Aller au contenu

Messages recommandés

 

Bonjour,

 
Ma conjointe et moi aimerions nous installer en France tout en revenant chaque année au Canada. J'ai 56 ans et je prendrai ma retraite en 2020.
Nous aimerions acheter un terrain en France pour y bâtir notre maison de retraite. Nous contemplons l'initiative d'ouvrir un Airbnb et trouver de l'emploi saisonnier en agriculture. 
Afin de bien nous préparer, je vous serai très reconnaissant si vous pouvez répondre aux questions suivantes:
En achetant une propriété, sommes-nous admissible à un visa prolongé qui se renouvellerait d'année en année?
Pourrions-nous vivre en France pour une période de 10 mois par année?
Est-ce qu'on continuera à payer des impôts au Canada sur le revenu de notre pension?
 
Cordialement,
 
Gilles
 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Bonjour,

 

En fait, le site va plus répondre aux Français qui immigrent au Québec que l'inverse. Mais vous trouverez des expériences de Québécois en France dans les FAQ: https://www.immigrer.com/categorie/faq/Quebecois-en-France/

 

Un Québécois peut rester en France en tant que tourisme 6 mois, après il faut un visa. S'il veut travailler, alors là il faut un permis de travail! L'organisme OFQJ pourrait peut-être vous aiguiller. http://www.lojiq.org/destinations/france-ofqj/

 

Bonne suite

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Le 2018-05-25 à 13:44, immigrer.com a dit :

Bonjour,

 

Merci de m'avoir répondu. 

 

Cordialement,

 

Gilles Robert

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

  • Contenu similaire

    • Par GrégoryFrCa
      Bonjour,
       
      Nous allons entamer la procédure de parrainage pour résidence permanente auprès du Québec, et avons quelques interrogations sur nos diplômes.
      Surtout pour savoir lesquels sont utiles ou pas à faire reconnaître par le Service des équivalences, Direction des équivalences et de l’administration, des ententes de sécurité sociale, Immigration Québec.
       
      Me concernant :
      - Baccalauréat ES
      - Licence professionnelle en urbanisme
       
      Ma femme :
      - Baccalauréat L
      - Master 1 de droit privé
      - Master 2 en développement durable
       
      Si on veut effectuer une formation (par exemple une de (Québec métiers d'avenir), je prends des critères au hasard :
      Niveau d’études requis
      Système d’éducation québécois : Secondaire 4 réussi.
      Équivalent système d'éducation canadien : 10e année réussie. 
      Équivalent système d’éducation français : Seconde réussie.
       
      Il faut donc avoir fait faire l'équivalence de son Baccalauréat.
       
      Pour ma licence professionnelle, vu que c'est de l'urbanisme (profession protégée) et que je me forme sur le développement web, je ne le ferais pas.
       
      Est-ce utile de faire faire l'équivalence pour :
      - Master 1 en droit privé ?
      - Master 2 en développement durable ?
       
      Merci
    • Par GrégoryFrCa
      Bonjour,
       
      Nous en sommes en train de réunir tous les documents et d'éplucher les informations pour la procédure de parrainage (moi franco-canadien, ma femme française, depuis la France).
       
      Certes il y a toutes les infos sur le CIC, mais niveau ergonomie... 
       
      Donc avant d'envoyer un dossier incomplet, je voudrais votre confirmation sur ce que j'ai compris de la procédure :
       
      Demande de parrainage catégorie Epoux auprès du Canada (IRCC) incluant : [COMMUN]
      - Liste de vérification pour un époux (incluant les enfants à charge) [IMM 5533]
      - Renseignements supplémentaires – Liste des voyages [IMM 5562]
      [REPONDANT]
      - Demande de parrainage, entente de parrainage et engagement [IMM 1344]
      - Formulaire de renseignements sur la relation et d’évaluation du parrainage [IMM 5532]
      - Renseignements additionnels sur la famille [IMM 5406]
      [PARRAINE - DEMANDEUR PRINCIPAL]
      - Formulaire de demande générique pour le Canada [IMM 0008]
      - Personnes à charge additionnelles/Déclaration [IMM 0008DEP]
      - Renseignements additionnels sur la famille [IMM 5406]
      - Annexe A – Antécédents/Déclaration [IMM 5669]
      [PAIEMENT]
      - Reçu pour les 1 040$ (Parrainage + Résidence Permanente)
       
      Demande d'engagement auprès du Québec (MIDI) incluant : [PARRAIN - REPONDANT - GARANT]
      - Confirmation demande de parrainage par IRCC
      - Formulaire d’engagement - Catégorie du regroupement familial en 2 exemplaires
      - Documents à soumettre à l’appui de la demande d’engagement
      - Déclaration d’autorisation du garant ou du conjoint cosignataire
      - Déclaration du garant à l’étranger - Catégorie du regroupement familial
      [PARRAINE]
      - Demande de certificat de sélection - Catégorie du regroupement familial
      [PAIEMENT]
      - Paiement par carte de crédit pour autoriser le prélèvement de 275$
       
      A cela s'ajoute une visite médicale pour le parrainé en cours de procédure (on reçoit un document pour la faire, 100-150$ ?), ainsi qu'éventuellement les données biométriques à partir de juillet 2018 (85$).
       
      Donc au final, il y a 2 dossiers à envoyer, un au Canada, l'autre au Québec, même si la procédure se fait en 3 étapes :
      - Validation du parrainage
      - Acceptation par le Québec
      - Délivrance de la Résidence Permanente par le Canada
       
      J'ai bien tout compris ? 
       
      Merci à vous 
       
       
       
    • Par GrégoryFrCa
      Bonjour,
       
      Avec ma femme nous comptons nous installer en 2019 au Québec (voire la ville de Québec), je suis franco-canadien et vais la parrainer depuis la France (d'ailleurs j'ai un ouvert un post à ce sujet).
      Voici nos questions sur la partie travail / formations :
       
      - Au sujet des diplômes. Je me reconvertis en autodidacte dans le développement web. J'aurai quelques projets à montrer d'ici l'automne. Certains ou certaines ont réussi en autodidacte au Canada ?
      Pour ma femme, a-t-elle besoin de faire reconnaître un master en développement durable ? Ce n'est pas une profession protégée. Elle est actuellement fonctionnaire.
       
      - Est-ce qu'il y a des formations que le Québec ou le Canada finance ou aide sous une autre manière car secteur en crise ? 

