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isatis

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Everything posted by isatis

  1. Bonjour Christina, Merci pour votre témoignage, court, simple mais tellement fort. Vous avez beaucoup de courage et je vous félicite pour votre parcours, pour votre endurance et pour votre résilience. Je vous souhaite d'être heureuse avec vos enfants et votre compagnon, que la vie vous soit douce. Cathy
  2. Bonjour, Je me suis complètement reconnue dans ton histoire, très bien racontée d'ailleurs. On lit avec simplicité, ça "coule tout seul" Cela va faire 12 ans que je suis rentrée en France et je n'arrive toujours pas à me reconnecter, que ce soit par le travail, les "ami(e)s", la famille. La France est belle, comme tous Pays elle a ses richesses diverses et variées mais le Québec est dans mon cœur ... Merci pour ton témoignage, je te souhaite une belle continuation.
  3. Bravo à vous 5, vous avez eu beaucoup de courage de tout laisser, partir avec 3 enfants et le chien ! D'ailleurs comment a t'il vécu sa vie au Québec votre Champion ? Changer de vie, de Pays est loin d'être facile. Vous vous êtes adaptés, vous avez cru en vous et en l'avenir même si tout n'a pas été facile. Vous avez surmonté les difficultés de tous ordres et au final vous êtes heureux ! Merci pour ce partage et très belle continuation à tous !
  4. Je te souhaite de réussir ton retour au Québec, d'aller au bout de tes rêves et de tes envies. En y croyant à fond comme tu sembles le faire cela ne peut être que positif et tu n'auras, de toute manière, aucun regret J'ai vécu 4 ans au Québec et depuis mon retour en France, ça va faire 10 ans en juin (déjà ...) c'est la galère côté boulot. Et je garde ma vie là-bas dans mes souvenirs heureux malgré les embûches Si je le pouvais je partagerais ma vie entre la France et le Canada ...
  5. Commentaire très positif, très dynamique, tu as cru en toi et c'est ce qui t'a amené là où tu es , super Tu as plein de projets, vu ton enthousiasme je suis sûre que tu vas les réaliser !! Bonne continuation sur les routes du Québec, du Canada ou de partout ailleurs !
  6. Merci pour ton témoignage Au fur et à mesure que je le lisais et que j'arrivais vers la fin je me disais : " j'espère qu'il va repartir au Québec ..." Je suis contente que tu aies trouvé ta place et que tes manques aient été comblés. Tes questions étaient légitimes et aujourd'hui tu as eu tes réponses Maintenant tu sembles savoir où tu dois être et avec qui, même si rien n'est fixe dans la vie et que demain peut t'amener vers un autre ailleurs tout aussi riche Je te souhaite le meilleur à venir et surtout d'être heureux là où tu es.
  7. Le Québec me manque :wub:

  8. Je trouve pathétique et irrespectueux de polluer autant le sujet de Ludovic et Laura. Parlez-vous en messages privés mais n'encombrez pas des pages et des pages pour des querelles sans intérêt qui n'ont pas leur place ici ... Merci à Ludovic et Laura pour toutes les infos transmises, je vous souhaite le meilleur à venir
  9. Il semblerait que ce soit vrai, cliquez sur le lien donné en bleu dans le message de Laurent et vous verrez que cet orignal n'a pas été le seul à profiter de cette piscine ! Et le top c'est que la piscine a résisté !! Là où il y a de la gêne il n'y a pas de plaisir dit-on !! Il semble l'avoir compris et le mettre en pratique !! Finalement, cette photo est très orignal
  10. Je suis d'accord avec cette invasion de la langue anglophone partout et pour tout. Pourquoi toujours vouloir changer un mot et le mettre en anglais, en France restons français ! Utilisons l'anglais à bon escient mais gardons notre langue à l'abri du grand n'importe quoi car cela devient ridicule !
  11. Je me suis bien reconnue dans vos propos sauf que moi je suis partie seule. Ne rien regretter, aller jusqu'au bout de votre aventure, de tout cœur avec vous et quoiqu'il arrive cela ne sera qu'un + !! Bon courage à vous, grands et petits
  12. J'avoue que j'ai du mal à suivre par moments ! Par contre, je trouve vraiment dommage de se tirer dans les pattes comme je le vois. Ne peut-on pas aborder un ou des sujets sans se "taper sur la tronche" virtuellement ? Je pars d'un bilan perso pour arriver au sexisme SVP, si vous avez des choses à vous dire entre vous, le mieux c'est de le faire en MP. On perd le fil de l'idée première à force. Merci
  13. Bonjour Ivy Bijou, Je me suis dirigée vers le Québec car mon anglais n'était pas suffisamment bon pour que j'ose aller dans une province anglophone. De plus, je connaissais une personne au Québec, c'était plus rassurant pour moi de ne pas me retrouver trop perdue !
