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jimmy_choo

Notre expérience du Canada ne se fera… pas !

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Notre expérience du Canada ne se fera pas !

Nous avons commencé à réfléchir à ce projet de départ il y a longtemps, en fait, dès 2004. A lépoque nous étions sur Nantes, moi en CDI avec un bon travail mais un peu saturé du poste, mon ami avait des emplois plus précaires et moins stabilisés. Nous avons tous les deux évolués assez rapidement, mon salaire a presque doublé en moins de 10 ans, mon ami a été recruté en CDI dans un grand groupe dassureur où il est passé du niveau bac à bac+5 sur son temps personnel.

Nous voilà en 2011, avec toujours, ce projet à cur. Sans savoir réellement ce qui nous motive.Plusieurs choses en fait : lenvie de partir, de changer, de vivre une nouvelle expérience voire de se mettre un peu en danger, en difficulté face à un environnement totalement nouveau, nécessitant de mobiliser nos capacités dadaptation, dêtre humble, de faire sa place modestement. Notre dossier de CSQ déposé, nous recevons une réponse ultra rapide, moins de 1 mois ! Très motivant pour nous !

Entre temps, nous tergiversons Y aller ? Rester ?

Nous décidons donc de nous y rendre en été ; 15 jours à arpenter Montréal, à découvrir cette ville, ses quartiers, ses restaurants, son ambiance estivale. Très plaisant ! La balade en vélo le long du canal Lachine jusquà Saute-Moutons, une ville très verte, ensoleillée, agréable, très propre (ça nous change !).

Le temps semble plus lent. Nous sommes un peu surpris par la frénésie du sport, du vélo (ne pas marcher sur une piste cyclable, danger de mort !). Mais on sent que la Ville renaît dun rude hiver. Certes, les mets sont moins exotiques, les saveurs plus américanisées (je connais très bien les USA pour y avoir vécu et travaillé), les supermarchés regorgent de junkfood, les fruits et légumes souvent importés, mais il règne une certaine tranquillité de vivre.

Entre temps je connais une forte progression dans mon travail, je change de poste et à nouveau mon salaire augmente nettement. Mon ami poursuit son évolution aussi, il est muté dans une agence, passage obligé pour évoluer vers un poste de cadre à moyen terme. Le dossier est mis un peu en suspens et nous décidons même de ne pas le poursuivre. Même si notre impression de Montréal est bonne, nous prenons beaucoup, beaucoup de renseignements et nouons des amitiés avec des expatriés sur place. Leur analyse, leur vie là-bas sont plus mitigées que notre enthousiasme. Notre niveau de rémunération en France (presque 100.000 par an à deux) est confortable, le sacrifice sera-t-il acceptable ?

Après un an dabandon du dossier et à loccasion dune de nos très nombreuses conversations sur le sujet, nous décidons de le reprendre : la vie vaut la peine dêtre risquée ! sans piment pas de saveur ! ne pas changer cest stagner, rester en France est confortable certes mais une vie sans aventure nest pas stimulante !

Tous les deux sommes exaspérés par le système français : non pas que la solidarité nationale ne soit pas un bénéfice mais parfois, cest un peu trop : comment peut-on donner un revenu de solidarité active (déjà le terme « revenu » !) sans aucun travail en échange ?

Pourquoi ne pas demander aux demandeurs demploi un effort de 1 ou 2 jours par semaine de travail bénévole (association, aide aux anciens, etc.) en échange des prestations perçues ?! ça permet au moins de ne pas perdre pied avec le monde professionnel et de rester actif !

Sans compter le monde du travail avec son système trop hiérarchique, conservateur, nos Directeurs qui se comportent en véritables « châtelains » avec leurs cours, leurs avantages, leurs droits divinsNous voilà donc à nouveau enthousiastes, nous poursuivons les démarches avec le fédéral, réponse fulgurante : en moins de 1 mois nous avons le feu vert pour la visite médicale !

Certes notre dossier doit être jugé « bon » (nous avons tous les deux 10 ans dexpérience, bac+5 minimum, moins de 40 ans). Et nous avions prévu un voyage en février de cette année 2013 pour nous faire une idée de lhiver et rencontrer nos amis sur place. Ce voyage sera un choc terrible !! Dabord, il fait froid, ok on le sait tous, il fait froid au Canada. Oui il y a du soleil, oui cela relève les températures ; mais quand il fait froid, que faire ?

Si vous naimez pas trop les sports dhiver (patin à glace, ski, luge, etc.)que faire ? La ville souterraine ? On se lasse viteNous vous conseillons dailleurs de vous y rendre à 7h du matin pour voir une face cachée du Québec : les sans-abris sy regroupent pour se réchaufferet ils sont plutôt nombreux !

Bref, en hiver, difficile davoir des activités : on reste donc plutôt chez soiEt nous avons imaginé 4 mois dhiverQuel ennui ce doit être ! Et puis nos amis sur place nous ont glacé le sang ! Ils travaillent tous, cest vrai et du travail sur place, ça ne manque pas. Oui les diplômes ont moins dimportance.

Mais tous confirment : sans expérience Québécoise on nest pas intégré. Peu importe vos bac+10 et vos 10 années en France, ici, on se doit davoir son expérience QuébécoiseMais alors, pourquoi mettre comme critère de « recrutement » sur les dossiers CSQ, les diplômes, expériences, langues parlées comme autant de critères plus favorables à votre notation? Pourquoi demander des francophones, bien diplômés, avec de lexpérience, jeunes ? Il semble quune vraie hypocrisie règne à ce niveau Sans parler bien sûr du business considérable que la politique dimmigration doit générer (faites le calcul du coût dun dossier par rapport au nombre de postulants dans le Monde).

Bref, tous nos amis sur place, venus de France confirment : il faut passer par une expérience Québécoise et une chute vertigineuse de revenus. Mais ce qui nous a le plus choqué cest la discrimination. Tous confirment aussi : un français sera moins bien rémunéré, moins bien traité parfois quun Québécois pur souche

Et tous en font lamer expérience aujourdhui, en tous cas, dans les 3 premières années de leur arrivéeOutre ces discriminations, nous navons pas retrouvé, cet hiver, la joie de vivre de lété. Nous avons ressenti très fort une société très individualiste, chacun pour soi, peu de communication, des visages fermés, une forme de vague à lâme.

Et puis les prix nous ont surpris ! Un restaurant pour deux avec un plat, une boisson, un café, 50 euros ! Certes cest au Laïka, lieu un peu branché mais rien dextraordinaire ! La nourriture, tant au restaurant quau supermarché, reste un défi pour nousDifficile dy trouver son bonheur.

Les logements aussi, mal équipés, mal isolés, de mauvaise facture (nous avions un T3 dans un immeuble de 2010). Certes, sexpatrier cest accepter ce changement.

Mais nos amis nous ont fait la peine ; ils se battent, en bavent vraiment, travaillent dur. Et ce que nous venions chercher, eux aussi dailleurs, on ne le trouve pas : lorganisation au travail leur semble désastreuse, à force de ne pas vouloir de conflit, les services communiquent difficilement entre eux, on ne se dit pas les choses pour ne pas froisser lautre et du coup, les axes de progression sont souvent peu incités : fais ce quon te dit, pas de vague !

Chacun de nos amis était venu trouver un marché du travail ouvert (il ne lest pas tant que ça), des rémunérations plus intéressantes (elles le sont si votre niveau de revenu est faible en France, pensez à compter TOUS vos avantages : allocations, défiscalisation, santé, médecin de famille avec suivi, tickets restaurants, mutuelles dentreprise, jours de carence payés, congés payés et RTT, chômage, etc).

Sur place nos amis ont vécu de grands moments avec les médecins le système de santé Et de conclure : si tu es très malade, mieux vaut rentrer ou aller à Cuba !

Au-delà de ça, nous avons trouvé Montréal triste, peu dactivités sont proposées lhiver (à linverse de lété), culturellement, cest léger, socialement cest un peu chacun pour soi, au niveau professionnel les témoignages ne sont pas bonsAlors pourquoi tenter le diable ?!

Oui nous avons en France des tas de contraintes et de sources dénervement quotidiennes (les transports, les impôts, le chômage, etc.).

Nous avons mille raisons de nous plaindre, chaque jour. Mais regardons avec objectivité nos avantages ...

Nous avons fait deux voyages (et moi 3 en tout) au Québec, rencontré des dizaines de personnes, échangé avec autant, nous avons lu des dizaines douvrages, de livres de récits. Notre avis nest pas fondé sur une idée préconçu il sest construit sur plusieurs années de réflexion, de débats. Lors de notre séjour cet hiver nous avons terminé notre semaine par un déjeuner à Commensal (une cafétéria végétarienne, très bonne !).

Un vieux monsieur à la retraite nous a abordé en comprenant notre origine. Il est Québécois et nous raconte sa vie, riche de découvertes, de voyages, de rencontres. Nous lui parlons de notre projet et de notre situation en France. Il déchante et conclue : si je devais minstaller aujourdhui dans un pays, je choisirai le vôtre, La France. Il est rempli de défauts. Mais les gens sortent pour dire quils ne sont pas daccord.