      Notre objectif est de réussir notre immigration, donc si on doit changer de secteur on le fera. On aura qu'un an gros max d'autonomie financière.
       
      Merci pour vos réponses
    • Par Piermotard
      Voici quarante ans que je suis au Canada. J' ai une assurance vie que j'ai achetee en 2006 avec de l'argent que j' avais en France. la banque  met toutes sortes d' obstacles a ma demande de rachat partiel. Cela dure depuis un an et demi. le dernier truc : ils veulent la preuve que je reside en Ontario alros qu' il y a in an je leur ai fourni la preuve que je paie bien mes impots au Canada. A chaque fois que je leur repond, ils me font d' autres demandes. Y a t' il recours contre les banques en france?
      pardonez moi le manque d' accents , je ne suis pas assez fute pour les faire apparaitre ici 
    • Par mouin25
      Bonjour,
      Je suis tout juste diplômée d'un master en métiers du livre, bibliothèque. J'ai fait un DUT et une licence pro dans le même domaine. J'aimerais partir m'installer au Canada pendant au moins 3 ans et je ne sais pas trop vers quoi me tourner. Je n'ai pas d'expérience professionnelle autre que mes stages (4 de  3 mois).  J'aimerai partir dans une des provinces anglophones (nouveau Brunswick, ile du Prince Edouard) mais je n'ai que le niveau B2. Ca serait suffisant ou pas ? Faut-il mieux viser le Quebec dans un premier temps ?J'ai envie de demander le PVT mais ça me parait risqué de partir si je ne trouve pas de travail sur place dans mon domaine. Je pensais faire une demande de résidence permanente ou une "entrée express" mais je ne suis pas éligible au vue de ma non-expérience. Quelles sont les autres solutions ?
      Merci pour vos réponses !
    • Par Isa78
      18 avril 2016 - 18 avril 2018
        Il y a deux ans pile, nous débarquions au bureau de l'immigration de Montréal-Trudeau, pour valider nos résidences permanentes. Une journée qui a changé nos vies et qu'on n'est pas prêts d'oublier !   Tout avait commencé un soir de déprime, arrosé d'alcool, à l'automne 2013. Bilan de nos vies actives respectives, stagnation de poste et de salaire pour moi, cadre dans une grande entreprise industrielle française, et pour mon mari, une startup au bord du dépôt de bilan, faute d'investisseurs, devenus trop frileux dans un pays enfoncé dans la crise économique. A cela s'ajoutait la vie francilienne et ses désagréments quotidiens, transports, pollution, insécurité, grèves, et j'en passe... Et quel avenir ici pour notre fille, qui n'avait alors pas 5 ans ? Et au fil de nos discussions, une idée folle était en train de naître : pourquoi pas partir au Québec ? On avait déjà regardé des reportages, ça avait l'air simple, et on s'y voyait déjà dans 6 mois !   Le lendemain, l'idée ne s'était toujours pas envolée, et mon mari me ramenait à la maison le fameux livre de Laurence Nadeau, "S'installer et travailler au Québec, édition 2013". Commence alors, comme pour tout le monde ici, le parcours du combattant, jalonné d'intentions de rejet et de rude épreuve pour notre patience . C'est seulement deux ans plus tard, en décembre 2015, qu'on recevra dans notre boite aux lettres les précieuses CRP, notre sésame pour une nouvelle vie !   Peu de temps après, une bonne nouvelle tombe : mon mari obtient une offre d'emploi en informatique après avoir passé des entretiens aux Journées Québec à Paris en novembre. Tout s'accélère, on organise le déménagement avec Galieni, on vend nos meubles, nos voitures, on achète les billets d'avions pour toute la famille, y compris notre chat qui voyagera en soute. On s'occupe également de trouver une école pour notre fille, et une fois sur place, on trouvera un 4 1/2 à louer juste à côté.   De mon côté, j'avais établi plusieurs contacts avec des employeurs potentiels via linkedIn, et à mon arrivée en avril, je passe plusieurs entretiens, et j'obtiens rapidement un travail dans une grande institution financière québécoise. Je retourne seule en France quelques mois pour finir l'année scolaire, et reviens définitivement début juillet avec ma fille.   Niveau administratif, le Québec est incroyablement efficace. NAS, RAMQ, SAAQ, tout se fait à chaque fois en quelques dizaines de minutes, et on est impressionnés par la gentillesse du personnel, qui nous explique tout en détail, et avec le sourire ! Il faut dire qu'on sortait de 2 mois d'affronts, coups de gueule et médiation avec la CPAM des Yvelines qui refusait de nous délivrer le formulaire SE401-Q207 (celui qui nous permet d'être couverts par la RAMQ dès notre arrivée), et qui avaient osé nous dire au téléphone, sic : "si ça ne vous plait pas vous n'avez qu'à pas partir au Canada ! ". Heureusement, l'extrême efficacité de l'administration québécoise nous fait vite oublier cette mésaventure   Depuis notre arrivée, peu de choses nous ont déçu. Il faut dire qu'en deux ans et demi d'attente, nous avons eu largement assez de temps pour nous préparer. Comprendre la culture québécoise, connaitre l'histoire, les lois, les démarches, le format des CV, le système bancaire, apprendre les expressions locales, s'habituer à l'accent en écoutant les web radios... On peut dire, en empruntant une expression québécoise, qu'on était "pas mal prêts", avant de monter dans l'avion.    Il y a encore quelques petites choses qu'on a appris sur place, et qui nous font sourire en y repensant, comme par exemple, ma fille qui rentre de son premier jour d'école en nous disputant parce qu'on ne lui avait pas donné de souliers d'intérieur : oui, toute l'année, même l'été, il y a les chaussures pour dehors et les chaussures pour la classe. Ici, c'est comme ça que ça se passe ! Et dans le même esprit, on ne garde jamais ses chaussures dans une maison, même quand on est invités, on les retire toujours à l'entrée, heureusement qu'un ami Français immigré de longue date nous avait prévenu !   Mois après mois, la routine s'est installée, et on a vite eu l'impression d'être ici depuis toujours ! Mais cette routine-ci est nettement meilleure que la précédente. Sortis à 16h30 chaque soir, chez nous à peine 30 minutes plus tard, on a gagné du temps de qualité tous ensemble en famille.    Alors bien sûr, il y a l'hiver ! Notre deuxième hiver tente désespérément de s'achever, et on a hâte de pouvoir ranger les manteaux en duvet, les tuques et les mitaines ! Cet hiver a d'ailleurs été un peu plus éprouvant que le précédent, beaucoup de neige, et une longue période de froid extrême début janvier, qui nous a valu des canalisations gelées, et plus d'eau dans la cuisine pendant 24 heures... Mais nous ne nous plaignons pas trop, Montréal est largement épargnée par les gros désagrément de l'hiver, comparée à la ville de Québec ou au Saguenay. Les grands axes sont rapidement dégagées, et les écoles rarement fermées (un jour par hiver depuis notre arrivée). Et on adore les anneaux de patinoires extérieures qui apparaissent un peu partout dans les parcs, de bon moments à passer en famille quand il ne fait pas en bas de -15° !   A l'inverse, l'été est agréable et chaud, le ciel souvent bleu (comparé à Paris...), et l'été indien s'étire jusqu'à la fin octobre : il n'est pas rare de se promener en manches courtes à cette période de l'année. Mais on passe de l'été à l'hiver en deux ou trois semaines. Je me souviens qu'en novembre dernier, on a perdu quelque chose comme 25 degrés en deux jours.   