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chachawa

Un peu d'ici et de là-bas : 7 ans et demi à Québec

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Tsé, 7 ans et demi c'est un moment étrange pour faire un bilan. C'est même pas une date anniversaire. C'est juste qu'en enfilant mes bottes, j'ai réalisé que c'est la huitième fois que je vis cette entrée dans l'hiver québécois, celui-là même qui agite les forums et déchaîne les passions. Et wow, c'est fou le chemin parcouru. 

Déjà, j'écris "wow".

Et "tsé".

Et puis après des années d'absence ici, j'ai eu envie de sacrifier au rituel du bilan, de faire un point. De redonner au suivant, peut-être.

 

Bref, en 2012, j'ai débarqué pas assez préparée. Sans argent, avec 23 kilos de bagages, avec zéro connaissance du système universitaire dans lequel je m'embarquais. L'année que j'ai passée a été celle qui a le plus testé ma détermination de ma vie. :D Préparez-vous un peu, on ne le dira jamais assez.

En 2019, je suis toujours aux études, mais aussi insérée dans un milieu professionnel universitaire. La demande de RP est envoyée. Je regarde du côté de l'achat immobilier. 

Pas mal installée, quoi.

 

Et puis, cette sensation permanente de grand écart.

Au Québec, je suis la Française, celle qui parle avec son accent pointu, qui râle un peu trop et qui ne comprend pas certains aspects du système québécois auxquels elle ne s'est jamais confrontée. Celle qui ne prend ses vacances annuelles que pour partir en France parce que c'est Noël. Celle qui boit du vin, tant pis pour les prix de la SAQ. Celle qui s'émerveille encore devant les partys de l'Halloween ou qui ne comprend pas pourquoi toutes ces grosses voitures. Celle qui haï l'hiver. Mais vraiment.

En France, je suis devenue la Québécoise, celle qui parle avec un accent "de là-bas", qui ne connaît plus personne aux Unes des journaux. Celle qui ne comprend plus vraiment le concept du CDD versus le CDI, qui s'émerveille devant le prix du vin, et qui propose de passer au supermarché sur la route du retour, le dimanche soir à 20 heures. Celle qui dit que "ça va, l'hiver, on y survit hein", et qui passe ses samedis matins à passer d'étal en étal au marché avec des cris de joie.

 

Je suis mélangée. Pétrie de deux cultures. Ni d'ici ni de là-bas, mais à la fois de là-bas et d'ici. Quitter le pays dans lequel j'ai grandi m'a permis de m'en détacher et de l'aimer un peu plus. De réaliser que la France, c'est incroyablement beau, avec ses vieilles pierres et ses paysages variés, son odeur des pins au bord de la mer et ses terrasses mignonnes. J'apprécie maintenant y séjourner, avec ce qu'il faut de recul pour ne pas m'enflammer dans des luttes qui  ne sont plus les miennes et qui pourtant m'importent tant. Mon regard est moins acerbe, plus compréhensif. Je n'ai pas quitté la France par désamour, mais elle me semblait acquise, dévoilée, brute. Elle m'apparaît maintenant dans ses nuances, ses ombres, ses pétillements, et j'ai découvert que je l'aimais.

À l'inverse, je suis arrivée acquise au Québec. Toute cette nouveauté, c'était magique. La neige ? Tellement belle ! Les grosses voitures ? Tellement dépaysantes ! La poutine ? Tellement goûteuse ! Les québécois ? Tellement gentils ! Et puis, l'isolement, les difficultés, l'éloignement, le mois d'avril qui n'en finit pas. Être perçue comme l'étrangère, toujours. J'ai appris à voir aussi les nuances de ce pays d'accueil, à en accepter les failles, à en découvrir le fonctionnement et à en apprécier les délices. J'ai pris et j'ai laissé, j'ai pilé sur moi, et j'ai fini par m'acclimater, doucement. Pas juste parce que je sais ce que veut dire "pogner un flat". Mais parce que je fonctionne sans gros heurts dans la société qui m'entoure.

