste la plus élevée d'Amérique du Nord et qui étrangle et rackette justement ceux qui, par leur formation et études, tombent dans la catégorie des «cerveaux». Une fiscalité éhontée qui part en gaspillages et en malversations à tous les paliers (Société générale de financement, scandale des commandites, etc.) et qui empêche bien souvent les citoyens à se constituer une petite retraite qui compenserait la misère gouvernementale et leur éviterait d'avoir recours à des organismes comme Les Petits Frères des Pauvres.

Si le Québec veut un système de Santé qui justifie les «pétages de bretelles», il doit se débarrasser de cette idée communisante du «tout le monde dans le même panier et le panier au fond du puits» qui a trait en la matière. La France, l’Europe comme l’Australie ont des systèmes de Santé officiels publics et privés qui coexistent dans l’harmonie; au Canada, ils existent en cachette, par voie de copinage, de passes droit et de cooptation.

Si le Québec veut parler de la protection du travailleur, il serait temps qu’il mette en place des lois qui tiennent la route au lieu de s’enorgueillir d’une loi qui protège quelques travailleuses d’hypothétiques attouchements sexuels sur les lieux de travail. S’il veut parler de filet social, il serait important que les chômeurs qui ont cotisé pendant leur emploi reçoivent une prestation d’assurance une fois l’emploi perdu (même si cette prestation est directement liée à la durée de la cotisation). Aujourd’hui, 55% des cotisants sont volés par le gouvernement qui leur refuse toute compensation.

Si le Québec veut que la qualité de vie des Montréalais soit celle vantée par les prospectus datant des années 80, il serait temps que Transport Québec repense son réseau routier, termine les autoroutes et résorbe les embouteillages qui font de Montréal une plaie en matière de circulation qui vaudrait tous les records du Guinness. Pour ce faire, les revenus de la taxe sur l’essence (55%) comme ceux qui augmentent sans cesse de la SAAQ ,(permis payable tous les ans)devraient être utilisés à créer d’autres ponts ou tunnels pour accéder à l’île de Montréal, quitte à laisser le privé faire ce que le ministère est incapable de sortir des tiroirs. Limiter la circulation des poids lourds aux heures de pointe et lors des tempêtes de neige limiterait également la pollution que subit hiver comme été les habitants de la métropole.

Si le Québec veut que l'on ait une belle image de la province et de Montréal, il serait temps de retravailler les routes au lieu de copier Cuba et de re-vamper ou abattre les édifices monstrueux et délabrés qui jalonnent les rues de Montréal comme les métastases polluent les veines d'un cancéreux terminal.

Ensuite seulement, Le Québec pourra ré-ouvrir ses séances d'informations en Europe comme au Maghreb et afficher la bonne nouvelle. La publicité sera justifiée et non mensongère. Le faire avant est de mon avis un peu précipité. Parce qu'aujourd'hui, ceux que le MRCI est allé chercher se sentent bernés et à raison.

Edited by Laurent

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Entièrement d'accord avec toi Lion01, même si je suis dans une autre province. La plupart de ce que tu dis est aussi valable ailleurs au Canada, malheureusement, notamment sur ces points :

  • Le «social» est pareil qu'en Europe! (Foutaise! Cela n'a rien à voir. Le Québec voudrait bien le copier, mais n'en a pas les moyens financiers);
  • La santé est gratuite (oui, mais son accessibilité la rend presque invisible);
  • Les allocations familiales aident les familles (oui, mais vu les montants, c’est encore mieux quand on n'a pas d'enfants);
  • Le chômage est un bon filet contre la précarité de l’emploi (40% des cotisants en bénéficient, les autres se lamentent);
  • La retraite française est reconnue au Québec (la retraite québécoise est une aumône, la retraite canadienne est perçue à 100% après 30 ans de vie au Canada – l'accord de réciprocité compte les années passées au Québec, mais exclut les montants versés qui sont perdus);
  • L'éducation est gratuite (sauf que pour avoir la qualité de l’école publique européenne, faut aller ici dans le secteur privé qui reste réservé aux plus nantis);
  • Les impôts sont presque identiques (mais en rapport aux services rendus, ils deviennent exorbitants);
  • Il y a du travail à tous les coins de rue et le Québec manque de main-d’oeuvre (mais les Ordres et les Syndicats ferment les portes aux immigrants sauf s’ils retournent à l'école pour réapprendre ce qu’ils savent déjà);
  • La qualité de vie est l'une des meilleures au monde (sauf quand on a un emploi sous-payé pour cause de non reconnaissance de l’acquit étranger et une famille à charge ou un seul salaire);
  • Le secteur immobilier est l'un des moins cher d'Amérique (vrai quand on débarque avec des euros, mais avec un bas salaire local, taxé au niveau québécois, c’est moins certain. Les prix ont explosés et les taxes foncières sont parmi les plus élevées du monde);

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Guest

il y a bcp qui retournent personnellement je connais 3 familles marocaines qui ont décidé de retourner au Maroc il a ceux qui attendent la nationalité canadienne avant de retourner cest tres difficile de sintégrer dans le marche de travail quand tas un diplôme étranger , les gens ne veulent pas réapprendre ce qu'ils savent deja , le Quebec doit changer sa politique d'immigration si il veul garder les immigrants

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Tres bien expliqué et trés réaliste...

Je gage que mac machin va venir y fourrer son nez et raconter ses balivernes habituelles...

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Guest mckenzie

Tres bien expliqué et trés réaliste...

Je gage que mac machin va venir y fourrer son nez et raconter ses balivernes habituelles...

:8): En fait de balivernes Sili machin, tu es passé maître en ce domaine. MDR ! Et c'est tellement réaliste Sili machin que tu préfères rester au Québec plutôt de retourner en France... chercher l'erreur !

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Guest mckenzie

On entend de plus en plus en France comme au Maghreb des témoignages de gens qui ont immigré au Québec ou au Canada et en sont revenus dépités.

                    

                             Il y a certes du vrai dans les commentaires de ceux qui disent que les immigrants déçus du Québec n'avaient qu'à «faire leurs devoirs» et qu'on nimmigre pas avec femmes et enfants en abandonnant une situation professionnelle enviée et une vie confortable pour débarquer à l'aéroport de Montréal la fleur au fusil.                        

                                                                     Dun autre coté, on entend plutôt rarement (ou presque jamais) des commentaires désillusionnés de ceux qui ont immigré aux États-Unis ou en Australie et sont rentrés au bercail.

                    

                             Pourquoi?

                    

                             Simplement parce que ceux qui y sont allés y sont toujours. Ils ont préparé leur immigration et y sont partis avec la volonté d'y réussir et daméliorer leur sort ou de vivre leur rêve! Ça a été leur choix, ils ont voulu le faire et personne n'est allé les chercher!

                    

                    Vendre le concept d'immigration

                    

                             Or, le Canada et le Québec recrutent à outrance! Vous ne verrez jamais de séances d'informations et daffiches publicitaires pour immigrer aux États-Unis ou en Australie voire même en Europe. Pas de publicité, pas d'incitatifs, pas de trompe-l'oeil.

                    

                             Les immigrants volontaires en général savent quaux États-Unis ou en Australie, ce sera difficile et qu'ils auront à en suer un coup, que rien ne leur sera dû et que le tapis rouge sera réservé aux seules sommités. Pour lEurope, pareil! Les immigrants (clandestins) qui y arrivent savent qu'on ne les attend pas; ils n'ont pas été sélectionnés!

                    

                             Par contre, le Québec comme le Canada vont chercher des gens qui n'ont pas forcément envie d'immigrer; on leur vend le concept comme on vendrait un frigidaire à des esquimaux: avec des argumentaires de vente, des photos en couleurs des Rocheuses et des listes de «métiers en demande» alors que ces derniers sont protégés par dhermétiques Boys Clubs (les Ordres et les syndicats).

                    

                             Des fonctionnaires dÉtat sont même intarissables en balivernes pour lever les derniers doutes:                     

  • Le «social» est pareil qu'en Europe! (Foutaise! Cela n'a rien à voir. Le Québec voudrait bien le copier, mais n'en a pas les moyens financiers);
                        
  • La santé est gratuite (oui, mais son accessibilité la rend presque invisible);
                        
  • Les allocations familiales aident les familles (oui, mais vu les montants, cest encore mieux quand on n'a pas d'enfants);
                        
  • Le chômage est un bon filet contre la précarité de lemploi (40% des cotisants en bénéficient, les autres se lamentent);
                        
  • La retraite française est reconnue au Québec (la retraite québécoise est une aumône, la retraite canadienne est perçue à 100% après 30 ans de vie au Canada l'accord de réciprocité compte les années passées au Québec, mais exclut les montants versés qui sont perdus);
                        
  • L'éducation est gratuite (sauf que pour avoir la qualité de lécole publique européenne, faut aller ici dans le secteur privé qui reste réservé aux plus nantis);
                        
  • Les impôts sont presque identiques (mais en rapport aux services rendus, ils deviennent exorbitants);
                        
  • Il y a du travail à tous les coins de rue et le Québec manque de main-doeuvre (mais les Ordres et les Syndicats ferment les portes aux immigrants sauf sils retournent à l'école pour réapprendre ce quils savent déjà);
                        
  • La qualité de vie est l'une des meilleures au monde (sauf quand on a un emploi sous-payé pour cause de non reconnaissance de lacquit étranger et une famille à charge ou un seul salaire);
                        
  • Le secteur immobilier est l'un des moins cher d'Amérique (vrai quand on débarque avec des euros, mais avec un bas salaire local, taxé au niveau québécois, cest moins certain. Les prix ont explosés et les taxes foncières sont parmi les plus élevées du monde);
                        
  • Etc.

         Bien sûr, on peut encore se ranger derrière le poncif qui veut que l'immigrant qui croit benoîtement ce que lui dit un ministère public est un naïf et qu'il doit se rendre sur place vérifier ce quon lui avance. Mais comment vérifier des aspects qui prennent un Visa de résident permanent ou une année de vie sur place pour s'en rendre compte?

                    

                             Évidemment que certains sites communautaires essaient de renverser la tendance, mais font-ils le poids face à des organismes publics comme le ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration (MRCI), la Délégation Générale du Québec, leur financement avec des fonds publics et leurs sites professionnels?

                    

                             Maintenant, si le MRCI changeait son argumentaire pour calquer à la réalité, ça ne servirait à rien qu'ils fassent de la publicité pour attirer les «naïfs»; la salle de la séance dinformation se viderait avec cohue en réponse au «vous avez des questions?» Effectivement, dans ce cas, il ferait mieux de fermer boutique.

                    

                             Cela dit, je pense aussi que ça serait mieux.

                    

                    L'immigration bernée, un autre problème

                    

                             Le Québec doit d'abord régler ses problèmes au lieu de penser que l'immigration sen chargera. L'immigration bernée deviendra un autre problème qui se rajoutera aux existants et largent retiré aux immigrants finira par brûler les mains un jour ou lautre. Cest de largent non mérité et quelque part, extorqué.

                    

                             Si les Québécois ne font pas d'enfants, c'est à raison et les immigrants n'en feront pas plus. Ils ne sont pas plus stupides (même si naïfs) que les autres!

                    

                             Si le Québec veut des bébés pour rajeunir une population désabusée, il n'a qu'a mettre en place de véritables aides sociales pour les familles et non pas ces improvisations à la petite semaine basées sur des fonds misérables et qui ne s'adressent qu'aux familles éclatées ou aux assistés sociaux.

                    

                             Si le Québec veut de la main-doeuvre qualifiée, il n'a qu'à former ses jeunes à l'excellence au lieu d'évoquer des réformes pour masquer un 40% de décrochage scolaire. Il doit revoir son système d'enseignement public au lieu de tolérer la médiocrité comme seul moyen de retenue géographique.

