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La pénurie de professeurs risque de s’aggraver

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La pénurie d’enseignants risque de s’aggraver non seulement à Montréal, mais partout au Québec. Plus de 100 000 élèves viendront s’ajouter au réseau d’écoles publiques dans les 11 prochaines années, indiquent les prévisions du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES).

Selon ce que Le Devoir a appris, le nombre d’élèves doit augmenter de 14 % d’ici 2029 — et de 16 % dans les écoles francophones. La hausse des effectifs étudiants atteindra même 29 % dans les trois commissions scolaires francophones de l’île de Montréal — le nombre d’élèves passera de 150 680 (en 2016-2017) à 192 366 (en 2029-2030).

Cette hausse prévue va créer une pression sur le réseau d’écoles publiques, qui se démène déjà avec une pénurie d’enseignants.

« On n’a pas encore réalisé l’ampleur de la demande qui s’en vient dans le réseau public », dit Martin Maltais, professeur au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

« On aura besoin de plus d’enseignants et de plus de directions d’école, sinon on s’en va vers une catastrophe annoncée. Le défi est grand, parce qu’on est déjà en pénurie », ajoute le spécialiste du financement et des politiques d’éducation.

Martin Maltais a découvert cette hausse prévue de 14 % du nombre d’élèves en fouillant dans les bases de données du MEES. Il sonne l’alarme dans un rapport de consultation qui doit mener à la création d’un Institut national d’excellence en éducation, envisagée par le ministre Sébastien Proulx.

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Voilà ou on arrive lorsque ce sont les parents, les burocrates et les élèves qui dirigent et non pas les professeurs(res).

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Voilà ce qui arrive surtout quand on ne veut rien changer ou rien réformer. 

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il y a 20 minutes, Hei a dit :

Voilà ce qui arrive surtout quand on ne veut rien changer ou rien réformer. 

http://www.ledevoir.com/societe/education/131550/les-parents-rois-s-installent-a-l-ecole

 

 

Un nouvel empereur essaie de diriger le quotidien des enseignants. Après l'enfant-roi qui fait la pluie et le beau temps dans la classe, c'est désormais le tour du parent-roi de semer ses exigences et de dicter la conduite du prof, bafouant au passage le cadre scolaire et la gestion de classe. Dérangés par ces parents interventionnistes, des enseignants s'inquiètent du règne du «Moi, mon enfant»...

Dans une petite école primaire de la région montréalaise, une enseignante ébahie a un jour reçu un coup de fil d'une maman d'élève qui s'indignait du choix littéraire pour la composition hebdomadaire. Le roman policier imposé comme lecture à l'ensemble de la classe heurtait, semble-t-il, certaines valeurs familiales. «Mon enfant, tonna la mère indignée, ne lira pas ce volume. Choisissez plutôt un roman historique.» Plusieurs minutes de discussion ne convainquirent pas la récalcitrante, qui dispensa fiston de rédiger sa composition.

Un parent a déjà supplié une enseignante de cinquième année de modifier le C de comportement tristement affiché sur le bulletin de sa fille. «Son dossier scolaire doit parvenir aux collèges privés les plus réputés en prévision de l'admission au secondaire. Avec un C, elle ne pourra jamais entrer. Changez sa note!», exigea-t-elle.

Pour les écoles, les retards du matin sont devenus une véritable plaie: dans une classe de deuxième année, 20 minutes après la cloche du matin, ce n'est toujours que la moitié des enfants qui est au poste, l'oeil à peine entrouvert. Les autres sont tout simplement... en retard, étirant leur entrée sur une demi-heure, parfois une heure, et bouleversant du coup la routine matinale. Au secrétariat de l'école, les parents font la file le matin pour justifier le petit retardataire. «Excusez mon fils, nous avons fait des crêpes ce matin. Il en voulait et ç'a été plus long que prévu.»

Le vendredi, les parents sont au contraire beaucoup trop tôt pour cueillir les marmots, arrivant parfois une heure avant la fin des classes. «Pas question d'être pris dans le trafic sur l'autoroute 15, nous voulons arriver au chalet avant la noirceur... », avancent certains devant l'air déconcerté du personnel de l'école. «De toute façon, le vendredi à l'école, qu'est-ce que vous faites de vraiment sérieux?»

Voilà quelques-uns des décrets imposés par ces souverains, dont les enseignants interrogés par Le Devoir parlent sans retenue. «Tous les parents ne sont pas comme ça, bien sûr, et il faut le dire sans hésitation», raconte L., une enseignante du primaire qui travaille à Montréal. «Mais cette minorité nous gruge temps et énergie, et elle nous mine, littéralement.»

Des enseignants «engagés, passionnés, mobilisés, venus dans une classe simplement par passion, sont en train de remettre en question leur choix de carrière», ajoute D., elle aussi enseignante à Montréal. «Pas à cause de la matière, des enfants ou des réformes, non, à cause des parents et de la vision de l'enseignant, qui est de plus en plus dénigré.»

Dans l'ombre de la classe, les agendas des enfants reviennent le matin barbouillés de commentaires des parents: en désaccord avec tel devoir, pas certains de telle méthode, outrés de telle activité, indignés de telle punition administrée à leur enfant. À l'école, il n'est pas rare que la quiétude du salon des professeurs soit abruptement troublée par l'arrivée d'un parent choqué qui veut régler «sans rendez-vous, tout de suite, maintenant», la situation problématique de son bout de chou. «Ma fille est assise en classe à côté d'une autre élève qui la dérange, j'aimerais qu'on la change de place.» Certains parents auraient-ils perdu le nord?

L'école à la carte?

Rencontrées pour déterrer le tabou des tensions école-famille, des enseignantes refusent de dévoiler leur véritable identité, de peur de froisser les parents et de nuire davantage à un lien qu'elles trouvent déjà délicat. Conscientes que la catégorie des parents n'est pas homogène, comme ne l'est pas non plus celle des enseignants, elles en ont contre l'irruption maladroite, irrespectueuse et déraisonnée de certains parents dans le train-train de la classe.

Ces enseignantes se disent convaincues de la nécessité d'un partenariat école-famille, mais elles ont toutefois noté depuis quelques années l'entrée dérangeante sur scène du parent interventionniste, empereur et gérant d'estrade, défenseur de son enfant envers et contre tous et dictateur pédagogique. «C'est l'école à la carte!», bouillonne D. «On a beau leur expliquer qu'on en a 28 à gérer, on dirait qu'ils n'arrivent pas à comprendre qu'on n'enseigne pas à leur enfant tout seul dans la classe!»

