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18 avril 2016 - 18 avril 2018

 
Il y a deux ans pile, nous débarquions au bureau de l'immigration de Montréal-Trudeau, pour valider nos résidences permanentes. Une journée qui a changé nos vies et qu'on n'est pas prêts d'oublier !
 
Tout avait commencé un soir de déprime, arrosé d'alcool, à l'automne 2013. Bilan de nos vies actives respectives, stagnation de poste et de salaire pour moi, cadre dans une grande entreprise industrielle française, et pour mon mari, une startup au bord du dépôt de bilan, faute d'investisseurs, devenus trop frileux dans un pays enfoncé dans la crise économique. A cela s'ajoutait la vie francilienne et ses désagréments quotidiens, transports, pollution, insécurité, grèves, et j'en passe... Et quel avenir ici pour notre fille, qui n'avait alors pas 5 ans ? Et au fil de nos discussions, une idée folle était en train de naître : pourquoi pas partir au Québec ? On avait déjà regardé des reportages, ça avait l'air simple, et on s'y voyait déjà dans 6 mois !
 
Le lendemain, l'idée ne s'était toujours pas envolée, et mon mari me ramenait à la maison le fameux livre de Laurence Nadeau, "S'installer et travailler au Québec, édition 2013". Commence alors, comme pour tout le monde ici, le parcours du combattant, jalonné d'intentions de rejet et de rude épreuve pour notre patience . C'est seulement deux ans plus tard, en décembre 2015, qu'on recevra dans notre boite aux lettres les précieuses CRP, notre sésame pour une nouvelle vie !
 
Peu de temps après, une bonne nouvelle tombe : mon mari obtient une offre d'emploi en informatique après avoir passé des entretiens aux Journées Québec à Paris en novembre. Tout s'accélère, on organise le déménagement avec Galieni, on vend nos meubles, nos voitures, on achète les billets d'avions pour toute la famille, y compris notre chat qui voyagera en soute. On s'occupe également de trouver une école pour notre fille, et une fois sur place, on trouvera un 4 1/2 à louer juste à côté.
 
De mon côté, j'avais établi plusieurs contacts avec des employeurs potentiels via linkedIn, et à mon arrivée en avril, je passe plusieurs entretiens, et j'obtiens rapidement un travail dans une grande institution financière québécoise. Je retourne seule en France quelques mois pour finir l'année scolaire, et reviens définitivement début juillet avec ma fille.
 
Niveau administratif, le Québec est incroyablement efficace. NAS, RAMQ, SAAQ, tout se fait à chaque fois en quelques dizaines de minutes, et on est impressionnés par la gentillesse du personnel, qui nous explique tout en détail, et avec le sourire ! Il faut dire qu'on sortait de 2 mois d'affronts, coups de gueule et médiation avec la CPAM des Yvelines qui refusait de nous délivrer le formulaire SE401-Q207 (celui qui nous permet d'être couverts par la RAMQ dès notre arrivée), et qui avaient osé nous dire au téléphone, sic : "si ça ne vous plait pas vous n'avez qu'à pas partir au Canada ! ". Heureusement, l'extrême efficacité de l'administration québécoise nous fait vite oublier cette mésaventure ;)
 
Depuis notre arrivée, peu de choses nous ont déçu. Il faut dire qu'en deux ans et demi d'attente, nous avons eu largement assez de temps pour nous préparer. Comprendre la culture québécoise, connaitre l'histoire, les lois, les démarches, le format des CV, le système bancaire, apprendre les expressions locales, s'habituer à l'accent en écoutant les web radios... On peut dire, en empruntant une expression québécoise, qu'on était "pas mal prêts", avant de monter dans l'avion. 
 
Il y a encore quelques petites choses qu'on a appris sur place, et qui nous font sourire en y repensant, comme par exemple, ma fille qui rentre de son premier jour d'école en nous disputant parce qu'on ne lui avait pas donné de souliers d'intérieur : oui, toute l'année, même l'été, il y a les chaussures pour dehors et les chaussures pour la classe. Ici, c'est comme ça que ça se passe ! Et dans le même esprit, on ne garde jamais ses chaussures dans une maison, même quand on est invités, on les retire toujours à l'entrée, heureusement qu'un ami Français immigré de longue date nous avait prévenu !
 
Mois après mois, la routine s'est installée, et on a vite eu l'impression d'être ici depuis toujours ! Mais cette routine-ci est nettement meilleure que la précédente. Sortis à 16h30 chaque soir, chez nous à peine 30 minutes plus tard, on a gagné du temps de qualité tous ensemble en famille. 
 
Alors bien sûr, il y a l'hiver ! Notre deuxième hiver tente désespérément de s'achever, et on a hâte de pouvoir ranger les manteaux en duvet, les tuques et les mitaines ! Cet hiver a d'ailleurs été un peu plus éprouvant que le précédent, beaucoup de neige, et une longue période de froid extrême début janvier, qui nous a valu des canalisations gelées, et plus d'eau dans la cuisine pendant 24 heures... Mais nous ne nous plaignons pas trop, Montréal est largement épargnée par les gros désagrément de l'hiver, comparée à la ville de Québec ou au Saguenay. Les grands axes sont rapidement dégagées, et les écoles rarement fermées (un jour par hiver depuis notre arrivée). Et on adore les anneaux de patinoires extérieures qui apparaissent un peu partout dans les parcs, de bon moments à passer en famille quand il ne fait pas en bas de -15° !
 
A l'inverse, l'été est agréable et chaud, le ciel souvent bleu (comparé à Paris...), et l'été indien s'étire jusqu'à la fin octobre : il n'est pas rare de se promener en manches courtes à cette période de l'année. Mais on passe de l'été à l'hiver en deux ou trois semaines. Je me souviens qu'en novembre dernier, on a perdu quelque chose comme 25 degrés en deux jours.
 
