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Allez, je me lance aussi dans le bilan, après avoir consulté les vôtres, positifs ou négatifs.

Nous sommes arrivés ma femme, mon fils d'une douzaine et notre petit chien fin décembre.On arrive de la côte d'Azur. Les Canadiens ont fait les choses en grand pour nous car nous avons eu la tempête de neige record et la vague de froid en moins de deux mois.Dire que l'année dernière, lors de notre voyage de prospections, ils se plaignaient d'un hiver trop doux ! C'était sympa car tout nouveau, et Montréal tout blanc est magnifique.

Je vous passe les détails de l'installation,on avait loué une petite maison par internet via un agent immobilier Belge qui nous a gentiment aidé dans les recherches, du parcours rapide pour obtenir les cartes et de la période euphorique du début.

Après un an et demi de démarches, d'attente, d'espoirs et de préparatifs, ça y est ! On est au Québec, enfin !

Notre fils va rapidement à l'école et il commence avant nous à s'intégrer et à se faire des relations. Il prend les transports en commun seul, chose qu'on aurait un peu redouté dans une grande ville de France. On commence à chercher du boulot et ma femme trouve rapidement un poste de co-gérante dans un commerce de surgelés haut de gamme. C'est en faisant les course qu'on découvre cet endroit ou ils vendent des viennoiseries, des haricots vert Daucy, des pommes noisettes et des gâteaux de chez Lenôtre. Un oasis culinaire dans le désert de bouffe US d'ici. La responsable, immigrante Française aussi s'intéresse à nous, est très chaleureuse et en discutant plus longuement insiste pour qu'on laisse un cv. Deux semaine plus tard , le job est acquit.On y croyait pas! Elle vient de passer gérante la semaine dernière dans cette fameuse boutique à dix minutes de la maison. Elle travaillait dans l'immobilier en France et cela la change de ce milieu vraiment pas sain ces dernières années, crise aidant.

Moi, en revanche, je déchante car j'avais un bon salaire et un poste à responsabilités en France en tant que manager de boutiques en prêt à porter. Là, je me rend compte que mes 15 années d'expérience ne servent à rien et qu'il faut que je postule comme vendeur si je veux travailler. Vouloir trouver un travail dans la continuité ou évoluer est une illusion.Du coup, gros coup de blues. Je n'ai plus vingt ans et devoir demander à son responsable l'autorisation d'aller faire pipi, ça file dur à son ego! J'arrête au bout d'un mois le job de simple vendeur (payé 100% à la com), pensant que l'expérience Québécoise est acquise et continue à chercher un poste avec un minimum de responsabilités. Je me rend aussi compte que la mode et le luxe, ici, c'est pas trop ça. Le moyen de gamme est plus porteur et il faudrait aller à Toronto ou NY pour s'épanouir dans ce secteur.Du coup, je modifie mon cv en vente et commerce en général pour élargir mon champs de recherches. J'en suis là aujourd’hui. Il faut ressauter si on veut avoir accès au 90% du marché de l'emploi qui est caché ou qui se fait en interne. Mais cela prend du temps. Temps que je n'avais pas estimé aussi long. J'ai un peu l’impression de m'être fait aveugler par le coté joli de l'histoire, des Français bienvenus avec leur savoir et compétences. Le gouvernement qui fait de la pub partout dans le monde lors de campagne de séduction ne dis pas que les plombiers ou médecins ou ingénieurs tant réclamés ici ne pourront pas exercer tout de suite car leurs diplômes ne seront pas reconnus, et qu'ayant besoin de reprendre leurs études, ils devront faire des petits boulots. Et même avec le certificat en poche, il faudra recommencer au bas de l'échelle. Je pense que si Michael Schumacher voudrait travailler ici, on lui dirait que ses 7 titres de champion du monde de F1 ne valent rien au Québec et qu'il peut à la rigueur être chauffeur de taxi pour faire ses preuves !

Maintenant que la période découverte est passée, je suis dans le passage obligatoire de tout nouvel arrivant m'a t'on dit, en train de faire le deuil de mon pays, de regarder en arrière ce que j'ai perdu sans voir devant ce qu'il y aurait de bien.La comparaison France / Québec est inévitable à ce stade et tout n'est pas rose.

En ce qui me concerne, les + sont:

Des gens détendus, qui te parlent et te considèrent et qui ont un grand respect des enfants .Aucune prise de tête en 4 mois !

De la sécurité relative. Balades sans avoir peur de se faire piquer son portefeuille ou se faire emm.... pour une cigarette refusée.

De la place et jamais de mouvements de foule, d'attente interminable ou de queues.

Des vrais saisons avec plein de trucs à faire.

Des relations plus serrées avec des Français.

De la nature a volonté et l’exaltation de l'été

Les pubs télé rigolotes

Montréal, une ville qui bouge

Les - sont:

Vie aussi chère qu'en France mais sur différent trucs( appels entrants facturés pour les portables, abonnement télé obligatoire, payer le permis de conduire et la plaque tous les ans, fromages et alcools hors de prix)

Retour en arrière pour le travail

Isolement, le téléphone ne sonne plus et passé 14h, plus de skype vers la France.

L’essence qui prend 15 cents en un jour

Acheter les fruits d'un coté, le pq de l'autre, la viande, et le lait ailleurs

La culture anglo saxonne très différente dans les relation avec les latins (diner à 18h, c'est vraiment trop tôt !)

Les impôts

Payer le parcmètre dans un parc et le PV de stationnement à 57$

Les chien personna non grata partout

Et les nids de poule !!!!!!

Bref, 4 mois c'est encore tôt pour savoir si le choix de partir a été le bon. Partir d'un pays pas si mal finalement .

On m'a dit que ceux qui arrivaient pour rester des années sont les premiers à repartir et que ceux qui venaient en "touriste" restaient pour toujours. Ce qui me rassure, c'est que le reste de la famille se plait déjà ici.

On en reparle dans quelques temps ?

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On attend alors ton histoire !

Je te souhaite beaucoup de bonnes choses pour la suite. C'est un cheminement normal, visiblement on passe, pour beaucoup, par ces périodes de doutes.. A l'arrivée, (qu final..., je ne parle pas de l'arrivée sur le sol canadien !) on prend chacun les décisions qui nous paraissent les meilleures....

Je comprends aussi que tu ne veuilles pas revenir au bas de l'échelle, comme tu dis, on a notre égo, et aussi l'âge qu'on a...

Tu trouveras sans doute ton chemin avec ta petite famille... votre chemin et votre histoire....Franchir le pas est déjà tout à votre honneur !

Bonne chance !

Edited by Angela74

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Oui apparemment c'est le ressenti de pas mal d'immigrants, après la période de découverte "d'euphorie" place après à la période de doute, à présent faut bien s'accrocher, il est claire qu'une immigration à 25 ans n'est pas du tout celle à 40 ans, je te remercie pour ce partage en te souhaitant bonne chance dans ta vie que ce soit au Québec ou en France!

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Moi, en revanche, je déchante car j'avais un bon salaire et un poste à responsabilités en France en tant que manager de boutiques en prêt à porter. Là, je me rend compte que mes 15 années d'expérience ne servent à rien et qu'il faut que je postule comme vendeur si je veux travailler. Vouloir trouver un travail dans la continuité ou évoluer est une illusion.Du coup, gros coup de blues. Je n'ai plus vingt ans et devoir demander à son responsable l'autorisation d'aller faire pipi, ça file dur à son ego! J'arrête au bout d'un mois le job de simple vendeur (payé 100% à la com), pensant que l'expérience Québécoise est acquise

En ce qui me concerne, les + sont:

Des gens détendus, qui te parlent et te considèrent et qui ont un grand respect des enfants .Aucune prise de tête en 4 mois !

De la sécurité relative. Balades sans avoir peur de se faire piquer son portefeuille ou se faire emm.... pour une cigarette refusée.

De la place et jamais de mouvements de foule, d'attente interminable ou de queues.

Des vrais saisons avec plein de trucs à faire.

Des relations plus serrées avec des Français.

De la nature a volonté et l’exaltation de l'été

Les pubs télé rigolotes

Montréal, une ville qui bouge

Les - sont:

Vie aussi chère qu'en France mais sur différent trucs( appels entrants facturés pour les portables, abonnement télé obligatoire, payer le permis de conduire et la plaque tous les ans, fromages et alcools hors de prix)

Retour en arrière pour le travail

Isolement, le téléphone ne sonne plus et passé 14h, plus de skype vers la France.

L’essence qui prend 15 cents en un jour

Acheter les fruits d'un coté, le pq de l'autre, la viande, et le lait ailleurs

La culture anglo saxonne très différente dans les relation avec les latins (diner à 18h, c'est vraiment trop tôt !)

Les impôts

Payer le parcmètre dans un parc et le PV de stationnement à 57$

Les chien personna non grata partout

Et les nids de poule !!!!!!

Et pourtant, concernant la job, on vous l'avait dit, redit, et rereredit. Vous êtes sur le forum depuis 2 ans, vous ne l'aviez pas lu ou vous n'y croyiez pas?

Pour ce qui concerne les moins, on dirait que vous voulez vivre ici comme en France. Les Québécois n'ont vraiment pas l'air de souffrir de ne pas avoir de cellulaire greffé aux oreilles, ou des chaines de télé spéciales. Les fromages du Québec ne sont pas hors de prix. L'essence peut prendre au maximum 8 cents en 24 h (en général les veilles de week-end) mais baisse régulièrement ensuite. Heureusement qu'on a des magasins diversifiés. Je vous rappelle que c'était la même chose en France, avant l'avènement des grands groupes de la grande distribution. Et vous préférez ça, vous, des groupes qui vous imposent des prix exorbitants au nom de la mondialisation et qui affament les agriculteurs?

Bref, vous êtes en train d'apprendre la culture nord-américaine et de vous prendre le choc culturel dans la face. Pas sûr que vous ayez envie de l'adopter.

PS: Vous habitez Montréal? Parce que moi, je ne paye pas une cent de stationnement et bien entendu, pas de PV :) . Mais c'est vrai que je n'habite pas Montréal.

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Moi aussi j'ai envie de commenter "allô ? Non mais allô, quoi !!!" face à certains passages. Mais on n'est pas là pour juger les gens qui en ont déjà assez bavé, mais pour remercier du témoignage que beaucoup n'ont pas le courage de laisser sur ce forum. Donc merci pour ce retour, je suis d'accord avec pas mal de trucs.

Cherybee : je suis quelqu'un qui n'utilise quasi pas mon portable. Malgré cela, j'apprécie de ne payer que 2 euros par mois l'heure (ou les 2 heures, j'ai oublié) de communication en abonnement chez Free. Incroyable, hein ? Les gens apprécient de payer les choses moins chères en France, très très bizarre.

Les grands groupes sont aussi présents au Québec qu'ailleurs, c'est quoi cette blague ? C'est juste que pour avoir des prix moins abusifs, il faut un peu courir d'une enseigne à une autre. Et que dans les petites boutiques, les prix sont souvent abordables contrairement à en France où c'est abusif.

