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Laurent

Tranche de vie de Trèfle, auteure du millionième message

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Je suis très heureux de vous présenter le témoignage de Trèfle, j'avoue que je ne m'attendais pas à un récit aussi complet et touchant sur son expérience.

Je reste fasciné après ce million de messages, de la richesse que cette communauté offre.

Merci à Trèfle mais également à vous tous qui depuis des années faites vivre ce vaste espace d'échanges.

Longue vie à vos projets !!

On me signale que j'ai posté le millionième message. Et ben ! C'est un signe ! (J'y crois).
J'ai gagné, oui, pas le loto mais des messages de félicitations qui en valent tout autant et je vous en remercie, pour moi c'est déjà un cadeau.

Laurent me demande de poster quelque chose pour l'occasion. Je me lance. J'interviens sur le forum parfois pour aider, surtout en MP, et souvent je m'enflamme quand je perçois du racisme, de la haine ou de la méchanceté. Oui, je suis comme toutes les Miss de France, du Monde ou de l'Univers : je suis pour la paix dans le monde. Et aussi j'aime mon prochain.

Pas facile de résumer un grand petit bout de vie et penser à ne pas lasser le lecteur.

Je ne ferais pas la liste des + et des moins du Québec mais une chose est sure pour moi j'ai le meilleur des 2 mondes. Mon mari et moi vivons le fameux "Liberté 55" depuis 5 ans et avons la chance de vivre au Qc et d'aller en France chaque année pour plusieurs mois. Je pense que je suis pas mal placée pour ce qui est de l'actualité de l'un ou l'autre des 2 pays.

Le Québec, nous ne connaissions pas trop à l'époque. Bien installés en France avec nos deux enfants de 3 et 6 ans, nos familles, nos amis. Un emploi de fonctionnaire pour moi de 13 ans et de commercial pour mon mari. Et soudain, on a eu envie de "challenge". Serions-nous capables de quitter notre confort et routine pour l'aventure ? On ne sait pas, alors on se lance ce défi. Ça en ferait rêver beaucoup, à l'époque notre demande d'immigration a duré à peine 6 mois.

Et voilà le jour du départ, j'vous dis pas les pleurs à l'aéroport, le déchirement. Quelques 7 heures plus tard, nous voilà à Mirabel (c'était là bas à l'époque). On relie Montréal puis la rive-sud avec une petite auto de location. Nous vivrons à La Prairie durant 8 mois et à cette époque on a bénéficicé de 3 mois de loyer gratuits, il y avait plus d'offres que de demandes. Les panneaux proposant ces offres étaient partout. Vivre dans un bloc appartements de construction en bois c'est pas facile question insonorisation ! Alors déménagement pour Longueuil un 1er juillet, comme tout le monde, dans un immeuble de béton, calme entre les étages mais on n'avait pas penser aux parois des murs qui véhiculent aussi le bruit.
Un an après nous signions pour l'achat de notre première maison, un bungalow dans une petite ville tranquille toujours sur la rive sud. Nous aimons la région, les pistes de ski à 10 mn, un parc provincial ou nous croisons parfois des chevreuils. Nous étions à 25 km de Montréal, quand on voulait retrouver le tumulte d'une grande ville nous y faisions du tourisme et c'était la place aussi ou trouver une bonne baguette de pain, rarissime à l'époque.

Nous ignorions tout du Québec, il n'existait pas grand chose pour les nouveaux immigrants, pas d'Immigrer.com et pas d'internet alors nous avions tout à découvrir.

Question adaptation. Après un mois de vacances, on a mis notre fils à l'école et gardions notre fille avec nous. Quoi faire maintenant ? Il nous est venu l'idée d'ouvrir un resto "à la française" histoire de voir ! On l'a acheté, pour une bouchée de pain, un petit resto de 14 places sur la rue St-Denis à Mtl près du magasin Le Château (vu à la télé sur des petites annonces). On n'est pas du métier, il a fallut improviser et essayer. Moi à la cuisine, mon mari au service. Quel décalage entre l'attente des clients québécois et notre façon de fonctionner "à la française". Ex. on nous commande une omelette, on la sert seule dans l'assiette (comme à Paris), réfléxion du client : vous ne mettez rien avec, pas de patates ? Oups! Avant l'ouverture pour le petit déjeuner à servir, mon mari a du s'exercer à faire retourner les oeufs frits avec la spatule (pas facile), il en a loupé pas mal qu'il mangeait.

Nous avons tenu environ 2 mois, avons bien rigolé et voyant que ce n'était pas du tout fait pour nous (surtout avec deux jeunes enfants, pas de famille), on a décidé de vendre. Mon mari a revendu le resto pour 2 bouchées de pain. Il a doublé sa mise.

Et c'est ainsi que nous entrions sur le marché du travail, moi dans un centre de recherche à Mtl comme réceptionniste (excellent apprentissage pour apprivoiser le parlé québécois et connaître les expressions et les codes du travail), et mon mari dans quelques entreprises. C'est ainsi qu'on commence à s'adapter, par ce qu'on savait faire. Moi, prendre le métro, travailler avec des québécois mais aussi d'autres immigrants et stagiaires d'autres pays. Mes collègues me parlaient d'endroits à voir et chaque fin de semaine on partait en découverte quelque part. Mon mari essaye quelques jobs. Il travaille en tant que représentant dans l'alimentaire pour quelques entreprise françaises. Après une année à sillonner Mtl, sa région, Québec et toutes les régions il en sait assez et décide de se lancer et créer sa propre entreprise d'importation de produits alimentaires pour épiceries. À l'époque le domaine était encore en friche, tout était à faire et il y avait très peu de produits français. Il a ainsi introduit tout un tas de produits que vous trouvez partout aujourd'hui chez IGA, Metro, Provigo, toutes les épiceries, les poissonneries, les fruiteries, les boucheries, boulangeries-pâtisseries de Mtl. Les produits : flageolets, céleri rave râpé, légumes en pot de verre, légumes en conserve Nicolas, les sauces Bénédicta, les maquereaux vin blanc, biscuits La Trinitaine, tous les produits Leader Price, beaucoup de produits Intermarché, les eaux Badoit, Volvic, Hepar... Tous ce qui était de l'épicerie sèche (pas de frais, pas de viande, fromage, fruits, légumes) sinon il aurait fait venir Danette (qui manque ici à certains).

Montréal n'est pas très grand, on y est vite connu dans le domaine dans lequel on évolue. Mon mari est devenu un incontournable sur le marché de l'alimentation. Je dois dire que je suis fière de lui, il a quitté l'école à 14 ans et au Québec il a eu sa chance. Jamais il n'aurait pu faire en France ce qu'il a construit ici.

Il a décidé de vendre il y a 5 ans et depuis nous goûtons à une pré retraite sans écarter qu'on peut reprendre une activité à tout moment. Une autre chance par rapport à la France, l'âge ne vous écarte pas de la vie active.

