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Silicon

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  1. Bye bye , venant de me faire ejecter pour la simple raison d'etre fédéraliste , je vous dis au revoir...
  2. La carte test c'est la carte de crédit canadian tire tu l'a prends , achete des bricoles avec , paie regulierement et au bout de quelques mois grace a ces exellentes references demande une carte plus serieuse (mastercard visa ou ce que vous voulez) Ma fille qui a 28 ans a toujours payé rubis sur l'ongle ou avec sa carte de débit a un jour décidé de demander une carte de crédit a la banque nationale , ...refusée... encore pire elle a une job d'éducatrice permanente dans une grosse commission scolaire et zéro dette sauf paiement auto (une hyundai exel) tout ça parce qu'elle n'avait pas de passé de crédit.. elle était en cri.se , ne voulait pas qu'on lui serve de garantie et a suivi le chemin carte de crédit Canadian tire pour se faire un nom et demander une vraie carte. Encore un peu et elle m'engueulait de ne pas l'avoir eduquée dans le crédit au dessus de ses moyens. Le tout est arrivé en 2005 , ce n'est pas vieux
  3. Faites tatouer un Euro sur votre sexe, et vous aurez le plaisir d'avoir 5 avantages : 1) Vous verrez croître votre investissement 2) Vous prendrez plaisir à toucher votre pognon 3) Vous ne verrez plus d'un mauvais oeil que votre femme dévore vos économies... 4) Vous serez le seul à décider comment le protéger 5) Vous serez le seul à décider où le placer. Votre conseiller en investissements
  4. Je dois dire que je trouve assez scandaleux que vous banaliser les actions anti-démocratique du camp du Non lors du dernier référendum. Y'a une grande différence entre se battre dans la légalité pour une cause et bafouer et violer les lois référendaires du Québec quant au financement de la campagne: -dépassé largement la limite de dépenses permises du comité du NON -citoyens instantanés : accéléré le processus de naturalisation d?immigrants pour les faire voter -le vote de non citoyen et des électeurs hors-Québec -le love-in, une intrusion encore une fois ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Autant en arreter la effectivement Quand a trouver des choses scandaleuses , moi aussi j'en trouve sauf qu'elles sont différentes des votres.. Bonne soirée....
  5. Relisez vos messages, chaque fil sur la souveraineté, vous n'avez pas d'autres arguments à avancer que selon votre entourage ou les "chaumières" les gens ont délaissés le débat... J'aimerais qu'on discute de faits et non d'impressions ou de rumeurs. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------- Entendez vous parlez de séparatisme ou de souverainisme actuellement dans les journaux ou aux nouvelles ?? A part sur le forum actuellement il ne s'en parle pas ou bien je n'écoute pas le bon poste de TV (radio Canada) et ne lis pas le bon journal (La presse). De la façon dont il s'en parle on croirait que le sujet est chaud alors qu'il est loin dans le brouillard ************************************************************************************ Que dire alors du nombre de nouvels adhérants (nouveaux membres) du Parti Québécois qui ont augmenté d'une façon vertigineuse l'automne dernier ? Tous des nouveaux membres avec du sang neuf. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Grosse campagne pour les elections internes du PQ..................pour elire quelqu'un avec 53% des votes (moins de vote que le démissionnaire) et pas eu les guts de se présenter quand Charest lui a offert un comté gagné d'avance. ******************************************************************************** Le nombre d'indépendantistes aux dernières sondages CROP, datant d'après les élections, était de 44 %. En 1995, au début de la campagne pour le référendum le taux était de 40 % et au final c'était 49,5 %. Si on part avec 44 %, ça promet ! ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Bonne chance ...LOL.........A date ça ne fait pas 50% en période ou les libéraux sont impopulaires . Les sondages ça tourne vite , juste a voir les dernieres elections.. *************************************************************************************** Et concernant le référendum de 1995, on peut pas dire que le camp fédéraliste a gagné honorablement alors il faudrait arrêter de s'en vanter. Les révélations chocs de Normand Lester à propos d'Options Canada scandalisent de plus en plus de Québécois. Et on n'a pas terminé de parler des actions anti-démocratique du gouvernement fédéral. