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chachawa

Un peu d'ici et de là-bas : 7 ans et demi à Québec

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Tsé, 7 ans et demi c'est un moment étrange pour faire un bilan. C'est même pas une date anniversaire. C'est juste qu'en enfilant mes bottes, j'ai réalisé que c'est la huitième fois que je vis cette entrée dans l'hiver québécois, celui-là même qui agite les forums et déchaîne les passions. Et wow, c'est fou le chemin parcouru. 

Déjà, j'écris "wow".

Et "tsé".

Et puis après des années d'absence ici, j'ai eu envie de sacrifier au rituel du bilan, de faire un point. De redonner au suivant, peut-être.

 

Bref, en 2012, j'ai débarqué pas assez préparée. Sans argent, avec 23 kilos de bagages, avec zéro connaissance du système universitaire dans lequel je m'embarquais. L'année que j'ai passée a été celle qui a le plus testé ma détermination de ma vie. :D Préparez-vous un peu, on ne le dira jamais assez.

En 2019, je suis toujours aux études, mais aussi insérée dans un milieu professionnel universitaire. La demande de RP est envoyée. Je regarde du côté de l'achat immobilier. 

Pas mal installée, quoi.

 

Et puis, cette sensation permanente de grand écart.

Au Québec, je suis la Française, celle qui parle avec son accent pointu, qui râle un peu trop et qui ne comprend pas certains aspects du système québécois auxquels elle ne s'est jamais confrontée. Celle qui ne prend ses vacances annuelles que pour partir en France parce que c'est Noël. Celle qui boit du vin, tant pis pour les prix de la SAQ. Celle qui s'émerveille encore devant les partys de l'Halloween ou qui ne comprend pas pourquoi toutes ces grosses voitures. Celle qui haï l'hiver. Mais vraiment.

En France, je suis devenue la Québécoise, celle qui parle avec un accent "de là-bas", qui ne connaît plus personne aux Unes des journaux. Celle qui ne comprend plus vraiment le concept du CDD versus le CDI, qui s'émerveille devant le prix du vin, et qui propose de passer au supermarché sur la route du retour, le dimanche soir à 20 heures. Celle qui dit que "ça va, l'hiver, on y survit hein", et qui passe ses samedis matins à passer d'étal en étal au marché avec des cris de joie.

 

Je suis mélangée. Pétrie de deux cultures. Ni d'ici ni de là-bas, mais à la fois de là-bas et d'ici. Quitter le pays dans lequel j'ai grandi m'a permis de m'en détacher et de l'aimer un peu plus. De réaliser que la France, c'est incroyablement beau, avec ses vieilles pierres et ses paysages variés, son odeur des pins au bord de la mer et ses terrasses mignonnes. J'apprécie maintenant y séjourner, avec ce qu'il faut de recul pour ne pas m'enflammer dans des luttes qui  ne sont plus les miennes et qui pourtant m'importent tant. Mon regard est moins acerbe, plus compréhensif. Je n'ai pas quitté la France par désamour, mais elle me semblait acquise, dévoilée, brute. Elle m'apparaît maintenant dans ses nuances, ses ombres, ses pétillements, et j'ai découvert que je l'aimais.

À l'inverse, je suis arrivée acquise au Québec. Toute cette nouveauté, c'était magique. La neige ? Tellement belle ! Les grosses voitures ? Tellement dépaysantes ! La poutine ? Tellement goûteuse ! Les québécois ? Tellement gentils ! Et puis, l'isolement, les difficultés, l'éloignement, le mois d'avril qui n'en finit pas. Être perçue comme l'étrangère, toujours. J'ai appris à voir aussi les nuances de ce pays d'accueil, à en accepter les failles, à en découvrir le fonctionnement et à en apprécier les délices. J'ai pris et j'ai laissé, j'ai pilé sur moi, et j'ai fini par m'acclimater, doucement. Pas juste parce que je sais ce que veut dire "pogner un flat". Mais parce que je fonctionne sans gros heurts dans la société qui m'entoure.