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merci pour ce bilan, nous avons tous nos ressentis bien différents.

Cela dit, je ne comprends pas lorsque vous dites que les + sont les vraies saisons avec plein de trucs à faire. Je confirme parce que je connais les 4 saisons au Québec, mais vous? comment pouvez vous l'affirmer puisque vous n'y êtes que depuis décembre??..

Je suis d'accord avec Cherrybee, il est cité maintes fois qu'on redescend en bas de l'échelle, il n'y a donc aucune surprise lorsqu'on arrive et je comprends également qu'on en prend un coup et que notre ego est touché...mais "c'est ça qu'est ça"...

Je vous souhaite une belle intégration dans votre pays d'accueil.

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Un truc qu'il faudrait pas oublier peut être c'est que si on paie 2 € par mois pour 2 heures de communication en France dans une compagnie comme free c'est que à l'autre bout les employés sont payé à coup de lance pierre, alors oui ici tu vas peut être payer plus cher tes communications sauf que le gars à l'autre bout lui il s'y retrouve au niveau de son salaire.

C'est comme les Français qui trouvent le resto trop cher ici et sont ravis de ne payer que 15 € la formule tout compris dans des restos en France sans rien avoir à faire que ni le restaurateur ni ses employés ne gagnent correctement leur croute avec des prix si faibles.

Au final c'est pas si con de payer un peu plus dignement les gens quitte à ce que le consommateur derrière paie plus cher...

Sinon pour l'auteur du fil, je dirais que 4 mois c'est encore court pour se faire vraiment une idée, il faut se laisser le temps un peu.

Edited by kjaerlighet

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Dommage qu'il faille à autant de gens en faire l'expérience pour le croire.

"C'est ça que c'est ça" (c'est comme ça), hélas.

Dans une large majorité de cas, l'expérience européenne ne vaut rien par ici.

Amusants passages, notamment concernant le coureur de Formule 1 Schumacher.

Mon conseil : apprenez l'anglais et faites comme plus d'un. Passez à l'Ouest. Vos chances d'évoluer seront moins mauvaises.

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Un truc qu'il faudrait pas oublier peut être c'est que si on paie 2 € par mois pour 2 heures de communication en France dans une compagnie comme free c'est que à l'autre bout les employés sont payé à coup de lance pierre, alors oui ici tu vas peut être payer plus cher tes communications sauf que le gars à l'autre bout lui il s'y retrouve au niveau de son salaire.

C'est comme les Français qui trouvent le resto trop cher ici et sont ravis de ne payer que 15 € la formule tout compris dans des restos en France sans rien avoir à faire que ni le restaurateur ni ses employés ne gagnent correctement leur croute avec des prix si faibles.

Au final c'est pas si con de payer un peu plus dignement les gens quitte à ce que le consommateur derrière paie plus cher...

Sinon pour l'auteur du fil, je dirais que 4 mois c'est encore court pour se faire vraiment une idée, il faut se laisser le temps un peu.

Détrompe toi, les abonnements a 2 euros et les restau a 15 euros n'appauvrissent ni les patrons ni leurs employés, bien au contraire car ces tarifs attirent énormément de personnes ce qui s'avère alors tres rentable

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Un truc qu'il faudrait pas oublier peut être c'est que si on paie 2 € par mois pour 2 heures de communication en France dans une compagnie comme free c'est que à l'autre bout les employés sont payé à coup de lance pierre, alors oui ici tu vas peut être payer plus cher tes communications sauf que le gars à l'autre bout lui il s'y retrouve au niveau de son salaire.

C'est comme les Français qui trouvent le resto trop cher ici et sont ravis de ne payer que 15 € la formule tout compris dans des restos en France sans rien avoir à faire que ni le restaurateur ni ses employés ne gagnent correctement leur croute avec des prix si faibles.

Au final c'est pas si con de payer un peu plus dignement les gens quitte à ce que le consommateur derrière paie plus cher...

Sinon pour l'auteur du fil, je dirais que 4 mois c'est encore court pour se faire vraiment une idée, il faut se laisser le temps un peu.

Détrompe toi, les abonnements a 2 euros et les restau a 15 euros n'appauvrissent ni les patrons ni leurs employés, bien au contraire car ces tarifs attirent énormément de personnes ce qui s'avère alors tres rentable

Je rajouterais même que concernant free les employés français sont plutôt très bien payé comparés a d'autres centre d'appels français.

Envoyé par l'application mobile Forum IC

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Guest jeanjean

Moi, en revanche, je déchante car j'avais un bon salaire et un poste à responsabilités en France en tant que manager de boutiques en prêt à porter. Là, je me rend compte que mes 15 années d'expérience ne servent à rien et qu'il faut que je postule comme vendeur si je veux travailler. Vouloir trouver un travail dans la continuité ou évoluer est une illusion.Du coup, gros coup de blues. Je n'ai plus vingt ans et devoir demander à son responsable l'autorisation d'aller faire pipi, ça file dur à son ego! J'arrête au bout d'un mois le job de simple vendeur (payé 100% à la com), pensant que l'expérience Québécoise est acquise

En ce qui me concerne, les + sont:

Des gens détendus, qui te parlent et te considèrent et qui ont un grand respect des enfants .Aucune prise de tête en 4 mois !

De la sécurité relative. Balades sans avoir peur de se faire piquer son portefeuille ou se faire emm.... pour une cigarette refusée.

De la place et jamais de mouvements de foule, d'attente interminable ou de queues.

Des vrais saisons avec plein de trucs à faire.

Des relations plus serrées avec des Français.

De la nature a volonté et l’exaltation de l'été

Les pubs télé rigolotes

Montréal, une ville qui bouge

Les - sont:

Vie aussi chère qu'en France mais sur différent trucs( appels entrants facturés pour les portables, abonnement télé obligatoire, payer le permis de conduire et la plaque tous les ans, fromages et alcools hors de prix)

Retour en arrière pour le travail

Isolement, le téléphone ne sonne plus et passé 14h, plus de skype vers la France.

L’essence qui prend 15 cents en un jour

Acheter les fruits d'un coté, le pq de l'autre, la viande, et le lait ailleurs

La culture anglo saxonne très différente dans les relation avec les latins (diner à 18h, c'est vraiment trop tôt !)

Les impôts

Payer le parcmètre dans un parc et le PV de stationnement à 57$

Les chien personna non grata partout

Et les nids de poule !!!!!!

Et pourtant, concernant la job, on vous l'avait dit, redit, et rereredit. Vous êtes sur le forum depuis 2 ans, vous ne l'aviez pas lu ou vous n'y croyiez pas?

Pour ce qui concerne les moins, on dirait que vous voulez vivre ici comme en France. Les Québécois n'ont vraiment pas l'air de souffrir de ne pas avoir de cellulaire greffé aux oreilles, ou des chaines de télé spéciales. Les fromages du Québec ne sont pas hors de prix. L'essence peut prendre au maximum 8 cents en 24 h (en général les veilles de week-end) mais baisse régulièrement ensuite. Heureusement qu'on a des magasins diversifiés. Je vous rappelle que c'était la même chose en France, avant l'avènement des grands groupes de la grande distribution. Et vous préférez ça, vous, des groupes qui vous imposent des prix exorbitants au nom de la mondialisation et qui affament les agriculteurs?

Bref, vous êtes en train d'apprendre la culture nord-américaine et de vous prendre le choc culturel dans la face. Pas sûr que vous ayez envie de l'adopter.

PS: Vous habitez Montréal? Parce que moi, je ne paye pas une cent de stationnement et bien entendu, pas de PV :smile: . Mais c'est vrai que je n'habite pas Montréal.

Peu pas mieux dire je le remonte :thumbsup:

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PS: Vous habitez Montréal? Parce que moi, je ne paye pas une cent de stationnement et bien entendu, pas de PV :smile: . Mais c'est vrai que je n'habite pas Montréal.

ah c'est vrai j'oubliais ton grand amour et connaissance pour la vie à Montréal... c'est bien connu quand tu habites Montréal tu payes pour stationner partout et surtout devant chez toi... oupss je vis depuis plus de 10 ans à Montréal et je ne paye pas non plus de stationnement, je travaille à Montréal et ne paye pas de stationnement...

parti pris et préjugés quand tu nous tiens...

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Bianquette est sans doute venu témoigner aussi pour avoir des conseils, savoir si ses doutes ont concerné plusieurs d'immigrants, comment chacun s'est adapté.... et comprendre un peu le cheminement de l'intégration, de l'immigrant... Qu'il parle de fromage et de vin, je pense que beaucoup de français en ont parlé... Il est juste confronté à des choses auxquelles il ne pensait pas forcément prêter autant d'attention.. Tant qu'on n'a pas vécu, on ne peut pas prévoir. Pas toujours facile d'anticiper son ressenti ! C'est ce qu'on appelle l'expérience de vie !
Il a plusssss besoin de personnes pour le rassurer sur ses choix... discuter et établir des contacts... :smile:

ça se trouve Bianquette, dans 1 mois ou 2, ou plus ou moins, tu diras "wow c'est génial, je reste" et ce qui te parait difficile aujourd'hui te paraîtra ridicule demain...

Ou pas.

Je te souhaite une bonne route comme beaucoup ici, qui répondent pour être présents auprès des nouveaux arrivants !

"chacun sa route, chacun son chemin".... Tiens nous au courant !

Edited by Angela74

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Et oui, c'est un choc culturel ;-)

Effectivement, le plus dur pour nous tous, unanimement, est de retomber au bas de l'échelle professionnellement. Toute une leçon d'humilité, ça !

Seuls ceux qui peuvent s'adapter à tous ces changements restent.

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parce que c'est pas forcément une fatalité de retomber en bas de l'échelle, tout comme ce n'est pas une fatalité de se ''prostituer'' en bradant son savoir faire et expérience, il faut arreter de généraliser comme quoi on arrive et on recommence à zéro

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Guest jeanjean

En disant oui il a raison et l'abeille a tort je ne suis pas certain que vous lui donné un coup de main!

Quand je suis arrivé à Victoriaville avec un CV de 4 pages et a plus de 40 ans j'ai fait le saut en arrière.

En Belgique j'avais maison, emploi à l'état et j'aitais chef d'atelier responsable de 20personnes.

J'ai trouvé un emploi ou je suis reparti à zero et ou mon contremaitre avait 23 ans et moi 42.

Mes nouveaux collègues du genre " Heu la Belgique c'est à côté" de la Suisse ou "au sud de la France" super non

ou encore "tu as fais la guerre ?".....

Nostalgique bin oui je l'ai été et je me suis dis "qu'es que t'es venu foutre ici?"

Et bien j'ai tenu bon je suis retourné aux études

Pour ma femme elle aussi cela à été une job de suite.

Mais pour moi qui était électricien et diplômes non reconnu ou retourner comme apprentis électricien non merci

Alors vous pouvez pleurer toutes vos larmes et dire "pauvre petit chou" un coup de pied dans le cul c'est meilleur service à faire.

