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Allez, je me lance aussi dans le bilan, après avoir consulté les vôtres, positifs ou négatifs.

Nous sommes arrivés ma femme, mon fils d'une douzaine et notre petit chien fin décembre.On arrive de la côte d'Azur. Les Canadiens ont fait les choses en grand pour nous car nous avons eu la tempête de neige record et la vague de froid en moins de deux mois.Dire que l'année dernière, lors de notre voyage de prospections, ils se plaignaient d'un hiver trop doux ! C'était sympa car tout nouveau, et Montréal tout blanc est magnifique.

Je vous passe les détails de l'installation,on avait loué une petite maison par internet via un agent immobilier Belge qui nous a gentiment aidé dans les recherches, du parcours rapide pour obtenir les cartes et de la période euphorique du début.

Après un an et demi de démarches, d'attente, d'espoirs et de préparatifs, ça y est ! On est au Québec, enfin !

Notre fils va rapidement à l'école et il commence avant nous à s'intégrer et à se faire des relations. Il prend les transports en commun seul, chose qu'on aurait un peu redouté dans une grande ville de France. On commence à chercher du boulot et ma femme trouve rapidement un poste de co-gérante dans un commerce de surgelés haut de gamme. C'est en faisant les course qu'on découvre cet endroit ou ils vendent des viennoiseries, des haricots vert Daucy, des pommes noisettes et des gâteaux de chez Lenôtre. Un oasis culinaire dans le désert de bouffe US d'ici. La responsable, immigrante Française aussi s'intéresse à nous, est très chaleureuse et en discutant plus longuement insiste pour qu'on laisse un cv. Deux semaine plus tard , le job est acquit.On y croyait pas! Elle vient de passer gérante la semaine dernière dans cette fameuse boutique à dix minutes de la maison. Elle travaillait dans l'immobilier en France et cela la change de ce milieu vraiment pas sain ces dernières années, crise aidant.

Moi, en revanche, je déchante car j'avais un bon salaire et un poste à responsabilités en France en tant que manager de boutiques en prêt à porter. Là, je me rend compte que mes 15 années d'expérience ne servent à rien et qu'il faut que je postule comme vendeur si je veux travailler. Vouloir trouver un travail dans la continuité ou évoluer est une illusion.Du coup, gros coup de blues. Je n'ai plus vingt ans et devoir demander à son responsable l'autorisation d'aller faire pipi, ça file dur à son ego! J'arrête au bout d'un mois le job de simple vendeur (payé 100% à la com), pensant que l'expérience Québécoise est acquise et continue à chercher un poste avec un minimum de responsabilités. Je me rend aussi compte que la mode et le luxe, ici, c'est pas trop ça. Le moyen de gamme est plus porteur et il faudrait aller à Toronto ou NY pour s'épanouir dans ce secteur.Du coup, je modifie mon cv en vente et commerce en général pour élargir mon champs de recherches. J'en suis là aujourd’hui. Il faut ressauter si on veut avoir accès au 90% du marché de l'emploi qui est caché ou qui se fait en interne. Mais cela prend du temps. Temps que je n'avais pas estimé aussi long. J'ai un peu l’impression de m'être fait aveugler par le coté joli de l'histoire, des Français bienvenus avec leur savoir et compétences. Le gouvernement qui fait de la pub partout dans le monde lors de campagne de séduction ne dis pas que les plombiers ou médecins ou ingénieurs tant réclamés ici ne pourront pas exercer tout de suite car leurs diplômes ne seront pas reconnus, et qu'ayant besoin de reprendre leurs études, ils devront faire des petits boulots. Et même avec le certificat en poche, il faudra recommencer au bas de l'échelle. Je pense que si Michael Schumacher voudrait travailler ici, on lui dirait que ses 7 titres de champion du monde de F1 ne valent rien au Québec et qu'il peut à la rigueur être chauffeur de taxi pour faire ses preuves !

Maintenant que la période découverte est passée, je suis dans le passage obligatoire de tout nouvel arrivant m'a t'on dit, en train de faire le deuil de mon pays, de regarder en arrière ce que j'ai perdu sans voir devant ce qu'il y aurait de bien.La comparaison France / Québec est inévitable à ce stade et tout n'est pas rose.

En ce qui me concerne, les + sont:

Des gens détendus, qui te parlent et te considèrent et qui ont un grand respect des enfants .Aucune prise de tête en 4 mois !

De la sécurité relative. Balades sans avoir peur de se faire piquer son portefeuille ou se faire emm.... pour une cigarette refusée.

De la place et jamais de mouvements de foule, d'attente interminable ou de queues.

Des vrais saisons avec plein de trucs à faire.

Des relations plus serrées avec des Français.

De la nature a volonté et l’exaltation de l'été

Les pubs télé rigolotes

Montréal, une ville qui bouge

Les - sont:

Vie aussi chère qu'en France mais sur différent trucs( appels entrants facturés pour les portables, abonnement télé obligatoire, payer le permis de conduire et la plaque tous les ans, fromages et alcools hors de prix)

Retour en arrière pour le travail

Isolement, le téléphone ne sonne plus et passé 14h, plus de skype vers la France.

L’essence qui prend 15 cents en un jour

Acheter les fruits d'un coté, le pq de l'autre, la viande, et le lait ailleurs

La culture anglo saxonne très différente dans les relation avec les latins (diner à 18h, c'est vraiment trop tôt !)

Les impôts

Payer le parcmètre dans un parc et le PV de stationnement à 57$

Les chien personna non grata partout

Et les nids de poule !!!!!!

Bref, 4 mois c'est encore tôt pour savoir si le choix de partir a été le bon. Partir d'un pays pas si mal finalement .

On m'a dit que ceux qui arrivaient pour rester des années sont les premiers à repartir et que ceux qui venaient en "touriste" restaient pour toujours. Ce qui me rassure, c'est que le reste de la famille se plait déjà ici.

On en reparle dans quelques temps ?

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On attend alors ton histoire !

Je te souhaite beaucoup de bonnes choses pour la suite. C'est un cheminement normal, visiblement on passe, pour beaucoup, par ces périodes de doutes.. A l'arrivée, (qu final..., je ne parle pas de l'arrivée sur le sol canadien !) on prend chacun les décisions qui nous paraissent les meilleures....

Je comprends aussi que tu ne veuilles pas revenir au bas de l'échelle, comme tu dis, on a notre égo, et aussi l'âge qu'on a...

Tu trouveras sans doute ton chemin avec ta petite famille... votre chemin et votre histoire....Franchir le pas est déjà tout à votre honneur !

Bonne chance !

Edited by Angela74
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  • Habitués

Oui apparemment c'est le ressenti de pas mal d'immigrants, après la période de découverte "d'euphorie" place après à la période de doute, à présent faut bien s'accrocher, il est claire qu'une immigration à 25 ans n'est pas du tout celle à 40 ans, je te remercie pour ce partage en te souhaitant bonne chance dans ta vie que ce soit au Québec ou en France!

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  • Habitués

Moi, en revanche, je déchante car j'avais un bon salaire et un poste à responsabilités en France en tant que manager de boutiques en prêt à porter. Là, je me rend compte que mes 15 années d'expérience ne servent à rien et qu'il faut que je postule comme vendeur si je veux travailler. Vouloir trouver un travail dans la continuité ou évoluer est une illusion.Du coup, gros coup de blues. Je n'ai plus vingt ans et devoir demander à son responsable l'autorisation d'aller faire pipi, ça file dur à son ego! J'arrête au bout d'un mois le job de simple vendeur (payé 100% à la com), pensant que l'expérience Québécoise est acquise

En ce qui me concerne, les + sont:

Des gens détendus, qui te parlent et te considèrent et qui ont un grand respect des enfants .Aucune prise de tête en 4 mois !

De la sécurité relative. Balades sans avoir peur de se faire piquer son portefeuille ou se faire emm.... pour une cigarette refusée.

De la place et jamais de mouvements de foule, d'attente interminable ou de queues.

Des vrais saisons avec plein de trucs à faire.

Des relations plus serrées avec des Français.

De la nature a volonté et l’exaltation de l'été

Les pubs télé rigolotes

Montréal, une ville qui bouge

Les - sont:

Vie aussi chère qu'en France mais sur différent trucs( appels entrants facturés pour les portables, abonnement télé obligatoire, payer le permis de conduire et la plaque tous les ans, fromages et alcools hors de prix)

Retour en arrière pour le travail

Isolement, le téléphone ne sonne plus et passé 14h, plus de skype vers la France.

L’essence qui prend 15 cents en un jour

Acheter les fruits d'un coté, le pq de l'autre, la viande, et le lait ailleurs

La culture anglo saxonne très différente dans les relation avec les latins (diner à 18h, c'est vraiment trop tôt !)

Les impôts

Payer le parcmètre dans un parc et le PV de stationnement à 57$

Les chien personna non grata partout

Et les nids de poule !!!!!!

Et pourtant, concernant la job, on vous l'avait dit, redit, et rereredit. Vous êtes sur le forum depuis 2 ans, vous ne l'aviez pas lu ou vous n'y croyiez pas?

Pour ce qui concerne les moins, on dirait que vous voulez vivre ici comme en France. Les Québécois n'ont vraiment pas l'air de souffrir de ne pas avoir de cellulaire greffé aux oreilles, ou des chaines de télé spéciales. Les fromages du Québec ne sont pas hors de prix. L'essence peut prendre au maximum 8 cents en 24 h (en général les veilles de week-end) mais baisse régulièrement ensuite. Heureusement qu'on a des magasins diversifiés. Je vous rappelle que c'était la même chose en France, avant l'avènement des grands groupes de la grande distribution. Et vous préférez ça, vous, des groupes qui vous imposent des prix exorbitants au nom de la mondialisation et qui affament les agriculteurs?

Bref, vous êtes en train d'apprendre la culture nord-américaine et de vous prendre le choc culturel dans la face. Pas sûr que vous ayez envie de l'adopter.

PS: Vous habitez Montréal? Parce que moi, je ne paye pas une cent de stationnement et bien entendu, pas de PV :) . Mais c'est vrai que je n'habite pas Montréal.

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  • Habitués

Moi aussi j'ai envie de commenter "allô ? Non mais allô, quoi !!!" face à certains passages. Mais on n'est pas là pour juger les gens qui en ont déjà assez bavé, mais pour remercier du témoignage que beaucoup n'ont pas le courage de laisser sur ce forum. Donc merci pour ce retour, je suis d'accord avec pas mal de trucs.

Cherybee : je suis quelqu'un qui n'utilise quasi pas mon portable. Malgré cela, j'apprécie de ne payer que 2 euros par mois l'heure (ou les 2 heures, j'ai oublié) de communication en abonnement chez Free. Incroyable, hein ? Les gens apprécient de payer les choses moins chères en France, très très bizarre.

Les grands groupes sont aussi présents au Québec qu'ailleurs, c'est quoi cette blague ? C'est juste que pour avoir des prix moins abusifs, il faut un peu courir d'une enseigne à une autre. Et que dans les petites boutiques, les prix sont souvent abordables contrairement à en France où c'est abusif.

