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Bonjour,

 

Je viens de m'inscrire sur le site, bien que j'ai déjà suivi certains fils de discussion.

 

J'ai émigré au Québec, en 1993 alors que j'étais âgé de 30 ans.  Je suis célibataire, gay.

À l'époque, je voulais fuir ma famille, mon environnement familial que je qualifiais de toxique pour mon épanouissement personnel, un environnement homophobe.

J'aurai pu partir dans une autre région française et mettre un 700 km entre ma famille et moi. Mais il y avait la situation politique, économique qui m'importunait également. Je voyais la montée du FN comme un danger pour la France (l'Histoire m'aura donné raison sur ce point).

Je suis un esprit libre (même si je suis très conformiste dans mes actions) et j'ai découvert la beauté des voyages quelques années avant mon immigration. C'est à ce moment-là que j'ai découvert qu'il y avait une autre façon de vivre que la "rigidité" à la française. (Comme il a été agréable de voir qu'on pouvait tutoyer son patron, lui partager nos inquiétudes tant professionnelles que personnelles). C'était probablement l'occasion pour moi de repartir une nouvelle vie, sur de nouvelles bases, un projet personnel plus que professionnel.

 

Ça ne m'avait donc pas pris trop de temps pour me décider à partir. Un bon diplôme, une belle expérience de travail (déjà internationale à l'époque), une capacité d'adaptation probablement suffisante pour être capable de "réussir" mon immigration.

Un petit voyage exploratoire en groupe au Québec 1 an avant de prendre ma décision, tout me semblait parfait.

 

Les démarches administratives ont duré un an avant d'avoir mon visa d'immigration (IMM 1000 à l'époque :-) ) J'ai démissionné de mon travail une semaine après et je décollais pour Montréal 2 mois plus tard avec aucun travail, aucun logement, aucun ami, personne chez qui aller à mon arrivée. J'avais quand même un bon coussin financier pour passer une année "sabbatique" au besoin.

 

J'ai donc passé 1 semaine dans un hôtel près du centre Molson. J'ai redécouvert la ville de Montréal, mais en solo cette fois-ci. Tout me semblait donc merveilleux, grand et si différent de la France. J'étais finalement arrivé en Amérique du Nord, avec ses grattes-ciels.

 

J'ai pris contact avec l'Office des Migrations Internationales (OMI), organisme français qui aidait les français à se trouver du travail. Là j'ai fait la rencontre de plusieurs français qui vivaient la même situation que moi, à savoir comment faire un Curriculum-Vitae (CV) québécois, comment se présenter à un employeur, découvrir quelles entreprises recrutaient etc....

Ces contacts, ont vite disparus, puisque ce n'étaient que des contacts dits "utilitaires". Dès que les gens avaient trouvé du travail, ciao, bye, je ne les revoyais plus.

 

J'ai compris qu'il me fallait faire une étude comparative de mes diplômes français. Première facture de 105$. On me reconnait un Diplôme d'Études Collégiales (DEC) (fouille-moi ce que ça représente dans le système du travail du Québec, je pense qu'on m'a reconnu mon diplôme à sa juste valeur). J'obtiens une entrevue à l'Université Laval de Québec. Lorsque j'explique mon parcours professionnel européen, la personne, qui a vécu en France 5 ans, m'explique que le diplôme québécois (DEC) que j'indique sur mon CV ne me permettra jamais d'obtenir des postes équivalents à ce que j'occupais en France ! Il m'explique que pour ce genre de postes, il est nécessaire de détenir un BAC (nord-américain). J'ai payé 105$ pour une reconnaissance inférieure à ce que je valais sur le marché du travail, sans compter que cette reconnaissance n'est qu'une formalité administrative, indicative pour les employeurs québécois et n'a aucune valeur d'une équivalence de diplômes !

Je commence donc à sentir "l'arnaque" du commerce des immigrants.

 

Je me voyais très mal renvoyer mes CV aux mêmes entreprises précédemment contactées avec un changement de diplôme en moins d'1 mois de temps.

J'étais donc grillé pour me trouver un emploi à la hauteur des mes compétences.

J'ai donc décidé de prendre mon année "sabbatique". Ça m'a permis de comprendre le fonctionnement de la société québécoise, de découvrir les "grands espaces". Bref, j'ai vécu une année "touristique". Je pense que tout immigrant devrait se planifier un 3 à 6 mois de sabbatique, ne serait-ce que pour décrocher du "système français" et de se donner du temps pour découvrir la ville, la population qui va vous accueillir. Planifiez-vous un budget en conséquence.

 

Bien sûr il a fallu que je me trouve un logement. Là encore, pour avoir un logement, il fallait un Numéro d'Assurance Social, qui lui n'était délivré que si on pouvait fournir une adresse postale... le serpent qui se mort la queue donc. (Je pense que ça a changé depuis, à vérifier).

Des propriétaires d'immeubles ont quand même la gentillesse de nous aider et j'ai finalement réussi à obtenir tous mes papiers.

L'installation de ma ligne de téléphone aura pris 1 mois (il parait que c'était vraiment exceptionnel, mais j'ai été le "chanceux" à qui s'est arrivé)

Finalement je décroche un emploi dans mon domaine, mais pour des raisons nébuleuses, il y avait des conflits entre le patron et le chef de service, ce qui fait que j'ai été mis de côté et j'ai été littéralement été payé à ne rien faire pendant 3 mois. J'ai démissionné de cette entreprise et j'ai été convaincu qu'il me fallait quitter de milieu de travail (je trouvais que ça manquait déjà d'éthique en Europe, j'en ai eu la confirmation ici).

Comme je voulais changer de carrière, j'ai demandé à passer un test de compétence dont la conclusion a été.... vous êtes à la bonne place dans votre domaine.... !

 

Non, je veux changer.

 

J'ai donc voulu me lancer en affaire, puisque l'Amérique du Nord est réputée facilité l'entrepreneurship. Certes mon éducation "communiste" ne m'a pas aidé à voir ce changement de carrière super positivement, j'allais devenir un méchant patron :-) En fait, je voulais me lancer en informatique, donner de la formation de base. Évidemment, le marché était saturé par des entreprises d'insertion sociale qui en faisait gratuitement. Mais je suis quand même aller chercher un Diplôme d'Études Professionnelles (le CAP québécois) alors que je détenais un Diplôme Universitaire de Technologie. Je réussis à décrocher ce diplôme haut-la main, je me trouve rapidement un emploi auprès d'un courtier en douane pour former les employés en informatique. Un des postes de travail que j'ai le plus aimé, car ma boss, était adorable, humaine. Elle me donnait un certain délai pour réaliser mes projets et si je les finissais plus tôt, elle me demandait de rester à la maison et elle disait à mes collègues que je travaillais de la maison. Elle ne m'a jamais rajouter des tâches parce que je travaillais plus vite que mes collègues. Un amour j'ai dit ?

Comme elle savait que je n'aurai pas de vacances la première année, (2 petites semaines après un an de travail seulement, comparativement aux 5 semaines en France, c'est tout un choc à vivre, même si on est au courant), elle m'a chargé d'aller évaluer les collègues des autres succursales au Canada. Toutes dépenses payées ! Je me suis gâté à visiter Vancouver, Halifax, Toronto notamment.

 

Malheureusement, ce qui devait arriver arriva. Fusion avec UPS. Abolition du service de la formation et perte d'emploi. Et ici, ça ne rigole pas. On vous annonce la fin de l'emploi, souvent, on vous laisse un 2 semaines à faire, mais la plupart du temps c'est dans la minute après qu'on vous a annoncé la fin de votre emploi, que vous êtes littéralement "jeté" à la rue.

 

Cette fois-ci, mes réserves d'argent sont au plus bas. Impossible de retourner en France, impossible de bouger ailleurs, je suis coincé là. Première déprime. 6 mois en informatique c'est énorme. Je ne me sens plus "à jour" pour postuler sur de nouveaux postes dans ce domaine et je sens que je n'aurai pas envie de toujours me mettre à jour aux 6 mois, ça va finir par me fatiguer psychologiquement.

 

Je finis par me trouver un emploi au salaire minimum en montant un CV bidon. Je me retrouve donc commis dans une épicerie. Quelle descente professionnelle par rapport à mes rêves avant mon immigration. Mais j'assume encore. J'arrive tout juste à payer mon loyer et ma bouffe. Je coupe déjà dans le chauffage, l'hiver, je coupe dans la fréquence dans les douches (mais bon, ici, on a la réputation de ne pas se laver en France, je n'ai donc que renforcer un gros préjugé). Je n'ai pas la possibilité d'avoir une voiture, trop chère à entretenir.

 

Ce salaire minimum ne me permet pas de mettre d'argent de côté, pour éventuellement retourner aux études, car il m'aura fallu 10 ans de procrastination mentale avant de reconnaitre que sans diplôme québécois, il me sera très difficile de me retrouver un travail.