Le Québec, je l'aime pour les possibilités qu'il offre, la quiétude d'esprit. La crise a frappé le monde pas seulement la France et l'Europe mais ici les gens continuent à vivre comme ils ont toujours vécu, comme ils ont toujours consommé, simplement (pas de prise de tête). Perdre son emploi n'est pas une fatalité, c'est un nouveau défi qui se présente. On veut aller loin ? On peut. On veut reprendre des études, changer de carrière, se lancer en affaires ? On peut. La société ne vous met pas d'obstacles et votre réussite sera applaudie et non dénigrée. Et je l'aime aussi pour avoir préservé la langue française, pour afficher : service au volant et non Carrefour ou Auchan Drive ! McPoulet et non McChiken ! salle d'exposition et non show room ! Une visite dans une agence de pub en France : hallucinant ! On dirait que Jean-Claude Vandam les a briefer.

La France, je l'aime j'y ai vécu ma première vie, j'y ai fondé ma famille, j'y ai appris sa gastronomie, la richesse de son patrimoine, ses régions, ses côtes : d'argent, d'opale, d'or, d'azur, son climat, son tempérament, sa gouaille, son art, ses artisans et leurs savoir-faire (ah! les Sentons de Provence, les parfums de Grasse, le roquefort de...Roquefort, les vins de Bordeaux....)

Aujourd'hui je ne suis ni d'un côté ni de l'autre. Mes enfants ont grandi ici et y ont leur vie. Tous deux ont épousé des gens du pays. Nous, on ne les "abandonnera" jamais sur ce côté de l'Atlantique. Nous n'y avions jamais pensé mais à présent on est arrivé à un point de non-retour mais plutôt à des allers-retours. Comme je l'ai déjà écris, nous avons enraciné notre descendance en cette terre de Nouvelle-France.

La France est un beau pays. Le Québec est un beau "pays". Ils resteront toujours une terre d'accueil et de choix de vie pour des millions de personnes. Vous avez la chance de choisir, le Québec vous plaira. Vous y vivrez un temps, longtemps. Peu importe, il restera de cette aventure la découverte d'autres gens, une autre culture et vous aussi laisserez un peu de vous.

Merci à Immigrer.com d'exister.



Voir le profil de Trèfle

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Trèfle je t'admire et je t'apprécie énormément merci pour ce message sache que je suis revenu sur ce forum car il y'a des gens comme toi qui me redonner l'envie tu est quelqu'un de vrai et d'unique et tu est toujours la pour aider, conseiller et orienter au mieux les personne qui viennent chercher des information.

J'ai vraiment hâte de te rencontrer toi et ta famille a très très très vite

Ben Gros becs ! Félicitation pour le millionième message ! ( j'aurai aimer mette beaucoup beaucoup de smileys mais je suis punis ) !!

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Magnifique témoignage j'espere vivre une si belle aventure :) hereusement qu'il y a des personnes comme toi pour nous faire aimer le Québec dans toute sa splendeur et merci de m'aider souvent ,

bbravooo pour ton millionième message !!! ^^ kisss

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Trefle, merci pour ton témoignage!

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C'est émouvant sur la fin:-) Le hasard a eu raison de te désigner ! Envoyé par l'application mobile Forum IC

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beau récit!

félicitations pour ton millionième message :biggrin2:

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Quelle plume !! Bravo

100% d'accord pour ce choix du hasard

Envoyé par l'application mobile Forum IC

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Ah oui, c'était vraiment le bon choix! On a failli tomber sur le pire, cela s'est joué à quelques secondes!!

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Ah oui, c'était vraiment le bon choix! On a failli tomber sur le pire, cela s'est joué à quelques secondes!!

Qui ? C'est a celui que je pense ? En même temps je suis bete tu peux pas le deviner ...

Commence par S ?

Edited by Uncle_Bens

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Merci Trefle de ton joli temoignage et bravo pour cette reussite (et aussi a ton mari pour avoir importe certaines bonnes choses qui manquaient dans la province :) ).

Je peux me tromper mais j'ai tout de meme l'impression qu'il y a eu une epoque un peu plus "benie" au Quebec, pour les immigrants, que celle que nous vivons actuellement. Encore une fois, mon jugement est biaise puisque je me refere a mon experience (malheureuse pour le moins) ...

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Merci pour ce témoignage Trèfle ! En cette fin d'hiver où je sature et où mes racines se rappellent douloureusement tout au fond de moi, c'est une bouffée d'oxygène. C'est aussi se dire, pour cette amoureuse de mon pays que je suis, que oui, on peut concilier un peu de chaque côté de l'océan, et ne plus se sentir apatride, mais être un mélange de tout ça. Merci aussi de contrebalancer, quelque part, tous ces messages de ceux qui "quittent une société pourrie parce que c'est tous des abrutis" pour aller chercher le paradis sur terre. Ca fait du bien.

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Guest

Très joli témoignage, agréable à lire. Merci!

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Espoir, foi, amour et chance... aucun doute, c'est du Tréfle!

Merci.

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J'ai lu ton message Trèfle et j'avoue qu'il est touchant ,vraiment j'ai bien aimé ton style, tu nous as raconté ta belle histoire avec des mots et des phrases bien choisies, profondes ....ça me donne l'envie de le relire plusieurs fois .....merci beaucoup Envoyé par l'application mobile Forum IC

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Une vrai bouffée d'air frais ! Ça fait du bien.

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Témoignage magnifique Trèfle qui reflète bien votre amour du Québec mais aussi de le France...

J'espère que nous aurons autant de chances dans notre projet d'immigration que vous mais je pense que tout est dans l'état d'esprit dans lequel nous partons.....il faut s'adapter à une nouvelle culture, des coutumes différèrentes " les patates avec l'omelette !.." , et être prêt à changer de vie......

La France restera dans notre cur mais notre terre sera le Québec ou beaucoup plus de choses paraissent possibles ....

Merci encore pour ce témoignage touchant et qui met du baume au cur......????

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Alors, comme ça, c'est grâce à vous que mon chum peut continuer à boire sa mauresque tous les week-ends avec l'orgeat des Mousquetaires ??? Et je suppose que moi je peux déguster ma crème de marrons Faugier ? Rien que pour ça, un triple grand merci à vous deux !!! :give_rose:

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    • By thedaviddias
      Après avoir lu beaucoup de témoignages de personnes déménageant au Canada, ayant des regrets et faisant le choix de repartir après, je me devais d'aussi partager mon vécu qui est certainement bien plus positif et encourageant.
       
      Chaque personne est différente, et chaque expatriation l'est aussi. Venir m'installer au Canada, en juin 2018 a beau être ma 3ème expatriation à l'étranger (Brésil, Île Maurice), cette dernière a été très différente des autres.
       
      C'est en octobre 2014 que je posais les pieds au Canada pour la première fois. J'étais venu passé quelques jours avec ma petite amie de l'époque à Toronto, puis à Montréal. Et c'est à ce moment que je suis tombé amoureux de Toronto. Je ne saurais vraiment expliquer quoi en particulier, mais l'ambiance, l'atmosphère m'avait vraiment plu.
       