Les demandes particulières pour le devoir idéal, ajusté au rythme de l'enfant, abondent. Désormais, les parents renvoient les copies au prof, bariolées de leur propre analyse. «Irait-on contester des résultats médicaux ou encore l'avis d'un architecte?», se demande B., qui passe désormais une partie de la rencontre de début d'année avec les parents à expliquer que toute l'énergie qu'elle investit en «gestion de parents» n'est malheureusement pas consacrée aux enfants. «Je ne sais pas si c'est parce que tout le monde dans sa vie a eu à mettre le pied à l'école, mais on dirait qu'ils sont tous des experts scolaires et qu'ils peuvent donc remettre en question notre professionnalisme n'importe où, n'importe quand.»

Dans la classe de D., pourtant connue pour la rigueur qu'elle impose non seulement aux enfants mais aussi aux parents, il n'est pas rare que de petits mots lui soient retournés dans l'agenda. Un contrôle mal réussi revient à l'enseignante avec une note: «Mon enfant avait-il vraiment eu toute l'information nécessaire pour réussir ce test?» Ou, sur un ton plus affirmatif: «Vos consignes n'étaient pas claires.» «Ce sont de petits commentaires, pas bien méchants, dans le fond, mais qui me touchent encore plus qu'un parent qui m'engueulerait en pleine école. Parce que ça remet en question mon jugement.»

Tensions école-famille

Tout cela n'est que le reflet bien réel de «tensions» sourdes entre l'école et les parents, explique Rollande Deslandes, professeure au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), une des rares chercheuses au Québec à s'intéresser aux liens entre l'école et la famille. «Ce sont des tensions que j'associe à un manque de communication et de compréhension des rôles de chacun», affirme Mme Deslandes, qui a porté le chapeau d'enseignante pendant 18 ans en plus de celui de mère de cinq enfants.

«Le parent et l'enseignant ne sont tout simplement pas au même diapason», poursuit-elle. «L'enseignant a deux clients: l'élève et son groupe. Le parent, lui, n'a que son enfant, et, de plus en plus, cet enfant est devenu un véritable projet de vie. Il n'y en a qu'un seul, et il est au centre de contextes de plus en plus exigeants, où les deux parents travaillent.»

Avec l'intérêt d'un enfant comme point commun, les deux partenaires souffrent-ils des conséquences d'un sérieux bris de confiance? «J'ai mené des études sur cette question, et on constate que, règle générale, les parents font plus confiance aux enseignants que l'inverse», explique Mme Deslandes.

Les enseignants ne sont pas les seuls à vouloir déballer leur sac. Il suffit de tendre le micro à droite ou à gauche du côté de papa-maman pour recueillir les confidences. Au sommet de la liste des accusations: le fait que l'école semble occulter le tourbillon d'enfer qui frappe tous les foyers au retour de l'école. Plutôt que d'être agrémenté de savoureuses bouchées et d'un bon vin blanc sec, le cinq à sept échevelé des parents rime plutôt avec une course effrénée nommée devoirs-leçons-souper-bain-dodo. Ouf!

Pour ce qui est de l'épineuse question des devoirs et des leçons, les parents «reprochent aux enseignants de ne pas suffisamment prendre en considération le contexte familial actuel», explique Mme Deslandes. «Mais vous aurez aussi toujours des parents qui revendiqueront plus de devoirs pour mieux préparer les enfants à l'univers de performance du secondaire», se défend une enseignante, témoignant de la difficulté à satisfaire les besoins de chacun. «C'est le règne du "Moi, mon enfant"», ajoute L. «Cette entrée en matière, je l'entends des tonnes de fois dans une semaine.»

Si les milieux défavorisés défraient souvent la chronique scolaire à cause du type de difficultés qu'ils représentent en enseignement, on entend moins parler des contraintes liées aux zones favorisées. «Ces milieux-là apportent aussi leur lot de défis, qui sont différents», précise la chercheuse de l'UQTR. «Il y a des parents super scolarisés qui s'imaginent à tort et à travers qu'ils connaissent tout. Des parents qui surprotègent leur enfant et demandent qu'il ne sorte pas à la récré parce qu'il commence un petit rhume. Des parents hyper performants qui mettent de la pression sur leur jeune et sur l'école.»

Entre sphère familiale et quartier scolaire, la zone grise de fin de journée a confondu les rôles, croit un directeur d'école secondaire de la banlieue de Montréal. «Ça crée tout un flou artistique! On vit encore avec un modèle d'école qui tient pour acquis qu'un des deux parents est à la maison et que le souper est prêt à 17h30! Une portion de la job des parents a été prise en charge par l'école: qu'on pense à l'aide aux devoirs ou au service de garde, par exemple. Les rôles sont confondus.»

La présidente de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), Diane Miron, reçoit justement les doléances de ces parents qui se disent incompris par l'école, mais elle reconnaît avoir aussi entendu parler des «parents-rois». «Je serais malhonnête si je disais qu'on n'entend pas parler de ça dans les écoles», explique-t-elle, précisant que ce ne serait pas «la première fois qu'on entendrait les enseignants reprocher aux parents de se mêler de leurs affaires».

«Je ne nie pas le phénomène: on en entend parler. Tout le monde sait qu'il y a beaucoup à faire pour améliorer la collaboration entre l'école et la famille. Mais une fois qu'on a dit ça, quand est-ce que le discours va être dépassé par la pratique? Je n'ai jamais vu de modèle de partenariat efficace atterrir sur mon bureau.»

Le «bris de confiance» entre les deux camps est un véritable sujet de préoccupation pour la fédération des parents, qui espère pouvoir amorcer de vraies discussions avec les enseignants à ce sujet. «Si on ne fait rien, ces situations qui ne nous font pas bonne presse vont dégénérer. Il n'y en a pas beaucoup qui retroussent, mais ce sont celles-là dont on entend parler et qui donnent l'impression que les parents font valoir leurs droits sans respecter ceux des autres.»