                    

                             Si le Québec veut que les immigrants qualifiés restent, il doit songer à diminuer la toute puissance des Ordres, dompter les syndicats ou bien laisser les immigrants chez eux. Faire venir des pharmaciens pour les cantonner à des emplois de chauffeurs de taxis ou livreurs de pizzas parce que l'Ordre des pharmaciens n'autorise que 8 immigrants par an à accéder au programme universitaire, c'est être partie prenante d'une filouterie humaine qui se doit d'être dénoncée. On ne vide pas un pays étranger de son élite pour en faire des manoeuvres et des pointeurs à laide sociale.

                    

                             Si le Québec veut retenir ses cerveaux, il doit songer à repenser sa fiscalité qui reste la plus élevée d'Amérique du Nord et qui étrangle et rackette justement ceux qui, par leur formation et études, tombent dans la catégorie des «cerveaux». Une fiscalité éhontée qui part en gaspillages et en malversations à tous les paliers (Société générale de financement, scandale des commandites, etc.) et qui empêche bien souvent les citoyens à se constituer une petite retraite qui compenserait la misère gouvernementale et leur éviterait d'avoir recours à des organismes comme Les Petits Frères des Pauvres.

                    

                             Si le Québec veut un système de Santé qui justifie les «pétages de bretelles», il doit se débarrasser de cette idée communisante du «tout le monde dans le même panier et le panier au fond du puits» qui a trait en la matière. La France, lEurope comme lAustralie ont des systèmes de Santé officiels publics et privés qui coexistent dans lharmonie; au Canada, ils existent en cachette, par voie de copinage, de passes droit et de cooptation.

                    

                             Si le Québec veut parler de la protection du travailleur, il serait temps quil mette en place des lois qui tiennent la route au lieu de senorgueillir dune loi qui protège quelques travailleuses dhypothétiques attouchements sexuels sur les lieux de travail. Sil veut parler de filet social, il serait important que les chômeurs qui ont cotisé pendant leur emploi reçoivent une prestation dassurance une fois lemploi perdu (même si cette prestation est directement liée à la durée de la cotisation). Aujourdhui, 55% des cotisants sont volés par le gouvernement qui leur refuse toute compensation.

                    

                             Si le Québec veut que la qualité de vie des Montréalais soit celle vantée par les prospectus datant des années 80, il serait temps que Transport Québec repense son réseau routier, termine les autoroutes et résorbe les embouteillages qui font de Montréal une plaie en matière de circulation qui vaudrait tous les records du Guinness. Pour ce faire, les revenus de la taxe sur lessence (55%) comme ceux qui augmentent sans cesse de la SAAQ ,(permis payable tous les ans)devraient être utilisés à créer dautres ponts ou tunnels pour accéder à lîle de Montréal, quitte à laisser le privé faire ce que le ministère est incapable de sortir des tiroirs. Limiter la circulation des poids lourds aux heures de pointe et lors des tempêtes de neige limiterait également la pollution que subit hiver comme été les habitants de la métropole.                    

                             Si le Québec veut que l'on ait une belle image de la province et de Montréal, il serait temps de retravailler les routes au lieu de copier Cuba et de re-vamper ou abattre les édifices monstrueux et délabrés qui jalonnent les rues de Montréal comme les métastases polluent les veines d'un cancéreux terminal.

                    

                             Ensuite seulement, Le Québec pourra ré-ouvrir ses séances d'informations en Europe comme au Maghreb et afficher la bonne nouvelle. La publicité sera justifiée et non mensongère. Le faire avant est de mon avis un peu précipité. Parce qu'aujourd'hui, ceux que le MRCI est allé chercher se sentent bernés et à raison.

                    

                    

                        

lion2001, ton comportement est malhonnête par ce texte n'est aucunement de toi mais de Yann Takvorian, un type aigri parce qu'il s'est planté au Québec. Et le texte date de 2004 ! Si j'ai le temps, je vais commenter les nombreuses inepties de ce texte.

http://www.quebecoislibre.org/04/040715-11.htm

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On entend de plus en plus en France comme au Maghreb des témoignages de gens qui ont immigré au Québec ou au Canada et en sont revenus dépités.

Il y a certes du vrai dans les commentaires de ceux qui disent que les immigrants déçus du Québec n'avaient qu'à «faire leurs devoirs» et qu'on n’immigre pas avec femmes et enfants en abandonnant une situation professionnelle enviée et une vie confortable pour débarquer à l'aéroport de Montréal la fleur au fusil.

D’un autre coté, on entend plutôt rarement (ou presque jamais) des commentaires désillusionnés de ceux qui ont immigré aux États-Unis ou en Australie et sont rentrés au bercail.

Pourquoi?

Simplement parce que ceux qui y sont allés y sont toujours. Ils ont préparé leur immigration et y sont partis avec la volonté d'y réussir et d’améliorer leur sort ou de vivre leur rêve! Ça a été leur choix, ils ont voulu le faire et personne n'est allé les chercher!

Vendre le concept d'immigration

Or, le Canada et le Québec recrutent à outrance! Vous ne verrez jamais de séances d'informations et d’affiches publicitaires pour immigrer aux États-Unis ou en Australie voire même en Europe. Pas de publicité, pas d'incitatifs, pas de trompe-l'oeil.

Les immigrants volontaires en général savent qu’aux États-Unis ou en Australie, ce sera difficile et qu'ils auront à en suer un coup, que rien ne leur sera dû et que le tapis rouge sera réservé aux seules sommités. Pour l’Europe, pareil! Les immigrants (clandestins) qui y arrivent savent qu'on ne les attend pas; ils n'ont pas été sélectionnés!

Par contre, le Québec comme le Canada vont chercher des gens qui n'ont pas forcément envie d'immigrer; on leur vend le concept comme on vendrait un frigidaire à des esquimaux: avec des argumentaires de vente, des photos en couleurs des Rocheuses et des listes de «métiers en demande» alors que ces derniers sont protégés par d’hermétiques Boys Clubs (les Ordres et les syndicats).

Des fonctionnaires d’État sont même intarissables en balivernes pour lever les derniers doutes:

  • Le «social» est pareil qu'en Europe! (Foutaise! Cela n'a rien à voir. Le Québec voudrait bien le copier, mais n'en a pas les moyens financiers);

  • La santé est gratuite (oui, mais son accessibilité la rend presque invisible);

  • Les allocations familiales aident les familles (oui, mais vu les montants, c’est encore mieux quand on n'a pas d'enfants);

  • Le chômage est un bon filet contre la précarité de l’emploi (40% des cotisants en bénéficient, les autres se lamentent);

  • La retraite française est reconnue au Québec (la retraite québécoise est une aumône, la retraite canadienne est perçue à 100% après 30 ans de vie au Canada – l'accord de réciprocité compte les années passées au Québec, mais exclut les montants versés qui sont perdus);

  • L'éducation est gratuite (sauf que pour avoir la qualité de l’école publique européenne, faut aller ici dans le secteur privé qui reste réservé aux plus nantis);

  • Les impôts sont presque identiques (mais en rapport aux services rendus, ils deviennent exorbitants);

  • Il y a du travail à tous les coins de rue et le Québec manque de main-d’oeuvre (mais les Ordres et les Syndicats ferment les portes aux immigrants sauf s’ils retournent à l'école pour réapprendre ce qu’ils savent déjà);

  • La qualité de vie est l'une des meilleures au monde (sauf quand on a un emploi sous-payé pour cause de non reconnaissance de l’acquit étranger et une famille à charge ou un seul salaire);

  • Le secteur immobilier est l'un des moins cher d'Amérique (vrai quand on débarque avec des euros, mais avec un bas salaire local, taxé au niveau québécois, c’est moins certain. Les prix ont explosés et les taxes foncières sont parmi les plus élevées du monde);

  • Etc.

Bien sûr, on peut encore se ranger derrière le poncif qui veut que l'immigrant qui croit benoîtement ce que lui dit un ministère public est un naïf et qu'il doit se rendre sur place vérifier ce qu’on lui avance. Mais comment vérifier des aspects qui prennent un Visa de résident permanent ou une année de vie sur place pour s'en rendre compte?

Évidemment que certains sites communautaires essaient de renverser la tendance, mais font-ils le poids face à des organismes publics comme le ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration (MRCI), la Délégation Générale du Québec, leur financement avec des fonds publics et leurs sites professionnels?

Maintenant, si le MRCI changeait son argumentaire pour calquer à la réalité, ça ne servirait à rien qu'ils fassent de la publicité pour attirer les «naïfs»; la salle de la séance d’information se viderait avec cohue en réponse au «vous avez des questions?» Effectivement, dans ce cas, il ferait mieux de fermer boutique.

Cela dit, je pense aussi que ça serait mieux.

L'immigration bernée, un autre problème

Le Québec doit d'abord régler ses problèmes au lieu de penser que l'immigration s’en chargera. L'immigration bernée deviendra un autre problème qui se rajoutera aux existants et l’argent retiré aux immigrants finira par brûler les mains un jour ou l’autre. C’est de l’argent non mérité et quelque part, extorqué.

Si les Québécois ne font pas d'enfants, c'est à raison et les immigrants n'en feront pas plus. Ils ne sont pas plus stupides (même si naïfs) que les autres!

Si le Québec veut des bébés pour rajeunir une population désabusée, il n'a qu'a mettre en place de véritables aides sociales pour les familles et non pas ces improvisations à la petite semaine basées sur des fonds misérables et qui ne s'adressent qu'aux familles éclatées ou aux assistés sociaux.

Si le Québec veut de la main-d’oeuvre qualifiée, il n'a qu'à former ses jeunes à l'excellence au lieu d'évoquer des réformes pour masquer un 40% de décrochage scolaire. Il doit revoir son système d'enseignement public au lieu de tolérer la médiocrité comme seul moyen de retenue géographique.

Si le Québec veut que les immigrants qualifiés restent, il doit songer à diminuer la toute puissance des Ordres, dompter les syndicats ou bien laisser les immigrants chez eux. Faire venir des pharmaciens pour les cantonner à des emplois de chauffeurs de taxis ou livreurs de pizzas parce que l'Ordre des pharmaciens n'autorise que 8 immigrants par an à accéder au programme universitaire, c'est être partie prenante d'une filouterie humaine qui se doit d'être dénoncée. On ne vide pas un pays étranger de son élite pour en faire des manoeuvres et des pointeurs à l’aide sociale.

Si le Québec veut retenir ses cerveaux, il doit songer à repenser sa fiscalité qui reste la plus élevée d'Amérique du Nord et qui étrangle et rackette justement ceux qui, par leur formation et études, tombent dans la catégorie des «cerveaux». Une fiscalité éhontée qui part en gaspillages et en malversations à tous les paliers (Société générale de financement, scandale des commandites, etc.) et qui empêche bien souvent les citoyens à se constituer une petite retraite qui compenserait la misère gouvernementale et leur éviterait d'avoir recours à des organismes comme Les Petits Frères des Pauvres.

Si le Québec veut un système de Santé qui justifie les «pétages de bretelles», il doit se débarrasser de cette idée communisante du «tout le monde dans le même panier et le panier au fond du puits» qui a trait en la matière. La France, l’Europe comme l’Australie ont des systèmes de Santé officiels publics et privés qui coexistent dans l’harmonie; au Canada, ils existent en cachette, par voie de copinage, de passes droit et de cooptation.