      Dès mon retour en France, j'ai commencé à faire les recherches classiques: PVT, Visa etc... Alors âgé de 30 ans, le PVT me semblait la solution la plus simple. Je tente alors le PVT en 2015, c'était l'année avant le début des tirages au sort, là où il fallait se connecter à une certaine heure et espérer passer les milliers de connexions simultanées sur les serveurs du CIC. Autant vous dire que je n'ai pas eu de chance. Dans le même temps, voici que ma boîte à Paris me propose de travailler pour un contrat de 2 ans à l'Île Maurice. Ce n'était pas du tout dans mes plans, mais je me suis dis que ce serait une expérience de plus et qu'après il me serait toujours possible de tenter le coup pour le Canada. Me voilà donc parti pour 2 ans sur une superbe île, je vous l'avoue, mais il était pour moi hors de question d'abonner mon project de départ au Canada.
       
      Dès mon arrivée à l'Île Maurice, je changea ma ville et pays sur LinkedIn pour y mettre "Canada, Toronto". Cela me permettrait de recevoir des propositions de travail et d'avoir une idée du marché. Il me suffisait simplement de répondre aux recruteurs que c'était un projet d'expatriation en cours et ça passerait. Et puis un jour, un français, que j'avais rencontré à l'Île Maurice pendant un court passage, me dis qu'il vient de recevoir une proposition de travail et qu'il part s'installer à Toronto. C'est alors que j'entends parler du "Programme Mobilité Francophone" pour la première fois. Je me demandais comment j'avais pu louper ça.
       
      Travaillant en tant que web développeur (Front-End pour les initiés), j'ai toujours su que mon métier est en constante demande, mais j'avais du mal à savoir comment cela pourrait-il m'aider. J'ai donc commencé à faire des recherches sur ce programme francophone et découvre que la seule condition est d'avoir une proposition de travail. Une proposition de travail, payer les frais d'environ 200 dollars et attendre pour recevoir le permis de travail. Ce programme visant les francophones qui souhaitent s'installer en dehors du Québec, c'était exactement ce qu'il me fallait.
       
      Quelques mois avant mon départ de Maurice, je décide de commencer à contacter certaines entreprises pour les convaincre de me faire passer un entretien et les rassurer sur les démarches, alors non couteuses pour eux. Après quelques entretiens par Skype je décide avec ma femme, à venir passer un mois sur place, à Toronto pour voir ces recruteurs en personne.
       
      Nous quittons alors Maurice (mon contrat était terminé), passons quelque temps en France (Espagne, Portugal) avec mes parents et nous voilà avec un billet aller-retour d'un mois pour Toronto. Nous avions alors décidé de prendre un cours d'anglais à l'Université de Toronto (English PLUS) pour qu'au cas où cela se passerait mal, nous puissions au moins dire que nous avions "gagné" quelque chose (et pas juste fait les touristes). Les entretiens se passent extrêmement bien et je me retrouve alors avec plusieurs propositions de travail sur les bras. Situation inespérée pour moi, j'avais du mal à réaliser la situation. Je me décide alors, contacte l'entreprise qui alors remplie un formulaire en ligne, paye les 200 dollars et me donne un numéro que j'allais, moi, utiliser pour transmettre tous mes documents au gouvernement Canadien.
       
      L'estimation pour recevoir mon "work permit" était alors de 4 semaines. Mais nous devions repartir dans 2. Confiant que tout aller bien se passer, nous repartons en France en attendant de revoir le fameux email disant que mon permis de travail était accepté. Je me rappellerai toujours, c'était un dimanche soir de juin 2018, mon cœur s'était emballé en voyant la provenance d'un certain email. Je me rappelle être en pleurs et prendre ma femme dans les bras. Après 4 ans, 2 tentatives de PVT, un déménagement à l'autre bout du monde, j'avais finalement réussi.
       
      Quelques jours après, nous étions à Toronto où je commençais mon nouveau travail.
       
      Après cela, le plus dur a été de trouver un appartement dans le centre de Toronto. Sans "credit history", c'est extrêmement compliqué. Et il était alors pas question d'aller vivre en périphérie. Même avec un extrait bancaire et un peu d'argent de côté, cela n'était pas suffisant. Heureusement, une française: Nelly de Breze (myhometoronto.com) a été d'une extrême patience et a su nous aider à trouver un superbe petit appartement downtown ($c 2150 par mois). 1 mois après, ma femme qui travaille aussi dans le web trouve un travail à 5 minutes de notre appartement (15 minutes à pied pour moi). Et je peux vous dire que nous sommes vraiment heureux de vivre enfin ici.
       
      Beaucoup me disaient que les Canadiens étaient froids... or ici à Toronto, j'ai pu faire la connaissance de plus de personnes que je n'imaginais. Peut-être parce qu'ici, beaucoup viennent des 4 coins du monde, et c'est sûrement l'un des charmes de Toronto. Vous finissez par apprendre autant sur vous que sur les autres, la culture et les expériences de vie. Nous avons des amis français, brésiliens, russes, belges, vietnamiens...
       
      S'expatrier pour la première fois, ce n'est jamais évident. On croit que l'herbe est plus verte ailleurs alors que c'est juste une réalité qui est différente. Il faut se préparer à remettre en question beaucoup de choses, sa perception de soi, du monde, de ces croyances etc... Mais pour moi, c'est justement en passant par tout ça qu'on gagne énormément. Sortir de sa zone de confort est une chose difficile et qui fait peur, mais pour moi, les rencontres que l'on peut faire suite à cela, est ce qui nous permet de grandir.
       
      Je ne sais pas si je vivrais pour toujours au Canada, mais si je le quitte ce sera parce que j'aurais quelque chose d'autre à vivre... dans un autre pays.
       
    • By Laurent
      Radio-Canada prépare un reportage sur le portrait de l'immigration française au Canada. Cette journaliste aimerait s'entretenir avec un membre du site qui pourrait, à partir de l'expérience sur immigrer.com, parler de l’intérêt grandissant pour le Québec et le Canada. Cette personne peut être déjà installée au Québec ou être en France. 
      N'hésitez pas à répondre ici, mais communiquez vos informations personnelles par mon MP seulement, pas publiquement.

