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    • By chachawa
      Tsé, 7 ans et demi c'est un moment étrange pour faire un bilan. C'est même pas une date anniversaire. C'est juste qu'en enfilant mes bottes, j'ai réalisé que c'est la huitième fois que je vis cette entrée dans l'hiver québécois, celui-là même qui agite les forums et déchaîne les passions. Et wow, c'est fou le chemin parcouru. 
      Déjà, j'écris "wow".
      Et "tsé".
      Et puis après des années d'absence ici, j'ai eu envie de sacrifier au rituel du bilan, de faire un point. De redonner au suivant, peut-être.
       
      Bref, en 2012, j'ai débarqué pas assez préparée. Sans argent, avec 23 kilos de bagages, avec zéro connaissance du système universitaire dans lequel je m'embarquais. L'année que j'ai passée a été celle qui a le plus testé ma détermination de ma vie.  Préparez-vous un peu, on ne le dira jamais assez.
      En 2019, je suis toujours aux études, mais aussi insérée dans un milieu professionnel universitaire. La demande de RP est envoyée. Je regarde du côté de l'achat immobilier. 
      Pas mal installée, quoi.
       
      Et puis, cette sensation permanente de grand écart.
      Au Québec, je suis la Française, celle qui parle avec son accent pointu, qui râle un peu trop et qui ne comprend pas certains aspects du système québécois auxquels elle ne s'est jamais confrontée. Celle qui ne prend ses vacances annuelles que pour partir en France parce que c'est Noël. Celle qui boit du vin, tant pis pour les prix de la SAQ. Celle qui s'émerveille encore devant les partys de l'Halloween ou qui ne comprend pas pourquoi toutes ces grosses voitures. Celle qui haï l'hiver. Mais vraiment.
      En France, je suis devenue la Québécoise, celle qui parle avec un accent "de là-bas", qui ne connaît plus personne aux Unes des journaux. Celle qui ne comprend plus vraiment le concept du CDD versus le CDI, qui s'émerveille devant le prix du vin, et qui propose de passer au supermarché sur la route du retour, le dimanche soir à 20 heures. Celle qui dit que "ça va, l'hiver, on y survit hein", et qui passe ses samedis matins à passer d'étal en étal au marché avec des cris de joie.
       
      Je suis mélangée. Pétrie de deux cultures. Ni d'ici ni de là-bas, mais à la fois de là-bas et d'ici. Quitter le pays dans lequel j'ai grandi m'a permis de m'en détacher et de l'aimer un peu plus. De réaliser que la France, c'est incroyablement beau, avec ses vieilles pierres et ses paysages variés, son odeur des pins au bord de la mer et ses terrasses mignonnes. J'apprécie maintenant y séjourner, avec ce qu'il faut de recul pour ne pas m'enflammer dans des luttes qui  ne sont plus les miennes et qui pourtant m'importent tant. Mon regard est moins acerbe, plus compréhensif. Je n'ai pas quitté la France par désamour, mais elle me semblait acquise, dévoilée, brute. Elle m'apparaît maintenant dans ses nuances, ses ombres, ses pétillements, et j'ai découvert que je l'aimais.
      À l'inverse, je suis arrivée acquise au Québec. Toute cette nouveauté, c'était magique. La neige ? Tellement belle ! Les grosses voitures ? Tellement dépaysantes ! La poutine ? Tellement goûteuse ! Les québécois ? Tellement gentils ! Et puis, l'isolement, les difficultés, l'éloignement, le mois d'avril qui n'en finit pas. Être perçue comme l'étrangère, toujours. J'ai appris à voir aussi les nuances de ce pays d'accueil, à en accepter les failles, à en découvrir le fonctionnement et à en apprécier les délices. J'ai pris et j'ai laissé, j'ai pilé sur moi, et j'ai fini par m'acclimater, doucement. Pas juste parce que je sais ce que veut dire "pogner un flat". Mais parce que je fonctionne sans gros heurts dans la société qui m'entoure.
       