 

Et puis, les douleurs que les expats connaissent. Cette nuit dans l'avion pris en urgence, sans contact avec le sol, à ne pas savoir si l'être cher sera toujours en vie à l'arrivée pour qu'on lui dise au revoir. Les Noël sur Skype, à trinquer avec son chat parce qu'on n'a pas osé accepter l'invitation de ses amis dans leur famille, pour ne pas déranger. Ces questionnements sur l'avenir : ici, là-bas ? Ailleurs ? Ces gens aimés qui se marient, qui ont des enfants, et toi qui n'es toujours pas sur les photos du grand jour. Celles et ceux qui s'éloignent aussi, ou qui croient que tu es en perpétuelles vacances et qui repartent frustrés que tu aies dû travailler pendant leur séjour chez toi. 

 

Sauf que. Il y a le retour des beaux jours, le Saint-Laurent majestueux et l'incroyable lumière des couchers de soleil d'ici. Il y a le plein emploi, le salaire valorisant, les possibilités professionnelles. Il y a le jour où tu te surprends à échanger avec tes collègues sur le fait que quand même, y en a beaucoup des français icitte, pff, on n'entend que ça dans la rue ! ;) L'habitude que tu as prise de passer chercher ton (grand) café en allant travailler ou de souper pendant ton cours (d'ailleurs, tu dis "souper"), ton avis sur la politique qui s'affine, ton inscription au compost communautaire de ton quartier et au panier bio du maraîcher. Tu te rends compte que tu cherches du sucre d'érable chez Carrefour... mais aussi que tu cherches ta pâte feuilletée bio chez IGA. 

 

Aujourd'hui, au bout de 7 ans et demi, j'ai l'impression de porter en moi une double culture, un heureux mélange, une complexité qui me rend fière. L'immigration n'est plus un sujet cantonné au journal télévisé, je bondis quand j'entends des discours expliquant que les immigrants veulent transformer le pays d'accueil ou profiter des aides sociales. C'est plus compliqué que ça, l'immigration. C'est un défi à relever, qui nous apprend beaucoup, à commencer par nos propres contradictions. Ça ne se prend pas à la légère, mais ce n'est pas la fin du monde non plus, surtout quand on a un passeport qui nous permet de faire machine arrière. L'immigration aujourd'hui fait partie de mon identité, identité multiple, complexe, joyeuse. Je suis un peu française, mais plus vraiment ; un peu québécoise, mais pas complètement.

 

J'aurais aimé pouvoir dire tout ça à la moi d'il y a sept ans, qui n'avait pas mesuré les défis qu'allait poser la première année. "Ne t'inquiète pas, l'aventure est belle". ❤️

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beau récit! 

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Quel beau bilan !

 

Je me retrouve tellement dans certains passages (si ce n'est tous...), j'en ai eu les larmes aux yeux.

 

Je suis rentrée en France l'été dernier pour les vacances, pour les mariages de 2 de mes meilleures amies... Ce sentiment de ne plus vraiment être là, après tout, c'est vous qui êtes partis, hein, alors vous plaignez pas qu'on vous manque, et que vous ratez toutes les réunions de copains ! 

 

Je me suis souvenue que la France est un vraiment un beau pays, ses paysages variés m'ont manqué, bien plus que je ne l'avais imaginé. 

On a fait un peu le tri des copains, certains se sont pliés en 4 pour venir nous voir, d'autres n'ont pas compris qu'on n'avait ni le temps, ni les moyens logistiques d'aller jusqu'à eux.  

 

Finalement notre chez-nous, c'est ici maintenant, et ce depuis 4 ans.

 

Encore une fois, c'est un très beau et bon bilan, j'aime votre écriture :)

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Merci pour ce récit tellement touchant, il va se retrouver également sur notre page d'accueil.

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Superbe texte ! bonne continuation

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Et oui. En immigrant, après quelques années, on a le cul entre deux chaises. 

Un peu de son pays d'origine dont on ne veut pas renier nos origines et notre pays d'accueil dont a tellement appris et reçu.

Et puis, on a une ouverture d'esprit que les gens n'ayant pas nécessairement voyagé ou habités dans d'autres pays que les autres ne comprennent pas nécessairement. C'est cela l'immigration. 😀

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Merci vraiment car tu viens de mettre les bons mots sur tout ce que je ressens!! Le cul dans l'Atlantique, de la bas et d'ici même avec nos enfants. 7 ans en Mars pour nous aussi. 