    • By virg6700
      Je vous écris aujourd'hui pour partager mon expérience plutôt courte d'expatriation au Québec.?
      Je suis arrivée le 1er aout 2018 à Montréal avec un visa étudiant valable jusque fin mars 2020, pour démarrer une formation DEP secrétariat rive-sud Montréal en septembre 2018.
      Tout avait été soigneusement préparé avant notre départ, nous avions fait appel  à un organisme (AEQ)qui se chargeait de mon inscription (CAQ et visa étudiant) et simultanément de l'obtention du permis de travail ouvert pour mon mari et des visa visiteurs pour nos trois enfants.
      De notre côté, nous avions quitté nos emplois (secrétaire Mme et chauffeur poids lourd Mr), vendu notre maison, nos deux voitures et tous nos meubles. Nous partions seulement avec une vingtaine de cartons et Gatsby notre bouledogue français.
      Les "aurevoir" furent dans l'émotion, mais nous étions contents et impatients de découvrir notre nouvelle vie, notre nouveau chez-nous et notre nouvelle voiture.
      Et oui, parce que nous ne faisons pas les choses à moitié,  nous avions, à distance, acheté un condo côté rive-sud, non loin du pont Champlain, à 3 km de Montréal et réservé notre voiture (très peu de KM et casi neuve pour un prix compétitif)?
      Si vous vous demandez pourquoi nous avions acheté un condo ? la réponse est claire, les loyers côté rive-sud et Montréal sont hors de prix. Avec l'apport de notre maison, nous avions un condo pour seulement 700 $/mois contre 1500$/mois en location. Dans nos projets futurs, cet appartement aurait été un investissement locatif par exemple et nous aurions pu acheter une maison par la suite.
      Tous les contacts téléphoniques, que nous avions eu, nous confortaient dans le fait que les gens au Québec sont super gentils et très avenants.
      La banque, le notaire, l'agent immobilier ainsi que l'ancien propriétaire du condo, tous étaient super sympas, toujours présents pour rendre service ou te conseiller.
      Le vendeur du condo nous a même accueilli à l'aéroport avec son fils pour nous aider à transporter nos 7 valises et nous accompagner jusqu'à l'appartement avec le frigo rempli et une bonne bouteille de champagne au frais? qu'on a déguster sur notre balcon avec vue sur le St Laurent et Montréal….le rêve quoi 
      Vous n'imaginez pas le nombre de fois où j'ai eu les larmes de bonheur aux yeux, nous étions chez nous,  enfin … temporairement, puisque nous avions un visa valable jusque fin mars 2020.
      C'était l'euphorie, on ne regrettait pas notre choix .
      Notre arrivée était incroyable, la météo était au top, c'était l'été il faisait très chaud. On profitait pleinement des paysages, des  ballades jusque tard dans la nuit, et la journée de la piscine de notre résidence.
      Oui, l'eau est gratuite, donc les résidences ou les maisons sont toutes munies pour la plupart de piscine, un vrai plaisir de se baigner chez soi sous le soleil de plomb.
      L'appartement était donc très confortable, les meubles avait été réservés en ligne chez Ikea Boucherville , livrés 48h après notre arrivée. 
      Concernant la voiture, aucun regret sur notre achat à distance, le vendeur ne m'avait pas raconté d'histoire, la voiture sentait le neuf, pas une bosse, pas une griffe, magnifique mon Dodge Journey ?
      Et puis nous avons commencé à entreprendre les recherches d'emploi pour mon mari, il n'était pas exigent, il recherchait dans le domaine de la production et voulait faire poste de nuit, pour me permettre d'utiliser la voiture en journée.
      Sauf, que les usines prêtes à embaucher mon mari, proposaient des postes de 23h à 7h (payé 14$/heure brut) et cela bloquait avec la distance, il ne serait jamais à temps à la maison pour que je prenne la voiture et que je parte en cours le matin .
      Donc premier problème, il fallait penser à acheter une deuxième bonne voiture et là "notre coussin financier  " commençait sensiblement à se dégonfler.
      Deuxième problème, les salaires en production sont très , très bas, je devais donc travailler pour tenter de rééquilibrer la balance, car nous le savions  avant d'arrivée en visa temporaire il ne faut pas espérer d'aide avant 18 mois sur le territoire. Trouver un job de 20h/semaine c'est pas évident, surtout avec 3 enfants.
      Troisième problème, les frais quotidiens (alimentaires, internet , GSM, assurances santé, loisirs…) sont très élevées, pour exemple, notre premier passage chez Videotron nous a coûté 1100$, cela couvrait l'activation des abonnements des 3 GSM, internet, câbles à la maison.
      2500$/ an pour l'assurance privé santé, qui couvrait uniquement les urgences, car nous n'avions pas de couverture RAMQ. Dans ces conditions,  la santé devenait une obsession il ne fallait surtout pas se blesser ou tomber malade, car cela devenait très cher. Les urgences peuvent vous laisser 12h  avec votre mal.
      Et si on veut bien manger, il faut magasiner, je dépensai un gros budget alimentaire par semaine (300$) et c'était pas un régale. L'avantage c'est que vous perdez du poids?
      Les loisirs n'en parlons pas, c'est la période estivale , donc tout est payant, de la visite dans un parc naturel, au stationnement en  ville. J'ai comptabilisé en 2 mois pas loin de 700 $ d'amendes de stationnement à Montréal. Les panneaux de stationnement à Montréal sont un véritable casse-tête, C'est sur j'ai compris qu'il fallait utiliser le métro pour se rendre en ville….
       
      Et j'émettrai un petit jugement personnel, qui va m'attirer les foudres, le Québec c'est pas le monde des bisounours!!!
      Ne vous attendez pas à vous faire des amis de pallier, ou un barbecue de quartier. Nous habitions dans une zone résidentielle, au bord du St Laurent,  aménagée en majorité pour les séniors  ou les gens du bel âge , avec résidence standing (concierge, piscine, salle de sport).Et là, j'ai compris que nous les "belges" (comme ils nous appelaient) n'étions pas les bienvenus.(la politesse pour certain était une perte de temps)
      Le syndic de copropriété nous a accueilli  avec un email nous obligeant à payer une amende de 80$/jour, si le chien ne quittait pas les lieux dans les 10 jours. Nous avions acheté l'appart avec la condition que notre chien soit accepté ,mais entre le temps de signer les actes chez le notaire et l'offre d'achat, l'agent immobilier a oublié de me préciser qu'un règlement de copropriété interdisait les chiens à partir de mai 2018 ?
       
       Fini les vacances, on a pas lâcher prise, malgré la fatigue du déménagement et le voyage, nous tenions bon, entre le combat contre les voisins et la pression financière.
      Alors imaginez notre état à mon mari et moi, on pensait vivre notre rêve canadien et c'était devenu un cauchemar, la sensation de l'ascenseur émotionnel?
       