Mais Montréal a son charme, été comme hiver. Même dans le froid, de nombreuses festivités se déroulent un peu partout, pour tous les âges et tous les goûts. Et l'été, c'est encore plus animé : on sent que les Québécois ont à cœur de profiter de chaque minute de chaleur, pour recharger les batteries avant la prochaine hibernation ;)
 
Mais parlons d'un sujet un peu plus sérieux : le travail. Je lis des choses parfois horribles sur le forum, mais heureusement, ce sont des cas isolés, ou tout simplement des immigrants qui n'ont pas su s'adapter: il y en a plus qu'on ne le croit ! De notre côté, dans nos jobs respectifs, on apprécie vraiment l'ambiance de travail. On se sent utiles, valorisés, efficaces, pas grand chose à voir avec la France. Ici, pas question d'heures sup' à n'en plus finir, mais on attend de vous de l'implication et de l'autonomie, et on vous demande même souvent votre avis (oui, au début, ça fait bizarre, mais on s'habitue vite... ;) ). Et pour passer haut la main l'étape du recrutement, c'est vraiment important de bien rédiger son CV à la québécoise, en mettant en avant les réalisations qu'on a accomplies dans le passé, et ce qu'on recherche dans notre futur emploi. Le CV peut être long et détaillé, mais pas la peine d'écrire qu'on est marié 2 enfants 1 chien, ni qu'on est passionné de pétanque. Par contre, si vous avez fait du bénévolat, ou si vous êtes engagés activement dans une grande cause respectable (environnement, éducation, humanitaire...), vous pouvez le noter, car c'est très bien vu par ici ! Et si vous avez une passion directement liée à votre métier, bien évidemment, mettez-la ! Dans 99% des cas, on vous demandera des références, donc il faut espérer que votre ancien chef vous apprécie, parce qu'il va avoir un long questionnaire à remplir sur la qualité de votre travail et votre personnalité. 
 
Une fois retenus pour un entretien, apprêtez-vous à passer à la laveuse en mode essorage. Ça va être long et difficile. Les recruteurs voudront voir ce que vous avez dans le ventre, et si vous avez vraiment le profil pour le poste. Finis les CV maquillés, ici vous serez rapidement démasqués. Si votre entretien ne dure que 15 minutes, attendez-vous à ne pas être rappelés. Mais avec un taux de chômage très bas, il est quand même probable que vous n'ayez pas trop de difficultés à trouver un emploi en quelques mois, même si ce n'est pas exactement le poste que vous recherchiez. Et ici, ce n'est pas du tout mal vu de partir rapidement pour un autre emploi. Ça m'avait choqué au début, mais je commence à m'habituer : une personne qui trouve mieux ailleurs aura juste deux semaines de préavis à respecter, et personne ne va lui en vouloir, pas même le manager, ça fait partie du jeu.
 
Pour ceux qui le souhaitent (ou qui n'ont pas le choix si leur métier est régit par un ordre professionnel), ici ce n'est pas du tout mal vu de reprendre ses études à l'âge adulte, c'est même très répandu. Et surtout, c'est un moyen sûr de trouver un emploi par la suite, car la formation québécoise sera immédiatement reconnue par les employeurs québécois. De notre côté, on a de la chance, on a pu trouver un travail sans repasser par la case études, nos diplômes et notre expérience en France ont été suffisants.
 
Pour les enfants aussi, l'école ici est très différente de la France. Beaucoup moins de devoirs (au primaire), et des cours très ludiques : on joue pour apprendre. Une méthode pédagogique qui a fait ses preuves: ici, les enfants sont plus épanouis et heureux d'aller à l'école, et ils ont même une belle avance sur le programme de France. Un seul bémol : ils ont des cours obligatoires d'éthique religieuse, où finalement, ils parlent de toutes les religions... sauf l'athéisme ! A la fin, les enfants s'imaginent qu'il est obligatoire de choisir une religion, et se sentent exclus quand ils n'en ont pas... Mais voyons le bon côté des choses, ça nous a permis d'aborder le sujet en famille à la maison, pour mieux expliquer nos choix. 
 
Autre point à ne pas négliger, si vous souhaitez que votre enfant apprenne l'anglais dès le primaire (au cas où ça lui servirait plus tard, sait-on jamais...), il vaut mieux choisir une école privée avec une filière d'anglais renforcé, car ici au public, c'est comme en France, seulement 1h par semaine pendant les 6 années de primaire, alors ça ou rien... Et bien entendu, pour nous francophones, les écoles anglophones sont tout simplement interdites d'accès, c'est bon à savoir, car beaucoup de parents débarquent à Montréal en pensant que leur enfant aura facilement accès à un enseignement bilingue dans le public, et finalement, c'est la désillusion. Mais a Montréal, il y a beaucoup de choix pour les écoles privées, et les prix varient de 3000 à 30000$ par année, de quoi trouver son bonheur :)
 
Dans notre cas, le choix de l'école nous a amenés à nous installer dans un coin tranquille et agréable de l'ouest de l'île de Montréal. Beaucoup de Français vont s'installer sur le plateau, complètement à l'opposé. "Du coup", ici, on ne croise pas beaucoup de Français : il y a en majorité des anglophones et des immigrants asiatiques, et aussi des Québécois francophones. Le bord du lac Saint Louis est à quelques centaines de mètres, on aime s'y promener été comme hiver. C'est certainement l'un des plus beaux coins de l'île, mais peu de gens le connaissent. 
 
Alors bien sûr, habiter loin du centre-ville rend l'achat (ou leasing) d'une auto indispensable. Les trains de banlieue passent entre deux et trois fois par heure aux heures de pointe, et on peut aussi compter sur quelques lignes de bus express passé 18h30. Mais ici, les transports sont très ponctuels dans l'ensemble, c'est très appréciable. Pour aller au centre ville en voiture, notre passage obligé est l'échangeur Turcot. En travaux depuis notre arrivée, on le voit évoluer chaque jour, et ça devrait encore durer au moins deux ans. Cela cause quelques ralentissements, mais rien d'insurmontable quand on débarque de l'île de France... Mais les Québécois, eux, sont scandalisés par tant de travaux. L'île est recouverte de gros cônes oranges, devenus l'emblème de la ville, presque autant que le 1000 gauchetière ou le pont Jacques Cartier. Mais je reste persuadée que ces travaux sont une bonne chose, la ville en avait vraiment besoin ! Ils vont fluidifier nos trajets et dynamiser cette belle et grande capitale d'Amérique du Nord. 
 