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tellement vrai...il faut être préparer quoi qu'il arrive à devenir un étranger où qu'on soit après une immigration, qu'on reste au Canada ou qu'on retourne en France, on sera toujours une personne d'ailleurs...

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il y a 58 minutes, SDCLEO a dit :

tellement vrai...il faut être préparer quoi qu'il arrive à devenir un étranger où qu'on soit après une immigration, qu'on reste au Canada ou qu'on retourne en France, on sera toujours une personne d'ailleurs...

...Ou des deux, pourquoi pas ? Tout est un peu dans la façon de voir les choses, non ? 

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Il y a 16 heures, bencoudonc a dit :

...Ou des deux, pourquoi pas ? Tout est un peu dans la façon de voir les choses, non ? 

 

C'est surtout le regard des autres le problème....moi je trouve que c'est une richesse de connaitre les 2 cotés mais en général ce sont les autres qui vous font remarquer que vous n'êtes pas d'ici ou plus d'ici...

 

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Qui ne se reconnait pas dans certains passages de ton texte, c'est tellement ça. Après, je pense que faire toutes ses études sur place est un élément supplémentaire de facilité d'intégration que la personne qui a fait une partie de sa carrière en France, et qui se font dans la société québécoise uniquement par le travail. Quelqu'un a posté ton texte sur le groupe facebook "expat family quebec" si tu as envie d'aller lire les réponse.

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Il y a 3 heures, Demina47 a dit :

Qui ne se reconnait pas dans certains passages de ton texte, c'est tellement ça. Après, je pense que faire toutes ses études sur place est un élément supplémentaire de facilité d'intégration que la personne qui a fait une partie de sa carrière en France, et qui se font dans la société québécoise uniquement par le travail. Quelqu'un a posté ton texte sur le groupe facebook "expat family quebec" si tu as envie d'aller lire les réponse.

Merci, je vais aller regarder ça :) 

J'aurais du mal à comparer entre quelqu'un qui a fait toutes ses études ici ou quelqu'un qui est parti en cours de carrière, parce que je ne me reconnais dans aucune des deux situations. J'ai fait toute la première partie de mes études en france, et j'y travaillais, puis je suis partie au Québec où mon intégration s'est faite à la fois par les études et par le travail (oui, j'ai fait vraiment beaucoup d'études ^^). Maintenant j'ai la sensation que de toute façon les expériences sont toujours différentes en termes d'intégration. Je pense que quand j'arrêterai d'étudier (si ça arrive !) j'aurai encore une perspective différente sur la question ! :)

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Bonsoir, je serai pas original mais je suis d’accord avec ce qui a été dit plus haut tu as une belle écriture je suis actuellement en prospection pour tenter l’aventure et dans ton bilan tu ne tombes pas sans le piège de la critique facile sur aucun domaine. C’est juste ton ressenti alors merci c’est très agréable et très bonne continuation.


Envoyé de mon iPhone en utilisant application mobile Immigrer.com

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Le 2019-12-03 à 17:27, chachawa a dit :

Tsé, 7 ans et demi c'est un moment étrange pour faire un bilan. C'est même pas une date anniversaire. C'est juste qu'en enfilant mes bottes, j'ai réalisé que c'est la huitième fois que je vis cette entrée dans l'hiver québécois, celui-là même qui agite les forums et déchaîne les passions. Et wow, c'est fou le chemin parcouru. 

Déjà, j'écris "wow".

Et "tsé".

Et puis après des années d'absence ici, j'ai eu envie de sacrifier au rituel du bilan, de faire un point. De redonner au suivant, peut-être.

 

Bref, en 2012, j'ai débarqué pas assez préparée. Sans argent, avec 23 kilos de bagages, avec zéro connaissance du système universitaire dans lequel je m'embarquais. L'année que j'ai passée a été celle qui a le plus testé ma détermination de ma vie. :D Préparez-vous un peu, on ne le dira jamais assez.

En 2019, je suis toujours aux études, mais aussi insérée dans un milieu professionnel universitaire. La demande de RP est envoyée. Je regarde du côté de l'achat immobilier. 

Pas mal installée, quoi.

