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Isa78

Deux ans à Montréal!

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18 avril 2016 - 18 avril 2018

 
Il y a deux ans pile, nous débarquions au bureau de l'immigration de Montréal-Trudeau, pour valider nos résidences permanentes. Une journée qui a changé nos vies et qu'on n'est pas prêts d'oublier !
 
Tout avait commencé un soir de déprime, arrosé d'alcool, à l'automne 2013. Bilan de nos vies actives respectives, stagnation de poste et de salaire pour moi, cadre dans une grande entreprise industrielle française, et pour mon mari, une startup au bord du dépôt de bilan, faute d'investisseurs, devenus trop frileux dans un pays enfoncé dans la crise économique. A cela s'ajoutait la vie francilienne et ses désagréments quotidiens, transports, pollution, insécurité, grèves, et j'en passe... Et quel avenir ici pour notre fille, qui n'avait alors pas 5 ans ? Et au fil de nos discussions, une idée folle était en train de naître : pourquoi pas partir au Québec ? On avait déjà regardé des reportages, ça avait l'air simple, et on s'y voyait déjà dans 6 mois !
 
Le lendemain, l'idée ne s'était toujours pas envolée, et mon mari me ramenait à la maison le fameux livre de Laurence Nadeau, "S'installer et travailler au Québec, édition 2013". Commence alors, comme pour tout le monde ici, le parcours du combattant, jalonné d'intentions de rejet et de rude épreuve pour notre patience . C'est seulement deux ans plus tard, en décembre 2015, qu'on recevra dans notre boite aux lettres les précieuses CRP, notre sésame pour une nouvelle vie !
 
Peu de temps après, une bonne nouvelle tombe : mon mari obtient une offre d'emploi en informatique après avoir passé des entretiens aux Journées Québec à Paris en novembre. Tout s'accélère, on organise le déménagement avec Galieni, on vend nos meubles, nos voitures, on achète les billets d'avions pour toute la famille, y compris notre chat qui voyagera en soute. On s'occupe également de trouver une école pour notre fille, et une fois sur place, on trouvera un 4 1/2 à louer juste à côté.
 
De mon côté, j'avais établi plusieurs contacts avec des employeurs potentiels via linkedIn, et à mon arrivée en avril, je passe plusieurs entretiens, et j'obtiens rapidement un travail dans une grande institution financière québécoise. Je retourne seule en France quelques mois pour finir l'année scolaire, et reviens définitivement début juillet avec ma fille.
 
Niveau administratif, le Québec est incroyablement efficace. NAS, RAMQ, SAAQ, tout se fait à chaque fois en quelques dizaines de minutes, et on est impressionnés par la gentillesse du personnel, qui nous explique tout en détail, et avec le sourire ! Il faut dire qu'on sortait de 2 mois d'affronts, coups de gueule et médiation avec la CPAM des Yvelines qui refusait de nous délivrer le formulaire SE401-Q207 (celui qui nous permet d'être couverts par la RAMQ dès notre arrivée), et qui avaient osé nous dire au téléphone, sic : "si ça ne vous plait pas vous n'avez qu'à pas partir au Canada ! ". Heureusement, l'extrême efficacité de l'administration québécoise nous fait vite oublier cette mésaventure ;)
 
Depuis notre arrivée, peu de choses nous ont déçu. Il faut dire qu'en deux ans et demi d'attente, nous avons eu largement assez de temps pour nous préparer. Comprendre la culture québécoise, connaitre l'histoire, les lois, les démarches, le format des CV, le système bancaire, apprendre les expressions locales, s'habituer à l'accent en écoutant les web radios... On peut dire, en empruntant une expression québécoise, qu'on était "pas mal prêts", avant de monter dans l'avion. 
 
Il y a encore quelques petites choses qu'on a appris sur place, et qui nous font sourire en y repensant, comme par exemple, ma fille qui rentre de son premier jour d'école en nous disputant parce qu'on ne lui avait pas donné de souliers d'intérieur : oui, toute l'année, même l'été, il y a les chaussures pour dehors et les chaussures pour la classe. Ici, c'est comme ça que ça se passe ! Et dans le même esprit, on ne garde jamais ses chaussures dans une maison, même quand on est invités, on les retire toujours à l'entrée, heureusement qu'un ami Français immigré de longue date nous avait prévenu !
 
Mois après mois, la routine s'est installée, et on a vite eu l'impression d'être ici depuis toujours ! Mais cette routine-ci est nettement meilleure que la précédente. Sortis à 16h30 chaque soir, chez nous à peine 30 minutes plus tard, on a gagné du temps de qualité tous ensemble en famille. 
 
Alors bien sûr, il y a l'hiver ! Notre deuxième hiver tente désespérément de s'achever, et on a hâte de pouvoir ranger les manteaux en duvet, les tuques et les mitaines ! Cet hiver a d'ailleurs été un peu plus éprouvant que le précédent, beaucoup de neige, et une longue période de froid extrême début janvier, qui nous a valu des canalisations gelées, et plus d'eau dans la cuisine pendant 24 heures... Mais nous ne nous plaignons pas trop, Montréal est largement épargnée par les gros désagrément de l'hiver, comparée à la ville de Québec ou au Saguenay. Les grands axes sont rapidement dégagées, et les écoles rarement fermées (un jour par hiver depuis notre arrivée). Et on adore les anneaux de patinoires extérieures qui apparaissent un peu partout dans les parcs, de bon moments à passer en famille quand il ne fait pas en bas de -15° !
 