Perte de confiance mutuelle

Ce n'est pas d'aujourd'hui que le couple parents-école bat de l'aile, et le Québec n'a pas le monopole de ce chatouilleux face-à-face. En Grande-Bretagne, un nouveau phénomène associé au cyber-bullying — l'intimidation cybernautique — défraie la chronique. Dans un sondage tout juste publié, l'Association of Teachers and Lecturers a révélé que 17 % des enseignants disent avoir été victimes d'intimidation par cellulaire ou par courriel, voire par le truchement de sites Internet ou de forums de discussion. Outre les élèves eux-mêmes, les parents font partie de la liste des «assaillants» ciblés par les profs.

«Il y a une perte de confiance globale des parents dans l'institution scolaire, qui fait en sorte que les parents agissent d'une manière très individualiste, parce qu'on n'a pas réussi à mettre en place des structures où ils peuvent s'exprimer au nom du collectif», croit le réputé pédagogue français Philippe Meirieu, interrogé par Le Devoir. «Ils ont le sentiment que leur point de vue n'est pas entendu et ils font des choix individuels qui vont jusqu'aux caricatures, comme ces parents qui vont taper sur les institutrices dans les cours d'école.»

Dans cette société où chacun, même du haut de ses trois pommes, mène une lutte acharnée pour le respect de ses droits propres, l'école subit le contrecoup d'un monde où l'individu règne. «Moi qui ai bientôt 60 ans, quand mes parents m'ont mis à l'école, ils m'y ont mis comme moi je prends place dans un avion», raconte Philippe Meirieu. «À aucun moment mes parents n'ont pensé aller donner des conseils au pilote! [...] C'était la confiance absolue. Mais cette époque est terminée.»

L'autorité de l'école, remise en question sous le nez de l'enseignant et de la direction, chancelle. Après les enfants Ritalin, dont l'école a souvent parlé, les établissements voient essaimer une nouvelle catégorie. «La nouvelle mode, c'est le trouble de l'opposition, un enfant qui refuse de se conformer à l'autorité de la classe et de l'école», relate une directrice. «Mais ce qu'on décèle de plus en plus, c'est qu'il y a un parent caché derrière ce trouble-là et que lui aussi vit un trouble de l'opposition!»

Les directions d'école, souvent prises entre l'arbre et l'écorce, relatent sourire en coin qu'elles ont d'ailleurs quelques générations de rois sous les yeux. «Nos parents d'élèves sont la première génération d'enfants-rois, mais les enseignants aussi! Ça fait un joyeux mélange!»

En attendant que chacun trouve sa place au royaume, le mécontentement donne parfois lieu à de véritables ballets juridiques, comme aux États-Unis, qui remporte encore la palme des crises scolaires menant à des procès. Au Québec, la judiciarisation des tensions parents-école est en hausse, confirme la Fédération des comités de parents du Québec. «Et ça va dans les deux sens», observe Diane Miron. «Les parents poursuivent des commissions scolaires ou des enseignants, mais les enseignants aussi s'y sont mis. C'est sûrement le signe d'un grand malaise.»

À défaut d'expédier la mise en demeure, c'est aussi la menace des médias qu'emploient certains parents. «Maintenant, on nous dit carrément: "Si vous ne réglez pas mon problème, j'appelle TQS ou Le Journal de Montréal"», relate un dirigeant de commission scolaire, lui aussi peu enclin à se prononcer ouvertement.

C'est exactement ce qu'ont vécu la semaine dernière les dirigeants de la Commission scolaire de l'Énergie. Un couple de parents insatisfaits des méthodes de mise en retrait de leur petit garçon — un paravent placé au fond de la classe cachait le garçonnet, qui y travaillait à son pupitre — a alerté la jungle médiatique. Par un coup de baguette télévisuelle, le treillis de bois s'est ainsi transformé en «cage», les parents s'insurgeant contre cette méthode.

«Nous ne comprenons pas la raison pour laquelle les parents ont choisi de s'adresser aux médias», a relaté le directeur général de la commission scolaire, Claude Leclerc, invité à donner sa version des faits sur les ondes de RDI.

Les experts appellent à un débat sur la relation école-famille, qui ne tournera pas au combat de coqs mais qui se conclura par une poignée de main. «Les parents et les enseignants doivent s'appuyer les uns les autres, pas se dénigrer», croit Rollande Deslandes. «En effet, à partir du moment où le lien est brisé, c'est la relation maître-élèves qui bat de l'aile et la qualité du climat en classe qui est minée.»
 
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Ah oui quand même c’est chaud. Si ces parents ne sont pas contents, ils peuvent toujours faire eux mêmes la classe à leurs rejetons s’il en sont capables bien entendu, ce que j’en doute mais ca ne m'étonne pas c’est le me, myself and I.

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Il y a 2 heures, Ivy Bijou a dit :

Voilà ou on arrive lorsque ce sont les parents, les burocrates et les élèves qui dirigent et non pas les professeurs(res).

 

Je ne comprend pas ton propos ! Le sujet est le sur nombre des élèves et le manque de places dans les écoles donc l manque de prof .

 

Le Qc accueille de plus en plus d'immigrants il faut des structures pour absorber ce monde notamment dans les écoles.

 

Ou alors j'ai rien compris !

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il y a une heure, Hei a dit :

Ah oui quand même c’est chaud. Si ces parents ne sont pas contents, ils peuvent toujours faire eux mêmes la classe à leurs rejetons s’il en sont capables bien entendu, ce que j’en doute mais ca ne m'étonne pas c’est le me, myself and I.

http://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/386727/parents-mous-enfants-fous-profs-a-bout

 

On dit souvent qu’il n’y a pas de job plus difficile au monde que celui de parent. Je suis d’accord. Mais il y a un boulot encore moins valorisant que celui-là : se tenir debout devant une classe de 24 enfants qui ne sont pas les vôtres. Je me prosterne devant ce mur d’enseignantes (notez le féminin) qui s’aligne dans la cour d’école chaque rentrée. Je suis béate d’admiration devant leurs 25 tentacules indépendants (notez le masculin).

 

Devant ces hommes aussi, mais on n’en rencontre que 12 % au primaire. Jamais vu un mec enseigner à mon B. Et c’est grand dommage, mais c’est un autre sujet.

 

Le sujet, c’est le décrochage de tous ces enseignants, hommes ou femmes, 25 % au primaire dans les cinq années qui suivent leur arrivée devant un tableau noir ou blanc, selon les derniers chiffres disponibles au ministère de l’Éducation (2011). Un sur quatre ! Un phénomène en progression. Si les parents décrochaient au même rythme que les profs, il faudrait un ministère des Orphelins du Québec pour pourvoir aux besoins des enfants.