Vous avez une famille à nourrir

Montréal tjs Montréal comme si cette ville était à elle seule le Canada

Moi j'ai fais St Rosaire, Victoriaville, Calgary et Laurentides

Je souhaite le meilleur du monde à Blanquette mais pas de gens sont passé par là avant vous.

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parce que c'est pas forcément une fatalité de retomber en bas de l'échelle, tout comme ce n'est pas une fatalité de se ''prostituer'' en bradant son savoir faire et expérience, il faut arreter de généraliser comme quoi on arrive et on recommence à zéro

En disant oui il a raison et l'abeille a tort je ne suis pas certain que vous lui donné un coup de main!

Quand je suis arrivé à Victoriaville avec un CV de 4 pages et a plus de 40 ans j'ai fait le saut en arrière.

En Belgique j'avais maison, emploi à l'état et j'aitais chef d'atelier responsable de 20personnes.

J'ai trouvé un emploi ou je suis reparti à zero et ou mon contremaitre avait 23 ans et moi 42.

Mes nouveaux collègues du genre " Heu la Belgique c'est à côté" de la Suisse ou "au sud de la France" super non

ou encore "tu as fais la guerre ?".....

Nostalgique bin oui je l'ai été et je me suis dis "qu'es que t'es venu foutre ici?"

Et bien j'ai tenu bon je suis retourné aux études

Pour ma femme elle aussi cela à été une job de suite.

Mais pour moi qui était électricien et diplômes non reconnu ou retourner comme apprentis électricien non merci

Alors vous pouvez pleurer toutes vos larmes et dire "pauvre petit chou" un coup de pied dans le cul c'est meilleur service à faire.

Vous avez une famille à nourrir

Montréal tjs Montréal comme si cette ville était à elle seule le Canada

Moi j'ai fais St Rosaire, Victoriaville, Calgary et Laurentides

Je souhaite le meilleur du monde à Blanquette mais pas de gens sont passé par là avant vous.

Je confirme également. En arrivant ici, j'ai trouvé une job immédiatement.... Que je n'ai jamais quittée puisqu'elle était pile poil dans mon domaine de pratique. Mon chum a mis 5 mois à trouver du travail, alors qu'il avait déjà passé 10 ans au Québec, qu'il avait une longue expérience québécoise etc.

Mais, comme Bianquette, il avait un poste à hautes responsabilités et ne se résolvait pas à repartir du bas de l'échelle. Il a fait le choix d'attendre de trouver quelque chose dans ses cordes tout simplement parce qu'il avait assuré ses arrières. Financièrement parlant, il pouvait vivre 1 an sur ses rentes.

Nos parcours sont tous différents, mais, on ne le répètera jamais assez, quand on arrive avec peu d'argent, pour une première immigration à la quarantaine, il faut s'attendre à tout. Et pas qu'au meilleur.

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Cherybee: je suis quelqu'un qui n'utilise quasi pas mon portable. Malgré cela, j'apprécie de ne payer que 2 euros par mois l'heure (ou les 2 heures, j'ai oublié) de communication en abonnement chez Free. Incroyable, hein ? Les gens apprécient de payer les choses moins chères en France, très très bizarre.

C'est bien la raison pour laquelle on dit que la culture d'ici est différente de la France, qu'il y a des choses beaucoup plus chères et d'autres moins chères.

Moi, j'apprécie de me mettre un toit sur la tête pour beaucoup moins cher qu'en France et d'acheter mes fruits et légumes beaucoup moins chers également. J'ai aussi un cellulaire, je ne m'en sers quasi jamais (je l'éteins au travail et j'oublie de le rallumer ensuite ).

Chacun ses choix de vie.

PS: Vous habitez Montréal? Parce que moi, je ne paye pas une cent de stationnement et bien entendu, pas de PV :smile: . Mais c'est vrai que je n'habite pas Montréal.

ah c'est vrai j'oubliais ton grand amour et connaissance pour la vie à Montréal... c'est bien connu quand tu habites Montréal tu payes pour stationner partout et surtout devant chez toi... oupss je vis depuis plus de 10 ans à Montréal et je ne paye pas non plus de stationnement, je travaille à Montréal et ne paye pas de stationnement...

parti pris et préjugés quand tu nous tiens...

C'est parfait !!!! Tu es génial. Donc, là, tu es en train de dire à Bianquette que c'est une bille ! Pauvre lui! :)

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Moi, en revanche, je déchante car j'avais un bon salaire et un poste à responsabilités en France en tant que manager de boutiques en prêt à porter. Là, je me rend compte que mes 15 années d'expérience ne servent à rien et qu'il faut que je postule comme vendeur si je veux travailler. Vouloir trouver un travail dans la continuité ou évoluer est une illusion.Du coup, gros coup de blues. Je n'ai plus vingt ans et devoir demander à son responsable l'autorisation d'aller faire pipi, ça file dur à son ego! J'arrête au bout d'un mois le job de simple vendeur (payé 100% à la com), pensant que l'expérience Québécoise est acquise

En ce qui me concerne, les + sont:

Des gens détendus, qui te parlent et te considèrent et qui ont un grand respect des enfants .Aucune prise de tête en 4 mois !

De la sécurité relative. Balades sans avoir peur de se faire piquer son portefeuille ou se faire emm.... pour une cigarette refusée.

De la place et jamais de mouvements de foule, d'attente interminable ou de queues.

Des vrais saisons avec plein de trucs à faire.

Des relations plus serrées avec des Français.

De la nature a volonté et l’exaltation de l'été

Les pubs télé rigolotes

Montréal, une ville qui bouge

Les - sont:

Vie aussi chère qu'en France mais sur différent trucs( appels entrants facturés pour les portables, abonnement télé obligatoire, payer le permis de conduire et la plaque tous les ans, fromages et alcools hors de prix)

Retour en arrière pour le travail

Isolement, le téléphone ne sonne plus et passé 14h, plus de skype vers la France.

L’essence qui prend 15 cents en un jour

Acheter les fruits d'un coté, le pq de l'autre, la viande, et le lait ailleurs

La culture anglo saxonne très différente dans les relation avec les latins (diner à 18h, c'est vraiment trop tôt !)

Les impôts

Payer le parcmètre dans un parc et le PV de stationnement à 57$

Les chien personna non grata partout

Et les nids de poule !!!!!!

Et pourtant, concernant la job, on vous l'avait dit, redit, et rereredit. Vous êtes sur le forum depuis 2 ans, vous ne l'aviez pas lu ou vous n'y croyiez pas?

Pour ce qui concerne les moins, on dirait que vous voulez vivre ici comme en France. Les Québécois n'ont vraiment pas l'air de souffrir de ne pas avoir de cellulaire greffé aux oreilles, ou des chaines de télé spéciales. Les fromages du Québec ne sont pas hors de prix. L'essence peut prendre au maximum 8 cents en 24 h (en général les veilles de week-end) mais baisse régulièrement ensuite. Heureusement qu'on a des magasins diversifiés. Je vous rappelle que c'était la même chose en France, avant l'avènement des grands groupes de la grande distribution. Et vous préférez ça, vous, des groupes qui vous imposent des prix exorbitants au nom de la mondialisation et qui affament les agriculteurs?

Bref, vous êtes en train d'apprendre la culture nord-américaine et de vous prendre le choc culturel dans la face. Pas sûr que vous ayez envie de l'adopter.

PS: Vous habitez Montréal? Parce que moi, je ne paye pas une cent de stationnement et bien entendu, pas de PV :smile: . Mais c'est vrai que je n'habite pas Montréal.

Bonjour Cherrybee

Depuis le temps que je le lis je veux absolument le vérifier, s'il te plaît, dis-moi ou tu trouves du fromage québécois pas cher, je suis très intéressée, car ras-le-bol de faire la chasse aux prix. Bien sûr je n'achèterais pas de fromage à 50 $/kg , ça c'est cher ni même à 40 $/kg (c'est ce que je regarde en 1er). Merci à toi.

Crdl

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Guest

En même temps dans son bilan, son verre a l'air quand même a moitie rempli. J'entends par la que sa compagne a bien réussi a trouver un poste et une promotion assez rapidement.

Certe ce n'est pas son cas a lui mais ça démontre bien que les deux cas de figure existe bien selon les opportunités de chacun.

Pour le coût de la vie, je pense aussi qu'il a encore besoin d'un peu de temps pour trouver ses repères. Parce que au cas ou il n'avait pas remarqué, les hypermarchés vendant fruits et papier toilette ça existe aussi au Québec. Quand au petit apéro, il apprendra aussi a le faire avec une bonne bière (de microbrasserie) plutôt qu'avec un pastis ou du rose. Pareil pour la TV, il apprendra aussi qu'on peut s'en passer facilement avec internet de nos jours.

Quand a l'isolement, c'est sur que c'est un peu dur au début, le temps de nouer des relations sur place, mais la encore ça vient avec le temps.

Sinon pour le stationnement a MTL je confirme, dans ma rue il n'y a pas de parcmètre non plus.

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    • By MarySeventeen
      Je pense que ma mémoire me joue des tours, il y a sûrement des détails que j’oublie de préciser. Ne m’en voulez pas pour les accents, je ne connais pas tous les raccourcis clavier !
       
      Je suis arrivée en mars 2016, afin d’effectuer mon stage de fin d’études. Je connaissais déjà un peu la ville puisque j’y avais passé six mois en 2014 (et vu l’hiver 2014, je savais très bien dans quoi je m’embarquais). Fin août, mon stage se termine, je me rattache au permis de travail ouvert de mon conjoint dans la foulée et je trouve mon emploi en 1 mois et demi.
      Je ne vais pas vous le cacher, j’ai eu beaucoup de chance avec cet emploi, j’étais au bon endroit au bon moment disons. Le process a été très rapide : premier contact téléphone le lundi, entretien le mercredi, début du contrat une semaine et demi après. J’ai eu la chance de trouver dans ma branche du premier coup, mais j’avais tout de même postulé aux classiques postes de customer care representative au cas où. Après 3 contrats temporaires, je suis passée en contrat permanent en octobre 2017 (j’attendais alors ma RP via EE déposée en juillet 2017).
      Niveau immigration, j’ai donc enchainé un permis stage coop, un permis de travail ouvert et une RP via EE. Nous avons attendu un peu plus de 6 mois pour la RP, il y avait du retard pour les dossiers de juin à aout et ils avaient tenté de mettre en place la validation de RP par téléphone (gros échec vu le nombre de gens qui ne recevaient pas leur COPR avant leur rendez-vous téléphonique…).
      Je vais reprendre les 4 questions qui reviennent le plus souvent, à savoir : le froid, le cout de la vie à Toronto, le manque des proches et la nourriture.
       
       
      Le froid
      J’avais déjà vécu un premier ‘demi’ hiver en 2014, j’étais arrivée en pleine tempête de neige avec des températures avoisinant les -30. Je n’ai donc pas été surprise de débarquer dans la neige en mars, je me souviens même qu’il a neigé lors du weekend prolongé de mai.