Et vous mettez en uvre la solidarité nationale. Un pays qui éduque ses enfants et qui soigne ses citoyens gratuitement est digne dune démocratie.

Cet échange a conclu notre séjour et confirmé notre choix. Lherbe nest pas toujours plus verte ailleurs !

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Comme quoi c'est pas mal important (quand on le peut) de venir plusieurs fois en vacances pour tâter le terrain.

Allez vous aller jusqu'au bout des démarches ou stoppez vous vraiment tout ?

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C'est ce qui s'appelle "peser le pour et le contre" afin de prendre une décision réfléchie et personelle. Démarche tout a fait respectable et parfaitement compréhensible dans votre cas.

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Rooooh le pavé... Quelques retours à la ligne et saut de ligne auraient facilité la lecture... Merci pour nous !

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Un retour trés interessant et avec des arguments pertinents. Merci pour ce texte qui permet de reflechir et sous-pesee l'entreprise d'un projet de vie d'une telle ampleur.

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C est sur que dans votre situation sa serais dommage de tout perdre , mais pour certains immigrer ils ont déjà pas grand choses en France , et generalement le travail qui n y Est pas donc tant cas faire quand ont est déjà à la case départ sa ne coûte rien d essayer ailleurs Moi j aurais un emploi qui me plait ou qui est bien rémunéré , une maison et un mari lol peut d'être que j y réfléchirais à deux fois , mais comme la actuellement j ai plus rien ba je me dit pourquoi pas Après quand ont à la sécurité surtout de l emploi c est sur qu il vaut être sur de son choix , en tout cas bonne chance pour le futur Envoyé par l'application mobile Forum IC

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On voit que tu ne vis pas en région parisienne avec des enfants à charges !

Désolé mais ce genre de récit m'énerve au plus haut point !

Tu es venu pour foutre le moral des troupes à zéro ?

Tu n'auras pas le pouvoir de faire changer d'avis les gens qui ont entrepris leurs démarches mais tu as le pouvoir de détruire les envies et rêves de certains d'entre nous.
Je ne suis pas du genre à parler ainsi mais si ton expérience est négative, en quoi l'étaler comme un pavé peut nous être utile ?

Oui on sait en France on a "trop de la chance" on peut aller chez le médecin et c'est remboursé.
Oui super l'école est gratuite mais tu as vu le système scolaire qu'on a ??

En région parisienne on est vraiment mal loti : ton gamin a des difficultés à l'école ? C'est marche ou crève !

Au contraire, ton enfant est très bon et même en avance : oulala, faut surtout pas le faire remarquer ni se préoccuper de son cas, ça commencerait à faire des écarts avec les autres et bien trop compliqué de gérer les écarts de compréhension entre les élèves !


Oui on a le droit de sortir dans la rue pour râler mais tu t'es déjà tapé des semaines de transports parisiens en grève ?? L'enfer sur terre ! Et dans ces cas là je ne me dis pas oui mais si je déprime ou pète un cable je vais pouvoir aller chez mon médecin et me mettre en arrêt maladie parce que je ne paye pas ! (alors que bien evidemment on paye, et c'est TOUJOURS les mêmes qui payent !)

Le système Français ENTIER est à refaire !

La France vu de l'extérieur parait un eldorado, la preuve on se ramasse des pauvres gens venus de pays miséreux. Que trouvent-ils en France ? Tout autant de misère si ce n'est que leurs enfants peuvent s'instruire (mais faut -il voir la répercussion de ces enfants sur les prochaines générations)

Nous aimerions bien quitter la région parisienne et aller à Nantes, Bordeaux, Toulouse ou je ne sais où encore. Mais où est le travail ?

Tout est regroupé sur Paris et on étouffe !!

Donc quand une famille prend le temps de réfléchir et de se décider de sauter le pas (d'autant plus que j'ai une cousine et son chéri qui vivent le vrai rêve Québécois dans la région du Saguenay. Ils on plein d'amis, ils évoluent très vite dans leur métier, ils vont enfin être propriétaire de la maison de leur rêve) comme nous, qui mettons nos tripes sur le tapis et bien excuse moi mais ça me fait vraiment CH... pour ne pas être vulgaire de lire ton article !

Partager son expérience c'est bien mais polluer avec que du négatif c'est NAZE !

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Après c est vrai que des immigrants sont heureux de leurs vie au Québec mais j ai l impression que en écoutant certains ils les font passer pour des menteurs , ont parlent beaucoup du négatif mais pas trop du positif quand même Car il doit bien y avoir des immigrants ravies de leurs choix non???b Envoyé par l'application mobile Forum IC

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Témoignage intéressant ! C'est vrai que l'herbe n'est pas toujours plus verte chez les voisins et lorsque l'on a la chance d'avoir une situation stable et avec des possibilités d'évolution en France, je veux bien comprendre que vous ne veuillez pas tenter de tout perdre en partant à l'aventure ! Personnellement, vivre au Quebec est un rêve de longue date et je serai vraiment triste de ne pas partir (même si c'est pour revenir j'aurai au moins essayer :) Envoyé par l'application mobile Forum IC

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Témoignage intéressant ! C'est vrai que l'herbe n'est pas toujours plus verte chez les voisins et lorsque l'on a la chance d'avoir une situation stable et avec des possibilités d'évolution en France, je veux bien comprendre que vous ne veuillez pas tenter de tout perdre en partant à l'aventure ! Personnellement, vivre au Quebec est un rêve de longue date et je serai vraiment triste de ne pas partir (même si c'est pour revenir j'aurai au moins essayer :) Envoyé par l'application mobile Forum IC
Oui tu a raison moi je pense pareil si je doit revenir un jour pas je reviendrais , mais je pense que dans tout les cas se sera un enrichissement personnel Envoyé par l'application mobile Forum IC

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On voit que tu ne vis pas en région parisienne avec des enfants à charges !

Désolé mais ce genre de récit m'énerve au plus haut point !

Tu es venu pour foutre le moral des troupes à zéro ?

Tu n'auras pas le pouvoir de faire changer d'avis les gens qui ont entrepris leurs démarches mais tu as le pouvoir de détruire les envies et rêves de certains d'entre nous.

Je ne suis pas du genre à parler ainsi mais si ton expérience est négative, en quoi l'étaler comme un pavé peut nous être utile ?

Oui on sait en France on a "trop de la chance" on peut aller chez le médecin et c'est remboursé.

Oui super l'école est gratuite mais tu as vu le système scolaire qu'on a ??

En région parisienne on est vraiment mal loti : ton gamin a des difficultés à l'école ? C'est marche ou crève !

Au contraire, ton enfant est très bon et même en avance : oulala, faut surtout pas le faire remarquer ni se préoccuper de son cas, ça commencerait à faire des écarts avec les autres et bien trop compliqué de gérer les écarts de compréhension entre les élèves !

Oui on a le droit de sortir dans la rue pour râler mais tu t'es déjà tapé des semaines de transports parisiens en grève ?? L'enfer sur terre ! Et dans ces cas là je ne me dis pas oui mais si je déprime ou pète un cable je vais pouvoir aller chez mon médecin et me mettre en arrêt maladie parce que je ne paye pas ! (alors que bien evidemment on paye, et c'est TOUJOURS les mêmes qui payent !)

Le système Français ENTIER est à refaire !

La France vu de l'extérieur parait un eldorado, la preuve on se ramasse des pauvres gens venus de pays miséreux. Que trouvent-ils en France ? Tout autant de misère si ce n'est que leurs enfants peuvent s'instruire (mais faut -il voir la répercussion de ces enfants sur les prochaines générations)

Nous aimerions bien quitter la région parisienne et aller à Nantes, Bordeaux, Toulouse ou je ne sais où encore. Mais où est le travail ?

Tout est regroupé sur Paris et on étouffe !!

Donc quand une famille prend le temps de réfléchir et de se décider de sauter le pas (d'autant plus que j'ai une cousine et son chéri qui vivent le vrai rêve Québécois dans la région du Saguenay. Ils on plein d'amis, ils évoluent très vite dans leur métier, ils vont enfin être propriétaire de la maison de leur rêve) comme nous, qui mettons nos tripes sur le tapis et bien excuse moi mais ça me fait vraiment CH... pour ne pas être vulgaire de lire ton article !

Partager son expérience c'est bien mais polluer avec que du négatif c'est NAZE !

:blink2: Et bien c'est le but d'un forum non ?

Chacun peut y donner son ressenti, son vécu, ses doutes, ses angoisses et ses attentes.

Chacun voit midi à sa porte et tes envies et tes désirs ne seront pas forcement ceux des autres.

Si ils jugent que le Québec ne leur apportera pas ce qu'ils attendent, ils ont bien raison d'y réfléchir à 2 fois plutôt que de se lancer tête première.

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Je suis d'accord avec immigrant9, vous n'aviez pas vraiment de raisons personnelles de quitter la France, ayant un bon salaire et apparemment une vie stable et heureuse, pourquoi tout lâcher.