On se sent bien dans notre West Island, alors en janvier dernier, on y a acheté une maison, dans un programme de constructions neuves. On est vraiment contents de notre investissement. Avec 18 mois d'historique de crédit et un statut de résidents permanents, on n'a eu aucun mal à avoir une hypothèque au même taux que n'importe quel Canadien. Mais ça ne nous a pas empêché de magasiner les banques et courtiers, pour faire marcher la concurrence, et finalement, notre banque s'est alignée sur le meilleur taux, nous a offert les frais de notaire, et maintenant on ne paie plus aucun frais bancaire mensuel, c'est vraiment un bon deal. 
 
Au bilan, deux années merveilleuses, aucun regret, une excellente intégration pour nous autant que pour notre fille, de belles expériences, de belles rencontres avec les Québécois qui sont tellement gentils, accueillants et généreux avec nous! Mais pour nous, ce sont aussi de nombreux voyages à travers le Canada et aux USA (l'un de mes rêves avant d'immigrer!), et pour finir, nous avons fait comme tout bon Québécois, le printemps refusant d'arriver, nous avons décidé de partir une semaine à Punta Cana ! Il paraît qu'il neige encore à Montréal, ce 18 avril 2018, mais moi je ne le vois pas, car je termine d'écrire ces lignes au bord de la piscine, sous le soleil des Carraibes, par 28 degrés Celsius ! 
 
Bonne semaine à tous! Et je souhaite que vos projets se réalisent autant que les miens! :)
 
Isa
 
 
 
 
 
 

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belle histoire :) 

 

la famille en France vous manque pas trop?

 

vous avez eu quoi comme taux, je viens juste de renouveler je suis curieuse :P 

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il y a 20 minutes, Automne a dit :

belle histoire :) 

 

la famille en France vous manque pas trop?

 

vous avez eu quoi comme taux, je viens juste de renouveler je suis curieuse :P 

 

Non ça va, on fait des Skype tous les week-end et ils sont déjà venus nous voir plusieurs fois ici, et maintenant qu'on a la maison c'est encore plus simple de les accueillir, parce que dans le 4 1/2 c'était un peu le camping quand on avait de la visite ?

 

Pour le taux on a réussi à avoir 3% sur 5 ans, un peu dégoûtés quand même parce que 6 mois avant c'était beaucoup plus bas, on aurait pu avoir 2.6... Mais au moment où on a signé c'était le mieux qu'on pouvait avoir... 

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Marrant l'affaire des chaussures à laisser à l'entrée. En tout cas moi je l'ai toujours fait, partout où j'ai vécu. Je ne crois pas que ce soit typique d'une culture, c'est plus du respect pour les lieux. Bref.

 

Vous travaillez tous les deux au centre ville à partir du West Island? Peut être intéressant à partager avec les autres futurs immigrants les trajets depuis et vers le lieu de travail. Surtout si ça vous prend que 30 minutes.

 

Turcot c'est impressionnant les changements, en tout cas, je trouve ça incroyable a chaque fois que je retourne à Montréal, les changements qu'il y a sur ces routes. Même chose pour le nouveau Champlain. Ils ont même enfin terminé l'échangeur Dorval!!! Il faut reconnaître que quand on voit ce qu'il est nécessaire de détruire et reconstruire, tout en laissant ouvert une grande partie des accès pour le trafic, c'est quand même relativement bien géré. Mais long, forcément.

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il y a une heure, Isa78 a dit :

 

Non ça va, on fait des Skype tous les week-end et ils sont déjà venus nous voir plusieurs fois ici, et maintenant qu'on a la maison c'est encore plus simple de les accueillir, parce que dans le 4 1/2 c'était un peu le camping quand on avait de la visite ?

 

Pour le taux on a réussi à avoir 3% sur 5 ans, un peu dégoûtés quand même parce que 6 mois avant c'était beaucoup plus bas, on aurait pu avoir 2.6... Mais au moment où on a signé c'était le mieux qu'on pouvait avoir... 

 

Aviez vous eu une pré approbation qui bloque les taux pendant 90 ou 120 jours selon les banques?

Modifié par crazy_marty

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il y a une heure, Isa78 a dit :

Pour le taux on a réussi à avoir 3% sur 5 ans, un peu dégoûtés quand même parce que 6 mois avant c'était beaucoup plus bas, on aurait pu avoir 2.6... Mais au moment où on a signé c'était le mieux qu'on pouvait avoir... 

bah c'est sûr que ça change avec le temps. Moi j'ai pas du tout le même taux que quand j'ai signé la première fois , j'aurais aimé mais ça a monté  :( et tu vois en 4 mois de différence c'est plus 3% non plus 

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Invité
Il y a 4 heures, crazy_marty a dit :

 

Aviez vous eu une pré approbation qui bloque les taux pendant 90 ou 120 jours selon les banques?

Oui, mais comme c'est du neuf, le délai entre la preapprobation (nécessaire pour conclure la vente et démarrer la construction) et la vente elle même (signature chez le notaire) était supérieure à 120 jours.

 

Yves.

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Invité
Il y a 4 heures, crazy_marty a dit :

/snip/

 

Vous travaillez tous les deux au centre ville à partir du West Island? Peut être intéressant à partager avec les autres futurs immigrants les trajets depuis et vers le lieu de travail. Surtout si ça vous prend que 30 minutes.

/snip/

 

 

Je travaille au Nordelec, dans le sud-ouest et Isa travaille en plein centre ville. Comme nous habitons pas loin de l'échangeur Dorval, on fait A20 puis A15 sud jusqu'à la Station Charlevoix. Moi je suis presque arrivé et Isa finit en Métro.

Même chose le soir en sens inverse!

L'ouest de l'île n'est pas aussi loin qu'on le croit ?

@++

Yves.

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Il y a 6 heures, Isa78 a dit :

le fameux livre de Laurence Nadeau, "S'installer et travailler au Québec, édition 2013"

:1310_thumbsup_tone1:

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il y a 21 minutes, MrGuims a dit :

 

Je travaille au Nordelec, dans le sud-ouest et Isa travaille en plein centre ville. Comme nous habitons pas loin de l'échangeur Dorval, on fait A20 puis A15 sud jusqu'à la Station Charlevoix. Moi je suis presque arrivé et Isa finit en Métro.

Même chose le soir en sens inverse!

L'ouest de l'île n'est pas aussi loin qu'on le croit ?

@++

Yves.