      Il suffit d’être bien équipé (exit les Canada Goose et autres doudounes à 1500$ s’il vous plait, aller chez Winners ou Uniqlo et vous économiserez pas mal) et d’être stratégique : on ne sort pas la doudoune d’hiver en novembre quand il fait 10 degrés, on couvre le maximum de ‘peau’ à partir de -15 (perso je sors même les lunettes de soleil en cas de vent, sinon mes yeux se mettent à pleurer dès que je pose le pied dehors) et en cas de températures extrêmes, on utilise le path au maximum.
      Pour parer à la déprime de l’hiver trop long, nous avons opté pour l’option vacances au soleil (Cuba, Mexique, Hawaii, Californie…). Toronto offre beaucoup de possibilités nvieau voyage, nous en profitons donc énormément que ce soit pendant nos congés ou lors de weekends prolongés.
      Bref, il faut se dire que nos voisins d’autres provinces ont bien plus de neige que nous et que les températures sont bien plus basses !
       
       
      Le coût de la vie
      SPOILER ALERT : Oui, vivre à Toronto n’est pas donné. J’ai vu le prix des loyers exploser ces trois dernières années, je ne paye ‘que ‘ 2000$ pour mon appartement à 500 m du métro avec locker et parking. Sachez que le même appartement 7 étages en dessous vient d’être mis en location pour… 2500$ (et pourtant, l’immeuble vieilli mal).
      Il existe toujours des perles rares mais attention aux arnaques : si on vous propose un 2-beds à 1500$ downtown dans un condo tout neuf, il y a éléphant sous gravillon.
      Si vous voulez quelque chose d’abordable, éloignez-vous des stations de métro, tentez les villes de la GTA, mais sachez que les transports en commun sont pas terribles et assez chers (notamment si vous prenez le Go Train + les TTC).
      Je ne recommande pas le basement, mais certains peuvent aimer !
      Les loisirs et la nourriture ne sont pas si chers que ça, je sors plus souvent au restau qu’en France, je n'achète pas de produits français hors de prix et ma note d’épicerie est correct (entre 70 et 100$ par semaine pour 2, lunch box incluses).
      Pour le téléphone, nous payons chacun 50$ HT pour 4 Go, ce qui est suffisant. Nous avons juste un abonnement internet à 65$ + Netflix à 14.99$.
      Niveau vêtements, pas de grosses différences à noter.
      Notre plus gros pôle de dépenses serait les billets d’avion pour la France (nous sommes rentrés deux fois en 3 ans et notre prochain voyage se fera Noël prochain).
       
       
      Le manque des proches
      Évidemment, nos proches nous  manquent énormément, d’autant plus que nous ne sommes rentrés que deux fois pour le moment. Mais nous avons eu la chance de les recevoir ici (mêmes nos grands-parents ont fait le voyage). Skype et Messenger tournent à plein régime, je pense que c’est la seule raison qui nous fera rentrer au pays d’ici deux ans. Je pense également que ressentir ou non ce manque est propre à chacun, certaines personnes vivent très bien cet éloignement !
       
       
      La nourriture
      Je crois que je n’ai jamais mangé aussi varié qu’à Toronto. Je ne comprends pas trop les gens qui se plaignent de la nourriture ici, mais c’est encore quelque chose de subjectif. La multi culturalité de Toronto se ressent dans la diversité des restaurants et supermarchés que l’on trouve ici, je trouve ça juste génial. Moi qui adore aller au restau, je suis comblée haha !
      Il y a juste un phénomène qui semble toucher les plus sensibles je dirais : la transition nourriture FR / nourriture CA peut causer des troubles intestinaux (j’avoue, il m’a fallu du courage pour vous avouer ça haha). Après avoir discuté avec pas mal de nouveaux arrivants, c’est quelque chose d’assez courant et ça ne dure que quelques mois.
       
       
      Je ne vais pas vous le cacher, j’adore Toronto. Ça bouge tout le temps, la proximité avec les US permet de pas mal voyager, la météo est plus clémente (quoi que cette année c’était un peu n’importe quoi) et tout le monde vient d’horizons différents donc personne ne vous jugera pour votre accent ou votre façon de vous habiller (oui, même quand vous irez faire vos courses un dimanche soir en pyjama). Nous nous y sentons bien même trois ans après.
       
       
      C'est tout pour moi, j'espère que ce bilan vous apportera quelque chose. Encore une fois, si vous avez besoin de plus de détails, n'hésitez pas !
    • By marine101984
      Voici notre histoire: 
      Voyage de découverte en 2011
      Arrivés en 2013 en RP (à 29 ans)
      Citoyens en 2018
      Nous avons eu un enfant au Québec (et bientôt un 2e). 
      3 ans à Québec, 1 an en Estrie et depuis quelques mois en Montérégie. 
      En 6 ans nous sommes retournés 3 semaines en France pour voir la famille. Certains sont venus de temps en temps mais pas tous. 
       
      Nous avons beaucoup voyagé, mais quasiment uniquement à l'intérieur de la province (+1 séjour de 4 jours à Boston). Le voyage est la découverte sont importantes pour nous et avec 2 semaines de vacances par an, difficile de se promener... 
       
      Ces derniers temps nous nous posons beaucoup de questions quant à un éventuel retour en France. 
       
      Depuis la naissance de notre aîné, nous réalisons à quel point notre famille est importante pour nous. Notre enfant a des grands-parents géniaux et des cousins et cousines, tantes et oncles, qu'elle a vu 2 semaines dans sa vie.... Ici nous n'avons pas réussi à nous recréer une seconde famille d'adoption. Les relations avec les Québecois sont particulières, je ne mets pas tout le monde dans le même panier, mais je ne suis pas tombé sur les bonnes personnes apparemment !! Alors qu'en France nous avons de vrais amis, sur lesquels on peu compter. D'ailleurs nous avons rencontrés certains d'entre eux ici, ils sont rentrés en France et sont heureux de leur choix. 
       
      Le système de santé ici, est une catastrophe, ma fille n'a jamais été suivie depuis sa naissance (je vais ponctuellement dans les cliniques sans rendez-vous lors des maladies, mais on y attend en moyenne 4 heures pour voir des médecins qui ne lèvent même pas la tête de leur ordinateur pour nous dire bonjour, les auscultations sont aléatoires et je trouve un grand manque de professionnalisme, nous semblons être de simples numéros). Elle a eu un problème dermatologique, le médecin nous a prescris une crème sans faire analyser avant par prélèvement, ce qui aurait pu aggraver le problème, mais il voulait "essayer" pour voir, nous avons du attendre 2 mois pour obtenir un rdv pour un prélèvement. Je devais passer un IRM dans un délais de 2 mois, 6 mois plus tard j'attends toujours... Et nous sommes sur liste d'attente pour avoir un médecin de famille depuis 5 ans ! Niveau remboursement, certes on ne paye rien en consultations et aux urgences mais les médicaments même prescris ne sont pas remboursés non plus, les mutuelles coûtent une fortune et ne couvrent pas grand chose: exemple: un nettoyage dentaire coûte 200 $ en moyenne (non couvert par le système public et non couvert par notre assurance privée). 
       
      Le Québec, c'est beau certes, la neige et le froid, les grands espaces :  les premières années c'est magique !! Mais après 6 ans, cela a perdu de son charme pour moi. Tous les villages se ressemblent... Après 500 km, c'est toujours le même panorama: des sapins et des montagnes et des maisons similaires (sauf en Gaspésie, mon endroit préféré au Québec, où les panoramas sont magnifiques). Je suis en manque de patrimoine, de vieilles pierres, d'histoire, de châteaux, de culture, de musées, de paysages variés, d'océan !!!
       
      L'accès à la nature n'est pas si évident si l'on considère que les lacs sont pour la plupart privatisés et donc difficile d'accès, les parcs nationaux, provinciaux sont tous payants,  en fait nous avons constaté qu'a chaque fois que l'on veut faire une activité, il faut payer (et parfois très cher pour ce que c'est, nous avons été souvent déçus). Alors qu'en France, il y a des chemins de randonnée partout, les sentiers côtiers, les sentiers de montagne, etc. (oui je sais je compare ce qui n'est pas comparable, chaque pays est différent)
       
      Certes l'accès à la propriété est facile et rapide (nous avons acheté puis revendu notre maison 4 ans plus tard) mais ce n'est pas ce qui nous intéresse pour l'instant. 
       
      Niveau emploi, j'ai toujours trouvé, aucun problème de ce coté-là. Si on veut travailler on trouve du travail dans la semaine ici. Mon mari est dans l’hôtellerie/restauration donc lui aussi aucun soucis. 
       
      Le coût de la vie est quand même assez élevé si l'on veut bien manger, les cellulaires et l'internet coûtent une fortune... (depuis 6 ans, je pense qu'il a dû augmenter en France également... ) 
       
      En bref, la seule chose qui me freine pour un éventuel retour en France est la sécurité. Ici c'est très paisible. Nous pouvons nous promener à n'importe quelle heure du jour et de la nuit sans craindre une agression. Certaines personnes ne ferment pas leurs portes à clef. Les enfants peuvent jouer dehors dans la rue sans problème. 
       
      Je crains pour l'avenir de mes enfants en France (sécurité, emploi) mais j'ai envie également qu'ils connaissent leur famille et surtout leurs grands-parents qui commencent à vieillir... La vie est longue mais pas tant que cela finalement !  Par ailleurs nous sommes citoyens et nos enfants aussi, alors nous nous disons que nous pourrons toujours revenir si nous ne parvenons pas à nous ré-adapter à la France ? Enfin, nous ne sommes pas arrêtés à la France, mais réfléchissons également à nous réinstaller dans un autre pays européen, ce qui nous permettrait d'être plus proche de la famille qu'en étant au Canada... 
       
      Des expériences/suggestions à partager ? 
       
      Merci et bonne journée ? 
       
       
       
    • By thedaviddias
      Après avoir lu beaucoup de témoignages de personnes déménageant au Canada, ayant des regrets et faisant le choix de repartir après, je me devais d'aussi partager mon vécu qui est certainement bien plus positif et encourageant.
       
      Chaque personne est différente, et chaque expatriation l'est aussi. Venir m'installer au Canada, en juin 2018 a beau être ma 3ème expatriation à l'étranger (Brésil, Île Maurice), cette dernière a été très différente des autres.
       
      C'est en octobre 2014 que je posais les pieds au Canada pour la première fois. J'étais venu passé quelques jours avec ma petite amie de l'époque à Toronto, puis à Montréal. Et c'est à ce moment que je suis tombé amoureux de Toronto. Je ne saurais vraiment expliquer quoi en particulier, mais l'ambiance, l'atmosphère m'avait vraiment plu.
       
      Dès mon retour en France, j'ai commencé à faire les recherches classiques: PVT, Visa etc... Alors âgé de 30 ans, le PVT me semblait la solution la plus simple. Je tente alors le PVT en 2015, c'était l'année avant le début des tirages au sort, là où il fallait se connecter à une certaine heure et espérer passer les milliers de connexions simultanées sur les serveurs du CIC. Autant vous dire que je n'ai pas eu de chance. Dans le même temps, voici que ma boîte à Paris me propose de travailler pour un contrat de 2 ans à l'Île Maurice. Ce n'était pas du tout dans mes plans, mais je me suis dis que ce serait une expérience de plus et qu'après il me serait toujours possible de tenter le coup pour le Canada. Me voilà donc parti pour 2 ans sur une superbe île, je vous l'avoue, mais il était pour moi hors de question d'abonner mon project de départ au Canada.
       