J'entreprends alors de demander de l'aide financière pour un retour aux études. Barrières ! "Vous avez déjà un DEC dans un domaine dans lequel il y a de l'emploi, retournez donc travailler dans ce domaine, nous, on ne vous financera rien !"

Je fais quand même les démarches pour m'inscrire dans un collège pour une réorientation en santé. Il y a pénurie dans ce domaine, et ma formation scientifique me permettra sans doute de ne pas tout perdre en matière de compétences. Là, je découvre que bien que j'ai un diplôme universitaire français, le collège m'exige d'avoir réussi 30 crédits (une année) de cours universitaires au Québec !

Un peu comme si un lycée professionnel demandait à un candidat d'avoir fait une année d'université avant de postuler !

Pourtant quelques années plus tôt, lorsque j'ai tenté de faire reconnaitre mon diplome universitaire français par l'Université du Québec à Montréal (UQAM), cette dernière aurait pu me reconnaitre jusqu'à 45 crédit (50% du diplôme québécois). Jamais plus, car faut bien comprendre qu'ici, les universités fonctionnent comme de très grosses compagnies à faire de l'argent bien plus qu'à former des esprits libres.

Une française qui s'occupait du recrutement dans le collège trouvait qu'il s'agissait de discrimination et m'a conseillé de porter plainte, ce que j'ai fait. Hors en matière de gestion des établissements en éducation, le Québec est très loin de la sacro-sainte égalité républicaine française. (on se rend compte de nos valeurs fondamentales françaises quand elles sont absentes ailleurs). En effet chaque collège peut définir ses propres critères de sélection.

Ayant reçu comme réponse du directeur qu'il ne changerait pas les critères d'admission, cette française m'a référé à un autre collège, situé à 2h de transport en commun de mon logement, alors que l'autre était à 5 minutes... à pieds ! Je vous passe les frais pour l'abonnement mensuel au bus, le temps perdu dans ce maudit transport en commun pendant 2 ans.

Comme la directrice de l'autre collège était aussi française, les choses se sont nettement mieux passé. J'ai été accepté. Des frais de scolarité minimes m'ont permis de passer au travers de la première année d'étude, sans travailler, puis la deuxième année, prêt et bourse gouvernementaux m'ont permis de presque finir ma 2ième année d'un DEC accéléré. Il m'aura manqué près de 2000$ pour finir. J'ai eu beau demandé à des "amis" québécois de m'aider financièrement, sans l'appui d'un ami à la retraite, j'aurai dû abandonner mes études. Les autres amis étaient près à me donner 20$ (tellement endettés ils sont). Je l'ai remboursé rubis sur ongle avec un 20% d'intérêts, il n'en revenait pas. Il m'a avoué quelques mois plus tard, qu'il ne pensait même pas revoir la couleur de son argent, car d'autres personnes l'avaient déjà "fraudé" dans le passé et il pensait bien que ça allait être un autre cas. Depuis nous sommes de grands amis.

J'ai donc commencé à travailler dans mon nouveau domaine pour me rendre compte que l'ambiance de travail était des plus toxiques. J'ai changé plusieurs fois d'établissement de santé pour y retrouver toujours et encore ce climat "toxique". L'actualité récente le dénonce, les politiciens ne font pas grand chose pour que ça change.

Comme il y a une volonté de changer la formation nécessaire à l'exercice de ma profession, j'ai dû retourner un autre 2 ans à l'université pour me chercher un BAC dans mon domaine.

(Je pense que je n'ai jamais autant étudié que depuis que je suis au Québec, c'est malade !)

Il y a évidemment le syndicalisme à la québécoise, obligatoire (du moment que l'entreprise est syndiquée !) qui prélève un montant sur chacune des paies, mais pour lesquels les résultats sont décevants.  4 semaines de congés payés seulement la première année, des salaires ma foi guère plus élevés que dans le privé. C'est questionnable pour un "coco" comme moi.

Après avoir subit du harcèlement psychologique grave dans mon avant dernier emploi j'ai démissionné. Ma démission m'a empêché de toucher du chômage et de bénéficier de soins de santé que j'aurai dû avoir. Je n'ai pas les moyens de me payer des thérapies sur du long terme. Résultat, dépression (non officiellement diagnostiquée, car je crains comme la peste que des données de santé autant mentale que physique puissent m'empêcher un jour de me retrouver du travail) et un 2 ans sans travailler. Comme je suis une personne quand même peu dépensière j'ai pu me constituer un beau coussin pour tenir le fort. C'est aussi ça les stratégies d'adaptation efficaces quand on est célibataire. Pensez au pire et le prévenir.

Mais là encore, mon coussin a fondu comme neige au soleil et il a fallu que je me retrouve un travail. Je ne voulais plus retourner dans ce milieu toxique, mais je n'ai eu guère le choix.

Par une circonstance exceptionnelle j'ai pu rentrer dans un établissement grâce à un ex-collègue qui était au courant de ma situation personnelle.

Ça n'aura pas duré un an que j'ai dû démissionner en mars dernier.

 

Ça fait donc un mois que je me questionne.

 

Ai-je été heureux à Montréal depuis mon arrivée ? Oui pendant mon travail chez le courtier en douane (2 ans sur 25)

Ai-je de l'espoir que les choses peuvent s'améliorer à mon âge ? Pas vraiment.

Est-ce que le climat politique et économique du Québec va bien ? Les chiffres économiques semblent indiquer que tout va bien, mais dans les faits, il y a un vieillissement rapide de la population, et le faible taux de chômage est bien plus relié à l'absence de relève suite aux départs massifs à la retraite des baby-boomers qu'à une réelle reprise économique. Les infrastructures (routes, ponts, rails, hôpitaux etc...) sont à reconstruire quasiment au complet, par manque d'investissements récurrents durant les 20 dernières années.  Les coûts de ces constructions explosent, et la corruption endémique dans la construction au Québec n'aide pas la cause (voire conclusion de la Commission Charbonneau). 2 nouveaux hôpitaux à Montréal, 1 nouveau pont pour traverser le fleuve St-Laurent pour remplacer l'ancien qui n'avait que 50 ans d'âge !, un nouvel échangeur autoroutier, un projet de train de banlieue, un prolongement hypothétique d'une ligne de métro (annoncé depuis 40 ans !!!) fait qu'il y a des milliards de $ de dépenser... mais qui devront être remboursés un jour... par qui ?

 

Je suis donc là, à 51 ans, à me questionner si un retour en France serait la solution ou s'il s'agirait une fois de plus de fuir quelque chose.

J'ai coupé les ponts avec la France (dans le sens que je n'ai absolument plus suivi l'actualité française depuis mon arrivée ici). Mes amis en France me déconseillent de revenir en France disant que tout ce que j'avais prédis en 1993 est arrivé : crise sociale majeure, FN au plus haut dans les intentions de vote. J'ai entendu évidemment toutes les attaques terroristes vécues en France, depuis Charlie Hebdo... rien de bien rassurant non plus. Il semble que les infrastructures en France sont également en décrépitude (est-ce vrai ?)

 

Je lis que les conditions de travail en santé en France ne sont guère mieux qu'ici, les salaires ne sont pas mirobolants.

En revanche, je suis certain que le système de santé en France est nettement plus fonctionnel qu'ici.  Ici, il est quasiment impossible de trouver un médecin de libre quand on a une pharyngite, une douleur, une infection bénine mais qui nécessite des traitements. Il y a quelques cliniques médicales, mais il faut arrivé 2 ou 3 heures avant l'ouverture si on veut avoir une chance de voir le médecin, car le nombre de patients vu par jour est limité.

Résultat, tout le monde se ramasse dans les urgences des hôpitaux, ouvertes 24/7, même quand ce ne sont pas des urgences véritables.

C'est donc des 12-15h d'attente quand ce n'est pas urgent.

 

Je n'ai aucune idée des prix des loyers en France (je sais qu'il y a une disparité entre les régions, et les villes d'une même région) (je me rappelle juste qu'il fallait déposer une caution de 1 à 3 mois lors de la signature d'un bail). Ai-je assez d'argent pour me payer toutes ces "charges" avant même de m'être retrouvé un travail et d'avoir touché ma première paie ?

 

Est-ce que je vais vivre ce "choc" du retour ? Vais-je supporter d'entendre les Français tout critiquer alors que je trouve maintenant que les Québécois sont trop mous et ne se mobilisent pas assez ?

Vais-je supporter d'avoir à être confronté à nouveau à l'administration publique française (Non monsieur, je ne peux pas procéder à l'étude de votre dossier car vous avez oublié le formulaire W5-87 et il manque l'annexe 6 dans le paragraphe 2 du formulaire T68) ?

Est-ce que je vais supporter de savoir qu'un français sur 3 vote FN ?

Est-ce que je vais supporter de "soutenir" l'économie française sous un président néo-libéral ?