Tout à fait perso je suis à pierrefonds, évidemment je commence tôt donc moins de traffic, je travaille surtout à outremont à 7h, le matin porte à porte moins de 30 min, le soir en finissant à 15h15 je cherche ma fille avant 16h à pierrefonds à l'école. 

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il y a 46 minutes, MrGuims a dit :

 

Je travaille au Nordelec, dans le sud-ouest et Isa travaille en plein centre ville. Comme nous habitons pas loin de l'échangeur Dorval, on fait A20 puis A15 sud jusqu'à la Station Charlevoix. Moi je suis presque arrivé et Isa finit en Métro.

Même chose le soir en sens inverse!

L'ouest de l'île n'est pas aussi loin qu'on le croit ?

@++

Yves.

 

Je le pensais pas. Pendant longtemps j'étais à la rive sud, pour travailler au centre ville ça me prenait 30 minutes en transport en commun. Mais certains imaginent que c'est au bout du monde.

 

Par contre votre situation est particulière et chanceuse disons, parce que tu peux la déposer et la récupérer au métro. Si tu travaillais ailleurs, ça serait peut être plus long pour elle, jongler entre le bus et le métro. Mais c'est bien pour vous, quand ça fonctionne comme ça c'est royal.

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Il y a 11 heures, crazy_marty a dit :

Marrant l'affaire des chaussures à laisser à l'entrée.  En tout cas moi je l'ai toujours fait, partout où j'ai vécu. Je ne crois pas que ce soit typique d'une culture, c'est plus du respect pour les lieux. Bref.

 

 

Bien sûr que si. Ce qui m'a frappé, c'est lors des visites de maison où il fallait se déchausser pour pouvoir visiter la maison. Et les entreprises qui viennent pour me faire des soumissions, toujours à vouloir se déchausser à l'entrée. Tu ne vois jamais ça en France.

Modifié par Demina47

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Il y a 5 heures, Demina47 a dit :

 

Bien sûr que si. Ce qui m'a frappé, c'est lors des visites de maison où il fallait se déchausser pour pouvoir visiter la maison. Et les entreprises qui viennent pour me faire des soumissions, toujours à vouloir se déchausser à l'entrée. Tu ne vois jamais ça en France.

Donc en France, les gens marchent dans la boue, un caca de chien, une flaque d'eau et rentre dans les maisons et se promènent chez les gens sans enlever leurs souliers?  :lol:

 

En tout cas, moi j'ai été chez des gens en France et les gens enlevaient leurs souliers alors ça l'air que le savoir-vivre existe aussi 

 

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Il y a 6 heures, Demina47 a dit :

 

Bien sûr que si. Ce qui m'a frappé, c'est lors des visites de maison où il fallait se déchausser pour pouvoir visiter la maison. Et les entreprises qui viennent pour me faire des soumissions, toujours à vouloir se déchausser à l'entrée. Tu ne vois jamais ça en France.

 

N'importe quoi ... la généralisation à 2 cennes basée sur rien à part ton expérience personnelle. Oups pardon, comme c'est l'expérience de Caro, c'est forcément la vérité absolue pour tous.

 

Tu as eu une vie bien remplie avant de venir râler au QC, tu as eu la chance de visiter les demeures de 67 millions de Français pour pouvoir pondre des affirmations-verites de ce genre. Bravo!

Modifié par crazy_marty

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il y a 41 minutes, crazy_marty a dit :

 

N'importe quoi ... la généralisation à 2 cennes basée sur rien à part ton expérience personnelle. Oups pardon, comme c'est l'expérience de Caro, c'est forcément la vérité absolue pour tous.

 

Tu as eu une vie bien remplie avant de venir râler au QC, tu as eu la chance de visiter les demeures de 67 millions de Français pour pouvoir pondre des affirmations-verites de ce genre. Bravo!

 

Je n'ai pas visité tous les foyers français mais j'ai quand même habité dans plusieurs régions en France et j'ai jamais vu personne enlever ses chaussures à l'entrée, on s'essuie sur le paillasson mais c'est tout... ?

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il y a 33 minutes, Isa78 a dit :

 

Je n'ai pas visité tous les foyers français mais j'ai quand même habité dans plusieurs régions en France et j'ai jamais vu personne enlever ses chaussures à l'entrée, on s'essuie sur le paillasson mais c'est tout... ?

 

J'ai pas dit que ça existait pas. Mais à partir de vos expérience personnelles, toi et Caro en déduisez que jamais personne le fait et que c'est typiquement québécois? Ça a rien de Français ou de Québécois. Ça a voir avec chez qui tu vas. Rien d'autre.

 

Chez mes parents, tu enlèves tes chaussures. Chez des amis à moi à Lyon, ils marchent avec leurs chaussures chez eux et leurs invités aussi, chez ma grand mère à Lyon, on enlève ses chaussures, chez mon cousin à Clermont, on fait comme on veut, lui les enlève mais il oblige rien à ses invités etc... A partir de là, on arrive à généraliser et à dire "jamais en France tu vois les gens enlever leurs chaussures"?

Modifié par crazy_marty

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Moi j'ai toujours enlevé mes chaussures en france et même ammener mes pantoufles!

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Il y a 1 heure, juetben a dit :

Moi j'ai toujours enlevé mes chaussures en france et même ammener mes pantoufles!

 

Pareil ! Je ne marche jamais en chaussures chez moi, je ne vois pas pourquoi je le ferais chez les autres.

 

Par contre ce que j'apprécie au Québec (du moins pour ma toute récente expérience!), c'est que les professionnels qui sont entrés chez moi (technicien, plombier, etc) ont systématiquement retiré leurs chaussures ou mis des sur-chaussures. Je n'avais jamais vu ça en France ! En France, je ne compte plus le nombre de fois où ces professionnels sont entrés chez moi avec des chaussures sales et que j'ai du nettoyer après leur passage.

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Il y a 2 heures, crazy_marty a dit :

 

Chez mes parents, tu enlèves tes chaussures. Chez des amis à moi à Lyon, ils marchent avec leurs chaussures chez eux et leurs invités aussi, chez ma grand mère à Lyon, on enlève ses chaussures, chez mon cousin à Clermont, on fait comme on veut, lui les enlève mais il oblige rien à ses invités etc... A partir de là, on arrive à généraliser et à dire "jamais en France tu vois les gens enlever leurs chaussures"?