  14. Bonjour Shore, J'ai bien réfléchi avant de refaire une demande d'immigration, en pesant les pour et les contre. Je n'ai jamais pensé que "l'herbe serait plus verte" là-bas, juste différente Le travail est la chose primordiale pour tout le monde et encore plus dans un nouveau pays où l'on doit tout recommencer au niveau administratif, social, culturel, amical etc ... J'ai accepté sans rechigner des petits boulots à 9 dollars de l'heure, j'ai galéré pendant des mois sans savoir ce qui allait se passer. J'ai mis toute la bonne volonté et plein de courage à tout régler en France (papiers, meubles, appart, malles par bateau), à préparer le mieux possible ma venue, à tout mettre à niveau arrivée sur place (rechercher un emploi, participer à des formations, refaire les papiers, récupérer les malles, acheter les meubles). Je ne pensais pas que professionnellement je serais barrée ainsi et oui j'ai été déçue. Qui ne l'aurait pas été ? C'est sûr qu'un projet d'immigration n'est pas vu ni vécu de la même manière à 20 ans qu'à 40 !! L'expérience, la formation déjà acquises à 40 ans sont plus difficiles à remettre en question.
  15. Bonjour trefle, Perso, je n'ai jamais entrevu le Québec comme un rêve, ça c'était plutôt mes amis et collègues qui le vivaient à ma place. Je voulais y aller pour plusieurs raisons : - parce que j'avais beaucoup apprécié le voyage fait auparavant pendant un mois sur 6 Provinces, mais ça c'était le côté idyllique de la chose, vue par la touriste que j'étais sachant très bien que la réalité était toute autre. Ce pays m'attirait fortement tout de même, et ce, bien avant d'y aller. Depuis mon enfance en fait je voulais connaître le Canada. - parce que je savais qu'ils étaient plus à la pointe qu'en France dans mon domaine professionnel et que je souhaitais m'enrichir sur ce point de vue (autisme, psychoses infantiles particulièrement). - parce qu'enfin je souhaitais aussi tout simplement connaître une nouvelle culture, il y a tellement à apprendre d'un pays à un autre. Je pense que j'ai fait tout le nécessaire avant de partir pour essayer d'être la mieux "outillée" possible mais c'est vrai que je partais à l'aventure donc avec des imprévus prévisibles finalement. Je ne savais pas ce qui m'attendait réellement et ça je l'avais bien en tête. J'aurais juste aimé être au courant de plus de choses, mais est-ce possible ? Apparemment non J'aurais apprécié que l'on me dise certains côtés négatifs, toute société en a. Je les aient juste découverts au fur et à mesure. Quand un gouvernement cherche des immigrants, il faut pouvoir les attirer mais aussi pouvoir les garder et s'en donner les moyens sinon quel est le but ? Ceci dit, je le répète, je ne regrette rien. Ce que j'ai vécu est un plus dans ma vie, c'est certain
  16. Merci Cherrybee pour ton commentaire Je ne suis pas d'accord lorsque tu dis "Il faut arrêter de dire que le gouvernement québécois n'est pas honnête dans sa démarche vis à vis des futurs immigrants." On peut montrer une vitrine comme tu dis tout en restant honnête ... Le gouvernement québécois et les québécois ou tout autre gouvernement et peuple qui désirent des immigrants ont tout intérêt à vendre la marchandise avec le plus de crédibilité et de vérité possible parce qu'au final beaucoup rentrent en France (et ça lors des conférences on ne le dit pas non plus) et ça dessert plus que ça ne sert un pays. Je serais curieuse de savoir combien sont revenus au fil des ans et le bilan sur quelques années partis/revenus. Tu as raison par contre pour " Par la suite, c'est aux employeurs qui pleurent de ne pas trouver de travailleurs qualifiés de faire leur part du travail." Je pense que le partenariat Gouvernement/Employeurs est nécessaire pour une meilleure réussite générale, tout le monde y trouvera son compte. Il faut juste savoir qui veut quoi ...