 

Et puis, cette sensation permanente de grand écart.

Au Québec, je suis la Française, celle qui parle avec son accent pointu, qui râle un peu trop et qui ne comprend pas certains aspects du système québécois auxquels elle ne s'est jamais confrontée. Celle qui ne prend ses vacances annuelles que pour partir en France parce que c'est Noël. Celle qui boit du vin, tant pis pour les prix de la SAQ. Celle qui s'émerveille encore devant les partys de l'Halloween ou qui ne comprend pas pourquoi toutes ces grosses voitures. Celle qui haï l'hiver. Mais vraiment.

En France, je suis devenue la Québécoise, celle qui parle avec un accent "de là-bas", qui ne connaît plus personne aux Unes des journaux. Celle qui ne comprend plus vraiment le concept du CDD versus le CDI, qui s'émerveille devant le prix du vin, et qui propose de passer au supermarché sur la route du retour, le dimanche soir à 20 heures. Celle qui dit que "ça va, l'hiver, on y survit hein", et qui passe ses samedis matins à passer d'étal en étal au marché avec des cris de joie.

 

Je suis mélangée. Pétrie de deux cultures. Ni d'ici ni de là-bas, mais à la fois de là-bas et d'ici. Quitter le pays dans lequel j'ai grandi m'a permis de m'en détacher et de l'aimer un peu plus. De réaliser que la France, c'est incroyablement beau, avec ses vieilles pierres et ses paysages variés, son odeur des pins au bord de la mer et ses terrasses mignonnes. J'apprécie maintenant y séjourner, avec ce qu'il faut de recul pour ne pas m'enflammer dans des luttes qui  ne sont plus les miennes et qui pourtant m'importent tant. Mon regard est moins acerbe, plus compréhensif. Je n'ai pas quitté la France par désamour, mais elle me semblait acquise, dévoilée, brute. Elle m'apparaît maintenant dans ses nuances, ses ombres, ses pétillements, et j'ai découvert que je l'aimais.

À l'inverse, je suis arrivée acquise au Québec. Toute cette nouveauté, c'était magique. La neige ? Tellement belle ! Les grosses voitures ? Tellement dépaysantes ! La poutine ? Tellement goûteuse ! Les québécois ? Tellement gentils ! Et puis, l'isolement, les difficultés, l'éloignement, le mois d'avril qui n'en finit pas. Être perçue comme l'étrangère, toujours. J'ai appris à voir aussi les nuances de ce pays d'accueil, à en accepter les failles, à en découvrir le fonctionnement et à en apprécier les délices. J'ai pris et j'ai laissé, j'ai pilé sur moi, et j'ai fini par m'acclimater, doucement. Pas juste parce que je sais ce que veut dire "pogner un flat". Mais parce que je fonctionne sans gros heurts dans la société qui m'entoure.

 

Et puis, les douleurs que les expats connaissent. Cette nuit dans l'avion pris en urgence, sans contact avec le sol, à ne pas savoir si l'être cher sera toujours en vie à l'arrivée pour qu'on lui dise au revoir. Les Noël sur Skype, à trinquer avec son chat parce qu'on n'a pas osé accepter l'invitation de ses amis dans leur famille, pour ne pas déranger. [url=https://www.dariimmo.com/]terrainavendretunisie[/url]  Ces questionnements sur l'avenir : ici, là-bas ? Ailleurs ? Ces gens aimés qui se marient, qui ont des enfants, et toi qui n'es toujours pas sur les photos du grand jour. Celles et ceux qui s'éloignent aussi, ou qui croient que tu es en perpétuelles vacances et qui repartent frustrés que tu aies dû travailler pendant leur séjour chez toi. 

 

Sauf que. Il y a le retour des beaux jours, le Saint-Laurent majestueux et l'incroyable lumière des couchers de soleil d'ici. Il y a le plein emploi, le salaire valorisant, les possibilités professionnelles. Il y a le jour où tu te surprends à échanger avec tes collègues sur le fait que quand même, y en a beaucoup des français icitte, pff, on n'entend que ça dans la rue ! ;) L'habitude que tu as prise de passer chercher ton (grand) café en allant travailler ou de souper pendant ton cours (d'ailleurs, tu dis "souper"), ton avis sur la politique qui s'affine, ton inscription au compost communautaire de ton quartier et au panier bio du maraîcher. Tu te rends compte que tu cherches du sucre d'érable chez Carrefour... mais aussi que tu cherches ta pâte feuilletée bio chez IGA. 