      Dès mon arrivée à l'Île Maurice, je changea ma ville et pays sur LinkedIn pour y mettre "Canada, Toronto". Cela me permettrait de recevoir des propositions de travail et d'avoir une idée du marché. Il me suffisait simplement de répondre aux recruteurs que c'était un projet d'expatriation en cours et ça passerait. Et puis un jour, un français, que j'avais rencontré à l'Île Maurice pendant un court passage, me dis qu'il vient de recevoir une proposition de travail et qu'il part s'installer à Toronto. C'est alors que j'entends parler du "Programme Mobilité Francophone" pour la première fois. Je me demandais comment j'avais pu louper ça.
       
      Travaillant en tant que web développeur (Front-End pour les initiés), j'ai toujours su que mon métier est en constante demande, mais j'avais du mal à savoir comment cela pourrait-il m'aider. J'ai donc commencé à faire des recherches sur ce programme francophone et découvre que la seule condition est d'avoir une proposition de travail. Une proposition de travail, payer les frais d'environ 200 dollars et attendre pour recevoir le permis de travail. Ce programme visant les francophones qui souhaitent s'installer en dehors du Québec, c'était exactement ce qu'il me fallait.
       
      Quelques mois avant mon départ de Maurice, je décide de commencer à contacter certaines entreprises pour les convaincre de me faire passer un entretien et les rassurer sur les démarches, alors non couteuses pour eux. Après quelques entretiens par Skype je décide avec ma femme, à venir passer un mois sur place, à Toronto pour voir ces recruteurs en personne.
       
      Nous quittons alors Maurice (mon contrat était terminé), passons quelque temps en France (Espagne, Portugal) avec mes parents et nous voilà avec un billet aller-retour d'un mois pour Toronto. Nous avions alors décidé de prendre un cours d'anglais à l'Université de Toronto (English PLUS) pour qu'au cas où cela se passerait mal, nous puissions au moins dire que nous avions "gagné" quelque chose (et pas juste fait les touristes). Les entretiens se passent extrêmement bien et je me retrouve alors avec plusieurs propositions de travail sur les bras. Situation inespérée pour moi, j'avais du mal à réaliser la situation. Je me décide alors, contacte l'entreprise qui alors remplie un formulaire en ligne, paye les 200 dollars et me donne un numéro que j'allais, moi, utiliser pour transmettre tous mes documents au gouvernement Canadien.
       
      L'estimation pour recevoir mon "work permit" était alors de 4 semaines. Mais nous devions repartir dans 2. Confiant que tout aller bien se passer, nous repartons en France en attendant de revoir le fameux email disant que mon permis de travail était accepté. Je me rappellerai toujours, c'était un dimanche soir de juin 2018, mon cœur s'était emballé en voyant la provenance d'un certain email. Je me rappelle être en pleurs et prendre ma femme dans les bras. Après 4 ans, 2 tentatives de PVT, un déménagement à l'autre bout du monde, j'avais finalement réussi.
       
      Quelques jours après, nous étions à Toronto où je commençais mon nouveau travail.
       
      Après cela, le plus dur a été de trouver un appartement dans le centre de Toronto. Sans "credit history", c'est extrêmement compliqué. Et il était alors pas question d'aller vivre en périphérie. Même avec un extrait bancaire et un peu d'argent de côté, cela n'était pas suffisant. Heureusement, une française: Nelly de Breze (myhometoronto.com) a été d'une extrême patience et a su nous aider à trouver un superbe petit appartement downtown ($c 2150 par mois). 1 mois après, ma femme qui travaille aussi dans le web trouve un travail à 5 minutes de notre appartement (15 minutes à pied pour moi). Et je peux vous dire que nous sommes vraiment heureux de vivre enfin ici.
       
      Beaucoup me disaient que les Canadiens étaient froids... or ici à Toronto, j'ai pu faire la connaissance de plus de personnes que je n'imaginais. Peut-être parce qu'ici, beaucoup viennent des 4 coins du monde, et c'est sûrement l'un des charmes de Toronto. Vous finissez par apprendre autant sur vous que sur les autres, la culture et les expériences de vie. Nous avons des amis français, brésiliens, russes, belges, vietnamiens...
       
      S'expatrier pour la première fois, ce n'est jamais évident. On croit que l'herbe est plus verte ailleurs alors que c'est juste une réalité qui est différente. Il faut se préparer à remettre en question beaucoup de choses, sa perception de soi, du monde, de ces croyances etc... Mais pour moi, c'est justement en passant par tout ça qu'on gagne énormément. Sortir de sa zone de confort est une chose difficile et qui fait peur, mais pour moi, les rencontres que l'on peut faire suite à cela, est ce qui nous permet de grandir.
       
      Je ne sais pas si je vivrais pour toujours au Canada, mais si je le quitte ce sera parce que j'aurais quelque chose d'autre à vivre... dans un autre pays.
       
    • By virg6700
      Je vous écris aujourd'hui pour partager mon expérience plutôt courte d'expatriation au Québec.?
      Je suis arrivée le 1er aout 2018 à Montréal avec un visa étudiant valable jusque fin mars 2020, pour démarrer une formation DEP secrétariat rive-sud Montréal en septembre 2018.
      Tout avait été soigneusement préparé avant notre départ, nous avions fait appel  à un organisme (AEQ)qui se chargeait de mon inscription (CAQ et visa étudiant) et simultanément de l'obtention du permis de travail ouvert pour mon mari et des visa visiteurs pour nos trois enfants.
      De notre côté, nous avions quitté nos emplois (secrétaire Mme et chauffeur poids lourd Mr), vendu notre maison, nos deux voitures et tous nos meubles. Nous partions seulement avec une vingtaine de cartons et Gatsby notre bouledogue français.
      Les "aurevoir" furent dans l'émotion, mais nous étions contents et impatients de découvrir notre nouvelle vie, notre nouveau chez-nous et notre nouvelle voiture.
      Et oui, parce que nous ne faisons pas les choses à moitié,  nous avions, à distance, acheté un condo côté rive-sud, non loin du pont Champlain, à 3 km de Montréal et réservé notre voiture (très peu de KM et casi neuve pour un prix compétitif)?
      Si vous vous demandez pourquoi nous avions acheté un condo ? la réponse est claire, les loyers côté rive-sud et Montréal sont hors de prix. Avec l'apport de notre maison, nous avions un condo pour seulement 700 $/mois contre 1500$/mois en location. Dans nos projets futurs, cet appartement aurait été un investissement locatif par exemple et nous aurions pu acheter une maison par la suite.
      Tous les contacts téléphoniques, que nous avions eu, nous confortaient dans le fait que les gens au Québec sont super gentils et très avenants.
      La banque, le notaire, l'agent immobilier ainsi que l'ancien propriétaire du condo, tous étaient super sympas, toujours présents pour rendre service ou te conseiller.
      Le vendeur du condo nous a même accueilli à l'aéroport avec son fils pour nous aider à transporter nos 7 valises et nous accompagner jusqu'à l'appartement avec le frigo rempli et une bonne bouteille de champagne au frais? qu'on a déguster sur notre balcon avec vue sur le St Laurent et Montréal….le rêve quoi 
      Vous n'imaginez pas le nombre de fois où j'ai eu les larmes de bonheur aux yeux, nous étions chez nous,  enfin … temporairement, puisque nous avions un visa valable jusque fin mars 2020.
      C'était l'euphorie, on ne regrettait pas notre choix .
      Notre arrivée était incroyable, la météo était au top, c'était l'été il faisait très chaud. On profitait pleinement des paysages, des  ballades jusque tard dans la nuit, et la journée de la piscine de notre résidence.
      Oui, l'eau est gratuite, donc les résidences ou les maisons sont toutes munies pour la plupart de piscine, un vrai plaisir de se baigner chez soi sous le soleil de plomb.
      L'appartement était donc très confortable, les meubles avait été réservés en ligne chez Ikea Boucherville , livrés 48h après notre arrivée. 
      Concernant la voiture, aucun regret sur notre achat à distance, le vendeur ne m'avait pas raconté d'histoire, la voiture sentait le neuf, pas une bosse, pas une griffe, magnifique mon Dodge Journey ?
      Et puis nous avons commencé à entreprendre les recherches d'emploi pour mon mari, il n'était pas exigent, il recherchait dans le domaine de la production et voulait faire poste de nuit, pour me permettre d'utiliser la voiture en journée.
      Sauf, que les usines prêtes à embaucher mon mari, proposaient des postes de 23h à 7h (payé 14$/heure brut) et cela bloquait avec la distance, il ne serait jamais à temps à la maison pour que je prenne la voiture et que je parte en cours le matin .
      Donc premier problème, il fallait penser à acheter une deuxième bonne voiture et là "notre coussin financier  " commençait sensiblement à se dégonfler.
      Deuxième problème, les salaires en production sont très , très bas, je devais donc travailler pour tenter de rééquilibrer la balance, car nous le savions  avant d'arrivée en visa temporaire il ne faut pas espérer d'aide avant 18 mois sur le territoire. Trouver un job de 20h/semaine c'est pas évident, surtout avec 3 enfants.
      Troisième problème, les frais quotidiens (alimentaires, internet , GSM, assurances santé, loisirs…) sont très élevées, pour exemple, notre premier passage chez Videotron nous a coûté 1100$, cela couvrait l'activation des abonnements des 3 GSM, internet, câbles à la maison.
      2500$/ an pour l'assurance privé santé, qui couvrait uniquement les urgences, car nous n'avions pas de couverture RAMQ. Dans ces conditions,  la santé devenait une obsession il ne fallait surtout pas se blesser ou tomber malade, car cela devenait très cher. Les urgences peuvent vous laisser 12h  avec votre mal.
      Et si on veut bien manger, il faut magasiner, je dépensai un gros budget alimentaire par semaine (300$) et c'était pas un régale. L'avantage c'est que vous perdez du poids?
      Les loisirs n'en parlons pas, c'est la période estivale , donc tout est payant, de la visite dans un parc naturel, au stationnement en  ville. J'ai comptabilisé en 2 mois pas loin de 700 $ d'amendes de stationnement à Montréal. Les panneaux de stationnement à Montréal sont un véritable casse-tête, C'est sur j'ai compris qu'il fallait utiliser le métro pour se rendre en ville….
       