 

Je n'ai pas parlé de ce que faisait les proches, les amis ou les invités, va relire avec tes doigts.

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Il y a 3 heures, Automne a dit :

Donc en France, les gens marchent dans la boue, un caca de chien, une flaque d'eau et rentre dans les maisons et se promènent chez les gens sans enlever leurs souliers?  :lol:

 

 

On ne te dira pas d'enlever tes chaussures quand tu iras visiter des maisons, tu ne vas pas non plus avoir les entrepreneurs qui vont enlever d'eux mêmes leurs chaussures à l'entrée quand ils viennent faire une soumission. Ca, ça m'a vraiment frappé.

 

Evidemment que si le temps est crade dehors, les gens vont se déchausser en allant voir leurs proches. Un entrepreneur (ou autre visiteur "commercial"), t'as intérêt à lui dire de se déchausser même s'il fait crade en France... comme dit Isa, il ira se frotter les pieds sur le paillasson au mieux.

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      Citoyens en 2018
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      Le Québec, c'est beau certes, la neige et le froid, les grands espaces :  les premières années c'est magique !! Mais après 6 ans, cela a perdu de son charme pour moi. Tous les villages se ressemblent... Après 500 km, c'est toujours le même panorama: des sapins et des montagnes et des maisons similaires (sauf en Gaspésie, mon endroit préféré au Québec, où les panoramas sont magnifiques). Je suis en manque de patrimoine, de vieilles pierres, d'histoire, de châteaux, de culture, de musées, de paysages variés, d'océan !!!
       
      L'accès à la nature n'est pas si évident si l'on considère que les lacs sont pour la plupart privatisés et donc difficile d'accès, les parcs nationaux, provinciaux sont tous payants,  en fait nous avons constaté qu'a chaque fois que l'on veut faire une activité, il faut payer (et parfois très cher pour ce que c'est, nous avons été souvent déçus). Alors qu'en France, il y a des chemins de randonnée partout, les sentiers côtiers, les sentiers de montagne, etc. (oui je sais je compare ce qui n'est pas comparable, chaque pays est différent)
       
      Certes l'accès à la propriété est facile et rapide (nous avons acheté puis revendu notre maison 4 ans plus tard) mais ce n'est pas ce qui nous intéresse pour l'instant. 
       
      Niveau emploi, j'ai toujours trouvé, aucun problème de ce coté-là. Si on veut travailler on trouve du travail dans la semaine ici. Mon mari est dans l’hôtellerie/restauration donc lui aussi aucun soucis. 
       
      Le coût de la vie est quand même assez élevé si l'on veut bien manger, les cellulaires et l'internet coûtent une fortune... (depuis 6 ans, je pense qu'il a dû augmenter en France également... ) 
       
      En bref, la seule chose qui me freine pour un éventuel retour en France est la sécurité. Ici c'est très paisible. Nous pouvons nous promener à n'importe quelle heure du jour et de la nuit sans craindre une agression. Certaines personnes ne ferment pas leurs portes à clef. Les enfants peuvent jouer dehors dans la rue sans problème. 
       
      Je crains pour l'avenir de mes enfants en France (sécurité, emploi) mais j'ai envie également qu'ils connaissent leur famille et surtout leurs grands-parents qui commencent à vieillir... La vie est longue mais pas tant que cela finalement !  Par ailleurs nous sommes citoyens et nos enfants aussi, alors nous nous disons que nous pourrons toujours revenir si nous ne parvenons pas à nous ré-adapter à la France ? Enfin, nous ne sommes pas arrêtés à la France, mais réfléchissons également à nous réinstaller dans un autre pays européen, ce qui nous permettrait d'être plus proche de la famille qu'en étant au Canada... 
       
      Des expériences/suggestions à partager ? 
       
      Merci et bonne journée 🙂 
       
       
       
    • Par thedaviddias
      Après avoir lu beaucoup de témoignages de personnes déménageant au Canada, ayant des regrets et faisant le choix de repartir après, je me devais d'aussi partager mon vécu qui est certainement bien plus positif et encourageant.
       
      Chaque personne est différente, et chaque expatriation l'est aussi. Venir m'installer au Canada, en juin 2018 a beau être ma 3ème expatriation à l'étranger (Brésil, Île Maurice), cette dernière a été très différente des autres.
       
      C'est en octobre 2014 que je posais les pieds au Canada pour la première fois. J'étais venu passé quelques jours avec ma petite amie de l'époque à Toronto, puis à Montréal. Et c'est à ce moment que je suis tombé amoureux de Toronto. Je ne saurais vraiment expliquer quoi en particulier, mais l'ambiance, l'atmosphère m'avait vraiment plu.
       
      Dès mon retour en France, j'ai commencé à faire les recherches classiques: PVT, Visa etc... Alors âgé de 30 ans, le PVT me semblait la solution la plus simple. Je tente alors le PVT en 2015, c'était l'année avant le début des tirages au sort, là où il fallait se connecter à une certaine heure et espérer passer les milliers de connexions simultanées sur les serveurs du CIC. Autant vous dire que je n'ai pas eu de chance. Dans le même temps, voici que ma boîte à Paris me propose de travailler pour un contrat de 2 ans à l'Île Maurice. Ce n'était pas du tout dans mes plans, mais je me suis dis que ce serait une expérience de plus et qu'après il me serait toujours possible de tenter le coup pour le Canada. Me voilà donc parti pour 2 ans sur une superbe île, je vous l'avoue, mais il était pour moi hors de question d'abonner mon project de départ au Canada.
       
      Dès mon arrivée à l'Île Maurice, je changea ma ville et pays sur LinkedIn pour y mettre "Canada, Toronto". Cela me permettrait de recevoir des propositions de travail et d'avoir une idée du marché. Il me suffisait simplement de répondre aux recruteurs que c'était un projet d'expatriation en cours et ça passerait. Et puis un jour, un français, que j'avais rencontré à l'Île Maurice pendant un court passage, me dis qu'il vient de recevoir une proposition de travail et qu'il part s'installer à Toronto. C'est alors que j'entends parler du "Programme Mobilité Francophone" pour la première fois. Je me demandais comment j'avais pu louper ça.
       