  17. Automne, je suis d'accord avec toi quand tu dis "toujours bien prendre le temps de s'informer directement avec les organismes, les écoles ou les employeurs d'ici sur le métier que l'on veut exercer ici avant de venir." Et c'est ce que j'ai fait pendant 15 jours avant mon arrivée. J'aurais apprécié que les employeurs rencontrés, au vu de mon cv en main, me disent que je ne pourrais pas accéder à un poste similaire et le pourquoi de cette raison. Comment aurais-je pu le deviner si personne ne dit rien ?!! Sinon par rapport à ton pseudo, l'Automne est ma période préférée au Québec, l'été indien avec sa douceur, les belles couleurs des feuilles qui sont un vrai tableau de la Nature, aller aux pommes, magnifique !! Merci à vous !
  18. Bonjour, Bien que partie au Québec en 2004 et revenue en France en 2008, il me fait plaisir de partager cette tranche de vie avec vous. Depuis mon retour, peut-être que certaines choses ont changé, en mieux, je le souhaite à tous ceux qui souhaitent faire le grand saut. Voici mon témoignage J'avais fait une première demande d'immigration en 1998 qui a abouti à l'obtention d'un visa de résident permanent mais comme je n'arrivais pas à trouver un emploi avant de partir si loin (malgré l'envoi de très nombreux cv) et n'ayant personne au Québec pour m'aider, je ne suis finalement pas partie. En 2002, suite à un traumatisme dans ma vie qui m'a fait réaliser qu'elle est trop fragile et qu'elle ne tient qu'à un fil, ne voulant pas regretter de ne pas être allée jusqu'au bout de mon choix, je refais une demande et là, même si je ne trouve pas de job avant de partir, eh bien tant pis, si j'ai le visa je m'envole !! J'avais trop le Québec dans le cœur et à l'esprit tous les jours ... (j'avais fait un voyage familial au Canada sur 6 provinces dont le Québec en 1997, 10 000 km sur un mois, inoubliable ...). Après avoir réalisé toutes les démarches administratives et médicales auprès de la Délégation Générale du Québec et de l'Ambassade du Canada à Paris (des dossiers qui se suivent les uns les autres sans compter les frais !!), j'ai obtenu mon visa de résident permanent fin 2003. Je dois signaler que lorsque j'ai été reçue à la Délégation Générale du Québec à Paris, le conseiller m'a certifié : "Madame, vous n'aurez aucun problème pour trouver du travail au Québec, vous êtes spécialisée et ils manquent de gens comme vous là-bas.". J'ai un diplôme de monitrice-éducatrice avec, à ce moment-là, une expérience professionnelle de 13 années dans le milieu de la déficience intellectuelle enfants et adultes. Ravie de ce fait, cela me conforte à continuer le processus. Partant seule au Québec, j'ai d'abord posé 2 semaines de congés en avril 2004 pour prendre les devants de ma future installation pour septembre. Je suis arrivée sur Châteauguay (je venais de connaître une personne y habitant et se proposant de m'aider), rive-sud de Montréal, pour chercher un travail et un logement. J'ai trouvé le logement en 8 jours mais pas la job malgré le fait d'avoir loué une voiture pendant une semaine et d'avoir sillonné les environs jusqu'à me perdre dans les bouchons montréalais qui ne déméritent pas des nôtres !! Bonjour l'avenue Laurier-Est-Ouest, les ponts etc .... J'ai rencontré des gens, déposé des CV en annonçant mon prochain retour définitif pour fin septembre 2004, les personnes rencontrées me demandant de repasser les voir à ce moment-là. Septembre 2004, Châteauguay me voilà !!! C'est le sourire greffé (au contraire de ma famille pas très tranquille de me voir partir si loin et seule ...) que je m'envole vers la Belle Province. Je renouvelle mes demandes d'emplois aux différents endroits vus en avril précédent, je passe des entretiens mais rien de positif avec toujours cette phrase en réponse "vous ne correspondez pas au profil demandé" (phrase qui m'a pas mal énervée à force, j'avoue !!) et pas de plus amples informations à ce sujet ... Cela me fait faire une aparté par rapport aux diplômes et à leurs reconnaissances ou équivalences : quelques semaines après mon arrivée au Québec, j'ai participé à une session d'accueil pendant quelques jours à Longueuil pour l'installation des immigrants avec plusieurs intervenants et divers conseils en tous genres et en plus la validation de mes diplômes via une équivalence québécoise. J'ai trouvé, au vu des documents que l'on m'a remis, que déjà quelque chose n'allait pas et que ma situation professionnelle me semblait