A l'inverse, l'été est agréable et chaud, le ciel souvent bleu (comparé à Paris...), et l'été indien s'étire jusqu'à la fin octobre : il n'est pas rare de se promener en manches courtes à cette période de l'année. Mais on passe de l'été à l'hiver en deux ou trois semaines. Je me souviens qu'en novembre dernier, on a perdu quelque chose comme 25 degrés en deux jours.
 
Mais Montréal a son charme, été comme hiver. Même dans le froid, de nombreuses festivités se déroulent un peu partout, pour tous les âges et tous les goûts. Et l'été, c'est encore plus animé : on sent que les Québécois ont à cœur de profiter de chaque minute de chaleur, pour recharger les batteries avant la prochaine hibernation ;)
 
Mais parlons d'un sujet un peu plus sérieux : le travail. Je lis des choses parfois horribles sur le forum, mais heureusement, ce sont des cas isolés, ou tout simplement des immigrants qui n'ont pas su s'adapter: il y en a plus qu'on ne le croit ! De notre côté, dans nos jobs respectifs, on apprécie vraiment l'ambiance de travail. On se sent utiles, valorisés, efficaces, pas grand chose à voir avec la France. Ici, pas question d'heures sup' à n'en plus finir, mais on attend de vous de l'implication et de l'autonomie, et on vous demande même souvent votre avis (oui, au début, ça fait bizarre, mais on s'habitue vite... ;) ). Et pour passer haut la main l'étape du recrutement, c'est vraiment important de bien rédiger son CV à la québécoise, en mettant en avant les réalisations qu'on a accomplies dans le passé, et ce qu'on recherche dans notre futur emploi. Le CV peut être long et détaillé, mais pas la peine d'écrire qu'on est marié 2 enfants 1 chien, ni qu'on est passionné de pétanque. Par contre, si vous avez fait du bénévolat, ou si vous êtes engagés activement dans une grande cause respectable (environnement, éducation, humanitaire...), vous pouvez le noter, car c'est très bien vu par ici ! Et si vous avez une passion directement liée à votre métier, bien évidemment, mettez-la ! Dans 99% des cas, on vous demandera des références, donc il faut espérer que votre ancien chef vous apprécie, parce qu'il va avoir un long questionnaire à remplir sur la qualité de votre travail et votre personnalité. 
 
Une fois retenus pour un entretien, apprêtez-vous à passer à la laveuse en mode essorage. Ça va être long et difficile. Les recruteurs voudront voir ce que vous avez dans le ventre, et si vous avez vraiment le profil pour le poste. Finis les CV maquillés, ici vous serez rapidement démasqués. Si votre entretien ne dure que 15 minutes, attendez-vous à ne pas être rappelés. Mais avec un taux de chômage très bas, il est quand même probable que vous n'ayez pas trop de difficultés à trouver un emploi en quelques mois, même si ce n'est pas exactement le poste que vous recherchiez. Et ici, ce n'est pas du tout mal vu de partir rapidement pour un autre emploi. Ça m'avait choqué au début, mais je commence à m'habituer : une personne qui trouve mieux ailleurs aura juste deux semaines de préavis à respecter, et personne ne va lui en vouloir, pas même le manager, ça fait partie du jeu.
 
Pour ceux qui le souhaitent (ou qui n'ont pas le choix si leur métier est régit par un ordre professionnel), ici ce n'est pas du tout mal vu de reprendre ses études à l'âge adulte, c'est même très répandu. Et surtout, c'est un moyen sûr de trouver un emploi par la suite, car la formation québécoise sera immédiatement reconnue par les employeurs québécois. De notre côté, on a de la chance, on a pu trouver un travail sans repasser par la case études, nos diplômes et notre expérience en France ont été suffisants.
 
Pour les enfants aussi, l'école ici est très différente de la France. Beaucoup moins de devoirs (au primaire), et des cours très ludiques : on joue pour apprendre. Une méthode pédagogique qui a fait ses preuves: ici, les enfants sont plus épanouis et heureux d'aller à l'école, et ils ont même une belle avance sur le programme de France. Un seul bémol : ils ont des cours obligatoires d'éthique religieuse, où finalement, ils parlent de toutes les religions... sauf l'athéisme ! A la fin, les enfants s'imaginent qu'il est obligatoire de choisir une religion, et se sentent exclus quand ils n'en ont pas... Mais voyons le bon côté des choses, ça nous a permis d'aborder le sujet en famille à la maison, pour mieux expliquer nos choix. 
 
Autre point à ne pas négliger, si vous souhaitez que votre enfant apprenne l'anglais dès le primaire (au cas où ça lui servirait plus tard, sait-on jamais...), il vaut mieux choisir une école privée avec une filière d'anglais renforcé, car ici au public, c'est comme en France, seulement 1h par semaine pendant les 6 années de primaire, alors ça ou rien... Et bien entendu, pour nous francophones, les écoles anglophones sont tout simplement interdites d'accès, c'est bon à savoir, car beaucoup de parents débarquent à Montréal en pensant que leur enfant aura facilement accès à un enseignement bilingue dans le public, et finalement, c'est la désillusion. Mais a Montréal, il y a beaucoup de choix pour les écoles privées, et les prix varient de 3000 à 30000$ par année, de quoi trouver son bonheur :)
 
Dans notre cas, le choix de l'école nous a amenés à nous installer dans un coin tranquille et agréable de l'ouest de l'île de Montréal. Beaucoup de Français vont s'installer sur le plateau, complètement à l'opposé. "Du coup", ici, on ne croise pas beaucoup de Français : il y a en majorité des anglophones et des immigrants asiatiques, et aussi des Québécois francophones. Le bord du lac Saint Louis est à quelques centaines de mètres, on aime s'y promener été comme hiver. C'est certainement l'un des plus beaux coins de l'île, mais peu de gens le connaissent. 
 