Mais Montréal a son charme, été comme hiver. Même dans le froid, de nombreuses festivités se déroulent un peu partout, pour tous les âges et tous les goûts. Et l'été, c'est encore plus animé : on sent que les Québécois ont à cœur de profiter de chaque minute de chaleur, pour recharger les batteries avant la prochaine hibernation   Mais parlons d'un sujet un peu plus sérieux : le travail. Je lis des choses parfois horribles sur le forum, mais heureusement, ce sont des cas isolés, ou tout simplement des immigrants qui n'ont pas su s'adapter: il y en a plus qu'on ne le croit ! De notre côté, dans nos jobs respectifs, on apprécie vraiment l'ambiance de travail. On se sent utiles, valorisés, efficaces, pas grand chose à voir avec la France. Ici, pas question d'heures sup' à n'en plus finir, mais on attend de vous de l'implication et de l'autonomie, et on vous demande même souvent votre avis (oui, au début, ça fait bizarre, mais on s'habitue vite... ). Et pour passer haut la main l'étape du recrutement, c'est vraiment important de bien rédiger son CV à la québécoise, en mettant en avant les réalisations qu'on a accomplies dans le passé, et ce qu'on recherche dans notre futur emploi. Le CV peut être long et détaillé, mais pas la peine d'écrire qu'on est marié 2 enfants 1 chien, ni qu'on est passionné de pétanque. Par contre, si vous avez fait du bénévolat, ou si vous êtes engagés activement dans une grande cause respectable (environnement, éducation, humanitaire...), vous pouvez le noter, car c'est très bien vu par ici ! Et si vous avez une passion directement liée à votre métier, bien évidemment, mettez-la ! Dans 99% des cas, on vous demandera des références, donc il faut espérer que votre ancien chef vous apprécie, parce qu'il va avoir un long questionnaire à remplir sur la qualité de votre travail et votre personnalité.    Une fois retenus pour un entretien, apprêtez-vous à passer à la laveuse en mode essorage. Ça va être long et difficile. Les recruteurs voudront voir ce que vous avez dans le ventre, et si vous avez vraiment le profil pour le poste. Finis les CV maquillés, ici vous serez rapidement démasqués. Si votre entretien ne dure que 15 minutes, attendez-vous à ne pas être rappelés. Mais avec un taux de chômage très bas, il est quand même probable que vous n'ayez pas trop de difficultés à trouver un emploi en quelques mois, même si ce n'est pas exactement le poste que vous recherchiez. Et ici, ce n'est pas du tout mal vu de partir rapidement pour un autre emploi. Ça m'avait choqué au début, mais je commence à m'habituer : une personne qui trouve mieux ailleurs aura juste deux semaines de préavis à respecter, et personne ne va lui en vouloir, pas même le manager, ça fait partie du jeu.   Pour ceux qui le souhaitent (ou qui n'ont pas le choix si leur métier est régit par un ordre professionnel), ici ce n'est pas du tout mal vu de reprendre ses études à l'âge adulte, c'est même très répandu. Et surtout, c'est un moyen sûr de trouver un emploi par la suite, car la formation québécoise sera immédiatement reconnue par les employeurs québécois. De notre côté, on a de la chance, on a pu trouver un travail sans repasser par la case études, nos diplômes et notre expérience en France ont été suffisants.   Pour les enfants aussi, l'école ici est très différente de la France. Beaucoup moins de devoirs (au primaire), et des cours très ludiques : on joue pour apprendre. Une méthode pédagogique qui a fait ses preuves: ici, les enfants sont plus épanouis et heureux d'aller à l'école, et ils ont même une belle avance sur le programme de France. Un seul bémol : ils ont des cours obligatoires d'éthique religieuse, où finalement, ils parlent de toutes les religions... sauf l'athéisme ! A la fin, les enfants s'imaginent qu'il est obligatoire de choisir une religion, et se sentent exclus quand ils n'en ont pas... Mais voyons le bon côté des choses, ça nous a permis d'aborder le sujet en famille à la maison, pour mieux expliquer nos choix.    Autre point à ne pas négliger, si vous souhaitez que votre enfant apprenne l'anglais dès le primaire (au cas où ça lui servirait plus tard, sait-on jamais...), il vaut mieux choisir une école privée avec une filière d'anglais renforcé, car ici au public, c'est comme en France, seulement 1h par semaine pendant les 6 années de primaire, alors ça ou rien... Et bien entendu, pour nous francophones, les écoles anglophones sont tout simplement interdites d'accès, c'est bon à savoir, car beaucoup de parents débarquent à Montréal en pensant que leur enfant aura facilement accès à un enseignement bilingue dans le public, et finalement, c'est la désillusion. Mais a Montréal, il y a beaucoup de choix pour les écoles privées, et les prix varient de 3000 à 30000$ par année, de quoi trouver son bonheur   Dans notre cas, le choix de l'école nous a amenés à nous installer dans un coin tranquille et agréable de l'ouest de l'île de Montréal. Beaucoup de Français vont s'installer sur le plateau, complètement à l'opposé. "Du coup", ici, on ne croise pas beaucoup de Français : il y a en majorité des anglophones et des immigrants asiatiques, et aussi des Québécois francophones. Le bord du lac Saint Louis est à quelques centaines de mètres, on aime s'y promener été comme hiver. C'est certainement l'un des plus beaux coins de l'île, mais peu de gens le connaissent.    Alors bien sûr, habiter loin du centre-ville rend l'achat (ou leasing) d'une auto indispensable. Les trains de banlieue passent entre deux et trois fois par heure aux heures de pointe, et on peut aussi compter sur quelques lignes de bus express passé 18h30. Mais ici, les transports sont très ponctuels dans l'ensemble, c'est très appréciable. Pour aller au centre ville en voiture, notre passage obligé est l'échangeur Turcot. En travaux depuis notre arrivée, on le voit évoluer chaque jour, et ça devrait encore durer au moins deux ans. Cela cause quelques ralentissements, mais rien d'insurmontable quand on débarque de l'île de France... Mais les Québécois, eux, sont scandalisés par tant de travaux. L'île est recouverte de gros cônes oranges, devenus l'emblème de la ville, presque autant que le 1000 gauchetière ou le pont Jacques Cartier. Mais je reste persuadée que ces travaux sont une bonne chose, la ville en avait vraiment besoin ! Ils vont fluidifier nos trajets et dynamiser cette belle et grande capitale d'Amérique du Nord.    On se sent bien dans notre West Island, alors en janvier dernier, on y a acheté une maison, dans un programme de constructions neuves. On est vraiment contents de notre investissement. Avec 18 mois d'historique de crédit et un statut de résidents permanents, on n'a eu aucun mal à avoir une hypothèque au même taux que n'importe quel Canadien. Mais ça ne nous a pas empêché de magasiner les banques et courtiers, pour faire marcher la concurrence, et finalement, notre banque s'est alignée sur le meilleur taux, nous a offert les frais de notaire, et maintenant on ne paie plus aucun frais bancaire mensuel, c'est vraiment un bon deal.    Au bilan, deux années merveilleuses, aucun regret, une excellente intégration pour nous autant que pour notre fille, de belles expériences, de belles rencontres avec les Québécois qui sont tellement gentils, accueillants et généreux avec nous! Mais pour nous, ce sont aussi de nombreux voyages à travers le Canada et aux USA (l'un de mes rêves avant d'immigrer!), et pour finir, nous avons fait comme tout bon Québécois, le printemps refusant d'arriver, nous avons décidé de partir une semaine à Punta Cana ! Il paraît qu'il neige encore à Montréal, ce 18 avril 2018, mais moi je ne le vois pas, car je termine d'écrire ces lignes au bord de la piscine, sous le soleil des Carraibes, par 28 degrés Celsius !    Bonne semaine à tous! Et je souhaite que vos projets se réalisent autant que les miens!   Isa            
    • Par Laurent
      Voici un récit écrit par @jimmy, que je trouve utile car il relate son expérience en France et au Québec, et remet en perspective certaines idées reçues par les Français à propos du système de santé du Québec.
       