Si le Québec veut parler de la protection du travailleur, il serait temps qu’il mette en place des lois qui tiennent la route au lieu de s’enorgueillir d’une loi qui protège quelques travailleuses d’hypothétiques attouchements sexuels sur les lieux de travail. S’il veut parler de filet social, il serait important que les chômeurs qui ont cotisé pendant leur emploi reçoivent une prestation d’assurance une fois l’emploi perdu (même si cette prestation est directement liée à la durée de la cotisation). Aujourd’hui, 55% des cotisants sont volés par le gouvernement qui leur refuse toute compensation.

Si le Québec veut que la qualité de vie des Montréalais soit celle vantée par les prospectus datant des années 80, il serait temps que Transport Québec repense son réseau routier, termine les autoroutes et résorbe les embouteillages qui font de Montréal une plaie en matière de circulation qui vaudrait tous les records du Guinness. Pour ce faire, les revenus de la taxe sur l’essence (55%) comme ceux qui augmentent sans cesse de la SAAQ ,(permis payable tous les ans)devraient être utilisés à créer d’autres ponts ou tunnels pour accéder à l’île de Montréal, quitte à laisser le privé faire ce que le ministère est incapable de sortir des tiroirs. Limiter la circulation des poids lourds aux heures de pointe et lors des tempêtes de neige limiterait également la pollution que subit hiver comme été les habitants de la métropole.

Si le Québec veut que l'on ait une belle image de la province et de Montréal, il serait temps de retravailler les routes au lieu de copier Cuba et de re-vamper ou abattre les édifices monstrueux et délabrés qui jalonnent les rues de Montréal comme les métastases polluent les veines d'un cancéreux terminal.

Ensuite seulement, Le Québec pourra ré-ouvrir ses séances d'informations en Europe comme au Maghreb et afficher la bonne nouvelle. La publicité sera justifiée et non mensongère. Le faire avant est de mon avis un peu précipité. Parce qu'aujourd'hui, ceux que le MRCI est allé chercher se sentent bernés et à raison.

Bon, il semblerait que le troll nouveau soit débarqué sur ce forum, en faisant passer un vieux texte pour le sien - donc, un vieux membre, probablement banni, qui revient sous un nouveau pseudo pondre sa petite merde... Ah, le virtuel... ( soupirs )

Pour autant, tout n'est pas faux dans ce texte, même s'il y a des inepties dans le tas.

Bon, réglons tout de suite le cas de l'assurance-chômage: ce n'est pas du ressort du Québec, mais du gouvernement fédéral, Nous n'y pouvons rien.

- Le social, c'est vague et l'Europe, c'est vaste? On nous compare avec les pays Scandinaves ou la l'Europe du Sud? Cessons les conneries voulez-vous. Il y a des programmes sociaux au Québec.

- Le système de santé est accessible, faut cesser de raconter des conneries à ce propos - je suis bien placé pour le savoir. Le souci, c'est de trouver un médecin de famille, ce qui peut être long, mais le gouvernement actuel y travaille. Personnellement, je n'en ai pas, et je suis pourtant suivi par un médecin - je suis en arrêt maladie. Il y a des cliniques sans rendez-vous et des CLSC qui offrent des services. L'erreur que font bien des gens est d'aller direct aux urgences. On y va pour les trucs urgents, pas pour les bobos qui peuvent attendre le lendemain... Du coup, les urgences sont engorgées, alors qu'il y a partout des cliniques où l'on peut aller. et certains CLSC.

- Pour l'aide aux familles, là, c'est carrément de la désinformation. Le Québec est carrément un paradis fiscal pour les familles : allocations, déductions en tous genres, garderies subventionnées. C'est vrai que la liste d'attente est longue pour celles qui coûtent 7$ par jour.

- Les écoles publiques sont de qualité ici, faut arrêter les conneries là aussi. Le Québec n'est peut-être pas la Finlande, mais ce n'est pas non plus le Burkina faso... Nos écoles se classent mieux dans les tests internationaux que les écoles françaises en passant. Elles ont simplement une approche différente: elles misent moins sur la culture générale et le bourrage de crâne, comme les écoles françaises, et plus l'acquisition de « compétences ». C'est Montaigne qui disait qu'il valait mieux une tête bien faite qu'une tête bien pleine... Je suis bien d'accord avec lui. Cela dit, il y a place à amélioration, c'est sûr, mais ne venez pas dire que le système d'éducation québécois est moins bon que celui du pays que vous avez quitté. C'est carrément faux.

- On paie quand même moins d'impôts qu'en France - taxes plus basses, taux d'imposition plus bas.

- Le secteur immobilier est moins cher. Point. Pas pour rien que 60% des Québécois sont propriétaires et que la majorité des Québécois consacrent moins de 30% de leurs revenus pour se loger.

- Pour les diplômes non reconnus, c'est vrai, c'est un problème. Ça dépend des secteurs cela dit. Faut s'informer correctement avant de venir. Il est important, pour les professionnels, de faire du réseautage avant de venir pour préparer le terrain. Linkedin est un excellent moyen de se faire connaître d'éventuels employeurs.

- En passant, il y a un secteur privé en santé ici, au cas où vous ne l'auriez pas vu...

-

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Toute comparaison est odieuse. Si vous débarquez ici en faisant constamment des comparaisons avec ce que vous avez connu en France, forcément, vous ne vous sentirez jamais chez vous ici. Le Québec a ses avantages et ses inconvénients, mais on n'émigre pas pour retrouver un bout de France en Amérique, mais en mieux. Le Québec est différent. La déconvenue de beaucoup d'immigrants français au Québec vient plus de là je crois. Les Français ont plus l'impression d'une fausse proximité avec le Québec qui n'existe pas réellement.

Lorsqu'ils émigrent ailleurs, ils s'attendent à devoir changer radicalement de vie, à vivre un choc culturel. Au Québec, ils croient qu'ils vont retrouver la même vie qu'ils avaient en France, avec quelques petits trucs exotiques en plus - l'accent des locaux, les hiver, les immenses forêts et le sirop d'érable... Ben non. Le Québec, malgré la langue commune - si on peut dire - est un pays étranger, et la culture québécoise est souvent très différente de la culture française. Parfois à l'opposée. Nous sommes très nord-américains de mentalité, mais avec nos spécificités. Il y a bien des chances que vous ne trouviez pas vos marques ici. Il faut le savoir. Vous émigrez dans un pays étranger et on ne vous déroulera pas le tapis rouge: vous devrez faire la file comme les autres - le Québec accueille 50 000 immigrants par année...

À condition d'être conscients que vous partez dans un pays neuf et que vous devrez sans doute repartir à zéro, refaire des études peut-être, vous réorienter, bref, changer de vie, vous finirez par trouver votre place ici. Si vous venez ici pour vivre la même vie que vous aviez en France, mais dans un nouvel environnement, vous feriez mieux de ne pas émigrer... Vous allez vous planter.

Sans doute, le Québec devrait cesser de faire du recrutement d'immigrants. Ce n'est pas la première fois que j'entends qu'on leur a brossé un tableau irréaliste du Québec. Le procédé est en effet malhonnête, et je n'approuve pas mon gouvernement là-dessus. Seulement, vous êtes des adultes majeurs et vaccinés... Quand c'est trop beau pour être vrai, c'est que ce n'est pas vrai, non? Prenez la peine de vous informer et de bien connaître le Québec. Faire un voyage de prospection, prendre la peine de tâter le terrain professionnellement pour voir si vos diplômes seront reconnus ou non, essayer de vous trouver un employeur avant de vous établir ici, ça vous facilitera beaucoup les choses.

Je vois beaucoup de nouveaux arrivants ici débarquer avec des lunettes roses bonbon. Tout est merveilleux au Québec, les Québécois sont gentils et chaleureux, les rues sont propres et sécuritaires, etc. Le Québec n'est pas le pays des bisounours: les Québécois sont accueillants, mais ils sont aussi comme les nord-américains, plus individualistes et distants. Ça peut prendre du temps avant de se faire des amis ici. Normal: les Québécois ont déjà leur réseau d'amis avant que vous arriviez. À moins que vous ne soyez jeune et encore aux études, période où il est plus facile de se faire de nouveaux amis, ne comptez pas débarquer ici et vous retrouver avec tout un réseau social comme celui que vous aviez en France. Se faire des amis prend plus ou moins de temps, selon les tempéraments et le milieu où vous évoluerez.

Vous pourriez essayer de faire des rencontres par l'intermédiaire de sites de rencontres, comme Réseau contact. Eh oui, on n'y rencontre pas que des célibataires, mais des gens qui viennent socialiser. Des activités y sont régulièrement organisées, Faites du bénévolat - rien de mieux que des bonnes actions pour lier les gens - impliquez-vous dans votre communauté. Devenez membre d'un parti politique, pourquoi pas. Si la montagne ne vient pas à vous, allez à la montagne ! Par ailleurs, commencez par vous faire un réseau d'expatriés comme vous. Toujours utile d'avoir quelqu'un à qui parler qui va comprendre votre mal du pays les jours de blues...

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Par ailleurs, évitez d'avoir des attitudes de « maudits Français ». Comme je l'écrivais, il y a des différences culturelles importantes entre les Québécois et les Français. Ne les sous-estimez pas. Les Québécois ne supportent tout simplement pas les râleurs, et disons que c'est un trait culturel bien français, râler sur ce qui ne va pas et le dire tout haut - ce billet en est un bon exemple. Ce n'est pas que les Québécois rejettent les critiques, c'est qu'ils trouvent stérile de s'attarder trop sur ce qui ne va pas. Nous le savons que nos routes sont pourries et que notre système de santé connait des ratés, inutile de débarquer pour nous dire ce que nous savons déjà - en rajoutant des comparaisons avec la situation en France pour rendre la chose encore plus irritante. Oui, nous râlons nous aussi à nos heures, faut pas croire, c'est juste que c'est fait souvent avec humour et sans trop d'amertume. Les Québécois apprécient la réserve: si quelque chose vous tape sur le système, gardez ça pour vous ou pour vos intimes. Évitez les trucs du genre « putain, vos routes sont pourries » !

Si vous avez des critiques à faire, allez-y mollo, et passez la chose par l'humour - attention, pas de sarcasmes. Soyez constructifs. Les Québécois n'apprécient pas les petits mots d'esprit assassins, le démolissage en règle. Faites preuve de doigté. Les Québécois apprécient le tact. Si vous n'êtes pas d'accord avec quelqu'un, ne dites pas des trucs comme « n'importe quoi » ou, « tu racontes des conneries ». Les Québécois n'aiment pas les conflits. Ok, je le répète pour que ce soit bien compris: les Québécois n'aiment pas les conflits. Ne confrontez pas directement quelqu'un avec qui vous n'êtes pas d'accord, dites « je respecte ton point de vue, mais ». Parlez aussi des points avec lesquels vous êtes en accord.

Les Québécois apprécient l'humilité. Ne donnez pas un cours sur les rois mérovingiens s'il vous demande c'est qui le bon roi Dagobert... Les relations sociales sont beaucoup plus horizontales ici qu'en France. Un médecin peut très bien fréquenter un garagiste, une femme avec un doctorat sortir avec un type sans diplôme. Tout le monde se tutoie, sauf les inconnus et les personnes âgées - et encore, les jeunes tutoient tout le monde. On appelle son patron par son prénom et on le tutoie aussi. Bref, on évite de donner l'impression que l'on veut se donner des airs, de « péter plus haut que le trou », comme on dit ici. Étaler sa culture est mal vu ou pire, jouer à celui qui en sait plus que son interlocuteur. Ça ne veut pas dire feindre d'être un ignare, juste de ne pas chercher à impressionner ceux à qui vous vous adressez.