Alors bien sûr, habiter loin du centre-ville rend l'achat (ou leasing) d'une auto indispensable. Les trains de banlieue passent entre deux et trois fois par heure aux heures de pointe, et on peut aussi compter sur quelques lignes de bus express passé 18h30. Mais ici, les transports sont très ponctuels dans l'ensemble, c'est très appréciable. Pour aller au centre ville en voiture, notre passage obligé est l'échangeur Turcot. En travaux depuis notre arrivée, on le voit évoluer chaque jour, et ça devrait encore durer au moins deux ans. Cela cause quelques ralentissements, mais rien d'insurmontable quand on débarque de l'île de France... Mais les Québécois, eux, sont scandalisés par tant de travaux. L'île est recouverte de gros cônes oranges, devenus l'emblème de la ville, presque autant que le 1000 gauchetière ou le pont Jacques Cartier. Mais je reste persuadée que ces travaux sont une bonne chose, la ville en avait vraiment besoin ! Ils vont fluidifier nos trajets et dynamiser cette belle et grande capitale d'Amérique du Nord. 
 
On se sent bien dans notre West Island, alors en janvier dernier, on y a acheté une maison, dans un programme de constructions neuves. On est vraiment contents de notre investissement. Avec 18 mois d'historique de crédit et un statut de résidents permanents, on n'a eu aucun mal à avoir une hypothèque au même taux que n'importe quel Canadien. Mais ça ne nous a pas empêché de magasiner les banques et courtiers, pour faire marcher la concurrence, et finalement, notre banque s'est alignée sur le meilleur taux, nous a offert les frais de notaire, et maintenant on ne paie plus aucun frais bancaire mensuel, c'est vraiment un bon deal. 
 
Au bilan, deux années merveilleuses, aucun regret, une excellente intégration pour nous autant que pour notre fille, de belles expériences, de belles rencontres avec les Québécois qui sont tellement gentils, accueillants et généreux avec nous! Mais pour nous, ce sont aussi de nombreux voyages à travers le Canada et aux USA (l'un de mes rêves avant d'immigrer!), et pour finir, nous avons fait comme tout bon Québécois, le printemps refusant d'arriver, nous avons décidé de partir une semaine à Punta Cana ! Il paraît qu'il neige encore à Montréal, ce 18 avril 2018, mais moi je ne le vois pas, car je termine d'écrire ces lignes au bord de la piscine, sous le soleil des Carraibes, par 28 degrés Celsius ! 
 
Bonne semaine à tous! Et je souhaite que vos projets se réalisent autant que les miens! :)
 
Isa
 
 
 
 
 
 

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belle histoire :) 

 

la famille en France vous manque pas trop?

 

vous avez eu quoi comme taux, je viens juste de renouveler je suis curieuse :P 

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il y a 20 minutes, Automne a dit :

belle histoire :) 

 

la famille en France vous manque pas trop?

 

vous avez eu quoi comme taux, je viens juste de renouveler je suis curieuse :P 

 

Non ça va, on fait des Skype tous les week-end et ils sont déjà venus nous voir plusieurs fois ici, et maintenant qu'on a la maison c'est encore plus simple de les accueillir, parce que dans le 4 1/2 c'était un peu le camping quand on avait de la visite ?

 

Pour le taux on a réussi à avoir 3% sur 5 ans, un peu dégoûtés quand même parce que 6 mois avant c'était beaucoup plus bas, on aurait pu avoir 2.6... Mais au moment où on a signé c'était le mieux qu'on pouvait avoir... 

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Marrant l'affaire des chaussures à laisser à l'entrée. En tout cas moi je l'ai toujours fait, partout où j'ai vécu. Je ne crois pas que ce soit typique d'une culture, c'est plus du respect pour les lieux. Bref.

 

Vous travaillez tous les deux au centre ville à partir du West Island? Peut être intéressant à partager avec les autres futurs immigrants les trajets depuis et vers le lieu de travail. Surtout si ça vous prend que 30 minutes.

 

Turcot c'est impressionnant les changements, en tout cas, je trouve ça incroyable a chaque fois que je retourne à Montréal, les changements qu'il y a sur ces routes. Même chose pour le nouveau Champlain. Ils ont même enfin terminé l'échangeur Dorval!!! Il faut reconnaître que quand on voit ce qu'il est nécessaire de détruire et reconstruire, tout en laissant ouvert une grande partie des accès pour le trafic, c'est quand même relativement bien géré. Mais long, forcément.

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il y a une heure, Isa78 a dit :

 

Non ça va, on fait des Skype tous les week-end et ils sont déjà venus nous voir plusieurs fois ici, et maintenant qu'on a la maison c'est encore plus simple de les accueillir, parce que dans le 4 1/2 c'était un peu le camping quand on avait de la visite ?