 

Et puis, les douleurs que les expats connaissent. Cette nuit dans l'avion pris en urgence, sans contact avec le sol, à ne pas savoir si l'être cher sera toujours en vie à l'arrivée pour qu'on lui dise au revoir. Les Noël sur Skype, à trinquer avec son chat parce qu'on n'a pas osé accepter l'invitation de ses amis dans leur famille, pour ne pas déranger. Ces questionnements sur l'avenir : ici, là-bas ? Ailleurs ? Ces gens aimés qui se marient, qui ont des enfants, et toi qui n'es toujours pas sur les photos du grand jour. Celles et ceux qui s'éloignent aussi, ou qui croient que tu es en perpétuelles vacances et qui repartent frustrés que tu aies dû travailler pendant leur séjour chez toi. 

 

Sauf que. Il y a le retour des beaux jours, le Saint-Laurent majestueux et l'incroyable lumière des couchers de soleil d'ici. Il y a le plein emploi, le salaire valorisant, les possibilités professionnelles. Il y a le jour où tu te surprends à échanger avec tes collègues sur le fait que quand même, y en a beaucoup des français icitte, pff, on n'entend que ça dans la rue ! ;) L'habitude que tu as prise de passer chercher ton (grand) café en allant travailler ou de souper pendant ton cours (d'ailleurs, tu dis "souper"), ton avis sur la politique qui s'affine, ton inscription au compost communautaire de ton quartier et au panier bio du maraîcher. Tu te rends compte que tu cherches du sucre d'érable chez Carrefour... mais aussi que tu cherches ta pâte feuilletée bio chez IGA. 

 

Aujourd'hui, au bout de 7 ans et demi, j'ai l'impression de porter en moi une double culture, un heureux mélange, une complexité qui me rend fière. L'immigration n'est plus un sujet cantonné au journal télévisé, je bondis quand j'entends des discours expliquant que les immigrants veulent transformer le pays d'accueil ou profiter des aides sociales. C'est plus compliqué que ça, l'immigration. C'est un défi à relever, qui nous apprend beaucoup, à commencer par nos propres contradictions. Ça ne se prend pas à la légère, mais ce n'est pas la fin du monde non plus, surtout quand on a un passeport qui nous permet de faire machine arrière. L'immigration aujourd'hui fait partie de mon identité, identité multiple, complexe, joyeuse. Je suis un peu française, mais plus vraiment ; un peu québécoise, mais pas complètement.

 

J'aurais aimé pouvoir dire tout ça à la moi d'il y a sept ans, qui n'avait pas mesuré les défis qu'allait poser la première année. "Ne t'inquiète pas, l'aventure est belle". ❤️

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beau récit! 

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Quel beau bilan !

 

Je me retrouve tellement dans certains passages (si ce n'est tous...), j'en ai eu les larmes aux yeux.

 

Je suis rentrée en France l'été dernier pour les vacances, pour les mariages de 2 de mes meilleures amies... Ce sentiment de ne plus vraiment être là, après tout, c'est vous qui êtes partis, hein, alors vous plaignez pas qu'on vous manque, et que vous ratez toutes les réunions de copains ! 

 

Je me suis souvenue que la France est un vraiment un beau pays, ses paysages variés m'ont manqué, bien plus que je ne l'avais imaginé. 

On a fait un peu le tri des copains, certains se sont pliés en 4 pour venir nous voir, d'autres n'ont pas compris qu'on n'avait ni le temps, ni les moyens logistiques d'aller jusqu'à eux.  

 

Finalement notre chez-nous, c'est ici maintenant, et ce depuis 4 ans.

 

Encore une fois, c'est un très beau et bon bilan, j'aime votre écriture :)

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Merci pour ce récit tellement touchant, il va se retrouver également sur notre page d'accueil.