moins reconnue qu'en France. Je suis retournée quelques temps plus tard à Longueuil voir la personne qui avait validé mon équivalence pour lui signaler les difficultés que je rencontrais à trouver un emploi et qu'il m'explique les termes de l'équivalence car la scolarité québécoise est différente de celle de la France, ce ne sont pas les mêmes étapes de cycles scolaires ni les mêmes termes de niveaux (un baccalauréat français n'a rien à voir avec un baccalauréat québécois par exemple). Mes équivalences n'ont pas été changées pour autant et mon expérience professionnelle n'était absolument pas reconnue, comme si mes 13 années en France dans le domaine de la déficience ne valaient rien. Quelle énorme déception ... Je finirai par trouver un petit emploi de quelques heures pour une association en février 2005 (soit plus de 4 mois après mon arrivée) mais cela n'a pas duré car la responsable n'avait pas droit à des aides de l'état pour me garder, en tout cas c'est ce qu'elle m'a annoncé. Nouvelle job auprès d'une autre association de mars à juin 2004, je travaille quelques heures dans le mois, les fins de semaines principalement et je vivote grâce à mes finances transférées de France (une chance que j'avais de l'argent de côté). Je croise les doigts et j'espère juste que la situation n'est que temporaire parce que l'argent fond comme neige au soleil, c'est le cas de le dire dans ce beau pays ... Durant cette même période je participerai à une formation pour chercher un emploi (refaire le cv à la québécoise, passer des tests et des appels à des employeurs, ne pas rester seule dans mon coin etc ...) Puis je commence un nouveau travail ailleurs dans ma qualification (dans du privé) fin juin 2005 avec un temps plein, un salaire horaire plus intéressant et un espoir de voir ma situation s'améliorer encore plus en septembre, ce qui ne se fera finalement pas car les promesses dites en juin ne seront pas tenues en septembre ni après !! La chance me sourit quand même un peu grâce à l'appel d'un organisme gouvernemental en septembre (suite à 2 cv déposés, l'un un an avant, l'autre 6 mois avant) et nouveau travail en octobre 2005 mais pas dans ma qualification. On me donne quand même ma chance dans un emploi en-dessous qui ne nécessite pas de contact particulier avec la population accueillie dans cet établissement (et pour laquelle j'ai été formée et avec qui j'ai tout de même une belle expérience française ...). Tout en travaillant pour ce nouvel organisme, j'ai continué mes recherches auprès d'un Cégep pour expliquer ma situation et pour essayer de comprendre pourquoi je n'arrivais pas à trouver un emploi similaire au mien en France. Grâce à une personne gentille et compétente et je l'en remercie, j'ai donc su à ce moment-là que mon diplôme de monitrice-éducatrice en France, avec 2 années de formation et 13 années d'expérience, n'existait pas au Québec !! Il y avait le diplôme en-dessous soit préposée aux bénéficiaires qui correspond à celui d'AMP et le diplôme au-dessus soit celui d'éducateur spécialisé mais le mien n'y était pas donc si je voulais évoluer il fallait que je reparte aux études !! J'ai donc demandé à cette personne du Cégep si elle pouvait évaluer mes cours de formation français et me dire lesquels étaient reconnus. Sur 38 cours à suivre en cours du soir au cégep du Vieux-Montréal pendant 3 ans, on m'en reconnaissait 13 ... Et je ne pouvais pas suivre les 25 cours restants en mode rapide, il fallait absolument faire 3 années ... Ouffff, pour une nouvelle c'en est une sacrée !! Nouvelle énorme déception ... Finalement, je resterai 2 ans et demi pour ce travail dans l'organisme gouvernemental qui humainement m'a apporté énormément mais qui m'a beaucoup frustré en même temps car je ne pouvais pas évoluer vers un poste plus intéressant professionnellement et financièrement et correspondant à mes compétences. Même lorsque de nouveaux postes éducatifs ont été crées 2 ans après mon arrivée dans ce lieu de travail, j'ai postulé avec remise de tous les renseignements demandés, diplômes, reconnaissances d'anciens employeurs en France etc ... rien n'y a fait, j'étais barrée et impossible d'obtenir gain de cause !! C'est à ce moment-là que j'ai baissé les bras et que j'ai décidé de rentrer en France ... Je ne me voyais pas repartir si longtemps aux études par tous les temps après mes journées de travail alors que j'avais une formation et une expérience validées en France et