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  • Habitués

merci pour ce bilan, nous avons tous nos ressentis bien différents.

Cela dit, je ne comprends pas lorsque vous dites que les + sont les vraies saisons avec plein de trucs à faire. Je confirme parce que je connais les 4 saisons au Québec, mais vous? comment pouvez vous l'affirmer puisque vous n'y êtes que depuis décembre??..

Je suis d'accord avec Cherrybee, il est cité maintes fois qu'on redescend en bas de l'échelle, il n'y a donc aucune surprise lorsqu'on arrive et je comprends également qu'on en prend un coup et que notre ego est touché...mais "c'est ça qu'est ça"...

Je vous souhaite une belle intégration dans votre pays d'accueil.

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  • Habitués

Un truc qu'il faudrait pas oublier peut être c'est que si on paie 2 € par mois pour 2 heures de communication en France dans une compagnie comme free c'est que à l'autre bout les employés sont payé à coup de lance pierre, alors oui ici tu vas peut être payer plus cher tes communications sauf que le gars à l'autre bout lui il s'y retrouve au niveau de son salaire.

C'est comme les Français qui trouvent le resto trop cher ici et sont ravis de ne payer que 15 € la formule tout compris dans des restos en France sans rien avoir à faire que ni le restaurateur ni ses employés ne gagnent correctement leur croute avec des prix si faibles.

Au final c'est pas si con de payer un peu plus dignement les gens quitte à ce que le consommateur derrière paie plus cher...

Sinon pour l'auteur du fil, je dirais que 4 mois c'est encore court pour se faire vraiment une idée, il faut se laisser le temps un peu.

Edited by kjaerlighet
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  • Habitués

Dommage qu'il faille à autant de gens en faire l'expérience pour le croire.

"C'est ça que c'est ça" (c'est comme ça), hélas.

Dans une large majorité de cas, l'expérience européenne ne vaut rien par ici.

Amusants passages, notamment concernant le coureur de Formule 1 Schumacher.

Mon conseil : apprenez l'anglais et faites comme plus d'un. Passez à l'Ouest. Vos chances d'évoluer seront moins mauvaises.

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  • Habitués

Un truc qu'il faudrait pas oublier peut être c'est que si on paie 2 € par mois pour 2 heures de communication en France dans une compagnie comme free c'est que à l'autre bout les employés sont payé à coup de lance pierre, alors oui ici tu vas peut être payer plus cher tes communications sauf que le gars à l'autre bout lui il s'y retrouve au niveau de son salaire.

C'est comme les Français qui trouvent le resto trop cher ici et sont ravis de ne payer que 15 € la formule tout compris dans des restos en France sans rien avoir à faire que ni le restaurateur ni ses employés ne gagnent correctement leur croute avec des prix si faibles.

Au final c'est pas si con de payer un peu plus dignement les gens quitte à ce que le consommateur derrière paie plus cher...

Sinon pour l'auteur du fil, je dirais que 4 mois c'est encore court pour se faire vraiment une idée, il faut se laisser le temps un peu.

Détrompe toi, les abonnements a 2 euros et les restau a 15 euros n'appauvrissent ni les patrons ni leurs employés, bien au contraire car ces tarifs attirent énormément de personnes ce qui s'avère alors tres rentable

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  • Habitués

Un truc qu'il faudrait pas oublier peut être c'est que si on paie 2 € par mois pour 2 heures de communication en France dans une compagnie comme free c'est que à l'autre bout les employés sont payé à coup de lance pierre, alors oui ici tu vas peut être payer plus cher tes communications sauf que le gars à l'autre bout lui il s'y retrouve au niveau de son salaire.

C'est comme les Français qui trouvent le resto trop cher ici et sont ravis de ne payer que 15 € la formule tout compris dans des restos en France sans rien avoir à faire que ni le restaurateur ni ses employés ne gagnent correctement leur croute avec des prix si faibles.

Au final c'est pas si con de payer un peu plus dignement les gens quitte à ce que le consommateur derrière paie plus cher...

Sinon pour l'auteur du fil, je dirais que 4 mois c'est encore court pour se faire vraiment une idée, il faut se laisser le temps un peu.

Détrompe toi, les abonnements a 2 euros et les restau a 15 euros n'appauvrissent ni les patrons ni leurs employés, bien au contraire car ces tarifs attirent énormément de personnes ce qui s'avère alors tres rentable

Je rajouterais même que concernant free les employés français sont plutôt très bien payé comparés a d'autres centre d'appels français.

Envoyé par l'application mobile Forum IC

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Guest jeanjean

Moi, en revanche, je déchante car j'avais un bon salaire et un poste à responsabilités en France en tant que manager de boutiques en prêt à porter. Là, je me rend compte que mes 15 années d'expérience ne servent à rien et qu'il faut que je postule comme vendeur si je veux travailler. Vouloir trouver un travail dans la continuité ou évoluer est une illusion.Du coup, gros coup de blues. Je n'ai plus vingt ans et devoir demander à son responsable l'autorisation d'aller faire pipi, ça file dur à son ego! J'arrête au bout d'un mois le job de simple vendeur (payé 100% à la com), pensant que l'expérience Québécoise est acquise

En ce qui me concerne, les + sont:

Des gens détendus, qui te parlent et te considèrent et qui ont un grand respect des enfants .Aucune prise de tête en 4 mois !

De la sécurité relative. Balades sans avoir peur de se faire piquer son portefeuille ou se faire emm.... pour une cigarette refusée.

De la place et jamais de mouvements de foule, d'attente interminable ou de queues.

Des vrais saisons avec plein de trucs à faire.

Des relations plus serrées avec des Français.

De la nature a volonté et l’exaltation de l'été

Les pubs télé rigolotes

Montréal, une ville qui bouge

Les - sont:

Vie aussi chère qu'en France mais sur différent trucs( appels entrants facturés pour les portables, abonnement télé obligatoire, payer le permis de conduire et la plaque tous les ans, fromages et alcools hors de prix)

Retour en arrière pour le travail

Isolement, le téléphone ne sonne plus et passé 14h, plus de skype vers la France.

L’essence qui prend 15 cents en un jour

Acheter les fruits d'un coté, le pq de l'autre, la viande, et le lait ailleurs

La culture anglo saxonne très différente dans les relation avec les latins (diner à 18h, c'est vraiment trop tôt !)

Les impôts

Payer le parcmètre dans un parc et le PV de stationnement à 57$

Les chien personna non grata partout

Et les nids de poule !!!!!!

Et pourtant, concernant la job, on vous l'avait dit, redit, et rereredit. Vous êtes sur le forum depuis 2 ans, vous ne l'aviez pas lu ou vous n'y croyiez pas?

Pour ce qui concerne les moins, on dirait que vous voulez vivre ici comme en France. Les Québécois n'ont vraiment pas l'air de souffrir de ne pas avoir de cellulaire greffé aux oreilles, ou des chaines de télé spéciales. Les fromages du Québec ne sont pas hors de prix. L'essence peut prendre au maximum 8 cents en 24 h (en général les veilles de week-end) mais baisse régulièrement ensuite. Heureusement qu'on a des magasins diversifiés. Je vous rappelle que c'était la même chose en France, avant l'avènement des grands groupes de la grande distribution. Et vous préférez ça, vous, des groupes qui vous imposent des prix exorbitants au nom de la mondialisation et qui affament les agriculteurs?

Bref, vous êtes en train d'apprendre la culture nord-américaine et de vous prendre le choc culturel dans la face. Pas sûr que vous ayez envie de l'adopter.

PS: Vous habitez Montréal? Parce que moi, je ne paye pas une cent de stationnement et bien entendu, pas de PV :smile: . Mais c'est vrai que je n'habite pas Montréal.

Peu pas mieux dire je le remonte :thumbsup:

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  • Habitués

PS: Vous habitez Montréal? Parce que moi, je ne paye pas une cent de stationnement et bien entendu, pas de PV :smile: . Mais c'est vrai que je n'habite pas Montréal.

ah c'est vrai j'oubliais ton grand amour et connaissance pour la vie à Montréal... c'est bien connu quand tu habites Montréal tu payes pour stationner partout et surtout devant chez toi... oupss je vis depuis plus de 10 ans à Montréal et je ne paye pas non plus de stationnement, je travaille à Montréal et ne paye pas de stationnement...

parti pris et préjugés quand tu nous tiens...

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Bianquette est sans doute venu témoigner aussi pour avoir des conseils, savoir si ses doutes ont concerné plusieurs d'immigrants, comment chacun s'est adapté.... et comprendre un peu le cheminement de l'intégration, de l'immigrant... Qu'il parle de fromage et de vin, je pense que beaucoup de français en ont parlé... Il est juste confronté à des choses auxquelles il ne pensait pas forcément prêter autant d'attention.. Tant qu'on n'a pas vécu, on ne peut pas prévoir. Pas toujours facile d'anticiper son ressenti ! C'est ce qu'on appelle l'expérience de vie !
Il a plusssss besoin de personnes pour le rassurer sur ses choix... discuter et établir des contacts... :smile:

ça se trouve Bianquette, dans 1 mois ou 2, ou plus ou moins, tu diras "wow c'est génial, je reste" et ce qui te parait difficile aujourd'hui te paraîtra ridicule demain...

Ou pas.

Je te souhaite une bonne route comme beaucoup ici, qui répondent pour être présents auprès des nouveaux arrivants !

"chacun sa route, chacun son chemin".... Tiens nous au courant !

Edited by Angela74
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Et oui, c'est un choc culturel ;-)

Effectivement, le plus dur pour nous tous, unanimement, est de retomber au bas de l'échelle professionnellement. Toute une leçon d'humilité, ça !

Seuls ceux qui peuvent s'adapter à tous ces changements restent.

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  • Habitués

parce que c'est pas forcément une fatalité de retomber en bas de l'échelle, tout comme ce n'est pas une fatalité de se ''prostituer'' en bradant son savoir faire et expérience, il faut arreter de généraliser comme quoi on arrive et on recommence à zéro

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Guest jeanjean

En disant oui il a raison et l'abeille a tort je ne suis pas certain que vous lui donné un coup de main!

Quand je suis arrivé à Victoriaville avec un CV de 4 pages et a plus de 40 ans j'ai fait le saut en arrière.

En Belgique j'avais maison, emploi à l'état et j'aitais chef d'atelier responsable de 20personnes.

J'ai trouvé un emploi ou je suis reparti à zero et ou mon contremaitre avait 23 ans et moi 42.

Mes nouveaux collègues du genre " Heu la Belgique c'est à côté" de la Suisse ou "au sud de la France" super non

ou encore "tu as fais la guerre ?".....

Nostalgique bin oui je l'ai été et je me suis dis "qu'es que t'es venu foutre ici?"

Et bien j'ai tenu bon je suis retourné aux études

Pour ma femme elle aussi cela à été une job de suite.

Mais pour moi qui était électricien et diplômes non reconnu ou retourner comme apprentis électricien non merci

Alors vous pouvez pleurer toutes vos larmes et dire "pauvre petit chou" un coup de pied dans le cul c'est meilleur service à faire.