 

Du côté personnel, quand je fais le bilan, même si j'ai pu vivre mon homosexualité de façon nettement plus ouverte que dans ma famille, je n'ai pas réussi à m'épanouir de ce côté-là non plus. Comme je n'ai pas eu beaucoup de vécu en France il m'est difficile de faire une comparaison avec le Québec, mais disons que je trouve qu'ici, ça ressemble pas mal à la mentalité nord-américaine, à savoir du consommer/jeter.

 

Si je trace le bilan de mes 25 ans au Québec, je dirais que j'ai vraiment tout fait pour m'intégrer, mais que j'ai ressenti rarement un retour positif. Je n'accuse personne, je constate. J'ai probablement une grosse part dans cet état de fait.

J'ai profité de la nature (qui devrait me manquer), mais les paysages français me manquent aussi. Les Alpes, les volcans d'Auvergne, la Bretagne, la Cote d'Azur, les Pyrénées.....

Vais-je être capable de transformer mon expérience québécoise en avantages concurrentiels auprès d'employeurs français, même à 51 ans, ou est-ce qu'ils vont me voir comme un pré-retraité ?

 

Je ne suis pas attaché au matériel, donc de ce côté-là, je vais me délester probablement de tous mes biens acquis ici (par chance, je n'ai jamais acheter une maison) et je vais repartir à neuf avec encore moins, une fois arrivé en France. Je me rends compte que j'ai accumulé bien du stock inutile. Ce sera l'occasion de mettre en pratique physique ce "lâcher-prise" que je dois faire mentalement.

 

J'ai bien lu vos témoignages sur vos retours plus ou moins réussis en France.

Ceux pour qui cela a réussi, quels conseils me donneriez-vous ?

Ceux pour qui cela a été difficile, quels écueils sont à éviter à tout prix ?

Je sais bien que le vécu de chacun est différent, mais je lis des histoires de gens qui se sont installés au Québec et qui ont vécu des difficultés et je m'y reconnais souvent.

Et je suis tout aussi convaincu que les Québécois qui vivent en France ne doivent pas la trouver drôle tous les jours non plus.

On a une éducation, une culture, et il faut être très très souple mentalement pour arriver à s'intégrer de façon harmonieuse dans une nouvelle société.

 

Désolé pour le probablement trop long témoignage.

 

 

 

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il y a 15 minutes, YanMtl2018 a dit :

Après avoir subit du harcèlement psychologique grave dans mon avant dernier emploi j'ai démissionné. Ma démission m'a empêché de toucher du chômage et de bénéficier de soins de santé que j'aurai dû avoir.

 

pourtant, tu aurais pu toucher le chômage quand même..  Je l'ai déjà fais et j'ai eu droit au chômage. 

 

Différents motifs peuvent vous inciter à quitter volontairement votre emploi. Cependant, pour que des prestations régulières vous soient payées, vous devez démontrer que le départ volontaire de votre emploi était la seule solution raisonnable dans votre cas. Voici les 40 principaux motifs pouvant justifier le départ volontaire. Vous trouverez pour chaque motif, un aperçu du motif, les solutions raisonnables à envisager et pourquoi ce motif est considéré comme justifiant l’abandon de l’emploi.

https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/programmes/ei-liste/assurance-emploi/quittez-emploi.html

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Tu as oublié une chose : Le Canada est grand et visiblement ton avaenir n'est ni en France ni au Québec.
 

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Oh oui, clairement tu vivras un gros choc si tu reviens en France.

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Je pense savoir que ce qui te pousse à rentrer apres 25 ans, c’est le harcèlement psychologique dont tu as été victime. Pourquoi ne pas avoir porter plainte ?

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@Automne, merci sincèrement pour l'info. Je n'en savais strictement rien, comme quoi on a beau être ici depuis 25 ans, on ne connait pas encore tout, pourtant je suis d'habitude une personne plutôt curieuse. Ni mon employeur, ni mon syndicat ne m'a appelé à la maison après ma démission pour me dire que je pourrai probablement toucher le chômage. Si ça peut aider quelqu'un tant mieux. Je vais faire une demande de chômage suite à ma démission du mois dernier....

 

@Ivy Bijou, en effet je regarde depuis des semaines les offres d'emploi dans le reste du Canada, mais je crains tellement de vivre encore cette toxicité (chat échaudé craint l'eau froide parait-il). Mais merci pour ce précieux éclairage de la lecture de mon texte.

 

@Kuroczyd, en effet, je regarde des reportages vidéos sur la profession que j'exerce ici, en France et ça ne me donne pas trop le gout de retourner là-bas, sans même avoir l'assurance de m'y plaire

 

@Hei, oui, ça m'est rentré dedans d'aplomb, comme on dit. Je n'aurai jamais pensé vivre ce genre de harcèlement, à mon âge, ici. J'ai bien dénoncé la chose à mon syndicat, mais ce dernier, même s'il trouvait la chose sérieuse, m'a dit qu'il me fallait accumuler des preuves de ce que j'avançais, sinon ça paraitrait comme des "oui-dires" et ce genre de preuve n'est pas recevable devant un juge. Mon syndicat était prêt à aller directement devant un tribunal civil (plutôt que devant un tribunal administratif). Mais évidemment, quand vient le temps de témoigner, les témoins ont peur et se dégonflent. Sans rentrer dans les détails, j'ai senti qu'on me tassait doucement mais surement. On critiquait de plus en plus mon travail, alors que les clients m'adoraient et ne voulaient quasiment plus que faire affaire avec moi. C'est lorsqu'un nouvel employé a travaillé avec moi qu'il s'est questionné sur le comportement dénigrant à mon encontre de  la part des autres salariés. Il m'a alors avoué qu'il y avait des rumeurs graves à mon encontre, une atteinte à ma dignité. Lorsque je lui ai demandé s'il était prêt à témoigner, il m'a dit qu'il ne voulait pas perdre son travail et s'est quasiment rétracté sur le champ de m'avoir dévoiler certaines choses.

Mon superviseur, la journée de ma démission m'a rencontré et m'a dit qu'il y avait "un cancer" dans l'équipe mais qu'il n'arrivait pas à s'en débarrasser, il a tout fait pour me garder, pour me convaincre de rester. Mais j'étais déjà épuisé après 6 mois d'harcèlement.

Une fois qu'on est tombé, difficile de voir clair dans les démarches possibles à faire.

Je me doute bien qu'en retournant en France je n'aurai pas régler ce problème de burn-out/dépression. Je ne vais probablement que déplacer le mal de place et peut-être même l'accentuer.

 

Mais merci à vous 4, c'est toujours apprécié de voir que du monde est capable de saisir l'essentiel d'un message aussi long.

 

Je regarde toutes les options qui se présentent à moi (il y en a théoriquement pas mal), mais pratiquement, je sais qu'à mon âge, les employeurs commencent à lever le nez (ils pensent que les problèmes de santé vont venir et que je vais devoir m'absenter, ou alors que je vais être sur l'assurance-salaire, ou que je ne serai plus aussi performant, rapide, bref que le jus du citron est déjà pressé).

 

Je sais que je retombe toujours sur mes pieds dans l'adversité. Je n'aurai probablement pas tenu 25 années d'immigration sinon.

 

Je vais essayer de vous tenir au courant des suites de mon parcours de vie dès que j'en saurai plus.

 

 

 

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bonne chance 

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Posté(e) (modifié)
il y a 27 minutes, YanMtl2018 a dit :

@Automne, merci.

Je n'ai pas eu la meilleure journée du monde, il y a pire mais je voulais te féliciter pour ton message et tout ce que tu dis, je ne vais pas dire un conseil mais surtout fais toi confiance. 

 

Modifié par PACAtoQC

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@PACAoQC, merci.

 

Quitter la Cote d'Azur pour le grand froid arctique... qu'est-ce qui t'as fait fuir cette Riviera ?

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Il y a 7 heures, YanMtl2018 a dit :

@PACAoQC, merci.

 

Quitter la Cote d'Azur pour le grand froid arctique... qu'est-ce qui t'as fait fuir cette Riviera ?

Pourquoi toujours fuire?

J'ai quitté mes Mamans pour rejoindre nos nouvelles fiancées que sont le Canada et le Quebec.

L'amour n'est pas simple mais aucun regret. :)

 

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Bonjour YanMtl2018

 

Je viens de m'inscrire aussi, ou plutot me reeinscrire. 

Ton temoignage m' a beaucoup touché... 

Tres dur de donner des conseils qui influenceront tes decisions et je pense que l'age y fait beaucoup. 

Pourquoi ne reviens tu pas en France sans te dire forcement que cest definitif? 

Sil y a un moyen de garder tes affaires,  les mettre de coté,  mettre ta vie canadienne en pause,   revenir en France, te trouver un travail, location meublee ou si tas des amis t'heberger le temps tmettre en route et reessayer de revivre en france pour te permettre de faire le point. 

Je vois que ca na pas ete facile pour toi,  peut etre changer de province pourrait etre une nouvelle experience aussi,  mais honnetement je doute que ton retour en france soit positif et encore la tout depend de ce que tu recherches. 