 

Pourquoi décrochent-ils ? Non, ce ne sont pas les moisissures dans les murs ; quoique le symbole est frappant. Tous les professeurs avec qui je me suis entretenue en viennent à des constats similaires. L’Association québécoise des enseignantes et des enseignants du primaire publiera sous peu un mémoire pour appuyer leurs dires, mettant en cause la précarité, la lourdeur de la tâche, la formation inadéquate, le manque de ressources et… la discipline.

 

Il faut lire le livre de l’enseignante au secondaire (privé) Anne-Marie Quesnel, Parents essoufflés, enseignants épuisés, sur les répercussions d’une éducation trop laxiste pour s’en convaincre : ce sont nos enseignants qui galèrent et la transmission des connaissances qui en souffre. Si les cohortes comptaient autrefois une ou deux têtes fortes, c’est désormais la majorité qui se rebiffe et défie l’autorité, en partie parce que nous valorisons le « caractère », sans parler du sésame à la mode de « l’estime de soi ». Quand tes parents t’emmènent chez Saint-Hubert pour « acheter la paix », on peut s’attendre au pire.

 

Allô bitch!

 

« L’enseignant est perçu comme un “ ami ” dans la cour d’école. Depuis dix ans, les jeunes ont beaucoup moins de réserve envers l’adulte », constate Marie-Chantal Héroux, suppléante à la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries, dans la région de Candiac. Quand on sait qu’ils saluent leurs amis en les traitant de « bitch » ou « pute », s’insultent ouvertement dans les corridors, et que leur conception de l’amitié est souvent dictée par les réseaux sociaux, c’est assez pour se sentir menacé. L’intimidation, on le sait, ne se limite pas aux élèves entre eux.

 

Après dix ans de ce régime, où elle s’occupait de plusieurs classes spécifiques une journée par semaine au primaire (une charge de 80 % qui permet au titulaire de souffler), Marie-Chantal jette la serviette elle aussi, et se réoriente vers la psychothérapie, à 42 ans : « Je n’ai jamais voulu avoir “ ma ” classe, la tâche est trop lourde. Et ce l’est de plus en plus avec les exigences des parents, les tâches administratives, les comités et réunions, le manque de respect. En plus, chaque enfant est diagnostiqué de quelque chose, devenu un cas unique. Certains parents s’attendent à du tutorat ou à ce qu’on élève les enfants pour eux ! »

 

De fait, entre les TOC (troubles obsessifs-compulsifs), les TDAH (troubles de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité), les dyslexiques, les anxieux, les hypo ou hypersensibles, les cancres, les surdoués, les p’tits tannants qui débordent d’une énergie mal canalisée par deux cours de gym, les troubles oppositionnels et les allergiques aux moisissures, le prof doit naviguer avec des plans d’intervention sur mesure pour chacun et un monticule de paperasserie à remplir pour rassurer tout le monde. Le Québec n’a plus rien à envier à la France en termes de lourdeur bureaucratique.

 

Les écoles font désormais appel à des techniciennes en comportement – moins coûteuses que des psychoéducatrices – pour mettre de l’ordre dans tout ça. Et c’est sans compter que les jeunes profs inexpérimentés héritent des écoles réputées difficiles, car les anciens ont priorité. C’est comme si on demandait à un résident en médecine de procéder à une transplantation cardiaque. Seul.

 

On est-tu obligé, madame?

 

Aux dires de ceux qui ont connu l’avant et l’après, les nouvelles technologies nuisent aussi à la capacité d’apprentissage des élèves, habitués d’être surstimulés en tout temps, en dehors des heures de classe. Les enseignants peinent à maintenir leur attention plus de trois minutes, TIC ou pas. « Et puis, les jeunes enseignants ont tendance à vouloir se faire aimer, ajoute Marie-Chantal. C’est un problème en soi. » Problème auquel s’ajoutent les exigences du parent-roi qui ne tolère pas qu’on « brime » sa progéniture et conteste allègrement les directives scolaires en minant la crédibilité des enseignants auprès des élèves.

 

Et, comme le décrit Mme Quesnel dans son essai, plus le milieu est favorisé économiquement, plus les enseignants en arrachent avec le code de discipline. Élèves gâtés, choyés, surprotégés et insolents, le modèle fait des petits dans la classe moyenne, selon ce prof qui y enseigne depuis 20 ans.

 

« Le sens de l’effort a beaucoup diminué. Face à nos demandes, on entend souvent : “On est-tu o-bli-gé de le faire ?”», constate Marie-Chantal, mère de deux ados.

 

Mes conversations avec ces quelques professeurs qui ne se voient plus enseigner dans 20 ans m’ont fait réaliser une chose : nous élevons nos enfants seuls. L’équipe-école (!) ne fait pas forcément équipe, les parents non plus. Nous sommes loin de l’époque où le tissu social serré servait aussi de filet de sécurité moral pour tous. Chacun éduquait les enfants, qui appartenaient à tout le monde, même ceux du voisin. Paradoxalement, le message passe toujours mieux lorsqu’il est porté par un tiers.

 

Le Québec fou de ses enfants est-il en train de rendre ses enfants fous ?


***

 

 

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il y a 57 minutes, trefle a dit :

 

Je ne comprend pas ton propos ! Le sujet est le sur nombre des élèves et le manque de places dans les écoles donc l manque de prof .

 

Le Qc accueille de plus en plus d'immigrants il faut des structures pour absorber ce monde notamment dans les écoles.

 

Ou alors j'ai rien compris !

Le sujet, c’est le décrochage de tous ces enseignants, hommes ou femmes, 25 % au primaire dans les cinq années qui suivent leur arrivée devant un tableau noir ou blanc, selon les derniers chiffres disponibles au ministère de l’Éducation (2011). Un sur quatre ! Un phénomène en progression. Si les parents décrochaient au même rythme que les profs, il faudrait un ministère des Orphelins du Québec pour pourvoir aux besoins des enfants.