      Bon…chu tanné….voici mon coup de gueule à ce sujet;
      Je trouve les Français du forum pas très honnêtes dans leurs interventions sur les comparaisons de système de santé en France et ici (lorsque le système de santé vient sur le sujet).
      Je vais souvent en France, j’ai des amis (surtout des amies ) en France, ma sœur vit en France… Donc j’ai eu l’occasion de voir de mes yeux le système Français.
      À première vue ça semble fantastique… Jusqu’au moment ou on comprend de quoi il s’agit vraiment.
      J’écris ce texte pour remettre les pendules à l’heure parce que les Français du forum ne le font pas… Et aussi pour informer les Québécois du forum que l’on s’amuse à ridiculiser ici… Sauf que on ne vous dit pas tout sur le merveilleux système de santé en France.
      Alors il y a quelques mois, en France, ma compagne Française doit se faire opérer à un genou.
      Elle appelle son médecin pour un rendez-vous, la secrétaire du médecin lui dit ‘’oui bien sur, quand cela vous conviendrait-il ? ‘’
      Wow vous vous rendez compte, le choc pour un Québécois, c’est le patient qui décide quand cela lui convient de voir son médecin.
      Finalement elle prend rendez-vous pour le lendemain… re-Wow
      Le lendemain elle voit le médecin, j’y vais avec elle.
      Tout va bien , peu de personnes dans la salle d’attente, elle attend à peine 5 minutes… re re-Wow
      Elle sera opérée dans quelques jours… re re re Wow
      Elle sort du bureau du médecin et se dirige au comptoir de la secrétaire… ET SORT SON CHÉQUIER !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
      Elle paye 60 Euros.
      Le Québécois éberlué que je suis lui dit : ‘’ qu’est-ce que c’est que ça ? ‘’
      Ben elle me dit que c’est une clinique privée, que c’est payé en partie par l’État, en partie par sa mutuelle (qui est une assurance) et en partie par le patient
      Ah bon !
      Et je lui dis mais c’est quoi ce système de santé supposément gratuit et efficace en France dont le monde entier parle ? Elle est ou la gratuité ?
      Elle me répond ‘’ah il n’y a pas de problème, tu peux très bien aller dans une clinique et éventuellement dans un hôpital public et tu ne payeras absolument rien… Mais tu vas attendre 6 mois pour être opéré et tu vas être traité comme de la merde’’.
      Tiens tiens,… Ils ne le disent pas ça les Français du forum.
      PLUS DE WOW !
      Finalement elle sera opérée quelques jours plus tard,  le coût devait être 400 euros, finalement il y a eu des complications et ce fut 450 euros, de plus.
      Donc avec la visite chez le médecin, avec l’opération, avec une autre visite quelques semaines après l’opération pour vérifier que tout va bien tout ça lui a couté un peu moins de 1000 Euros.
      La pour les immigrants qui nous lisent, comprenez bien que TOUS les rendez-vous et toute l’opération que ma compagne a fait dans cet exemple, TOUT aurait été complètement gratuit au Québec.
      ET VOILÀ LE POINT QUE VOUS NE METTEZ PAS EN ÉVIDENCE MES CHERS AMIS FRANÇAIS
      C’est un choix de société que nous avons fait au Québec, on a dit : ‘’oui tout sera gratuit, par contre comme c’est gratuit, il y aura beaucoup de monde et donc il y aura beaucoup d’attente’’
      Et si vous ne voulez pas attendre, et bien il y a le privé… Où vous allez payer de votre poche.
      Alors finalement et si on regarde historiquement les expériences dans d’autres pays (je pense aux USA ici) le système Français est le pire système possible.
      Car (et c’est ce qui est arrivé aux États-Unis) ce qui va arriver avec le temps en France, c’est que la contribution de l’État va diminuer (pour éliminer leur déficit), les mutuelles seront de plus en plus chères (ma compagne paye déjà 78 euros par mois).
      Donc, avec le temps les mutuelles seront tellement chères que ça va devenir l’élite uniquement qui peut se le payer… Ou les familles vont se ruiner à payer ces mutuelles… Alors qu’en plus, ces mutuelles ne payent pas 100%, il faut que le patient paye de sa poche… Ou comme aux États-Unis, les mutuelles qui payent tout sont extrêmement chers… Seuls les riches peuvent se les payer.
      Je répète, tout ça est absolument gratuit ici au Québec.
      Entre vous et moi, je trouve le système Québécois bien supérieur à ce capharnaüm en France.
      Bon tout n’est pas parfait dans ce système Québécois bien sur… Il y a un gros problème, c’est le manque de médecins.
      Ainsi par exemple une autre fois ma compagne se réveille le matin avec un mal de dos. Elle prend son téléphone, sans se lever, appelle son médecin… Qui est venu chez elle en dedans d’une heure. Encore une fois Wow… Un médecin qui vient a la maison…et en dedans d’une heure!
      On n’a pas vu ça au Québec depuis mille ans 
      Je raconte ça à des amis Français qui me disent : ‘’Ah c’est parce que en France les médecins ont le cœur sur la main et ils ne laisseront une patiente souffrir, ils ne sont pas a l’argent comme au Québec’’.
      Comme je ne crois pas du tout en la nature humaine… Je m’informe un peu plus… Et je découvre le pot aux roses.
      Et c’est très simple, c’est que si le médecin que ma compagne a appelé ne serait pas venu rapidement, et bien elle en aurait appelé un autre, qui lui serait venu rapidement.
      Ah, la voilà la vraie explication.
      ET ÇA, ÇA MANQUE DANS LE SYSTÈME QUÉBÉCOIS, : LA CONCURRENCE
      Et ça ce n’est pas près de s’arranger avec un premier ministre et un ministre de la santé qui sont médecin… Et qui donc veulent maintenir ce cartel des médecins.
      Vous comprenez que plus il y a de concurrence , plus il y a de médecins, moins chaque médecin fera de l’argent.
      Plus il y a de médecins, plus il va y en avoir qui doivent travailler le soir, la nuit, les weekends.
      En période de pénurie comme actuellement, les médecins peuvent se permettre de choisir quand ils travaillent et quand ils ne travaillent pas, ils peuvent faire plus d’argent sans travailler la nuit ou les weekends.
      Ça c’est un vrai problème au Québec (et au Canada anglais aussi d’ailleurs).
      Par contre pour le reste du système… come on mes amis Français, racontez toute l’histoire.
      Racontez que oui vous avez eu un rendez-vous rapidement, oui on vous a traités rapidement… Mais non seulement pour tout ça vous devez payer une contribution à même vos impôts, en plus vous devez vous payer une mutuelle… Et en plus vous allez débourser de votre poche… Tout ça pour quelque chose qui est complètement gratuit au Québec.
       