Quand on quitte c'est pour trouver mieux, et quand en Franc on a rien, on nous donne rien, personne ne veut nous embaucher parce que notre diplôme coûte trop cher, ben on se casse et on trouve des gens reconnaissant de nos études.

Je suis en désaccord avec beaucoup de choses que vous avez dites dans votre "pavé" et je trouve cela dommage car vous risquez de décevoir plusieurs autres personnes qui hésitent justement à partir.

L'hiver ? t'as juste à l'aimer, c'est sur que tu viens pas au Québec pour espérer y bronzer toute l'année, vous avez lu sur le sujet ? Donc vous saviez ce qu'il en retournait !

On est bientôt en mars et je me dis, déjà ?? l'hiver a pas été si long et a été bon malgré une semaine de grand froid. On a fait de la luge, festival d'hiver, hockey, patins, etc.... et on a un enfant de 2 ans qui adore ça !

Les médecins, comme je le disais dans un autre billet, c'est la même galère en France, de plus en plus, alors franchement ! L'histoire des médecins de famille c'est la même chose ! Une fois que t'es RP les frais médicaux sont gratuits, le reste, ben c'est comme en France, t'as pas de mutuelle pas tu paye, lunettes, dents, etc..... C'est la même chose ici ! Suffit d'avoir une assurance collective.

Ensuite, vous avez juste fait Montréal, pourquoi ne pas avoir essayé d'autres villes ? Vous parlez des SDF, y'en a plus en France, elle est où la solidarité là ?

Pour la bouffe c'est pareil, si t'es renseigné, t'es au courant que c'est pas la gastronomie française qui prime, on est en A-MÉ-RI-QUE ! Allô, c'est pas parce que c'est la Nouvelle-France que tout devrait fonctionner comme en France, et heureusement ! Et l'histoire du français moins rémunéré c'est un mythe qui malheureusement prend de l'ampleur à cause des gens qui ont vécu une mauvaise expérience.

Bref, tout cela pour dire que, effectivement, tout dépend de l'expérience de chacun, et que tout dépend ce que tu quitte en France.....Avoir 100 000 euros à deux par an, je l'aurais peut-être pas fait !

Les gens sont jamais content, c'est dingue ça....

Bonne continuation à vous !

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Après c est vrai que des immigrants sont heureux de leurs vie au Québec mais j ai l impression que en écoutant certains ils les font passer pour des menteurs , ont parlent beaucoup du négatif mais pas trop du positif quand même Car il doit bien y avoir des immigrants ravies de leurs choix non???b Envoyé par l'application mobile Forum IC

Bien sûr qu'il y en a des contents (j'en fais partie d'ailleurs :wink: ), mais perso j'avais une grosse différence avec Jimmy-Choo , mon conjoint et moi même n'avions pas 100000 euro de salaire pas an et je peux te garantir qu'en arrivant ici , il est super rare (voir impossible) de pouvoir prétendre à des salaires de même.

Mais par contre (je prend mon exemple), une coiffeuse et un paysagiste, arrivent à gagner la même chose qu'ils touchaient en France en débutant ici.

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On voit que tu ne vis pas en région parisienne avec des enfants à charges !

Désolé mais ce genre de récit m'énerve au plus haut point !

Tu es venu pour foutre le moral des troupes à zéro ?

Tu n'auras pas le pouvoir de faire changer d'avis les gens qui ont entrepris leurs démarches mais tu as le pouvoir de détruire les envies et rêves de certains d'entre nous.

Je ne suis pas du genre à parler ainsi mais si ton expérience est négative, en quoi l'étaler comme un pavé peut nous être utile ?

Oui on sait en France on a "trop de la chance" on peut aller chez le médecin et c'est remboursé.

Oui super l'école est gratuite mais tu as vu le système scolaire qu'on a ??

En région parisienne on est vraiment mal loti : ton gamin a des difficultés à l'école ? C'est marche ou crève !

Au contraire, ton enfant est très bon et même en avance : oulala, faut surtout pas le faire remarquer ni se préoccuper de son cas, ça commencerait à faire des écarts avec les autres et bien trop compliqué de gérer les écarts de compréhension entre les élèves !

Oui on a le droit de sortir dans la rue pour râler mais tu t'es déjà tapé des semaines de transports parisiens en grève ?? L'enfer sur terre ! Et dans ces cas là je ne me dis pas oui mais si je déprime ou pète un cable je vais pouvoir aller chez mon médecin et me mettre en arrêt maladie parce que je ne paye pas ! (alors que bien evidemment on paye, et c'est TOUJOURS les mêmes qui payent !)

Le système Français ENTIER est à refaire !

La France vu de l'extérieur parait un eldorado, la preuve on se ramasse des pauvres gens venus de pays miséreux. Que trouvent-ils en France ? Tout autant de misère si ce n'est que leurs enfants peuvent s'instruire (mais faut -il voir la répercussion de ces enfants sur les prochaines générations)

Nous aimerions bien quitter la région parisienne et aller à Nantes, Bordeaux, Toulouse ou je ne sais où encore. Mais où est le travail ?

Tout est regroupé sur Paris et on étouffe !!

Donc quand une famille prend le temps de réfléchir et de se décider de sauter le pas (d'autant plus que j'ai une cousine et son chéri qui vivent le vrai rêve Québécois dans la région du Saguenay. Ils on plein d'amis, ils évoluent très vite dans leur métier, ils vont enfin être propriétaire de la maison de leur rêve) comme nous, qui mettons nos tripes sur le tapis et bien excuse moi mais ça me fait vraiment CH... pour ne pas être vulgaire de lire ton article !

Partager son expérience c'est bien mais polluer avec que du négatif c'est NAZE !

:blink2: Et bien c'est le but d'un forum non ?

Chacun peut y donner son ressenti, son vécu, ses doutes, ses angoisses et ses attentes.

Chacun voit midi à sa porte et tes envies et tes désirs ne seront pas forcement ceux des autres.

Si ils jugent que le Québec ne leur apportera pas ce qu'ils attendent, ils ont bien raison d'y réfléchir à 2 fois plutôt que de se lancer tête première.

Mais bien sûr et ce n'est pas ce que je leur reproche !

Juste ça m'énerve d'étaler des lignes aussi négatives les une que les autres et de ne rapporter que ce qui ne va pas !

Je ne juge pas leur décision mais le fait d'apporter cela ici est plus déstabilisant pour de nombreuses personnes en cours de démarches que motivant.

D'autant qu'ils n'ont finalement aucune expérience de vie là bas...

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Témoignage intéressant que je respecte. Mais personnelle, après 3 voyages au Québec (printemps, automne et hiver), plus un quatrième cet été, je ne ferais un retour en arrière pour rien au monde.

J'ai 26 ans, un BTS compta à mon actif, ainsi qu'un bac informatique. Et je galère depuis 4 ans à trouver un job. Pourquoi? Parce que je n'ai aucune expérience! Des dizaines d'entretiens, toujours la meme réponse... C'est usant, et fatiguant, aussi bien physiquement que moralement.

Je veux tenter l'expérience, quitte à en revenir! C'est un rêve, et j'irais au bout.

Mais revenir en arrière, ne plus partir, ca demande quand meme du courage parfois, alors je vous dit quand meme Bravo pour avoir pris cette décision murement réfléchie. Et surtout, bonne continuation!

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Je ne pense pas qu'il faille prendre le témoignage comme ça Family ils ont fait leur évaluation du pour et du contre mais cela n'est que leur point de vue... Je vais être franche, je vis également en région parisienne et subis au quotidien tous ces multiples inconvénients, maintenant demain j'ai les même revenus qu'eux (on parle de 100 000 par an tout de même) je ne suis pas sûre de vouloir immigrer au Québec... Le problème de l'éducation ne se posera pas pour eux puisqu'ils ont la possibilité de mettre leur enfant dans le privé et d'une manière générale de vivre et d'évoluer dans un milieu plus favorisé que nous autres aux modestes revenus.... Attention ce n'est pas un jugement de valeurs!! Au contraire tant mieux di certains arrivent a sortir leur épingle du jeu. La classe moyenne tend a disparaître en France donc même si l'immigration va certainement nous coûter cher, nous aurons tenté et vu ce qu'il en est exactement.

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Il me semble qu'un projet d'immigration ne devrait pas reposer sur des raisons purement économiques. Même si la situation économique en France est difficile, nous n'en sommes quand même pas au stade d'être des immigrés économiques.
Je pense que pour s'installer au Canada, il faut vraiment s'y sentir chez soi.

J'ai vécu à Toronto plusieurs années et je vis actuellement à Montréal. Beaucoup de Canadiens se plaignent de l'hiver. Personnellement l'hiver est ma saison préférée. Même s'il ne neige et ne fait pas assez froid à mon goût.

Quant aux Canadiens ils ont une vision idéalisée de la France: donc le discours d'un Canadien qui ne comprend pas pourquoi un Français vient s'installer en France n'est pas un bon critère pour savoir si une installation au Canada vous conviendra ou non.