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Le camp federaliste a fait ce qu'il avait a faire, pensez vous que le PQ a regardé le train passer ?? , les elections ne se gagnent pas avec des prieres et les partis ne sont pas plus clean les uns que les autres.. Les commandites ont déclanché un scandale , pensez vous que le PQ n'a rien vu et pas fait certaines dépenses lui aussi (si c'est le cas on peut les traiter d'aveugles) ??? prises a même nos impots elles aussi...pour le referendum chacun a mené la bataille qu'il devait et le prochain si un jour il y en a un sera pareil. *************************************************************************************** Quand a la fameuse boite , pensez vous qu'elle est arrivé la par hasard ??? j'espère que non surtout qu'elle est arrivée juste au bon moment.. Pour ceux que ça intéresse d'en savoir plus : http://www.ledevoir.com/2006/01/14/99703.html?304
  6. Et Silicon, faut arrêter de nous rabattre à tous les fils sur la souveraineté que ton entourage n'est pas indépendantiste...on l'a compris
  7. On peut en parler 20 ans sur le forum..... sauf qu' il s'en parle de moins en moins dans les chaumieres probablement que le sujet perds de l'importance. Quand au fameuses paroles de Degaulle, j'imagine sa réaction si le premier ministre Canadien était allé en Corse et gueulé vive la Corse libre du balcon de l'hotel de ville d'une grande ville Corse. La majeure partie des affaires ici se font avec les USA , pour les questions économiques c'est avec eux qu'il faut discuter , que la France reconnaisse le Quebec apporte quoi ???? Quand au budget d'un Quebec souverain présenté par François Legault , c'est un peu comme un étudiant qui calcule son budget pour acheter sa premiere voiture , tres optimiste.
  8. Exemple de salaire J'ai un ami qui va en Californie chaque semaine, donc 4 voyages par mois au max soit 40 000 km par mois ou 25 000 milles (+-) Payé 31 cts du mille / 2 car ils sont 2 a conduire dans le camion donc 25000 * 31 cents = 7750$ pour deux soit 3875$ chaque 30% du salaire est non imposable (c'est légal) étant considéré un compte de dépenses c'est eux qui payent leurs dépenses....(pas les frais du camion evidemment) Certaines companies payent mieux..
  9. Je suis bien d'accord... mais en cinq ans, il y en a eu des dizaines tout de même. Je ne compte pas faire de statistique, ce n'était pas ma question... On passe, on réponds a des questions puis un moment donné on s'éloigne................ce qui est logique je pense
  10. J'ai mon bureau dans le sous sol de la maison et ne le bougerait pas pour rien au monde , frais l'été, a portée de la main pour surveiller le lavage..... Un salon par contre c'est différent surtout quand la neige arrive en haut des fenetres, je me rappelle a mes débuts locataire d'un sous sol a la salle de bains envahie par les lépismes (poissons d'argent).......
  11. Comme je l'ai dit plus haut, je suis un farouche opposant à toutes formes de fédéralisme, qui est toujours une façon pour un peuple dominant d'imposer ses lois aux minorités, souvent dans des pays construits artificiellement, parfois par la force. Dans l'histoire, les fédérations sont toujours les plus fragiles et ont presque toutes connues des crises majeures ayant pour origine les frictions entre le pouvoir central et le reste de la "nation"... même les États-Unis n'échappent pas à cette règle. D'ailleurs, le fédéralisme est une négation de la Nation... cela est encore plus vrai au Canada où même les fédéralistes québécois soutiennent l'idée d'une nation québécoise. Concept qui a toujours été rejeté par le Canada qui ne pourrait pas accepter la base de ce qui confirmerait l'existence d'une société distincte, idée pourtant défendue par les Québécois, qu'ils soient fédéralistes ou souverainistes. Cela me permet aussi de rappeler qu'il y a de nombreuses divergences entre les fédéralistes québécois et les fédéralistes canadiens. Un fédéraliste québécois pourrait donc avoir un discours souverainiste