      Seul mon mari avec son petit salaire (de 7,93 euros /heure  net) doit assumer les frais de notre famille entière avec nos économies, qui fondent comme neige au soleil. 
      Et moi, je dois assurer à fond dans mes études, garder la tête froide, me concentrer suffisamment, en évitant de penser à tout ce qui m'attendait à la maison. Le temps nous était compté, plus nous restions, plus nous perdions de l'argent et d'autres obstacles intervenaient sur notre chemin, cela devenait difficile à "digérer".
      Le but de cette démarche d'immigration n'était pas de tout "flamber", nous avions déjà pas mal investi en tant qu'immigrer, mais en plus, nous étions dans la crainte de ne pas obtenir notre RP après tous cela, car vous l'avez surement remarqué, la politique d'immigration est très changeante depuis ces dernières années.
      Nous n'avions pas envie de rentrer en Europe les poches vides sans possibilité de réinvestir dans un bien. La solution aurait été de pouvoir travailler à temps plein tous les deux, pour subvenir à nos besoin sans trop piocher dans nos économies, mais pour cela il aurait fallu avoir un autre visa ou au mieux la RP.
      Nos enfants ne devaient surtout pas ressentir le stress ambiant, eux de leur côté,  n'avaient même pas eu le temps de s'intégrer à l'école car nous attendions depuis aout, le rendez-vous de la commission scolaire. On avait beau les relancer mais toujours pas de nouvelle.
      La peur de tout perdre est devenue une obsession. On a retourné la situation dans tous les sens, nous voulions rester mais mon visa étudiant m'imposait certaines obligations.
      Alors nous avons pris la décision de rentrer.
      Je crois que c'est la première fois que je me suis sentie affaiblie, vidée, diminuée, frustrée de ne pas avoir accompli mon projet jusqu'au bout.
      Je vous épargne les détails des démarches pour la mise en vente qui n'a pas été une partie de plaisir.
      L' appartement vendu rapidement et la voiture partie, nous avons pu réserver  les billets de retour, organiser le déménagement en sens inverse.
      Cela a été le plus grand échec de notre vie et j'espère le dernier. Nous tenions vraiment à réussir ce projet, qui nous tenait tant à cœur, cela faisait des années que nous en rêvions, on y était, mais pas dans les meilleurs conditions.
      Nos enfants n'ont même pas été chamboulés, ils prennent cela comme de longues vacances au Québec. 
      On est rentré, bien triste et déçu, mais on a pas le choix,  il faut avancer et relancer notre vie et tout recommencer.
      Je ne vous cache pas qu'on pense chaque jour à Montréal. Ben oui, parce que le choix de la région et de l'endroit où vivre n'était pas une erreur, on a beaucoup aimé cette ville, même si certaines choses nous on déplu, on s'y accommodait.
      L'erreur que nous avons commis, c'est de partir avec un visa temporaire d'étude, dans le temps la situation aurait été trop dangereuse pour une famille.
      C'est difficile d'admettre que c'est l'argent, qui nous aura pousser au retour en Europe. Si nous avions été que tous les deux , mon mari et moi, nous y serions encore… 
       
      Bon samedi
    • By Laurent
      Les Français sont les premiers immigrants du Québec. Chaque année, plus de quatre mille travailleurs quittent l’Hexagone pour la province francophone. Que viennent-ils y chercher ? Géraldine Martin, directrice de l’entrepreneuriat de la ville de Montréal, a retracé son parcours dans le cadre d’une conférence du Monde Festival à Montréal le 26 octobre au Musée des beaux-arts.

      Source : Le Monde
       
    • By Noemiesrd
      Bonjour à toutes et à tous,
       
      Je suis actuellement étudiante en master marketing international et je rédige mon mémoire de fin d'études sur les facteurs qui influencent les départs au Canada (pour y travailler / étudier).
       
      Je cherche donc un maximum de témoignage et de partage d’expérience sur vos motivations à quitter la France pour le Canada.
      Est-ce pour le travail (mutation, chômage en France, besoin d’expérience au Canada...) ? Est-ce plus personnel (je suis mon conjoint, j'y retrouve une amie, mon cousin m'a dit que c’était génial....) ? Est-ce compris dans votre cursus scolaire ?
       
      Je suis preneuse de chaque élément, chaque détail, chaque information qui m'aidera à analyser au mieux notre attrait pour le Canada.
      Je remercie par avance toux ceux qui prendront la peine de me répondre.
      Je vous souhaite une belle journée.
      Noémie -
    • By Lulumigix
      Déjà 3 ans que nous sommes arrivés.. Et je ne suis pratiquement jamais revenue sur ce forum qui m'a tellement aidé avant mon départ.
       
      Nous n'avons pour l'instant jamais regrettés notre départ. Nous sommes arrivés avec un PTT fermé pour moi en tant qu'infirmière (contrat signé depuis la France avec le RSQ) et un PTT ouvert pour mon mari qui travaillait en France dans l'immobilier. Nos enfants, eux, 10 et 6 ans à l'époque  ne voulaient pas partir de France, ce qui était je pense le plus dur pour nous (culpabilisant). Nous ne sommes pas partis pour fuir la France, nous aimons notre pays et nous nous voyons vieillir en France. Nous sommes venus au Québec pour "une tranche de vie", pour ouvrir l'esprit à nos enfants . Nous avons choisis la rive sud de Montréal pour s'installer.
       
      Nous étions tellement préparés à cette nouvelle vie que nous savions que nous allions galérer pendant au moins 1 an . Nous étions conscients que je bosserai les nuits, les week ends, que mon mari à 40 ans aurait peut être + de difficultés à trouver un job, qu'il faudrait recommencer au bas de l'échelle et accepter ce qu'on nous proposait. Nous connaissions personne, aucune personne ressource pour garder nos enfants..
       
      Et heureusement que nous étions préparés psychologiquement et financièrement car la première année à été douloureuse :
       
      - Niveau budget, la première année est chère, il faut se loger, se meubler, s'acheter une auto, penser aux pneus neige, s'équiper pour l'hiver pour toute la famille. Bref, avec des enfants, il faut vraiment réfléchir aux finances avant de partir car les dollars filent très vite.
       
      -Niveau éloignement famille/amis, c'est un sujet encore sensible pour moi, impossible de cloner qui que ce soit ici. Ma famille et mes amis me manquent toujours autant . Mais quel bonheur de les recevoir chez nous, la relation est intense quand ils sont là.
       
      -Niveau professionnel, mon mari et moi avons comparés ça, à un reformatage complet du cerveau. Les premiers mois nous allions au lit le soir à 19h30 tellement nos cerveaux fumaient.. Je pense qu'avec 10 ans de moins, cela aurait été plus facile. Moi en tant qu'infirmière, le changement était important, les façons de travailler, les noms de médicaments, le vocabulaire.. le choc culturel était bien présent . Mais je savais que j'avais ma place et puis je n'avais pas fait tout ça pour rien, fallait que j'y arrive. Aujourd'hui je suis dans le service que j'aime et je ne souhaite pas changer.
       
      Mon mari lui était dans l'immobilier en France avec une situation confortable. Arrivé ici, il a trouvé en 1 semaine dans l'immobilier, mais le changement était trop radical, il n'a pas aimé la trop grande différence sur les façons de travailler. Il y est resté quelques mois puis à cherché ailleurs . Passionné de voiture, il travaille dans une concession auto, vendeur au départ puis 2 mois après on lui proposait le poste de directeur financier. 
      Par la suite on lui a proposé un poste dans une autre concession qu'il a accepté et il ne veut plus changer, il aime son travail.
       
      - Pour les enfants : Ma fille elle s'est adaptée de suite, aucun problème. Quant à mon fils, ce fût difficile pendant 6 mois, je le récupérai tous les soirs avec les yeux rouges, il a eu beaucoup de mal, il ne comprenait pas sa maitresse, n'aimait pas le hockey... et ses amis d'avant lui manquait ..Très culpabilisant pour nous.. Aujourd'hui , ils ne veulent absolument pas rentrer en France .. Je les comprend car la vie est douce et sécuritaire pour les enfants ici. Tout est fait pour leur plaire. C'est sûr qu'ils ont moins de congés qu'en France mais je les trouve moins fatigués et moins malades. On peut les laisser aller à l'école à pied , il y a des parc dans chaque quartier, le rapport entre le professeur et l'élève est plus facile, plus détendu mais aussi très respectueux. Bref, pour nous, l'enfant est mieux de grandir au Québec qu'en France ( ce n'est que mon avis bien sûr, je ne suis pas ethnologue ..)
       