      Et j'émettrai un petit jugement personnel, qui va m'attirer les foudres, le Québec c'est pas le monde des bisounours!!!
      Ne vous attendez pas à vous faire des amis de pallier, ou un barbecue de quartier. Nous habitions dans une zone résidentielle, au bord du St Laurent,  aménagée en majorité pour les séniors  ou les gens du bel âge , avec résidence standing (concierge, piscine, salle de sport).Et là, j'ai compris que nous les "belges" (comme ils nous appelaient) n'étions pas les bienvenus.(la politesse pour certain était une perte de temps)
      Le syndic de copropriété nous a accueilli  avec un email nous obligeant à payer une amende de 80$/jour, si le chien ne quittait pas les lieux dans les 10 jours. Nous avions acheté l'appart avec la condition que notre chien soit accepté ,mais entre le temps de signer les actes chez le notaire et l'offre d'achat, l'agent immobilier a oublié de me préciser qu'un règlement de copropriété interdisait les chiens à partir de mai 2018 ?
       
       Fini les vacances, on a pas lâcher prise, malgré la fatigue du déménagement et le voyage, nous tenions bon, entre le combat contre les voisins et la pression financière.
      Alors imaginez notre état à mon mari et moi, on pensait vivre notre rêve canadien et c'était devenu un cauchemar, la sensation de l'ascenseur émotionnel?
       
      Seul mon mari avec son petit salaire (de 7,93 euros /heure  net) doit assumer les frais de notre famille entière avec nos économies, qui fondent comme neige au soleil. 
      Et moi, je dois assurer à fond dans mes études, garder la tête froide, me concentrer suffisamment, en évitant de penser à tout ce qui m'attendait à la maison. Le temps nous était compté, plus nous restions, plus nous perdions de l'argent et d'autres obstacles intervenaient sur notre chemin, cela devenait difficile à "digérer".
      Le but de cette démarche d'immigration n'était pas de tout "flamber", nous avions déjà pas mal investi en tant qu'immigrer, mais en plus, nous étions dans la crainte de ne pas obtenir notre RP après tous cela, car vous l'avez surement remarqué, la politique d'immigration est très changeante depuis ces dernières années.
      Nous n'avions pas envie de rentrer en Europe les poches vides sans possibilité de réinvestir dans un bien. La solution aurait été de pouvoir travailler à temps plein tous les deux, pour subvenir à nos besoin sans trop piocher dans nos économies, mais pour cela il aurait fallu avoir un autre visa ou au mieux la RP.
      Nos enfants ne devaient surtout pas ressentir le stress ambiant, eux de leur côté,  n'avaient même pas eu le temps de s'intégrer à l'école car nous attendions depuis aout, le rendez-vous de la commission scolaire. On avait beau les relancer mais toujours pas de nouvelle.
      La peur de tout perdre est devenue une obsession. On a retourné la situation dans tous les sens, nous voulions rester mais mon visa étudiant m'imposait certaines obligations.
      Alors nous avons pris la décision de rentrer.
      Je crois que c'est la première fois que je me suis sentie affaiblie, vidée, diminuée, frustrée de ne pas avoir accompli mon projet jusqu'au bout.
      Je vous épargne les détails des démarches pour la mise en vente qui n'a pas été une partie de plaisir.
      L' appartement vendu rapidement et la voiture partie, nous avons pu réserver  les billets de retour, organiser le déménagement en sens inverse.
      Cela a été le plus grand échec de notre vie et j'espère le dernier. Nous tenions vraiment à réussir ce projet, qui nous tenait tant à cœur, cela faisait des années que nous en rêvions, on y était, mais pas dans les meilleurs conditions.
      Nos enfants n'ont même pas été chamboulés, ils prennent cela comme de longues vacances au Québec. 
      On est rentré, bien triste et déçu, mais on a pas le choix,  il faut avancer et relancer notre vie et tout recommencer.
      Je ne vous cache pas qu'on pense chaque jour à Montréal. Ben oui, parce que le choix de la région et de l'endroit où vivre n'était pas une erreur, on a beaucoup aimé cette ville, même si certaines choses nous on déplu, on s'y accommodait.
      L'erreur que nous avons commis, c'est de partir avec un visa temporaire d'étude, dans le temps la situation aurait été trop dangereuse pour une famille.
      C'est difficile d'admettre que c'est l'argent, qui nous aura pousser au retour en Europe. Si nous avions été que tous les deux , mon mari et moi, nous y serions encore… 
       
      Bon samedi
    • By CélineOnline
      La première chose à vous dire et surement la plus importante : nous ne regrettons pas une seule seconde notre choix. Nous sommes très heureux et même si tout n’est pas encore en place et que l’adaptation prend évidemment du temps, nous ne ferions marche arrière pour rien au monde.
       
      Donc nous voilà à Moncton (Nouveau-Brunswick) avec une enfant de 6 ans.
      (L'article complet et en image dispo sur le blog : www.celineonline.fr/category/canada/)
       
      Nous sommes arrivés un 10 août et avions prévu 10 jours de Airbnb. Nous sommes rentrés dans notre location le 20 août. Achat de voiture réalisée dans la foulée, le 24.
      Le samedi 22, nous partions à Halifax chercher nos cartons et acheter tous nos meubles à Ikea pour notre installation 24 heures après.
      Pour ce qui est de la banque, nous avons profité du programme nouveaux arrivants de la BNC (Banque Nationale du Canada) donc nous avons pu avoir nos cartes de débit et de crédit très rapidement également. Hop internet, téléphone, électricité… en un claquement de doigt (et de grosse cautions ^^) ce fut réglé. Nous avons choisi d’être en location pour commencer. Pour ne pas être embêtés, nous avons choisi une location mensuelle. L’appartement n’est pas le plus génial du monde mais cela nous laisse le temps de voir où nous souhaitons nous installer. 
       
      Je ne vais pas vous mentir, je ne trouve pas Moncton belle. Elle ne possède pas de charme particulier. C’est une ville qui est en pleine croissance et dont les deux rues principales (la Main et la Saint Georges) sont à l’image de la pauvreté et la misère qui y règne. Tout le monde me dit que Dieppe est plus « sûre » et francophone mais moi Moncton, je l’aime bien. Il faut juste apprendre à la connaitre. J’adore son dynamisme, ses habitants, sa mixité, ses parcs, ses écoles, son ambiance… Moncton, je dirais que je m’y sens à ma place.
       
      L’emploi, c’est surement le sujet qui inquiète le plus. En tout cas pour moi. Je me revois me poser 15 milliards de questions dont surtout une qui me hantait au quotidien : et si notre niveau d’anglais ne suffisait pas ? J’ai été très vite rassurée (alors attention, que ça ne vous empêche pas de pratiquer votre anglais avant de partir, bien au contraire).
      Je vais me concentrer sur la petite histoire de mon copain, aide-soignant en France. Je suis travailleuse autonome donc c’est totalement différent pour moi.
      Nous nous étions laissé un mois de « tranquillité » après notre arrivée. Nous voulions prendre le mois d’août pour nous et nos démarches. Faire visiter la région à notre fille. En gros, prendre le temps de s’acclimater en douceur. Et puis septembre arrive avec son salon pour l’emploi dédié à la santé.
      Seb s’y rend et y dépose quatre CV. Il décrochait deux rendez-vous d’entretien le jour même et une semaine plus tard, tous les employeurs rencontrés l’avaient rappelé. Résultat, plusieurs propositions et un contrat de travail signé dans la foulée (avec évidemment vérification des références, du casier judiciaire et visites médicales).
      Il travaille présentement dans une maison de repos pour aînés, principalement anglophone. Si vous êtes dans ce domaine de la santé, vous n’aurez aucun mal à trouver. La preuve, la pénurie est tellement forte que l’employeur à engagé mon copain qui possède un anglais très limité. Mais je trouve ça chouette aussi de lui laisser sa chance car de toute façon, ça reste la meilleure façon de l’apprendre. Pour ce qui est du salaire, il est de 19 $ 30 de l’heure (brut), payé par quinzaine.
       
      L’école
      Popo a la chance d’être, et je pèse mes mots, avec la meilleure « Madame » qui puisse exister. Je l’adore. C’est simple, je voudrais qu’elle reste en première année jusqu’à sa majorité. Elle est à l’école Saint-Henri et se retrouve dans une classe flexible qui est la chose la plus chouette qui puisse être proposée aux enfants de cet âge. Ah oui, gros changement aussi, les classes sont à 19 enfants maximum, et là, sa classe est à 17 gamins.
      Alors grande question que peuvent se poser des parents français. Après avoir fait trois ans en maternelle, est-ce que son enfant ne va pas avoir trop d’avance et s’ennuyer ? C’est une question légitime sans pour autant prendre sa progéniture pour un surdoué.
      Popo en quittant la maternelle savait déjà un peu écrire et lire alors oui évidemment elle va revoir beaucoup de choses. La madame souhaite ne pas traiter les enfants de façons différentes en fonction du niveau et j’accepte cette façon de faire. Je la comprends même. Du coup nous en profitons à la maison pour travailler sur d’autre chose. Mais j’aime la pédagogie de l’école. Il y a une grosse idée d’entraide, de partage mais surtout de respect et d’acceptation des différences.
      La classe commence à 8 h 10 et se termine à 13 h 30 (12 h 30 le mercredi). Elle fonce en garderie après école l’après-midi. Pour le midi, le pli de la boîte à dîner se prend très vite. C’est quand même cool de pouvoir faire le repas de son enfant je trouve. En tout cas, sachez que vous pouvez aussi les faire manger à la cantine mais ils ne peuvent pas rentrer à la maison.
      Popo s’est très vite adaptée. Elle adore sa maîtresse, sa garderie, sa vie ici. Et c’est vraiment drôle de la voir prendre des expressions de la région, voir l’accent en si peu de temps se développer. Elle nous apprend l’histoire de l’Acadie, nous fait découvrir des artistes locaux. Bref, c’est génial !
       
      Alors oui, de temps en temps il y a des coups de blues. C’est dur d’être seuls, dans le sens, de ne connaître personne. Nous sommes extrêmement impatient d’accueillir les proches qui voudront venir nous visiter. Mes ami.e.s, ma famille me manquent, malgré internet, c’est compliqué. Les relations sociales sont très particulières. On nous a appris qu’ici, les gens fonctionnaient selon la technique – vérifiée – du sandwich : une mauvaise nouvelle qu’on va enrober de deux bonnes paroles. Des politiciens quoi ^^
      Je vais passer pour un cliché mais tant pis : la nourriture française me manque à la folie ! 
      D’ailleurs, préparez des plages de plusieurs heures pour les premières virées au supermarché, c'est bien différent (dans la disposition et les noms des choses).
       