 

Pour le taux on a réussi à avoir 3% sur 5 ans, un peu dégoûtés quand même parce que 6 mois avant c'était beaucoup plus bas, on aurait pu avoir 2.6... Mais au moment où on a signé c'était le mieux qu'on pouvait avoir... 

 

Aviez vous eu une pré approbation qui bloque les taux pendant 90 ou 120 jours selon les banques?

Edited by crazy_marty

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il y a une heure, Isa78 a dit :

Pour le taux on a réussi à avoir 3% sur 5 ans, un peu dégoûtés quand même parce que 6 mois avant c'était beaucoup plus bas, on aurait pu avoir 2.6... Mais au moment où on a signé c'était le mieux qu'on pouvait avoir... 

bah c'est sûr que ça change avec le temps. Moi j'ai pas du tout le même taux que quand j'ai signé la première fois , j'aurais aimé mais ça a monté  :( et tu vois en 4 mois de différence c'est plus 3% non plus 

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Guest
Il y a 4 heures, crazy_marty a dit :

 

Aviez vous eu une pré approbation qui bloque les taux pendant 90 ou 120 jours selon les banques?

Oui, mais comme c'est du neuf, le délai entre la preapprobation (nécessaire pour conclure la vente et démarrer la construction) et la vente elle même (signature chez le notaire) était supérieure à 120 jours.

 

Yves.

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Guest
Il y a 4 heures, crazy_marty a dit :

/snip/

 

Vous travaillez tous les deux au centre ville à partir du West Island? Peut être intéressant à partager avec les autres futurs immigrants les trajets depuis et vers le lieu de travail. Surtout si ça vous prend que 30 minutes.

/snip/

 

 

Je travaille au Nordelec, dans le sud-ouest et Isa travaille en plein centre ville. Comme nous habitons pas loin de l'échangeur Dorval, on fait A20 puis A15 sud jusqu'à la Station Charlevoix. Moi je suis presque arrivé et Isa finit en Métro.

Même chose le soir en sens inverse!

L'ouest de l'île n'est pas aussi loin qu'on le croit ?

@++

Yves.

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Il y a 6 heures, Isa78 a dit :

le fameux livre de Laurence Nadeau, "S'installer et travailler au Québec, édition 2013"

:1310_thumbsup_tone1:

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il y a 21 minutes, MrGuims a dit :

 

Je travaille au Nordelec, dans le sud-ouest et Isa travaille en plein centre ville. Comme nous habitons pas loin de l'échangeur Dorval, on fait A20 puis A15 sud jusqu'à la Station Charlevoix. Moi je suis presque arrivé et Isa finit en Métro.

Même chose le soir en sens inverse!

L'ouest de l'île n'est pas aussi loin qu'on le croit ?

@++

Yves.

Tout à fait perso je suis à pierrefonds, évidemment je commence tôt donc moins de traffic, je travaille surtout à outremont à 7h, le matin porte à porte moins de 30 min, le soir en finissant à 15h15 je cherche ma fille avant 16h à pierrefonds à l'école. 

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il y a 46 minutes, MrGuims a dit :

 

Je travaille au Nordelec, dans le sud-ouest et Isa travaille en plein centre ville. Comme nous habitons pas loin de l'échangeur Dorval, on fait A20 puis A15 sud jusqu'à la Station Charlevoix. Moi je suis presque arrivé et Isa finit en Métro.

Même chose le soir en sens inverse!

L'ouest de l'île n'est pas aussi loin qu'on le croit ?

@++

Yves.

 

Je le pensais pas. Pendant longtemps j'étais à la rive sud, pour travailler au centre ville ça me prenait 30 minutes en transport en commun. Mais certains imaginent que c'est au bout du monde.

 

Par contre votre situation est particulière et chanceuse disons, parce que tu peux la déposer et la récupérer au métro. Si tu travaillais ailleurs, ça serait peut être plus long pour elle, jongler entre le bus et le métro. Mais c'est bien pour vous, quand ça fonctionne comme ça c'est royal.

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Il y a 11 heures, crazy_marty a dit :

Marrant l'affaire des chaussures à laisser à l'entrée.  En tout cas moi je l'ai toujours fait, partout où j'ai vécu. Je ne crois pas que ce soit typique d'une culture, c'est plus du respect pour les lieux. Bref.

 

 

Bien sûr que si. Ce qui m'a frappé, c'est lors des visites de maison où il fallait se déchausser pour pouvoir visiter la maison. Et les entreprises qui viennent pour me faire des soumissions, toujours à vouloir se déchausser à l'entrée. Tu ne vois jamais ça en France.

Edited by Demina47

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Il y a 5 heures, Demina47 a dit :

 

Bien sûr que si. Ce qui m'a frappé, c'est lors des visites de maison où il fallait se déchausser pour pouvoir visiter la maison. Et les entreprises qui viennent pour me faire des soumissions, toujours à vouloir se déchausser à l'entrée. Tu ne vois jamais ça en France.

Donc en France, les gens marchent dans la boue, un caca de chien, une flaque d'eau et rentre dans les maisons et se promènent chez les gens sans enlever leurs souliers?  :lol:

 

En tout cas, moi j'ai été chez des gens en France et les gens enlevaient leurs souliers alors ça l'air que le savoir-vivre existe aussi 

 

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Il y a 6 heures, Demina47 a dit :

 

Bien sûr que si. Ce qui m'a frappé, c'est lors des visites de maison où il fallait se déchausser pour pouvoir visiter la maison. Et les entreprises qui viennent pour me faire des soumissions, toujours à vouloir se déchausser à l'entrée. Tu ne vois jamais ça en France.