 

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        « Ça fait depuis 2013 que je m’implique à l’Ordre et que j’entends ces histoires de protectionnisme et de corporatisme. C’est un défi qui revient et, à un moment donné, on a décidé d’en faire une priorité », lance Kathy Baig. Elle admet que les longs délais pouvaient en rebuter plusieurs. Idem pour les coûts (entre 600 $ et 1200 $ pour une demande d’admission et 330 $ par examen prescrit), qui sont toutefois réduits de moitié pour les demandeurs d’asile. « On va changer complètement d’approche. »
        Nouvelles règles à l’OIQ
        Jeudi, le comité exécutif de l’OIQ a en effet entériné une série de nouvelles règles visant à mieux intégrer les immigrants à travers deux objectifs : augmenter le taux d’obtention du permis et réduire les délais. Dès mai 2018, chaque cas soumis sera étudié de manière personnalisée, scrutant le détail du parcours à l’étranger du candidat. L’objectif est de reconnaître son expérience de travail et d’en tenir compte afin de lui épargner certains examens et formations. « Avant, c’était beaucoup plus compartimenté. On se concentrait plus sur les diplômes, les études supérieures. On classait les gens dans des catégories et ça nous indiquait les formations et examens qu’ils devaient faire. Mais là, on va faire une entrevue personnalisée et, si on voit que [la personne] a la compétence requise, on va lui épargner certains examens », explique Mme Baig.
        Aucun quota pour les candidats étrangers ne sera instauré, mais l’idée demeure de réduire le fardeau pour qu’ils puissent obtenir plus facilement un permis de pratique. « On sait que, pour des [immigrants] qui ont 9, 10, 11 examens à faire, c’est long, et ils abandonnent en cours de route, dit-elle. Quand on est retiré de notre domaine de pratique pendant plusieurs mois, voire des années, c’est difficile d’y retourner. »
        Mme Baig dit être consciente que ce ne sont pas tous les immigrants ingénieurs qui tenteront d’obtenir leur permis de pratique. « Il y a beaucoup de gens qui se présentent aux séances d’information, mais très peu entament le processus, constate-t-elle. J’ai cru comprendre que, quand ils arrivent ici, ils ont plusieurs autres préoccupations à court terme que d’avoir leur permis. » Et pendant ce temps, le temps file…
        Le deuil de la profession
        Pour Lida Aghasi, directrice générale du Centre social d’aide aux immigrants, faciliter l’adhésion à l’OIQ est une première étape, mais cela ne garantit en rien l’obtention d’un emploi. « Accélérer l’accès à l’Ordre est une très bonne chose. Mais, selon moi, cela rend perplexes et démotive ceux qui obtiennent le membership et demeurent toujours sans emploi. Les employeurs ont aussi d’autres critères d’embauche [que le permis] », dit-elle, en insistant sur l’importance de les sensibiliser.
       
      source et suite: http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/508012/ingenieurs-immigrants-cherchent-emploi?
    • By immigrer.com
      12/04/2017 Mise à jour : 12 avril 2017 | 3:59    Pénurie d’enseignants dans la région métropolitaine
      Par Dominique Cambron-Gouletet Marie-Ève Shaffer   Des commissions scolaires de la région métropolitaine peinent à trouver des enseignants pour de la suppléance, et même pour des postes réguliers.

      «Cette année, c’est particulièrement criant, il y a une vague de départs à la retraite et davantage de congés de maladie», expose la vice-présidente de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Nathalie Morel.
        La représentante syndicale montre du doigt une charge de travail démesurée, qui pousse à l’épuisement. «Cinq jours, c’est tellement lourd que des professeurs demandent de travailler 20% ou 40%  de tâche en moins, illustre-t-elle. Mais maintenant, on leur refuse, et ça fait en sorte qu’ils finissent par tomber en congé de maladie à temps plein.»
      À plusieurs endroits, les listes de suppléance sont carrément vides. «Des enseignants doivent aller remplacer dans la classe de leurs collègues, mais en surplus de leurs tâches à eux, donc ça crée une certaine pression dans l’école», souligne la vice-présidente du Syndicat des enseignants de la région de Laval (SERL), Jennifer Gagnon. Rien, donc, pour aider à diminuer la charge de travail. Si les enseignants ont des horaires chargés partout, la pénurie de suppléants se fait davantage sentir sur les îles de Montréal et de Laval. «On n’entend pas ça de nos syndicats en Outaouais ou à Granby», rapporte Mme Morel.
      La Commission scolaire de Montréal (CSDM) met de son côté les bouchées doubles pour recruter. Juste pour les enseignants, elle a rehaussé ses cibles de recrutement de 25% en vue de la prochaine rentrée. L’ajout de financement de la part de Québec, mais aussi l’augmentation de sa clientèle – environ 1 000 élèves de plus par année – explique en grande partie la révision de ses besoins de main-d’œuvre, qui sont davantage criants en adaptation scolaire, au préscolaire et au primaire.
      suite et source: http://journalmetro.com/actualites/montreal/1116613/penurie-denseignants-dans-la-region-metropolitaine/
    • By Laurent
      Femmes immigrantes: une règle sur le parrainage bientôt annulée
      Une mesure édictée sous le gouvernement Harper leur fait risquer l'expulsion du pays en cas de rupture avec leur conjoint
      17 septembre 2016 |Isabelle Porter, Lisa-Marie Gervais, Marco Fortier | Actualités en société Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le gouvernement Trudeau s’apprête à renverser une mesure controversée qui force les femmes immigrantes parrainées par leur conjoint à rester en couple au moins deux ans, à défaut de quoi elles risquent l’expulsion vers leur pays d’origine.
        Ces règles ont été édictées par le gouvernement Harper en 2012. En cas de rupture dans les deux années suivant le début de leur relation conjugale, ces femmes doivent reprendre à zéro le processus d’accession à la résidence permanente, qui ouvre la porte à une vie normale au Canada. Elles risquent d’être expulsées vers leur pays d’origine, même si elles ont des enfants nés au Canada.
        Selon ce que Le Devoir a appris, le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté compte déposer, d’ici la fin de l’année 2016, un projet de règlement qui modifiera ces règles encadrant la « résidence permanente conditionnelle ».
        Le Conseil du statut de la femme, le Conseil canadien des réfugiés et des chercheurs spécialisés en immigration attendent avec impatience ces changements à la loi. Ils dénoncent depuis longtemps les « effets pervers » de ce règlement, qui vise d’abord à empêcher les mariages de convenance destinés uniquement à obtenir la citoyenneté canadienne.
        Cette mesure touche tous les immigrants parrainés par un conjoint — environ 36 000 personnes au Québec, entre 2008 et 2012 — mais les femmes sont plus vulnérables que les hommes, selon les organismes d’aide aux nouveaux arrivants.
        « Le gouvernement Harper a instauré une résidence permanente conditionnelle. Beaucoup d’hommes en profitent. Ils vont chercher des femmes à l’étranger en se disant que les femmes ne connaissent pas leurs droits ni les lois, elles ne parlent ni français ni anglais, elles sont donc plus faciles à contrôler. Et ils savent que, si ça ne fait pas leur affaire, en deux ans monsieur peut quitter madame, et celle-ci perd sa résidence et sera retournée dans son pays d’origine », dit Nicole Richer, coordonnatrice depuis près de 30 ans de la maison d’hébergement Secours aux femmes de Montréal.
       