      Travaillant en tant que web développeur (Front-End pour les initiés), j'ai toujours su que mon métier est en constante demande, mais j'avais du mal à savoir comment cela pourrait-il m'aider. J'ai donc commencé à faire des recherches sur ce programme francophone et découvre que la seule condition est d'avoir une proposition de travail. Une proposition de travail, payer les frais d'environ 200 dollars et attendre pour recevoir le permis de travail. Ce programme visant les francophones qui souhaitent s'installer en dehors du Québec, c'était exactement ce qu'il me fallait.
       
      Quelques mois avant mon départ de Maurice, je décide de commencer à contacter certaines entreprises pour les convaincre de me faire passer un entretien et les rassurer sur les démarches, alors non couteuses pour eux. Après quelques entretiens par Skype je décide avec ma femme, à venir passer un mois sur place, à Toronto pour voir ces recruteurs en personne.
       
      Nous quittons alors Maurice (mon contrat était terminé), passons quelque temps en France (Espagne, Portugal) avec mes parents et nous voilà avec un billet aller-retour d'un mois pour Toronto. Nous avions alors décidé de prendre un cours d'anglais à l'Université de Toronto (English PLUS) pour qu'au cas où cela se passerait mal, nous puissions au moins dire que nous avions "gagné" quelque chose (et pas juste fait les touristes). Les entretiens se passent extrêmement bien et je me retrouve alors avec plusieurs propositions de travail sur les bras. Situation inespérée pour moi, j'avais du mal à réaliser la situation. Je me décide alors, contacte l'entreprise qui alors remplie un formulaire en ligne, paye les 200 dollars et me donne un numéro que j'allais, moi, utiliser pour transmettre tous mes documents au gouvernement Canadien.
       
      L'estimation pour recevoir mon "work permit" était alors de 4 semaines. Mais nous devions repartir dans 2. Confiant que tout aller bien se passer, nous repartons en France en attendant de revoir le fameux email disant que mon permis de travail était accepté. Je me rappellerai toujours, c'était un dimanche soir de juin 2018, mon cœur s'était emballé en voyant la provenance d'un certain email. Je me rappelle être en pleurs et prendre ma femme dans les bras. Après 4 ans, 2 tentatives de PVT, un déménagement à l'autre bout du monde, j'avais finalement réussi.
       
      Quelques jours après, nous étions à Toronto où je commençais mon nouveau travail.
       
      Après cela, le plus dur a été de trouver un appartement dans le centre de Toronto. Sans "credit history", c'est extrêmement compliqué. Et il était alors pas question d'aller vivre en périphérie. Même avec un extrait bancaire et un peu d'argent de côté, cela n'était pas suffisant. Heureusement, une française: Nelly de Breze (myhometoronto.com) a été d'une extrême patience et a su nous aider à trouver un superbe petit appartement downtown ($c 2150 par mois). 1 mois après, ma femme qui travaille aussi dans le web trouve un travail à 5 minutes de notre appartement (15 minutes à pied pour moi). Et je peux vous dire que nous sommes vraiment heureux de vivre enfin ici.
       
      Beaucoup me disaient que les Canadiens étaient froids... or ici à Toronto, j'ai pu faire la connaissance de plus de personnes que je n'imaginais. Peut-être parce qu'ici, beaucoup viennent des 4 coins du monde, et c'est sûrement l'un des charmes de Toronto. Vous finissez par apprendre autant sur vous que sur les autres, la culture et les expériences de vie. Nous avons des amis français, brésiliens, russes, belges, vietnamiens...
       
      S'expatrier pour la première fois, ce n'est jamais évident. On croit que l'herbe est plus verte ailleurs alors que c'est juste une réalité qui est différente. Il faut se préparer à remettre en question beaucoup de choses, sa perception de soi, du monde, de ces croyances etc... Mais pour moi, c'est justement en passant par tout ça qu'on gagne énormément. Sortir de sa zone de confort est une chose difficile et qui fait peur, mais pour moi, les rencontres que l'on peut faire suite à cela, est ce qui nous permet de grandir.
       
      Je ne sais pas si je vivrais pour toujours au Canada, mais si je le quitte ce sera parce que j'aurais quelque chose d'autre à vivre... dans un autre pays.
       
    • Par Nathan74
      Bonjour à tous ! 🙋‍♀️
       
      J'ai une question qui me taraude l'esprit depuis un moment et je ne trouve pas d'explications concrètent et me satisfaisant sur l'internet web.
      Comment devenir auto-entrepreneur une fois arrivé sur le sol Canadien ? Une fois toutes les démarches administratives réalisées pour pouvoir y partir évidemment. En arrivant j'aurais automatiquement le statut d'immigrés (je suppose) et non la nationalité Canadienne...
       
      Cela complique-t-il les choses ? Certainement, pour plus d'infos, j'ai pour projet de créer un accueil pour des animations autour de la nature et du patrimoine, en faisant participer des groupes sur une ou plusieurs journées, comme avec des randonnées... Avec peut-être un hébergement sur place.
       
      Merci d'avance pour vos réponses malgré cette question plutôt complexe. 😉
    • Par cathy60000
      Bonjour,
      mon mari a obtenu le feu vert de l'immigration pour partir travailler au Quebec il a un contrat de travail et aura donc un visa fermé en arrivant à l'aeroport (si j'ai bien compris).
      De mon coté je n'avais fais aucune démarche.Nous sommes une famille recomposée un des enfants est à lui mais pas les 3 autres.Je suis actuellement enceinte et j'aimerais evidemment le suivre alors qu'il doit partir rapidement.
      Son employeur lui recommande un depart imminent pour que j'accouche au Quebec en profitant d'abord de la securité social francaise (3mois) puis de l'assurance de son travail.Donc son enfant , moi en aura un permis de travail ouvert grace à son permis fermé et son contrat de travail à l'aeroport moyennant 250$ et 155$.Mais comment faire pour les autres enfants ??J'ai pris rendez vous  avec une avocate.Ou en prenant juste un AVE et un billet aller est possible de regulariser une fois sur place?
      Desolée du fouilli mais la nouvelle est toute fraiche et j'ai 1500000 questions...
    • Par ioanaMTL
      Bonjour à tous, 
       
      Cela fait deux ans que nous sommes au Canada avec mon compagnon. En venant nous rendre visite ma famille pris la décision de nous rejoindre. Cependant les procédures leurs étant accessibles demeurent flou, je cherche à savoir si certain d'entre vous auraient vécu une situation similaire ou auraient des idées. 
       