pour un interlocuteur canadien. Tout n'est donc pas si simple qu'on le lit parfois... Ce qui m'étonne (et je sais que je suis loin d'être le seul), c'est que les fédéralistes ici sont des immigrants ! Ces derniers disent que les Québécois sont lassés, abandonnent même l'idée indépendantiste, pourtant, tous les Québécois qui viennent sur ce forum sont souverainistes ! Arrêtez-moi si je me trompe ! Alors soit les fédéralistes se foutent totalement de l'immigration, soit ils ne sont pas si nombreux ou convaincus que cela ne paraît... ce n'est pas une affirmation, c'est une question. Mais pour répondre en clair... j'avais un a priori plutôt souverainiste avant d'immigrer, mais je me suis fait une véritable opinion à force de voir et de comprendre ce qui se passe ici. Certes, être souverainiste en 2006 n'est pas compliqué... nous ne sommes plus à l'époque où les odieux séparatistes étaient traqués, fichés, et même pendus... Mais même si l'affrontement n'est plus du tout violent, la base reste : la nation québécoise a tout d'un pays, mais un pouvoir central l'en empêche. Il n'y a quand meme pas tant de Quebecois pure laine que ça qui viennent sur le forum , pas assez pour faire des statistiques sur le souverainisme il me semble.. Des immigrants de longue date comme moi , il n'y en a pas trop non plus en tout cas pas assez pour faire des statistiques non plus. Il me semble que la plupart des personnes ici sont en train d'emigrer ou fraichement arrivés (moins de 2 ou 3 ans) et que dans l'ensemble ils ne se mouillent pas trop sur le sujet ce qui est normal je pense.
  12. Justement il n'y a pas longtemps a la TV ils parlaient des problemes qu'avaient les commissions scolaires a engager des prof d'anglais langue seconde au niveau du primaire/secondaire. Le manque était surtout en région , pas a Montréal au plus tu t'éloigne de Montreal , meilleures sont tes chances a ta place j'irais sur google et chercherait ...commission scolaire... ils devraient t'en sortir un paquet, j'enverrais quelques email a un certain nombre histoire de tater le terrain..
  13. Même un ancien premier ministre péquiste ne fait plus trop confiance au PQ http://www.matin.qc.ca:8031/quebec.php?art...=20051125152024
  14. Parlant d'electricité ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++ Hydro-USA: Hydro-Québec flirte avec l'oncle Sam et le secteur privé! Une entrevue de Ronald O?Narey L?ambitieux projet d?Hydro-Québec de profiter de la déréglementation de l?énergie chez nos voisins du Sud, pour y vendre de grandes quantités d?électricité, remet en question le pacte social électrique québécois issu de la nationalisation. Sommes-nous prêts à ouvrir cette boîte de Pandore? Voilà la question posée aujourd?hui par un regroupement d?associations de consommateurs, d?organismes environnementaux, syndicaux et sociaux, baptisé Vigie-énergie.Pour comprendre leur point de vue, Changement a rencontré M. Jean-Marc Pelletier, président du syndicat professionnel des scientifiques de l?Institut de recherche en électricité du Québec (IREQ). En quoi la nationalisation de l?électricité a-t-elle été avantageuse pour les Québécois? Avant la nationalisation, le Québec comptait une multitude de compagnies d?électricité. Il y avait des duplications de lignes de transport et d?équipements. On utilisait des standards et des voltages différents d?une compagnie à l?autre et surtout les tarifs étaient très inégaux d?une région à l?autre. L?électricité coûtait, par exemple, 5 fois plus cher en Gaspésie qu?à Montréal. En 1962, pour corriger cette situation devenue inacceptable, le gouvernement de Jean Lesage nationalise l?électricité. On normalisera alors les standards. On rationalisera et optimisera l?utilisation des équipements. Et on uniformisera les tarifs à travers tout le Québec avec l?objectif principal d?offrir un service électrique de qualité au plus bas coût possible. La nationalisation permettra alors à tous les Québécois de profiter des retombées économiques d?une de leurs ressources naturelles la plus importante, l?hydroélectricité. Ces changements majeurs ont toutefois pris du temps à se réaliser. On devra attendre près de 15 ans avant que les tarifs ne soient définitivement uniformisés. Il fallait prendre le temps nécessaire pour bien asseoir la pierre angulaire sur laquelle repose le pacte social électrique québécois. Pourquoi dites-vous aujourd?hui que le Québec est en voie de dénationaliser l?