      Et puis, les douleurs que les expats connaissent. Cette nuit dans l'avion pris en urgence, sans contact avec le sol, à ne pas savoir si l'être cher sera toujours en vie à l'arrivée pour qu'on lui dise au revoir. Les Noël sur Skype, à trinquer avec son chat parce qu'on n'a pas osé accepter l'invitation de ses amis dans leur famille, pour ne pas déranger. Ces questionnements sur l'avenir : ici, là-bas ? Ailleurs ? Ces gens aimés qui se marient, qui ont des enfants, et toi qui n'es toujours pas sur les photos du grand jour. Celles et ceux qui s'éloignent aussi, ou qui croient que tu es en perpétuelles vacances et qui repartent frustrés que tu aies dû travailler pendant leur séjour chez toi. 
       
      Sauf que. Il y a le retour des beaux jours, le Saint-Laurent majestueux et l'incroyable lumière des couchers de soleil d'ici. Il y a le plein emploi, le salaire valorisant, les possibilités professionnelles. Il y a le jour où tu te surprends à échanger avec tes collègues sur le fait que quand même, y en a beaucoup des français icitte, pff, on n'entend que ça dans la rue !  L'habitude que tu as prise de passer chercher ton (grand) café en allant travailler ou de souper pendant ton cours (d'ailleurs, tu dis "souper"), ton avis sur la politique qui s'affine, ton inscription au compost communautaire de ton quartier et au panier bio du maraîcher. Tu te rends compte que tu cherches du sucre d'érable chez Carrefour... mais aussi que tu cherches ta pâte feuilletée bio chez IGA. 
       
      Aujourd'hui, au bout de 7 ans et demi, j'ai l'impression de porter en moi une double culture, un heureux mélange, une complexité qui me rend fière. L'immigration n'est plus un sujet cantonné au journal télévisé, je bondis quand j'entends des discours expliquant que les immigrants veulent transformer le pays d'accueil ou profiter des aides sociales. C'est plus compliqué que ça, l'immigration. C'est un défi à relever, qui nous apprend beaucoup, à commencer par nos propres contradictions. Ça ne se prend pas à la légère, mais ce n'est pas la fin du monde non plus, surtout quand on a un passeport qui nous permet de faire machine arrière. L'immigration aujourd'hui fait partie de mon identité, identité multiple, complexe, joyeuse. Je suis un peu française, mais plus vraiment ; un peu québécoise, mais pas complètement.
       
      J'aurais aimé pouvoir dire tout ça à la moi d'il y a sept ans, qui n'avait pas mesuré les défis qu'allait poser la première année. "Ne t'inquiète pas, l'aventure est belle". ❤️
    • By ArnaudAmri
      Bonjour,
      merci de votre attention, désolé si j’écris au mauvais endroit, je suis malvoyant alors il m’arrive de me perdre.
       
      ma copine (Philippine, parle très bien l’anglais) compte aller étudier au Canada. Elle irait à Toronto.
      Je suis handicapé. Je marche avec une canne, il m’arrive d’utiliser un fauteuil roulant mais j’ai la SEP (Sclérose en plaques) donc j’ai du mal à me servir d’un fauteuil manuel. Je suis en train d’acquérir un fauteuil électrique. Je peux marcher mais c’est difficile. Fatigue et équilibre instable font que c'est difficile.
      Je ne peux pas conduire. Ma question : Toronto est-elle une ville pour moi ? Aux USA, il faut une voiture et les surfaces font que ça peut devenir très dur de vivre sans voiture.
      Le centre ville serait le mieux j’imagine.
      Le Québec (ou autre) serait il plus adéquat ? En fait je cherche l'endroit le plus facile à vivre au Canada LOL.
       
      C’est juste pour avoir un minimum de vie. Pouvoir sortir de chez moi sans risquer de se faire écraser par des voitures… 
      Je ne suis jamais allé au Canada. Plusieurs fois aux USA. Je connais mieux le Japon.
      Merci beaucoup. Je suis désolé si je poste mal, je me suis relu plusieurs fois.
      Au revoir.
       
    • By Laurent
      Rozenn Nicolle Publié à 5 h 34 Si le bilinguisme peut sembler être un atout de taille sur le marché du travail, certains francophones en milieu minoritaire estiment que le mentionner sur un CV ou en ligne peut s’avérer être plutôt un fardeau.
      Je pense que les recruteurs, ils ont cette idée qu’un bilingue n’est bon qu’à décrocher le téléphone!, regrette Okba Grissia. Ce comptable de formation, arrivé il y a trois ans à Toronto, pensait que sa maîtrise du français et de l’anglais lui permettrait de facilement trouver un emploi dans la Ville Reine, mais a vite été déçu après son arrivée.
      Malgré un diplôme français, un diplôme italien et une maîtrise d’une grande école en Tunisie, de même que de l’expérience en comptabilité en Europe et au Maghreb, Okba a été confronté à son manque d’expérience canadienne.
       