      source: http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/480254/immigration-prisonnieres-de-leur-couple?utm_medium=Social&utm_campaign=Autopost&utm_source=Twitter&utm_term=Autofeed#link_time=1474097294
    • By Laurent
      Une nouvelle fraude cible les immigrants en les menaçant d'expulsion
      20 juillet 2016 |Marie-Michèle Sioui | Actualités en société Photo: iStockDe quatre plaintes en 2013, le nombre de signalements concernant la fraude d’immigration est passé à 1087 en 2015, selon des chiffres que le Centre canadien antifraude (CCAF) a transmis au «Devoir». Pendant quelques minutes, la semaine dernière, Yoann a bien cru que le Canada allait l’expulser vers son pays d’origine, la France. Au bout du fil, un agent des services canadiens de l’immigration lui disait bel et bien que des policiers l’attendaient chez lui, prêts à l’embarquer dans le premier avion qui traverserait l’Atlantique.
        Sauf que Yoann a eu un doute quand il s’est rendu compte que l’employé en question ne parlait pas français et ne semblait avoir aucun collègue qui puisse s’exprimer dans cette langue. Son incertitude aura été bénéfique : le Français était bel et bien victime d’un type de fraude qui fait de plus en plus de victimes chez les immigrants installés au pays.
        De quatre plaintes en 2013, le nombre de signalements concernant la fraude d’immigration est passé à 1087 en 2015, selon des chiffres que le Centre canadien antifraude (CCAF) a transmis au Devoir. Depuis le début de l’année en cours, 554 Canadiens ont porté plainte pour cette raison, un chiffre qui laisse entendre que la quantité de signalements pourrait dépasser ceux compilés l’année précédente. En pertes, cela équivaut à plus de 416 000 $ depuis janvier. En général, le modus operandi des fraudeurs consiste à exiger des frais qui permettent d’éviter une prétendue expulsion du pays.
        « La fraude fonctionne. Les gens payent. C’est aussi simple que ça », a répondu la caporale Josée Forest, de la Gendarmerie royale du Canada, quand on lui a demandé pourquoi les plaintes continuaient d’augmenter. Pire, les statistiques du CCAF montrent qu’environ 5 % de la population rapporte les cas de fraude. « Ce n’est pas beaucoup », a commenté Mme Forest.
        Des victimes ciblées
        Yoann, qui préfère taire son nom de famille, a reçu un type d’appel qui correspond en tout point à ceux que décrit Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) sur son site Web afin de sensibiliser les nouveaux arrivants. « J’ai eu quelqu’un en anglais qui m’a expliqué qu’il appelait des services d’immigration du Canada, qu’ils avaient reçu un avis d’expulsion, que je devais me rendre à mon domicile, que deux policiers m’y attendaient pour m’emmener au poste du centre-ville et me mettre dans le premier avion », a-t-il raconté au Devoir. L’interlocuteur de Yoann connaissait son prénom, son nom, son numéro de téléphone et son adresse. « Il savait que j’étais immigrant », a aussi relevé celui qui habite à Montréal depuis des années.
        Yoann, dont le nom de famille n’a pas de consonance étrangère, a peut-être été victime d’une étrange coïncidence. Parce qu’habituellement, les fraudeurs consultent les bottins téléphoniques et appellent les résidants qui ont des noms de famille exotiques, a remarqué Josée Forest. « Si une personne vient juste d’immigrer, elle n’est pas au courant de nos lois et elle peut avoir une certaine crainte des services policiers », a-t-elle expliqué, pour justifier le recours à ce genre de pratique. Aussi les fraudeurs choisissent-ils certaines régions dans l’espoir d’y trouver davantage d’immigrants. « Ils vont cibler Toronto, par exemple. Ils n’iront pas à Sept-Îles », a illustré la caporale Forest, qui se garde d’associer la hausse des plaintes constatée en 2016 avec l’arrivée de réfugiés syriens.
       
      source: http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/475888/une-nouvelle-fraude-qui-cible-les-immigrants
    • By immigrer.com
      Montréal, capitale du bon pain



      La métropole québécoise détient le record des boulangeries artisanales en Amérique du Nord




      Philippe Mollé Le Devoir



       




      Montréal serait-elle en passe de devenir une référence dans la fabrication du bon pain dans le monde ? Certes, le nombre de boulangeries ne cesse de croître au Canada, mais c’est à la métropole québécoise qu’appartient le record des boulangeries artisanales.
       


      Depuis une dizaine d’années, il s’en ouvre de façon régulière, et d’excellentes, qui placent les artisans à l’avant-scène. Plus encore, des moulins comme ceux de Soulanges, par exemple, se mettent à leur service pour fournir des farines adaptées aux différentes panifications : du blé québécois pour répondre à la demande et qui correspond fort bien aux attentes, explique Martin Falardeau, de la boulangerie Le pain dans les voiles.
       


      C’est là qu’entre vraiment en jeu le métier de boulanger, qui doit apprendre à composer avec l’humidité, trop de force dans une farine, un levain qui ne goûte pas le vinaigre et une cuisson parfaite pour la finalité et le tour de main.
       


      Des jeunes au fournil
       


      Si le comportement des consommateurs montréalais à l’égard du pain a grandement changé, il n’en demeure pas moins que la grande majorité de ce qui est vendu au Québec reste le pain tranché. Mais quelques boulangeries, ici et là, proposent de plus en plus de bons produits en région.