Évitez surtout de débarquer en donneurs de leçons, comme si vous, en tant que Français, vous aviez tout mieux compris que les locaux... Ça, c'est vraiment très très irritant pour un Québécois et, dois-je le dire, à l'origine de l'étiquette de « maudit Français » que l'on accole parfois à certains Français. Ça remonte à loin. Déjà, au temps de la colonie, les militaires venus de France n,écoutaient pas les conseils des gens établis ici depuis plusieurs générations, qui connaissaient mieux le terrain qu'eux et qui savaient comment se battaient les Indiens... Comme une expéditions par exemple,qui a tourné à la catastrophe, parce qu'un militaire français s'était mis en tête d'attaquer les Iroquois en plein hiver, malgré les conseils des habitants : tous les soldats de l'expédition sont morts de froid...

Ne pensez pas, avec votre point de vue extérieur, que vous avez déjà tout compris de la société québécoise en débarquant, parce que vous avez lu quelques bouquins. Il y a des subtilités dans la situation politique des Québécois au Canada, en particulier, qui vous échappent sans doute. Non, les souverainistes ne sont pas des nationalistes style chemises brunes: évitez ce terrain. Les déclarations lourdes du genre « pourquoi vouloir diviser le Canada alors que nous, en Europe, nous nous unissons », évitez-les. Vous risquez de taper sur les nerfs de votre entourage, même si ce ne sont pas des souverainistes. Même les Québécois qui ne le sont pas, par ailleurs, n'apprécieront pas, en général, de se faire appeler des Canadiens. Je dis « en général ». Le Québec vit une relation très ambivalente avec le reste du Canada, et c'est lié à des réalités sociologiques et historiques qu'il vous faudra apprendre à connaître avant de balancer des jugements péremptoires, comme malheureusement trop de Français le font. Non, les Québécois ne rejettent pas les anglophones. La relation est complexe, alors évitez les raccourcis et les simplifications abusives d'une situation dont les subtilités vont vous échapper sans doute de prime abord. Évitez surtout d'y plaquer vos références françaises, comme je vois trop de Français le faire. Le Québec n'est pas la France, je le répète encore.

Edited by Ungeduld

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Idée originale et amusante, présenter ce sujet comme une nouvelle avalanche de roses parfumées sur la réputation du Canada, alors qu'en fin de compte c'est plutôt une benne pleine de fumier qui se déverse dessus.

Les efforts de marketing menés par les autorités canadiennes, et en particulier québécoises, valent en effet la peine d'être pris pour ce qu'ils sont. Beaucoup de gens à travers le monde se laissent berner car ils ont tendance à penser que les pouvoirs publics, quels qu'ils soient, sont tenus d'agir honnêtement. Il est d'ailleurs pertinent de noter que le médiocre fonctionnement de certains systèmes, comme ceux de la santé et de l'éducation (quoi qu'en disent les "tests PISA" bidon des farceurs fumeux et fumistes de l'OCDE), est associé précisément à cette attitude ultra-positiviste, de ne jamais voir que ce qui va mal, de ne jamais s'efforcer de localiser ni de résoudre un problème, de faire à tous les coups de la politique d'autruche, etc.

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@ Ungeduld

Développement intéressant et parfois juste.

Je respecte ton point de vue MAIS...(pour te citer) je reviens sur un point, celui des taxes. Quand on en paie autant on doit s'attendre à des services. Hors, par ex. que donne comme services une municipalité en retour des milliers de $$$ que chaque proprio paie chaque année . Je vis dans une petite ville en banlieue de Mtl, suis proprio d une maison unifamiliale et je paie plus de 4000 $ pour quoi : ramassage poubelles, deneigement des rues, un arena, une biblio., Je cherche, je cherche...c est tout ! La petite ville a beaucoup grossi depuis 10 ans (etalement urbain oblige) des centaines de jeunes familles s installent. Resultat = beaucoup de taxes supplementaires et malgre tout pas + de services. Dans ce cas oui on paie beaucoup plus d impots !

(desolee j ai perdu les accents et signes !)

Crdl

T.

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@ Ungeduld

Développement intéressant et parfois juste.

Je respecte ton point de vue MAIS...(pour te citer) je reviens sur un point, celui des taxes. Quand on en paie autant on doit s'attendre à des services. Hors, par ex. que donne comme services une municipalité en retour des milliers de $$$ que chaque proprio paie chaque année . Je vis dans une petite ville en banlieue de Mtl, suis proprio d une maison unifamiliale et je paie plus de 4000 $ pour quoi : ramassage poubelles, deneigement des rues, un arena, une biblio., Je cherche, je cherche...c est tout ! La petite ville a beaucoup grossi depuis 10 ans (etalement urbain oblige) des centaines de jeunes familles s installent. Resultat = beaucoup de taxes supplementaires et malgre tout pas + de services. Dans ce cas oui on paie beaucoup plus d impots !

(desolee j ai perdu les accents et signes !)

Crdl

T.

C'est clair, il y a un problème au niveau des taxes municipales. La faute aux syndicats des cols bleus, trop puissants, qui ont arraché aux municipalités des conditions gratinées, mais aussi à une certaine corruption qui est mise à jour en ce moment par la commission Charbonneau. Les Québécois sont bien conscients de ces problèmes.

Quand on décide de vivre ailleurs, il me semble que c'est un « package deal «, comme on dit ici. Il y a aura forcément des aspects plaisants, d'autres déplaisants. On émigre pas pour régler ses problèmes : si vivre ailleurs en résoudra certains que l'on connaissait dans son pays d'accueil, on en vivra forcément d'autres. C'est juste que ce que l'on vit de positif l'emporte en fin de compte sur les aspects négatifs, même si la surprise est mauvaise parfois. À vous de voir si vous pouvez composer avec ou, mieux encore, vous impliquer pour changer les choses. Rester dans le discours critique, c'est vous maintenir à l'extérieur au lieu de vivre les problèmes de l'intérieur.

Un moment donné, faut embarquer ou non dans cette nouvelle réalité et assumer ce qu'on y vivra. Ou bien décider que l'on était mieux là où on était avant, et retourner chez soi. Ou faire de ce nouveau pays son chez soi.

Edited by Ungeduld

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@ Ungeduld: je suis d'accord avec le "package deal". La plupart d'entre nous restons parce que au final le positif l'emporte assez significativement sur le négatif.

En revanche, ça ne nous empêche pas de critiquer, et dans ce cadre, je trouve que tu fais un peu une fixation sur le "maudit français". Garder une attitude critique n'est pas forcément le fait d'un maudit français, tant qu'on n'oublie pas de dire qu'il y a aussi du bon (et qu'on ne se lance pas dans des généralisations inutiles et insultantes comme celle de l'hygiène sur un autre post). Beaucoup de Québécois formulent exactement les mêmes critiques sur leur système (comme tu le dis fort bien ci-dessus avec les taxes municipales).

Donc pour moi deux points ressortent:

- le système de santé est quand même une grosse galère. TOUS les immigrants le disent, ce n'est pas pour rien. Il y avait d'ailleurs un reportage intéressant hier soir a Radio-Can qui comparait avec le système de santé français (qui n'est certes pas sans défaut, mais en termes d'accessibilité, c'est quand même incomparable). Oui il y a des CLSC mais c'est quand même franchement moyen, aucun suivi, galère pour voir un spécialiste, pas facile d'avoir rendez-vous, des heures d'attente, sans parler des urgences.

- Je ne suis pas fiscaliste, mais certains foyers payent semble-t-il autant voir plus d'impôts ici qu'en France (desolée de toujours comparer avec ça mais c'est ce que je connais). Il y a beaucoup de critères complexes qui rendent la comparaison difficile. Quand aux services qu'on reçoit en retour, c'est sujet à débat et chacun peut avoir une opinion différente. Je pense que peu de gens aiment payer des impôts et qu'on a pas toujours l'impression d'en avoir pour son argent, sans que ce soit forcément justifié quand on prend en compte la société en général.

En revanche le Québec en général me semble un assez bon compromis au niveau des services sociaux. Et même si je n'ai pas d'enfants, j'ai cru comprendre en parlant aux gens que les garderies et autres étaient quand même appréciés. Par contre je continue de trouver hallucinant la proportion de gens qui mettent leur enfants a l'école privée. N'ayant pas d'enfants, je ne peux pas dire si c'est justifié par le niveau de l'école publique. Toutefois, pour parler de ce que je connais, l'université me semble avoir un excellent rapport qualité-prix dont on ne peut pas se plaindre.

Edited by Miss Cerise

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@ Ungeduld

Développement intéressant et parfois juste.

Je respecte ton point de vue MAIS...(pour te citer) je reviens sur un point, celui des taxes. Quand on en paie autant on doit s'attendre à des services. Hors, par ex. que donne comme services une municipalité en retour des milliers de $$$ que chaque proprio paie chaque année . Je vis dans une petite ville en banlieue de Mtl, suis proprio d une maison unifamiliale et je paie plus de 4000 $ pour quoi : ramassage poubelles, deneigement des rues, un arena, une biblio., Je cherche, je cherche...c est tout ! La petite ville a beaucoup grossi depuis 10 ans (etalement urbain oblige) des centaines de jeunes familles s installent. Resultat = beaucoup de taxes supplementaires et malgre tout pas + de services. Dans ce cas oui on paie beaucoup plus d impots !

(desolee j ai perdu les accents et signes !)

Crdl

T.

Tu paies aussi pour l'entretien des routes (pas seulement le déneigement), l'éclairage, le service-incendie, l'aqueduc, l'entretien des parcs et lieux publics, la protection civile, le service policier...

N'empêche que ça coûte trop cher en mauzusse!

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@ Ungeduld: je suis d'accord avec le "package deal". La plupart d'entre nous restons parce que au final le positif l'emporte assez significativement sur le négatif.

En revanche, ça ne nous empêche pas de critiquer, et dans ce cadre, je trouve que tu fais un peu une fixation sur le "maudit français". Garder une attitude critique n'est pas forcément le fait d'un maudit français, tant qu'on n'oublie pas de dire qu'il y a aussi du bon (et qu'on ne se lance pas dans des généralisations inutiles et insultantes comme celle de l'hygiène sur un autre post). Beaucoup de Québécois formulent exactement les mêmes critiques sur leur système (comme tu le dis fort bien ci-dessus avec les taxes municipales).

Donc pour moi deux points ressortent:

- le système de santé est quand même une grosse galère. TOUS les immigrants le disent, ce n'est pas pour rien. Il y avait d'ailleurs un reportage intéressant hier soir a Radio-Can qui comparait avec le système de santé français (qui n'est certes pas sans défaut, mais en termes d'accessibilité, c'est quand même incomparable). Oui il y a des CLSC mais c'est quand même franchement moyen, aucun suivi, galère pour voir un spécialiste, pas facile d'avoir rendez-vous, des heures d'attente, sans parler des urgences.

- Je ne suis pas fiscaliste, mais certains foyers payent semble-t-il autant voir plus d'impôts ici qu'en France (desolée de toujours comparer avec ça mais c'est ce que je connais). Il y a beaucoup de critères complexes qui rendent la comparaison difficile. Quand aux services qu'on reçoit en retour, c'est sujet à débat et chacun peut avoir une opinion différente. Je pense que peu de gens aiment payer des impôts et qu'on a pas toujours l'impression d'en avoir pour son argent, sans que ce soit forcément justifié quand on prend en compte la société en général.

En revanche le Québec en général me semble un assez bon compromis au niveau des services sociaux. Et même si je n'ai pas d'enfants, j'ai cru comprendre en parlant aux gens que les garderies et autres étaient quand même appréciés. Par contre je continue de trouver hallucinant la proportion de gens qui mettent leur enfants a l'école privée. N'ayant pas d'enfants, je ne peux pas dire si c'est justifié par le niveau de l'école publique. Toutefois, pour parler de ce que je connais, l'université me semble avoir un excellent rapport qualité-prix dont on ne peut pas se plaindre.