      Okba Grissia estime que la notion de bilinguisme sur un CV peut parfois être un « fardeau ».
      PHOTO : RADIO-CANADA / CLAUDE BEAUDOIN
      Greg Benadiba est président de Source Bilingue, une agence de recrutement spécialisée dans le bilinguisme. Selon lui, une personne qui est nouvelle au Canada va devoir avoir une expérience canadienne au début.
      Il reconnaît que la majorité des postes bilingues à Toronto sont des postes de service à la clientèle. Nombreuses sont les compagnies qui ont leur siège social à Toronto et qui souhaitent faire affaire avec le Québec, dit-il. Selon lui, la demande, déjà plus forte que l’offre, continue de croître.

      suite et source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1353939/emploi-recherche-bilingue-anglais-francais-promotion
    • By Maytika
      Bonjour à tous,
       
      Je viens d' obtenir un PVT pour le Canada. Je partirai en Juin. À l' issue de celui- ci, je prévois de reprendre les études en Ontario pour devenir prof de Français. Je souhaite étudier en Anglais, et travailler ensuite dans un établissement anglophone. Mon niveau d' anglais est plus que bon. 
      Je recherche une ville de petite taille en Ontario, où je pourrais suivre ce cursus (donc il faut la bonne université). Je n' ai aucune envie de m' installer dans une grande ville comme Ottawa..J' aime les grands espaces et souhaite me rapprocher de communautés de peuples natifs. Ne connaissant pas encore le Canada et souhaitant être plus sédentaire que lors de mes précédents PVT... Je fais appels à vos suggestions si vous avez déjà vadrouillé en Ontario et connaissez un peu mieux les lieux que moi. J' ai déjà travaillé auprès d' enfants natifs en Australie dans une ville de 25000 habitants au milieu du désert (Alice Springs), et c' était pour moi le perfection en terme de taille de la ville et de proximité avec les communautés et les espaces naturels environnants. Pouvez- vous m' aiguiller svp? J' ai déjà un BTS tourisme et parle plusieurs langues donc si dans la zone il y a du travail dans le tourisme pour financer le PVT c' est l' harmonie absolue!  Merci d' avance pour vos réponses! 
    • By Nour33
      Bonjour à tous,
       
      Je souhaite immigrer au Canada durant cette été , dans la province de l'Ontario plus précisément.
       
      Je suis diplômé d'un Master en Finance de l'université de Lille , j'aimerai connaitre votre avis sur le meilleur chois possible pour trouver un travail dans ma branche .
       
      Pensez vous qu'il est préférable de faire une courte  formation canadienne type ( Certificat ) pour s'adapter au marché de travail canadienne ou pensez vous plutôt qu'il est préférable de chercher directement à travailler avec mon backgroud universitaire français.?
       
      Bien à vous!
    • By marine101984
      Voici notre histoire: 
      Voyage de découverte en 2011
      Arrivés en 2013 en RP (à 29 ans)
      Citoyens en 2018
      Nous avons eu un enfant au Québec (et bientôt un 2e). 
      3 ans à Québec, 1 an en Estrie et depuis quelques mois en Montérégie. 
      En 6 ans nous sommes retournés 3 semaines en France pour voir la famille. Certains sont venus de temps en temps mais pas tous. 
       
      Nous avons beaucoup voyagé, mais quasiment uniquement à l'intérieur de la province (+1 séjour de 4 jours à Boston). Le voyage est la découverte sont importantes pour nous et avec 2 semaines de vacances par an, difficile de se promener... 
       
      Ces derniers temps nous nous posons beaucoup de questions quant à un éventuel retour en France. 
       
      Depuis la naissance de notre aîné, nous réalisons à quel point notre famille est importante pour nous. Notre enfant a des grands-parents géniaux et des cousins et cousines, tantes et oncles, qu'elle a vu 2 semaines dans sa vie.... Ici nous n'avons pas réussi à nous recréer une seconde famille d'adoption. Les relations avec les Québecois sont particulières, je ne mets pas tout le monde dans le même panier, mais je ne suis pas tombé sur les bonnes personnes apparemment !! Alors qu'en France nous avons de vrais amis, sur lesquels on peu compter. D'ailleurs nous avons rencontrés certains d'entre eux ici, ils sont rentrés en France et sont heureux de leur choix. 
       