 

Je n'ai pas le meme age que toi,  je n'ai pas quitté le quebec pour les memes raisons que toi

Mais jai immigré, quitté et maintenant une envie de revenir. 

Chaque histoire est differente,  mais la vie en France est merdique selon moi,  on profite pas autant de la vie qu'au Canada,  cest juste mon avis. 

Bonne chance! 

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@PACAtoQC L'amour n'est en effet pas toujours simple mais si les fiançailles se déroulent bien, profites-en.:10_wink:

 

@BreizhCanada Merci pour cette option que j'ai également envisagée. Tout se bouscule dans ma tête en ce moment. Je ne suis foncièrement pas heureux ici (je l'ai déjà été dans ma vie, donc je peux reconnaitre quand ça va bien ou quand ça va mal). Évidemment, si je compare la situation dans d'autres régions du monde, je peux bien croire que je vis dans une place relativement sécuritaire, calme et belle. Mais il me manque quelque chose et je ne sais pas quoi. Mon ami (celui qui m'a financé la fin de mes études) m'a reflété que je ne semblait pas heureux, que je suis devenu plus grognon. Je sais que c'est la conséquence du harcèlement que j'ai vécu. On dirait qu'autant j'avais une belle confiance en moi plus jeune, aujourd'hui, je commence à voir que la vie, la société pourrait me tasser assez facilement.

Quand tu dis qu'on profite plus de la vie au Canada qu'en France, je suis un peu surpris. Ici, en-dehors des sorties dans la nature, je ne profite pas tant de la vie que ça. Pas de rencontres régulières entre "amis", pas de repas avec apéro, fromage, vin et dessert. C'est souvent des restaurants cheaps, dans lesquels on mange vite et après on rentre chacun chez soi.

Montréal a changé énormément. L'ancienne administration a réduit les limites de vitesses (25 à 30 km/h dans les quartiers résidentiels, des dos d'ânes quasiment aux 50 m, les nids de poules légendaires qui finissent par être rebouchés juste avant la nouvelle saison hivernal, la piétonisation partielle, temporaire du centre-ville, des stationnements hors de prix, des magasins qui ferment à tour de bras.... S'il est vrai qu'il y a de belles améliorations (place des spectacles face au complexe Desjardins), dans l'ensemble, je trouve que Montréal s'enlaidit  à vitesse grand V.

Les manifestations étudiantes de 2012, muselées par le gouvernement néo-libéral m'a confirmer que quelque chose de malsain était en train de se tramer ici.

Et ça continue encore aujourd'hui, dans les médias, qui varlopent sauvagement le seul parti de gauche au Québec

 

Je sais que la France a radicalement changée depuis mon départ. J'entends quelques français fraichement arrivés ici qui en parlent dans des termes peu élogieux. J'ai encore quelques amis que je contacte par téléphone et par courriel et qui me confirment que le climat social est vraiment pourri. Je lis les témoignages de personnes ayant vécu leur "choc" du retour et je suis certain que je le vivrai. Rien qu'en lisant les sites Web de l'administration française, je capote. Rien de simple, tout semble compliqué.

 

Encore une fois merci pour le soutien, c'est apprécié.

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Il y a 3 heures, YanMtl2018 a dit :

@PACAtoQC L'amour n'est en effet pas toujours simple mais si les fiançailles se déroulent bien, profites-en.:10_wink:

 

@BreizhCanada Merci pour cette option que j'ai également envisagée. Tout se bouscule dans ma tête en ce moment. Je ne suis foncièrement pas heureux ici (je l'ai déjà été dans ma vie, donc je peux reconnaitre quand ça va bien ou quand ça va mal). Évidemment, si je compare la situation dans d'autres régions du monde, je peux bien croire que je vis dans une place relativement sécuritaire, calme et belle. Mais il me manque quelque chose et je ne sais pas quoi. Mon ami (celui qui m'a financé la fin de mes études) m'a reflété que je ne semblait pas heureux, que je suis devenu plus grognon. Je sais que c'est la conséquence du harcèlement que j'ai vécu. On dirait qu'autant j'avais une belle confiance en moi plus jeune, aujourd'hui, je commence à voir que la vie, la société pourrait me tasser assez facilement.

Quand tu dis qu'on profite plus de la vie au Canada qu'en France, je suis un peu surpris. Ici, en-dehors des sorties dans la nature, je ne profite pas tant de la vie que ça. Pas de rencontres régulières entre "amis", pas de repas avec apéro, fromage, vin et dessert. C'est souvent des restaurants cheaps, dans lesquels on mange vite et après on rentre chacun chez soi.

Montréal a changé énormément. L'ancienne administration a réduit les limites de vitesses (25 à 30 km/h dans les quartiers résidentiels, des dos d'ânes quasiment aux 50 m, les nids de poules légendaires qui finissent par être rebouchés juste avant la nouvelle saison hivernal, la piétonisation partielle, temporaire du centre-ville, des stationnements hors de prix, des magasins qui ferment à tour de bras.... S'il est vrai qu'il y a de belles améliorations (place des spectacles face au complexe Desjardins), dans l'ensemble, je trouve que Montréal s'enlaidit  à vitesse grand V.

Les manifestations étudiantes de 2012, muselées par le gouvernement néo-libéral m'a confirmer que quelque chose de malsain était en train de se tramer ici.

Et ça continue encore aujourd'hui, dans les médias, qui varlopent sauvagement le seul parti de gauche au Québec

 

Je sais que la France a radicalement changée depuis mon départ. J'entends quelques français fraichement arrivés ici qui en parlent dans des termes peu élogieux. J'ai encore quelques amis que je contacte par téléphone et par courriel et qui me confirment que le climat social est vraiment pourri. Je lis les témoignages de personnes ayant vécu leur "choc" du retour et je suis certain que je le vivrai. Rien qu'en lisant les sites Web de l'administration française, je capote. Rien de simple, tout semble compliqué.

 

Encore une fois merci pour le soutien, c'est apprécié.

pourquoi ne pas essayer une autre ville avant de penser rentrer en France?

 

moi Montréal je supporte juste pas alors je peux comprendre :D  J'ai beaucoup aimé Québec , tu pourrais essayer? 

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12 hours ago, BreizhCanada said:

Bonjour YanMtl2018

 

Je viens de m'inscrire aussi, ou plutot me reeinscrire. 

Ton temoignage m' a beaucoup touché... 

Tres dur de donner des conseils qui influenceront tes decisions et je pense que l'age y fait beaucoup. 

Pourquoi ne reviens tu pas en France sans te dire forcement que cest definitif? 

Sil y a un moyen de garder tes affaires,  les mettre de coté,  mettre ta vie canadienne en pause,   revenir en France, te trouver un travail, location meublee ou si tas des amis t'heberger le temps tmettre en route et reessayer de revivre en france pour te permettre de faire le point. 

Je vois que ca na pas ete facile pour toi,  peut etre changer de province pourrait etre une nouvelle experience aussi,  mais honnetement je doute que ton retour en france soit positif et encore la tout depend de ce que tu recherches. 

 

Je n'ai pas le meme age que toi,  je n'ai pas quitté le quebec pour les memes raisons que toi

Mais jai immigré, quitté et maintenant une envie de revenir. 

Chaque histoire est differente,  mais la vie en France est merdique selon moi,  on profite pas autant de la vie qu'au Canada,  cest juste mon avis. 

Bonne chance! 

 

Yeah des autres bretons me sent moins seul :) même si je suis moite vendéen... sniff

En fait ça dépend des situations mais si tu as une bonne expérience avec un bon diplôme à la con et que tu travailles dans un domaine qui embauche... bah c'est franchement pas si dégueulasse que ça de trouver un job plus que potable...

La neige ce n'est pas pour tout le monde aussi... les transports en commun pourris, le système de sante bancal...

Apres je suis d'accord c'est pas génialisme, mais on devrait réaliser tout est facteur de notre situation...

 

6 hours ago, YanMtl2018 said:

Merci pour cette option que j'ai également envisagée. Tout se bouscule dans ma tête en ce moment. Je ne suis foncièrement pas heureux ici (je l'ai déjà été dans ma vie, donc je peux reconnaitre quand ça va bien ou quand ça va mal). Évidemment, si je compare la situation dans d'autres régions du monde, je peux bien croire que je vis dans une place relativement sécuritaire, calme et belle. Mais il me manque quelque chose et je ne sais pas quoi. Mon ami (celui qui m'a financé la fin de mes études) m'a reflété que je ne semblait pas heureux, que je suis devenu plus grognon. Je sais que c'est la conséquence du harcèlement que j'ai vécu. On dirait qu'autant j'avais une belle confiance en moi plus jeune, aujourd'hui, je commence à voir que la vie, la société pourrait me tasser assez facilement.