Mais les Québécois savent déjà tout ça. Ils sont les premiers à critiquer ces aspects, parfois à tort d'ailleurs, comme pour le système d'éducation. J'y reviendrai.

Le problème avec la critique, c'est la distance. Je veux bien que l'on doive conserver une attitude critique, j'en suis. L'idée n'est certainement pas qu'il soit interdit de critiquer ce qui se passe au Québec, le problème est que ça vire trop souvent en critique du Québec tout court. En comparaison avec la France. Vous adoptez un regard extérieur et parfois, malheureusement, certains regardent le Québec de haut, comme si les locaux étaient trop ignares pour être conscients de leurs problèmes... Comme si votre point de vue extérieur était forcément meilleur. Ça irrite beaucoup les Québécois.

Si vous vivez ici, ce sont vos routes, votre système d'éducation, votre système de santé. Partez de ce point de vue avant de critiquer, et vous comprendrez mieux notre réalité de l'intérieur. Vous serez nettement mieux placés pour critiquer - et vos critiques seront certainement mieux reçues, parce que les Québécois font les mêmes. Gueuler en commun contre l'état de nos routes, de notre système de santé, contre nos impôts élevés, contre les mauvais services, contre notre système d'éducation, c'est un sujet de conversation courant entre Québécois, vous savez...

Parlant du système d'éducation, dans le public, c'est comme partout: il y a des bonnes écoles, et des mauvaises. Certaines écoles publiques se classent mieux que les écoles privées d'ailleurs dans le palmarès que publie la revue « L'Actualité » à tous les ans. Les Québécois ont malheureusement développé l'idée que l'école publique, c'était pourri. J'ai fréquenté des écoles publiques, mes amis des écoles privées: à part l'apprentissage du latin, je n'ai pas vu de grandes différences. Je n'ai pas appris le latin, mais je connais mes racines latines. Côté culture générale, mes amis reconnaissent que la mienne est plus étendue que la leur. Tout dépend des parents - et de l'enfant.

Notre système d'éducation se classe bien dans les classements internationaux. Je sais, beaucoup de Français et même de Québécois ont du mal à le croire. On nous a tellement rabattu les oreilles avec notre système d'éducation pourri... Les Français, par ailleurs, tombent dans l'erreur de comparer leur système avec le nôtre, qui ont deux approches totalement différentes. Le système français mise sur l'acquisition de connaissances, le nôtre sur l'acquisition de compétences d'apprentissage. Le petit Français aura une culture générale plus grande, le petit Québécois sera plus compétent en lecture et en mathématiques. Le système français insiste sur la mémorisation et sur les devoirs, le système québécois se base sur des études sur le développement de l'enfant, qui ont démontré que les devoirs à la maison étaient contreproductifs - les Finlandais ont fait le même constat d'ailleurs. On veut apprendre aux enfants à apprendre plutôt que leur bourrer le crâne pour passer le bachot...

L'approche est évidemment perfectible, et si une tête bien faite vaut mieux qu'une tête bien pleine, une tête vide ne vaut pas grand chose. Sans retomber dans le rabâchage, on pourrait un peu plus insister sur l'acquisition d'une culture générale de base et des règles de la grammaire.

Edited by Ungeduld

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@ Ungeduld: je suis d'accord avec le "package deal". La plupart d'entre nous restons parce que au final le positif l'emporte assez significativement sur le négatif.

En revanche, ça ne nous empêche pas de critiquer, et dans ce cadre, je trouve que tu fais un peu une fixation sur le "maudit français". Garder une attitude critique n'est pas forcément le fait d'un maudit français, tant qu'on n'oublie pas de dire qu'il y a aussi du bon (et qu'on ne se lance pas dans des généralisations inutiles et insultantes comme celle de l'hygiène sur un autre post). Beaucoup de Québécois formulent exactement les mêmes critiques sur leur système (comme tu le dis fort bien ci-dessus avec les taxes municipales).

Si tu veux, Miss Cerise, on peut critiquer ensemble le Québec! :biggrin2:

Tu sais, ce contentieux entre nous perdure depuis très longtemps. On ne va pas le résoudre du jour au lendemain. Souvent, c'est la finalité de la critique qui est mal reçue et non pas sa justesse... Exemple: Le système de santé au Québec est pourri devient "les Québécois sont des nuls et des incapables car leur système de santé est pourri".

Edited by kobico

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@ Kobico: mais avec grand plaisir! Non mais sérieusement, j'aime beaucoup le Québec. Je suis très heureuse de vivre ici. Ca ne m'empêche pas de critiquer certains éléments comme je peux également critiquer la France. Et je ne dirais jamais que les québécois sont des nuls et des incapables, quelle que soit mon opinion du système de santé. Enfin, je suis d'accord sur la finalité de la critique. J'essaye de formuler mes critiques de manière non-blessante et si j'offense des gens, je suis prête à m'en excuser. Mais ce que je dis sur le fond ne me semble pas abracadabrant.

@ Ungeduld: oui mais justement, c'est mes routes, mes taxes, mon système de santé. Je suis au Québec et je vais très probablement y rester. Si j'ai des enfants, ils iront à l'école ici, et même sans doute à l'école publique (mon chum étant un grand défenseur du public). Un jour ça sera aussi mon vote.

Bien sur qu'on fait des comparaisons avec son pays d'origine. D'abord parce que ça fait partie de l'immigration et ensuite parce que c'est particulièrement le propre de ce forum. Dans la vie de tous les jours, je ne passe absolument pas mon temps à dire "en France c'est comme ci...gnagnagna". En fait, je parle rarement de la France, sauf quand on me demande de faire des comparaisons, ce qui arrive en fait assez souvent (je suppose que c'est un bon "ice-breaker", en bon français). Et dans ce cas, j'essaye de répondre diplomatiquement mais honnetement. En général ça se passe très bien.

Mais la comparaison est facile parce que c'est notre point de référence. C'est naturel. On peut aussi comparer avec les autres provinces Canadiennes, les USA, la Suède, ce que vous voulez, seulement je connais moins bien. Le truc qui m'ennuie sur ce forum, c'est que certains membres ne se gênent pas pour comparer avec la France lorsque c'est pire en France (le chômage, l'insécurité, etc) mais réagissent très mal lorsque la comparaison est défavorable ("mais arrête de toujours comparer, sale maudit français!").

Pour en revenir à l'école publique, comme dit plus haut, je n'y a pas mis les pieds donc je n'en sais rien. Je constate simplement que quasi tous mes camarades d'université viennent du privé. Et que ça semble être une grande préoccupation dans les médias et les conversations de famille.

Et aussi, je sais que les québécois peuvent être critiques. J'en ai un à la maison qui est souvent plus critique que moi. Parce que mon regard extérieur sert aussi à lui rappeler que, oui, ce n'est pas facile pour les jeunes diplômés, mais qu'il est infiniment mieux loti que mes amis français de ce point de vue là. Mon chum qui soit dit en passant trouve qu'on fait mauvaise presse à l'école publique et que c'est bien dommage (et qui rejoint donc tes propos Ungeduld), et je suis tout à fait prête à le croire. Mais qui a aussi halluciné quand cet été en France, mais mère est tombée malade un 15 aout (férié, donc) et que dix minutes plus tard le médecin sonnait chez nous. Pour 40 euros remboursables.

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Niveau social on est vraiment pas à plaindre au Québec. Juste pour rappeler ce qui existe ici.

Entre le Crédit impôt solidarité (ancien TVQ et crédit impôt foncier), le crédit d'impôt pour les frais de garde d'enfant et la prime au travail que le contribuable peut recevoir en anticipé (pour les frais de garde c'est un retour de 60% pour la classe moyenne et 75% pour les plus pauvres). Alors même si c'est vrai que les places en garderies à 7 $ sont rares, ce crédit est important pour les parents de jeunes enfants. Il y a aussi l'allocation logement, le crédit maintien à domicile pour les personnes âgées, les allocations familiales (PSE). Du côté du fédéral il y aussi des allocations familiales, la PUGE (100$/mois) pour les enfants de - de 6 ans (peut importe le revenu du parent) et le retour de TPS, maintenant le fédéral aide les parents pour payer les activités sportives des enfants... J'en oublie certainement d'autres, le mess qui te donne un 200 $ par mois pour t'incité à rester sur le marché du travail quand tu sors de l'aide sociale + d'autres programmes du MESS que je ne connait pas. Il y a aussi les congés maternité de 21 semaines à 70 % de ton salaire suivie du congé parentale de 30 semaines à 50 % de ton salaire.

Y en a qui diront encore que le Québec est loin derrière l'Europe niveau social.

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@ Kobico: mais avec grand plaisir! Non mais sérieusement, j'aime beaucoup le Québec. Je suis très heureuse de vivre ici. Ca ne m'empêche pas de critiquer certains éléments comme je peux également critiquer la France. Et je ne dirais jamais que les québécois sont des nuls et des incapables, quelle que soit mon opinion du système de santé. Enfin, je suis d'accord sur la finalité de la critique. J'essaye de formuler mes critiques de manière non-blessante et si j'offense des gens, je suis prête à m'en excuser. Mais ce que je dis sur le fond ne me semble pas abracadabrant.

Sincèrement, je suis très heureuse que tu te plaises au Québec. Je sais aussi que tu n'auras jamais de difficulté à t'intégrer et à être appréciée par les Québécois.

Tu fais preuve de respect et d'ouverture et c'est ce qui compte le plus.

Bonne continuation! :flowers:

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  • Similar Content

    • By dannqc
      Bonjour à tous
       
      Je m'adresse surtout à monsieur Laurent Gigon...
       
      Je reçois régulièrement (chaque mois) dans mon courriel le « bulletin d'immigrer.com », présentant son lot d'articles sur tout ce qui touche de près ou de loin à l'immigration au Québec, comme vous le savez.
      Alors si je poste aujourd'hui ce message, c'est un peu à cause d'une goutte d'eau qui a fait déborder le vase...
      Si je conçois qu'il soit logique que votre site (immigrer.com) ait pour but d'attirer, d'encourager des francophones (et surtout des Français...) à venir s'installer au Québec, voire au Canada, je commence en revanche à être un peu irrité par cette méthode (pardonnez-moi) très racoleuse, pour ne pas dire parfois propagandiste voire mensongère dans certains cas.
      En effet, chaque mois donc, de nombreux articles vantent sans cesse les mérites et la soi-disant excellence du Québec (et/ou du Canada) dans bien des domaines importants : « le Canada (ou le Québec), 1er, 2ème ou 3ème meilleur endroit au monde pour vivre ! », « le Canada et le Québec meilleurs endroits au monde pour ci ou pour ça », etc... et là, je suis tombé sur « Education : le Canada en tête de peloton », de même que sur « Le Québec, élève modèle en mathématiques », sans parler de (alors là, celui-là, il fallait oser !) : « le Canada : 9ème pays au monde pour la santé » (avec, cerise sur le sunday, comme on dit ici, un CHU québécois en image de fond)...
      Bref, alors écoutez (ou plutôt lisez) :
      S'agissant du système scolaire, je pratique moi-même l'enseignement au cégep et à l'université, et en plus dans les sciences physiques. Tout ça pour dire que je suis à même de pouvoir évaluer le niveau des étudiants québécois en sciences et en mathématiques.
      Par ailleurs, notre fils étant scolarisé en école primaire depuis plusieurs années, je côtoie donc beaucoup d'enseignants, et ce dans tous les niveaux du système éducationnel québécois.
      Alors laissez-moi vous dire qu'en réalité, les étudiants québécois sont, pour beaucoup d'entre eux, malheureusement assez peu aiguisés en mathématiques : par exemple, une grande partie d'entre eux sont incapables de trouver (de tête, sans calculatrice) le résultat de 5000 / 2 (si, si , je vous l'assure !), ou bien de 230 + 80 (!), ou même de trouver 10% de 1200 par exemple ! Et là, je parle d'étudiants du cégep en sciences de la nature ou même d'étudiants en sciences géographiques à l'université, donc de 16 ans et plus, censés être déjà au moins un peu aguerris en mathématiques ! D'une manière générale, les étudiants sont très très fréquemment surestimés ici (leurs résultats scolaires ne reflètent absolument pas leur niveau).
      Quant au niveau de certains enseignants du primaire qui vous disent ouvertement qu'ils ont « teinduré » la table (oui, du verbe teindre...!), avec des « malgré que », des « C'est nous qu'on l'a faite », et j'en passe (!) à tout bout de champ, cela fait peur, voyez-vous. Ces enseignants qui sont désormais tenus de passer un test de français (le TFLM) pour pouvoir enseigner (oui l'Etat québécois s'est quand même rendu compte du petit problème...) . Or, les enseignants (et les futurs enseignants) ont le droit de le passer autant de fois qu'ils le veulent, jusqu'à obtenir la note de passage de 75% (très facile à obtenir pourtant, croyez-moi !), et c'est à chaque fois le même test, avec exactement les mêmes questions (communication personnelle). Je vous laisse réfléchir au problème que cela peut causer...
       