      Le système de santé ici, est une catastrophe, ma fille n'a jamais été suivie depuis sa naissance (je vais ponctuellement dans les cliniques sans rendez-vous lors des maladies, mais on y attend en moyenne 4 heures pour voir des médecins qui ne lèvent même pas la tête de leur ordinateur pour nous dire bonjour, les auscultations sont aléatoires et je trouve un grand manque de professionnalisme, nous semblons être de simples numéros). Elle a eu un problème dermatologique, le médecin nous a prescris une crème sans faire analyser avant par prélèvement, ce qui aurait pu aggraver le problème, mais il voulait "essayer" pour voir, nous avons du attendre 2 mois pour obtenir un rdv pour un prélèvement. Je devais passer un IRM dans un délais de 2 mois, 6 mois plus tard j'attends toujours... Et nous sommes sur liste d'attente pour avoir un médecin de famille depuis 5 ans ! Niveau remboursement, certes on ne paye rien en consultations et aux urgences mais les médicaments même prescris ne sont pas remboursés non plus, les mutuelles coûtent une fortune et ne couvrent pas grand chose: exemple: un nettoyage dentaire coûte 200 $ en moyenne (non couvert par le système public et non couvert par notre assurance privée). 
       
      Le Québec, c'est beau certes, la neige et le froid, les grands espaces :  les premières années c'est magique !! Mais après 6 ans, cela a perdu de son charme pour moi. Tous les villages se ressemblent... Après 500 km, c'est toujours le même panorama: des sapins et des montagnes et des maisons similaires (sauf en Gaspésie, mon endroit préféré au Québec, où les panoramas sont magnifiques). Je suis en manque de patrimoine, de vieilles pierres, d'histoire, de châteaux, de culture, de musées, de paysages variés, d'océan !!!
       
      L'accès à la nature n'est pas si évident si l'on considère que les lacs sont pour la plupart privatisés et donc difficile d'accès, les parcs nationaux, provinciaux sont tous payants,  en fait nous avons constaté qu'a chaque fois que l'on veut faire une activité, il faut payer (et parfois très cher pour ce que c'est, nous avons été souvent déçus). Alors qu'en France, il y a des chemins de randonnée partout, les sentiers côtiers, les sentiers de montagne, etc. (oui je sais je compare ce qui n'est pas comparable, chaque pays est différent)
       
      Certes l'accès à la propriété est facile et rapide (nous avons acheté puis revendu notre maison 4 ans plus tard) mais ce n'est pas ce qui nous intéresse pour l'instant. 
       
      Niveau emploi, j'ai toujours trouvé, aucun problème de ce coté-là. Si on veut travailler on trouve du travail dans la semaine ici. Mon mari est dans l’hôtellerie/restauration donc lui aussi aucun soucis. 
       
      Le coût de la vie est quand même assez élevé si l'on veut bien manger, les cellulaires et l'internet coûtent une fortune... (depuis 6 ans, je pense qu'il a dû augmenter en France également... ) 
       
      En bref, la seule chose qui me freine pour un éventuel retour en France est la sécurité. Ici c'est très paisible. Nous pouvons nous promener à n'importe quelle heure du jour et de la nuit sans craindre une agression. Certaines personnes ne ferment pas leurs portes à clef. Les enfants peuvent jouer dehors dans la rue sans problème. 
       
      Je crains pour l'avenir de mes enfants en France (sécurité, emploi) mais j'ai envie également qu'ils connaissent leur famille et surtout leurs grands-parents qui commencent à vieillir... La vie est longue mais pas tant que cela finalement !  Par ailleurs nous sommes citoyens et nos enfants aussi, alors nous nous disons que nous pourrons toujours revenir si nous ne parvenons pas à nous ré-adapter à la France ? Enfin, nous ne sommes pas arrêtés à la France, mais réfléchissons également à nous réinstaller dans un autre pays européen, ce qui nous permettrait d'être plus proche de la famille qu'en étant au Canada... 
       
      Des expériences/suggestions à partager ? 
       
      Merci et bonne journée ? 
       