que mes compétences auraient certainement pu être reconnues au Québec pour des emplois similaires ... Je ne savais pas tout ce que j'ai appris au fil des mois au Québec avant de partir de France, je serais sûrement partie quand même, peut-être aurais-je essayé la formation d'éduc spé mais j'aurais aimé le savoir au lieu de rester bloquée comme je l'ai été sans pouvoir comprendre d'où ça venait. C'est très important au niveau de la Délégation du Québec de vraiment savoir si la personne qui veut immigrer a ses chances de trouver un emploi au lieu de galérer comme je l'ai fait. Parce qu'une fois sur place j'ai dû me débrouiller seule, il manque un suivi je trouve pour les personnes qui peinent à travailler. La plupart des immigrants partent en couple ou en famille donc si l'un a du mal à trouver un emploi mais que l'autre en a un il y a au moins un salaire qui rentre. Seule j'avais beaucoup plus de difficultés. J'ai aussi conscience que les québécois ont du chômage et du mal à trouver un emploi et qu'ils ne sont pas forcément au courant des démarches du gouvernement québécois qui souhaite amplifier le nombre d'immigrés francophones (mes collègues ne savaient rien de tout cela). Mais je sais aussi que beaucoup d'immigrés ont rencontré des difficultés similaires dans l'équivalence de leurs diplômes et qu'ils ont dû, comme moi, trouver un emploi autre, en-dessous de leurs compétences. Ce n'est pas honnête de la part du gouvernement de traiter les gens ainsi et de laisser faire. On vous dit "venez venez" à bras ouverts et à grands renforts de documentaires et autres conférences un peu partout en Europe et une fois sur place c'est "débrouillez-vous" avec la réalité sur place. En plus, j'ai quelques notions d'anglais mais pas suffisantes pour trouver un emploi qui nécessite cette double culture. J'aurais vraiment apprécié de pouvoir suivre des cours d'anglais gratuits, comme les immigrés anglophones avaient droit aux cours de français gratuits ... Je n'ai pas voulu profiter du système et avoir le bien-être social alors que j'y avais droit puisque je n'avais pas de salaires pendant plusieurs mois qui me permettaient de vivre décemment. Il y a aussi le fait que lorsqu'on arrive, au niveau des banques, nous n'avons pas d'historique bancaire même si j'avais ouvert un compte en avril pour ma venue en septembre, cela n'a pas suffit, je ne pouvais rien acheter à crédit, il a fallu que j'achète mes meubles et ma voiture cash. J'ai pris le minimum comme meuble et électroménager mais ça aussi j'aurais aimé le savoir avant de partir, je l'ai su le jour où j'ai voulu acheter les affaires ... Tout cela étant dit et je remercie de pouvoir le faire, je reste très attachée au Québec, j'ai vraiment aimé cette expérience de vie, les gens que j'ai rencontré et avec qui je suis toujours en contact. Mes 4 années de vie au Québec sont gravées en moi et mon rêve aujourd'hui serait de partager ma vie entre la France et le Canada (Québec ou une autre Province). J'aime le Québec, j'aime la générosité des québécois, leur manière de vivre, je m'y sentais bien au niveau mentalité, c'est tellement différent de la France !! Mais ça ne suffit pas toujours, la preuve. Moi qui étais partie pour y rester .... Je souhaite aux futurs immigrants de bien savoir ce qui les attends au Québec, pour un maximum de choses afin qu'ils ne soient pas surpris et déçus comme je l'ai été. Voilà mon chemin de vie québécois que je vous raconte avec nostalgie parce que la vie là-bas me manque pas mal. J'y ai de bons souvenirs même si j'ai pas mal galéré. Je ne suis pas encore repartie en touriste revoir mes ami(e)s. Je compte bien le faire à un moment. Merci de m'avoir lue !!
  19. Joliment bien dit tout ça Comme vous, j'ai souri à ces noms charmants, parfois surprenants qui donnent le sourire C'est vrai que nos amis québécois (entre autres) sont charmants, gentils, généreux. Ils méritent d'être connus et à nous les p"tits français d'en prendre de la graine, ça ne ferait pas de mal à certains
  20. Bonjour Yannick, Merci pour ton témoignage, très touchant. Continues de croire en toi et tu reverras le Québec sous peu. Ta force c'est ta foi et tu attireras à coup sûr de belles nouvelles. Comme toi, je reste très attachée au Québec où j'ai vécu pratiquement 4 ans. Depuis mon retour, cette période de ma vie reste gravée en moi et j'aime le Québec. Bonne continuation et à bientôt
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