      Par ailleurs, et c'est encore beaucoup plus grave (et de ça, vous n'en parlez jamais...), et cela est lié à ce que je viens de dire précédemment, j'aimerais que les Français qui me lisent (et même certains Québécois qui ne le sauraient pas) sachent ceci : d'après une étude réalisée en 2014, au Québec, le taux d'illettrisme (càd les gens qui ont du mal à comprendre des textes simples) atteignait... 53 % (oui, cinquante trois !!!) et le taux d'analphabétisme (càd ceux qui ne savent pas lire du tout) atteignait la marque invraisemblable (mais pourtant bien réelle !) de ... 19 % !  Soit 1 Québécois sur 5 qui ne sait pas lire !! (et cette étude concerne la tranche d'âge 16-65 ans, autrement dit la tranche d'âge active, càd les gens censés savoir lire).  
      En 2003, une même étude indiquait que le taux d'analphabétisme au Québec (pour la même tranche d'âge) était déjà de 16%, et de 49% pour le taux d'illettrisme.
      Dans les années 80, on en était à 12% d'analphabètes et 35% d'illettrés. Bref, vous voyez en plus la tendance ahurissante.
      Et ça, malheureusement, c'est le concret. Le réel. Et je le vois, on le voit tous les jours. Et c'est seulement un tout petit peu moins catastrophique dans le reste du Canada, mais à peine moins.
      Il existe même beaucoup de pays du Tiers-monde présentant des taux d'analphabétisme bien moins problématiques qu'au Québec ou même qu'au Canada...
      Alors forcément, aujourd'hui en 2016, parmi les 47% de Québécois qui savent correctement lire (par rapport aux 80-90% dans les autres pays occidentaux, hormis Canada et Etats-Unis qui sont en très mauvaise posture sur ce plan), il va sans dire que le niveau moyen (en maths, en sciences ou en français) des Québécois lettrés est forcément moindre que celui de bon nombre de pays occidentaux. C'est... mathématique, justement !
      On nous parle fréquemment dans les medias québécois du taux très inquiétant de « décrochage scolaire », notamment (et j'en sais quelque chose) dans les matières scientifiques (maths inclus). J'ai moi-même été convié (comme beaucoup d'autres de mes pairs) à faire des exposés-conférences dans des cégeps dans le but de susciter l'intérêt pour les sciences aux étudiants. Le nombre d'étudiants en sciences diminuant d'année en année. C'est bien qu'il y a un réel problème quelque part...  problème que vous mentionnez jamais, bien au contraire.
      Cette étude PISA est censée concerner des élèves de 15 ans pris au hasard dans tous les pays étudiés. S'agissant du Canada, je suis persuadé (mais peut-être que je me trompe) que les étudiants qui ont participé au test n'ont justement pas été pris au hasard, Ce n'est pas plus compliqué que cela. En effet, il est fréquent que, dans ce domaine entre autres, des informations soient occultées ou falsifiées : de nombreux sites internet «pseudo-officiels» cachent cette réalité : plutôt que d'exposer et de prendre le problème à bras le corps pour tenter de le résoudre, même si ça prendrait du temps et des efforts importants, on préfère édulcorer voire mentir pour toujours valoriser la fameuse « estime de soi ». Il en faut, bien sûr, mais avec modération et discernement, de façon constructive et non pas dans le but de cacher un certain complexe d'infériorité dû à une déficience, et une absence totale de remise en question. Ah, en revanche, ici, tous les élèves (même les jeunes !) ont des tablettes high-tech, des smartphones et autres gadgets. En effet, ça, c'est plus sexy que d'apprendre à lire...
      Cette « estime de soi » surestimée ressort par exemple de façon flagrante au travers de la teneur des articles que vous postez régulièrement. 
       
      Alors on pourrait développer longtemps sur les autres aspects, comme la santé (soi-disant quasi-exemplaire ici au Québec, selon votre article, M. Gigon !) : il est pourtant désormais reconnu que le système de santé québécois est très sérieusement perfectible, pour dire les choses gentiment ! plus de 20 heures d'attente aux urgences, en moyenne ; urgences du Québec : pire performance du monde occidental (ce n'est pas moi qui le dit, mais radio-canada) ; 25% des Québécois n'ont pas accès à un médecin de famille ; impossible de se faire soigner à domicile (sauf cas extrêmement urgent, évidemment) ; l'accès aux spécialistes (gynécologues, allergologues, etc...) prend des mois, voire des années !!  de nombreux patients (ici, on dit « clients »...  sans commentaires...), les plus fortunés, partent aux Etats-Unis pour se faire soigner certaines maladies... Je connais même un Brésilien qui a préféré retourner se faire soigner au Brésil !!  Le prix des médicaments ici est exorbitant (rien à voir avec les prix européens pour les mêmes médicaments, souvent 4 à 5 fois moins chers là-bas !).
      Tout ce que je dis là est vérifiable et sourcé.
      Même les Québécois admettent aisément qu'il y a un réel problème avec le système de santé. Alors pourquoi un tel article, M. Gigon ?
       
      Et si nous parlions du respect de l'environnement....? je n'ai pas vu d'article de vous sur les sables bitumineux, ni sur le déversement de dizaines de milliards de litres d'eaux usées (égouts) directement dans le Saint-Laurent par la ville de Montréal pas plus tard que l'an passé... 
      Et où sont-ils, vos articles décrivant l'état général du réseau routier et des infrastructures au Québec ? moi j'en aurais plein à vous montrer, et surtout à montrer aux immigrants potentiels... qui n'imaginent même pas à quel niveau se trouve la situation sur ce point. Et vos articles sur la fraude ahurissante des coûts exorbitants et complètement injustifiés de la « construction » (ponts et chaussées), etc. Sur le fait, par exemple, que les ingénieurs québécois en viennent à interroger un ingénieur français pour savoir si le fait de repeindre le Pont de Québec (qui est de plus en plus rouillé) lui éviterait un délabrement accéléré ?! Ce sont des choses qui sont faites systématiquement partout (dans les pays occidentaux, et pas que...!), mais pas ici ! Tout ça pour ne pas dépenser d'argent à court terme !  Voilà comment on raisonne ici : sur le court terme, et sur les apparences. Et ça, vous en parlez, M. Gigon ?
       
      Bref, j'ai par ailleurs remarqué que, très fréquemment, dans vos articles à peine orientés, vous parlez de la « piètre performance » de la France pour ceci pour cela, de la « France médiocre », etc... à chaque fois, cela sort comme un cheveu sur la soupe, comme une rengaine, comme une obsession !  À vous lire, je ne peux m'empêcher de penser que vous semblez être l'exemple parfait du Français qui renie ses origines et qui se veut plus royaliste que le roi. Après tout, vous en avez le droit, bien sûr, mais là où cela commence à être problématique, c'est que vous diffusez de tels messages lus par des milliers de gens qui, du coup, risquent de prendre vos paroles pour argent comptant (oui, car, comme vous le savez, vous avez une certaine influence) et d'aller au devant de grosses désillusions en immigrant au Québec. Attention, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : on peut avoir de très bonnes raisons de venir s'installer ici, et d'y trouver son compte, bien sûr. Il y a beaucoup de points positifs en faveur du Québec et du Canada. Cela dit, il y a un « mais ». Un gros « mais », même. Ce « mais » dont vous ne parlez jamais, ou que vous cachez. Et cela, c'est très malhonnête.
      Je trouve en revanche que Madame Nadeau est, contrairement à vous, beaucoup plus loyale et ouverte.
       
      Merci, 
       
      Bonne journée.
    • By Vercors
      Je suis ici depuis un an, mon projet était mûrement réfléchi, j'avais déjà de gros doutes mais après tout, ma vie est une suite de prise de risques qui ne paient pas, je suis un mauvais joueur de poker.
      A ceux qui vont systématiquement sortir leurs boniments préfabriqués (remets toi en question, rentre chez toi, tu croyais quoi?) je répond tout de suite et je répète que j'avais déjà des doutes, ne serait-ce qu'en étant venu au Québec à deux reprises, en ayant parcouru 8000km dans le pays, et en me remettant en question concernant mes qualifications ici (autant dire que je n'en ai aucune reconnue) et que j'ai accepté de prendre le risque juste pour le geste, pour me dire que j'ai osé pendant que les autres tremblaient encore.

      Je suis un instable professionnel, je le reconnais, en France j'ai exercé pas moins d'une douzaine de profession : du paramédical au sport et loisirs, en passant par la maçonnerie et la vente... J'ai 2 BEP différents et l'équivalent d'un bac pro, je n'ai jamais manqué de travail, mais j'ai toujours touché d'humbles salaires.
      Mais ce qui me caractérise, c'est que je travaille de façon pragmatique, logique, sans détour, sans faire semblant d'être occupé ou surbooké, j'aime être efficace car j'ai horreur de perdre du temps. Le temps ça sert aux loisirs, au plaisir, à la vie, pas à faire plaisir à mon patron, une fois le job terminé je ne m'éternise pas.

      J'ai décidé d'aller en région, découvrir l'authenticité, m'éloigner de la masse, sachant pertinemment que les salaires seraient plus bas mais que le coût de la vie le serait aussi. Le 1er mois fut très compliqué, voisins défoncés (j'ai jamais vu autant de fumeurs d'herbes de ma vie!), propriétaire escroc, heureusement j'ai trouvé un condo spacieux, lumineux, neuf, et le proprio ne m'a demandé aucune garantie, aucune enquête de crédit, une vraie chance ! Et ça, c'est vraiment un soulagement par rapport à la France.
      Puis un job, dans le loisir, à temps partiel, j'étais très content sauf que...en région il faut habituer son oreille pour comprendre les gens, et puis je suis vite devenu "le français" et on a commencé à me sortir des mensonges, des mensonges et encore des mensonges pour me faire comprendre que je n'étais pas qualifié, que je devais donner plus et toucher moins, et que ici c'est pas l'Europe : ici on peut-être diplômé et nettoyer les toilettes.
      Je vous l'accorde, je suis tombé dans une boite de fous, d'ailleurs ils avaient très mauvaise réputation en ville, j'ai démissionné, la direction à prit tout de même la peine d'avertir ses concurrents de ne pas m'embaucher, j'étais grillé (totalement illégal mais comment le prouver?)