       
       
    • By thedaviddias
      Après avoir lu beaucoup de témoignages de personnes déménageant au Canada, ayant des regrets et faisant le choix de repartir après, je me devais d'aussi partager mon vécu qui est certainement bien plus positif et encourageant.
       
      Chaque personne est différente, et chaque expatriation l'est aussi. Venir m'installer au Canada, en juin 2018 a beau être ma 3ème expatriation à l'étranger (Brésil, Île Maurice), cette dernière a été très différente des autres.
       
      C'est en octobre 2014 que je posais les pieds au Canada pour la première fois. J'étais venu passé quelques jours avec ma petite amie de l'époque à Toronto, puis à Montréal. Et c'est à ce moment que je suis tombé amoureux de Toronto. Je ne saurais vraiment expliquer quoi en particulier, mais l'ambiance, l'atmosphère m'avait vraiment plu.
       
      Dès mon retour en France, j'ai commencé à faire les recherches classiques: PVT, Visa etc... Alors âgé de 30 ans, le PVT me semblait la solution la plus simple. Je tente alors le PVT en 2015, c'était l'année avant le début des tirages au sort, là où il fallait se connecter à une certaine heure et espérer passer les milliers de connexions simultanées sur les serveurs du CIC. Autant vous dire que je n'ai pas eu de chance. Dans le même temps, voici que ma boîte à Paris me propose de travailler pour un contrat de 2 ans à l'Île Maurice. Ce n'était pas du tout dans mes plans, mais je me suis dis que ce serait une expérience de plus et qu'après il me serait toujours possible de tenter le coup pour le Canada. Me voilà donc parti pour 2 ans sur une superbe île, je vous l'avoue, mais il était pour moi hors de question d'abonner mon project de départ au Canada.
       
      Dès mon arrivée à l'Île Maurice, je changea ma ville et pays sur LinkedIn pour y mettre "Canada, Toronto". Cela me permettrait de recevoir des propositions de travail et d'avoir une idée du marché. Il me suffisait simplement de répondre aux recruteurs que c'était un projet d'expatriation en cours et ça passerait. Et puis un jour, un français, que j'avais rencontré à l'Île Maurice pendant un court passage, me dis qu'il vient de recevoir une proposition de travail et qu'il part s'installer à Toronto. C'est alors que j'entends parler du "Programme Mobilité Francophone" pour la première fois. Je me demandais comment j'avais pu louper ça.
       
      Travaillant en tant que web développeur (Front-End pour les initiés), j'ai toujours su que mon métier est en constante demande, mais j'avais du mal à savoir comment cela pourrait-il m'aider. J'ai donc commencé à faire des recherches sur ce programme francophone et découvre que la seule condition est d'avoir une proposition de travail. Une proposition de travail, payer les frais d'environ 200 dollars et attendre pour recevoir le permis de travail. Ce programme visant les francophones qui souhaitent s'installer en dehors du Québec, c'était exactement ce qu'il me fallait.
       
      Quelques mois avant mon départ de Maurice, je décide de commencer à contacter certaines entreprises pour les convaincre de me faire passer un entretien et les rassurer sur les démarches, alors non couteuses pour eux. Après quelques entretiens par Skype je décide avec ma femme, à venir passer un mois sur place, à Toronto pour voir ces recruteurs en personne.
       
      Nous quittons alors Maurice (mon contrat était terminé), passons quelque temps en France (Espagne, Portugal) avec mes parents et nous voilà avec un billet aller-retour d'un mois pour Toronto. Nous avions alors décidé de prendre un cours d'anglais à l'Université de Toronto (English PLUS) pour qu'au cas où cela se passerait mal, nous puissions au moins dire que nous avions "gagné" quelque chose (et pas juste fait les touristes). Les entretiens se passent extrêmement bien et je me retrouve alors avec plusieurs propositions de travail sur les bras. Situation inespérée pour moi, j'avais du mal à réaliser la situation. Je me décide alors, contacte l'entreprise qui alors remplie un formulaire en ligne, paye les 200 dollars et me donne un numéro que j'allais, moi, utiliser pour transmettre tous mes documents au gouvernement Canadien.
       