Quand tu dis qu'on profite plus de la vie au Canada qu'en France, je suis un peu surpris. Ici, en-dehors des sorties dans la nature, je ne profite pas tant de la vie que ça. Pas de rencontres régulières entre "amis", pas de repas avec apéro, fromage, vin et dessert. C'est souvent des restaurants cheaps, dans lesquels on mange vite et après on rentre chacun chez soi.

Montréal a changé énormément. L'ancienne administration a réduit les limites de vitesses (25 à 30 km/h dans les quartiers résidentiels, des dos d'ânes quasiment aux 50 m, les nids de poules légendaires qui finissent par être rebouchés juste avant la nouvelle saison hivernal, la piétonisation partielle, temporaire du centre-ville, des stationnements hors de prix, des magasins qui ferment à tour de bras.... S'il est vrai qu'il y a de belles améliorations (place des spectacles face au complexe Desjardins), dans l'ensemble, je trouve que Montréal s'enlaidit  à vitesse grand V.

Les manifestations étudiantes de 2012, muselées par le gouvernement néo-libéral m'a confirmer que quelque chose de malsain était en train de se tramer ici.

Et ça continue encore aujourd'hui, dans les médias, qui varlopent sauvagement le seul parti de gauche au Québec

Elle a peut-être raison, tenté une autre province / ville, mais je doute que tu retrouveras le coté potos avec des apéros au Canada, c'est juste pas la mentalité du coin. Yup les rencontres sont superficielles et c'est très chacun pour soi mais bon c'est l’Amérique du nord...

 

Par contre quand on est pas content (genre moi ici, départ en Juin) vaut mieux d'abord chercher ce qui ne va pas.

 

Pour moi ça a été simple, depuis que j'ai pose le pied ici tout pue (sauf le cote safety), trouve ce qui ne va pas et fixe le.

Par contre évite de faire de la devinette, soit certain de toi de ce qui te fait ch**r ici... (et / ou ailleurs)

Modifié par Meziant-Ex-Nihilo

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Bonjour YanMtl2018, Nous sommes revenus d'Amérique du Nord il y a 3 ans et nous voulons repartir, c'est très compliqué en France en ce moment, tout le monde fait la gueule c'est usant (ceci dit Il y a des raisons de faire la gueule lol). Il faut toujours évaluer son cas personnel et se méfier des généralités, à 51 ans il va falloir penser à la retraite et où vous avez intérêt à la vivre. Pour nous la France est un pays du passé qui ne sera jamais plus ce qu'il a été, quand on voyage on se rend compte que les autres pays ne nous ont pas attendus, la France est "larguée" dans beaucoup de domaines. Un conseil : changez de province ça pourrait bien vous convenir et les frais de "ré-établissement" seront moindres, nous avons perdu notre "chemise" en revenant en France (plusieurs dizaines de milliers d'Euros). Avez-vous aimé Vancouver ? La BC nous tente beaucoup. Bonne chance.

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@mixmast3r Merci pour ce témoignage. Je suis justement dans tout ce calcul "financier" d'un retour. Merci de me confirmer que ça coute un bras, j'arrive sensiblement à la même conclusion.

Oui, la retraite est en vue, mais sérieusement, je ne me fais pas trop d'illusion.

J'ai perdu ma pension en tant que frontalier suisse (7 ans de cotisation) puisque la Suisse ma remis mon argent une fois que j'ai quitté pour le  Québec et que cet argent m'a permis de passer une première année sabbatique.

Ici, j'ai cotisé très peu, puisque j'ai bien plus étudié que travaillé, un autre 5 ans, j'ai du prendre un 2 ans sabbatiques suite au harcèlement que j'ai subi... donc en banque je n'ai pas grande cotisation, je sais que ma retraite sera des plus minime (mais comme je l'ai dis, je ne suis pas quelqu'un qui dépense beaucoup quand il n'a pas d'argent, je ne suis pas du genre à surconsommer ou à vouloir tous les gadgets du monde). En revanche, il me faudra quand même un minimum pour me payer un logement, de la bouffe et quelques habits :-)

En restant au Canada, je toucherai le Régime des Rentes du Québec (RRQ) le suppléments Vieillesse du Canada (SVC), peut-être le supplément garantie pour le Supplément Vieillesse (un gros 10 000$ annuel pour tout ça), je devrai peut-être toucher un 500$ mensuel par mon fond de pension (en ayant cotisé que quelques 15-20 ans, ça ne devrait que me rapporter 30% de la moyenne mes 5 meilleures années). J'ai bien la possibilité de prendre de l'épargne-retraite (Régime Enregistrée Épargne-Retraite REER) (en passant, les amis français, pourriez-vous cessez d'utiliser des abréviations dans vos commentaire sans les définir au moins une fois, personnellement, je ne suis plus au courant  de ce qui se fait en France tout comme les français ne savent pas comment fonctionne le Québec, et d'aller toujours sur Google pour le savoir, c'est un peu usant :-) ), mais avec la chance qui me caractérise dans les finances, au moment où j'en aurai besoin, les cours de la bourse auront baissés et les rendements seront rendus à quasiment zéro.

Ce n'Est donc pas un 2000 à 3000$ de plus par an qui fera une très grande différence.

 

Si je retournais en France, je ne sais même pas ce que je toucherai de la part du Québec (est-ce que je perdrai la RRQ ? ) Je ne toucherai certainement pas le SVC puisque je crois savoir qu'il faut habiter au Canada pour le toucher.

 

Le taux de chance entre le $CA et l'euro pourrait très bien me couter très cher aussi.

 

Donc oui, je suis dans tous ces calculs, mais je ne prendrai pas de décision basée uniquement sur cet aspect financier, même s'il pèsera dans la balance, je suis pas fou :-)

 

Je regarde vraiment pour changer de province, mais l'herbe n'est pas forcément plus verte chez le voisin.

 

J'ai visité Vancouver pendant un mois, dans le cadre d'un projet professionnel. J'ai évidemment aimé le paysage de l'océan Pacifique collé aux Rocheuses, mais ça ne vaut pas les Alpes françaises.

 

Les prix en Colombie-Britannique sont édifiants. Difficile de trouve un logement décent en-dessous de 1200$ (je paye à Montréal 530$ pour un 4 pièces + salle de bain, oui c'est exceptionnel, mais un tel logement peut se trouver encore pour environ 900$ et moins).

Mon anglais, sera-t-il suffisant pour y travailler ?

 

Je regarde pour peut-être aller m'installer à Ottawa, où il y a des services en français, des emplois en français, mais est-ce trop près du Québec ?

 

 

 

 

 

Modifié par YanMtl2018

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Coïncidence ou signe de la vie ?

Hier je rencontre un immigrant mexicain de 50 ans. Il est commis dans un entrepôt depuis près de 15 ans.

Je lui partage mon expérience récente et il dit ressentir exactement le même sentiment de "vide".

Lui aussi pensait retourner au Mexique.

 

On n'est arrivé à la conclusion qu'ici, on meurt à petit feu, on n'a l'impression de n'être que des éléments économiques sans véritable vie culturelle, sans socialisation profonde. Beaucoup de choses restent très superficielles.

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il y a 16 minutes, YanMtl2018 a dit :

Coïncidence ou signe de la vie ?

Hier je rencontre un immigrant mexicain de 50 ans. Il est commis dans un entrepôt depuis près de 15 ans.

Je lui partage mon expérience récente et il dit ressentir exactement le même sentiment de "vide".

Lui aussi pensait retourner au Mexique.

 

On n'est arrivé à la conclusion qu'ici, on meurt à petit feu, on n'a l'impression de n'être que des éléments économiques sans véritable vie culturelle, sans socialisation profonde. Beaucoup de choses restent très superficielles.

Et? Il y a aussi des québécois qui restent commis d'entrepot toute leur vie... 

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Bonjour YanMtl2018,

 

Merci pour votre témoignage. 

 

Il est normal de se remettre en question quand il faut bouger, changer de train de vie! Quand vous avez quitté la France pour le Canada, vous avez dû vous poser les mêmes questions qu'aujourd'hui (j'imagine).

 

En France, on parle de moins en moins de sécurité de l'emploi, de possibilité de garder sa fonction... Bref, je connais des gens qui, sous la pression, démissionnent ou se font licencier. L'économie n'est pas très solide, et les prix grimpent énormément.

 

La décision finale est entre vos mains, mais à mon avis, essayez de trouver une activité au Canada (peut être est il temps de changer de province) plutôt que de revenir en France...  

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    • Par Laura789
      Bonjour à tous,
       
      Comme indiqué sur le titre, j’ai quelques questions à vous poser concernant la recherche de stage dans le secteur de la chimie . Je suis actuellement en licence 3 de chimie et j’aimerais faire un stage à l’étranger, pour des questions de logistique et financières j’ai choisi le Québec. 
      J’ai commencé à démarcher entreprises et universités depuis octobre 2017 et je n’ai à ce jour toujours pas de stage . Le temps passe et je commence un peu à m’inquiéter pourtant j’ai pas mal d’expériences, je fais des stages depuis que je suis en L1 donc je vous avoue que je comprends pas trop :/ ... 
       