Par ailleurs beaucoup d'aspirants immigrants ne parlent que du Québec. J'ai l'impression que certains espèrent retrouver au Québec ce qu'ils ont en France en mieux. Cela ne me semble pas une bonne approche. Le Québec n'est pas une extension de la France.
L'aventure peut aussi être tentée dans les provinces anglophones.

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Tu a raison écureuil moi perso je parle que du Québec dans un premier temps car môme je parle pas couramment anglais je veut pas être trop perdue non plus , car je pense que dans le Québec je pourrais améliorer mon anglais , même reprendre des cours du soir et par la suite bien sur moi je voudrais aller voir du côté anglophone aussi tans qu à faire , j aurais essayer des deux côté Envoyé par l'application mobile Forum IC

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Je ne pense pas qu'il faille prendre le témoignage comme ça Family ils ont fait leur évaluation du pour et du contre mais cela n'est que leur point de vue... Je vais être franche, je vis également en région parisienne et subis au quotidien tous ces multiples inconvénients, maintenant demain j'ai les même revenus qu'eux (on parle de 100 000 par an tout de même) je ne suis pas sûre de vouloir immigrer au Québec... Le problème de l'éducation ne se posera pas pour eux puisqu'ils ont la possibilité de mettre leur enfant dans le privé et d'une manière générale de vivre et d'évoluer dans un milieu plus favorisé que nous autres aux modestes revenus.... Attention ce n'est pas un jugement de valeurs!! Au contraire tant mieux di certains arrivent a sortir leur épingle du jeu. La classe moyenne tend a disparaître en France donc même si l'immigration va certainement nous coûter cher, nous aurons tenté et vu ce qu'il en est exactement.

C'est sûr nous serions à 100 000 euro par an nous n'aurions peut-être même pas eu l'idée de quitter la France.

Juste ce que je voudrai dire c'est de faire attention lorsqu'on écrit ces propres expériences (et de nouveau de quelle expérience parle t-on puisqu'ils n'y ont pas vécu. Juste des histoires des uns et des autres).

Bien évidemment ça me touche même si je n'ai pas envie d'y croire lorsque Jimmy choo "rapporte" ces aspects négatifs et que les démarches à entreprendre sont tellement longues qu'il faut bien s'accrocher pour ne pas tout stopper.

Mais le dossier est cher aussi et ce n'est pas évident de stopper quelque chose qui nous a déjà coûté des sous.

Voilà tout...

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    • By MarySeventeen
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      Le froid
      J’avais déjà vécu un premier ‘demi’ hiver en 2014, j’étais arrivée en pleine tempête de neige avec des températures avoisinant les -30. Je n’ai donc pas été surprise de débarquer dans la neige en mars, je me souviens même qu’il a neigé lors du weekend prolongé de mai.

      Il suffit d’être bien équipé (exit les Canada Goose et autres doudounes à 1500$ s’il vous plait, aller chez Winners ou Uniqlo et vous économiserez pas mal) et d’être stratégique : on ne sort pas la doudoune d’hiver en novembre quand il fait 10 degrés, on couvre le maximum de ‘peau’ à partir de -15 (perso je sors même les lunettes de soleil en cas de vent, sinon mes yeux se mettent à pleurer dès que je pose le pied dehors) et en cas de températures extrêmes, on utilise le path au maximum.
      Pour parer à la déprime de l’hiver trop long, nous avons opté pour l’option vacances au soleil (Cuba, Mexique, Hawaii, Californie…). Toronto offre beaucoup de possibilités nvieau voyage, nous en profitons donc énormément que ce soit pendant nos congés ou lors de weekends prolongés.
      Bref, il faut se dire que nos voisins d’autres provinces ont bien plus de neige que nous et que les températures sont bien plus basses !
       
       
      Le coût de la vie
      SPOILER ALERT : Oui, vivre à Toronto n’est pas donné. J’ai vu le prix des loyers exploser ces trois dernières années, je ne paye ‘que ‘ 2000$ pour mon appartement à 500 m du métro avec locker et parking. Sachez que le même appartement 7 étages en dessous vient d’être mis en location pour… 2500$ (et pourtant, l’immeuble vieilli mal).
      Il existe toujours des perles rares mais attention aux arnaques : si on vous propose un 2-beds à 1500$ downtown dans un condo tout neuf, il y a éléphant sous gravillon.
      Si vous voulez quelque chose d’abordable, éloignez-vous des stations de métro, tentez les villes de la GTA, mais sachez que les transports en commun sont pas terribles et assez chers (notamment si vous prenez le Go Train + les TTC).
      Je ne recommande pas le basement, mais certains peuvent aimer !
      Les loisirs et la nourriture ne sont pas si chers que ça, je sors plus souvent au restau qu’en France, je n'achète pas de produits français hors de prix et ma note d’épicerie est correct (entre 70 et 100$ par semaine pour 2, lunch box incluses).
      Pour le téléphone, nous payons chacun 50$ HT pour 4 Go, ce qui est suffisant. Nous avons juste un abonnement internet à 65$ + Netflix à 14.99$.
      Niveau vêtements, pas de grosses différences à noter.
      Notre plus gros pôle de dépenses serait les billets d’avion pour la France (nous sommes rentrés deux fois en 3 ans et notre prochain voyage se fera Noël prochain).
       
       
      Le manque des proches
      Évidemment, nos proches nous  manquent énormément, d’autant plus que nous ne sommes rentrés que deux fois pour le moment. Mais nous avons eu la chance de les recevoir ici (mêmes nos grands-parents ont fait le voyage). Skype et Messenger tournent à plein régime, je pense que c’est la seule raison qui nous fera rentrer au pays d’ici deux ans. Je pense également que ressentir ou non ce manque est propre à chacun, certaines personnes vivent très bien cet éloignement !
       
       
      La nourriture
      Je crois que je n’ai jamais mangé aussi varié qu’à Toronto. Je ne comprends pas trop les gens qui se plaignent de la nourriture ici, mais c’est encore quelque chose de subjectif. La multi culturalité de Toronto se ressent dans la diversité des restaurants et supermarchés que l’on trouve ici, je trouve ça juste génial. Moi qui adore aller au restau, je suis comblée haha !
      Il y a juste un phénomène qui semble toucher les plus sensibles je dirais : la transition nourriture FR / nourriture CA peut causer des troubles intestinaux (j’avoue, il m’a fallu du courage pour vous avouer ça haha). Après avoir discuté avec pas mal de nouveaux arrivants, c’est quelque chose d’assez courant et ça ne dure que quelques mois.
       
       
      Je ne vais pas vous le cacher, j’adore Toronto. Ça bouge tout le temps, la proximité avec les US permet de pas mal voyager, la météo est plus clémente (quoi que cette année c’était un peu n’importe quoi) et tout le monde vient d’horizons différents donc personne ne vous jugera pour votre accent ou votre façon de vous habiller (oui, même quand vous irez faire vos courses un dimanche soir en pyjama). Nous nous y sentons bien même trois ans après.
       
       
      C'est tout pour moi, j'espère que ce bilan vous apportera quelque chose. Encore une fois, si vous avez besoin de plus de détails, n'hésitez pas !
    • By marine101984
      Voici notre histoire: 
      Voyage de découverte en 2011
      Arrivés en 2013 en RP (à 29 ans)
      Citoyens en 2018
      Nous avons eu un enfant au Québec (et bientôt un 2e). 
      3 ans à Québec, 1 an en Estrie et depuis quelques mois en Montérégie. 
      En 6 ans nous sommes retournés 3 semaines en France pour voir la famille. Certains sont venus de temps en temps mais pas tous. 
       
      Nous avons beaucoup voyagé, mais quasiment uniquement à l'intérieur de la province (+1 séjour de 4 jours à Boston). Le voyage est la découverte sont importantes pour nous et avec 2 semaines de vacances par an, difficile de se promener... 
       
      Ces derniers temps nous nous posons beaucoup de questions quant à un éventuel retour en France. 
       
      Depuis la naissance de notre aîné, nous réalisons à quel point notre famille est importante pour nous. Notre enfant a des grands-parents géniaux et des cousins et cousines, tantes et oncles, qu'elle a vu 2 semaines dans sa vie.... Ici nous n'avons pas réussi à nous recréer une seconde famille d'adoption. Les relations avec les Québecois sont particulières, je ne mets pas tout le monde dans le même panier, mais je ne suis pas tombé sur les bonnes personnes apparemment !! Alors qu'en France nous avons de vrais amis, sur lesquels on peu compter. D'ailleurs nous avons rencontrés certains d'entre eux ici, ils sont rentrés en France et sont heureux de leur choix. 
       