      D’après le récit de Jimmy sur le forum de discussions
    • Par YanMtl2018
      Bonjour,
       
      Je viens de m'inscrire sur le site, bien que j'ai déjà suivi certains fils de discussion.
       
      J'ai émigré au Québec, en 1993 alors que j'étais âgé de 30 ans.  Je suis célibataire, gay.
      À l'époque, je voulais fuir ma famille, mon environnement familial que je qualifiais de toxique pour mon épanouissement personnel, un environnement homophobe.
      J'aurai pu partir dans une autre région française et mettre un 700 km entre ma famille et moi. Mais il y avait la situation politique, économique qui m'importunait également. Je voyais la montée du FN comme un danger pour la France (l'Histoire m'aura donné raison sur ce point).
      Je suis un esprit libre (même si je suis très conformiste dans mes actions) et j'ai découvert la beauté des voyages quelques années avant mon immigration. C'est à ce moment-là que j'ai découvert qu'il y avait une autre façon de vivre que la "rigidité" à la française. (Comme il a été agréable de voir qu'on pouvait tutoyer son patron, lui partager nos inquiétudes tant professionnelles que personnelles). C'était probablement l'occasion pour moi de repartir une nouvelle vie, sur de nouvelles bases, un projet personnel plus que professionnel.
       
      Ça ne m'avait donc pas pris trop de temps pour me décider à partir. Un bon diplôme, une belle expérience de travail (déjà internationale à l'époque), une capacité d'adaptation probablement suffisante pour être capable de "réussir" mon immigration.
      Un petit voyage exploratoire en groupe au Québec 1 an avant de prendre ma décision, tout me semblait parfait.
       
      Les démarches administratives ont duré un an avant d'avoir mon visa d'immigration (IMM 1000 à l'époque :-) ) J'ai démissionné de mon travail une semaine après et je décollais pour Montréal 2 mois plus tard avec aucun travail, aucun logement, aucun ami, personne chez qui aller à mon arrivée. J'avais quand même un bon coussin financier pour passer une année "sabbatique" au besoin.
       
      J'ai donc passé 1 semaine dans un hôtel près du centre Molson. J'ai redécouvert la ville de Montréal, mais en solo cette fois-ci. Tout me semblait donc merveilleux, grand et si différent de la France. J'étais finalement arrivé en Amérique du Nord, avec ses grattes-ciels.
       
      J'ai pris contact avec l'Office des Migrations Internationales (OMI), organisme français qui aidait les français à se trouver du travail. Là j'ai fait la rencontre de plusieurs français qui vivaient la même situation que moi, à savoir comment faire un Curriculum-Vitae (CV) québécois, comment se présenter à un employeur, découvrir quelles entreprises recrutaient etc....
      Ces contacts, ont vite disparus, puisque ce n'étaient que des contacts dits "utilitaires". Dès que les gens avaient trouvé du travail, ciao, bye, je ne les revoyais plus.
       