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Superbe texte ! bonne continuation

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Et oui. En immigrant, après quelques années, on a le cul entre deux chaises. 

Un peu de son pays d'origine dont on ne veut pas renier nos origines et notre pays d'accueil dont a tellement appris et reçu.

Et puis, on a une ouverture d'esprit que les gens n'ayant pas nécessairement voyagé ou habités dans d'autres pays que les autres ne comprennent pas nécessairement. C'est cela l'immigration. 😀

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Merci vraiment car tu viens de mettre les bons mots sur tout ce que je ressens!! Le cul dans l'Atlantique, de la bas et d'ici même avec nos enfants. 7 ans en Mars pour nous aussi. 

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tellement vrai...il faut être préparer quoi qu'il arrive à devenir un étranger où qu'on soit après une immigration, qu'on reste au Canada ou qu'on retourne en France, on sera toujours une personne d'ailleurs...

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il y a 58 minutes, SDCLEO a dit :

tellement vrai...il faut être préparer quoi qu'il arrive à devenir un étranger où qu'on soit après une immigration, qu'on reste au Canada ou qu'on retourne en France, on sera toujours une personne d'ailleurs...

...Ou des deux, pourquoi pas ? Tout est un peu dans la façon de voir les choses, non ? 

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Il y a 16 heures, bencoudonc a dit :

...Ou des deux, pourquoi pas ? Tout est un peu dans la façon de voir les choses, non ? 

 

C'est surtout le regard des autres le problème....moi je trouve que c'est une richesse de connaitre les 2 cotés mais en général ce sont les autres qui vous font remarquer que vous n'êtes pas d'ici ou plus d'ici...

 

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Qui ne se reconnait pas dans certains passages de ton texte, c'est tellement ça. Après, je pense que faire toutes ses études sur place est un élément supplémentaire de facilité d'intégration que la personne qui a fait une partie de sa carrière en France, et qui se font dans la société québécoise uniquement par le travail. Quelqu'un a posté ton texte sur le groupe facebook "expat family quebec" si tu as envie d'aller lire les réponse.

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Il y a 3 heures, Demina47 a dit :

Qui ne se reconnait pas dans certains passages de ton texte, c'est tellement ça. Après, je pense que faire toutes ses études sur place est un élément supplémentaire de facilité d'intégration que la personne qui a fait une partie de sa carrière en France, et qui se font dans la société québécoise uniquement par le travail. Quelqu'un a posté ton texte sur le groupe facebook "expat family quebec" si tu as envie d'aller lire les réponse.

Merci, je vais aller regarder ça :) 

J'aurais du mal à comparer entre quelqu'un qui a fait toutes ses études ici ou quelqu'un qui est parti en cours de carrière, parce que je ne me reconnais dans aucune des deux situations. J'ai fait toute la première partie de mes études en france, et j'y travaillais, puis je suis partie au Québec où mon intégration s'est faite à la fois par les études et par le travail (oui, j'ai fait vraiment beaucoup d'études ^^). Maintenant j'ai la sensation que de toute façon les expériences sont toujours différentes en termes d'intégration. Je pense que quand j'arrêterai d'étudier (si ça arrive !) j'aurai encore une perspective différente sur la question ! :)

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Bonsoir, je serai pas original mais je suis d’accord avec ce qui a été dit plus haut tu as une belle écriture je suis actuellement en prospection pour tenter l’aventure et dans ton bilan tu ne tombes pas sans le piège de la critique facile sur aucun domaine. C’est juste ton ressenti alors merci c’est très agréable et très bonne continuation.


Envoyé de mon iPhone en utilisant application mobile Immigrer.com

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Le 2019-12-03 à 17:27, chachawa a dit :

Tsé, 7 ans et demi c'est un moment étrange pour faire un bilan. C'est même pas une date anniversaire. C'est juste qu'en enfilant mes bottes, j'ai réalisé que c'est la huitième fois que je vis cette entrée dans l'hiver québécois, celui-là même qui agite les forums et déchaîne les passions. Et wow, c'est fou le chemin parcouru. 