      - Niveau météo : C'est là où ça coince un peu. Famille du sud de la France, nous adorons vraiment l'hiver ici.. sauf que nous trouvons qu'il est vraiment trop long.. Nous allons entamer notre 4ème hiver et je n'ai pas du tout envie qu'il arrive.. Et c'est la première année que nous avons ce sentiment commun avec mon mari  . Que ça dure de décembre à février mars ok, mais souvent jusqu'en mai les températures ne sont pas géniales et c'est long..
       
      Alors on me demande souvent combien te temps je compte rester au Québec. Et bien je ne sais pas. Mon objectif est d'offrir le passeport canadien à mes enfants, ce qui devrait se faire courant 2018. Par la suite nous verrons. J'aime ma vie ici, je trouve le Quebec rempli d'opportunités, une chance pour mes enfants de pouvoir grandir ici. Mais l'hiver et l'éloignement familial feront que la question se pose et se posera souvent. Mais me re-projeter en France me fait peur car je pense ne pas être capable de me passer de tout ce que j'ai découvert ici, et de plein de petits détails qui font que je me sens bien au Québec. 
       
      Si j'ai un conseil à donner à ceux qui veulent partir c'est : si vous êtes ouvert d'esprit alors faites le, on a qu'une seule vie. Mais faites le avec de la préparation et de l'argent aussi, surtout si vous avez des enfants. Je pense aussi qu'il faut que le couple soit fort car l'immigration est un yoyo émotionnel parfois dur à gérer. Nous avons vu pas mal d'expatriés se séparer depuis 3 ans. 
       
      Voilà un bilan plutôt positif en fait avec une première année chargée en dépenses et en émotions et puis 2 autres années  à consolider cette nouvelle vie !
       
      Lulumigix 
       
       
    • By Liryne
      Bonsoir,
      je voudrais avoir des témoignages et avis sur le programme Interconnexion offert par la chambre de commerce de Montréal.
      est-ce que quelqu'un est déjà passé(e) par ça? si oui, quel est votre retour? 
      pour ceux qui connaissent pas encore, c'est un programme qui permet aux nouveaux arrivants de faire un stage de 4 semaines (dans leur domaine en principe) et d'avoir ainsi si ce n'est une embauche à la clé, une référence locale et un plus sur le CV pour l'aider à trouver une job dans son domaine. 
      Ceux qui sont passés par là, qu'est-ce que vous en pensez? vous recommandez? qu'est-ce que ça a donné pour vous? 
       
      Merci pour vos témoignages,
      P.S: je suis RP TQSQ, arrivée depuis un peu moins de 3 mois à Montréal
       
    • By redbulldz
      Nous y voilà ! Une année après notre installation à Winnipeg, voici venue l’heure du traditionnel bilan.
       
      J’en ai parcouru des dizaines pendant que je me préparais à sauter le pas. Beaucoup de négatif en général et très peu (ou pas du tout) concernant le Manitoba. Étant méfiant de nature et pas vraiment du genre à prendre pour argent comptant ce que je lis à droite à gauche, je ne me suis pas trop attardé dans la lecture préférant me faire ma propre idée, tout en gardant à l’esprit les nombreux pièges et dangers de l’immigration. Il faut dire qu’il y en a des masses. Mais la bonne nouvelle est que la plupart sont facilement gérables avec une bonne préparation.
       
      Nous avons quitté Alger pour le Canada le 16 avril 2016 (3 ans jour pour jour après mon inscription à ce forum, un signe ?). Ce jour-là notre pays fêtait la “journée du savoir”, rien que ça ! À croire que le destin nous avait laissé quelques indices sympathiques pour nous rassurer dans notre entreprise. Je vous le dis dès maintenant : ce qui suit est positif à 100%. Loin de moi l’idée de brosser un portrait idyllique de la province, car les challenges il y en a, mais je veux surtout insister sur le fait que toute aventure bien préparée donne ses fruits.
       
      Nous avons atterri à Montréal pour 15 jours de vacances avant de rejoindre Winnipeg. Une façon pour nous de nous déconnecter de la trentaine d’années passées dans un pays que nous aimons tant et où nous avions dû laisser une bonne partie de nos cœurs chagrinés. L’immigration n’a jamais été un objectif dans notre vie, mais la venue de nos 2 magnifiques petites filles a fait naître une certaine envie de leur garantir un futur plus stable, et surtout, éviter qu’elles aient à vivre le scénario des années 90 où une partie de notre enfance a été volée. La guerre civile est passée par là avec son lot de malheurs. Les balles, les bombes, le sang... tout ça était devenu trop ordinaire, tout comme l’insécurité grandissante qui prenait des proportions ahurissantes depuis la fin des années 2000.
      Certes nous ne manquions de rien chez nous : une maison dans un quartier calme, des postes de travail avec des perspectives très motivantes, des voyages fréquents... rien qui, aux yeux de nos proches, ne justifiait une aventure aussi risquée. Étant une tête dure de nature, je pense que la frilosité et les doutes de ceux qui nous entourent m’ont surtout motivé à prouver que nous pouvions faire de grandes choses en sortant de notre zone de confort. C’est tout de même excitant de vivre 2 vies en moins de 40 ans !
       
      Notre aventure débute donc le 1er mai à bord d’un vol Westjet en direction de Winnipeg. Le repos de Montréal a été salvateur. Les idées se sont remises en place et le plan a été bien défini : installation, école et garderie, emploi, bonheur ! Nous l’avons respecté à la lettre. Je dois dire que notre aventure aurait été différente sans deux paramètres très importants : une visite exploratoire faite en 2014 pendant laquelle nous avons pu établir des contacts très prolifiques et des amis habitant sur place (que nous avions connus sur Internet pendant notre processus) qui nous ont énormément aidés à notre arrivée et qui sont devenus des membres de notre famille à part entière. C’est d’ailleurs pour cela que j’insiste auprès de tous ceux qui font une visite exploratoire afin qu’ils établissent le maximum de contacts possibles. Grâce à ça, notre intégration s’est faite en un temps record : un job trouvé après 3 jours dans l’entreprise où travaille mon amie, des places en garderie dès la 1ère semaine, une maison louée dans le mois, des voitures en très bon état achetées grâce aux conseils d’un ami... Vous pouvez toujours faire les choses seuls, mais c’est tellement plus facile quand vous êtes bien entourés !
       
      Certains vont penser que le hasard y est pour beaucoup et que le risque est très élevé. C’est loin d’être ma vision. Le risque se définit par votre niveau d’émotions et celui de votre contrôle des paramètres. Le risque n’est donc qu’une perception à laquelle le facteur chance doit être complètement étranger. Je connais beaucoup de personnes qui sont en train de préparer leur projet d’immigration avec un niveau de gestion et des risques complètement différents. Je sais dès maintenant qui aura la tâche facile et qui va galérer. L’approche face à un projet d’immigration doit être scientifique, minutieuse, excellemment bien préparée et exécutée. Je sais, je me mets à parler comme un coach personnel mais croyez-moi que ce paramètre est le plus important de tous.
      J’avais défini chaque détail de mon projet : du départ d’Alger jusqu’au 1er anniversaire de notre date d’arrivée. Et ça a marché ! En une année nous avons fait plus de choses que pendant les 10 dernières années de notre existence. Ce fut très intense, mais toujours plaisant. Et le hasard n’y est pour rien. Même si certaines choses ou visions ont changé depuis notre installation, nécessitant quelques ajustements, l’objectif et l’approche générale sont restés les mêmes. Gare donc aux approximations !
       