Vous avez une famille à nourrir

Montréal tjs Montréal comme si cette ville était à elle seule le Canada

Moi j'ai fais St Rosaire, Victoriaville, Calgary et Laurentides

Je souhaite le meilleur du monde à Blanquette mais pas de gens sont passé par là avant vous.

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  • Habitués

parce que c'est pas forcément une fatalité de retomber en bas de l'échelle, tout comme ce n'est pas une fatalité de se ''prostituer'' en bradant son savoir faire et expérience, il faut arreter de généraliser comme quoi on arrive et on recommence à zéro

En disant oui il a raison et l'abeille a tort je ne suis pas certain que vous lui donné un coup de main!

Quand je suis arrivé à Victoriaville avec un CV de 4 pages et a plus de 40 ans j'ai fait le saut en arrière.

En Belgique j'avais maison, emploi à l'état et j'aitais chef d'atelier responsable de 20personnes.

J'ai trouvé un emploi ou je suis reparti à zero et ou mon contremaitre avait 23 ans et moi 42.

Mes nouveaux collègues du genre " Heu la Belgique c'est à côté" de la Suisse ou "au sud de la France" super non

ou encore "tu as fais la guerre ?".....

Nostalgique bin oui je l'ai été et je me suis dis "qu'es que t'es venu foutre ici?"

Et bien j'ai tenu bon je suis retourné aux études

Pour ma femme elle aussi cela à été une job de suite.

Mais pour moi qui était électricien et diplômes non reconnu ou retourner comme apprentis électricien non merci

Alors vous pouvez pleurer toutes vos larmes et dire "pauvre petit chou" un coup de pied dans le cul c'est meilleur service à faire.

Vous avez une famille à nourrir

Montréal tjs Montréal comme si cette ville était à elle seule le Canada

Moi j'ai fais St Rosaire, Victoriaville, Calgary et Laurentides

Je souhaite le meilleur du monde à Blanquette mais pas de gens sont passé par là avant vous.

Je confirme également. En arrivant ici, j'ai trouvé une job immédiatement.... Que je n'ai jamais quittée puisqu'elle était pile poil dans mon domaine de pratique. Mon chum a mis 5 mois à trouver du travail, alors qu'il avait déjà passé 10 ans au Québec, qu'il avait une longue expérience québécoise etc.

Mais, comme Bianquette, il avait un poste à hautes responsabilités et ne se résolvait pas à repartir du bas de l'échelle. Il a fait le choix d'attendre de trouver quelque chose dans ses cordes tout simplement parce qu'il avait assuré ses arrières. Financièrement parlant, il pouvait vivre 1 an sur ses rentes.

Nos parcours sont tous différents, mais, on ne le répètera jamais assez, quand on arrive avec peu d'argent, pour une première immigration à la quarantaine, il faut s'attendre à tout. Et pas qu'au meilleur.

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  • Habitués

Cherybee: je suis quelqu'un qui n'utilise quasi pas mon portable. Malgré cela, j'apprécie de ne payer que 2 euros par mois l'heure (ou les 2 heures, j'ai oublié) de communication en abonnement chez Free. Incroyable, hein ? Les gens apprécient de payer les choses moins chères en France, très très bizarre.

C'est bien la raison pour laquelle on dit que la culture d'ici est différente de la France, qu'il y a des choses beaucoup plus chères et d'autres moins chères.

Moi, j'apprécie de me mettre un toit sur la tête pour beaucoup moins cher qu'en France et d'acheter mes fruits et légumes beaucoup moins chers également. J'ai aussi un cellulaire, je ne m'en sers quasi jamais (je l'éteins au travail et j'oublie de le rallumer ensuite ).

Chacun ses choix de vie.

PS: Vous habitez Montréal? Parce que moi, je ne paye pas une cent de stationnement et bien entendu, pas de PV :smile: . Mais c'est vrai que je n'habite pas Montréal.

ah c'est vrai j'oubliais ton grand amour et connaissance pour la vie à Montréal... c'est bien connu quand tu habites Montréal tu payes pour stationner partout et surtout devant chez toi... oupss je vis depuis plus de 10 ans à Montréal et je ne paye pas non plus de stationnement, je travaille à Montréal et ne paye pas de stationnement...

parti pris et préjugés quand tu nous tiens...

C'est parfait !!!! Tu es génial. Donc, là, tu es en train de dire à Bianquette que c'est une bille ! Pauvre lui! :)

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  • Habitués

Moi, en revanche, je déchante car j'avais un bon salaire et un poste à responsabilités en France en tant que manager de boutiques en prêt à porter. Là, je me rend compte que mes 15 années d'expérience ne servent à rien et qu'il faut que je postule comme vendeur si je veux travailler. Vouloir trouver un travail dans la continuité ou évoluer est une illusion.Du coup, gros coup de blues. Je n'ai plus vingt ans et devoir demander à son responsable l'autorisation d'aller faire pipi, ça file dur à son ego! J'arrête au bout d'un mois le job de simple vendeur (payé 100% à la com), pensant que l'expérience Québécoise est acquise

En ce qui me concerne, les + sont:

Des gens détendus, qui te parlent et te considèrent et qui ont un grand respect des enfants .Aucune prise de tête en 4 mois !

De la sécurité relative. Balades sans avoir peur de se faire piquer son portefeuille ou se faire emm.... pour une cigarette refusée.

De la place et jamais de mouvements de foule, d'attente interminable ou de queues.

Des vrais saisons avec plein de trucs à faire.

Des relations plus serrées avec des Français.

De la nature a volonté et l’exaltation de l'été

Les pubs télé rigolotes

Montréal, une ville qui bouge

Les - sont:

Vie aussi chère qu'en France mais sur différent trucs( appels entrants facturés pour les portables, abonnement télé obligatoire, payer le permis de conduire et la plaque tous les ans, fromages et alcools hors de prix)

Retour en arrière pour le travail

Isolement, le téléphone ne sonne plus et passé 14h, plus de skype vers la France.

L’essence qui prend 15 cents en un jour

Acheter les fruits d'un coté, le pq de l'autre, la viande, et le lait ailleurs

La culture anglo saxonne très différente dans les relation avec les latins (diner à 18h, c'est vraiment trop tôt !)

Les impôts

Payer le parcmètre dans un parc et le PV de stationnement à 57$

Les chien personna non grata partout

Et les nids de poule !!!!!!

Et pourtant, concernant la job, on vous l'avait dit, redit, et rereredit. Vous êtes sur le forum depuis 2 ans, vous ne l'aviez pas lu ou vous n'y croyiez pas?

Pour ce qui concerne les moins, on dirait que vous voulez vivre ici comme en France. Les Québécois n'ont vraiment pas l'air de souffrir de ne pas avoir de cellulaire greffé aux oreilles, ou des chaines de télé spéciales. Les fromages du Québec ne sont pas hors de prix. L'essence peut prendre au maximum 8 cents en 24 h (en général les veilles de week-end) mais baisse régulièrement ensuite. Heureusement qu'on a des magasins diversifiés. Je vous rappelle que c'était la même chose en France, avant l'avènement des grands groupes de la grande distribution. Et vous préférez ça, vous, des groupes qui vous imposent des prix exorbitants au nom de la mondialisation et qui affament les agriculteurs?

Bref, vous êtes en train d'apprendre la culture nord-américaine et de vous prendre le choc culturel dans la face. Pas sûr que vous ayez envie de l'adopter.

PS: Vous habitez Montréal? Parce que moi, je ne paye pas une cent de stationnement et bien entendu, pas de PV :smile: . Mais c'est vrai que je n'habite pas Montréal.

Bonjour Cherrybee

Depuis le temps que je le lis je veux absolument le vérifier, s'il te plaît, dis-moi ou tu trouves du fromage québécois pas cher, je suis très intéressée, car ras-le-bol de faire la chasse aux prix. Bien sûr je n'achèterais pas de fromage à 50 $/kg , ça c'est cher ni même à 40 $/kg (c'est ce que je regarde en 1er). Merci à toi.

Crdl

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En même temps dans son bilan, son verre a l'air quand même a moitie rempli. J'entends par la que sa compagne a bien réussi a trouver un poste et une promotion assez rapidement.

Certe ce n'est pas son cas a lui mais ça démontre bien que les deux cas de figure existe bien selon les opportunités de chacun.

Pour le coût de la vie, je pense aussi qu'il a encore besoin d'un peu de temps pour trouver ses repères. Parce que au cas ou il n'avait pas remarqué, les hypermarchés vendant fruits et papier toilette ça existe aussi au Québec. Quand au petit apéro, il apprendra aussi a le faire avec une bonne bière (de microbrasserie) plutôt qu'avec un pastis ou du rose. Pareil pour la TV, il apprendra aussi qu'on peut s'en passer facilement avec internet de nos jours.

Quand a l'isolement, c'est sur que c'est un peu dur au début, le temps de nouer des relations sur place, mais la encore ça vient avec le temps.

Sinon pour le stationnement a MTL je confirme, dans ma rue il n'y a pas de parcmètre non plus.

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    • By ChristinaPLaurence
      Déjà 8 ans au Québec.
      4 ans après avoir perdu mon mari avec qui on avait construit ce rêve commun, mon choix reste intact. Depuis mon dernier bilan, beaucoup de nouveautés. J'ai pu décrocher le poste que j'ai toujours voulu dans mon domaine d'études aussi mais avec des responsabilités et de très bonnes conditions de travail. Cela fait 2 ans que j'exerce aussi comme photographe, je développe une clientèle tranquillement et surtout, j'ai énormément de plaisir. Pendant les shootings, je ne suis ni une maman, ni une employée. Je crée, j'imagine et je fais plaisir aux autres. Que du bonheur.
      C'est à contre-cœur que j'ai dû quitter mon emploi de technicienne juridique en mars mais c'est pour le bien de ma plus jeune fille qui a des besoins spéciaux, en attente de diagnostic TSA et scolarisée seulement en septembre. 
      Alors plutôt que de mettre mon équipe dans le trouble avec un arrêt maladie, j'ai préféré laisser la place et partir la tête haute et la conscience tranquille. Je ne suis pas inquiète de retrouver un emploi rapidement car déjà acceptée pour des examens au Ministère de la justice (annulés pour cause de covid bien-sûr).
      J'ai récemment été confrontée à ma pire angoisse d'expatriée avec mon père qui est très malade et qui me dit être sur le point de rejoindre ma mère. Très dur, d'autant plus que tout voyage serait impossible si quelque chose devait arriver. Mais c'est un choix qu'on fait et c'est un risque qu'on prend en traversant la flaque. Alors évidemment, on s'appelle beaucoup et on croise les doigts très fort pour que tout rentre dans l'ordre.
      Depuis le confinement, la prise en charge de ma fille de 4 ans a débuté avec la psychoéducatrice et l'éducatrice spécialisée (par visioconférence bien-sûr) et le rdv de diagnostic avec le pédiatre est dans une semaine. Alors en attendant de me replonger dans une nouvelle carrière, je profite de mes 2 cocottes et je me repose pour la première fois de ma vie. Je suis plus sereine pour l'avenir car je ne suis plus seule pour affronter tout ça. Un maudit québécois a pris une place très importante depuis 3 ans et embarque bientôt avec nous pour une nouvelle vie à 4. Je ne m'attendais pas à autant de défis, de surprises et de rebondissements en arrivant ici, alors je laisse les épreuves derrière et j’apprécie tous les cadeaux que la vie m'a offerts depuis que j'ai débarqué de l'avion le 15 mai 2012.
      Merci de m'avoir lue.
      Christina
       
       
    • By Aliza
      Bonjour,
       
      Je vois pas mal de post de personnes qui racontent leurs mauvaises expériences d'arrivée au Québec.
      Histoire d'équilibrer un peu la balance, je vais raconter les trucs sympas.
       