      L'estimation pour recevoir mon "work permit" était alors de 4 semaines. Mais nous devions repartir dans 2. Confiant que tout aller bien se passer, nous repartons en France en attendant de revoir le fameux email disant que mon permis de travail était accepté. Je me rappellerai toujours, c'était un dimanche soir de juin 2018, mon cœur s'était emballé en voyant la provenance d'un certain email. Je me rappelle être en pleurs et prendre ma femme dans les bras. Après 4 ans, 2 tentatives de PVT, un déménagement à l'autre bout du monde, j'avais finalement réussi.
       
      Quelques jours après, nous étions à Toronto où je commençais mon nouveau travail.
       
      Après cela, le plus dur a été de trouver un appartement dans le centre de Toronto. Sans "credit history", c'est extrêmement compliqué. Et il était alors pas question d'aller vivre en périphérie. Même avec un extrait bancaire et un peu d'argent de côté, cela n'était pas suffisant. Heureusement, une française: Nelly de Breze (myhometoronto.com) a été d'une extrême patience et a su nous aider à trouver un superbe petit appartement downtown ($c 2150 par mois). 1 mois après, ma femme qui travaille aussi dans le web trouve un travail à 5 minutes de notre appartement (15 minutes à pied pour moi). Et je peux vous dire que nous sommes vraiment heureux de vivre enfin ici.
       
      Beaucoup me disaient que les Canadiens étaient froids... or ici à Toronto, j'ai pu faire la connaissance de plus de personnes que je n'imaginais. Peut-être parce qu'ici, beaucoup viennent des 4 coins du monde, et c'est sûrement l'un des charmes de Toronto. Vous finissez par apprendre autant sur vous que sur les autres, la culture et les expériences de vie. Nous avons des amis français, brésiliens, russes, belges, vietnamiens...
       
      S'expatrier pour la première fois, ce n'est jamais évident. On croit que l'herbe est plus verte ailleurs alors que c'est juste une réalité qui est différente. Il faut se préparer à remettre en question beaucoup de choses, sa perception de soi, du monde, de ces croyances etc... Mais pour moi, c'est justement en passant par tout ça qu'on gagne énormément. Sortir de sa zone de confort est une chose difficile et qui fait peur, mais pour moi, les rencontres que l'on peut faire suite à cela, est ce qui nous permet de grandir.
       
      Je ne sais pas si je vivrais pour toujours au Canada, mais si je le quitte ce sera parce que j'aurais quelque chose d'autre à vivre... dans un autre pays.
       
    • By CélineOnline
      La première chose à vous dire et surement la plus importante : nous ne regrettons pas une seule seconde notre choix. Nous sommes très heureux et même si tout n’est pas encore en place et que l’adaptation prend évidemment du temps, nous ne ferions marche arrière pour rien au monde.
       
      Donc nous voilà à Moncton (Nouveau-Brunswick) avec une enfant de 6 ans.
      (L'article complet et en image dispo sur le blog : www.celineonline.fr/category/canada/)
       
      Nous sommes arrivés un 10 août et avions prévu 10 jours de Airbnb. Nous sommes rentrés dans notre location le 20 août. Achat de voiture réalisée dans la foulée, le 24.
      Le samedi 22, nous partions à Halifax chercher nos cartons et acheter tous nos meubles à Ikea pour notre installation 24 heures après.
      Pour ce qui est de la banque, nous avons profité du programme nouveaux arrivants de la BNC (Banque Nationale du Canada) donc nous avons pu avoir nos cartes de débit et de crédit très rapidement également. Hop internet, téléphone, électricité… en un claquement de doigt (et de grosse cautions ^^) ce fut réglé. Nous avons choisi d’être en location pour commencer. Pour ne pas être embêtés, nous avons choisi une location mensuelle. L’appartement n’est pas le plus génial du monde mais cela nous laisse le temps de voir où nous souhaitons nous installer. 
       
      Je ne vais pas vous mentir, je ne trouve pas Moncton belle. Elle ne possède pas de charme particulier. C’est une ville qui est en pleine croissance et dont les deux rues principales (la Main et la Saint Georges) sont à l’image de la pauvreté et la misère qui y règne. Tout le monde me dit que Dieppe est plus « sûre » et francophone mais moi Moncton, je l’aime bien. Il faut juste apprendre à la connaitre. J’adore son dynamisme, ses habitants, sa mixité, ses parcs, ses écoles, son ambiance… Moncton, je dirais que je m’y sens à ma place.
       