      J'ai compris qu'il me fallait faire une étude comparative de mes diplômes français. Première facture de 105$. On me reconnait un Diplôme d'Études Collégiales (DEC) (fouille-moi ce que ça représente dans le système du travail du Québec, je pense qu'on m'a reconnu mon diplôme à sa juste valeur). J'obtiens une entrevue à l'Université Laval de Québec. Lorsque j'explique mon parcours professionnel européen, la personne, qui a vécu en France 5 ans, m'explique que le diplôme québécois (DEC) que j'indique sur mon CV ne me permettra jamais d'obtenir des postes équivalents à ce que j'occupais en France ! Il m'explique que pour ce genre de postes, il est nécessaire de détenir un BAC (nord-américain). J'ai payé 105$ pour une reconnaissance inférieure à ce que je valais sur le marché du travail, sans compter que cette reconnaissance n'est qu'une formalité administrative, indicative pour les employeurs québécois et n'a aucune valeur d'une équivalence de diplômes !
      Je commence donc à sentir "l'arnaque" du commerce des immigrants.
       
      Je me voyais très mal renvoyer mes CV aux mêmes entreprises précédemment contactées avec un changement de diplôme en moins d'1 mois de temps.
      J'étais donc grillé pour me trouver un emploi à la hauteur des mes compétences.
      J'ai donc décidé de prendre mon année "sabbatique". Ça m'a permis de comprendre le fonctionnement de la société québécoise, de découvrir les "grands espaces". Bref, j'ai vécu une année "touristique". Je pense que tout immigrant devrait se planifier un 3 à 6 mois de sabbatique, ne serait-ce que pour décrocher du "système français" et de se donner du temps pour découvrir la ville, la population qui va vous accueillir. Planifiez-vous un budget en conséquence.
       
      Bien sûr il a fallu que je me trouve un logement. Là encore, pour avoir un logement, il fallait un Numéro d'Assurance Social, qui lui n'était délivré que si on pouvait fournir une adresse postale... le serpent qui se mort la queue donc. (Je pense que ça a changé depuis, à vérifier).
      Des propriétaires d'immeubles ont quand même la gentillesse de nous aider et j'ai finalement réussi à obtenir tous mes papiers.
      L'installation de ma ligne de téléphone aura pris 1 mois (il parait que c'était vraiment exceptionnel, mais j'ai été le "chanceux" à qui s'est arrivé)
      Finalement je décroche un emploi dans mon domaine, mais pour des raisons nébuleuses, il y avait des conflits entre le patron et le chef de service, ce qui fait que j'ai été mis de côté et j'ai été littéralement été payé à ne rien faire pendant 3 mois. J'ai démissionné de cette entreprise et j'ai été convaincu qu'il me fallait quitter de milieu de travail (je trouvais que ça manquait déjà d'éthique en Europe, j'en ai eu la confirmation ici).
      Comme je voulais changer de carrière, j'ai demandé à passer un test de compétence dont la conclusion a été.... vous êtes à la bonne place dans votre domaine.... !
       
      Non, je veux changer.
       
      J'ai donc voulu me lancer en affaire, puisque l'Amérique du Nord est réputée facilité l'entrepreneurship. Certes mon éducation "communiste" ne m'a pas aidé à voir ce changement de carrière super positivement, j'allais devenir un méchant patron :-) En fait, je voulais me lancer en informatique, donner de la formation de base. Évidemment, le marché était saturé par des entreprises d'insertion sociale qui en faisait gratuitement. Mais je suis quand même aller chercher un Diplôme d'Études Professionnelles (le CAP québécois) alors que je détenais un Diplôme Universitaire de Technologie. Je réussis à décrocher ce diplôme haut-la main, je me trouve rapidement un emploi auprès d'un courtier en douane pour former les employés en informatique. Un des postes de travail que j'ai le plus aimé, car ma boss, était adorable, humaine. Elle me donnait un certain délai pour réaliser mes projets et si je les finissais plus tôt, elle me demandait de rester à la maison et elle disait à mes collègues que je travaillais de la maison. Elle ne m'a jamais rajouter des tâches parce que je travaillais plus vite que mes collègues. Un amour j'ai dit ?
      Comme elle savait que je n'aurai pas de vacances la première année, (2 petites semaines après un an de travail seulement, comparativement aux 5 semaines en France, c'est tout un choc à vivre, même si on est au courant), elle m'a chargé d'aller évaluer les collègues des autres succursales au Canada. Toutes dépenses payées ! Je me suis gâté à visiter Vancouver, Halifax, Toronto notamment.
       
      Malheureusement, ce qui devait arriver arriva. Fusion avec UPS. Abolition du service de la formation et perte d'emploi. Et ici, ça ne rigole pas. On vous annonce la fin de l'emploi, souvent, on vous laisse un 2 semaines à faire, mais la plupart du temps c'est dans la minute après qu'on vous a annoncé la fin de votre emploi, que vous êtes littéralement "jeté" à la rue.
       
      Cette fois-ci, mes réserves d'argent sont au plus bas. Impossible de retourner en France, impossible de bouger ailleurs, je suis coincé là. Première déprime. 6 mois en informatique c'est énorme. Je ne me sens plus "à jour" pour postuler sur de nouveaux postes dans ce domaine et je sens que je n'aurai pas envie de toujours me mettre à jour aux 6 mois, ça va finir par me fatiguer psychologiquement.
       
      Je finis par me trouver un emploi au salaire minimum en montant un CV bidon. Je me retrouve donc commis dans une épicerie. Quelle descente professionnelle par rapport à mes rêves avant mon immigration. Mais j'assume encore. J'arrive tout juste à payer mon loyer et ma bouffe. Je coupe déjà dans le chauffage, l'hiver, je coupe dans la fréquence dans les douches (mais bon, ici, on a la réputation de ne pas se laver en France, je n'ai donc que renforcer un gros préjugé). Je n'ai pas la possibilité d'avoir une voiture, trop chère à entretenir.
       