 

N'importe quoi ... la généralisation à 2 cennes basée sur rien à part ton expérience personnelle. Oups pardon, comme c'est l'expérience de Caro, c'est forcément la vérité absolue pour tous.

 

Tu as eu une vie bien remplie avant de venir râler au QC, tu as eu la chance de visiter les demeures de 67 millions de Français pour pouvoir pondre des affirmations-verites de ce genre. Bravo!

Edited by crazy_marty

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il y a 41 minutes, crazy_marty a dit :

 

N'importe quoi ... la généralisation à 2 cennes basée sur rien à part ton expérience personnelle. Oups pardon, comme c'est l'expérience de Caro, c'est forcément la vérité absolue pour tous.

 

Tu as eu une vie bien remplie avant de venir râler au QC, tu as eu la chance de visiter les demeures de 67 millions de Français pour pouvoir pondre des affirmations-verites de ce genre. Bravo!

 

Je n'ai pas visité tous les foyers français mais j'ai quand même habité dans plusieurs régions en France et j'ai jamais vu personne enlever ses chaussures à l'entrée, on s'essuie sur le paillasson mais c'est tout... ?

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il y a 33 minutes, Isa78 a dit :

 

Je n'ai pas visité tous les foyers français mais j'ai quand même habité dans plusieurs régions en France et j'ai jamais vu personne enlever ses chaussures à l'entrée, on s'essuie sur le paillasson mais c'est tout... ?

 

J'ai pas dit que ça existait pas. Mais à partir de vos expérience personnelles, toi et Caro en déduisez que jamais personne le fait et que c'est typiquement québécois? Ça a rien de Français ou de Québécois. Ça a voir avec chez qui tu vas. Rien d'autre.

 

Chez mes parents, tu enlèves tes chaussures. Chez des amis à moi à Lyon, ils marchent avec leurs chaussures chez eux et leurs invités aussi, chez ma grand mère à Lyon, on enlève ses chaussures, chez mon cousin à Clermont, on fait comme on veut, lui les enlève mais il oblige rien à ses invités etc... A partir de là, on arrive à généraliser et à dire "jamais en France tu vois les gens enlever leurs chaussures"?

Edited by crazy_marty

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Moi j'ai toujours enlevé mes chaussures en france et même ammener mes pantoufles!

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Il y a 1 heure, juetben a dit :

Moi j'ai toujours enlevé mes chaussures en france et même ammener mes pantoufles!

 

Pareil ! Je ne marche jamais en chaussures chez moi, je ne vois pas pourquoi je le ferais chez les autres.

 

Par contre ce que j'apprécie au Québec (du moins pour ma toute récente expérience!), c'est que les professionnels qui sont entrés chez moi (technicien, plombier, etc) ont systématiquement retiré leurs chaussures ou mis des sur-chaussures. Je n'avais jamais vu ça en France ! En France, je ne compte plus le nombre de fois où ces professionnels sont entrés chez moi avec des chaussures sales et que j'ai du nettoyer après leur passage.

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Il y a 2 heures, crazy_marty a dit :

 

Chez mes parents, tu enlèves tes chaussures. Chez des amis à moi à Lyon, ils marchent avec leurs chaussures chez eux et leurs invités aussi, chez ma grand mère à Lyon, on enlève ses chaussures, chez mon cousin à Clermont, on fait comme on veut, lui les enlève mais il oblige rien à ses invités etc... A partir de là, on arrive à généraliser et à dire "jamais en France tu vois les gens enlever leurs chaussures"?

 

Je n'ai pas parlé de ce que faisait les proches, les amis ou les invités, va relire avec tes doigts.

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Il y a 3 heures, Automne a dit :

Donc en France, les gens marchent dans la boue, un caca de chien, une flaque d'eau et rentre dans les maisons et se promènent chez les gens sans enlever leurs souliers?  :lol:

 

 

On ne te dira pas d'enlever tes chaussures quand tu iras visiter des maisons, tu ne vas pas non plus avoir les entrepreneurs qui vont enlever d'eux mêmes leurs chaussures à l'entrée quand ils viennent faire une soumission. Ca, ça m'a vraiment frappé.

 

Evidemment que si le temps est crade dehors, les gens vont se déchausser en allant voir leurs proches. Un entrepreneur (ou autre visiteur "commercial"), t'as intérêt à lui dire de se déchausser même s'il fait crade en France... comme dit Isa, il ira se frotter les pieds sur le paillasson au mieux.

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    • By chekamba
      je suis française de 53 ans heheh pa
       
    • By Joseph-y
      Bonjour, 
       
      J'ai 25ans et je souhaite partir vivre au Québec.
      J'ai effectué une demande d'AVE  qui a était acceptée. Et je voulais savoir, j'ai lu la catégorie "condition général" du forum, si il était possible de travailler avec ça ? Sur le forum j'en es pas vue mention, faut t'il un visa obligatoirement comme vous le stipuler dans cette catégorie ? 
       