électricité et de retourner 50 ans en arrière? Depuis plusieurs années, de nombreux gouvernements ont renoncé à intervenir dans l?économie de leur pays pour s?en remettre aux forces du marché. Plusieurs d?entre eux sont même prêts à ne plus intervenir face aux investisseurs étrangers (Accord Mondial sur l?Investissement). Ils déréglementent pour favoriser la concurrence. Ils s?en remettent à l?entreprise privée parce qu?elle gérerait plus efficacement la plupart des services dits publics. Ils sont convaincus que la concurrence favorise la diminution des coûts et des tarifs, même si les expériences récentes, en téléphonie ou dans le transport aérien, démontrent le contraire. C?est le gouvernement Thatcher, en Angleterre, qui a été le précurseur de la déréglementation dans le secteur de l?énergie, comme dans de nombreux autres secteurs. Plusieurs pays ont suivi son exemple. Que se passe-t-il chez nos voisins du Sud? Depuis quelques années, les Américains ont eux aussi commencé à déréglementer le secteur de l?énergie. Ils ont permis à une multitude de compagnies d?électricité privées de se concurrencer entre elles en brisant leur monopole sur leur territoire respectif. Ce sont les États du Nord-Est (New-York, Vermont, Maine, etc.) et la Californie qui devraient profiter le plus de cette déréglementation parce que les tarifs y sont beaucoup plus élevés que dans les autres régions. Pour permettre la concurrence, les autorités américaines ont obligé les compagnies d?électricité qui intégraient et géraient toutes les activités reliées à l?électricité sur leur territoire à les diviser et à se scinder en autant d?entités différentes (producteur, transporteur, grossiste et détaillant). Cette mesure permet ainsi aux détaillants nouvellement créés d?acheter leur électricité du ou des grossistes de leur choix et d?en négocier le prix. Évidemment, on a aussi obligé les nouvelles compagnies de transport à livrer cette électricité moyennant un coût de transport fixe et uniforme. Cette révolution dans le secteur de l?énergie électrique américaine a ouvert des perspectives alléchantes pour toutes les compagnies d?électricité qui voient leur marché potentiel s?élargir (un marché de 250 milliards de dollars selon certains experts). Mais, pour conquérir ce nouveau marché et séduire de nouveaux clients, les grossistes devront offrir des meilleurs tarifs que leurs concurrents. Comment Hydro-Québec a-t-elle réagi à la déréglementation américaine? De ce côté-ci de la frontière, on voulait aussi profiter de ce nouveau marché déréglementé. Hydro-Québec a donc demandé un permis à la «Federal Energy Regulatory Commission» pour obtenir le statut de grossiste et vendre son électricité aux grossistes et aux détaillants américains. Mais, pour qu?Hydro obtienne ce statut, la commission exigeait en retour que les compagnies américaines d?électricité aient aussi le droit de vendre leur électricité au Québec. Le gouvernement Bouchard a donc autorisé, depuis le mois de mai 1997, les distributeurs québécois à acheter leur électricité aux États-Unis. Ainsi, les 10 villes du Québec qui avaient échappé à la nationalisation, dont Chicoutimi, Joliette, Sherbrooke et Westmount, et qui ont le statut de distributeurs, peuvent dorénavant acheter leur électricité d?une autre compagnie qu?Hydro-Québec. Hydro-Québec devra transporter jusqu?à Chicoutimi ou Joliette l?électricité achetée aux États-Unis ou ailleurs, tout comme les compagnies américaines devront transporter l?électricité qu?Hydro-Québec vendrait à un distributeur de Boston. Avant la déréglementation, Hydro-Québec vendait déjà de l?électricité aux États-Unis, mais la livraison se faisait à la frontière. Ce changement est un pas vers la dénationalisation de l?électricité au Québec et la fin des tarifs uniformes. Le processus de déréglementation n?est cependant pas terminé et plusieurs États américains ont même commencé à permettre aux consommateurs (entreprises et clients résidentiels) d?acheter leur électricité du détaillant de leur choix. Ils obligent alors les compagnies d?