Déjà, j'écris "wow".

Et "tsé".

Et puis après des années d'absence ici, j'ai eu envie de sacrifier au rituel du bilan, de faire un point. De redonner au suivant, peut-être.

 

Bref, en 2012, j'ai débarqué pas assez préparée. Sans argent, avec 23 kilos de bagages, avec zéro connaissance du système universitaire dans lequel je m'embarquais. L'année que j'ai passée a été celle qui a le plus testé ma détermination de ma vie. :D Préparez-vous un peu, on ne le dira jamais assez.

En 2019, je suis toujours aux études, mais aussi insérée dans un milieu professionnel universitaire. La demande de RP est envoyée. Je regarde du côté de l'achat immobilier. 

Pas mal installée, quoi.

 

Et puis, cette sensation permanente de grand écart.

Au Québec, je suis la Française, celle qui parle avec son accent pointu, qui râle un peu trop et qui ne comprend pas certains aspects du système québécois auxquels elle ne s'est jamais confrontée. Celle qui ne prend ses vacances annuelles que pour partir en France parce que c'est Noël. Celle qui boit du vin, tant pis pour les prix de la SAQ. Celle qui s'émerveille encore devant les partys de l'Halloween ou qui ne comprend pas pourquoi toutes ces grosses voitures. Celle qui haï l'hiver. Mais vraiment.

En France, je suis devenue la Québécoise, celle qui parle avec un accent "de là-bas", qui ne connaît plus personne aux Unes des journaux. Celle qui ne comprend plus vraiment le concept du CDD versus le CDI, qui s'émerveille devant le prix du vin, et qui propose de passer au supermarché sur la route du retour, le dimanche soir à 20 heures. Celle qui dit que "ça va, l'hiver, on y survit hein", et qui passe ses samedis matins à passer d'étal en étal au marché avec des cris de joie.

 

Je suis mélangée. Pétrie de deux cultures. Ni d'ici ni de là-bas, mais à la fois de là-bas et d'ici. Quitter le pays dans lequel j'ai grandi m'a permis de m'en détacher et de l'aimer un peu plus. De réaliser que la France, c'est incroyablement beau, avec ses vieilles pierres et ses paysages variés, son odeur des pins au bord de la mer et ses terrasses mignonnes. J'apprécie maintenant y séjourner, avec ce qu'il faut de recul pour ne pas m'enflammer dans des luttes qui  ne sont plus les miennes et qui pourtant m'importent tant. Mon regard est moins acerbe, plus compréhensif. Je n'ai pas quitté la France par désamour, mais elle me semblait acquise, dévoilée, brute. Elle m'apparaît maintenant dans ses nuances, ses ombres, ses pétillements, et j'ai découvert que je l'aimais.

À l'inverse, je suis arrivée acquise au Québec. Toute cette nouveauté, c'était magique. La neige ? Tellement belle ! Les grosses voitures ? Tellement dépaysantes ! La poutine ? Tellement goûteuse ! Les québécois ? Tellement gentils ! Et puis, l'isolement, les difficultés, l'éloignement, le mois d'avril qui n'en finit pas. Être perçue comme l'étrangère, toujours. J'ai appris à voir aussi les nuances de ce pays d'accueil, à en accepter les failles, à en découvrir le fonctionnement et à en apprécier les délices. J'ai pris et j'ai laissé, j'ai pilé sur moi, et j'ai fini par m'acclimater, doucement. Pas juste parce que je sais ce que veut dire "pogner un flat". Mais parce que je fonctionne sans gros heurts dans la société qui m'entoure.