 

Aujourd'hui, au bout de 7 ans et demi, j'ai l'impression de porter en moi une double culture, un heureux mélange, une complexité qui me rend fière. L'immigration n'est plus un sujet cantonné au journal télévisé, je bondis quand j'entends des discours expliquant que les immigrants veulent transformer le pays d'accueil ou profiter des aides sociales. C'est plus compliqué que ça, l'immigration. C'est un défi à relever, qui nous apprend beaucoup, à commencer par nos propres contradictions. Ça ne se prend pas à la légère, mais ce n'est pas la fin du monde non plus, surtout quand on a un passeport qui nous permet de faire machine arrière. L'immigration aujourd'hui fait partie de mon identité, identité multiple, complexe, joyeuse. Je suis un peu française, mais plus vraiment ; un peu québécoise, mais pas complètement.

 

J'aurais aimé pouvoir dire tout ça à la moi d'il y a sept ans, qui n'avait pas mesuré les défis qu'allait poser la première année. "Ne t'inquiète pas, l'aventure est belle". ❤️

Bonjour , 

Merci pour votre témoignage , ça m'encourage beaucoup pour immigrer et résider a canada sur tout que je suis une personne trés touché a sa famillet et son entourage ! disant que ce n'est pas facile de sorter de son zone de confort :) 

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j'adore ta manière de parler de ton expérience et lire ces quelques lignes m'ont réellement fait regretté le fait de ne pas tenter l'expérience à Montréal.  par peur de quitter le confort de la famille et du. boulot et le fait surtout de relever le défi d'une nouvelle expérience au Québec.  j'ai laissé passer ma chance et je viens de laisser expirée ma résidence au moi de septembre . là  je suis engagé et pleins de remords. 

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Le 2019-12-16 à 04:54, alice123 a dit :

Bonjour , 

Merci pour votre témoignage , ça m'encourage beaucoup pour immigrer et résider a canada sur tout que je suis une personne trés touché a sa famillet et son entourage ! disant que ce n'est pas facile de sorter de son zone de confort :) 

Et non ce n'est souvent pas facile. Et on a tous et toutes un rapport différent à cela. :)

Le 2019-12-17 à 11:16, Edendz a dit :

j'adore ta manière de parler de ton expérience et lire ces quelques lignes m'ont réellement fait regretté le fait de ne pas tenter l'expérience à Montréal.  par peur de quitter le confort de la famille et du. boulot et le fait surtout de relever le défi d'une nouvelle expérience au Québec.  j'ai laissé passer ma chance et je viens de laisser expirée ma résidence au moi de septembre . là  je suis engagé et pleins de remords. 

 

Ce n'est jamais perdu :) Une procédure peut être refaite, si jamais les regrets sont trop présents. Ou pas. Après tout, on n'est pas tous et toutes fait.es pour l'émigration, c'est un gros processus et il n'y a pas de problème avec le fait de ne pas oser se lancer :)

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    • By Jazzann
      Bonjour à tous et à toutes! Je suis une recherchiste/scénariste de Montréal et pour un projet lié à l'accueil des nouveaux arrivants, je suis à la recherche de familles avec un enfant (ou plus) âgé entre 4 et 7 ans, venues d'Europe, et qui s'installeront à Montréal ou dans les environs au cours de l'été 2020 (entre la fin juin et le début septembre). Vous vous reconnaissez ou vous reconnaissez certains de vos proches? J'aimerais vous parler! Au plaisir de faire votre connaissance!


       
       
    • By Guigou
      Bonjour à tous!
       
      J'ai jusqu'à présent eu de la chance, je n'ai encore jamais eu besoin de consulter un médecin au Québec.
      Le moment est cependant venu, j'ai une douleur persistante qui traine depuis 3 mois et je voudrais consulter pour savoir de quoi il retourne et me faire soigner.
      J'ai bien du mal à comprendre le système de santé Québécois et je me demande si vous sauriez me renseigner.
       