électricité, qui possèdent les réseaux de distribution, à ouvrir leurs réseaux à tous les détaillants. Tout récemment encore, Hydro-Québec projetait d?entrer dans ce nouveau marché de la vente au détail en faisant miroiter des profits plus qu?intéressants. Elle y a cependant renoncé, en décembre dernier, suite aux demandes répétées des opposants au projet et même du gouvernement qui exigeaient le dépôt des études économiques démontrant la rentabilité de cette aventure en terrain américain. Contrairement aux Américains qui poursuivent aujourd?hui la déréglementation jusqu?au niveau de la vente au détail de l?électricité, le Québec a, pour l?instant, arrêté le processus à mi-chemin. Mais, y a-t-il vraiment de l?argent à faire pour Hydro-Québec de l?autre côté de la frontière dans le marché de la vente d?électricité au détail et même dans le marché de la vente en gros? Ce n?est vraiment pas certain car les risques sont très importants. Cette aventure pourrait facilement devenir un gouffre financier, surtout si l?on développe de nouveaux projets uniquement pour l?exportation, comme le mégaprojet de Churchill Falls (10 à 15 milliards, 800 millions d?intérêts par année). Il faut d?abord considérer les limites techniques imposées par le nombre restreint de lignes d?interconnexion à courant continu qui relient le Québec et le Nord-Est des États-Unis. La quantité d?électricité que ces lignes peuvent transporter est limitée. Il faut aussi tenir compte des contraintes financières de ce projet. Actuellement l?électricité est moins chère au Québec qu?aux États-Unis. Mais, pour acheminer l?électricité à un détaillant ou un consommateur de Boston, par exemple, Hydro devra défrayer des coûts de transport qui s?ajouteront aux coûts de production. Son électricité sera alors, probablement, moins compétitive avec celle qui est produite localement. Sans compter que l?électricité produite par les nouvelles centrales d?Hydro-Québec pourrait coûter plus cher que prévu. Rien ne garantit, en fait, que nous serions vraiment compétitifs sur le terrain, au point de livraison. La concurrence du gaz naturel constitue également un problème économique important auquel nous serons forcément confrontés. Il ne faudrait surtout pas sous-estimer le potentiel du nouveau gisement de gaz naturel de l?Île de Sable, au large des côtes de la Nouvelle-Écosse, qui d?ici un an ou deux fournira une énergie abondante et relativement peu coûteuse à tout le Nord-Est des États-Unis. Ce nouveau gisement est suffisamment important pour provoquer une baisse du prix du gaz naturel. De plus, il est situé à proximité d?un vaste marché de clients potentiels qui pourraient être alimentés en électricité par des usines de cogénération (qui transforment le gaz naturel en électricité). Les obstacles sont donc très nombreux et il serait très risqué de construire de nouveaux équipements uniquement pour exporter de l?électricité. Personne ne peut prédire si nous pourrons vendre cette électricité, surtout si les ventes se font à court terme contrairement à ce qui se faisait dans le passé. Ce qui est certain, par contre, c?est que nous devrons assumer pendant de nombreuses années le coût des nouvelles installations mises en service pour l?exportation. Hydro-Québec a arrêté à mi-chemin ses projets d?exportation et de déréglementation. Est-ce vraiment rassurant ? Certainement pas! Les grandes entreprises continuent et vont continuer leurs pressions pour obtenir la déréglementation totale de l?électricité (vente en gros et vente au détail) et avoir le droit d?acheter leur électricité du fournisseur de leur choix. Elles se plaignent depuis longtemps que leurs tarifs sont trop élevés à cause de l?interfinancement pratiqué par Hydro-Québec (elles paieraient leur électricité plus cher parce que les clients résidentiels ne paient pas leur part). Elles affirment qu?elles sont de moins en moins concurrentielles avec les grandes entreprises américaines. Elles sont convaincues qu?elles obtiendraient de meilleurs tarifs si elles pouvaient négocier directement avec plusieurs fournisseurs. Mais, si elles arrivaient à obtenir ce qu?elles désirent, ce qui n?est pas impossible, ce sont vraisemblablement les tarifs des clients résidentiels d?Hydro-Québec qui augmenteraient. Advenant la déréglementation totale de l?