      Un autre point qui a fait la différence dans notre intégration : LA POSITIVITÉ. Nous sommes restés positifs dans toutes les situations, même lorsque j’ai eu la jambe fracturée pendant un match de foot en août. Embêtant mais en rien insurmontable. On a fait du porte à porte pour la garderie et le job de ma femme. Nous ne sommes jamais restés à la maison à attendre qu’on vienne nous chercher. Au Manitoba les gens sont très serviables, mais encore faut-il oser aller vers eux. Il faut aussi éviter les ralentisseurs. Ne comptez surtout pas sur l’Accueil Francophone pour vous installer. À part le logement (et encore, quand ils daignent répondre à vos emails !) il n’y a pas grand-chose à en tirer. Élargissez vos horizons et ne restez surtout pas cloitrés entre les 4 murs de la communauté francophone. Personnellement j’ai été un peu déçu, je m’attendais à plus de solidarité. J’ai trouvé plus de dynamisme chez les anglophones et je vous conseille d’ailleurs d’aller dans ce sens, surtout en ce qui concerne l’emploi. Les réseaux francophones sont assez opaques et pas du tout faciles à manœuvrer. Votre salut est dans un réseau dynamique et varié.
       
      Parlons maintenant d’argent. On a beau répéter qu’il faut des fonds mais c’est une fois sur place qu’on se rend compte de l’importance d’un bon matelas financier. Je ne vais pas rentrer dans le détail de mes avoirs, mais si nous n’avions pas assez d’argent on aurait paniqué. Et quels que soient vos calculs, vous dépasserez toujours vos prévisions. La facture monte rapidement entre la location, les courses, les factures et toutes les dépenses d’équipement que vous aurez à faire. Ne vous étonnez pas si vous tournez à un budget de 10.000$ par mois les 2 ou 3 premiers mois. On s’était bien sûr préparés à ça en nous disant que nous pourrions ne pas trouver de boulot rapidement. Et puis il était hors de question de considérer les aides au revenu. Certains me trouvent dur sur ce point mais je ne conçois pas le fait d’immigrer dans un pays pour demander l’aumône. Le Canada nous a ouvert ses portes pour apporter une plus-value, pas pour profiter du système.
       
      En termes de logement, nous avons vite trouvé une superbe maison à St Boniface. Le proprio était très sympa et ne nous a pas trop embêtés sur les références. Le fait d’avoir vu une famille calme, qui paraissait propre a sûrement dû le rassurer. Le prix de la location était un petit peu au-dessus de notre budget alors on a négocié et on a pu avoir un petit rabais qui rendait tout le monde heureux. Pour 200$ de plus que prévu on avait une superbe maison, très grande (assez pour recevoir nos proches) et super bien située (5 minutes du boulot de ma femme et de l’école des enfants). On a tellement aimé cette maison que nous avons fini par... l’acheter !
      Oui oui, au Canada on peut acheter une maison moins d’une année après son arrivée. Ça faisait d’ailleurs partie de la liste de choses que je voulais clôturer avant de fêter notre 1er anniversaire au Canada et ça a été fait. Le 15 avril 2017 (soit un jour avant l’anniversaire de notre arrivée) nous prenions possession de la maison. Là encore, aucune place au hasard. Cela faisait plus de 2 ans que je me documentais sur la chose : construire son score de crédit, négocier avec les banques, évaluer les maisons... Après un peu plus de 6 mois de travail continu et aucun défaut de paiement, vous pouvez facilement obtenir un crédit de la banque avec seulement 5% d’apport personnel. Après il ne faut pas en faire une fixation. Un crédit est un engagement, et en Amérique du Nord les taux changent rapidement. On avait l’habitude d’avoir des taux fixes sur 20 à 30 ans. Là vous décidez vous-même sur quelle période vous voulez figer votre taux ou si vous voulez le laisser variable sur 5 ans et risquer une soudaine montée des taux. On peut aussi changer de banque à la fin du terme (très bizarre hein !). On peut donc renégocier ses taux à chaque fois. Ça demande beaucoup de discipline et une très bonne maîtrise du marché. Ce n’est pas pour rien que le taux d’endettement est très élevé ici. L’accès au crédit est très facile mais celui à l’éducation sur ce sujet ne l’est pas forcément. On peut prendre un crédit dans son supermarché, entre les rayons couches bébé et légumes. Attention donc !
       
      Question boulot j’avoue que les débuts ont été très difficiles pour moi. Déjà il y avait cette fierté qu’il fallait mettre de côté. Je passais d’un poste de manager, futur directeur d’une grande multinationale, à celui de simple exécutant. On a beau se dire qu’on est prêt à faire ce sacrifice, la claque est quand-même difficile à recevoir. En plus de cela, les relations au boulot sont totalement différentes ici par rapport à ce que j’ai connu avant. Ne vous attendez pas à ce que vos collègues vous ramènent des croissants le matin pour le débrief du week-end ou qu’ils viennent vous poser des questions sur vos dernières vacances. Limite si on vous dit bonjour quand vous arrivez. Je le prenais très mal au début, je me sentais seul, totalement perdu, limite dépressif. Heureusement ça n’a duré qu’une petite semaine. On comprend vite qu’en fait les gens sont sympas mais détestent déranger les autres. Ce qui est inconcevable chez nous est une règle ici. Ne pas dire bonjour est perçu comme un manque de respect en Europe ou en Afrique, ici c’est une marque de respect au boulot car on ne veut pas vous déconcentrer. Pour ma femme c’était beaucoup plus simple. Elle a aimé ce côté aseptisé. On fait son boulot sans familiarités et on rentre chez soi pour finir sa journée avec plein d’activités. En fait la grande différence c’est qu’ici on travaille pour vivre, on ne vit pas pour travailler. Avec 2 salaires on peut très bien vivre et profiter de la vie. Mais en même temps il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas de véritable système de retraites, que la loi vous garantit uniquement 2 semaines de congés et que vous pouvez être mis à la porte à n’importe quel moment avec une indemnité ridicule. Le jeu en vaut la chandelle, mais il faut toujours avoir un plan B, C, D... La vie est courte et il faut penser à fructifier sa présence et ne pas laisser ses enfants dans le besoin.
       