      Du du coup je voulais vous demander comment vous, vous procédez pour trouver un stage au Québec (j’ai l’impression que l’acharnement de mail et d’appel n’est pas assez) 
      Avez-vous déjà fait votre stage dans le secteur de la chimie ? Sont-ils ouverts à l’acceuil D’étudiants Étranger ou pas trop ?
       
      je vous remercie d’avance pour vos réponses
    • Par Laurent
      Voici un récit écrit par @jimmy, que je trouve utile car il relate son expérience en France et au Québec, et remet en perspective certaines idées reçues par les Français à propos du système de santé du Québec.
       
      Bon…chu tanné….voici mon coup de gueule à ce sujet;
      Je trouve les Français du forum pas très honnêtes dans leurs interventions sur les comparaisons de système de santé en France et ici (lorsque le système de santé vient sur le sujet).
      Je vais souvent en France, j’ai des amis (surtout des amies ) en France, ma sœur vit en France… Donc j’ai eu l’occasion de voir de mes yeux le système Français.
      À première vue ça semble fantastique… Jusqu’au moment ou on comprend de quoi il s’agit vraiment.
      J’écris ce texte pour remettre les pendules à l’heure parce que les Français du forum ne le font pas… Et aussi pour informer les Québécois du forum que l’on s’amuse à ridiculiser ici… Sauf que on ne vous dit pas tout sur le merveilleux système de santé en France.
      Alors il y a quelques mois, en France, ma compagne Française doit se faire opérer à un genou.
      Elle appelle son médecin pour un rendez-vous, la secrétaire du médecin lui dit ‘’oui bien sur, quand cela vous conviendrait-il ? ‘’
      Wow vous vous rendez compte, le choc pour un Québécois, c’est le patient qui décide quand cela lui convient de voir son médecin.
      Finalement elle prend rendez-vous pour le lendemain… re-Wow
      Le lendemain elle voit le médecin, j’y vais avec elle.
      Tout va bien , peu de personnes dans la salle d’attente, elle attend à peine 5 minutes… re re-Wow
      Elle sera opérée dans quelques jours… re re re Wow
      Elle sort du bureau du médecin et se dirige au comptoir de la secrétaire… ET SORT SON CHÉQUIER !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
      Elle paye 60 Euros.
      Le Québécois éberlué que je suis lui dit : ‘’ qu’est-ce que c’est que ça ? ‘’
      Ben elle me dit que c’est une clinique privée, que c’est payé en partie par l’État, en partie par sa mutuelle (qui est une assurance) et en partie par le patient
      Ah bon !
      Et je lui dis mais c’est quoi ce système de santé supposément gratuit et efficace en France dont le monde entier parle ? Elle est ou la gratuité ?
      Elle me répond ‘’ah il n’y a pas de problème, tu peux très bien aller dans une clinique et éventuellement dans un hôpital public et tu ne payeras absolument rien… Mais tu vas attendre 6 mois pour être opéré et tu vas être traité comme de la merde’’.
      Tiens tiens,… Ils ne le disent pas ça les Français du forum.
      PLUS DE WOW !
      Finalement elle sera opérée quelques jours plus tard,  le coût devait être 400 euros, finalement il y a eu des complications et ce fut 450 euros, de plus.
      Donc avec la visite chez le médecin, avec l’opération, avec une autre visite quelques semaines après l’opération pour vérifier que tout va bien tout ça lui a couté un peu moins de 1000 Euros.
      La pour les immigrants qui nous lisent, comprenez bien que TOUS les rendez-vous et toute l’opération que ma compagne a fait dans cet exemple, TOUT aurait été complètement gratuit au Québec.
      ET VOILÀ LE POINT QUE VOUS NE METTEZ PAS EN ÉVIDENCE MES CHERS AMIS FRANÇAIS
      C’est un choix de société que nous avons fait au Québec, on a dit : ‘’oui tout sera gratuit, par contre comme c’est gratuit, il y aura beaucoup de monde et donc il y aura beaucoup d’attente’’
      Et si vous ne voulez pas attendre, et bien il y a le privé… Où vous allez payer de votre poche.
      Alors finalement et si on regarde historiquement les expériences dans d’autres pays (je pense aux USA ici) le système Français est le pire système possible.
      Car (et c’est ce qui est arrivé aux États-Unis) ce qui va arriver avec le temps en France, c’est que la contribution de l’État va diminuer (pour éliminer leur déficit), les mutuelles seront de plus en plus chères (ma compagne paye déjà 78 euros par mois).
      Donc, avec le temps les mutuelles seront tellement chères que ça va devenir l’élite uniquement qui peut se le payer… Ou les familles vont se ruiner à payer ces mutuelles… Alors qu’en plus, ces mutuelles ne payent pas 100%, il faut que le patient paye de sa poche… Ou comme aux États-Unis, les mutuelles qui payent tout sont extrêmement chers… Seuls les riches peuvent se les payer.
      Je répète, tout ça est absolument gratuit ici au Québec.
      Entre vous et moi, je trouve le système Québécois bien supérieur à ce capharnaüm en France.
      Bon tout n’est pas parfait dans ce système Québécois bien sur… Il y a un gros problème, c’est le manque de médecins.
      Ainsi par exemple une autre fois ma compagne se réveille le matin avec un mal de dos. Elle prend son téléphone, sans se lever, appelle son médecin… Qui est venu chez elle en dedans d’une heure. Encore une fois Wow… Un médecin qui vient a la maison…et en dedans d’une heure!
      On n’a pas vu ça au Québec depuis mille ans 
      Je raconte ça à des amis Français qui me disent : ‘’Ah c’est parce que en France les médecins ont le cœur sur la main et ils ne laisseront une patiente souffrir, ils ne sont pas a l’argent comme au Québec’’.
      Comme je ne crois pas du tout en la nature humaine… Je m’informe un peu plus… Et je découvre le pot aux roses.
      Et c’est très simple, c’est que si le médecin que ma compagne a appelé ne serait pas venu rapidement, et bien elle en aurait appelé un autre, qui lui serait venu rapidement.
      Ah, la voilà la vraie explication.
      ET ÇA, ÇA MANQUE DANS LE SYSTÈME QUÉBÉCOIS, : LA CONCURRENCE
      Et ça ce n’est pas près de s’arranger avec un premier ministre et un ministre de la santé qui sont médecin… Et qui donc veulent maintenir ce cartel des médecins.
      Vous comprenez que plus il y a de concurrence , plus il y a de médecins, moins chaque médecin fera de l’argent.
      Plus il y a de médecins, plus il va y en avoir qui doivent travailler le soir, la nuit, les weekends.
      En période de pénurie comme actuellement, les médecins peuvent se permettre de choisir quand ils travaillent et quand ils ne travaillent pas, ils peuvent faire plus d’argent sans travailler la nuit ou les weekends.
      Ça c’est un vrai problème au Québec (et au Canada anglais aussi d’ailleurs).
      Par contre pour le reste du système… come on mes amis Français, racontez toute l’histoire.
      Racontez que oui vous avez eu un rendez-vous rapidement, oui on vous a traités rapidement… Mais non seulement pour tout ça vous devez payer une contribution à même vos impôts, en plus vous devez vous payer une mutuelle… Et en plus vous allez débourser de votre poche… Tout ça pour quelque chose qui est complètement gratuit au Québec.
       
      D’après le récit de Jimmy sur le forum de discussions
    • Par casperas
      Bonjour ou Bonsoir à tous,
       
      Comme nous avons notre RP en poche (depuis peu !) et plusieurs mois de délais pour venir nous installer définitivement au Québec, nous sommes en train de repérer des billets d'avion (pour septembre / octobre). 
       
      Je vous plante le décor :
      Nous recherchons une compagnie avec de préférence une option "flexible" (pour décaler notre venue si besoin) et surtout la possibilité de prendre plusieurs bagages supplémentaires de 23kg (à des prix "abordables", pas au tarif d'excédent de kilos). 
       
      Nous ne pensons pas demmenager nos meubles (par container / conteneur ou avion) mais avons beaucoup de livres, papiers et vêtements, que nous pourrions faire venir avec nous et/ou en bateau (container / conteneur) ou avion. 
       
      Merci par avance à toutes et à tous pour votre partage d'expérience.
      Très belle journée ou soirée !
    • Par Mey188
      Bonjour,
       
      ma question est particulière, j'espère du fond du cœur obtenir des réponses. 
       
      J'ai vécu 6 ans en France de façon régulière, et après un concours de circonstance je me suis retrouvée en situation irrégulière pendant 1 an et demi. Je vous prie de ne pas me juger, la douleur est encore présente. J'ai fini par quitter volontairement le territoire et je suis retournée à mon pays d'origine, je n'ai jamais été arrêtée ni expulsée, j'ai volontairement quitté le pays, je suppose que lors de la police des frontières à l’aéroport le policier m'a probablement fichée sur leur base de données.
       