      Mon emploi suivant n'a duré que 6 jours, un job d'usine, une horreur, j'avais besoin de quelques $$, j'ai pas tenu, je l'avoue je suis une lavette !
      Puis 150 CV plus tard, j'ai été embauché comme vendeur, dans un domaine ou j'ai pas mal de compétences, et on m'a présenté mon gérant....
      Un gars, pas loin de la sénilité, incapable de se servir d'un ordinateur, qui passait ses journées à raconter des salades aux clients.
      Le job était trop loin de chez, moi, je n'allais surtout pas déménager pour ça, j'ai démissionné, à regret, mais bon, pour 12$/h je n'allais pas pleurer !

      200 CV....depuis mon arrivée ici, et voila mon nouveau job : administratif dans une grande entreprise canadienne !
      Seul problème, et pas des moindre : 15h/semaine !!!
      Le salaire ? Ridicule....
      L'ambiance ? exceptionnelle, on m'a tout de suite adopté, j'ai été discret, rapide, efficace, et tout le monde a apprécié. Mes collègues étaient très sympas avec moi, j'ai réussi à faire un peu de temps supplémentaire, mais malheureusement je ne pouvais pas vivre avec aussi peu, et la perspective d'un temps plein était impossible.

      250 CV depuis mon arrivée, et un cours payé 1000$ pour avoir une qualification reconnue au Québec (un simple permis de conduire classe 2.3.4.5) et me voila embauché (à temps partiel) dans le fabuleux monde du transport !!!
      Ici aussi on essaie de me ballader (changement d'affectation de dernière minute, salaire variable...) mais je ne me laisse pas faire, et j'obtiens un 20-30h/semaine à 18.5$/h, je dois bosser tous les week-end, et les horaires sont décalés.

      Ça fait un an que je suis ici, et je trouve que le marché de l'emploi est sans pitié, les conditions de travail ne sont pas terribles, et la soit disant proximité de la hiérarchie est une légende. Le travail ne se fait pas au plus efficacement, on parle beaucoup pour ne pas faire grand chose, j'ai déja vu ça en France dans de nombreuses entreprises familiales. J'en déduis qu'ici, toutes les entreprises sont "familiales".
      J'ai rencontré du racisme, contre tous, les noirs, les juifs, les tamouls, les français...du racisme éhonté et clairement affiché. Les français n'ont pas le monopole de la connerie croyez-moi !
      J'ai aussi constaté que le mensonge est le sport national juste avant le hockey, ici on n'ose pas dire, on ose à peine penser, alors on détourne, on feinte, on joue avec les mots et les situations, puis on entube ! Lorsque vous êtes assis dans le bureau d'un recruteur, vous avez l'impression d'être dans le souk de Marrakech, 70% de ce qu'on vous dit est faux !
      J'ai rencontré des gens vraiment accueillants, des familles québécoises adorables, des personnages très drôles aussi !

      Au niveau paysages.....pffffff je sais pas quoi dire, autant la Gaspesie est belle (mais loin) autant Montréal est affreuse, sans rire j'ai jamais vu une ville aussi laide !
      Autant le Saguenay est époustouflant, autant le centre du Québec est soporifique de laideur.
      Alors je me ballade dans le Vermont et le New Hampshire, à la recherche de lacs propres, et de montagnes à l'accès gratuit pour la randonnée.
      Une région du Québec retiens particulièrement mon attention : les cantons de l'Est , c'est vraiment joli, et on s'y attache assez rapidement.

      Bref, que voulais-je dire avec mon titre "le vrai visage du Québec" ?
      Une immigration réelle, c'est pas arriver avec 1.000.000 € et dire que tout va bien, c'est pas être ingénieur en informatique et dire que l'emploi est facile et payant !
      Une véritable immigration c'est partir en galère et essayer de trouver mieux que son pays d'origine, pour moi c'est raté, la France me manque !
      Pas l'ambiance, les gens qui s'insultent, se marchent dessus etc... mais les paysages, le côté philosophique, la façon de râler, l'humour des français, les belles villes françaises, la campagne française...
      Les québécois aussi ont leur philosophie, leur humour (très efficace), leur façon de chialer (champions du chialage même!) mais ce n'est pas la mienne, et je n'arriverai jamais à m'intégrer, je resterai toujours un étranger, alors je sais que dans peu de temps je retournerai chez moi, la d'ou je viens, essayer de supporter cette lourde atmosphère et ces patrons hautains, mais je serai chez moi et plus fort qu'avant car l'immigration m'aura ouvert les yeux sur pas mal de sujets !!


    • By Laurent
      Les trois tranches de PVT 2014 se sont écoulés, êtes-vous satisfait du résultat ? Quand avez-vous réussi à le décrocher ou comment vivez-vous votre déception ?

      On veut vous entendre.
    • By Laurent
      L'installation dans un nouveau pays n'est pas toujours comme on l'avait imaginé. Parfois tout ce passe bien, que ce soit sur le plan personnel que professionnel. Mais dans d'autres cas, certains nouveaux arrivants décident finalement de plier bagages et de retourner dans le pays d'origine.

      Cependant, nous avons pu remarquer au fil des années qu'une part non négligeable de ceux qui sont repartis, reviennent s'installer de nouveau au Canada.

      Comment expliquez-vous cela ? Êtes-vous ou avez-vous été dans cette situation ? Est-ce nécessaire ou existe-t-il un moyen de le prévenir et ainsi de l'éviter ?

    • By Guijo
      Pour information pour les futurs immigrés:

      Un documentaire sur la médecine familiale au Québec:



      Raccrochage:

      http://tvanouvelles....age/78942163001



      Le Québec dans le monde industrialisé:

      http://tvanouvelles....age/78942163001



      Le Québec et les immigrants:

      http://www.ledevoir....-les-immigrants



      Et si ça vous intéresses:

      http://www.cirano.qc...n/2010RP-05.pdf
    • By domonion
      Bonjour à tous, je vais faire un petit bilan après un mois d'installation à Montréal, beaucoup seront mécontents de lire ce que je vais écrire et d'autres seront peut-être d'accord avec moi. 1-Avant installation, nous étions en France en train de chercher un appartement pour une durée courte sur Montréal. Nous sommes tombé sur le site airbnb, site que je vous déconseille tout de suite, allez chercher ailleurs comme ragq. Nous avons trouvé un petit appart, très bien sur la photo. On paie et tout est OK pour notre arrivée. 2-Arrivée à l'aéroport, déjà l'aéroport m'a parue complètement décalé et démodé par rapport à CDG, j'ai éprouvé un sentiment très bizarre et un profond regret d’avoir quitté la France. 3- Nous prenons le taxi en route vers l’appartement à Montréal. Dans le chemin, je suis dégouté de voir à quel point Montréal est moche et les routes très mal entretenues. Je n’avais qu’une envie, reprendre l’avion. 4-Arrivées devant l’appartement, la rue était déserte, c’était la nuit. Le propriétaire nous accueille et nous fais entrer dans l’appartement qui nous semble minuscule. Salle de bain trop petit, cuisine trop petite, chambre presqu’inexistante et un salon qui ne ressemble pas trop à un salon. Beaucoup de bruit à l’extérieur. 5-Quelques jours après, j’apprends que mon propriétaire n’est pas le propriétaire et qu’en fait, il nous a sous-loué son appartement. Il travaille dans une station service comme caissier et partage une chambre avec un autre locataire à Montréal. Donc grosse erreur de ma part d’avoir loué sur internet. 6- Rendez-vous pour une séance d’information dans un établissement d’accueil pour nouveaux arrivants près de chez moi. Grosse déception, la majorité des immigrants n’ont aucune qualification alors que je croyais que la Canada n’acceptait que des personnes qualifiées. Tout est le contraire ici. Je suis très déçu. La majorité des personnes qui sont ici sont là pour avoir de l’aide social. 7-Donc je cherche du travail et je trouve rapidement en moins d’un mois. Donc là c’était bien, un meilleur salaire, j’ai pu acheter une grosse 4X4, j’ai pu changer d’appartement etc. Au fait pour l’appartement il faut signer un bail d’un an sinon rien. C’est débile mais c’est comme ça. 8-Une fois qu’on a eu notre voiture, on a enfin pu visiter Montréal, je suis donc allé à Longueuil, là ou je voulais m’installer avant d’arriver ici. La ville est très belle et propre. J’aime bien. 9- L’alimentation? Rien à voir avec la France, ici c’est dégoutant. On s’engraisse sans contrôle. 10- Au fait j’ai oublié de vous dire dans quel quartier je suis installé, à Côte-des-Neiges, un endroit qui semble être réservé pour des immigrés venant de partout, vraiment de partout, une majorité de maghrébins, d’africains, de sud américain, de chinois et de philippins. Très très ethnique, personnellement cela ne me gêne pas. Par contre il y a un nombre important d’hôpitaux et chose qui m’a choqué, c’est de voir dans les rues des infirmiers et médecins en blouses bleues et blanches, ils se promènent, traversent les rues, viennent acheter leur sandwiches, font leur course avec leur tenue de travail. C’est impensable en France. 11- Pour l’instant, par rapport à la France, il n’y a rien de mieux ici. Avoir quitté la France, pour moi c’était une grosse erreur J’espère que ce sera le contraire bientôt car j’ai beaucoup investi. 12- Je ne vous parle même pas de mon excursion à Gatineau, c’était très bizarre. Je préfère utiliser le mot bizarre pour ne pas choquer certains. Les vrais mots sont en moi. Je souhaite qu’habiter au Canada deviendra un plaisir pour moi. Merci
    • By jimmy_choo
      Notre expérience du Canada ne se fera pas !

      Nous avons commencé à réfléchir à ce projet de départ il y a longtemps, en fait, dès 2004. A lépoque nous étions sur Nantes, moi en CDI avec un bon travail mais un peu saturé du poste, mon ami avait des emplois plus précaires et moins stabilisés. Nous avons tous les deux évolués assez rapidement, mon salaire a presque doublé en moins de 10 ans, mon ami a été recruté en CDI dans un grand groupe dassureur où il est passé du niveau bac à bac+5 sur son temps personnel.

      Nous voilà en 2011, avec toujours, ce projet à cur. Sans savoir réellement ce qui nous motive.Plusieurs choses en fait : lenvie de partir, de changer, de vivre une nouvelle expérience voire de se mettre un peu en danger, en difficulté face à un environnement totalement nouveau, nécessitant de mobiliser nos capacités dadaptation, dêtre humble, de faire sa place modestement. Notre dossier de CSQ déposé, nous recevons une réponse ultra rapide, moins de 1 mois ! Très motivant pour nous !

      Entre temps, nous tergiversons Y aller ? Rester ?

      Nous décidons donc de nous y rendre en été ; 15 jours à arpenter Montréal, à découvrir cette ville, ses quartiers, ses restaurants, son ambiance estivale. Très plaisant ! La balade en vélo le long du canal Lachine jusquà Saute-Moutons, une ville très verte, ensoleillée, agréable, très propre (ça nous change !).

      Le temps semble plus lent. Nous sommes un peu surpris par la frénésie du sport, du vélo (ne pas marcher sur une piste cyclable, danger de mort !). Mais on sent que la Ville renaît dun rude hiver. Certes, les mets sont moins exotiques, les saveurs plus américanisées (je connais très bien les USA pour y avoir vécu et travaillé), les supermarchés regorgent de junkfood, les fruits et légumes souvent importés, mais il règne une certaine tranquillité de vivre.