      L'aéroport:
      - C'est très bien organisé. Il y a des bornes pour enregistrer votre passeport, votre carte de résident, et le personnel est toujours dispo pour vous aider;
      - Apres l'étape "borne d'enregistrement," il y a toujours un agent qui me demande ce que je suis allée faire a l'étranger et ce que je ramène. Vu que mon metier m'oblige a aller dans des pays pas faciles, je trouve rassurant qu'on me demande ce que je suis allée faire la-bas. Note: quand je vais en France, RIEN, nada, que dalle, aucune question!!!!
      - Je me rappellerais toute ma vie de l'agent qui m'a expliqué comment me connecter au Wifi de l'aéroport: "vous allez sur Gogeule..."   
      - On trouve le bus, le taxi, la navette facilement. Les chauffeurs sont très sympas pourvu que vous soyez sympa aussi et que vous ne payiez pas en billet de Monopoly.
       
      En ville:
      - Étant médaille d'or pour me paumer à Montréal (que voulez-vous, je pige pas ces quadrillages tout droits), les gens sont toujours prêts a vous aider pourvu que vous demandiez avec le sourire;
      - Une fois, il y a un type qui m'a un peu trop collée dans le hall du metro et quand j'ai levé la voix pour lui dire de me laisser, trois gars se sont interposés pour me protéger. Note: Je n'ai JAMAIS vu ca en France;
      - De façon générale, on ne se fait pas harceler. L'incident plus haut est le seul que je puisse rapporter;
      - Dans les restos, etc.: Si vous ne savez pas quoi choisir, demandez a la personne qui sert ce le plat/la boisson qu'elle préfère. J'ai toujours reçu d'excellents conseils;
      - En hiver, je vous conseille d'aller aider vos voisins a pelleter la neige et dégager leur voiture. J'en garde un superbe souvenir et c'est une excellent moyen de faire connaissance avec ses voisins;
      - Les gens tutoient facilement. C'est pas irrespectueux, c'est juste comme ca.
       
      Si vous êtes chialeur comme moi:
      Partagez vos talents. Lors des pannes de metro, les gens ont apprécié que je leur dise comment j'ai réussi a me faire rembourser mes frais de taxi par la STM. Dans une des entreprises ou j'ai travaillé, les patrons ne voulaient pas payer le jour férié de Pâques. Apres avoir gentiment demandé a la Commission du Travail si c'était normal, j'ai réussi a obtenir le paiement de cette journée pour mes collègues et moi-meme. 
       
      Les gens:
      Il y a des trucs qui m'ont décontenancée au debut:
      - Les gens ne disent pas toujours au revoir avant de raccrocher le telephone. Ca semble un peu brutal quand on n'est pas habitué;
      - Ils n'ont pas autant de "protocoles de politesse" comme en France. Il faut pas le prendre personnellement;
      - Etant sportive et me levant avec joie a 5 heures du mat pour m'adonner a mes exercices, je tiens a remercier mes voisins pour leur patience infinie. J'ai bien du les réveiller 2-3 fois. Les immeubles sont mal isolés au Québec.
       
      Pensez-y!
      - Au début, je trouvais les gens super lents. On s'y fait. Maintenant, moi aussi j'attends tranquille sur l'escalator;
      - Étant à la base indisciplinée, je traversais les rues hors des passages piétons. Les policiers qui m'ont arrêtée (deux fois) ont été bien sympathiques de ne pas me coller d'amende. Maintenant j'attends que le bonhomme soit vert. C'est dire si on me regarde bizarrement ici en Irak.
       
      La langue:
      - J'ai mis deux semaines à me faire à l'accent. Il y des gens qui m'ont parfois reprise quand je disais un anglicisme. C'est l'occasion de leur demander ce que représente la francophonie pour eux (c'est très interessant). Il m'arrive parfois de les taquiner en leur disant que parking est un mot de l'ancien français qui est passé chez les anglais puis revenu chez les français. C'est de bonne guerre;
      - Oui, ils font souvent plein de fautes à l'écrit. Les gens sont un peu honteux de l'admettre. Mon orthographe en a un peu pâti d'ailleurs (mais je connais plein de nouvelles expressions sympas comme "se paqueter la fraise"). Au travail, il m'arrivait que mes collègues me demandent de les relire, ce que je faisais avec plaisir;
      - Certains mots de vocabulaire déconcertent au debut. Un ami québécois me parlait de ses "bas." Je lui ai répondu "mais Paul, tu t'habilles comme tu veux le soir, c'est pas moi qui va te juger." Il a fait une drôle de tête.
       
      Infrastructures:
      Il y a l'eau et l'électricité H24!!!!!!! C'est merveilleux! je n'ai pas ça ici.
       
      Au travail:
      - Si vous travaillez dur et que vous ne martyrisez pas vos collègues, vous aurez surement la chance d'avoir des promotions. En France, je pouvais m'assoir dessus;
      - Je n'ai jamais entendu de commentaires sexistes ou des remarques sur mes jambes, ma poitrine ou whatever. C'était un vrai festival sexiste en France;
      - Les gens ne passent pas des heures en reunion. Ca commence a l'heure, ca finit a l'heure et il y a un agenda. Pour moi qui souffre de rester dans des reunions sans but et a rallonge, c'était un soulagement;
      - On peut se déguiser a Halloween (et faire des super photos avec ses collègues);
      - Si vous avez des collègues d'origine grecque ou italienne, vous aurez surement des bons biscuits au bureau pour Noël;
      - Vous pouvez manger un hamburger à 11 heures du matin, personne ne vous jugera.
       
      Si vous avez d'autres expérience positives à partager, postez votre témoignage!
       
       
       
    • By Aliza
      Bonjour,
       
      J'ai immigré au Québec en 2012 comme travailleuse qualifiée. Je suis française. Je ne connaissais rien du Canada et je n'y étais jamais allée. J’avais bien préparé mon installation. Ainsi, pour les novices, pas de panique, vous pouvez très bien vous en sortir.
       
      Le travail
      - J'avais trouvé un travail temporaire avant d’arriver. J'ai crié sur tous les toits que j'allais au Québec et que je cherchais un travail, ça m’a aidée;
      - Soyez prêt à commencer un premier travail qui est en-dessous de vos souhaits. Je n'ai pas travaillé au Mac Do mais j'étais prête à le faire;
      - Quand je cherchais un meilleur travail, je ne comprenais pas pourquoi je ne recevais aucune réponse. Puis j’ai téléphoné avant de postuler pour poser des questions. J'ai été invitée a beaucoup d'entretiens ainsi;
      - J’ai dû me réorienter dans la finance car je ne trouvais rien dans ma branche. Je ne le regrette pas même si je travaille dans un autre milieu maintenant;
      - Soyez plus futés que moi. Dès votre arrivée, renseignez-vous pour obtenir un diplôme d'une université locale. Je m'y mets seulement en automne 2020.
       
      La culture
      - J'ai été très bien accueillie. Beaucoup de gens m'ont dit qu'ils étaient contents que je sois là. J'ai même reçu des cartes de bienvenue;
      - La plupart de mes amis sont des immigrés. Je n'ai pas encore percé tous les mystères pour approcher les québécois. Si quelqu'un peut m'éclairer, merci car je les trouve bien sympathiques;
      - Note sur un racisme éventuel: J'ai eu deux soucis à Montréal. A part ça, RAS. Je précise que je n'ai pas la peau noire ni un physique typé. 
       
      La citoyenneté 
      - Je suis devenue humanitaire en 2015 et canadienne en 2018. Je suis restée au Canada entre deux missions pour me remettre de ma vie trépidante dans un pays en guerre;
      - J'ai tous le temps le mal du pays. Et pour moi le pays c'est le Canada.
       
      La santé
      - Avant de devenir humanitaire, je soupçonnais qu'on était mieux soigné dans un camp de réfugiés qu'à Montréal. Ayant visité des camps en Irak, je confirme que je préfère me péter une jambe ici;
      - Avant de rentrer, je vais faire mes visites médicales. Je vous conseille de faire pareil;
      - Je connais des gens très exigeants qui sont ravis des soins qu'ils ont reçus à Montréal.
       
      Ma situation maintenant
      - Je parraine mon époux et nous attendons notre invitation pour sa visite médicale;
      - Je suis autant stressée par la situation que vous pouvez l'être. 
       
      Je pourrais aborder plein d'autres choses mais ce post est déjà trop long.
      N'hésitez pas à me poser des questions.
    • By Souslaneige
      Bonjour à tous 😎
      je me presente femme de 45 ans avec mon mari de 45 et enfants de 18 et 21 ans.
      moi et les enfants avons la double nationalité , car mon papa est canadien. ( mais on a toujours vécu en france  )
      nous avions fait quelques voyages au Québec avant de décider de venir nous  y installer .
      nous voila ici depuis un an , et nous devons tenir encore 6 mois ( l enfer) pour nous .
      alors avant d attirer les foudres des lecteurs et de leurs reponses agressives .
      je tiens a dire que ce que j écris ce n est que mon simple vécu et notre simple avis .
      vous prenez et vous jeter ce qui vous intéresse.
      ce post est vraiment a titre de prévention pour ceux qui ont des doutes ou questionnement intérieur.
      donc voici les point négatifs que vous allez rencontrer :
      - l administration : parrainage pour mon époux : il va falloir vous accrocher pour remplis les documents , prévoyez du temps de de l argent 2500 $ dans notre cas.
      le traitement est très très long ...
      et les retours de documents vous mettent le stress ..!
       
      Vie courante et supermarché :
      sachez que vous ne serez plus faire vos courses, ici tout change .. normal jusqu a la vous avez changer de pays !
      oublier les yaourts de toutes sortes , oublier la bonne crème fraiche , oublier votre charcuterie , a moins de la pays en vendent un rein .
      idem pour le fromage etc...
      et oublie d acheter autre chose que de l alimentaire dans beaucoup de magasin.
      il fait souvent faire plusieurs supermarchés avant d avoir toute votre épicerie .
       
      climat: alors ci vous êtes prêt pour 8 mois de neige et bien vous êtes au bonne endroit !
      a l heure ou je vous parle nous sommes le 24 avril 2020 et la neige est toujours là, et des chutes de neige son encore prévu 🤦🏻‍♀️
      On en peut plus .
      on a froid on a besoin de soleil !
      la température est de max 5 degrés. Dure a vivre pour des sudistes .
      donc on oubli le bronzage .
      après en mai ce sera le temps des moustique ou maringoind comme ils disent .
      alors au début ce mots fait rire mais très vite, vous allez en voir mare de ces moustiques qui arrivent en massent , au point de ne pas pouvoir rester dehors deux minutes, ils embrassent votre visage ...! C'est top
      de plus il y a les mouches a chevreuil  qui sont grosse   comme des oiseaux...et qui vous arrache des morceaux de peau.
      ( pour info je suis d origine de la campagne en france avec chevaux etc ... donc je ne suis pas une précieuse )
      bref !!!! Le moment ou il fait bon et que vous pourriez vous détendre en terrasse et bien non !!!!!
      tu rentre ..!!
      après l été arrive en fin il faut en profiter ça  ne dure que 60 jours deux petit mois de rien du tout et vous ne dépasserais pas les 27 ! Degrés.
       