      Ce salaire minimum ne me permet pas de mettre d'argent de côté, pour éventuellement retourner aux études, car il m'aura fallu 10 ans de procrastination mentale avant de reconnaitre que sans diplôme québécois, il me sera très difficile de me retrouver un travail.
      J'entreprends alors de demander de l'aide financière pour un retour aux études. Barrières ! "Vous avez déjà un DEC dans un domaine dans lequel il y a de l'emploi, retournez donc travailler dans ce domaine, nous, on ne vous financera rien !"
      Je fais quand même les démarches pour m'inscrire dans un collège pour une réorientation en santé. Il y a pénurie dans ce domaine, et ma formation scientifique me permettra sans doute de ne pas tout perdre en matière de compétences. Là, je découvre que bien que j'ai un diplôme universitaire français, le collège m'exige d'avoir réussi 30 crédits (une année) de cours universitaires au Québec !
      Un peu comme si un lycée professionnel demandait à un candidat d'avoir fait une année d'université avant de postuler !
      Pourtant quelques années plus tôt, lorsque j'ai tenté de faire reconnaitre mon diplome universitaire français par l'Université du Québec à Montréal (UQAM), cette dernière aurait pu me reconnaitre jusqu'à 45 crédit (50% du diplôme québécois). Jamais plus, car faut bien comprendre qu'ici, les universités fonctionnent comme de très grosses compagnies à faire de l'argent bien plus qu'à former des esprits libres.
      Une française qui s'occupait du recrutement dans le collège trouvait qu'il s'agissait de discrimination et m'a conseillé de porter plainte, ce que j'ai fait. Hors en matière de gestion des établissements en éducation, le Québec est très loin de la sacro-sainte égalité républicaine française. (on se rend compte de nos valeurs fondamentales françaises quand elles sont absentes ailleurs). En effet chaque collège peut définir ses propres critères de sélection.
      Ayant reçu comme réponse du directeur qu'il ne changerait pas les critères d'admission, cette française m'a référé à un autre collège, situé à 2h de transport en commun de mon logement, alors que l'autre était à 5 minutes... à pieds ! Je vous passe les frais pour l'abonnement mensuel au bus, le temps perdu dans ce maudit transport en commun pendant 2 ans.
      Comme la directrice de l'autre collège était aussi française, les choses se sont nettement mieux passé. J'ai été accepté. Des frais de scolarité minimes m'ont permis de passer au travers de la première année d'étude, sans travailler, puis la deuxième année, prêt et bourse gouvernementaux m'ont permis de presque finir ma 2ième année d'un DEC accéléré. Il m'aura manqué près de 2000$ pour finir. J'ai eu beau demandé à des "amis" québécois de m'aider financièrement, sans l'appui d'un ami à la retraite, j'aurai dû abandonner mes études. Les autres amis étaient près à me donner 20$ (tellement endettés ils sont). Je l'ai remboursé rubis sur ongle avec un 20% d'intérêts, il n'en revenait pas. Il m'a avoué quelques mois plus tard, qu'il ne pensait même pas revoir la couleur de son argent, car d'autres personnes l'avaient déjà "fraudé" dans le passé et il pensait bien que ça allait être un autre cas. Depuis nous sommes de grands amis.
      J'ai donc commencé à travailler dans mon nouveau domaine pour me rendre compte que l'ambiance de travail était des plus toxiques. J'ai changé plusieurs fois d'établissement de santé pour y retrouver toujours et encore ce climat "toxique". L'actualité récente le dénonce, les politiciens ne font pas grand chose pour que ça change.
      Comme il y a une volonté de changer la formation nécessaire à l'exercice de ma profession, j'ai dû retourner un autre 2 ans à l'université pour me chercher un BAC dans mon domaine.
      (Je pense que je n'ai jamais autant étudié que depuis que je suis au Québec, c'est malade !)
      Il y a évidemment le syndicalisme à la québécoise, obligatoire (du moment que l'entreprise est syndiquée !) qui prélève un montant sur chacune des paies, mais pour lesquels les résultats sont décevants.  4 semaines de congés payés seulement la première année, des salaires ma foi guère plus élevés que dans le privé. C'est questionnable pour un "coco" comme moi.
      Après avoir subit du harcèlement psychologique grave dans mon avant dernier emploi j'ai démissionné. Ma démission m'a empêché de toucher du chômage et de bénéficier de soins de santé que j'aurai dû avoir. Je n'ai pas les moyens de me payer des thérapies sur du long terme. Résultat, dépression (non officiellement diagnostiquée, car je crains comme la peste que des données de santé autant mentale que physique puissent m'empêcher un jour de me retrouver du travail) et un 2 ans sans travailler. Comme je suis une personne quand même peu dépensière j'ai pu me constituer un beau coussin pour tenir le fort. C'est aussi ça les stratégies d'adaptation efficaces quand on est célibataire. Pensez au pire et le prévenir.
      Mais là encore, mon coussin a fondu comme neige au soleil et il a fallu que je me retrouve un travail. Je ne voulais plus retourner dans ce milieu toxique, mais je n'ai eu guère le choix.
      Par une circonstance exceptionnelle j'ai pu rentrer dans un établissement grâce à un ex-collègue qui était au courant de ma situation personnelle.
      Ça n'aura pas duré un an que j'ai dû démissionner en mars dernier.
       
      Ça fait donc un mois que je me questionne.
       
      Ai-je été heureux à Montréal depuis mon arrivée ? Oui pendant mon travail chez le courtier en douane (2 ans sur 25)
      Ai-je de l'espoir que les choses peuvent s'améliorer à mon âge ? Pas vraiment.
      Est-ce que le climat politique et économique du Québec va bien ? Les chiffres économiques semblent indiquer que tout va bien, mais dans les faits, il y a un vieillissement rapide de la population, et le faible taux de chômage est bien plus relié à l'absence de relève suite aux départs massifs à la retraite des baby-boomers qu'à une réelle reprise économique. Les infrastructures (routes, ponts, rails, hôpitaux etc...) sont à reconstruire quasiment au complet, par manque d'investissements récurrents durant les 20 dernières années.  Les coûts de ces constructions explosent, et la corruption endémique dans la construction au Québec n'aide pas la cause (voire conclusion de la Commission Charbonneau). 2 nouveaux hôpitaux à Montréal, 1 nouveau pont pour traverser le fleuve St-Laurent pour remplacer l'ancien qui n'avait que 50 ans d'âge !, un nouvel échangeur autoroutier, un projet de train de banlieue, un prolongement hypothétique d'une ligne de métro (annoncé depuis 40 ans !!!) fait qu'il y a des milliards de $ de dépenser... mais qui devront être remboursés un jour... par qui ?
       
      Je suis donc là, à 51 ans, à me questionner si un retour en France serait la solution ou s'il s'agirait une fois de plus de fuir quelque chose.
      J'ai coupé les ponts avec la France (dans le sens que je n'ai absolument plus suivi l'actualité française depuis mon arrivée ici). Mes amis en France me déconseillent de revenir en France disant que tout ce que j'avais prédis en 1993 est arrivé : crise sociale majeure, FN au plus haut dans les intentions de vote. J'ai entendu évidemment toutes les attaques terroristes vécues en France, depuis Charlie Hebdo... rien de bien rassurant non plus. Il semble que les infrastructures en France sont également en décrépitude (est-ce vrai ?)
       