      Le système de santé ici, est une catastrophe, ma fille n'a jamais été suivie depuis sa naissance (je vais ponctuellement dans les cliniques sans rendez-vous lors des maladies, mais on y attend en moyenne 4 heures pour voir des médecins qui ne lèvent même pas la tête de leur ordinateur pour nous dire bonjour, les auscultations sont aléatoires et je trouve un grand manque de professionnalisme, nous semblons être de simples numéros). Elle a eu un problème dermatologique, le médecin nous a prescris une crème sans faire analyser avant par prélèvement, ce qui aurait pu aggraver le problème, mais il voulait "essayer" pour voir, nous avons du attendre 2 mois pour obtenir un rdv pour un prélèvement. Je devais passer un IRM dans un délais de 2 mois, 6 mois plus tard j'attends toujours... Et nous sommes sur liste d'attente pour avoir un médecin de famille depuis 5 ans ! Niveau remboursement, certes on ne paye rien en consultations et aux urgences mais les médicaments même prescris ne sont pas remboursés non plus, les mutuelles coûtent une fortune et ne couvrent pas grand chose: exemple: un nettoyage dentaire coûte 200 $ en moyenne (non couvert par le système public et non couvert par notre assurance privée). 
       
      Le Québec, c'est beau certes, la neige et le froid, les grands espaces :  les premières années c'est magique !! Mais après 6 ans, cela a perdu de son charme pour moi. Tous les villages se ressemblent... Après 500 km, c'est toujours le même panorama: des sapins et des montagnes et des maisons similaires (sauf en Gaspésie, mon endroit préféré au Québec, où les panoramas sont magnifiques). Je suis en manque de patrimoine, de vieilles pierres, d'histoire, de châteaux, de culture, de musées, de paysages variés, d'océan !!!
       
      L'accès à la nature n'est pas si évident si l'on considère que les lacs sont pour la plupart privatisés et donc difficile d'accès, les parcs nationaux, provinciaux sont tous payants,  en fait nous avons constaté qu'a chaque fois que l'on veut faire une activité, il faut payer (et parfois très cher pour ce que c'est, nous avons été souvent déçus). Alors qu'en France, il y a des chemins de randonnée partout, les sentiers côtiers, les sentiers de montagne, etc. (oui je sais je compare ce qui n'est pas comparable, chaque pays est différent)
       
      Certes l'accès à la propriété est facile et rapide (nous avons acheté puis revendu notre maison 4 ans plus tard) mais ce n'est pas ce qui nous intéresse pour l'instant. 
       
      Niveau emploi, j'ai toujours trouvé, aucun problème de ce coté-là. Si on veut travailler on trouve du travail dans la semaine ici. Mon mari est dans l’hôtellerie/restauration donc lui aussi aucun soucis. 
       
      Le coût de la vie est quand même assez élevé si l'on veut bien manger, les cellulaires et l'internet coûtent une fortune... (depuis 6 ans, je pense qu'il a dû augmenter en France également... ) 
       
      En bref, la seule chose qui me freine pour un éventuel retour en France est la sécurité. Ici c'est très paisible. Nous pouvons nous promener à n'importe quelle heure du jour et de la nuit sans craindre une agression. Certaines personnes ne ferment pas leurs portes à clef. Les enfants peuvent jouer dehors dans la rue sans problème. 
       
      Je crains pour l'avenir de mes enfants en France (sécurité, emploi) mais j'ai envie également qu'ils connaissent leur famille et surtout leurs grands-parents qui commencent à vieillir... La vie est longue mais pas tant que cela finalement !  Par ailleurs nous sommes citoyens et nos enfants aussi, alors nous nous disons que nous pourrons toujours revenir si nous ne parvenons pas à nous ré-adapter à la France ? Enfin, nous ne sommes pas arrêtés à la France, mais réfléchissons également à nous réinstaller dans un autre pays européen, ce qui nous permettrait d'être plus proche de la famille qu'en étant au Canada... 
       
      Des expériences/suggestions à partager ? 
       
      Merci et bonne journée ? 
       
       
       
    • By thedaviddias
      Après avoir lu beaucoup de témoignages de personnes déménageant au Canada, ayant des regrets et faisant le choix de repartir après, je me devais d'aussi partager mon vécu qui est certainement bien plus positif et encourageant.
       
      Chaque personne est différente, et chaque expatriation l'est aussi. Venir m'installer au Canada, en juin 2018 a beau être ma 3ème expatriation à l'étranger (Brésil, Île Maurice), cette dernière a été très différente des autres.
       
      C'est en octobre 2014 que je posais les pieds au Canada pour la première fois. J'étais venu passé quelques jours avec ma petite amie de l'époque à Toronto, puis à Montréal. Et c'est à ce moment que je suis tombé amoureux de Toronto. Je ne saurais vraiment expliquer quoi en particulier, mais l'ambiance, l'atmosphère m'avait vraiment plu.
       
      Dès mon retour en France, j'ai commencé à faire les recherches classiques: PVT, Visa etc... Alors âgé de 30 ans, le PVT me semblait la solution la plus simple. Je tente alors le PVT en 2015, c'était l'année avant le début des tirages au sort, là où il fallait se connecter à une certaine heure et espérer passer les milliers de connexions simultanées sur les serveurs du CIC. Autant vous dire que je n'ai pas eu de chance. Dans le même temps, voici que ma boîte à Paris me propose de travailler pour un contrat de 2 ans à l'Île Maurice. Ce n'était pas du tout dans mes plans, mais je me suis dis que ce serait une expérience de plus et qu'après il me serait toujours possible de tenter le coup pour le Canada. Me voilà donc parti pour 2 ans sur une superbe île, je vous l'avoue, mais il était pour moi hors de question d'abonner mon project de départ au Canada.
       
      Dès mon arrivée à l'Île Maurice, je changea ma ville et pays sur LinkedIn pour y mettre "Canada, Toronto". Cela me permettrait de recevoir des propositions de travail et d'avoir une idée du marché. Il me suffisait simplement de répondre aux recruteurs que c'était un projet d'expatriation en cours et ça passerait. Et puis un jour, un français, que j'avais rencontré à l'Île Maurice pendant un court passage, me dis qu'il vient de recevoir une proposition de travail et qu'il part s'installer à Toronto. C'est alors que j'entends parler du "Programme Mobilité Francophone" pour la première fois. Je me demandais comment j'avais pu louper ça.
       
      Travaillant en tant que web développeur (Front-End pour les initiés), j'ai toujours su que mon métier est en constante demande, mais j'avais du mal à savoir comment cela pourrait-il m'aider. J'ai donc commencé à faire des recherches sur ce programme francophone et découvre que la seule condition est d'avoir une proposition de travail. Une proposition de travail, payer les frais d'environ 200 dollars et attendre pour recevoir le permis de travail. Ce programme visant les francophones qui souhaitent s'installer en dehors du Québec, c'était exactement ce qu'il me fallait.
       
      Quelques mois avant mon départ de Maurice, je décide de commencer à contacter certaines entreprises pour les convaincre de me faire passer un entretien et les rassurer sur les démarches, alors non couteuses pour eux. Après quelques entretiens par Skype je décide avec ma femme, à venir passer un mois sur place, à Toronto pour voir ces recruteurs en personne.
       
      Nous quittons alors Maurice (mon contrat était terminé), passons quelque temps en France (Espagne, Portugal) avec mes parents et nous voilà avec un billet aller-retour d'un mois pour Toronto. Nous avions alors décidé de prendre un cours d'anglais à l'Université de Toronto (English PLUS) pour qu'au cas où cela se passerait mal, nous puissions au moins dire que nous avions "gagné" quelque chose (et pas juste fait les touristes). Les entretiens se passent extrêmement bien et je me retrouve alors avec plusieurs propositions de travail sur les bras. Situation inespérée pour moi, j'avais du mal à réaliser la situation. Je me décide alors, contacte l'entreprise qui alors remplie un formulaire en ligne, paye les 200 dollars et me donne un numéro que j'allais, moi, utiliser pour transmettre tous mes documents au gouvernement Canadien.
       
      L'estimation pour recevoir mon "work permit" était alors de 4 semaines. Mais nous devions repartir dans 2. Confiant que tout aller bien se passer, nous repartons en France en attendant de revoir le fameux email disant que mon permis de travail était accepté. Je me rappellerai toujours, c'était un dimanche soir de juin 2018, mon cœur s'était emballé en voyant la provenance d'un certain email. Je me rappelle être en pleurs et prendre ma femme dans les bras. Après 4 ans, 2 tentatives de PVT, un déménagement à l'autre bout du monde, j'avais finalement réussi.
       
      Quelques jours après, nous étions à Toronto où je commençais mon nouveau travail.
       
      Après cela, le plus dur a été de trouver un appartement dans le centre de Toronto. Sans "credit history", c'est extrêmement compliqué. Et il était alors pas question d'aller vivre en périphérie. Même avec un extrait bancaire et un peu d'argent de côté, cela n'était pas suffisant. Heureusement, une française: Nelly de Breze (myhometoronto.com) a été d'une extrême patience et a su nous aider à trouver un superbe petit appartement downtown ($c 2150 par mois). 1 mois après, ma femme qui travaille aussi dans le web trouve un travail à 5 minutes de notre appartement (15 minutes à pied pour moi). Et je peux vous dire que nous sommes vraiment heureux de vivre enfin ici.
       