      Ensuite pour ce qui est de la socialisation:
      nous sommes d'origine très sociable , mais ici oulaaaa accrochez vous ..!!! Car quant les québécois comprennent que vous n êtes pas un touriste , leurs façons d être changent ..
      nous avons subi beaucoup de racismes anti francais ..! 
      Je comprend maintenant ce que ressente les immigrer dans d autres pays. 
      C'est vraiment dure a vivre.
      toute les 5 minutes C'est VOUS ETES FRANCAIS ? Ah ! Maudit francais .
      qu est ce que vous faite ici.
      avez vous un travail.
      quel âge avez vous ?
      que venez vous faire ici?
      avez vous des enfants?
      etc... je vous en passe !
      ils sont hyper incorrect avec leurs questions personnel.
      et pourtant le mot correct ils l emplois a toutes les sauces .
      par contre toi tu pose pas de questions , eux ils te disent C'est pas correct !
      ben voyons ! 
      Donc au début vous vous faite avoir mais après vous commencer a vous défendre .
      ce qui est dure et fatiguant !!
      donc pour nous :
      ils posent trop de questions privée 
      ils parle francais comme une vache espagnol .
      ex: bienvenue pour te dire merci 🧐
      ils te vois comme un français qui viens piller leurs pays
      et ils veulent profiter de tes euros .
      il ne faut pas oublier qu ici c'est le pays du dollar et que qui que tu sois on te vois comme un dollars bien grassouillet .
      les arnaques sont toujours là.
      ici personne ne te rend de service , tout est payant , 20$ par ci 40 par là.
      punaise !!!! Oublie de demander a ton voisin un balais ou une aide pour autre chose .
       
      je crois que je vais arrêter la vous avez compris !
      j en ai tellement a dire que ce ne serai pas bienvenue .
       
      alors juste un conseil quant vous immigrerai ici pensent que l herbe est plus verte comme nous l avons pensé.
      faite attention à vous et a votre portefeuille!
       
      et bon courage a tous !
      et n oublier pas il fait fret ici tres fret 
      by by 
      🇨🇦🤗😃  
       
       
       
       
       
       
       
        
          
       
       
       
    • By chachawa
      Tsé, 7 ans et demi c'est un moment étrange pour faire un bilan. C'est même pas une date anniversaire. C'est juste qu'en enfilant mes bottes, j'ai réalisé que c'est la huitième fois que je vis cette entrée dans l'hiver québécois, celui-là même qui agite les forums et déchaîne les passions. Et wow, c'est fou le chemin parcouru. 
      Déjà, j'écris "wow".
      Et "tsé".
      Et puis après des années d'absence ici, j'ai eu envie de sacrifier au rituel du bilan, de faire un point. De redonner au suivant, peut-être.
       
      Bref, en 2012, j'ai débarqué pas assez préparée. Sans argent, avec 23 kilos de bagages, avec zéro connaissance du système universitaire dans lequel je m'embarquais. L'année que j'ai passée a été celle qui a le plus testé ma détermination de ma vie.  Préparez-vous un peu, on ne le dira jamais assez.
      En 2019, je suis toujours aux études, mais aussi insérée dans un milieu professionnel universitaire. La demande de RP est envoyée. Je regarde du côté de l'achat immobilier. 
      Pas mal installée, quoi.
       
      Et puis, cette sensation permanente de grand écart.
      Au Québec, je suis la Française, celle qui parle avec son accent pointu, qui râle un peu trop et qui ne comprend pas certains aspects du système québécois auxquels elle ne s'est jamais confrontée. Celle qui ne prend ses vacances annuelles que pour partir en France parce que c'est Noël. Celle qui boit du vin, tant pis pour les prix de la SAQ. Celle qui s'émerveille encore devant les partys de l'Halloween ou qui ne comprend pas pourquoi toutes ces grosses voitures. Celle qui haï l'hiver. Mais vraiment.
      En France, je suis devenue la Québécoise, celle qui parle avec un accent "de là-bas", qui ne connaît plus personne aux Unes des journaux. Celle qui ne comprend plus vraiment le concept du CDD versus le CDI, qui s'émerveille devant le prix du vin, et qui propose de passer au supermarché sur la route du retour, le dimanche soir à 20 heures. Celle qui dit que "ça va, l'hiver, on y survit hein", et qui passe ses samedis matins à passer d'étal en étal au marché avec des cris de joie.
       
      Je suis mélangée. Pétrie de deux cultures. Ni d'ici ni de là-bas, mais à la fois de là-bas et d'ici. Quitter le pays dans lequel j'ai grandi m'a permis de m'en détacher et de l'aimer un peu plus. De réaliser que la France, c'est incroyablement beau, avec ses vieilles pierres et ses paysages variés, son odeur des pins au bord de la mer et ses terrasses mignonnes. J'apprécie maintenant y séjourner, avec ce qu'il faut de recul pour ne pas m'enflammer dans des luttes qui  ne sont plus les miennes et qui pourtant m'importent tant. Mon regard est moins acerbe, plus compréhensif. Je n'ai pas quitté la France par désamour, mais elle me semblait acquise, dévoilée, brute. Elle m'apparaît maintenant dans ses nuances, ses ombres, ses pétillements, et j'ai découvert que je l'aimais.
      À l'inverse, je suis arrivée acquise au Québec. Toute cette nouveauté, c'était magique. La neige ? Tellement belle ! Les grosses voitures ? Tellement dépaysantes ! La poutine ? Tellement goûteuse ! Les québécois ? Tellement gentils ! Et puis, l'isolement, les difficultés, l'éloignement, le mois d'avril qui n'en finit pas. Être perçue comme l'étrangère, toujours. J'ai appris à voir aussi les nuances de ce pays d'accueil, à en accepter les failles, à en découvrir le fonctionnement et à en apprécier les délices. J'ai pris et j'ai laissé, j'ai pilé sur moi, et j'ai fini par m'acclimater, doucement. Pas juste parce que je sais ce que veut dire "pogner un flat". Mais parce que je fonctionne sans gros heurts dans la société qui m'entoure.
       
      Et puis, les douleurs que les expats connaissent. Cette nuit dans l'avion pris en urgence, sans contact avec le sol, à ne pas savoir si l'être cher sera toujours en vie à l'arrivée pour qu'on lui dise au revoir. Les Noël sur Skype, à trinquer avec son chat parce qu'on n'a pas osé accepter l'invitation de ses amis dans leur famille, pour ne pas déranger. Ces questionnements sur l'avenir : ici, là-bas ? Ailleurs ? Ces gens aimés qui se marient, qui ont des enfants, et toi qui n'es toujours pas sur les photos du grand jour. Celles et ceux qui s'éloignent aussi, ou qui croient que tu es en perpétuelles vacances et qui repartent frustrés que tu aies dû travailler pendant leur séjour chez toi. 
       
      Sauf que. Il y a le retour des beaux jours, le Saint-Laurent majestueux et l'incroyable lumière des couchers de soleil d'ici. Il y a le plein emploi, le salaire valorisant, les possibilités professionnelles. Il y a le jour où tu te surprends à échanger avec tes collègues sur le fait que quand même, y en a beaucoup des français icitte, pff, on n'entend que ça dans la rue !  L'habitude que tu as prise de passer chercher ton (grand) café en allant travailler ou de souper pendant ton cours (d'ailleurs, tu dis "souper"), ton avis sur la politique qui s'affine, ton inscription au compost communautaire de ton quartier et au panier bio du maraîcher. Tu te rends compte que tu cherches du sucre d'érable chez Carrefour... mais aussi que tu cherches ta pâte feuilletée bio chez IGA. 
       
      Aujourd'hui, au bout de 7 ans et demi, j'ai l'impression de porter en moi une double culture, un heureux mélange, une complexité qui me rend fière. L'immigration n'est plus un sujet cantonné au journal télévisé, je bondis quand j'entends des discours expliquant que les immigrants veulent transformer le pays d'accueil ou profiter des aides sociales. C'est plus compliqué que ça, l'immigration. C'est un défi à relever, qui nous apprend beaucoup, à commencer par nos propres contradictions. Ça ne se prend pas à la légère, mais ce n'est pas la fin du monde non plus, surtout quand on a un passeport qui nous permet de faire machine arrière. L'immigration aujourd'hui fait partie de mon identité, identité multiple, complexe, joyeuse. Je suis un peu française, mais plus vraiment ; un peu québécoise, mais pas complètement.
       
      J'aurais aimé pouvoir dire tout ça à la moi d'il y a sept ans, qui n'avait pas mesuré les défis qu'allait poser la première année. "Ne t'inquiète pas, l'aventure est belle". ❤️
    • By MarySeventeen
      Je pense que ma mémoire me joue des tours, il y a sûrement des détails que j’oublie de préciser. Ne m’en voulez pas pour les accents, je ne connais pas tous les raccourcis clavier !
       
      Je suis arrivée en mars 2016, afin d’effectuer mon stage de fin d’études. Je connaissais déjà un peu la ville puisque j’y avais passé six mois en 2014 (et vu l’hiver 2014, je savais très bien dans quoi je m’embarquais). Fin août, mon stage se termine, je me rattache au permis de travail ouvert de mon conjoint dans la foulée et je trouve mon emploi en 1 mois et demi.
      Je ne vais pas vous le cacher, j’ai eu beaucoup de chance avec cet emploi, j’étais au bon endroit au bon moment disons. Le process a été très rapide : premier contact téléphone le lundi, entretien le mercredi, début du contrat une semaine et demi après. J’ai eu la chance de trouver dans ma branche du premier coup, mais j’avais tout de même postulé aux classiques postes de customer care representative au cas où. Après 3 contrats temporaires, je suis passée en contrat permanent en octobre 2017 (j’attendais alors ma RP via EE déposée en juillet 2017).
      Niveau immigration, j’ai donc enchainé un permis stage coop, un permis de travail ouvert et une RP via EE. Nous avons attendu un peu plus de 6 mois pour la RP, il y avait du retard pour les dossiers de juin à aout et ils avaient tenté de mettre en place la validation de RP par téléphone (gros échec vu le nombre de gens qui ne recevaient pas leur COPR avant leur rendez-vous téléphonique…).
      Je vais reprendre les 4 questions qui reviennent le plus souvent, à savoir : le froid, le cout de la vie à Toronto, le manque des proches et la nourriture.
       
       
      Le froid
      J’avais déjà vécu un premier ‘demi’ hiver en 2014, j’étais arrivée en pleine tempête de neige avec des températures avoisinant les -30. Je n’ai donc pas été surprise de débarquer dans la neige en mars, je me souviens même qu’il a neigé lors du weekend prolongé de mai.