      Entre temps je connais une forte progression dans mon travail, je change de poste et à nouveau mon salaire augmente nettement. Mon ami poursuit son évolution aussi, il est muté dans une agence, passage obligé pour évoluer vers un poste de cadre à moyen terme. Le dossier est mis un peu en suspens et nous décidons même de ne pas le poursuivre. Même si notre impression de Montréal est bonne, nous prenons beaucoup, beaucoup de renseignements et nouons des amitiés avec des expatriés sur place. Leur analyse, leur vie là-bas sont plus mitigées que notre enthousiasme. Notre niveau de rémunération en France (presque 100.000 par an à deux) est confortable, le sacrifice sera-t-il acceptable ?

      Après un an dabandon du dossier et à loccasion dune de nos très nombreuses conversations sur le sujet, nous décidons de le reprendre : la vie vaut la peine dêtre risquée ! sans piment pas de saveur ! ne pas changer cest stagner, rester en France est confortable certes mais une vie sans aventure nest pas stimulante !
      Tous les deux sommes exaspérés par le système français : non pas que la solidarité nationale ne soit pas un bénéfice mais parfois, cest un peu trop : comment peut-on donner un revenu de solidarité active (déjà le terme « revenu » !) sans aucun travail en échange ?

      Pourquoi ne pas demander aux demandeurs demploi un effort de 1 ou 2 jours par semaine de travail bénévole (association, aide aux anciens, etc.) en échange des prestations perçues ?! ça permet au moins de ne pas perdre pied avec le monde professionnel et de rester actif !
      Sans compter le monde du travail avec son système trop hiérarchique, conservateur, nos Directeurs qui se comportent en véritables « châtelains » avec leurs cours, leurs avantages, leurs droits divinsNous voilà donc à nouveau enthousiastes, nous poursuivons les démarches avec le fédéral, réponse fulgurante : en moins de 1 mois nous avons le feu vert pour la visite médicale !

      Certes notre dossier doit être jugé « bon » (nous avons tous les deux 10 ans dexpérience, bac+5 minimum, moins de 40 ans). Et nous avions prévu un voyage en février de cette année 2013 pour nous faire une idée de lhiver et rencontrer nos amis sur place. Ce voyage sera un choc terrible !! Dabord, il fait froid, ok on le sait tous, il fait froid au Canada. Oui il y a du soleil, oui cela relève les températures ; mais quand il fait froid, que faire ?

      Si vous naimez pas trop les sports dhiver (patin à glace, ski, luge, etc.)que faire ? La ville souterraine ? On se lasse viteNous vous conseillons dailleurs de vous y rendre à 7h du matin pour voir une face cachée du Québec : les sans-abris sy regroupent pour se réchaufferet ils sont plutôt nombreux !

      Bref, en hiver, difficile davoir des activités : on reste donc plutôt chez soiEt nous avons imaginé 4 mois dhiverQuel ennui ce doit être ! Et puis nos amis sur place nous ont glacé le sang ! Ils travaillent tous, cest vrai et du travail sur place, ça ne manque pas. Oui les diplômes ont moins dimportance.

      Mais tous confirment : sans expérience Québécoise on nest pas intégré. Peu importe vos bac+10 et vos 10 années en France, ici, on se doit davoir son expérience QuébécoiseMais alors, pourquoi mettre comme critère de « recrutement » sur les dossiers CSQ, les diplômes, expériences, langues parlées comme autant de critères plus favorables à votre notation? Pourquoi demander des francophones, bien diplômés, avec de lexpérience, jeunes ? Il semble quune vraie hypocrisie règne à ce niveau Sans parler bien sûr du business considérable que la politique dimmigration doit générer (faites le calcul du coût dun dossier par rapport au nombre de postulants dans le Monde).

      Bref, tous nos amis sur place, venus de France confirment : il faut passer par une expérience Québécoise et une chute vertigineuse de revenus. Mais ce qui nous a le plus choqué cest la discrimination. Tous confirment aussi : un français sera moins bien rémunéré, moins bien traité parfois quun Québécois pur souche
      Et tous en font lamer expérience aujourdhui, en tous cas, dans les 3 premières années de leur arrivéeOutre ces discriminations, nous navons pas retrouvé, cet hiver, la joie de vivre de lété. Nous avons ressenti très fort une société très individualiste, chacun pour soi, peu de communication, des visages fermés, une forme de vague à lâme.

      Et puis les prix nous ont surpris ! Un restaurant pour deux avec un plat, une boisson, un café, 50 euros ! Certes cest au Laïka, lieu un peu branché mais rien dextraordinaire ! La nourriture, tant au restaurant quau supermarché, reste un défi pour nousDifficile dy trouver son bonheur.

      Les logements aussi, mal équipés, mal isolés, de mauvaise facture (nous avions un T3 dans un immeuble de 2010). Certes, sexpatrier cest accepter ce changement.

      Mais nos amis nous ont fait la peine ; ils se battent, en bavent vraiment, travaillent dur. Et ce que nous venions chercher, eux aussi dailleurs, on ne le trouve pas : lorganisation au travail leur semble désastreuse, à force de ne pas vouloir de conflit, les services communiquent difficilement entre eux, on ne se dit pas les choses pour ne pas froisser lautre et du coup, les axes de progression sont souvent peu incités : fais ce quon te dit, pas de vague !
      Chacun de nos amis était venu trouver un marché du travail ouvert (il ne lest pas tant que ça), des rémunérations plus intéressantes (elles le sont si votre niveau de revenu est faible en France, pensez à compter TOUS vos avantages : allocations, défiscalisation, santé, médecin de famille avec suivi, tickets restaurants, mutuelles dentreprise, jours de carence payés, congés payés et RTT, chômage, etc).

      Sur place nos amis ont vécu de grands moments avec les médecins le système de santé Et de conclure : si tu es très malade, mieux vaut rentrer ou aller à Cuba !

      Au-delà de ça, nous avons trouvé Montréal triste, peu dactivités sont proposées lhiver (à linverse de lété), culturellement, cest léger, socialement cest un peu chacun pour soi, au niveau professionnel les témoignages ne sont pas bonsAlors pourquoi tenter le diable ?!

      Oui nous avons en France des tas de contraintes et de sources dénervement quotidiennes (les transports, les impôts, le chômage, etc.).

      Nous avons mille raisons de nous plaindre, chaque jour. Mais regardons avec objectivité nos avantages ...

      Nous avons fait deux voyages (et moi 3 en tout) au Québec, rencontré des dizaines de personnes, échangé avec autant, nous avons lu des dizaines douvrages, de livres de récits. Notre avis nest pas fondé sur une idée préconçu il sest construit sur plusieurs années de réflexion, de débats. Lors de notre séjour cet hiver nous avons terminé notre semaine par un déjeuner à Commensal (une cafétéria végétarienne, très bonne !).

      Un vieux monsieur à la retraite nous a abordé en comprenant notre origine. Il est Québécois et nous raconte sa vie, riche de découvertes, de voyages, de rencontres. Nous lui parlons de notre projet et de notre situation en France. Il déchante et conclue : si je devais minstaller aujourdhui dans un pays, je choisirai le vôtre, La France. Il est rempli de défauts. Mais les gens sortent pour dire quils ne sont pas daccord.

      Et vous mettez en uvre la solidarité nationale. Un pays qui éduque ses enfants et qui soigne ses citoyens gratuitement est digne dune démocratie.

      Cet échange a conclu notre séjour et confirmé notre choix. Lherbe nest pas toujours plus verte ailleurs !
    • By Laurent
      Recherche de témoignages en vue d'un reportage sur M6 concernant les français déçus par leur installation au Québec. Problèmes d'intégration, problèmes familiaux liés au déracinement, d'adaptation à cette nouvelle vie, etc...

      Dans l'optique d'un tournage au Québec, l'équipe de tournage recherche des français dans ce cas, désireux de rentrer en France.

      MISE À JOUR : Émission annulée par la production

    • By immigrer.com
      Trois jours. C'est le temps qu'il a fallu pour que s'envolent les visas du Programme Vacances Travail (PVT) ouverts aux jeunes Français de 18 à 35 ans pour 2013.
      Il s'agit d'un record. Quelque 30 000 personnes ont tenté de mettre la main sur les 6750 PVT sur le site de l'Ambassade du Canada à Paris au début du mois de novembre. Les médias français se font largement écho de cet engouement, la plupart du temps de façon dithyrambique.
      Une fois arrivés, la réalité est toutefois plus contrastée, entre facilité déconcertante et embûches nombreuses.
      Un emploi à la première candidature


      Benoît Schmautz Photo : Luc Lavigne / Radio-Canada

      Pour Benoît Schmautz et sa conjointe Mathilde, l'immigration ressemble à un rêve éveillé. À leur arrivée, ils ont commencé par le côté vacances du permis en visitant les quatre coins du Québec, avant de passer au côté travail en cherchant un emploi à Montréal, un mois après leur arrivée.
      Au premier curriculum vitae envoyé, elle a trouvé un emploi dans son domaine. Lui a pris son temps, afin de se réorienter vers la photographie plutôt que de continuer sa précédente carrière en relations publiques. Et il a réussi. « On m'a donné ma chance, alors que je n'ai pas vraiment d'expérience », relate-t-il au sujet de son emploi dans un magasin de photographie. « C'est un peu idyllique, mais non, il n'y a aucun problème », décrit-il, presque étonné.
      « On s'était mis dans l'optique qu'on était immigrés et qu'on aurait à faire face à pas mal de problèmes. On s'était préparé à devoir se battre. » — Benoît Schmautz

      Refus en série


      Leslie Humblot Photo : Florent Daudens / Radio-Canada

      Trouver un travail est toutefois loin d'être acquis, comme en témoigne Leslie Humblot. Arrivée en 2009 avec en poche sa maîtrise en lettres et plusieurs années d'expérience en tant que médiatrice culturelle dans un théâtre - ce qui l'a amené à travailler sur plusieurs auteurs québécois, dont Wajdi Mouawad -, elle pensait pouvoir oeuvrer dans son domaine.

      Article complet
    • By fredodo76
      Bonjour à toutes et à tous;

      Voilà je me lance, cela fait quelques semaines que je passe des heures à chercher beaucoup d'infos sur ce site. Je me présente, Frédéric 42 ans (bientot 43 ) je travaille dans le transport en tant que chauffeur, marié et 2 enfants de 7 et 13 ans.

      Juillet 2011 séjour de 3 semaines au Quebec,et là .... une réalité, je m'y sens bien, il y a des choses qui ne peuvent s'expliquer!!!!!!!

      Il y a quelques semaines mon épouse ( 36 ans ) m'annonce que le cabinet dans lequel elle travaille (elle est assistante dentaire) va fermer courant 1er semestre 2014, donc chômage.

      Pourquoi ne pas en profiter pour recommencer une nouvelle vie ailleurs,OUI mais où?Le Québec devient une évidence,dans l'euphorie nous achetons "s'installer et travailler au Québec" de Laurence Nadau,nous faisons les tests de sélection ils sont concluant,nous commençons à remplir les "demandes de certificat de sélections"mon épouse sera la requérante principale.Nous faisons les comptes tout est Ok,beaucoup de questions , nous garderons un compte en France (une petite assurance!!!) ,notre petit appartement dans les Alpes ( encore une petite assurance on ne sait jamais!!!!!).

      Et il y a environ 2 semaines virage à 90 de ma bien aimée qui se pose beaucoup de questions ,trouverons nous du travail rapidement,la santé,aurons nous mis assez d'argents de coté pour subvenir à nos besoin si le travail ne pointe pas le bout de son nez,trouverons nous une patinoire pour que notre fils puisse continuer à pratiquer le hockey sur glace(lol),beaucoup d'interrogations!!!!!!

      Voilà quelques lignes qui peuvent peut être bouleverser toute une vie.

      Merci à vous,nous lirons avec plaisir vos retour d'expérience, le bon comme le mauvais.

      Frédo
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