      L’emploi, c’est surement le sujet qui inquiète le plus. En tout cas pour moi. Je me revois me poser 15 milliards de questions dont surtout une qui me hantait au quotidien : et si notre niveau d’anglais ne suffisait pas ? J’ai été très vite rassurée (alors attention, que ça ne vous empêche pas de pratiquer votre anglais avant de partir, bien au contraire).
      Je vais me concentrer sur la petite histoire de mon copain, aide-soignant en France. Je suis travailleuse autonome donc c’est totalement différent pour moi.
      Nous nous étions laissé un mois de « tranquillité » après notre arrivée. Nous voulions prendre le mois d’août pour nous et nos démarches. Faire visiter la région à notre fille. En gros, prendre le temps de s’acclimater en douceur. Et puis septembre arrive avec son salon pour l’emploi dédié à la santé.
      Seb s’y rend et y dépose quatre CV. Il décrochait deux rendez-vous d’entretien le jour même et une semaine plus tard, tous les employeurs rencontrés l’avaient rappelé. Résultat, plusieurs propositions et un contrat de travail signé dans la foulée (avec évidemment vérification des références, du casier judiciaire et visites médicales).
      Il travaille présentement dans une maison de repos pour aînés, principalement anglophone. Si vous êtes dans ce domaine de la santé, vous n’aurez aucun mal à trouver. La preuve, la pénurie est tellement forte que l’employeur à engagé mon copain qui possède un anglais très limité. Mais je trouve ça chouette aussi de lui laisser sa chance car de toute façon, ça reste la meilleure façon de l’apprendre. Pour ce qui est du salaire, il est de 19 $ 30 de l’heure (brut), payé par quinzaine.
       
      L’école
      Popo a la chance d’être, et je pèse mes mots, avec la meilleure « Madame » qui puisse exister. Je l’adore. C’est simple, je voudrais qu’elle reste en première année jusqu’à sa majorité. Elle est à l’école Saint-Henri et se retrouve dans une classe flexible qui est la chose la plus chouette qui puisse être proposée aux enfants de cet âge. Ah oui, gros changement aussi, les classes sont à 19 enfants maximum, et là, sa classe est à 17 gamins.
      Alors grande question que peuvent se poser des parents français. Après avoir fait trois ans en maternelle, est-ce que son enfant ne va pas avoir trop d’avance et s’ennuyer ? C’est une question légitime sans pour autant prendre sa progéniture pour un surdoué.
      Popo en quittant la maternelle savait déjà un peu écrire et lire alors oui évidemment elle va revoir beaucoup de choses. La madame souhaite ne pas traiter les enfants de façons différentes en fonction du niveau et j’accepte cette façon de faire. Je la comprends même. Du coup nous en profitons à la maison pour travailler sur d’autre chose. Mais j’aime la pédagogie de l’école. Il y a une grosse idée d’entraide, de partage mais surtout de respect et d’acceptation des différences.
      La classe commence à 8 h 10 et se termine à 13 h 30 (12 h 30 le mercredi). Elle fonce en garderie après école l’après-midi. Pour le midi, le pli de la boîte à dîner se prend très vite. C’est quand même cool de pouvoir faire le repas de son enfant je trouve. En tout cas, sachez que vous pouvez aussi les faire manger à la cantine mais ils ne peuvent pas rentrer à la maison.
      Popo s’est très vite adaptée. Elle adore sa maîtresse, sa garderie, sa vie ici. Et c’est vraiment drôle de la voir prendre des expressions de la région, voir l’accent en si peu de temps se développer. Elle nous apprend l’histoire de l’Acadie, nous fait découvrir des artistes locaux. Bref, c’est génial !
       
      Alors oui, de temps en temps il y a des coups de blues. C’est dur d’être seuls, dans le sens, de ne connaître personne. Nous sommes extrêmement impatient d’accueillir les proches qui voudront venir nous visiter. Mes ami.e.s, ma famille me manquent, malgré internet, c’est compliqué. Les relations sociales sont très particulières. On nous a appris qu’ici, les gens fonctionnaient selon la technique – vérifiée – du sandwich : une mauvaise nouvelle qu’on va enrober de deux bonnes paroles. Des politiciens quoi ^^
      Je vais passer pour un cliché mais tant pis : la nourriture française me manque à la folie ! 
      D’ailleurs, préparez des plages de plusieurs heures pour les premières virées au supermarché, c'est bien différent (dans la disposition et les noms des choses).
       