électricité, où chacun pourrait choisir son fournisseur, les consommateurs qui résident dans les grands centres comme Montréal ou Québec réussiraient probablement à s?organiser collectivement pour négocier des tarifs acceptables. Mais qu?adviendrait-il des régions éloignées moins populeuses et plus coûteuses à desservir? Quel pouvoir de négociation auraient-elles? Si nous déréglementons l?électricité au Québec pour exporter davantage aux États-Unis, nous briserons le pacte social conclu lors de la nationalisation. Ce serait la fin du principe de tarif universel sur lequel repose cette entente: un seul tarif par catégorie de clients à travers tout le Québec. Si nous sommes attentifs à ce qui se passe actuellement, il y a de quoi être inquiets. Les consommateurs et les associations qui les défendent devraient questionner sérieusement tout projet d?exportation d?Hydro-Québec et s?opposer farouchement à la déréglementation au Québec. Les consommateurs auraient-ils d?autres raisons de s?inquiéter des projets d?Hydro-Québec et que peuvent-ils faire? Les médias et les partis d?opposition ont été scandalisés quand ils ont découvert qu?Hydro-Québec avait gaspillé beaucoup d?argent pour organiser la conférence de presse annonçant le développement du projet hydroélectrique de Churchill Falls. Malheureusement, personne ne réagit devant les bouleversements que le projet lui-même pourrait entraîner. Hydro projette de créer une société en commandite avec les Innus du Nouveau-Québec pour développer Churchill Falls. S?ils appuyaient ce projet, ces derniers recevraient une rente annuelle substantielle. Cette nouvelle formule de partenariat est plus équitable envers les autochtones, mais elle risque, tout comme la déréglementation, de remettre en question le pacte social électrique québécois. Depuis 35 ans, personne (aucun individu, groupe, communauté, ou région) n?a profité directement des projets de développement hydroélectrique même lorsque ces projets se réalisaient dans leur région. Si Hydro-Québec concluait ce genre d?entente avec les Innus, il ne serait pas surprenant de voir d?autres groupes ou régions réclamer, à juste titre, le même genre de compensation. La Mauricie, par exemple, alimente le Québec en électricité depuis 50 ans, sans compensation. On peut donc imaginer à quoi cette nouvelle approche nous expose. En déréglementant l?électricité et en développant le projet de Churchill Falls pour exporter plus d?électricité, le gouvernement ouvre une boîte de Pandore. Il remet en question le pacte social électrique qui a si bien servi le Québec, mais ne propose rien pour le remplacer, sinon la loi du marché et de la concurrence. Les consommateurs doivent donc demeurer vigilants. Ils doivent faire entendre leurs voix et défendre les acquis de la nationalisation auprès des députés et ministres. Ils doivent aussi intervenir devant la Régie de l?énergie, qui devra prendre des décisions cruciales sur ces questions dans un proche avenir. Si nous ne réagissons pas, ce sont les autres, le gouvernement, Hydro-Québec et les grandes entreprises, qui décideront pour nous! Source : Ronald O'Narey. "Hydro-USA : Hydro-Québec flirte avec l'Oncle Sam et le secteur privé". Changements vol 8, no 1. Fédération des ACEF. Septembre 1998, p. 7,8,14.
  15. Oh boy c'est du message ça..., tant qu'a ecrire on va devoir aller prendre une broue et se raconter ça...je tape a 2 doigts , un texte de meme je vais me fouler les index. Bien le fun d'en discuter .. Tiens console toi au début des années 70 j'etais membre en règle du PQ et vendait des abonnements au journal Le Jour. Tu oublies une chose... tu ne payes pas le même montant d'impôt lorsque tu gagnes 20,000$ et 150,000$ ! ... En réalité, les ménages de 150,000$ payent beaucoup plus que 7$ par jour, alors que les ménages à 20,000$ ne payent QUE 7$ par jour ! Nuance ! Le 7$ est 7$ ce n'est pas comme si on te verse une allocation imposable de X$ pour ton enfant que tu dois rajouter sur ton rapport d'impot. Si tu gagnes 150 000 , tu payes 50-55%% d'impot , si tu en gagnes 20 000$ tu payes 20% (je donne le chiffre au pif) Si je te donne une allocation de 100$ par mois pour la garderie il va te rester bien moins net si tu gagnes 150k que 20k
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