 

Et puis, les douleurs que les expats connaissent. Cette nuit dans l'avion pris en urgence, sans contact avec le sol, à ne pas savoir si l'être cher sera toujours en vie à l'arrivée pour qu'on lui dise au revoir. Les Noël sur Skype, à trinquer avec son chat parce qu'on n'a pas osé accepter l'invitation de ses amis dans leur famille, pour ne pas déranger. [url=https://www.dariimmo.com/]terrainavendretunisie[/url]  Ces questionnements sur l'avenir : ici, là-bas ? Ailleurs ? Ces gens aimés qui se marient, qui ont des enfants, et toi qui n'es toujours pas sur les photos du grand jour. Celles et ceux qui s'éloignent aussi, ou qui croient que tu es en perpétuelles vacances et qui repartent frustrés que tu aies dû travailler pendant leur séjour chez toi. 

 

Sauf que. Il y a le retour des beaux jours, le Saint-Laurent majestueux et l'incroyable lumière des couchers de soleil d'ici. Il y a le plein emploi, le salaire valorisant, les possibilités professionnelles. Il y a le jour où tu te surprends à échanger avec tes collègues sur le fait que quand même, y en a beaucoup des français icitte, pff, on n'entend que ça dans la rue ! ;) L'habitude que tu as prise de passer chercher ton (grand) café en allant travailler ou de souper pendant ton cours (d'ailleurs, tu dis "souper"), ton avis sur la politique qui s'affine, ton inscription au compost communautaire de ton quartier et au panier bio du maraîcher. Tu te rends compte que tu cherches du sucre d'érable chez Carrefour... mais aussi que tu cherches ta pâte feuilletée bio chez IGA. 

 

Aujourd'hui, au bout de 7 ans et demi, j'ai l'impression de porter en moi une double culture, un heureux mélange, une complexité qui me rend fière. L'immigration n'est plus un sujet cantonné au journal télévisé, je bondis quand j'entends des discours expliquant que les immigrants veulent transformer le pays d'accueil ou profiter des aides sociales. C'est plus compliqué que ça, l'immigration. C'est un défi à relever, qui nous apprend beaucoup, à commencer par nos propres contradictions. Ça ne se prend pas à la légère, mais ce n'est pas la fin du monde non plus, surtout quand on a un passeport qui nous permet de faire machine arrière. L'immigration aujourd'hui fait partie de mon identité, identité multiple, complexe, joyeuse. Je suis un peu française, mais plus vraiment ; un peu québécoise, mais pas complètement.

 

J'aurais aimé pouvoir dire tout ça à la moi d'il y a sept ans, qui n'avait pas mesuré les défis qu'allait poser la première année. "Ne t'inquiète pas, l'aventure est belle". ❤️

Bonjour , 

Merci pour votre témoignage , ça m'encourage beaucoup pour immigrer et résider a canada sur tout que je suis une personne trés touché a sa famillet et son entourage ! disant que ce n'est pas facile de sorter de son zone de confort :) 

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j'adore ta manière de parler de ton expérience et lire ces quelques lignes m'ont réellement fait regretté le fait de ne pas tenter l'expérience à Montréal.  par peur de quitter le confort de la famille et du. boulot et le fait surtout de relever le défi d'une nouvelle expérience au Québec.  j'ai laissé passer ma chance et je viens de laisser expirée ma résidence au moi de septembre . là  je suis engagé et pleins de remords. 

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Le 2019-12-16 à 04:54, alice123 a dit :

Bonjour , 

Merci pour votre témoignage , ça m'encourage beaucoup pour immigrer et résider a canada sur tout que je suis une personne trés touché a sa famillet et son entourage ! disant que ce n'est pas facile de sorter de son zone de confort :) 

Et non ce n'est souvent pas facile. Et on a tous et toutes un rapport différent à cela. :)

Le 2019-12-17 à 11:16, Edendz a dit :

j'adore ta manière de parler de ton expérience et lire ces quelques lignes m'ont réellement fait regretté le fait de ne pas tenter l'expérience à Montréal.  par peur de quitter le confort de la famille et du. boulot et le fait surtout de relever le défi d'une nouvelle expérience au Québec.  j'ai laissé passer ma chance et je viens de laisser expirée ma résidence au moi de septembre . là  je suis engagé et pleins de remords. 