      Pour info, je suis résident permanent, j'habite à Montréal, j'ai la RAMQ, un emploi salarié, une assurance collective par mon employeur. Rien que tu très classique pour un immigré salarié au Québec.
       
      De ce que je comprends, il y'a le "choix" pour se faire soigner de:
      - Se rendre à l'hopital (aux urgences?) mais ils sont pleins et les délais d'attente sont inhumains
      - Se rendre dans une "clinique sans rendez-vous", mais en fait avec rendez-vous sinon on n'a pas de consultation
      Il reste l'appel au 811 qui me semble ne servir à rien. Prendre du Tylenol ne servira à rien pour une douleur de 3 mois.
       
      Concernant les cliniques sans avec rendez-vous, je crois comprendre que:
      - Il faut obligatoirement un rendez-vous pour s'y rendre
      - La très grande majorité font affaire avec le site Bonjour-Santé pour la gestion de leur rendez-vous (https://bonjour-sante.ca/). Le site a une option permettant de payer quasiment $20 pour augmenter ses chances de trouver un rendez-vous.
      - Il existe aussi un site gouvernemental du ministère de la santé pour les prises de rendez-vous (https://www.rvsq.gouv.qc.ca/fr/)
       
      Mon problème avec Bonjour-Santé et le site gouvermental est que je ne trouve strictement aucun rendez-vous dans aucune de la petite dizaine de cliniques testées. Je suis allé chercher jusqu'à Chicoutimi, sans succès.
       
       
      Rendu là, j'ai plusieurs questions pour la communauté:
       
      Je crois comprendre que les consultations en clinique sont payantes. Si c'est bien le cas, sont-elles remboursées (au moins en partie) par la RAMQ? Par l'assurance collective de mon employeur?
       
      Dans mon cas (non urgent), comment puis-je voir un docteur?
      Vaut-il mieux aller à l'hopital? Dans une clinique?
      Si c'est dans une clinique, faut-il ou pas un rendez-vous? Si oui, comment en prendre un sachant que je n'arrive à rien via les sites indiqués plus haut?
       
       
      Un gros merci par avance!
    • By Nelipsia
      Salut à tous,
       
      J'ai effectué un PVT à Montréal en 2018, suis tombée en amour du pays, et m'apprête à y retourner après de looooooongues démarches auprès de l'immigration grâce à un permis de travail temporaire fermé de 3 ans. 🤩
       
      A ce stade , j'ai enfin reçu mon EIMT hier (le CAQ suivra dans quelques jours) et je décollerai donc en avril 2020.
      Pour ne pas perdre encore plusieurs mois, je demanderai mon permis de travail directement au point d'entrée.
       
      Travaillant avec des enfants, j'ai effectué une visite médicale préalable il y a quelques semaines en Belgique. Le médecin m'a remis un document avec un numéro IUM.
      Il m'a expliqué que, comme il avait lui-même ouvert le dossier, il fallait que je lie cette visite médicale grâce au numéro IUM à mon dossier d'immigration afin que les douaniers puissent le retrouver. 
       
      Seulement, je ne trouve pas vraiment comment effectuer cette démarche.
      Sur le site de l'immigration (monCIC), il existe une fonction "Vous avez soumis votre demande sur papier, ou vous ne voyez pas votre demande en ligne dans votre compte?  Ajoutez (liez) votre demande à votre compte pour y accéder et pour en vérifier l'état en ligne".
      Mais je n'arrive pas à trouver à trouver ma demande par ce biais, probablement parce que la "demande" évoquée ici concerne le permis de travail en tant que tel, qui lui n'a pas encore été demandé comme je vais faire la démarche à l'aéroport... 
       
      Bref, tout ça pour demander : y a-t-il quelque chose à faire au préalable concernant cette visite médicale ? Ou si je me rends aux services d'immigration en arrivant à l'aéroport de Montréal avec lettre EIMT + CAQ + offre d'emploi + document de visite médicale (avec IUM), on pourra me faire mon permis de travail fermé avec autorisation de travailler avec les enfants ?
       