      Mon frère souhaite étudier, ma soeur hésite entre travailler et étudier et mes parents veulent travailler.
      Je leur ai conseillé de faire un permis d'étude pour mon frère et ma soeur cependant pour mes parents qui ont 50 ans je ne sais pas comment procéder. 
       
      Avec mon compagnon nous sommes en attente de résidence permanente (vu les délai nous devrions avoir une réponse en septembre prochain). Les parrainer semble trop lointain. 
      Mon père est électrotechnicien à son compte spécialisé en sécurité depuis 15 ans et à une expérience de plus de 30 ans. Ma mère était commerçante et ancienne comptable. 
      Je pense les inciter à trouver un emploi depuis la France. Pensez vous que cela aurait des chances de succès ? Avez vous vécu des situations comparables? 
       
      En vous remerciant pour votre aide et vos témoignages,
      Ioana
    • Par CélineOnline
      La première chose à vous dire et surement la plus importante : nous ne regrettons pas une seule seconde notre choix. Nous sommes très heureux et même si tout n’est pas encore en place et que l’adaptation prend évidemment du temps, nous ne ferions marche arrière pour rien au monde.
       
      Donc nous voilà à Moncton (Nouveau-Brunswick) avec une enfant de 6 ans.
      (L'article complet et en image dispo sur le blog : www.celineonline.fr/category/canada/)
       
      Nous sommes arrivés un 10 août et avions prévu 10 jours de Airbnb. Nous sommes rentrés dans notre location le 20 août. Achat de voiture réalisée dans la foulée, le 24.
      Le samedi 22, nous partions à Halifax chercher nos cartons et acheter tous nos meubles à Ikea pour notre installation 24 heures après.
      Pour ce qui est de la banque, nous avons profité du programme nouveaux arrivants de la BNC (Banque Nationale du Canada) donc nous avons pu avoir nos cartes de débit et de crédit très rapidement également. Hop internet, téléphone, électricité… en un claquement de doigt (et de grosse cautions ^^) ce fut réglé. Nous avons choisi d’être en location pour commencer. Pour ne pas être embêtés, nous avons choisi une location mensuelle. L’appartement n’est pas le plus génial du monde mais cela nous laisse le temps de voir où nous souhaitons nous installer. 
       
      Je ne vais pas vous mentir, je ne trouve pas Moncton belle. Elle ne possède pas de charme particulier. C’est une ville qui est en pleine croissance et dont les deux rues principales (la Main et la Saint Georges) sont à l’image de la pauvreté et la misère qui y règne. Tout le monde me dit que Dieppe est plus « sûre » et francophone mais moi Moncton, je l’aime bien. Il faut juste apprendre à la connaitre. J’adore son dynamisme, ses habitants, sa mixité, ses parcs, ses écoles, son ambiance… Moncton, je dirais que je m’y sens à ma place.
       
      L’emploi, c’est surement le sujet qui inquiète le plus. En tout cas pour moi. Je me revois me poser 15 milliards de questions dont surtout une qui me hantait au quotidien : et si notre niveau d’anglais ne suffisait pas ? J’ai été très vite rassurée (alors attention, que ça ne vous empêche pas de pratiquer votre anglais avant de partir, bien au contraire).
      Je vais me concentrer sur la petite histoire de mon copain, aide-soignant en France. Je suis travailleuse autonome donc c’est totalement différent pour moi.
      Nous nous étions laissé un mois de « tranquillité » après notre arrivée. Nous voulions prendre le mois d’août pour nous et nos démarches. Faire visiter la région à notre fille. En gros, prendre le temps de s’acclimater en douceur. Et puis septembre arrive avec son salon pour l’emploi dédié à la santé.
      Seb s’y rend et y dépose quatre CV. Il décrochait deux rendez-vous d’entretien le jour même et une semaine plus tard, tous les employeurs rencontrés l’avaient rappelé. Résultat, plusieurs propositions et un contrat de travail signé dans la foulée (avec évidemment vérification des références, du casier judiciaire et visites médicales).
      Il travaille présentement dans une maison de repos pour aînés, principalement anglophone. Si vous êtes dans ce domaine de la santé, vous n’aurez aucun mal à trouver. La preuve, la pénurie est tellement forte que l’employeur à engagé mon copain qui possède un anglais très limité. Mais je trouve ça chouette aussi de lui laisser sa chance car de toute façon, ça reste la meilleure façon de l’apprendre. Pour ce qui est du salaire, il est de 19 $ 30 de l’heure (brut), payé par quinzaine.
       
      L’école
      Popo a la chance d’être, et je pèse mes mots, avec la meilleure « Madame » qui puisse exister. Je l’adore. C’est simple, je voudrais qu’elle reste en première année jusqu’à sa majorité. Elle est à l’école Saint-Henri et se retrouve dans une classe flexible qui est la chose la plus chouette qui puisse être proposée aux enfants de cet âge. Ah oui, gros changement aussi, les classes sont à 19 enfants maximum, et là, sa classe est à 17 gamins.
      Alors grande question que peuvent se poser des parents français. Après avoir fait trois ans en maternelle, est-ce que son enfant ne va pas avoir trop d’avance et s’ennuyer ? C’est une question légitime sans pour autant prendre sa progéniture pour un surdoué.
      Popo en quittant la maternelle savait déjà un peu écrire et lire alors oui évidemment elle va revoir beaucoup de choses. La madame souhaite ne pas traiter les enfants de façons différentes en fonction du niveau et j’accepte cette façon de faire. Je la comprends même. Du coup nous en profitons à la maison pour travailler sur d’autre chose. Mais j’aime la pédagogie de l’école. Il y a une grosse idée d’entraide, de partage mais surtout de respect et d’acceptation des différences.
      La classe commence à 8 h 10 et se termine à 13 h 30 (12 h 30 le mercredi). Elle fonce en garderie après école l’après-midi. Pour le midi, le pli de la boîte à dîner se prend très vite. C’est quand même cool de pouvoir faire le repas de son enfant je trouve. En tout cas, sachez que vous pouvez aussi les faire manger à la cantine mais ils ne peuvent pas rentrer à la maison.
      Popo s’est très vite adaptée. Elle adore sa maîtresse, sa garderie, sa vie ici. Et c’est vraiment drôle de la voir prendre des expressions de la région, voir l’accent en si peu de temps se développer. Elle nous apprend l’histoire de l’Acadie, nous fait découvrir des artistes locaux. Bref, c’est génial !
       