      J'aimerai donc savoir si les agents d'immigrations des différentes ambassades, entre autre Canadiennes étaient en mesure d'obtenir ce genre d'informations, peuvent-ils savoir que j'ai été en situation irrégulière en France ? Peuvent-ils me refuser le visa pour le Canada (ou autre) à cause de cela ? Suis-je internationalement fichée ? Si oui, suis-je bloquée à vie ? Comment faire pour pouvoir "effacer" cette mention sur leur base de données ? Comment faire pour obtenir des visa de nouveau ?
       
      Je n'ai nullement l’intention de reproduire la même erreur, j'aimerai simplement vivre légalement quelque part et respecter le délais du visa.
       
      En vous remerciant en avance pour vos réponses.
       
       
    • Par Meziant-Ex-Nihilo
      Voila mon retour d’expérience après un an au Quebec sur Montréal. Il est plutôt négatif et pour être honnête je n'ai jamais été aussi dépressif.
       
      Pourtant j'ai vécu des situations pas très drôles dans certains pays avec beaucoup de corruption comme le fait que tu puisses finir en prison grâce aux faux signalements de personne qui ne t'aime pas car tu es blanc (car la loi est faite pour la population locale...). Je suis venu en mars 2017 après que je fus débauché par grande entreprise française de jeux vidéos (j'ai fait du forcing pour utiliser mon pvt plutot que d'etre sur un visa de travail lié, je préféré avoir un sentiment de liberté). Je travaillais auparavant sur Paris dans un tout autre domaine) mais j'ai déjà travaillé dans plusieurs pays qui n'avaient rien à voir avec la France.
       
      Personnalité: je suis quelqu'un de très direct qui vit d'avantage pour travailler que l'inverse, par conséquent si mon travail ne me plait pas, je démissionne. Je sais que tout le monde n'est pas d'accord avec ce principe (et les points de vue se valent), je pars du principe que lorsque tu passes minimum 8 heures par jour au travail, c'est pour t’émanciper un minimum et je sais que ce n'est pas le cas de beaucoup de monde, car beaucoup de jobs sont ingrats et beaucoup de gens font dans l'alimentaire (traduction: bosser juste pour (sur)vivre et oui la société est mal faite, etc.). Je travaille dans l'informatique et même si je ne suis pas un génie c'est un domaine qui m'a toujours passionné et qui me pousse à me maintenir à jour régulièrement.
       
      J'ai bossé dur durant mes études et dans mes différents emplois respectifs pour augmenter mes chances d'avoir un job qui me plait, même si tout n’était pas parfait, ça a plutôt joué en ma faveur durant mes 6 premières années d’expérience. C’était supportable jusqu’à que j'arrive sur Montréal.
       
      Disclaimer: ce que je décris ce n'est que mon expérience, et je me demande si d'autres y font écho, j'ai très certainement eu de la chance auparavant pour avoir été choqué par certaines choses (même si dans les pays ou j'ai bossé avant, certains n'avaient pas de salaire minimum...).
      Je m'excuse d'avance si je parais arrogant ou peu respectueux de la culture locale. J'exprime juste ce que je ressens après un an de vécu, ça ne veut pas dire que je généralise tout ce que je dis, c'est juste ce que j'ai vécu et mon impression.
       
      Les avantages
      Je me sens en sécurité à Montréal (contrairement à Paris et les sauvages la nuit tombée). Personne te fait ch**r dans la rue ou les transports en commun. Il est assez facile de trouver un appartement et c'est relativement bon marché. Tu ne payes pas l'eau, dans mon cas je ne paye ni l'eau ni le chauffage ni électricité et je suis à 20 min du centre-ville de Montréal. Il y a moins cet aspect de t'inciter / forcer à venir à une soirée au travail. Le préavis pour partir n'est souvent que de 2 semaines donc tu ne dois pas patienter 3 mois lorsque tu en as marre.  
      Les inconvénients (fort probable que j'ai pas eu de chance au niveau des mes emplois ici)
      Le politiquement correct. La nourriture est pas souvent très fraîche, j'ai eu pas mal de fois envie de vomir juste en cuisinant des légumes ou des fruits de chez provigo, metro, etc...
      et c'est systématique pour la viande bœuf  en sandwich (je pense que je dois avoir une allergie). Manque de formalisme dans les contrats, tu signes en tant que pigiste pour 6 mois quelque part, ton contrat est renouvelé tu n'as aucune preuve écrite.... Souvent aucune note sur comment tu peux résilier le contrat de ton coté, par contre toutes les façons dont la partie cliente peut te jeter sont très clairement explicitées (j'ai vu des contrats bien rédigés et des très mauvais mais je n'ai pas vu de limite basse). Manque de banques en ligne potables, les autres ont des frais débilitants. Tout le monde le sait déjà: abonnements téléphoniques et internet hors de prix ou il faut négocier en mode marchand de tapis pour avoir mieux... (pourquoi ne pas tout mettre au clair par écrit sur ce qui est possible, va savoir...) Le chitchatting hypocrite de la personne qui te connait pas et qui s'en fout de toi mais qui te demande quand même à chaque si tu vas bien lorsque je paye mes courses...: je ne sais jamais si je dois répondre ou non, ni même quoi répondre. J'ai l'impression que si je réponds je suis hypocrite car je ne veux pas le faire. Si je ne le fais pas je vais paraître rude (ça me le fait encore après un an, toujours ce même struggle). Mon ressenti il vaut mieux faire du bruit et paraître plutôt qu'il y ait ce silence qui tue. En réunion j'ai eu ça aussi: une salle est réservée pendant deux heures, en 30 minutes j'ai fini... et bah on m'a forcé à rester pendant 1h30 de plus pour se regarder dans le blanc des yeux... à pseudo tenter de trouver quelque chose à se dire...). Les transports en commun, la RATP n'est pas si mal, surtout en hiver... attendre des bus "en transit" qui passent devant toi par -30 ce n'est pas le "fun". Les salaires sont assez bas, cela se ressent particulièrement car il y a très peu d'avantages (peu de congés payes [souvent pas de congés maladie], mauvaises assurances, retraite "décente" que via les REER / RRSP (tes savings en fait avec de la detax) souvent pas de remboursement du titre de transport, pas de tickets resto / panier repas. Je perds souvent au change même si les appartements sont moins chers. Le WFH (work from home) me semble pas être du tout efficace, je considère souvent que mes collègues sont off lorsqu'ils travaillent de chez eux... disponibilité de 2 heures environ sur une journée de 8. Le système de santé fait peur, médecins pas souvent compétents (peut-être pas eu de chance) qui vont faire une recherche Google pour savoir ce que tu as, avec un choix limité pour aller voir ailleurs. Les assurances santé et les plafonds de la province, oui même si ton assurance rembourse bien, le gouvernement ne veut pas que ton assurance paye tout le reste chez le dentiste (ça ne me concernait pas directement j’étais en PVT donc l'assurance...osef mais j'ai eu des mauvais échos sur le système de sante en général, ne parlons pas des urgences). Les comparaisons systématiques avec les US pour se sentir mieux: "Ils n'ont même pas de healthcare en mode single-payer la-bas !", "Au moins on n'a pas de problèmes de violence avec les armes ici", "On est pro lgbt" (super BS), "On accueille tout le monde". C'est un ennemi facile par contre se regarder soi-même semble être plus compliqué et critiquer son gouvernement même de façon légère sans mal vu par contre pour les US pas de problèmes... Pourtant tout semble être bien américanisé ici. Sentiment d'hypocrisie sur la langue française et le rapport avec les autres provinces anglophones. Il faut défendre la langue mais on se fiche de comment on l’écrit (même au regard de la norme de l'office local). Je m'en fiche un peu de l’écrit mais le double discours me dérange. Recruteurs dans le domaine bancaire qui ne connaissent pas super bien la loi: demande d’enquête de crédit pour une embauche sans fournir d'explications sur le besoin de mener cette enquête (c'est la loi de renseignement au passage...). Chialage en permanence dans le dos des gens. Au travail je n'ai jamais vu des personnes passer autant de temps à se plaindre... Lorsqu'ils sont managers c'est encore pire j'ai vu des personnes bosser 5 heures par jour et chialer minimum 3 heures... faites les maths. Les gens qui disent de la merde dans le dos des autres (genre 1 mètre de distance) quand la personne se retourne ils font style qu'ils ne se passaient rien. J'ai vu ce pattern très très très souvent sur moi comme sur les autres... et sans aucune gène. Non ce n'est pas de la paranoïa (j'expliquerais un peu plus bas comment j'ai pu m'en apercevoir). Faux esprit d’équipe, peu d'entraide, on ne prend pas souvent sur soi pour aider les autres. J'ai aidé dans les équipes dans lesquelles je suis venu et les mercis ont été peu fréquents. L'aide apportée est souvent appropriée par la personne sans aucun signe de reconnaissance (j'ai beaucoup de mal avec ça...) chacun pour soi dans une équipe... Pas beaucoup d'esprit d'initiative, le travail pour améliorer les choses est mal vu: il ne faut pas faire d'heures supplémentaires pour améliorer les choses "ouin c'est pas bien". Je trouve souvent que la qualité du code est souvent pas terrible, c'est souvent peu cohérent. C'est important de partir vers 4 heures / 5 heures. C'est mal vu de dire directement quand quelque chose ne va pas (ne jamais "brusquer") même poliment ou de poser une question ("tu n'es pas autonome", tout le monde ne peut pas deviner pourquoi quelque chose a été faite de X manière pour déterminer son impact...). Première fois dans ma carrière que l'on dit par derrière que de laisser des commentaires sur le CVS est mal... tout le monde prend tout personnellement. Beaucoup de mise en avant même pour des choses qui ne le méritent pas (ajouter un opérateur "+" ou un "switch case" qui auraient peu de valeur de business). Le travail de fond est peu reconnu même lorsque tout le monde l'utilise après coup. Il faut s'auto promouvoir et le mieux s'auto promouvoir sur des petits détails. Imaginer un boulanger qui fait du pain et qui se la raconterait chaque matin pour dire "Yeah j'ai mis de la farine les mecs !!! Oh les mecs ouvrir le paquet de farine c’était pas easy! Rock n roll!" Quand tu demandes si tout va bien et qu'il y a des choses que tu pourrais améliorer et que l'on te dit "oui" avec un sourire hypocrite. Alors tu redemandes car les gens ne sont pas très discrets dans les espaces de travail ouvert et que tu les entends bitcher sur tout le monde "non non on est content de ton travail". J'en suis arrivé au point d'enregistrer illégalement mes supérieurs de nos jours (on trouvé du sacré matériel sur Amazon... stylo enregistreur, clé usb enregistreuse, fausse clé de voiture, etc.) et non je n’étais pas parano... Par contre ce genre de mensonge me fait pleurer littéralement. Ne me demander pas pourquoi j'ai beaucoup de mal avec l'hypocrisie, même après que je sois parti ça me fait toujours de la peine au cœur. J'ai toujours eu de la chance de bosser dans des endroits ou les gens se disaient directement les choses en face que ça plaise ou non. Mais ici non... je me suis même posé pas mal de questions, pourquoi ils font comme ça ? Est-ce qu'ils souffrent d’insécurité ? Est-ce qu'ils ont peur que les gens le prennent trop personnellement ? "Bah mon neveu" oui car souvent le bitchage est presque systématiquement sur ta personne et pas sur ton travail.... (j'ai eu le droit à ma façon de me comporter trop direct, mon accent de français, que j’étais trop anxieux et sérieux (what?!), que je ne devrais pas aider les autres (chacun son business) etc).  
      Apres un an ici, j'ai pris 40kg (stress-eating), j'ai eu des pensées suicidaires, la solitude ne me gène pas plus que ça mais l'hypocrisie me rend dingue ici.
      Dans la dernière entreprise dans laquelle je travaillais, les gens me disaient en off que je devrais m'en foutre que l'on nous bitche (moi et les autres) par derrière... personnellement je ne peux pas. Je sais que ca arrive de partout mais de ce que j'ai vécu pour l'instant c’était systématique et de mauvaise foi.
       