       


      http://m.ledevoir.com/article-470595


    • By immigrer.com
      MARCHÉ DU TRAVAIL L’anglais mieux que le français pour les immigrants
      7 avril 2016 | Robert Dutrisac - Correspondant parlementaire à Québec  | Québec Photo: Fatih Hoca / Getty Images«Les immigrants qui ne parlent pas anglais n'ont pas accès à 40 % des emplois» au Québec, relève l'économiste Brahim Boudarbat. Les nouveaux arrivants qui ne parlent que le français éprouvent plus de difficulté à se dénicher un emploi au Québec que ceux qui ne connaissent que l’anglais. Le taux de chômage de ces immigrants francophones est de 40 % supérieur à celui de ces nouveaux arrivants anglophones.
        C’est ce qui ressort de la compilation, obtenue par Le Devoir, que le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) a faite à partir de l’Enquête nationale auprès des ménages de Statistique Canada de 2011 et de 2006.

      Ainsi, le taux de chômage des immigrants récents — ceux qui sont arrivés depuis cinq ans ou moins — qui ne parlent que l’anglais atteint 16 %, alors qu’il se gonfle à 23 % chez les mêmes immigrants récents qui ne parlent que le français, pour une différence d’un peu plus de 40 %.
       
        Dans les premières années suivant leur arrivée, les unilingues francophones (comme leur langue maternelle n’est pas le français pour la plupart, ils sont en fait bilingues) sont affligés du même taux de chômage que les immigrants allophones qui ne connaissent ni le français ni l’anglais. En revanche, ces nouveaux arrivants allophones, souvent des femmes, participent peu au marché du travail.

      De leur côté, les immigrants récents anglophones qui ne connaissent pas le français font aussi bien sur le marché du travail que les nouveaux arrivants qui connaissent les deux langues officielles du Canada.
        Dans la région de Montréal, ces immigrants anglophones peuvent compter sur des entreprises prêtes à les accueillir. Vingt-huit pour cent des immigrants travaillent le plus souvent en anglais, note l’économiste Brahim Boudarbat, de l’Université de Montréal, un des auteurs avec Gilles Grenier, de l’Université d’Ottawa, du volumineux rapport remis au MIDI en novembre 2014 et intitulé L’impact de l’immigration sur la dynamique économique du Québec.
        «Les immigrants qui ne parlent pas anglais n'ont pas accès à 40 % des emplois» au Québec, relève Brahim Boudarbat.
        Bilinguisme exigé
        Une des raisons qui expliquent les difficultés dans le marché du travail des nouveaux arrivants francophones, c’est l’exigence généralisée du bilinguisme, surtout dans la région de Montréal. « C’est clair que c’est un problème », a signalé Michèle Vatz-Laaroussi, professeure en travail social à l’Université de Sherbrooke. « Les immigrants francophones qui arrivent n’ont pas cette qualification-là. » Les organismes en immigration réclament depuis longtemps des cours gratuits pour ces francophones, mentionne-t-elle.
       
      source: http://www.ledevoir.com/politique/quebec/467513/chomage-chez-les-nouveaux-arrivants
    • By Nicolas Laconique
      Bonjour PVT,
       
      Être Français et enseigner au Québec, c'est très possible !
       
      Je voudrais faire un petit billet pour parler de l'enseignement au Québec, pour celles et ceux qui sont intéressés par cette profession, via mon expérience personnelle.
       
      Né en France, Ancien PVT (2008), je suis maintenant citoyen du Canada.
      Ingénieur en Électronique (diplôme Français), je suis maintenant enseignant en Génie Électrique dans la grande région de Montréal.
      Ce billet intéressera quiconque ayant des aspirations à enseigner au Québec, de surcroît si c'est dans un domaine proche du mien.
       
      1/ Les correspondances entre les études Françaises et Québécoises
      Les 2 systèmes d'enseignement sont assez différents (voir image ci-jointe).
      Les études au Québec sont obligatoires jusqu'au Secondaire 5. Ainsi, c'est 1 année de plus que notre collège Français.
      Une fois rendu au CÉGEP (équivalent de notre Lycée), l'étudiant peut choisir entre un programme "préuniversitaire" (qui porte bien son nom) ou un programme "technique" (qui du coup prendra 1 année de plus que le préuniversitaire).
      Issu d'un programme technique, l'étudiant pourra entrer directement sur le marché du travail et espérer assez facilement trouver de l'emploi (variable selon le domaine d'études).
      Il peut aussi poursuivre ses études dans des écoles d'ingénierie par exemple.
      Licence, Maîtrise et Doctorat sont similaires aux nôtres.
      Cependant les études d'ingénierie ne prennent que 4 années (au minimum : sans session redoublée) pour compléter un Diplôme de baccalauréat québécois, quand l'étudiant Français devra en effectuer minimum 5 (souvent 2+3).
       
      Ainsi, enseigner au Québec nécessite déjà de connaître le contexte désiré : Enseigner en maternelle, au primaire, au secondaire, au CÉGEP ou à l'université.
       
      2/ Les études pour devenir enseignant
      - au préscolaire (maternelle), primaire ou secondaire :
      Dans les 3 cas les exigences sont les mêmes : détenir un "permis d'enseignement" dans la catégorie désirée.
      Cela représente des études deu Baccalauréat en enseignement (4 ans) avec des équivalences difficiles à obtenir depuis le système Français.
       
      - au CÉGEP : 
      Au minimum, on exige des candidats (recrutés par les établissements directement) un BACCALAURÉAT (ou équivalent) dans la spécialité de l'enseignement.
      Devant la disproportion entre l'offre et la demande, une surenchère de compétences des candidats sur le niveau d'embauche se constate en pratique.
      Ainsi, il est souvent nécessaire ou plus avantageux de disposer d'une Maîtrise ou mieux dans le domaine de spécialité.
      Aussi, pour les mêmes raisons, un diplôme ou une preuve de compétence en pédagogie est souvent un atout considérable.
      Il peut s'agir d'expérience dans l'enseignement, ou bien mieux, d'un Certificat (diplôme obtenu en 3 à 5 trimestres) en Enseignement Collégial.
      Ce genre de Certificats (appelé "Microprogramme") s'obtient en Université, dans les Facultés de Pédagogie. 
      UDeM, Sherbrooke, UQAM et Université Laval en offrent (à ma connaissance).
      https://www.usherbrooke.ca/education/futurs-etudiants/deuxieme-cycle/microprogrammes/microprogramme-de-2e-cycle-de-formation-initiale-en-enseignement-au-collegial-mifiec/
      https://admission.umontreal.ca/programmes/microprogramme-en-enseignement-postsecondaire/
      http://www.etudier.uqam.ca/programme?code=0680
       
      - En Université :
      Comme en France, il est nécessaire de disposer d'un Doctorat, et très difficile de saisir une opportunité.
      Souvent un long cheminement au sein de ladite université, en tant qu'assistant à l'éducation, chercheur, etc ... est la clé du succès.
       