      Il suffit d’être bien équipé (exit les Canada Goose et autres doudounes à 1500$ s’il vous plait, aller chez Winners ou Uniqlo et vous économiserez pas mal) et d’être stratégique : on ne sort pas la doudoune d’hiver en novembre quand il fait 10 degrés, on couvre le maximum de ‘peau’ à partir de -15 (perso je sors même les lunettes de soleil en cas de vent, sinon mes yeux se mettent à pleurer dès que je pose le pied dehors) et en cas de températures extrêmes, on utilise le path au maximum.
      Pour parer à la déprime de l’hiver trop long, nous avons opté pour l’option vacances au soleil (Cuba, Mexique, Hawaii, Californie…). Toronto offre beaucoup de possibilités nvieau voyage, nous en profitons donc énormément que ce soit pendant nos congés ou lors de weekends prolongés.
      Bref, il faut se dire que nos voisins d’autres provinces ont bien plus de neige que nous et que les températures sont bien plus basses !
       
       
      Le coût de la vie
      SPOILER ALERT : Oui, vivre à Toronto n’est pas donné. J’ai vu le prix des loyers exploser ces trois dernières années, je ne paye ‘que ‘ 2000$ pour mon appartement à 500 m du métro avec locker et parking. Sachez que le même appartement 7 étages en dessous vient d’être mis en location pour… 2500$ (et pourtant, l’immeuble vieilli mal).
      Il existe toujours des perles rares mais attention aux arnaques : si on vous propose un 2-beds à 1500$ downtown dans un condo tout neuf, il y a éléphant sous gravillon.
      Si vous voulez quelque chose d’abordable, éloignez-vous des stations de métro, tentez les villes de la GTA, mais sachez que les transports en commun sont pas terribles et assez chers (notamment si vous prenez le Go Train + les TTC).
      Je ne recommande pas le basement, mais certains peuvent aimer !
      Les loisirs et la nourriture ne sont pas si chers que ça, je sors plus souvent au restau qu’en France, je n'achète pas de produits français hors de prix et ma note d’épicerie est correct (entre 70 et 100$ par semaine pour 2, lunch box incluses).
      Pour le téléphone, nous payons chacun 50$ HT pour 4 Go, ce qui est suffisant. Nous avons juste un abonnement internet à 65$ + Netflix à 14.99$.
      Niveau vêtements, pas de grosses différences à noter.
      Notre plus gros pôle de dépenses serait les billets d’avion pour la France (nous sommes rentrés deux fois en 3 ans et notre prochain voyage se fera Noël prochain).
       
       
      Le manque des proches
      Évidemment, nos proches nous  manquent énormément, d’autant plus que nous ne sommes rentrés que deux fois pour le moment. Mais nous avons eu la chance de les recevoir ici (mêmes nos grands-parents ont fait le voyage). Skype et Messenger tournent à plein régime, je pense que c’est la seule raison qui nous fera rentrer au pays d’ici deux ans. Je pense également que ressentir ou non ce manque est propre à chacun, certaines personnes vivent très bien cet éloignement !
       
       
      La nourriture
      Je crois que je n’ai jamais mangé aussi varié qu’à Toronto. Je ne comprends pas trop les gens qui se plaignent de la nourriture ici, mais c’est encore quelque chose de subjectif. La multi culturalité de Toronto se ressent dans la diversité des restaurants et supermarchés que l’on trouve ici, je trouve ça juste génial. Moi qui adore aller au restau, je suis comblée haha !
      Il y a juste un phénomène qui semble toucher les plus sensibles je dirais : la transition nourriture FR / nourriture CA peut causer des troubles intestinaux (j’avoue, il m’a fallu du courage pour vous avouer ça haha). Après avoir discuté avec pas mal de nouveaux arrivants, c’est quelque chose d’assez courant et ça ne dure que quelques mois.
       
       
      Je ne vais pas vous le cacher, j’adore Toronto. Ça bouge tout le temps, la proximité avec les US permet de pas mal voyager, la météo est plus clémente (quoi que cette année c’était un peu n’importe quoi) et tout le monde vient d’horizons différents donc personne ne vous jugera pour votre accent ou votre façon de vous habiller (oui, même quand vous irez faire vos courses un dimanche soir en pyjama). Nous nous y sentons bien même trois ans après.
       
       
      C'est tout pour moi, j'espère que ce bilan vous apportera quelque chose. Encore une fois, si vous avez besoin de plus de détails, n'hésitez pas !
    • By marine101984
      Voici notre histoire: 
      Voyage de découverte en 2011
      Arrivés en 2013 en RP (à 29 ans)
      Citoyens en 2018
      Nous avons eu un enfant au Québec (et bientôt un 2e). 
      3 ans à Québec, 1 an en Estrie et depuis quelques mois en Montérégie. 
      En 6 ans nous sommes retournés 3 semaines en France pour voir la famille. Certains sont venus de temps en temps mais pas tous. 
       
      Nous avons beaucoup voyagé, mais quasiment uniquement à l'intérieur de la province (+1 séjour de 4 jours à Boston). Le voyage est la découverte sont importantes pour nous et avec 2 semaines de vacances par an, difficile de se promener... 
       
      Ces derniers temps nous nous posons beaucoup de questions quant à un éventuel retour en France. 
       
      Depuis la naissance de notre aîné, nous réalisons à quel point notre famille est importante pour nous. Notre enfant a des grands-parents géniaux et des cousins et cousines, tantes et oncles, qu'elle a vu 2 semaines dans sa vie.... Ici nous n'avons pas réussi à nous recréer une seconde famille d'adoption. Les relations avec les Québecois sont particulières, je ne mets pas tout le monde dans le même panier, mais je ne suis pas tombé sur les bonnes personnes apparemment !! Alors qu'en France nous avons de vrais amis, sur lesquels on peu compter. D'ailleurs nous avons rencontrés certains d'entre eux ici, ils sont rentrés en France et sont heureux de leur choix. 
       
      Le système de santé ici, est une catastrophe, ma fille n'a jamais été suivie depuis sa naissance (je vais ponctuellement dans les cliniques sans rendez-vous lors des maladies, mais on y attend en moyenne 4 heures pour voir des médecins qui ne lèvent même pas la tête de leur ordinateur pour nous dire bonjour, les auscultations sont aléatoires et je trouve un grand manque de professionnalisme, nous semblons être de simples numéros). Elle a eu un problème dermatologique, le médecin nous a prescris une crème sans faire analyser avant par prélèvement, ce qui aurait pu aggraver le problème, mais il voulait "essayer" pour voir, nous avons du attendre 2 mois pour obtenir un rdv pour un prélèvement. Je devais passer un IRM dans un délais de 2 mois, 6 mois plus tard j'attends toujours... Et nous sommes sur liste d'attente pour avoir un médecin de famille depuis 5 ans ! Niveau remboursement, certes on ne paye rien en consultations et aux urgences mais les médicaments même prescris ne sont pas remboursés non plus, les mutuelles coûtent une fortune et ne couvrent pas grand chose: exemple: un nettoyage dentaire coûte 200 $ en moyenne (non couvert par le système public et non couvert par notre assurance privée). 
       
      Le Québec, c'est beau certes, la neige et le froid, les grands espaces :  les premières années c'est magique !! Mais après 6 ans, cela a perdu de son charme pour moi. Tous les villages se ressemblent... Après 500 km, c'est toujours le même panorama: des sapins et des montagnes et des maisons similaires (sauf en Gaspésie, mon endroit préféré au Québec, où les panoramas sont magnifiques). Je suis en manque de patrimoine, de vieilles pierres, d'histoire, de châteaux, de culture, de musées, de paysages variés, d'océan !!!
       
      L'accès à la nature n'est pas si évident si l'on considère que les lacs sont pour la plupart privatisés et donc difficile d'accès, les parcs nationaux, provinciaux sont tous payants,  en fait nous avons constaté qu'a chaque fois que l'on veut faire une activité, il faut payer (et parfois très cher pour ce que c'est, nous avons été souvent déçus). Alors qu'en France, il y a des chemins de randonnée partout, les sentiers côtiers, les sentiers de montagne, etc. (oui je sais je compare ce qui n'est pas comparable, chaque pays est différent)
       
      Certes l'accès à la propriété est facile et rapide (nous avons acheté puis revendu notre maison 4 ans plus tard) mais ce n'est pas ce qui nous intéresse pour l'instant. 
       
      Niveau emploi, j'ai toujours trouvé, aucun problème de ce coté-là. Si on veut travailler on trouve du travail dans la semaine ici. Mon mari est dans l’hôtellerie/restauration donc lui aussi aucun soucis. 
       
      Le coût de la vie est quand même assez élevé si l'on veut bien manger, les cellulaires et l'internet coûtent une fortune... (depuis 6 ans, je pense qu'il a dû augmenter en France également... ) 
       
      En bref, la seule chose qui me freine pour un éventuel retour en France est la sécurité. Ici c'est très paisible. Nous pouvons nous promener à n'importe quelle heure du jour et de la nuit sans craindre une agression. Certaines personnes ne ferment pas leurs portes à clef. Les enfants peuvent jouer dehors dans la rue sans problème. 
       
      Je crains pour l'avenir de mes enfants en France (sécurité, emploi) mais j'ai envie également qu'ils connaissent leur famille et surtout leurs grands-parents qui commencent à vieillir... La vie est longue mais pas tant que cela finalement !  Par ailleurs nous sommes citoyens et nos enfants aussi, alors nous nous disons que nous pourrons toujours revenir si nous ne parvenons pas à nous ré-adapter à la France ? Enfin, nous ne sommes pas arrêtés à la France, mais réfléchissons également à nous réinstaller dans un autre pays européen, ce qui nous permettrait d'être plus proche de la famille qu'en étant au Canada... 
       
      Des expériences/suggestions à partager ? 
       
      Merci et bonne journée ? 
       
       
       
    • By thedaviddias
      Après avoir lu beaucoup de témoignages de personnes déménageant au Canada, ayant des regrets et faisant le choix de repartir après, je me devais d'aussi partager mon vécu qui est certainement bien plus positif et encourageant.
       
      Chaque personne est différente, et chaque expatriation l'est aussi. Venir m'installer au Canada, en juin 2018 a beau être ma 3ème expatriation à l'étranger (Brésil, Île Maurice), cette dernière a été très différente des autres.
       
      C'est en octobre 2014 que je posais les pieds au Canada pour la première fois. J'étais venu passé quelques jours avec ma petite amie de l'époque à Toronto, puis à Montréal. Et c'est à ce moment que je suis tombé amoureux de Toronto. Je ne saurais vraiment expliquer quoi en particulier, mais l'ambiance, l'atmosphère m'avait vraiment plu.
       