      Evidemment on ne peut pas forcer les gens à penser comme nous, il faut être flexible mais comment être flexible sur les valeurs qui nous définissent ?
       
      Je pense reprendre un dernier emploi de 6 mois et retourner en France. Je n'avais pas d'attentes particulières par rapport au Canada, je me disais que le fait d'avoir déjà vécu dans des pays avec une corruption grimpante ou avec peu de droits sociaux feraient que je sois ouvert et que l’expérience serait d'autant plus facile mais j'ai toujours eu des environnements de travail qui étaient décents dans lesquels les gens travaillaient dur. L'initiative était récompensée et les gens étaient directs même si ça pouvait être blessant. Ici j'ai vu de l'office politics, des comportements dignes de stéréotypes de fonctionnaires mais en plus "américain".

      J’espère juste que je n'ai pas eu de chance.
       
    • Par Elodie23
      Bonsoir à toutes et à tous !
       
      Je ne sais pas trop par où commencer, déjà je suis nouvelle haha c'est un bon début.
       
      Moi => Je m'appelle Elodie, j'ai 24 ans et je suis de Nîmes (Gard, France)
      Je suis diplômée d'un Bac Pro ARCU (accueil relations clients usagers) avec lequel j'ai pu exercer en tant que vendeuse, caissière, hôtesse d'accueil,...
       
      Ce qui m'intéresse (métiers/passions) : La photographie, être hôtesse d'accueil et vendeuse (plus spécialement en musée), la protection animale (donc les animaux, forcément haha)
       
      Ma situation => Bref, cela fait plusieurs années que j'envisage d'aller vivre dans la région de Québec pour rejoindre ma famille (oncle, tante, cousines)
      J'ai fait ma 1ère demande de PVT en février 2017 et me suis réactualisée en novembre 2017 (oui vu le temps que cela prend j'aurai pu la faire avant..)
      J'ai envisagé le parrainage familial mais cela ne mènera à rien nous n'avons pas le même nom de famille et les démarches sont trop complexes.
       
      Mes interrogations => Que puis-je envisager comme autres moyens d'immigration ?
      Résidence permanente directement?
      Faire un DEP de 1800h et demander ma résidence permanente après ?
      On m'a aussi dit qu'il y a des emplois recherchés et prioritaires au Québec, comment faire est-ce-qu'il faut poster sa candidature et après demander un visa de travail ou l'inverse ?
       
      Qu'en pensez-vous ?
       
      J'aurai aussi aimé savoir si quelqu'un était patient et bon dans les démarches parce que j'ai tellement peur de me tromper (et il y a tellement de choses à faire) que je ne sais pas par où commencer...
       
      Je vous remercie d'avance.
       
      Elodie
       
       
    • Par Teivab
      Bonjour , 
      J'ai besoin de votre aide , alors je suis élève en classe de Terminale Es en France 
      Et je vien de terminer ma demande d'adhesion , a l'Udem ,seulement je suis un peu perdu vis à vis des documents a fournir .
      En effet les documents a fournir sont un certificat de naissance et une photocopie de la première  page de mon passeport français , si j'ai bien compris ?
      Étant donné que je concours aussi au baccalauréat d'études international , qui est selectif , je doit aussi envoyé mes bulletins de 1er et de Terminale ? Étant donné que je n'est pas encore le bac . 
      Enfin je dois envoyé tous ces documents par la poste ? Aucun moyen de les numériser ? 
      Et il est dit que je doit envoyé tout les documents max 10 jours apres avoir payer ma demande d'adhesion , que faire si ma lettres arrive en retard , a l'Udem?
       
      J'ai réelement besoin de vous ...
    • Par Louise Guibert
      Bonsoir à tous, 
       
      Je m'appelle Louise et je suis actuellement une lycéenne du Lycée Français de Phnom-Penh au Cambodge en Asie. 
      J'ai étais acceptée dans le domaine de droit à Université de Montréal, UdeM et je cherche actuellement un logement étudiant, une colocation, ou un petit appartement pas mal dans les alentours du plateau Mont-Royal ou autour de l'université même. 
       
      Je suis sur Montréal pendant les 2 prochaines semaines, je suis venue tout droit d'Asie pour trouver ça avant de venir définitivement en Août. 
      Merci de me tenir informée si vous connaissez quelqu'un qui recherche un colocataire, un étudiant de préférence. Cordialement, 
       
      Louise 
    • Par RousselMelvyn
      Bonjour , 
       
      Je suis Etudiant Français , Bachelor + 3 en Informatique , et je souhaiterai effectuer des études de Genie Logiciel à l'université d'Ottawa , avec le flux d'information que je peux trouver sur internet , je ne parvient pas à trouver exactement les bourses auxquelles je peux avoir le droit pour financer m'aider à financer mes études.
       
      Je recherche donc les commentaires d'étudiant ayant déjà vécu cette aventure et qui pourraient m'aider.
       
      Cordialement,
    • Par mercuretony
      Bonjour ,
       
      J'ai été admis au Baccalauréat de Mathématiques et Informatique pour la session d'hiver 2018 .
       
      Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de rejoindre l'Université en raison de la longue procédure que prend le traitement de mon permis d'étude ( 1 mois et demi déjà ! ) . J'ai obtenu mon CAQ ,  2 mois plus tôt . 
       
      Je voudrais maintenant reporter ma rentrée en été . Toutefois , je me demandais si j'avais besoin de refaire mon CAQ ( Confirmation d'Acceptation au Québec ) .
       
      S'il vous plaît , une aide serait la bienvenue .
       
       
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