      J'ai également vue sur le site Officiel du Canada que pour l'AVE c'était à une durée de vacances de 3mois, et quand j'ai effectué la demande ils m'ont demandé combien de temps je souhaite rester là-bas et j'ai mis +6mois. J'ai vue aussi que l'AVE était valide pour une durée de 5ans. 
      Du coup la question que je me pose.. Es que je devrais faire des démarches tout les 3 mois pour repousser mon départ du pays ou autres ?  
       
      Pour vous en dire un peu plus ; je souhaite m'installer au Canada, j'ai 7k€ d'économie ( j'ai vue aussi qu'il fallais une certaine ressources mais juste pour avoir le visa (?) ) j'ai travaillé pendant 6ans dont 5ans dans un métier qualifié, que je ne souhaite pas forcément reprendre là-bas et je doute que la qualification sois pareil.. J'aurais pour envie de partir, trouver directement un logement sur place et du travail par la suite, peu importe le type de travail qui ne requiert pas de qualification particulière pour coup. J'ai également un équivalent en hôtellerie et actuellement je suis dans le privé en sécurité. 
       
      Je ne peu pas dire que je suis un adepte de l'anglais mais j'arrive à me débrouiller, et je souhaite le développer et aussi développer une nouvelle avenir professionnel.
       
      Je vous remercie par avance de votre aide. 
       
    • By Lonewolf78
      Bonjour !
       
        Je m'appelle  Séb et tout est dans le titre !
       
        J'ai un parcours scolaire et professionnel un peu particulier : sur le papier (CV) je n'ai qu'un pauvre petit CAP de vente. Dans la vraie vie, j'ai toujours aimé m'instruire et apprendre de nouvelles choses. J'ai donc acquis au fil du temps pas mal de connaissances touchant aussi bien le management, la gestion financière que le web design ou la photo.
       
        Niveau professionnel, j'ai été tour à tour vendeur, responsable logistique pour des magasins et auto-entrepreneur (formateur sur les logiciels Excel, Word, Powerpoint ou Photoshop, j'enseignais aussi la photo. Je fus aussi coach sur la création de tableaux de bord, la rédaction ou la présentation de projets et j'ai aussi créé quelques sites web). L'anglais n'est pas un gros problème. A l'oral je le comprends pas trop mal, et à l'écrit je le lis très bien. D'ailleurs, les logiciels que j'ai cités plus haut, je les connais aussi bien dans la langue de Molière que celle de Shakespeare.  Je viens de vivre mon deuxième licenciement économique en six ans, d'où l'idée de littéralement "changer de vie". 
       
         Ma sœur vit au Québec. A Saint-Jérôme plus exactement. J'aurais donc dans un premier temps un pied-à-terre près de Montréal. 
       
        Je sais que je ne pars pas avec des avantages, loin de là. De part vos expériences, est-il possible pour un autodidacte de trouver un job, si possible dans l'administratif ou le design/photo? Regarde-t-on plus les compétences que les diplômes ? Est-ce une tare d'avoir un parcours diversifié ?
       
        Petite précision : je n'ai pas d'attache familiale en France.
       
        Merci d'avance.
    • By MarieA
      bonjour
      je souhaite vivement pouvoir m expatrier a Quebec.je pars seule avec mes 2 enfants (10 et 11 ans cette année).
      je cherche des contacts avec des familles qui seraient déjà installées à Quebec pour connaitre leur expérience. Partir seule avec 2 enfants met une pression supplémentaire et je m interroge sur la manière de procéder?
      Y a t il réellement des possibilités de travail?je n ai pas de diplôme mais une expérience de 15 ans en tant que secrétaire/aide comptable.
      Vers quelle région de québec me conseillez vous,en prenant compte de l education de mes enfants, du coût des loyers...
      Je viens de belgique,je ne sais pas si cela a une influence...
      Merci pour vos conseils
    • By delt
      bonjour,
      j'ai le traitement de ma résidence permanente qui s'achève bientôt et et un CSQ encore valide.
       
      j'ai eu un permis de travail postdiplome  qui expirait en décembre 2019
      avant son expiration jai pas demandé une "prorogation" ou un nouveau permis.
       
                   POURQUOI?:
      car avant sont expiration l'agent d'immigration m'avait dit au téléphone d'envoyer mon passeport pour la confirmation de ma RP .
       
      3 semaine apres avoir envoyé le passeport  jai reçu un courriel  de l'immigration où je devait fournir encore de documents supplémentaires (information sur la famille ) avant d'avoir ma RP. ce qui a ete fait. et le monsieur ma dit ça devait encore prendre quelques temps avant d'avoir la réponse finale. pourtant 3 semaines plutôt je savait déjà jetait résident permanent. 
       
      jetait dont obliger d'arrêter le travail et faire le rétablissement de statut pour rester légalement en attendant le nouveau permis ou la RP
      1) il me manque l'offre d'emploi pour le rétablissement.  mon employeur (une agence de placement santé ) veut pas le faire (...car dit mon permis est expiré )
       
      2) faut-il l'offre avec EIMT?
       
      2) comment  vivre pendant plus (3 mois) le temp de traitement du rétablissement?  car ne peut sortir du Canada . ni travailler .
       
      merci pour vos élément de réponses 😗
    • By Tokug
      Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien ! 
       
      Je suis installé au québec depuis 2018, en AEC d'animation 3D à Québec. Je souhaite m'installer au Canada sur le long terme, et décrocher un emploi dans le secteur du Jeu vidéo/cinéma, et me spécialiser en modélisation 3D. 
       