      3/ Les opportunités
      Il est certain que ce genre d'emplois est difficile à décrocher.
      Cependant, il faut savoir que les enseignants au CÉGEP voient leur démographie lourdement marquée par la génération des "Baby Boomers".
      Ainsi, de nombreux départs en retraite ont eu lieu, sont en cours, ou auront lieu prochainement.
      Les CEGEP sont nombreux à renouveler ces postes. Mais il reste encore peu d'élus pour de nombreux candidats.
      Aussi, les postes en enseignement technique présentent souvent moins de candidats que les autres : en effet, pour un professionnel très diplômé et très spécialisé, il est peu commun de faire le choix de l'enseignement, vue la grande différence de salaire entre une carrière en enseignement et une carrière de professionnel. CE type de candidature attire plus facilement les personnes désireuses de contexte et de conditions de travail différents que dans le privé.
       
      4/ Quelques conseils
      Les différences culturelles entre les deux nations ne sont pas à négliger dans ce type d'emploi. Pour tout candidat-enseignant issu du cursus scolaire Français, il est très difficile de connaître le contexte d'évolution de l'étudiant Québécois si l'on ne s'est pas profondément documenté sur celui-ci.
      Dans les CEGEP, pragmatisme et entraide l'emportent sur élitisme et théories.
      Les méthodes pédagogiques, les évaluations (examens, tests), le coût des études, les calendriers, sont autant de choses très différentes entre la France et le Québec.
      Ayant enseigné des deux côtés de l'atlantique, je peux vous assurer que la différence est considérable. Ainsi, si une expérience d'enseignement en France peut paraître un atout majeur, méfiance :
      - Les approches pédagogiques sont très différentes, pour ne pas dire opposées. Si la scolarité en Lycée Français est souvent dirigiste (Conseils de Classe, Bulletins, Autorité, CPE, Conseils de Discipline, Retenues, Appel ...), de ce côté-ci de l'atlantique il faut envisager le métier sous l'angle consensuel (discussions, approche humaniste, volontariat, cours à la carte, tutorat ...)
      - Le diplôme de CEGEP n'est pas un si-ne-qua-non pour obtenir un emploi pour un jeune. Certes les emplois sont modestes, mais de nombreux jeunes travaillent au sortir du Secondaire. Ainsi, l'ambiance de travail entre enseignants et étudiants au CEGEP est beaucoup plus convivial que dans les Lycées Français. Le CÉGEPien est plus motivé et plus mature que son cousin Lycéen.
      - Les cursus Québécois d'études ne sont pas élitistes. Les concours d'entrée dans des établissements de prestige n'existent pas.
      Ainsi, je conseille vivement à tout candidat enseignant issu de France de décrocher son Microprogramme.
      De plus, celui-ce se conclut dans la plupart des cas par un stage d'insertion en milieu du travail, une excellente porte d'entrée dans la vie professionnelle du futur enseignant.
      Si vous décrochez un entretien de sélection pour un poste d'enseignant, ne négligez pas votre préparation.
       
      5/ Le mot de la fin ...
      Si vous êtes Ingénieur d'une école Française et que l'enseignement vous séduit, c'est le moment où jamais. Mais ne pas négliger la préparation.
      Pour conclure, j'inviterais tout PVT diplômé d'une école d'ingénieur Française, ou Maître ou Docteur, spécialisé en Électronique ou Télécom, et intéressé par le métier, à me contacter.
       
      En espérant que ces conseils sauront vous être utiles,
       
      Cordialement,
       
      Nicolas.
       

    • By immigrer.com
      Le Québec a un urgent besoin de main-d’oeuvre qualifiée
      Profiter du libre-échange suppose que les entreprises soient concurrentielles, les travailleurs étant au coeur de l’équation
      3 novembre 2015 |Karl Rettino-Parazelli | Actualités économiques Photo: Archives Le Devoir Le Québec a environ trois ans devant lui pour répondre à sa pénurie de main-d’oeuvre spécialisée, sans quoi il pourrait voir l’opportunité que représentent les plus récentes ententes de libre-échange lui passer sous le nez, craint Manufacturiers et Exportateurs du Québec.
        L’association, qui représente les entreprises manufacturières et exportatrices du Québec, participe depuis lundi matin à un colloque international consacré à la main-d’oeuvre qualifiée, et elle profite de l’occasion pour lancer un cri d’alarme. À quelques années de la mise en oeuvre de l’entente de libre-échange avec l’Union européenne et du Partenariat transpacifique, il faut que les entreprises québécoises aient rapidement accès aux travailleurs spécialisés dont elles ont besoin, fait valoir le président de MEQ, Éric Tétrault.
        « Nous sommes membres de presque tout ce qui a été signé et de ce qui est en voie d’être signé dans les prochaines années en matière de libre-échange. C’est extraordinaire, mais ce sont des cadres. Maintenant, il faut en profiter, dit-il. Si tu veux en tirer parti plutôt que les subir, il faut que tes entreprises soient concurrentielles. »
        « Au Québec, on a un gros besoin de travailleurs qualifiés auquel on ne répond pas assez rapidement, résume Paul Bélanger, le directeur de l’Observatoire compétences-emplois de l’UQAM, qui organise le colloque. Les entreprises veulent se développer, mais elles ne trouvent pas le personnel qualifié dont elles ont besoin. »
        Le problème n’est pas nouveau. Le vieillissement de la population et la mutation des entreprises manufacturières québécoises — qui doivent se spécialiser pour se démarquer — augmentent les besoins en main-d’oeuvre qualifiée. Les compagnies cherchent par exemple des soudeurs, des machinistes et des électromécaniciens, mais les ressources manquent. Au total, quelque 150 000 emplois devront être pourvus au cours des trois ou quatre prochaines années, estime M. Bélanger.
       
      suite et source:  http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/454181/le-quebec-a-un-urgent-besoin-de-main-d-oeuvre-qualifiee
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