      Voilà, hier nous avons eu des bourrasques de neige mais je ne trouve pas qu’il fasse froid. Nous profitons de l’automne et de ses magnifiques (vraiment incroyables) paysage. Popo compte les jours jusqu’à Halloween. Ici, les choses vont commencer à prendre leur petite routine. Nous allons vivre notre premier hiver. Ce qui signifie aussi notre premier Noël sans famille. Nous découvrons le chiac et c’est en train de devenir une vraie passion pour moi. Je veux absolument tester le curling et le patin à glace car je n’en ai jamais fait. Nous sommes beaucoup plus détendus. Nous prenons la vie au jour le jour et nous verrons ce qu’elle nous réserve. En tout cas, pour le moment, elle a été plutôt chouette avec nous.
    • By Amaelle
      Envie de vous partager un bout de mon bilan de deux ans d’installation au Québec. Mon projet d’installation remonte a 2011 où j’ai fais un stage de 4 mois dans un organisme communautaire féministe oeuvrant dans la promotion des sciences auprès des filles par le biais de diverses activités. J’ai ensuite voyagé, seule, pendant 6 mois au Etats-unis et canada, mon premier voyage qui a m’a fait beaucoup évoluer et mieux me connaître. De retour en France, le moral dans les chaussettes, j’ai fais ma demande de résidence permanente assez rapidement. Entre temps, je change de ville et trouve divers emploi touchant de près ou de loin mon diplôme de Conseillère en économie sociale et familiale  : serveuse, hôtesse d'accueil, auxiliaire de vie sociale, aide-soignante, enseignante, coordinatrice, responsable de secteur mais surtout un cercle d’amis solide. Je fais un saut a Montréal en 2014 pour valider ma résidence. En 2016, après la fin de mon CDD et une relation amoureuse bancale, je décide (enfin) de partir vivre au Canada, j’hésite entre Montréal et Vancouver, la distance, le coût de la vie et l'accès a un travail dans le domaine du social me font choisir Montréal. Sur place, j’arrive en Airbnb pour 1 mois, le temps de me trouver un job et une colocation : au bout de deux semaine, je trouve un job de commis dans une épicerie gastronomique a temps partiel (j’accepte de travailler seulement 20h par semaine pour pouvoir me garder du temps pour trouver un “vrai” emploi et ne pas rester bloquer dans un emploi au salaire minimum), je trouve une colocation rapidement (mais qui ne fonctionne pas a cause de personnalité divergente et je déménage au bout d’un mois pour en retrouver une autre plus adéquate). Je débute un suivi avec une conseillère en emploi du Centre des femmes de Montréal, je répond a des offres d’emploi et j’envois des candidatures spontanées dans les organismes qui m'intéresse et je fais du bénévolat dans un centre d'hébergement pour hommes itinérants. Deux mois plus tard je trouve un emploi “sur appel” dans un centre d'hébergement en santé mental que je quitte un mois plus tard pour un poste permanent dans un centre d'hébergement pour femmes itinérantes (où j’ai commencé par travailler deux mois de nuits, puis 1 an ½ de soir). Insatisfaite de mes conditions de travail et de la nature de mon travail, je cherche a changer d’emploi et candidature sur mon temps libre, et j’ai débuté, en septembre, un poste temporaire dans le public, en milieu hospitalier qui je suis sur va m’ouvrir de nouvelles portes et un poste permanent.
      Socialement, je me suis fais des ami(e)s, surtout des français au début mais aussi, via mon travail, des amies québécoises. J'ai rencontré mon copain ici, un français des îles, et nous habitons ensemble depuis peu. 
      Je reviens de trois semaines de vacances en France et j'étais contente de rentrer a Montréal, mon bilan d'installation est positif , j'ai pu évoluer professionnellement, trouver un partenaire de vie, voyager, j'ai accès a un confort de vie (weekend prolongé, activités sportives et de plein air, développement personnel, spa, psychothérapie etc). Bien sûr il y a eu des moments difficiles avec des hauts et des bas mais en se donnant de temps et les moyens, on arrive a tout et je sais que rien n'est figé, on peut encore changer de ville ou même de pays, pour le moment ma vie ici, au Québec me convient . 
    • By tlelievre
      J’ai été témoin d’une initiative prise par mon employeur qui, à mon humble avis, a le mérite d’être partagée.
       
      Je me prénomme Thomas, PVT français résidant et travaillant actuellement sur la Rive-Sud de Montréal. J’ai intégré la compagnie ISAAC Instruments durant le mois de juin de l’année dernière en tant que développeur web. ISAAC Instruments est une société en pleine expansion qui offre présentement une multitude de postes à pourvoir. Cependant, en raison de la rareté de la main-d’œuvre en TI, la compagnie a ouvert ses horizons et a diffusé ses offres d’emplois à l’international. Or, cela peut être extrêmement risqué aussi bien pour l’employeur que pour le postulant.
       
      Du point de vue du candidat, le fait de se lancer tête baissée dans une telle aventure sans avoir bien réfléchi auparavant peut vraiment être une source de stress, de complications et de frustrations. Il n’est pas simple de repartir à zéro à l’étranger. Il faut y être préparé. De plus, du côté des employeurs, c’est un gros risque d’engager quelqu’un qui pourrait brutalement décider de partir, car il réalise que sa nouvelle vie au Québec ne lui convient pas.
       
      Afin de pallier à ces problèmes, ISAAC Instruments a eu l’idée de créer et d’organiser des entrevues « Découverte et Immersion ».
       
      Je vais vous expliquer en détail le déroulement de ce type d’entretien tel que réalisé chez ISAAC Instruments. Tout d’abord, un premier contact est effectué par visioconférence. À l’issue de ce premier entretien à distance, si le candidat répond aux attentes, la compagnie organise et offre au candidat un voyage de trois jours au Québec. Durant la première journée, le postulant rencontre ses futurs employeurs et collègues et découvre le contexte dans lequel il sera amené à travailler. Le but de la deuxième journée est de faire découvrir la vie, la culture québécoise au travers d’une visite de la ville de Montréal et de ses environs. De plus, durant cette visite, l’entreprise propose à certains de ses employés étrangers de partager avec le candidat leurs propres expériences. La troisième journée est une journée libre où le postulant peut organiser sa propre journée en fonction de ses envies.
       
      Ce genre d’initiative peut réellement aider à la fois l’entreprise pour confirmer que la personne répond bien aux attentes et le candidat pour se rendre compte si le contexte lui convient, si sa personnalité, son tempérament est bien en accord avec la culture et les valeurs de sa future entreprise et plus globalement avec la culture du pays.
       
      De plus, ayant été choisi pour partager mon expérience, j’ai pu constater que ce type d’entretien est très apprécié des candidats. Cela les rassure et les conforte dans leur choix de venir travailler au Québec. Je trouve vraiment cette initiative très innovatrice et je ne peux que l’approuver à 100%.
    • By OthmanT
      Salut à tous. Je voulais partager mon experience avec ce forum, que je visite de temps en temps et qui m'à été utile, donc je voulais rendre la pareille en partageant mon histoire.
      Je suis arrivé au Canada depuis le Maroc en 2006 pour finir mon secondaire, donc permis d'étude etc, jusqu'en aout 2012, ou je suis entré en tant que résident permanent.
      Loi Harper la semaine ou je pouvais déposer ma demande de citoyenneté, ce qui a ajouté un délai de 1 an et demi, jusqu'à l'annulation de la loi par Trudeau... beaucoup de temps perdu !
       
      voici le récap de ma demande et des délais. Il y'a 2 convocation pour la cérémonie parce que j'ai demandé un report, j'était en déplacement quand on m'a convoqué.
       
      Nous avons reçu votre demande de citoyenneté canadienne (attribution de la citoyenneté) le 10 juillet 2017. Nous vous avons envoyé de la correspondance accusant réception de votre ou de vos demande(s) ainsi qu'un livre d'étude intitulé Découvrir le Canada le 11 août 2017. Nous avons commencé le traitement de votre demande le 15 août 2017. Nous vous avons envoyé un avis de convocation le 21 novembre 2017, pour l'examen de citoyenneté qui aura lieu le 4 décembre 2017, à 12:46. L'avis de convocation que vous recevrez par la poste confirmera officiellement votre rendez-vous. Si vous ne recevez pas cet avis de convocation avant la date de votre rendez-vous, veuillez communiquer avec nous. Nous vous avons envoyé un avis de convocation le 19 janvier 2018, pour prêter le serment au cours de la cérémonie de citoyenneté prévue le 13 février 2018, à 09:00. L'avis de convocation que vous recevrez par la poste confirmera officiellement votre rendez-vous. Si vous ne recevez pas cet avis de convocation avant la date de votre rendez-vous, veuillez communiquer avec nous. Nous vous avons envoyé un avis de convocation le 11 avril 2018, pour prêter le serment au cours de la cérémonie de citoyenneté prévue le 25 avril 2018, à 13:00. L'avis de convocation que vous recevrez par la poste confirmera officiellement votre rendez-vous. Si vous ne recevez pas cet avis de convocation avant la date de votre rendez-vous, veuillez communiquer avec nous. Vous êtes devenu(e) citoyen(ne) canadien(ne) le 25 avril 2018.  
      Demande de passeport effectué le 30 avril 2018.
       
      Voila voila !
       