      J'ai raté deux matières au cours de la session d'hiver 2019, et mon premier permis d'étude ayant expiré en Août 2019, je suis retourné en France, et j'ai refait un nouveau permis d'étude pour rattraper les  deux matières en hiver 2020.
       
      Je viens d'arriver, et j'ai reçu aujourd'hui donc mon second permis d'étude à la douane. 
       
      Mon visa actuel est valide jusqu'au 30 Août 2020, et je recevrais mes résultats totaux en début Août 2020.
       
      De Septembre 2018 à Août 2019, j'étais étudiant à temps plein. 
       
      De Janvier 2020 à Août 2020 je suis étudiant à temps partiel (pour valider les deux matières qui me manquent), sachant que normalement je reçois mon AEC en Août. 
       
      J'ai plusieurs questions à poser : 
       
      - Est-il possible de cumuler deux permis ? Un permis d'étude et de travail ? 
      - Quelles sont les conditions pour être admissible à un permis de travail ouvert, voir un permis de travail post diplôme ? 
      - Est-il possible de faire les démarches à l'intérieur du territoire canadien, sachant que les données biométriques sont valables pour 10 ans, avant que mon permis d'étude 
      actuel n'expire, pour obtenir un permis de travail (ouvert de préférence) ? 
       
      Dans l'attente de vos réponse, je suis ravi de faire votre connaissance à tous. 
       
       
       
    • By siamine
      Salut j'espère que vous allez bien , je suis un BTS en communication et l'industrie graphique Algérien,  je veux développer mes études au Canada Quebec.
      s'il vous plait si il y a quelqu'un il a des information par rapport à ça et tu peut m'aider en général qu'est ce qu'il faut faire etc .
      Merci
    • By chachawa
      Tsé, 7 ans et demi c'est un moment étrange pour faire un bilan. C'est même pas une date anniversaire. C'est juste qu'en enfilant mes bottes, j'ai réalisé que c'est la huitième fois que je vis cette entrée dans l'hiver québécois, celui-là même qui agite les forums et déchaîne les passions. Et wow, c'est fou le chemin parcouru. 
      Déjà, j'écris "wow".
      Et "tsé".
      Et puis après des années d'absence ici, j'ai eu envie de sacrifier au rituel du bilan, de faire un point. De redonner au suivant, peut-être.
       
      Bref, en 2012, j'ai débarqué pas assez préparée. Sans argent, avec 23 kilos de bagages, avec zéro connaissance du système universitaire dans lequel je m'embarquais. L'année que j'ai passée a été celle qui a le plus testé ma détermination de ma vie.  Préparez-vous un peu, on ne le dira jamais assez.
      En 2019, je suis toujours aux études, mais aussi insérée dans un milieu professionnel universitaire. La demande de RP est envoyée. Je regarde du côté de l'achat immobilier. 
      Pas mal installée, quoi.
       
      Et puis, cette sensation permanente de grand écart.
      Au Québec, je suis la Française, celle qui parle avec son accent pointu, qui râle un peu trop et qui ne comprend pas certains aspects du système québécois auxquels elle ne s'est jamais confrontée. Celle qui ne prend ses vacances annuelles que pour partir en France parce que c'est Noël. Celle qui boit du vin, tant pis pour les prix de la SAQ. Celle qui s'émerveille encore devant les partys de l'Halloween ou qui ne comprend pas pourquoi toutes ces grosses voitures. Celle qui haï l'hiver. Mais vraiment.
      En France, je suis devenue la Québécoise, celle qui parle avec un accent "de là-bas", qui ne connaît plus personne aux Unes des journaux. Celle qui ne comprend plus vraiment le concept du CDD versus le CDI, qui s'émerveille devant le prix du vin, et qui propose de passer au supermarché sur la route du retour, le dimanche soir à 20 heures. Celle qui dit que "ça va, l'hiver, on y survit hein", et qui passe ses samedis matins à passer d'étal en étal au marché avec des cris de joie.
       
      Je suis mélangée. Pétrie de deux cultures. Ni d'ici ni de là-bas, mais à la fois de là-bas et d'ici. Quitter le pays dans lequel j'ai grandi m'a permis de m'en détacher et de l'aimer un peu plus. De réaliser que la France, c'est incroyablement beau, avec ses vieilles pierres et ses paysages variés, son odeur des pins au bord de la mer et ses terrasses mignonnes. J'apprécie maintenant y séjourner, avec ce qu'il faut de recul pour ne pas m'enflammer dans des luttes qui  ne sont plus les miennes et qui pourtant m'importent tant. Mon regard est moins acerbe, plus compréhensif. Je n'ai pas quitté la France par désamour, mais elle me semblait acquise, dévoilée, brute. Elle m'apparaît maintenant dans ses nuances, ses ombres, ses pétillements, et j'ai découvert que je l'aimais.
      À l'inverse, je suis arrivée acquise au Québec. Toute cette nouveauté, c'était magique. La neige ? Tellement belle ! Les grosses voitures ? Tellement dépaysantes ! La poutine ? Tellement goûteuse ! Les québécois ? Tellement gentils ! Et puis, l'isolement, les difficultés, l'éloignement, le mois d'avril qui n'en finit pas. Être perçue comme l'étrangère, toujours. J'ai appris à voir aussi les nuances de ce pays d'accueil, à en accepter les failles, à en découvrir le fonctionnement et à en apprécier les délices. J'ai pris et j'ai laissé, j'ai pilé sur moi, et j'ai fini par m'acclimater, doucement. Pas juste parce que je sais ce que veut dire "pogner un flat". Mais parce que je fonctionne sans gros heurts dans la société qui m'entoure.
       