      Beaucoup me disaient que les Canadiens étaient froids... or ici à Toronto, j'ai pu faire la connaissance de plus de personnes que je n'imaginais. Peut-être parce qu'ici, beaucoup viennent des 4 coins du monde, et c'est sûrement l'un des charmes de Toronto. Vous finissez par apprendre autant sur vous que sur les autres, la culture et les expériences de vie. Nous avons des amis français, brésiliens, russes, belges, vietnamiens...
       
      S'expatrier pour la première fois, ce n'est jamais évident. On croit que l'herbe est plus verte ailleurs alors que c'est juste une réalité qui est différente. Il faut se préparer à remettre en question beaucoup de choses, sa perception de soi, du monde, de ces croyances etc... Mais pour moi, c'est justement en passant par tout ça qu'on gagne énormément. Sortir de sa zone de confort est une chose difficile et qui fait peur, mais pour moi, les rencontres que l'on peut faire suite à cela, est ce qui nous permet de grandir.
       
      Je ne sais pas si je vivrais pour toujours au Canada, mais si je le quitte ce sera parce que j'aurais quelque chose d'autre à vivre... dans un autre pays.
       
    • By virg6700
      Je vous écris aujourd'hui pour partager mon expérience plutôt courte d'expatriation au Québec.?
      Je suis arrivée le 1er aout 2018 à Montréal avec un visa étudiant valable jusque fin mars 2020, pour démarrer une formation DEP secrétariat rive-sud Montréal en septembre 2018.
      Tout avait été soigneusement préparé avant notre départ, nous avions fait appel  à un organisme (AEQ)qui se chargeait de mon inscription (CAQ et visa étudiant) et simultanément de l'obtention du permis de travail ouvert pour mon mari et des visa visiteurs pour nos trois enfants.
      De notre côté, nous avions quitté nos emplois (secrétaire Mme et chauffeur poids lourd Mr), vendu notre maison, nos deux voitures et tous nos meubles. Nous partions seulement avec une vingtaine de cartons et Gatsby notre bouledogue français.
      Les "aurevoir" furent dans l'émotion, mais nous étions contents et impatients de découvrir notre nouvelle vie, notre nouveau chez-nous et notre nouvelle voiture.
      Et oui, parce que nous ne faisons pas les choses à moitié,  nous avions, à distance, acheté un condo côté rive-sud, non loin du pont Champlain, à 3 km de Montréal et réservé notre voiture (très peu de KM et casi neuve pour un prix compétitif)?
      Si vous vous demandez pourquoi nous avions acheté un condo ? la réponse est claire, les loyers côté rive-sud et Montréal sont hors de prix. Avec l'apport de notre maison, nous avions un condo pour seulement 700 $/mois contre 1500$/mois en location. Dans nos projets futurs, cet appartement aurait été un investissement locatif par exemple et nous aurions pu acheter une maison par la suite.
      Tous les contacts téléphoniques, que nous avions eu, nous confortaient dans le fait que les gens au Québec sont super gentils et très avenants.
      La banque, le notaire, l'agent immobilier ainsi que l'ancien propriétaire du condo, tous étaient super sympas, toujours présents pour rendre service ou te conseiller.
      Le vendeur du condo nous a même accueilli à l'aéroport avec son fils pour nous aider à transporter nos 7 valises et nous accompagner jusqu'à l'appartement avec le frigo rempli et une bonne bouteille de champagne au frais? qu'on a déguster sur notre balcon avec vue sur le St Laurent et Montréal….le rêve quoi 
      Vous n'imaginez pas le nombre de fois où j'ai eu les larmes de bonheur aux yeux, nous étions chez nous,  enfin … temporairement, puisque nous avions un visa valable jusque fin mars 2020.
      C'était l'euphorie, on ne regrettait pas notre choix .
      Notre arrivée était incroyable, la météo était au top, c'était l'été il faisait très chaud. On profitait pleinement des paysages, des  ballades jusque tard dans la nuit, et la journée de la piscine de notre résidence.
      Oui, l'eau est gratuite, donc les résidences ou les maisons sont toutes munies pour la plupart de piscine, un vrai plaisir de se baigner chez soi sous le soleil de plomb.
      L'appartement était donc très confortable, les meubles avait été réservés en ligne chez Ikea Boucherville , livrés 48h après notre arrivée. 
      Concernant la voiture, aucun regret sur notre achat à distance, le vendeur ne m'avait pas raconté d'histoire, la voiture sentait le neuf, pas une bosse, pas une griffe, magnifique mon Dodge Journey ?
      Et puis nous avons commencé à entreprendre les recherches d'emploi pour mon mari, il n'était pas exigent, il recherchait dans le domaine de la production et voulait faire poste de nuit, pour me permettre d'utiliser la voiture en journée.
      Sauf, que les usines prêtes à embaucher mon mari, proposaient des postes de 23h à 7h (payé 14$/heure brut) et cela bloquait avec la distance, il ne serait jamais à temps à la maison pour que je prenne la voiture et que je parte en cours le matin .
      Donc premier problème, il fallait penser à acheter une deuxième bonne voiture et là "notre coussin financier  " commençait sensiblement à se dégonfler.
      Deuxième problème, les salaires en production sont très , très bas, je devais donc travailler pour tenter de rééquilibrer la balance, car nous le savions  avant d'arrivée en visa temporaire il ne faut pas espérer d'aide avant 18 mois sur le territoire. Trouver un job de 20h/semaine c'est pas évident, surtout avec 3 enfants.
      Troisième problème, les frais quotidiens (alimentaires, internet , GSM, assurances santé, loisirs…) sont très élevées, pour exemple, notre premier passage chez Videotron nous a coûté 1100$, cela couvrait l'activation des abonnements des 3 GSM, internet, câbles à la maison.
      2500$/ an pour l'assurance privé santé, qui couvrait uniquement les urgences, car nous n'avions pas de couverture RAMQ. Dans ces conditions,  la santé devenait une obsession il ne fallait surtout pas se blesser ou tomber malade, car cela devenait très cher. Les urgences peuvent vous laisser 12h  avec votre mal.
      Et si on veut bien manger, il faut magasiner, je dépensai un gros budget alimentaire par semaine (300$) et c'était pas un régale. L'avantage c'est que vous perdez du poids?
      Les loisirs n'en parlons pas, c'est la période estivale , donc tout est payant, de la visite dans un parc naturel, au stationnement en  ville. J'ai comptabilisé en 2 mois pas loin de 700 $ d'amendes de stationnement à Montréal. Les panneaux de stationnement à Montréal sont un véritable casse-tête, C'est sur j'ai compris qu'il fallait utiliser le métro pour se rendre en ville….
       
      Et j'émettrai un petit jugement personnel, qui va m'attirer les foudres, le Québec c'est pas le monde des bisounours!!!
      Ne vous attendez pas à vous faire des amis de pallier, ou un barbecue de quartier. Nous habitions dans une zone résidentielle, au bord du St Laurent,  aménagée en majorité pour les séniors  ou les gens du bel âge , avec résidence standing (concierge, piscine, salle de sport).Et là, j'ai compris que nous les "belges" (comme ils nous appelaient) n'étions pas les bienvenus.(la politesse pour certain était une perte de temps)
      Le syndic de copropriété nous a accueilli  avec un email nous obligeant à payer une amende de 80$/jour, si le chien ne quittait pas les lieux dans les 10 jours. Nous avions acheté l'appart avec la condition que notre chien soit accepté ,mais entre le temps de signer les actes chez le notaire et l'offre d'achat, l'agent immobilier a oublié de me préciser qu'un règlement de copropriété interdisait les chiens à partir de mai 2018 ?
       
       Fini les vacances, on a pas lâcher prise, malgré la fatigue du déménagement et le voyage, nous tenions bon, entre le combat contre les voisins et la pression financière.
      Alors imaginez notre état à mon mari et moi, on pensait vivre notre rêve canadien et c'était devenu un cauchemar, la sensation de l'ascenseur émotionnel?
       