      Merci d'avance ! 
    • By Kadchir
      Bonjour à tous 
      J'ai reçu un refus de caq par ce que le délais de mon inscription était passer et parce que je m'étais inscrit à temps partiel,  alors j'ai reporter ma session pour ce moi de septembre et j'ai également changer le régime à temps complet j'ai envoyer mes documents par la poste et ils sont arrivés le 20 janvier 2020, alors aujourd'hui c'est le 26 et je n'ai toujours pas reçu de mail 
      Pour ceux qui sont expérimentés dois je m'inquiéter ??
      Merci 
    • By Max2908
      Bonjour à tous,
       
      Avec ma femme et mes deux enfants, nous avons comme projet de partir vivre à Québec d'ici quelques années.
       
      Cependant, on se demande si ses parents et son petit frère peuvent nous rejoindre dans cette aventure.
       
      Savez-vous si cela est possible? En sachant que sa mère est sans emploi, son père est à la retraite et son frère commençant la vie active. Diplôme de professeur néerlandais anglais en poche.
       
      Je suis belge et ma femme et sa famille sont français.
       
      Existe t'il un moyen pour partir tous ensemble?
       
      Merci pour vos futures réponses.
    • By Michelle13
      Bonjour à toutes et à tous,
       
      C'est mon premier message sur ce forum. J'aurais besoin de quelques renseignements concernant les délais d'immigration au Québec.
      J'habite en France. Je viens de signer un contrat permanent de professeur dans une université québécoise. L'université a fait une demande de validation de l'offre d'emploi auprès du MIDI fin janvier. Je devrais commencer le travail au 1er août. Pourriez-vous me donner des informations concernant les délais :
      pour avoir la validation de l'offre d'emploi permanent ; pour avoir le CSQ ; pour avoir la RP. Pensez-vous possible de pouvoir tout faire en 7 mois? Je reste optimiste... 😀
       
      Merci par avance de vos réponses.
       
      Michelle
       
       
       
    • By valbar
      Bonjour,
       
      J'ai été admis dans le programme "compléments de formation" à temps plein pour le mois de septembre (il s'agit d'une sorte de "prépa") à l'niversité de Montréal. J'ai postulé en parallèle à des bachelors, j'aurais les réponses de ces candidatures au mois de juin. J'ai postulé au programme de prépa en backup, au cas où je serais refusé en Bachelor.
       
      Si je suis admis en bachelor, ce sera naturellement mon premier choix. Devrais-je déja demander un permis d'étude en utilisant la lettre d'acceptation du programme de compléments de formation ? Si je suis admis plus tard en Bachelor, devrais-je refaire toutes les démarches ?
       
      Il peut être utile de noter que je me rends à Montréal en mai prochain, j'ai été accepté en études libres pour suivre quelques cours qui sont préalables aux bachelors auquels j'ai postulé. J'ai lu que si j'effectue ma demande de permis d'études depuis le Canada je devrais peut etre quitter le pays, pour y revenir ensuite. Est-ce que c'est correct ? Pour ces études j'ai obtenu une autorisation de voyage électronique qui est liée à mon passeport. C'est tout ce dont j'ai besoin, correct ?
       
      Je vous remercie.
       
      Valentin
    • By Liseth
      Bonjour à tous,
       
      Suite à l’obtention de mon diplôme du Québec en 2015, j'ai obtenu un permis de travail ouvert post diplôme valide jusqu'à Septembre 2020. Mais c'est jusqu'à Juin 2019 que j'ai demandé mon CSQ et en suite j'ai fait la demande de résidence permanente auprès du Fédéral (Pas encore des réponses, aucune). Cependant je pense que je dois renouveler mon permis de travail, car mon permis actuel pourrait expirer avant que je reçoive la réponse de ma résidence permanente.
       
      J'ai un contrat de travail professionnel à durée indéterminée depuis 2018. J'ai lu en ligne que mon employeur doit accéder à un portail pour créer un offre d'emplois et payer des frais pour cette demande. Mais  mon employeur ne va vouloir faire cela, il n'est pas habituer à engager des employés étrangers Il n'y a pas non plus une personne responsable pour cela au bureau local. 
       