      Et puis, les douleurs que les expats connaissent. Cette nuit dans l'avion pris en urgence, sans contact avec le sol, à ne pas savoir si l'être cher sera toujours en vie à l'arrivée pour qu'on lui dise au revoir. Les Noël sur Skype, à trinquer avec son chat parce qu'on n'a pas osé accepter l'invitation de ses amis dans leur famille, pour ne pas déranger. Ces questionnements sur l'avenir : ici, là-bas ? Ailleurs ? Ces gens aimés qui se marient, qui ont des enfants, et toi qui n'es toujours pas sur les photos du grand jour. Celles et ceux qui s'éloignent aussi, ou qui croient que tu es en perpétuelles vacances et qui repartent frustrés que tu aies dû travailler pendant leur séjour chez toi. 
       
      Sauf que. Il y a le retour des beaux jours, le Saint-Laurent majestueux et l'incroyable lumière des couchers de soleil d'ici. Il y a le plein emploi, le salaire valorisant, les possibilités professionnelles. Il y a le jour où tu te surprends à échanger avec tes collègues sur le fait que quand même, y en a beaucoup des français icitte, pff, on n'entend que ça dans la rue !  L'habitude que tu as prise de passer chercher ton (grand) café en allant travailler ou de souper pendant ton cours (d'ailleurs, tu dis "souper"), ton avis sur la politique qui s'affine, ton inscription au compost communautaire de ton quartier et au panier bio du maraîcher. Tu te rends compte que tu cherches du sucre d'érable chez Carrefour... mais aussi que tu cherches ta pâte feuilletée bio chez IGA. 
       
      Aujourd'hui, au bout de 7 ans et demi, j'ai l'impression de porter en moi une double culture, un heureux mélange, une complexité qui me rend fière. L'immigration n'est plus un sujet cantonné au journal télévisé, je bondis quand j'entends des discours expliquant que les immigrants veulent transformer le pays d'accueil ou profiter des aides sociales. C'est plus compliqué que ça, l'immigration. C'est un défi à relever, qui nous apprend beaucoup, à commencer par nos propres contradictions. Ça ne se prend pas à la légère, mais ce n'est pas la fin du monde non plus, surtout quand on a un passeport qui nous permet de faire machine arrière. L'immigration aujourd'hui fait partie de mon identité, identité multiple, complexe, joyeuse. Je suis un peu française, mais plus vraiment ; un peu québécoise, mais pas complètement.
       
      J'aurais aimé pouvoir dire tout ça à la moi d'il y a sept ans, qui n'avait pas mesuré les défis qu'allait poser la première année. "Ne t'inquiète pas, l'aventure est belle". ❤️
    • By Ayremback
      Bonjour, je suis Axel, j'ai 22 ans, je possède un BAC pro et je souhaiterai aller au canada pour une durée de 2 ans environ, pour renforcer mon anglais, visiter et y travailler. Je ne sais pas comment mis prendre. De plus si le Québec me plaît est-ce que je pourrais y vivre ? Est-il difficile d'y créer une entreprise ? Quelles sont les fonds nécessaires pour y aller (avion, logement, nourriture) ? Est-ce que je peux y prendre des cours d'anglais ? De quelles papiers ai-je besoin ? Actuellement je vie chez mes parents sur bordeaux, j'ai un emploi (24h/sem). Est-ce que ma copine peux me rejoindre plus tard ? (car elle a encore 1 ans et demie d'étude). Merci pour vos réponses :)
    • By mabblehd
      Hey ! Long story short, je viens de France et je vis au Canada depuis août 2018, j'ai un statut d'étudiante depuis le même mois, et valide jusqu'à août 2021. Seulement, après 1 an et demi à étudier dans le même programme, je me suis rendue compte que je n'étais peut-être pas faite pour ça, et je struggle pas mal aussi, et j'aimerais changer de programme d'études (et d'université), je vais quand même finir ma session (parce que j'ai quand même payer une blinde je vais pas abandonner maintenant). Seulement je ne veux pas réappliquer pour la session d'hiver 2020 directement, je voudrais prendre une pause et appliquer pour l'automne 2020. Entre temps, je ne veux pas quitter le Canada.
       
      Je souhaiterais, changer mon statut, de janvier à août 2020, et simplement travailler (donc permis de travail), puis redevenir étudiante (donc permis d'études à nouveau), pour la rentrée de la session d'automne 2020. Les sites canada.ca ou cic.gv.ca ne m'ont pas vraiment aidé, je suis encore plus mélangée après les avoir consulté. J'aimerais donc savoir si certains ont changé de statut au Canada pendant que leur permis (études ou travail) était encore valide, puisque je rappelle que mon permis d'études est valide jusqu'à août 2021. Ou si d'autres pourraient directement me dire vers quel formulaire m'orienter ou quelle demande exacte je dois faire. Sinon simplement me faire part de vos expériences, et quelles démarches vous avez suivies, ou quelles démarches je devrais suivre ? (si je dois forcément retourner en France, ou si c'est possible de rester au Canada, etc). Je compte aussi aller au MIDI à Montréal et au Consulat de France pour avoir plus d'infos sur place.
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