      Seul mon mari avec son petit salaire (de 7,93 euros /heure  net) doit assumer les frais de notre famille entière avec nos économies, qui fondent comme neige au soleil. 
      Et moi, je dois assurer à fond dans mes études, garder la tête froide, me concentrer suffisamment, en évitant de penser à tout ce qui m'attendait à la maison. Le temps nous était compté, plus nous restions, plus nous perdions de l'argent et d'autres obstacles intervenaient sur notre chemin, cela devenait difficile à "digérer".
      Le but de cette démarche d'immigration n'était pas de tout "flamber", nous avions déjà pas mal investi en tant qu'immigrer, mais en plus, nous étions dans la crainte de ne pas obtenir notre RP après tous cela, car vous l'avez surement remarqué, la politique d'immigration est très changeante depuis ces dernières années.
      Nous n'avions pas envie de rentrer en Europe les poches vides sans possibilité de réinvestir dans un bien. La solution aurait été de pouvoir travailler à temps plein tous les deux, pour subvenir à nos besoin sans trop piocher dans nos économies, mais pour cela il aurait fallu avoir un autre visa ou au mieux la RP.
      Nos enfants ne devaient surtout pas ressentir le stress ambiant, eux de leur côté,  n'avaient même pas eu le temps de s'intégrer à l'école car nous attendions depuis aout, le rendez-vous de la commission scolaire. On avait beau les relancer mais toujours pas de nouvelle.
      La peur de tout perdre est devenue une obsession. On a retourné la situation dans tous les sens, nous voulions rester mais mon visa étudiant m'imposait certaines obligations.
      Alors nous avons pris la décision de rentrer.
      Je crois que c'est la première fois que je me suis sentie affaiblie, vidée, diminuée, frustrée de ne pas avoir accompli mon projet jusqu'au bout.
      Je vous épargne les détails des démarches pour la mise en vente qui n'a pas été une partie de plaisir.
      L' appartement vendu rapidement et la voiture partie, nous avons pu réserver  les billets de retour, organiser le déménagement en sens inverse.
      Cela a été le plus grand échec de notre vie et j'espère le dernier. Nous tenions vraiment à réussir ce projet, qui nous tenait tant à cœur, cela faisait des années que nous en rêvions, on y était, mais pas dans les meilleurs conditions.
      Nos enfants n'ont même pas été chamboulés, ils prennent cela comme de longues vacances au Québec. 
      On est rentré, bien triste et déçu, mais on a pas le choix,  il faut avancer et relancer notre vie et tout recommencer.
      Je ne vous cache pas qu'on pense chaque jour à Montréal. Ben oui, parce que le choix de la région et de l'endroit où vivre n'était pas une erreur, on a beaucoup aimé cette ville, même si certaines choses nous on déplu, on s'y accommodait.
      L'erreur que nous avons commis, c'est de partir avec un visa temporaire d'étude, dans le temps la situation aurait été trop dangereuse pour une famille.
      C'est difficile d'admettre que c'est l'argent, qui nous aura pousser au retour en Europe. Si nous avions été que tous les deux , mon mari et moi, nous y serions encore… 
       
      Bon samedi
    • By abram19000
      Salut tout le monde,
       
      Aprés que j'ai obtenu mon master 02,  je me suis engagé dans une formation dans un institut étatique (BTS), sa durée est 5 semetre(30 mois), mais j abondonné au debut de 5 em semestre donc je n'ai pas eu mon diplome .
      Ma question: est ce que les deux ans que j'ai passé dans cette formation peuvent etre compté  dans la Grille de sélection du Programme régulier des travailleurs qualifiés comme experience professionnelle? et comment les justier? (j'ai les certificats de scolarités).
      merci.
    • By CélineOnline
      La première chose à vous dire et surement la plus importante : nous ne regrettons pas une seule seconde notre choix. Nous sommes très heureux et même si tout n’est pas encore en place et que l’adaptation prend évidemment du temps, nous ne ferions marche arrière pour rien au monde.
       
      Donc nous voilà à Moncton (Nouveau-Brunswick) avec une enfant de 6 ans.
      (L'article complet et en image dispo sur le blog : www.celineonline.fr/category/canada/)
       
      Nous sommes arrivés un 10 août et avions prévu 10 jours de Airbnb. Nous sommes rentrés dans notre location le 20 août. Achat de voiture réalisée dans la foulée, le 24.
      Le samedi 22, nous partions à Halifax chercher nos cartons et acheter tous nos meubles à Ikea pour notre installation 24 heures après.
      Pour ce qui est de la banque, nous avons profité du programme nouveaux arrivants de la BNC (Banque Nationale du Canada) donc nous avons pu avoir nos cartes de débit et de crédit très rapidement également. Hop internet, téléphone, électricité… en un claquement de doigt (et de grosse cautions ^^) ce fut réglé. Nous avons choisi d’être en location pour commencer. Pour ne pas être embêtés, nous avons choisi une location mensuelle. L’appartement n’est pas le plus génial du monde mais cela nous laisse le temps de voir où nous souhaitons nous installer. 
       
      Je ne vais pas vous mentir, je ne trouve pas Moncton belle. Elle ne possède pas de charme particulier. C’est une ville qui est en pleine croissance et dont les deux rues principales (la Main et la Saint Georges) sont à l’image de la pauvreté et la misère qui y règne. Tout le monde me dit que Dieppe est plus « sûre » et francophone mais moi Moncton, je l’aime bien. Il faut juste apprendre à la connaitre. J’adore son dynamisme, ses habitants, sa mixité, ses parcs, ses écoles, son ambiance… Moncton, je dirais que je m’y sens à ma place.
       
      L’emploi, c’est surement le sujet qui inquiète le plus. En tout cas pour moi. Je me revois me poser 15 milliards de questions dont surtout une qui me hantait au quotidien : et si notre niveau d’anglais ne suffisait pas ? J’ai été très vite rassurée (alors attention, que ça ne vous empêche pas de pratiquer votre anglais avant de partir, bien au contraire).
      Je vais me concentrer sur la petite histoire de mon copain, aide-soignant en France. Je suis travailleuse autonome donc c’est totalement différent pour moi.
      Nous nous étions laissé un mois de « tranquillité » après notre arrivée. Nous voulions prendre le mois d’août pour nous et nos démarches. Faire visiter la région à notre fille. En gros, prendre le temps de s’acclimater en douceur. Et puis septembre arrive avec son salon pour l’emploi dédié à la santé.
      Seb s’y rend et y dépose quatre CV. Il décrochait deux rendez-vous d’entretien le jour même et une semaine plus tard, tous les employeurs rencontrés l’avaient rappelé. Résultat, plusieurs propositions et un contrat de travail signé dans la foulée (avec évidemment vérification des références, du casier judiciaire et visites médicales).
      Il travaille présentement dans une maison de repos pour aînés, principalement anglophone. Si vous êtes dans ce domaine de la santé, vous n’aurez aucun mal à trouver. La preuve, la pénurie est tellement forte que l’employeur à engagé mon copain qui possède un anglais très limité. Mais je trouve ça chouette aussi de lui laisser sa chance car de toute façon, ça reste la meilleure façon de l’apprendre. Pour ce qui est du salaire, il est de 19 $ 30 de l’heure (brut), payé par quinzaine.
       
      L’école
      Popo a la chance d’être, et je pèse mes mots, avec la meilleure « Madame » qui puisse exister. Je l’adore. C’est simple, je voudrais qu’elle reste en première année jusqu’à sa majorité. Elle est à l’école Saint-Henri et se retrouve dans une classe flexible qui est la chose la plus chouette qui puisse être proposée aux enfants de cet âge. Ah oui, gros changement aussi, les classes sont à 19 enfants maximum, et là, sa classe est à 17 gamins.
      Alors grande question que peuvent se poser des parents français. Après avoir fait trois ans en maternelle, est-ce que son enfant ne va pas avoir trop d’avance et s’ennuyer ? C’est une question légitime sans pour autant prendre sa progéniture pour un surdoué.
      Popo en quittant la maternelle savait déjà un peu écrire et lire alors oui évidemment elle va revoir beaucoup de choses. La madame souhaite ne pas traiter les enfants de façons différentes en fonction du niveau et j’accepte cette façon de faire. Je la comprends même. Du coup nous en profitons à la maison pour travailler sur d’autre chose. Mais j’aime la pédagogie de l’école. Il y a une grosse idée d’entraide, de partage mais surtout de respect et d’acceptation des différences.
      La classe commence à 8 h 10 et se termine à 13 h 30 (12 h 30 le mercredi). Elle fonce en garderie après école l’après-midi. Pour le midi, le pli de la boîte à dîner se prend très vite. C’est quand même cool de pouvoir faire le repas de son enfant je trouve. En tout cas, sachez que vous pouvez aussi les faire manger à la cantine mais ils ne peuvent pas rentrer à la maison.
      Popo s’est très vite adaptée. Elle adore sa maîtresse, sa garderie, sa vie ici. Et c’est vraiment drôle de la voir prendre des expressions de la région, voir l’accent en si peu de temps se développer. Elle nous apprend l’histoire de l’Acadie, nous fait découvrir des artistes locaux. Bref, c’est génial !
       
      Alors oui, de temps en temps il y a des coups de blues. C’est dur d’être seuls, dans le sens, de ne connaître personne. Nous sommes extrêmement impatient d’accueillir les proches qui voudront venir nous visiter. Mes ami.e.s, ma famille me manquent, malgré internet, c’est compliqué. Les relations sociales sont très particulières. On nous a appris qu’ici, les gens fonctionnaient selon la technique – vérifiée – du sandwich : une mauvaise nouvelle qu’on va enrober de deux bonnes paroles. Des politiciens quoi ^^
      Je vais passer pour un cliché mais tant pis : la nourriture française me manque à la folie ! 
      D’ailleurs, préparez des plages de plusieurs heures pour les premières virées au supermarché, c'est bien différent (dans la disposition et les noms des choses).
       