      Je lis que les conditions de travail en santé en France ne sont guère mieux qu'ici, les salaires ne sont pas mirobolants.
      En revanche, je suis certain que le système de santé en France est nettement plus fonctionnel qu'ici.  Ici, il est quasiment impossible de trouver un médecin de libre quand on a une pharyngite, une douleur, une infection bénine mais qui nécessite des traitements. Il y a quelques cliniques médicales, mais il faut arrivé 2 ou 3 heures avant l'ouverture si on veut avoir une chance de voir le médecin, car le nombre de patients vu par jour est limité.
      Résultat, tout le monde se ramasse dans les urgences des hôpitaux, ouvertes 24/7, même quand ce ne sont pas des urgences véritables.
      C'est donc des 12-15h d'attente quand ce n'est pas urgent.
       
      Je n'ai aucune idée des prix des loyers en France (je sais qu'il y a une disparité entre les régions, et les villes d'une même région) (je me rappelle juste qu'il fallait déposer une caution de 1 à 3 mois lors de la signature d'un bail). Ai-je assez d'argent pour me payer toutes ces "charges" avant même de m'être retrouvé un travail et d'avoir touché ma première paie ?
       
      Est-ce que je vais vivre ce "choc" du retour ? Vais-je supporter d'entendre les Français tout critiquer alors que je trouve maintenant que les Québécois sont trop mous et ne se mobilisent pas assez ?
      Vais-je supporter d'avoir à être confronté à nouveau à l'administration publique française (Non monsieur, je ne peux pas procéder à l'étude de votre dossier car vous avez oublié le formulaire W5-87 et il manque l'annexe 6 dans le paragraphe 2 du formulaire T68) ?
      Est-ce que je vais supporter de savoir qu'un français sur 3 vote FN ?
      Est-ce que je vais supporter de "soutenir" l'économie française sous un président néo-libéral ?
       
      Du côté personnel, quand je fais le bilan, même si j'ai pu vivre mon homosexualité de façon nettement plus ouverte que dans ma famille, je n'ai pas réussi à m'épanouir de ce côté-là non plus. Comme je n'ai pas eu beaucoup de vécu en France il m'est difficile de faire une comparaison avec le Québec, mais disons que je trouve qu'ici, ça ressemble pas mal à la mentalité nord-américaine, à savoir du consommer/jeter.
       
      Si je trace le bilan de mes 25 ans au Québec, je dirais que j'ai vraiment tout fait pour m'intégrer, mais que j'ai ressenti rarement un retour positif. Je n'accuse personne, je constate. J'ai probablement une grosse part dans cet état de fait.
      J'ai profité de la nature (qui devrait me manquer), mais les paysages français me manquent aussi. Les Alpes, les volcans d'Auvergne, la Bretagne, la Cote d'Azur, les Pyrénées.....
      Vais-je être capable de transformer mon expérience québécoise en avantages concurrentiels auprès d'employeurs français, même à 51 ans, ou est-ce qu'ils vont me voir comme un pré-retraité ?
       
      Je ne suis pas attaché au matériel, donc de ce côté-là, je vais me délester probablement de tous mes biens acquis ici (par chance, je n'ai jamais acheter une maison) et je vais repartir à neuf avec encore moins, une fois arrivé en France. Je me rends compte que j'ai accumulé bien du stock inutile. Ce sera l'occasion de mettre en pratique physique ce "lâcher-prise" que je dois faire mentalement.
       
      J'ai bien lu vos témoignages sur vos retours plus ou moins réussis en France.
      Ceux pour qui cela a réussi, quels conseils me donneriez-vous ?
      Ceux pour qui cela a été difficile, quels écueils sont à éviter à tout prix ?
      Je sais bien que le vécu de chacun est différent, mais je lis des histoires de gens qui se sont installés au Québec et qui ont vécu des difficultés et je m'y reconnais souvent.
      Et je suis tout aussi convaincu que les Québécois qui vivent en France ne doivent pas la trouver drôle tous les jours non plus.
      On a une éducation, une culture, et il faut être très très souple mentalement pour arriver à s'intégrer de façon harmonieuse dans une nouvelle société.
       
      Désolé pour le probablement trop long témoignage.
       
       
       
    • Par sl46u
      bonjour,
      je vais être a la retraite, et je désire partir a Québec pour vivre avec mon amie. elle est canadienne et elle habite a Quebec city.
      je n'arrive pas a trouver des renseignements pour mon cas.
      en résumé,
      je suis français
      ma retraite me permet d’être autosuffisant.
      j ai un logement sur place (chez mon amie
      je peux être parrainé (par elle ou son père
       
      je dois demander quoi comme autorisation ?
      un visa touriste a renouveler
      un visa permanent ou quelque chose comme ça
      sur les sites d'immigration  canada ou Québec, je n'arrive pas a trouver la réponse pour un cas comme le mien.
      merci
       
       
       
    • Par RachelG1V4X4
      Bonjour à tous. Je suis française et réside actuellement à Québec, je suis venue grâce au permis d'études qu'on m'a attribué avant que j'arrive au Canada. Je ne suis actuellement plus étudiante dans le programme que j'avais choisi à l'origine puisqu'il ne me plait plus. Je souhaite immigrer dans la province de l'Ontario afin d'y entreprendre de nouvelles études et y travailler par la suite et enfin faire ma demande de résidence permanente. Quelqu'un saurait il si comme au Québec après un certain nombre de mois d'etudes on y attribue un visa post diplome? Ou la durée d'études n'importe pas? quelqu'un sait il si ils sont aussi sélectifs en Ontario qu'au Québec en terme d'embauche des étrangers? Je suis véhiculé, pourrais je traverser la frontiere du Quebec vers le Canada anglophone avec mon permis français?
      Pour informations je suis diplomée d'une licence professionnelle dans la gestion d'entreprise et le secteur dans lequel je souhaite travailler serait la bijouterie. 
      J'ai vraiment besoin de ces informations.
      Cordialement. 
  • En ligne récemment   0 membre est en ligne

    Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.



×

Information importante

En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt, de réaliser des statistiques de visites et de vous permettre de partager des informations sur les réseaux sociaux. Conditions d’utilisation Politique de confidentialité Règles