      Dès mon retour en France, j'ai commencé à faire les recherches classiques: PVT, Visa etc... Alors âgé de 30 ans, le PVT me semblait la solution la plus simple. Je tente alors le PVT en 2015, c'était l'année avant le début des tirages au sort, là où il fallait se connecter à une certaine heure et espérer passer les milliers de connexions simultanées sur les serveurs du CIC. Autant vous dire que je n'ai pas eu de chance. Dans le même temps, voici que ma boîte à Paris me propose de travailler pour un contrat de 2 ans à l'Île Maurice. Ce n'était pas du tout dans mes plans, mais je me suis dis que ce serait une expérience de plus et qu'après il me serait toujours possible de tenter le coup pour le Canada. Me voilà donc parti pour 2 ans sur une superbe île, je vous l'avoue, mais il était pour moi hors de question d'abonner mon project de départ au Canada.
       
      Dès mon arrivée à l'Île Maurice, je changea ma ville et pays sur LinkedIn pour y mettre "Canada, Toronto". Cela me permettrait de recevoir des propositions de travail et d'avoir une idée du marché. Il me suffisait simplement de répondre aux recruteurs que c'était un projet d'expatriation en cours et ça passerait. Et puis un jour, un français, que j'avais rencontré à l'Île Maurice pendant un court passage, me dis qu'il vient de recevoir une proposition de travail et qu'il part s'installer à Toronto. C'est alors que j'entends parler du "Programme Mobilité Francophone" pour la première fois. Je me demandais comment j'avais pu louper ça.
       
      Travaillant en tant que web développeur (Front-End pour les initiés), j'ai toujours su que mon métier est en constante demande, mais j'avais du mal à savoir comment cela pourrait-il m'aider. J'ai donc commencé à faire des recherches sur ce programme francophone et découvre que la seule condition est d'avoir une proposition de travail. Une proposition de travail, payer les frais d'environ 200 dollars et attendre pour recevoir le permis de travail. Ce programme visant les francophones qui souhaitent s'installer en dehors du Québec, c'était exactement ce qu'il me fallait.
       
      Quelques mois avant mon départ de Maurice, je décide de commencer à contacter certaines entreprises pour les convaincre de me faire passer un entretien et les rassurer sur les démarches, alors non couteuses pour eux. Après quelques entretiens par Skype je décide avec ma femme, à venir passer un mois sur place, à Toronto pour voir ces recruteurs en personne.
       
      Nous quittons alors Maurice (mon contrat était terminé), passons quelque temps en France (Espagne, Portugal) avec mes parents et nous voilà avec un billet aller-retour d'un mois pour Toronto. Nous avions alors décidé de prendre un cours d'anglais à l'Université de Toronto (English PLUS) pour qu'au cas où cela se passerait mal, nous puissions au moins dire que nous avions "gagné" quelque chose (et pas juste fait les touristes). Les entretiens se passent extrêmement bien et je me retrouve alors avec plusieurs propositions de travail sur les bras. Situation inespérée pour moi, j'avais du mal à réaliser la situation. Je me décide alors, contacte l'entreprise qui alors remplie un formulaire en ligne, paye les 200 dollars et me donne un numéro que j'allais, moi, utiliser pour transmettre tous mes documents au gouvernement Canadien.
       
      L'estimation pour recevoir mon "work permit" était alors de 4 semaines. Mais nous devions repartir dans 2. Confiant que tout aller bien se passer, nous repartons en France en attendant de revoir le fameux email disant que mon permis de travail était accepté. Je me rappellerai toujours, c'était un dimanche soir de juin 2018, mon cœur s'était emballé en voyant la provenance d'un certain email. Je me rappelle être en pleurs et prendre ma femme dans les bras. Après 4 ans, 2 tentatives de PVT, un déménagement à l'autre bout du monde, j'avais finalement réussi.
       
      Quelques jours après, nous étions à Toronto où je commençais mon nouveau travail.
       
      Après cela, le plus dur a été de trouver un appartement dans le centre de Toronto. Sans "credit history", c'est extrêmement compliqué. Et il était alors pas question d'aller vivre en périphérie. Même avec un extrait bancaire et un peu d'argent de côté, cela n'était pas suffisant. Heureusement, une française: Nelly de Breze (myhometoronto.com) a été d'une extrême patience et a su nous aider à trouver un superbe petit appartement downtown ($c 2150 par mois). 1 mois après, ma femme qui travaille aussi dans le web trouve un travail à 5 minutes de notre appartement (15 minutes à pied pour moi). Et je peux vous dire que nous sommes vraiment heureux de vivre enfin ici.
       
      Beaucoup me disaient que les Canadiens étaient froids... or ici à Toronto, j'ai pu faire la connaissance de plus de personnes que je n'imaginais. Peut-être parce qu'ici, beaucoup viennent des 4 coins du monde, et c'est sûrement l'un des charmes de Toronto. Vous finissez par apprendre autant sur vous que sur les autres, la culture et les expériences de vie. Nous avons des amis français, brésiliens, russes, belges, vietnamiens...
       
      S'expatrier pour la première fois, ce n'est jamais évident. On croit que l'herbe est plus verte ailleurs alors que c'est juste une réalité qui est différente. Il faut se préparer à remettre en question beaucoup de choses, sa perception de soi, du monde, de ces croyances etc... Mais pour moi, c'est justement en passant par tout ça qu'on gagne énormément. Sortir de sa zone de confort est une chose difficile et qui fait peur, mais pour moi, les rencontres que l'on peut faire suite à cela, est ce qui nous permet de grandir.
       
      Je ne sais pas si je vivrais pour toujours au Canada, mais si je le quitte ce sera parce que j'aurais quelque chose d'autre à vivre... dans un autre pays.
       
    • By virg6700
      Je vous écris aujourd'hui pour partager mon expérience plutôt courte d'expatriation au Québec.?
      Je suis arrivée le 1er aout 2018 à Montréal avec un visa étudiant valable jusque fin mars 2020, pour démarrer une formation DEP secrétariat rive-sud Montréal en septembre 2018.
      Tout avait été soigneusement préparé avant notre départ, nous avions fait appel  à un organisme (AEQ)qui se chargeait de mon inscription (CAQ et visa étudiant) et simultanément de l'obtention du permis de travail ouvert pour mon mari et des visa visiteurs pour nos trois enfants.
      De notre côté, nous avions quitté nos emplois (secrétaire Mme et chauffeur poids lourd Mr), vendu notre maison, nos deux voitures et tous nos meubles. Nous partions seulement avec une vingtaine de cartons et Gatsby notre bouledogue français.
      Les "aurevoir" furent dans l'émotion, mais nous étions contents et impatients de découvrir notre nouvelle vie, notre nouveau chez-nous et notre nouvelle voiture.
      Et oui, parce que nous ne faisons pas les choses à moitié,  nous avions, à distance, acheté un condo côté rive-sud, non loin du pont Champlain, à 3 km de Montréal et réservé notre voiture (très peu de KM et casi neuve pour un prix compétitif)?
      Si vous vous demandez pourquoi nous avions acheté un condo ? la réponse est claire, les loyers côté rive-sud et Montréal sont hors de prix. Avec l'apport de notre maison, nous avions un condo pour seulement 700 $/mois contre 1500$/mois en location. Dans nos projets futurs, cet appartement aurait été un investissement locatif par exemple et nous aurions pu acheter une maison par la suite.
      Tous les contacts téléphoniques, que nous avions eu, nous confortaient dans le fait que les gens au Québec sont super gentils et très avenants.
      La banque, le notaire, l'agent immobilier ainsi que l'ancien propriétaire du condo, tous étaient super sympas, toujours présents pour rendre service ou te conseiller.
      Le vendeur du condo nous a même accueilli à l'aéroport avec son fils pour nous aider à transporter nos 7 valises et nous accompagner jusqu'à l'appartement avec le frigo rempli et une bonne bouteille de champagne au frais? qu'on a déguster sur notre balcon avec vue sur le St Laurent et Montréal….le rêve quoi 
      Vous n'imaginez pas le nombre de fois où j'ai eu les larmes de bonheur aux yeux, nous étions chez nous,  enfin … temporairement, puisque nous avions un visa valable jusque fin mars 2020.
      C'était l'euphorie, on ne regrettait pas notre choix .
      Notre arrivée était incroyable, la météo était au top, c'était l'été il faisait très chaud. On profitait pleinement des paysages, des  ballades jusque tard dans la nuit, et la journée de la piscine de notre résidence.
      Oui, l'eau est gratuite, donc les résidences ou les maisons sont toutes munies pour la plupart de piscine, un vrai plaisir de se baigner chez soi sous le soleil de plomb.
      L'appartement était donc très confortable, les meubles avait été réservés en ligne chez Ikea Boucherville , livrés 48h après notre arrivée. 
      Concernant la voiture, aucun regret sur notre achat à distance, le vendeur ne m'avait pas raconté d'histoire, la voiture sentait le neuf, pas une bosse, pas une griffe, magnifique mon Dodge Journey ?
      Et puis nous avons commencé à entreprendre les recherches d'emploi pour mon mari, il n'était pas exigent, il recherchait dans le domaine de la production et voulait faire poste de nuit, pour me permettre d'utiliser la voiture en journée.
      Sauf, que les usines prêtes à embaucher mon mari, proposaient des postes de 23h à 7h (payé 14$/heure brut) et cela bloquait avec la distance, il ne serait jamais à temps à la maison pour que je prenne la voiture et que je parte en cours le matin .
      Donc premier problème, il fallait penser à acheter une deuxième bonne voiture et là "notre coussin financier  " commençait sensiblement à se dégonfler.
      Deuxième problème, les salaires en production sont très , très bas, je devais donc travailler pour tenter de rééquilibrer la balance, car nous le savions  avant d'arrivée en visa temporaire il ne faut pas espérer d'aide avant 18 mois sur le territoire. Trouver un job de 20h/semaine c'est pas évident, surtout avec 3 enfants.
      Troisième problème, les frais quotidiens (alimentaires, internet , GSM, assurances santé, loisirs…) sont très élevées, pour exemple, notre premier passage chez Videotron nous a coûté 1100$, cela couvrait l'activation des abonnements des 3 GSM, internet, câbles à la maison.
      2500$/ an pour l'assurance privé santé, qui couvrait uniquement les urgences, car nous n'avions pas de couverture RAMQ. Dans ces conditions,  la santé devenait une obsession il ne fallait surtout pas se blesser ou tomber malade, car cela devenait très cher. Les urgences peuvent vous laisser 12h  avec votre mal.
      Et si on veut bien manger, il faut magasiner, je dépensai un gros budget alimentaire par semaine (300$) et c'était pas un régale. L'avantage c'est que vous perdez du poids?
      Les loisirs n'en parlons pas, c'est la période estivale , donc tout est payant, de la visite dans un parc naturel, au stationnement en  ville. J'ai comptabilisé en 2 mois pas loin de 700 $ d'amendes de stationnement à Montréal. Les panneaux de stationnement à Montréal sont un véritable casse-tête, C'est sur j'ai compris qu'il fallait utiliser le métro pour se rendre en ville….
       