      En parlant de niveau de vie... un des plus gros budgets ici aussi a été la garderie. Compter au minimum 20$ par jour pour du full-time et 10$ pour les enfants qui y vont avant et après l’école. Le gouvernement vous offre en moyenne 500$ d’allocations par enfant mais ces dernières partent pratiquement exclusivement dans les frais de garderie. L’école ne commence pas tôt (8h45) et finit très tôt (15h45). Vous avez donc 2 choix : travailler tous les 2 et prendre la garderie ou avoir un seul salaire et faire des économies sur ce budget. Ce qui est certain par contre c’est qu’on est heureux de la qualité de la prise en charge. Pour ce qui est du système scolaire, nous n’avons pas encore assez de recul pour en juger. Notre fille de 6 ans savait déjà lire mais il est certain que les progrès étaient phénoménaux. Les enfants ont un objectif de lire 100 livres durant les 1ers mois de l’année. Tout ce que je sais c’est que c’est assez « cool ». Pas de devoirs et pas de pression. Certains s’en plaignent, mais il faut garder en tête que l’éducation des enfants passe surtout par un suivi des parents et le développement de leur culture générale. N’attendez pas que le gouvernement le fasse pour vous, et surtout n’attendez pas une seul minute pour leur ouvrir un compte REEE afin de commencer les contributions à leurs futures études.
       
      Venons-en maintenant à ce fameux hiver manitobain. Honnêtement je m’attendais à pire. Ce n’est pas tant le froid qui dérange car on est bien équipé et on fait tout en voiture, mais la longueur de la saison est assez pesante. Arrivés en février-mars, on a envie d’enlever ses bottes et ressortir ses t-shirts de l’armoire. Par contre, gros point positif : l’ensoleillement de la ville est extraordinaire. Certains me diront à quoi ça sert d’avoir du soleil quand il fait -30° ? Eh bien ça fait toute la différence, du moins pour le méditerranéen que je suis. Le soleil vous redonne le sourire, mais attention aux coups de froid. On peut se faire avoir facilement si on ne regarde pas la météo.
      On a eu plus de mal à nous habituer à la nourriture. Les légumes ne sont pas vraiment les mêmes et les prix de certains aliments sont exorbitants ! L’artichaut à 2$ pièce ou le chou-fleur à 5$ ça fait mal. Quand je pense que je les snobais avant ! Mais bon c’est le revers de la médaille. On a aussi fait le choix de nous orienter vers le bio depuis quelques mois. Vu que tous les produits, ou presque, viennent des USA, le mieux est d’éviter tout ce qui est production de masse et OGM. Ça nous coûte plus cher certes mais au moins on est sûr que nos enfants mangent sainement. Sinon oui les fromages et la pâtisserie fine nous manquent. Ce n’est pas qu’il n’y en a pas, ça existe. Mais très peu et très cher et pas forcément de bonne qualité. Compter au moins 8$ pour une petite boîte de fromage quelconque et encore quelques dollars pour un gâteau qui n’a pas très bon goût. Mais on s’y fait et le reste compense.
      On a tout de même une vie rêvée, on peut faire tout ce qu’on a envie de faire, les petites sont super épanouies et nos weekends sont de vraies vacances.
      En parlant de ça, ici le temps a une toute autre valeur. Contrairement à notre vie d’avant, ici les semaines passent très vite et les weekends très lentement. On a le temps de bien profiter de nos journées et pour la première fois de notre vie on se sent VIVRE ! C’est un sentiment très spécial et je reviens encore à ce que je disais plus haut : on travaille pour vivre et pas le contraire.
      Il y a des parcs partout, des piscines (quand elles ne sont pas gelées lol) et plein d’autres endroits où on peut juste aller se détendre. On a découvert ce qu’était une vie de famille, même si j’avoue qu’il est difficile –au départ- de se retrouver loin des siens. Vous découvrez d’autres valeurs, vous vous recentrez sur l’essentiel et comprenez bien vite que vous faisiez plein de choses sans en avoir envie. Maintenant on fait ce qui nous plaît, loin des pressions sociales. Si on ne veut pas faire à manger on ne le fait pas. Quand on invite des amis on se fait des potluck à la canadienne où chacun ramène à manger. Plus besoin de protocoles et de ces choses qui vous énervent mais que vous deviez faire juste parce que « c’est comme ça ». On fait les choses à notre façon et on aime ça !
       
      Winnipeg aura été pour nous un choix salutaire. On n’est pas obligé de se taper 2 heures d’embouteillages avant de rentrer chez soi. Ça change la vie ! Tout se fait en anglais certes, alors il faut y être préparé. Mais les avantages y sont tellement nombreux qu’on ne se voit pas bouger d’ici. J’ai eu l’occasion de visiter plusieurs grandes villes, mais je ne suis jamais aussi bien senti qu’ici. C’est un endroit idéal pour ceux qui veulent avoir une vie paisible, sans pression et avec plein d’avantages. Depuis notre installation je suis partie à Toronto et à Montréal à plusieurs reprises et à chaque fois j’avais cette sensation d’étouffement. Trop de monde, trop de pression, pas assez d’espaces. Winnipeg me donne l’pression de vivre en campagne avec le confort de la ville. Ça n’a pas de prix !
       
      Pour clore, nous ne regrettons absolument rien. Notre vie d’avant nous semble si loin, si différente que parfois on se demande comment on pouvait faire ceci ou cela. Le Manitoba nous a offert cette paix de l’esprit qui nous manquait et nous a permis de nous recentrer sur l’essentiel : notre famille. Nous ne nous voyons plus revenir au pays, sauf urgence familiale. Autant dire que les projets de vacances n’incluent pas l’Algérie comme destination. Les parents viennent nous voir une à deux fois par an ce qui est largement suffisant. Notre vie est désormais ici, auprès de nos amis, de nos voisins et de tout ce qui fait de nous des personnes heureuses.
      Si certains hésitent encore, dites-vous qu’une fois dans l’avion les larmes sèchent et une nouvelle vie bien plus excitante vous ouvre les bras. Gardez surtout cette belle citation de Paulo Coelho en tête : « Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine... Elle est mortelle ».
       
      Bon courage à tous
    • By ameliedef
      Dans le cadre d’un tournage d’une série de vidéos témoignages sur la conduite routière au Canada du point de vue des étrangers pour le compte d’une société d’assurance, nous sommes à la recherche de profil de tous horizons.
      Vous avez appris à conduire à l’étranger puis emménager au Canada ? Venez nous raconter votre expérience ! Quelles sont les différences entre votre pays d’origine et le Canada ? Cela a-t-il représenté un challenge ? Quelles sont selon vous les avantages et les inconvénients ?
      Vous avez envie de nous faire part de votre expérience et vivre une expérience enrichissante ? Alors contactez-nous par mail à l’adresse xxxxxxvoir note en basxxxxxxxxdès maintenant !
      Envoyez-nous votre candidature avec une petite présentation de vous ainsi que des photos avec des vos coordonnées complètes.
      A bientôt !
       
      Amélie 
    • By Alekiv
      Je partage avec vous cet article qui n'est plus tout récent mais qui est enrichissant permet de constater que quand on veut, on peut, notamment dans le secteur du jeu vidéo qui emploie beaucoup de monde au Canada:
      http://www.lexpress.fr/emploi/les-immigrants-au-canada-ont-un-devoir-d-humilite_1710493.html
       
      Un passage qui concernera tous les candidats au Québec:
       
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