 

Ce n'est jamais perdu :) Une procédure peut être refaite, si jamais les regrets sont trop présents. Ou pas. Après tout, on n'est pas tous et toutes fait.es pour l'émigration, c'est un gros processus et il n'y a pas de problème avec le fait de ne pas oser se lancer :)

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    • By nicol3a
      Bonjour tout le monde,
       
      je suis infirmière bachelière belge (reconnue clinicienne au québec), quand je vois les infirmières françaises qui ont l'ARM, je me demande pourquoi pas nous les belges ? Nos études sont équivalentes aussi. On doit fournir plus de paperasses, repasser l'examen de l'ordre...
      Bon je suis d'accord de repasser un stage d'équivalence et l'examen de l'ordre (c'est nécessaire, je me demande pourquoi les français ne passe pas l'examen de l'ordre? C'est pas logique par rapport aux Québécois mais tant mieux ça fait moins de stress pour eux !) mais on devrait avoir un ARM pour ce qui est de pratique d'exercice, de vouloir continuer nos études, des formations. Car à chaque fois que je dois passer une petite formation (genre de 2h en ligne pour avoir le droit de prescrire), je dois fournir 10000 papiers (ou pire, refaire une formation de 45 heures de soins de plaies et soins communautaires....bon c'est pas gratuit et ça prend du temps, et j'ai suivi durant mes trois année d'études ces cours, comme les français..) prouvant que j'ai bien suivi au moins 45 heures de formation de soins de plaies ou autre car je n'ai pas un diplôme français donc je ne bénéficie pas d'un ARM. 
      Bref, je créer ce forum, pour mobiliser les infirmiers et infirmières belges qui veulent exercer au Québec ! Sommes-nous assez nombreux pour demander un ARM ? Comment fait-on pour obtenir un ARM ? J'ai besoin de savoir que je ne suis pas seule dans cette situation...

      Précision, je n'ai rien contre les infirmiers et infirmières Français(es). Ils méritent amplement l'ARM avec le Canada, c'est juste que je me demande pourquoi nous, les belges, nous l'avons pas, et qu'est ce qu'on devrait faire pour l'avoir...

      En attente de vos retours les infirmiers et infirmières belges !
    • By Okshana
      Bonjour à tous,
       
      J'expose ici mon cas ainsi que mes interrogations. En espérant ne pas vous perdre avec toutes mes questions et moi d'y voir un peu plus clair...
      Je remets tout dans le contexte : 
       
      J'ai vécu durant 4 années au Québec, mon conjoint 7. Mon permis post-diplôme expirant en novembre 2019 et désireuse de rentrer en France je n'ai donc pas entamé les démarches de résidence permanente.
      Nous rentrons en France cet été en Août, mais avec le temps nous sentons comme à la maison plutôt au Québec qu'en France, nous souhaitons donc nous établir à long terme là bas. 
      Je me pose donc diverses questions concernant la démarche a adopter pour entamer la demande de résidence permanente, sachant que : 

      - Je n'ai plus de permis de travail 
      - Mon conjoint à un permis post diplôme valable jusqu'en avril 2021
      - nous souhaitons rentrer au Québec d'ici le début de l'année 2021
       
      A savoir que je me demande s'il est possible de faire une demande de résidence permanente pour deux : au nom de mon conjoint qui a toujours un visa valide ( moi je me "greffe" / conjoint de fait au sien ) le faire depuis le Quebec et ainsi nous pouvons travailler la-bas même après expiration de son visa post diplôme ( avril 2021 ). Si oui y a t il un laps de temps à respecter pour revenir au Quebec et entamer ces démarches ?  
      Car si on entame les démarches de RP depuis la France nous ne pouvons pas venir en attendant travailler temps que la décision du gouvernement n'a pas été prononcé ? Et enfin pouvons nous faire tout cela en conjoint de fait ou doit on présenter deux demandes de RP distincts ?   
      Sachant que je n'ai plus de permis de travail, j'imagine que je suis bloquée pour revenir exercer mon métier avant ...
       