      Voilà, hier nous avons eu des bourrasques de neige mais je ne trouve pas qu’il fasse froid. Nous profitons de l’automne et de ses magnifiques (vraiment incroyables) paysage. Popo compte les jours jusqu’à Halloween. Ici, les choses vont commencer à prendre leur petite routine. Nous allons vivre notre premier hiver. Ce qui signifie aussi notre premier Noël sans famille. Nous découvrons le chiac et c’est en train de devenir une vraie passion pour moi. Je veux absolument tester le curling et le patin à glace car je n’en ai jamais fait. Nous sommes beaucoup plus détendus. Nous prenons la vie au jour le jour et nous verrons ce qu’elle nous réserve. En tout cas, pour le moment, elle a été plutôt chouette avec nous.
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      By Guest
      Envie de vous partager un bout de mon bilan de deux ans d’installation au Québec. Mon projet d’installation remonte a 2011 où j’ai fais un stage de 4 mois dans un organisme communautaire féministe oeuvrant dans la promotion des sciences auprès des filles par le biais de diverses activités. J’ai ensuite voyagé, seule, pendant 6 mois au Etats-unis et canada, mon premier voyage qui a m’a fait beaucoup évoluer et mieux me connaître. De retour en France, le moral dans les chaussettes, j’ai fais ma demande de résidence permanente assez rapidement. Entre temps, je change de ville et trouve divers emploi touchant de près ou de loin mon diplôme de Conseillère en économie sociale et familiale  : serveuse, hôtesse d'accueil, auxiliaire de vie sociale, aide-soignante, enseignante, coordinatrice, responsable de secteur mais surtout un cercle d’amis solide. Je fais un saut a Montréal en 2014 pour valider ma résidence. En 2016, après la fin de mon CDD et une relation amoureuse bancale, je décide (enfin) de partir vivre au Canada, j’hésite entre Montréal et Vancouver, la distance, le coût de la vie et l'accès a un travail dans le domaine du social me font choisir Montréal. Sur place, j’arrive en Airbnb pour 1 mois, le temps de me trouver un job et une colocation : au bout de deux semaine, je trouve un job de commis dans une épicerie gastronomique a temps partiel (j’accepte de travailler seulement 20h par semaine pour pouvoir me garder du temps pour trouver un “vrai” emploi et ne pas rester bloquer dans un emploi au salaire minimum), je trouve une colocation rapidement (mais qui ne fonctionne pas a cause de personnalité divergente et je déménage au bout d’un mois pour en retrouver une autre plus adéquate). Je débute un suivi avec une conseillère en emploi du Centre des femmes de Montréal, je répond a des offres d’emploi et j’envois des candidatures spontanées dans les organismes qui m'intéresse et je fais du bénévolat dans un centre d'hébergement pour hommes itinérants. Deux mois plus tard je trouve un emploi “sur appel” dans un centre d'hébergement en santé mental que je quitte un mois plus tard pour un poste permanent dans un centre d'hébergement pour femmes itinérantes (où j’ai commencé par travailler deux mois de nuits, puis 1 an ½ de soir). Insatisfaite de mes conditions de travail et de la nature de mon travail, je cherche a changer d’emploi et candidature sur mon temps libre, et j’ai débuté, en septembre, un poste temporaire dans le public, en milieu hospitalier qui je suis sur va m’ouvrir de nouvelles portes et un poste permanent.
      Socialement, je me suis fais des ami(e)s, surtout des français au début mais aussi, via mon travail, des amies québécoises. J'ai rencontré mon copain ici, un français des îles, et nous habitons ensemble depuis peu. 
      Je reviens de trois semaines de vacances en France et j'étais contente de rentrer a Montréal, mon bilan d'installation est positif , j'ai pu évoluer professionnellement, trouver un partenaire de vie, voyager, j'ai accès a un confort de vie (weekend prolongé, activités sportives et de plein air, développement personnel, spa, psychothérapie etc). Bien sûr il y a eu des moments difficiles avec des hauts et des bas mais en se donnant de temps et les moyens, on arrive a tout et je sais que rien n'est figé, on peut encore changer de ville ou même de pays, pour le moment ma vie ici, au Québec me convient . 
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