      Voilà, hier nous avons eu des bourrasques de neige mais je ne trouve pas qu’il fasse froid. Nous profitons de l’automne et de ses magnifiques (vraiment incroyables) paysage. Popo compte les jours jusqu’à Halloween. Ici, les choses vont commencer à prendre leur petite routine. Nous allons vivre notre premier hiver. Ce qui signifie aussi notre premier Noël sans famille. Nous découvrons le chiac et c’est en train de devenir une vraie passion pour moi. Je veux absolument tester le curling et le patin à glace car je n’en ai jamais fait. Nous sommes beaucoup plus détendus. Nous prenons la vie au jour le jour et nous verrons ce qu’elle nous réserve. En tout cas, pour le moment, elle a été plutôt chouette avec nous.
    • By Amaelle
      Envie de vous partager un bout de mon bilan de deux ans d’installation au Québec. Mon projet d’installation remonte a 2011 où j’ai fais un stage de 4 mois dans un organisme communautaire féministe oeuvrant dans la promotion des sciences auprès des filles par le biais de diverses activités. J’ai ensuite voyagé, seule, pendant 6 mois au Etats-unis et canada, mon premier voyage qui a m’a fait beaucoup évoluer et mieux me connaître. De retour en France, le moral dans les chaussettes, j’ai fais ma demande de résidence permanente assez rapidement. Entre temps, je change de ville et trouve divers emploi touchant de près ou de loin mon diplôme de Conseillère en économie sociale et familiale  : serveuse, hôtesse d'accueil, auxiliaire de vie sociale, aide-soignante, enseignante, coordinatrice, responsable de secteur mais surtout un cercle d’amis solide. Je fais un saut a Montréal en 2014 pour valider ma résidence. En 2016, après la fin de mon CDD et une relation amoureuse bancale, je décide (enfin) de partir vivre au Canada, j’hésite entre Montréal et Vancouver, la distance, le coût de la vie et l'accès a un travail dans le domaine du social me font choisir Montréal. Sur place, j’arrive en Airbnb pour 1 mois, le temps de me trouver un job et une colocation : au bout de deux semaine, je trouve un job de commis dans une épicerie gastronomique a temps partiel (j’accepte de travailler seulement 20h par semaine pour pouvoir me garder du temps pour trouver un “vrai” emploi et ne pas rester bloquer dans un emploi au salaire minimum), je trouve une colocation rapidement (mais qui ne fonctionne pas a cause de personnalité divergente et je déménage au bout d’un mois pour en retrouver une autre plus adéquate). Je débute un suivi avec une conseillère en emploi du Centre des femmes de Montréal, je répond a des offres d’emploi et j’envois des candidatures spontanées dans les organismes qui m'intéresse et je fais du bénévolat dans un centre d'hébergement pour hommes itinérants. Deux mois plus tard je trouve un emploi “sur appel” dans un centre d'hébergement en santé mental que je quitte un mois plus tard pour un poste permanent dans un centre d'hébergement pour femmes itinérantes (où j’ai commencé par travailler deux mois de nuits, puis 1 an ½ de soir). Insatisfaite de mes conditions de travail et de la nature de mon travail, je cherche a changer d’emploi et candidature sur mon temps libre, et j’ai débuté, en septembre, un poste temporaire dans le public, en milieu hospitalier qui je suis sur va m’ouvrir de nouvelles portes et un poste permanent.
      Socialement, je me suis fais des ami(e)s, surtout des français au début mais aussi, via mon travail, des amies québécoises. J'ai rencontré mon copain ici, un français des îles, et nous habitons ensemble depuis peu. 
      Je reviens de trois semaines de vacances en France et j'étais contente de rentrer a Montréal, mon bilan d'installation est positif , j'ai pu évoluer professionnellement, trouver un partenaire de vie, voyager, j'ai accès a un confort de vie (weekend prolongé, activités sportives et de plein air, développement personnel, spa, psychothérapie etc). Bien sûr il y a eu des moments difficiles avec des hauts et des bas mais en se donnant de temps et les moyens, on arrive a tout et je sais que rien n'est figé, on peut encore changer de ville ou même de pays, pour le moment ma vie ici, au Québec me convient . 
    • By tlelievre
      J’ai été témoin d’une initiative prise par mon employeur qui, à mon humble avis, a le mérite d’être partagée.
       
      Je me prénomme Thomas, PVT français résidant et travaillant actuellement sur la Rive-Sud de Montréal. J’ai intégré la compagnie ISAAC Instruments durant le mois de juin de l’année dernière en tant que développeur web. ISAAC Instruments est une société en pleine expansion qui offre présentement une multitude de postes à pourvoir. Cependant, en raison de la rareté de la main-d’œuvre en TI, la compagnie a ouvert ses horizons et a diffusé ses offres d’emplois à l’international. Or, cela peut être extrêmement risqué aussi bien pour l’employeur que pour le postulant.
       
      Du point de vue du candidat, le fait de se lancer tête baissée dans une telle aventure sans avoir bien réfléchi auparavant peut vraiment être une source de stress, de complications et de frustrations. Il n’est pas simple de repartir à zéro à l’étranger. Il faut y être préparé. De plus, du côté des employeurs, c’est un gros risque d’engager quelqu’un qui pourrait brutalement décider de partir, car il réalise que sa nouvelle vie au Québec ne lui convient pas.
       
      Afin de pallier à ces problèmes, ISAAC Instruments a eu l’idée de créer et d’organiser des entrevues « Découverte et Immersion ».
       
      Je vais vous expliquer en détail le déroulement de ce type d’entretien tel que réalisé chez ISAAC Instruments. Tout d’abord, un premier contact est effectué par visioconférence. À l’issue de ce premier entretien à distance, si le candidat répond aux attentes, la compagnie organise et offre au candidat un voyage de trois jours au Québec. Durant la première journée, le postulant rencontre ses futurs employeurs et collègues et découvre le contexte dans lequel il sera amené à travailler. Le but de la deuxième journée est de faire découvrir la vie, la culture québécoise au travers d’une visite de la ville de Montréal et de ses environs. De plus, durant cette visite, l’entreprise propose à certains de ses employés étrangers de partager avec le candidat leurs propres expériences. La troisième journée est une journée libre où le postulant peut organiser sa propre journée en fonction de ses envies.
       
      Ce genre d’initiative peut réellement aider à la fois l’entreprise pour confirmer que la personne répond bien aux attentes et le candidat pour se rendre compte si le contexte lui convient, si sa personnalité, son tempérament est bien en accord avec la culture et les valeurs de sa future entreprise et plus globalement avec la culture du pays.
       
      De plus, ayant été choisi pour partager mon expérience, j’ai pu constater que ce type d’entretien est très apprécié des candidats. Cela les rassure et les conforte dans leur choix de venir travailler au Québec. Je trouve vraiment cette initiative très innovatrice et je ne peux que l’approuver à 100%.
    • By OthmanT
      Salut à tous. Je voulais partager mon experience avec ce forum, que je visite de temps en temps et qui m'à été utile, donc je voulais rendre la pareille en partageant mon histoire.
      Je suis arrivé au Canada depuis le Maroc en 2006 pour finir mon secondaire, donc permis d'étude etc, jusqu'en aout 2012, ou je suis entré en tant que résident permanent.
      Loi Harper la semaine ou je pouvais déposer ma demande de citoyenneté, ce qui a ajouté un délai de 1 an et demi, jusqu'à l'annulation de la loi par Trudeau... beaucoup de temps perdu !
       
      voici le récap de ma demande et des délais. Il y'a 2 convocation pour la cérémonie parce que j'ai demandé un report, j'était en déplacement quand on m'a convoqué.
       
      Nous avons reçu votre demande de citoyenneté canadienne (attribution de la citoyenneté) le 10 juillet 2017. Nous vous avons envoyé de la correspondance accusant réception de votre ou de vos demande(s) ainsi qu'un livre d'étude intitulé Découvrir le Canada le 11 août 2017. Nous avons commencé le traitement de votre demande le 15 août 2017. Nous vous avons envoyé un avis de convocation le 21 novembre 2017, pour l'examen de citoyenneté qui aura lieu le 4 décembre 2017, à 12:46. L'avis de convocation que vous recevrez par la poste confirmera officiellement votre rendez-vous. Si vous ne recevez pas cet avis de convocation avant la date de votre rendez-vous, veuillez communiquer avec nous. Nous vous avons envoyé un avis de convocation le 19 janvier 2018, pour prêter le serment au cours de la cérémonie de citoyenneté prévue le 13 février 2018, à 09:00. L'avis de convocation que vous recevrez par la poste confirmera officiellement votre rendez-vous. Si vous ne recevez pas cet avis de convocation avant la date de votre rendez-vous, veuillez communiquer avec nous. Nous vous avons envoyé un avis de convocation le 11 avril 2018, pour prêter le serment au cours de la cérémonie de citoyenneté prévue le 25 avril 2018, à 13:00. L'avis de convocation que vous recevrez par la poste confirmera officiellement votre rendez-vous. Si vous ne recevez pas cet avis de convocation avant la date de votre rendez-vous, veuillez communiquer avec nous. Vous êtes devenu(e) citoyen(ne) canadien(ne) le 25 avril 2018.  
      Demande de passeport effectué le 30 avril 2018.
       
      Voila voila !
       
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