      J'espère avoir exposer tout cela de manière assez clair
      Je vous remercie énormément d'avance pour vos réponses apportées 
       
      Bonne journée !
       
    • By MarieA
      bonjour
      je souhaite vivement pouvoir m expatrier a Quebec.je pars seule avec mes 2 enfants (10 et 11 ans cette année).
      je cherche des contacts avec des familles qui seraient déjà installées à Quebec pour connaitre leur expérience. Partir seule avec 2 enfants met une pression supplémentaire et je m interroge sur la manière de procéder?
      Y a t il réellement des possibilités de travail?je n ai pas de diplôme mais une expérience de 15 ans en tant que secrétaire/aide comptable.
      Vers quelle région de québec me conseillez vous,en prenant compte de l education de mes enfants, du coût des loyers...
      Je viens de belgique,je ne sais pas si cela a une influence...
      Merci pour vos conseils
    • By Lou03
      Bonjour!
      Je souhaite immigrer avec mon conjoint au Québec mais nous sommes un peu perdu, nous avons du mal à savoir si nous sommes éligibles ou pas.
      Mon conjoint a eu un visa travail de 2016 à 2018 et à la résidence permanente depuis Janvier 2019 mais vit avec moi à Paris depuis.
      J'ai eu un PVT en 2016, je suis allée à Montréal de juillet 2016 à novembre 2016.
      En lisant les documents sur le rapprochement de conjoint, j'ai l'impression que mon copain ne peut pas me parrainer car il ne vit pas actuellement au Canada.
      Je peux sinon demander un visa travail car je suis infirmière. Mais cela ne m'arrange pas car je suis en train de me reconvertir dans le pâtisserie. (je n'aurais mon diplôme en pâtisserie qu'en juin 2020 donc je ne peux pas faire la demande dans ce domaine la). 
      Est ce que vous pensez qu'on peut tenter une demande de parrainage même si mon copain ne vit pas actuellement au Canada (en sachant que du moment où j'ai le rapprochement nous partons tous les deux au Québec), ou il vaut mieux que je fasse ma demande solo de visa travail en tant qu'infirmière?
      Je vous remercie!!
    • By Tokug
      Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien ! 
       
      Je suis installé au québec depuis 2018, en AEC d'animation 3D à Québec. Je souhaite m'installer au Canada sur le long terme, et décrocher un emploi dans le secteur du Jeu vidéo/cinéma, et me spécialiser en modélisation 3D. 
       
      J'ai raté deux matières au cours de la session d'hiver 2019, et mon premier permis d'étude ayant expiré en Août 2019, je suis retourné en France, et j'ai refait un nouveau permis d'étude pour rattraper les  deux matières en hiver 2020.
       
      Je viens d'arriver, et j'ai reçu aujourd'hui donc mon second permis d'étude à la douane. 
       
      Mon visa actuel est valide jusqu'au 30 Août 2020, et je recevrais mes résultats totaux en début Août 2020.
       
      De Septembre 2018 à Août 2019, j'étais étudiant à temps plein. 
       
      De Janvier 2020 à Août 2020 je suis étudiant à temps partiel (pour valider les deux matières qui me manquent), sachant que normalement je reçois mon AEC en Août. 
       
      J'ai plusieurs questions à poser : 
       
      - Est-il possible de cumuler deux permis ? Un permis d'étude et de travail ? 
      - Quelles sont les conditions pour être admissible à un permis de travail ouvert, voir un permis de travail post diplôme ? 
      - Est-il possible de faire les démarches à l'intérieur du territoire canadien, sachant que les données biométriques sont valables pour 10 ans, avant que mon permis d'étude 
      actuel n'expire, pour obtenir un permis de travail (ouvert de préférence) ? 
       