      Et j'émettrai un petit jugement personnel, qui va m'attirer les foudres, le Québec c'est pas le monde des bisounours!!!
      Ne vous attendez pas à vous faire des amis de pallier, ou un barbecue de quartier. Nous habitions dans une zone résidentielle, au bord du St Laurent,  aménagée en majorité pour les séniors  ou les gens du bel âge , avec résidence standing (concierge, piscine, salle de sport).Et là, j'ai compris que nous les "belges" (comme ils nous appelaient) n'étions pas les bienvenus.(la politesse pour certain était une perte de temps)
      Le syndic de copropriété nous a accueilli  avec un email nous obligeant à payer une amende de 80$/jour, si le chien ne quittait pas les lieux dans les 10 jours. Nous avions acheté l'appart avec la condition que notre chien soit accepté ,mais entre le temps de signer les actes chez le notaire et l'offre d'achat, l'agent immobilier a oublié de me préciser qu'un règlement de copropriété interdisait les chiens à partir de mai 2018 ?
       
       Fini les vacances, on a pas lâcher prise, malgré la fatigue du déménagement et le voyage, nous tenions bon, entre le combat contre les voisins et la pression financière.
      Alors imaginez notre état à mon mari et moi, on pensait vivre notre rêve canadien et c'était devenu un cauchemar, la sensation de l'ascenseur émotionnel?
       
      Seul mon mari avec son petit salaire (de 7,93 euros /heure  net) doit assumer les frais de notre famille entière avec nos économies, qui fondent comme neige au soleil. 
      Et moi, je dois assurer à fond dans mes études, garder la tête froide, me concentrer suffisamment, en évitant de penser à tout ce qui m'attendait à la maison. Le temps nous était compté, plus nous restions, plus nous perdions de l'argent et d'autres obstacles intervenaient sur notre chemin, cela devenait difficile à "digérer".
      Le but de cette démarche d'immigration n'était pas de tout "flamber", nous avions déjà pas mal investi en tant qu'immigrer, mais en plus, nous étions dans la crainte de ne pas obtenir notre RP après tous cela, car vous l'avez surement remarqué, la politique d'immigration est très changeante depuis ces dernières années.
      Nous n'avions pas envie de rentrer en Europe les poches vides sans possibilité de réinvestir dans un bien. La solution aurait été de pouvoir travailler à temps plein tous les deux, pour subvenir à nos besoin sans trop piocher dans nos économies, mais pour cela il aurait fallu avoir un autre visa ou au mieux la RP.
      Nos enfants ne devaient surtout pas ressentir le stress ambiant, eux de leur côté,  n'avaient même pas eu le temps de s'intégrer à l'école car nous attendions depuis aout, le rendez-vous de la commission scolaire. On avait beau les relancer mais toujours pas de nouvelle.
      La peur de tout perdre est devenue une obsession. On a retourné la situation dans tous les sens, nous voulions rester mais mon visa étudiant m'imposait certaines obligations.
      Alors nous avons pris la décision de rentrer.
      Je crois que c'est la première fois que je me suis sentie affaiblie, vidée, diminuée, frustrée de ne pas avoir accompli mon projet jusqu'au bout.
      Je vous épargne les détails des démarches pour la mise en vente qui n'a pas été une partie de plaisir.
      L' appartement vendu rapidement et la voiture partie, nous avons pu réserver  les billets de retour, organiser le déménagement en sens inverse.
      Cela a été le plus grand échec de notre vie et j'espère le dernier. Nous tenions vraiment à réussir ce projet, qui nous tenait tant à cœur, cela faisait des années que nous en rêvions, on y était, mais pas dans les meilleurs conditions.
      Nos enfants n'ont même pas été chamboulés, ils prennent cela comme de longues vacances au Québec. 
      On est rentré, bien triste et déçu, mais on a pas le choix,  il faut avancer et relancer notre vie et tout recommencer.
      Je ne vous cache pas qu'on pense chaque jour à Montréal. Ben oui, parce que le choix de la région et de l'endroit où vivre n'était pas une erreur, on a beaucoup aimé cette ville, même si certaines choses nous on déplu, on s'y accommodait.
      L'erreur que nous avons commis, c'est de partir avec un visa temporaire d'étude, dans le temps la situation aurait été trop dangereuse pour une famille.
      C'est difficile d'admettre que c'est l'argent, qui nous aura pousser au retour en Europe. Si nous avions été que tous les deux , mon mari et moi, nous y serions encore… 
       
      Bon samedi
    • By CélineOnline
      La première chose à vous dire et surement la plus importante : nous ne regrettons pas une seule seconde notre choix. Nous sommes très heureux et même si tout n’est pas encore en place et que l’adaptation prend évidemment du temps, nous ne ferions marche arrière pour rien au monde.
       
      Donc nous voilà à Moncton (Nouveau-Brunswick) avec une enfant de 6 ans.
      (L'article complet et en image dispo sur le blog : www.celineonline.fr/category/canada/)
       
      Nous sommes arrivés un 10 août et avions prévu 10 jours de Airbnb. Nous sommes rentrés dans notre location le 20 août. Achat de voiture réalisée dans la foulée, le 24.
      Le samedi 22, nous partions à Halifax chercher nos cartons et acheter tous nos meubles à Ikea pour notre installation 24 heures après.
      Pour ce qui est de la banque, nous avons profité du programme nouveaux arrivants de la BNC (Banque Nationale du Canada) donc nous avons pu avoir nos cartes de débit et de crédit très rapidement également. Hop internet, téléphone, électricité… en un claquement de doigt (et de grosse cautions ^^) ce fut réglé. Nous avons choisi d’être en location pour commencer. Pour ne pas être embêtés, nous avons choisi une location mensuelle. L’appartement n’est pas le plus génial du monde mais cela nous laisse le temps de voir où nous souhaitons nous installer. 
       
      Je ne vais pas vous mentir, je ne trouve pas Moncton belle. Elle ne possède pas de charme particulier. C’est une ville qui est en pleine croissance et dont les deux rues principales (la Main et la Saint Georges) sont à l’image de la pauvreté et la misère qui y règne. Tout le monde me dit que Dieppe est plus « sûre » et francophone mais moi Moncton, je l’aime bien. Il faut juste apprendre à la connaitre. J’adore son dynamisme, ses habitants, sa mixité, ses parcs, ses écoles, son ambiance… Moncton, je dirais que je m’y sens à ma place.
       
      L’emploi, c’est surement le sujet qui inquiète le plus. En tout cas pour moi. Je me revois me poser 15 milliards de questions dont surtout une qui me hantait au quotidien : et si notre niveau d’anglais ne suffisait pas ? J’ai été très vite rassurée (alors attention, que ça ne vous empêche pas de pratiquer votre anglais avant de partir, bien au contraire).
      Je vais me concentrer sur la petite histoire de mon copain, aide-soignant en France. Je suis travailleuse autonome donc c’est totalement différent pour moi.
      Nous nous étions laissé un mois de « tranquillité » après notre arrivée. Nous voulions prendre le mois d’août pour nous et nos démarches. Faire visiter la région à notre fille. En gros, prendre le temps de s’acclimater en douceur. Et puis septembre arrive avec son salon pour l’emploi dédié à la santé.
      Seb s’y rend et y dépose quatre CV. Il décrochait deux rendez-vous d’entretien le jour même et une semaine plus tard, tous les employeurs rencontrés l’avaient rappelé. Résultat, plusieurs propositions et un contrat de travail signé dans la foulée (avec évidemment vérification des références, du casier judiciaire et visites médicales).
      Il travaille présentement dans une maison de repos pour aînés, principalement anglophone. Si vous êtes dans ce domaine de la santé, vous n’aurez aucun mal à trouver. La preuve, la pénurie est tellement forte que l’employeur à engagé mon copain qui possède un anglais très limité. Mais je trouve ça chouette aussi de lui laisser sa chance car de toute façon, ça reste la meilleure façon de l’apprendre. Pour ce qui est du salaire, il est de 19 $ 30 de l’heure (brut), payé par quinzaine.
       
      L’école
      Popo a la chance d’être, et je pèse mes mots, avec la meilleure « Madame » qui puisse exister. Je l’adore. C’est simple, je voudrais qu’elle reste en première année jusqu’à sa majorité. Elle est à l’école Saint-Henri et se retrouve dans une classe flexible qui est la chose la plus chouette qui puisse être proposée aux enfants de cet âge. Ah oui, gros changement aussi, les classes sont à 19 enfants maximum, et là, sa classe est à 17 gamins.
      Alors grande question que peuvent se poser des parents français. Après avoir fait trois ans en maternelle, est-ce que son enfant ne va pas avoir trop d’avance et s’ennuyer ? C’est une question légitime sans pour autant prendre sa progéniture pour un surdoué.
      Popo en quittant la maternelle savait déjà un peu écrire et lire alors oui évidemment elle va revoir beaucoup de choses. La madame souhaite ne pas traiter les enfants de façons différentes en fonction du niveau et j’accepte cette façon de faire. Je la comprends même. Du coup nous en profitons à la maison pour travailler sur d’autre chose. Mais j’aime la pédagogie de l’école. Il y a une grosse idée d’entraide, de partage mais surtout de respect et d’acceptation des différences.
      La classe commence à 8 h 10 et se termine à 13 h 30 (12 h 30 le mercredi). Elle fonce en garderie après école l’après-midi. Pour le midi, le pli de la boîte à dîner se prend très vite. C’est quand même cool de pouvoir faire le repas de son enfant je trouve. En tout cas, sachez que vous pouvez aussi les faire manger à la cantine mais ils ne peuvent pas rentrer à la maison.
      Popo s’est très vite adaptée. Elle adore sa maîtresse, sa garderie, sa vie ici. Et c’est vraiment drôle de la voir prendre des expressions de la région, voir l’accent en si peu de temps se développer. Elle nous apprend l’histoire de l’Acadie, nous fait découvrir des artistes locaux. Bref, c’est génial !
       
      Alors oui, de temps en temps il y a des coups de blues. C’est dur d’être seuls, dans le sens, de ne connaître personne. Nous sommes extrêmement impatient d’accueillir les proches qui voudront venir nous visiter. Mes ami.e.s, ma famille me manquent, malgré internet, c’est compliqué. Les relations sociales sont très particulières. On nous a appris qu’ici, les gens fonctionnaient selon la technique – vérifiée – du sandwich : une mauvaise nouvelle qu’on va enrober de deux bonnes paroles. Des politiciens quoi ^^
      Je vais passer pour un cliché mais tant pis : la nourriture française me manque à la folie ! 
      D’ailleurs, préparez des plages de plusieurs heures pour les premières virées au supermarché, c'est bien différent (dans la disposition et les noms des choses).
       
      Voilà, hier nous avons eu des bourrasques de neige mais je ne trouve pas qu’il fasse froid. Nous profitons de l’automne et de ses magnifiques (vraiment incroyables) paysage. Popo compte les jours jusqu’à Halloween. Ici, les choses vont commencer à prendre leur petite routine. Nous allons vivre notre premier hiver. Ce qui signifie aussi notre premier Noël sans famille. Nous découvrons le chiac et c’est en train de devenir une vraie passion pour moi. Je veux absolument tester le curling et le patin à glace car je n’en ai jamais fait. Nous sommes beaucoup plus détendus. Nous prenons la vie au jour le jour et nous verrons ce qu’elle nous réserve. En tout cas, pour le moment, elle a été plutôt chouette avec nous.
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