      1. Est-ce que pour renouveler un permit de travail ouvert post-diplôme il faut absolument avoir cet offre d'emplois officiel ? Il existe une autre façon ? 
      2. Avez-vous déjà essayer le tour du poteau pour faire cette renouvellement plus récemment en 2019 ou 2020? 
      3. En lieu d'avoir cette offre d’emplois dans le portail, Pourrais-je apporter:  mon CAQ,  mon contrat de travail officiel + une lettre de mon employeur ? (en plus des formulaires)?
       
      Cela  me stresse bcp demander à mon patron de faire des démarches pour créer l'offre d'emplois.
      Toute information est important pour moi en ce moment. 
       
      Merci bcp d'avance !
       
       
       
       
       
    • By Quebec98
      Bonjour,
       
      Alors voilà je ne suis jamais allé au Québec mais je désire fortement y vivre, c'est un projet que je rêve de réaliser. 
      Actuellement je suis un étudiant en deuxième année de droit, cependant je n'aime pas ma filière. Plus tard j'aimerais travailler dans l'éducation à la petite enfance en CPE au québec, je veux justement changer de domaine car j'aime beaucoup les petits et je ne me vois pas travailler devant un ordi à longueur de journée ni dans un tas de paperasse sans fin. De ce fait j'aimerais après ma licence, m'orienter vers un DEC technique d'éducation à l'enfance au Québec (CEGEP). Or, mon père n'est pas chaud pour cette idée, il a beaucoup de préjugés, pour lui, faut faire uniquement un métier qui rapporte beaucoup d'argent, mais moi j'ai une autre vision de la vie, je préfère un métier qui me plaît et qui rémunère moins plutôt qu'un métier bien payé qui ne me plaît pas. Et il veut que je fasse un master, cependant je ne me sens pas capable d'en faire un, trop dur et pas envie car ça ne me mènera pas au travail voulu. Pour ce qui est de ma mère, elle me comprend pour le changement d'orientation, mais son inquiétude réside sur le fait de la débrouillardise, le fait de vivre seul etc la paperasse administrative là bas etc, le fait que ce soit loin et donc pas simple en cas de besoin d'aide.
      Mais elle m'a laissé une ouverture, car elle m'a dit qu'elle préfère que je me fasse une première expérience là bas avant de vouloir faire des études là bas.
       
      Et donc je voulais vous demander quelles sont les options envisageables s'il vous plaît ?
       
      PVT? Agence française au québec etc? Autres ?
       
      Merci par avance pour vôtre aide.
    • By nicol3a
      Bonjour tout le monde,
       
      je suis infirmière bachelière belge (reconnue clinicienne au québec), quand je vois les infirmières françaises qui ont l'ARM, je me demande pourquoi pas nous les belges ? Nos études sont équivalentes aussi. On doit fournir plus de paperasses, repasser l'examen de l'ordre...
      Bon je suis d'accord de repasser un stage d'équivalence et l'examen de l'ordre (c'est nécessaire, je me demande pourquoi les français ne passe pas l'examen de l'ordre? C'est pas logique par rapport aux Québécois mais tant mieux ça fait moins de stress pour eux !) mais on devrait avoir un ARM pour ce qui est de pratique d'exercice, de vouloir continuer nos études, des formations. Car à chaque fois que je dois passer une petite formation (genre de 2h en ligne pour avoir le droit de prescrire), je dois fournir 10000 papiers (ou pire, refaire une formation de 45 heures de soins de plaies et soins communautaires....bon c'est pas gratuit et ça prend du temps, et j'ai suivi durant mes trois année d'études ces cours, comme les français..) prouvant que j'ai bien suivi au moins 45 heures de formation de soins de plaies ou autre car je n'ai pas un diplôme français donc je ne bénéficie pas d'un ARM. 
      Bref, je créer ce forum, pour mobiliser les infirmiers et infirmières belges qui veulent exercer au Québec ! Sommes-nous assez nombreux pour demander un ARM ? Comment fait-on pour obtenir un ARM ? J'ai besoin de savoir que je ne suis pas seule dans cette situation...

      Précision, je n'ai rien contre les infirmiers et infirmières Français(es). Ils méritent amplement l'ARM avec le Canada, c'est juste que je me demande pourquoi nous, les belges, nous l'avons pas, et qu'est ce qu'on devrait faire pour l'avoir...

      En attente de vos retours les infirmiers et infirmières belges !
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