      Dans l'attente de vos réponse, je suis ravi de faire votre connaissance à tous. 
       
       
       
    • By SandraOh
      Bonjour,
      Je suis une élève de Terminale S en France qui souhaite poursuivre ses études en architecture afin d'obtenir le DEA, seulement le marché de l'architecture en France n'avance pas, et les salaires sont dérisoires.
      Je souhaite donc après peut-être 2 ans de stage en France me tourner vers un autre pays. Je me suis renseignée sur internet et il se trouve qu'au Québec et au Canada, le marché existe encore !
       
      Voilà, je voudrais donc chercher quelques renseignements. 
      Combien gagne un architecte débutant en moyenne au Québec ? En allant là-bas, vais-je directement trouver du travail ou cela sera-t-il compliqué ? Le DEA me permettra-t-il d'exercer mon métier là-bas ? Faut-il que je passe un autre concours ? Si je fais un cursus ingénieur-architecte, serais-je plus favorisée pour un emploi ?
       
      Bien à vous
    • By Vins66
      Bonjour tout le monde ! 
       
      Je suis un étudiant français ayant un niveau Bac+3 (équivalent licence française) en Commerce International et Marketing
      Je viens de postuler pour l'Automne 2020 à différents programmes, dont notamment :
       
      UQAM : M.sc. Marketing ULAVAL : MBA Marketing stratégique Université de Sherbroooke : M.sc. Marketing  
      Je me renseigne dès à présent même si je n'ai pas encore de décisions d'admission. J'aimerai avoir vos avis quant aux universités et même si c'est très subjectif et personnel, cela pourra m'aider à faire un choix (si choix j'ai haha). Voici les critères qui sont importants pour moi :
       
      La qualité de la vie étudiante sur le campus. Je désire donner de ma personne, participer à des activités/projets et surtout rencontrer des québécois, me créer un réseau La renommée du programme et de l'université auprès des employeurs, au Québec et au Canada en général car je risque d'y rester pour un emploi  
      ---> Les MBA de ULaval sont parmi les rares n'exigeant pas d'expérience professionnelle antérieure. Les MBA ayant initialement été créés pour les professionnels, est-ce utile d'entreprendre un MBA au niveau BAC+3 ? Cela constituerais pour moi un point fort au même titre qu'une M.sc.? 
       
      Merci d'avance ! 🙂
    • By siamine
      Salut j'espère que vous allez bien , je suis un BTS en communication et l'industrie graphique Algérien,  je veux développer mes études au Canada Quebec.
      s'il vous plait si il y a quelqu'un il a des information par rapport à ça et tu peut m'aider en général qu'est ce qu'il faut faire etc .
      Merci
    • By Hautsommet
      Bonjour la communauté, je suis en procedure d immigrer pour etudes ay Canada, mais Un sujet me fait peur en fait, je suis congolais mais residant Dans Un autre pays ou j ai fait 5 ans avec statut de refugier, mais maintenant que ma situation a changer, je suis en procedure d annuler le statut de refugier vu que j ai maintenant droit a Mon passport d origine,. 
      Le problème se pose ici, je veux Faire mes demarches a partir du pays ou je suis refugier mais biensur avec mon passport d origine, cela va t il poser probleme? 
      Sinon a part ça tout le dossier est bon, ma famille au pays possede qlq petite entreprises qui me prendront en charges, bien immobilier etc. 
      Mon gd probleme se pose plus sur le fait que je Crains que mon ancient statut de refugier derange mon dossier. 
      Merci 
    • By KekoPatrick
      Bonjour je suis un jeune camerounais âgé de 26 ans et père de 2 enfants et une conjointe âgé 20 ans elle est coiffeuse, moi je suis diplômé en tant Exploitant-Agricole depuis 2016, ma conjointe et moi nous souhaiterions immigré au Québec, je suis spécialisé dans la production végétale et animale (poulet de chair et porcs).
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