    • By Isa78
      18 avril 2016 - 18 avril 2018
        Il y a deux ans pile, nous débarquions au bureau de l'immigration de Montréal-Trudeau, pour valider nos résidences permanentes. Une journée qui a changé nos vies et qu'on n'est pas prêts d'oublier !   Tout avait commencé un soir de déprime, arrosé d'alcool, à l'automne 2013. Bilan de nos vies actives respectives, stagnation de poste et de salaire pour moi, cadre dans une grande entreprise industrielle française, et pour mon mari, une startup au bord du dépôt de bilan, faute d'investisseurs, devenus trop frileux dans un pays enfoncé dans la crise économique. A cela s'ajoutait la vie francilienne et ses désagréments quotidiens, transports, pollution, insécurité, grèves, et j'en passe... Et quel avenir ici pour notre fille, qui n'avait alors pas 5 ans ? Et au fil de nos discussions, une idée folle était en train de naître : pourquoi pas partir au Québec ? On avait déjà regardé des reportages, ça avait l'air simple, et on s'y voyait déjà dans 6 mois !   Le lendemain, l'idée ne s'était toujours pas envolée, et mon mari me ramenait à la maison le fameux livre de Laurence Nadeau, "S'installer et travailler au Québec, édition 2013". Commence alors, comme pour tout le monde ici, le parcours du combattant, jalonné d'intentions de rejet et de rude épreuve pour notre patience . C'est seulement deux ans plus tard, en décembre 2015, qu'on recevra dans notre boite aux lettres les précieuses CRP, notre sésame pour une nouvelle vie !   Peu de temps après, une bonne nouvelle tombe : mon mari obtient une offre d'emploi en informatique après avoir passé des entretiens aux Journées Québec à Paris en novembre. Tout s'accélère, on organise le déménagement avec Galieni, on vend nos meubles, nos voitures, on achète les billets d'avions pour toute la famille, y compris notre chat qui voyagera en soute. On s'occupe également de trouver une école pour notre fille, et une fois sur place, on trouvera un 4 1/2 à louer juste à côté.   De mon côté, j'avais établi plusieurs contacts avec des employeurs potentiels via linkedIn, et à mon arrivée en avril, je passe plusieurs entretiens, et j'obtiens rapidement un travail dans une grande institution financière québécoise. Je retourne seule en France quelques mois pour finir l'année scolaire, et reviens définitivement début juillet avec ma fille.   Niveau administratif, le Québec est incroyablement efficace. NAS, RAMQ, SAAQ, tout se fait à chaque fois en quelques dizaines de minutes, et on est impressionnés par la gentillesse du personnel, qui nous explique tout en détail, et avec le sourire ! Il faut dire qu'on sortait de 2 mois d'affronts, coups de gueule et médiation avec la CPAM des Yvelines qui refusait de nous délivrer le formulaire SE401-Q207 (celui qui nous permet d'être couverts par la RAMQ dès notre arrivée), et qui avaient osé nous dire au téléphone, sic : "si ça ne vous plait pas vous n'avez qu'à pas partir au Canada ! ". Heureusement, l'extrême efficacité de l'administration québécoise nous fait vite oublier cette mésaventure   Depuis notre arrivée, peu de choses nous ont déçu. Il faut dire qu'en deux ans et demi d'attente, nous avons eu largement assez de temps pour nous préparer. Comprendre la culture québécoise, connaitre l'histoire, les lois, les démarches, le format des CV, le système bancaire, apprendre les expressions locales, s'habituer à l'accent en écoutant les web radios... On peut dire, en empruntant une expression québécoise, qu'on était "pas mal prêts", avant de monter dans l'avion.    Il y a encore quelques petites choses qu'on a appris sur place, et qui nous font sourire en y repensant, comme par exemple, ma fille qui rentre de son premier jour d'école en nous disputant parce qu'on ne lui avait pas donné de souliers d'intérieur : oui, toute l'année, même l'été, il y a les chaussures pour dehors et les chaussures pour la classe. Ici, c'est comme ça que ça se passe ! Et dans le même esprit, on ne garde jamais ses chaussures dans une maison, même quand on est invités, on les retire toujours à l'entrée, heureusement qu'un ami Français immigré de longue date nous avait prévenu !   Mois après mois, la routine s'est installée, et on a vite eu l'impression d'être ici depuis toujours ! Mais cette routine-ci est nettement meilleure que la précédente. Sortis à 16h30 chaque soir, chez nous à peine 30 minutes plus tard, on a gagné du temps de qualité tous ensemble en famille.    Alors bien sûr, il y a l'hiver ! Notre deuxième hiver tente désespérément de s'achever, et on a hâte de pouvoir ranger les manteaux en duvet, les tuques et les mitaines ! Cet hiver a d'ailleurs été un peu plus éprouvant que le précédent, beaucoup de neige, et une longue période de froid extrême début janvier, qui nous a valu des canalisations gelées, et plus d'eau dans la cuisine pendant 24 heures... Mais nous ne nous plaignons pas trop, Montréal est largement épargnée par les gros désagrément de l'hiver, comparée à la ville de Québec ou au Saguenay. Les grands axes sont rapidement dégagées, et les écoles rarement fermées (un jour par hiver depuis notre arrivée). Et on adore les anneaux de patinoires extérieures qui apparaissent un peu partout dans les parcs, de bon moments à passer en famille quand il ne fait pas en bas de -15° !   A l'inverse, l'été est agréable et chaud, le ciel souvent bleu (comparé à Paris...), et l'été indien s'étire jusqu'à la fin octobre : il n'est pas rare de se promener en manches courtes à cette période de l'année. Mais on passe de l'été à l'hiver en deux ou trois semaines. Je me souviens qu'en novembre dernier, on a perdu quelque chose comme 25 degrés en deux jours.   Mais Montréal a son charme, été comme hiver. Même dans le froid, de nombreuses festivités se déroulent un peu partout, pour tous les âges et tous les goûts. Et l'été, c'est encore plus animé : on sent que les Québécois ont à cœur de profiter de chaque minute de chaleur, pour recharger les batteries avant la prochaine hibernation   Mais parlons d'un sujet un peu plus sérieux : le travail. Je lis des choses parfois horribles sur le forum, mais heureusement, ce sont des cas isolés, ou tout simplement des immigrants qui n'ont pas su s'adapter: il y en a plus qu'on ne le croit ! De notre côté, dans nos jobs respectifs, on apprécie vraiment l'ambiance de travail. On se sent utiles, valorisés, efficaces, pas grand chose à voir avec la France. Ici, pas question d'heures sup' à n'en plus finir, mais on attend de vous de l'implication et de l'autonomie, et on vous demande même souvent votre avis (oui, au début, ça fait bizarre, mais on s'habitue vite... ). Et pour passer haut la main l'étape du recrutement, c'est vraiment important de bien rédiger son CV à la québécoise, en mettant en avant les réalisations qu'on a accomplies dans le passé, et ce qu'on recherche dans notre futur emploi. Le CV peut être long et détaillé, mais pas la peine d'écrire qu'on est marié 2 enfants 1 chien, ni qu'on est passionné de pétanque. Par contre, si vous avez fait du bénévolat, ou si vous êtes engagés activement dans une grande cause respectable (environnement, éducation, humanitaire...), vous pouvez le noter, car c'est très bien vu par ici ! Et si vous avez une passion directement liée à votre métier, bien évidemment, mettez-la ! Dans 99% des cas, on vous demandera des références, donc il faut espérer que votre ancien chef vous apprécie, parce qu'il va avoir un long questionnaire à remplir sur la qualité de votre travail et votre personnalité.    Une fois retenus pour un entretien, apprêtez-vous à passer à la laveuse en mode essorage. Ça va être long et difficile. Les recruteurs voudront voir ce que vous avez dans le ventre, et si vous avez vraiment le profil pour le poste. Finis les CV maquillés, ici vous serez rapidement démasqués. Si votre entretien ne dure que 15 minutes, attendez-vous à ne pas être rappelés. Mais avec un taux de chômage très bas, il est quand même probable que vous n'ayez pas trop de difficultés à trouver un emploi en quelques mois, même si ce n'est pas exactement le poste que vous recherchiez. Et ici, ce n'est pas du tout mal vu de partir rapidement pour un autre emploi. Ça m'avait choqué au début, mais je commence à m'habituer : une personne qui trouve mieux ailleurs aura juste deux semaines de préavis à respecter, et personne ne va lui en vouloir, pas même le manager, ça fait partie du jeu.   Pour ceux qui le souhaitent (ou qui n'ont pas le choix si leur métier est régit par un ordre professionnel), ici ce n'est pas du tout mal vu de reprendre ses études à l'âge adulte, c'est même très répandu. Et surtout, c'est un moyen sûr de trouver un emploi par la suite, car la formation québécoise sera immédiatement reconnue par les employeurs québécois. De notre côté, on a de la chance, on a pu trouver un travail sans repasser par la case études, nos diplômes et notre expérience en France ont été suffisants.   Pour les enfants aussi, l'école ici est très différente de la France. Beaucoup moins de devoirs (au primaire), et des cours très ludiques : on joue pour apprendre. Une méthode pédagogique qui a fait ses preuves: ici, les enfants sont plus épanouis et heureux d'aller à l'école, et ils ont même une belle avance sur le programme de France. Un seul bémol : ils ont des cours obligatoires d'éthique religieuse, où finalement, ils parlent de toutes les religions... sauf l'athéisme ! A la fin, les enfants s'imaginent qu'il est obligatoire de choisir une religion, et se sentent exclus quand ils n'en ont pas... Mais voyons le bon côté des choses, ça nous a permis d'aborder le sujet en famille à la maison, pour mieux expliquer nos choix.    Autre point à ne pas négliger, si vous souhaitez que votre enfant apprenne l'anglais dès le primaire (au cas où ça lui servirait plus tard, sait-on jamais...), il vaut mieux choisir une école privée avec une filière d'anglais renforcé, car ici au public, c'est comme en France, seulement 1h par semaine pendant les 6 années de primaire, alors ça ou rien... Et bien entendu, pour nous francophones, les écoles anglophones sont tout simplement interdites d'accès, c'est bon à savoir, car beaucoup de parents débarquent à Montréal en pensant que leur enfant aura facilement accès à un enseignement bilingue dans le public, et finalement, c'est la désillusion. Mais a Montréal, il y a beaucoup de choix pour les écoles privées, et les prix varient de 3000 à 30000$ par année, de quoi trouver son bonheur   Dans notre cas, le choix de l'école nous a amenés à nous installer dans un coin tranquille et agréable de l'ouest de l'île de Montréal. Beaucoup de Français vont s'installer sur le plateau, complètement à l'opposé. "Du coup", ici, on ne croise pas beaucoup de Français : il y a en majorité des anglophones et des immigrants asiatiques, et aussi des Québécois francophones. Le bord du lac Saint Louis est à quelques centaines de mètres, on aime s'y promener été comme hiver. C'est certainement l'un des plus beaux coins de l'île, mais peu de gens le connaissent.    Alors bien sûr, habiter loin du centre-ville rend l'achat (ou leasing) d'une auto indispensable. Les trains de banlieue passent entre deux et trois fois par heure aux heures de pointe, et on peut aussi compter sur quelques lignes de bus express passé 18h30. Mais ici, les transports sont très ponctuels dans l'ensemble, c'est très appréciable. Pour aller au centre ville en voiture, notre passage obligé est l'échangeur Turcot. En travaux depuis notre arrivée, on le voit évoluer chaque jour, et ça devrait encore durer au moins deux ans. Cela cause quelques ralentissements, mais rien d'insurmontable quand on débarque de l'île de France... Mais les Québécois, eux, sont scandalisés par tant de travaux. L'île est recouverte de gros cônes oranges, devenus l'emblème de la ville, presque autant que le 1000 gauchetière ou le pont Jacques Cartier. Mais je reste persuadée que ces travaux sont une bonne chose, la ville en avait vraiment besoin ! Ils vont fluidifier nos trajets et dynamiser cette belle et grande capitale d'Amérique du Nord.    On se sent bien dans notre West Island, alors en janvier dernier, on y a acheté une maison, dans un programme de constructions neuves. On est vraiment contents de notre investissement. Avec 18 mois d'historique de crédit et un statut de résidents permanents, on n'a eu aucun mal à avoir une hypothèque au même taux que n'importe quel Canadien. Mais ça ne nous a pas empêché de magasiner les banques et courtiers, pour faire marcher la concurrence, et finalement, notre banque s'est alignée sur le meilleur taux, nous a offert les frais de notaire, et maintenant on ne paie plus aucun frais bancaire mensuel, c'est vraiment un bon deal.    Au bilan, deux années merveilleuses, aucun regret, une excellente intégration pour nous autant que pour notre fille, de belles expériences, de belles rencontres avec les Québécois qui sont tellement gentils, accueillants et généreux avec nous! Mais pour nous, ce sont aussi de nombreux voyages à travers le Canada et aux USA (l'un de mes rêves avant d'immigrer!), et pour finir, nous avons fait comme tout bon Québécois, le printemps refusant d'arriver, nous avons décidé de partir une semaine à Punta Cana ! Il paraît qu'il neige encore à Montréal, ce 18 avril 2018, mais moi je ne le vois pas, car je termine d'écrire ces lignes au bord de la piscine, sous le soleil des Carraibes, par 28 degrés Celsius !    Bonne semaine à tous! Et je souhaite que vos projets se réalisent autant que les miens!   Isa            
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