      Alors oui, de temps en temps il y a des coups de blues. C’est dur d’être seuls, dans le sens, de ne connaître personne. Nous sommes extrêmement impatient d’accueillir les proches qui voudront venir nous visiter. Mes ami.e.s, ma famille me manquent, malgré internet, c’est compliqué. Les relations sociales sont très particulières. On nous a appris qu’ici, les gens fonctionnaient selon la technique – vérifiée – du sandwich : une mauvaise nouvelle qu’on va enrober de deux bonnes paroles. Des politiciens quoi ^^
      Je vais passer pour un cliché mais tant pis : la nourriture française me manque à la folie ! 
      D’ailleurs, préparez des plages de plusieurs heures pour les premières virées au supermarché, c'est bien différent (dans la disposition et les noms des choses).
       
      Voilà, hier nous avons eu des bourrasques de neige mais je ne trouve pas qu’il fasse froid. Nous profitons de l’automne et de ses magnifiques (vraiment incroyables) paysage. Popo compte les jours jusqu’à Halloween. Ici, les choses vont commencer à prendre leur petite routine. Nous allons vivre notre premier hiver. Ce qui signifie aussi notre premier Noël sans famille. Nous découvrons le chiac et c’est en train de devenir une vraie passion pour moi. Je veux absolument tester le curling et le patin à glace car je n’en ai jamais fait. Nous sommes beaucoup plus détendus. Nous prenons la vie au jour le jour et nous verrons ce qu’elle nous réserve. En tout cas, pour le moment, elle a été plutôt chouette avec nous.
    • Par Amaelle
      Envie de vous partager un bout de mon bilan de deux ans d’installation au Québec. Mon projet d’installation remonte a 2011 où j’ai fais un stage de 4 mois dans un organisme communautaire féministe oeuvrant dans la promotion des sciences auprès des filles par le biais de diverses activités. J’ai ensuite voyagé, seule, pendant 6 mois au Etats-unis et canada, mon premier voyage qui a m’a fait beaucoup évoluer et mieux me connaître. De retour en France, le moral dans les chaussettes, j’ai fais ma demande de résidence permanente assez rapidement. Entre temps, je change de ville et trouve divers emploi touchant de près ou de loin mon diplôme de Conseillère en économie sociale et familiale  : serveuse, hôtesse d'accueil, auxiliaire de vie sociale, aide-soignante, enseignante, coordinatrice, responsable de secteur mais surtout un cercle d’amis solide. Je fais un saut a Montréal en 2014 pour valider ma résidence. En 2016, après la fin de mon CDD et une relation amoureuse bancale, je décide (enfin) de partir vivre au Canada, j’hésite entre Montréal et Vancouver, la distance, le coût de la vie et l'accès a un travail dans le domaine du social me font choisir Montréal. Sur place, j’arrive en Airbnb pour 1 mois, le temps de me trouver un job et une colocation : au bout de deux semaine, je trouve un job de commis dans une épicerie gastronomique a temps partiel (j’accepte de travailler seulement 20h par semaine pour pouvoir me garder du temps pour trouver un “vrai” emploi et ne pas rester bloquer dans un emploi au salaire minimum), je trouve une colocation rapidement (mais qui ne fonctionne pas a cause de personnalité divergente et je déménage au bout d’un mois pour en retrouver une autre plus adéquate). Je débute un suivi avec une conseillère en emploi du Centre des femmes de Montréal, je répond a des offres d’emploi et j’envois des candidatures spontanées dans les organismes qui m'intéresse et je fais du bénévolat dans un centre d'hébergement pour hommes itinérants. Deux mois plus tard je trouve un emploi “sur appel” dans un centre d'hébergement en santé mental que je quitte un mois plus tard pour un poste permanent dans un centre d'hébergement pour femmes itinérantes (où j’ai commencé par travailler deux mois de nuits, puis 1 an ½ de soir). Insatisfaite de mes conditions de travail et de la nature de mon travail, je cherche a changer d’emploi et candidature sur mon temps libre, et j’ai débuté, en septembre, un poste temporaire dans le public, en milieu hospitalier qui je suis sur va m’ouvrir de nouvelles portes et un poste permanent.
      Socialement, je me suis fais des ami(e)s, surtout des français au début mais aussi, via mon travail, des amies québécoises. J'ai rencontré mon copain ici, un français des îles, et nous habitons ensemble depuis peu. 
      Je reviens de trois semaines de vacances en France et j'étais contente de rentrer a Montréal, mon bilan d'installation est positif , j'ai pu évoluer professionnellement, trouver un partenaire de vie, voyager, j'ai accès a un confort de vie (weekend prolongé, activités sportives et de plein air, développement personnel, spa, psychothérapie etc). Bien sûr il y a eu des moments difficiles avec des hauts et des bas mais en se donnant de temps et les moyens, on arrive a tout et je sais que rien n'est figé, on peut encore changer de ville ou même de pays, pour le moment ma vie ici, au Québec me convient . 
    • Par robert84
      Bonjour,
      Je suis entrain de regarder pour les inscriptions aux écoles primaires pour mes enfants. Mon premier choix était l'école publique mais celle à côté de chez nous est dans les pires de Montréal au classement... 
      Quelqu'un connait-il l'école primaire st joseph 1985 ? Je peine à trouver des avis...
       
      Merci d'avance ! 
    • Par Ben31
      Bonjour ,
      tout est dans le titre, et les questions suivront en fonction  : 
      Est-ce que le doctorat français est reconnu en tant que tel au Quebec et au canada de façon générale (un PhD en soit) ? 
      quel sont les perspectives que l'on peut espérer si ce dernier est en informatique ( pour ceux qui sont peut être passer par ça ) ? peut-on au moins faire de l'assistanat en enseignement ou de la recherche en labo pour commencer par exemple ? 
      Merci
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