Jump to content

Search the Community

Showing results for tags 'le devoir'.



More search options

  • Search By Tags

    Type tags separated by commas.
  • Search By Author

Content Type


Forums

  • Démarches et vie pratique
    • Québec
    • Canada
    • Bilans et tranches de vie
    • Médecins, infirmières et pharmaciens
    • PVT
    • Retour dans son pays
    • Voyager, Visiter, Tourisme et prospection au Québec et au Canada
    • Lounge
    • Études et stages
    • Salle d'attente - échanges de dates
    • Parrainages et Mariages
    • USA : Tourisme et immigration - Vie aux États-Unis
  • Emploi (Ressources, outils, bons plans)
    • Offres d'emploi
    • Chiffres et études sur le marché de l'emploi
    • Routier au Canada (camionneur)
    • Votre profession
    • Ordres professionnels (Bons plans)
    • Techniques de recherche d'emploi
    • Votre entreprise (avis et postes disponibles)
    • Reconversion ou formation continue
  • Kiosques des spécialistes
    • TransferMate (virements internationaux)
    • Assurance PVT / Études / Stages
  • Sorties, loisirs et rencontres
    • Nouveaux, présentez-vous
    • Sorties
  • Affaires / Immobilier - Investissement
    • Acheter, vendre ou créer une entreprise ou un commerce
    • Immobilier résidentiel
  • Documents outils et ressources
    • Obtenir la citoyenneté
    • Formulaires
    • Taux de change et conversion des mesures
    • Calculateur des frais d'immigration et de subsistance
  • Petites annonces
    • Mobilier et matériel
    • Véhicules à vendre
    • Appartements et maisons à louer
    • Immobilier commercial
    • Colocation
  • Aide et organisation du site
    • Boite à idées
    • Support technique
  • Lina's Lorsque limmigration canada vous demande le certificat de police pour votre mari en haiti est ce quil doit le deposer au canada ou a l'ambassade canada en haiti?
  • Exemple de courrier pour le MIDI / Fédéral's Documents

Blogs

There are no results to display.

There are no results to display.


Find results in...

Find results that contain...


Date Created

  • Start

    End


Last Updated

  • Start

    End


Filter by number of...

Joined

  • Start

    End


Group


Gender


Date d'arrivée


Année de naissance


Profession


Préoccupation


Pays d'origine


Pays de résidence


City


Skype


Facebook


Website URL


ICQ

Found 21 results

  1. Des nouvelles règles pour aider les immigrants ingénieurs L’Ordre des ingénieurs modifiera ses règles pour reconnaître l’expérience passée à l’étranger 15 septembre 2017 |Lisa-Marie Gervais | Actualités en société Photo: Jacques Nadeau Le DevoirMaya Khoury était ingénieure dans son pays, la Syrie, qu’elle a dû fuir. À l’aube de la cinquantaine elle doit réorganiser sa vie au Canada. L’Ordre des ingénieurs du Québec s’apprête à faire adopter de nouvelles règles pour faciliter l’intégration des immigrants. Mais ces changements auront-ils vraiment un impact? Dans son pays d’origine, Maya Khoury concevait des bâtiments, « du sous-sol jusqu’à la clé dans la porte » ! Ici, cette ingénieure civile d’origine syrienne cherche plutôt des clés pour ouvrir la porte du marché du travail. « Ce n’est pas facile. Je ne m’attends pas à être ingénieure et c’est correct, je l’ai été pendant 20 ans. Mais j’aimerais au moins travailler dans mon domaine, celui de la construction », raconte la dame, en marge d’ateliers d’aide à l’emploi organisés spécifiquement pour les ingénieurs et architectes par le Centre social d’aide aux immigrants (CSAI). Arrivée au Québec avec toute sa famille il y a un an et demi, Maya Khoury a une bonne humeur contagieuse, quelques expériences de travail au Québec — réceptionniste à l’UQAM et caissière dans un Jean-Coutu — et parle un français excellent appris dans la petite enfance chez les soeurs Saint-Joseph à Alep. Mais la vérité est que les chances qu’elle puisse exercer comme ingénieure sont minces. En effet, de moins en moins de permis sont octroyés à des professionnels formés à l’étranger. Selon les plus récentes données, en 2013-2014, 34 % des permis junior à l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) — permettant une pratique sous supervision avant d’avoir le vrai permis — leur étaient octroyés, contre 18 % en 2016-2017. Cependant, le pourcentage d’immigrants déposant une demande de permis junior est quant à lui demeuré stable, entre 20 % et 25 % au cours des quatre dernières années. Ils sont surtout originaires de la France ou du Maghreb, étant donné l’existence de nombreux accords interuniversitaires. « L’accès à la profession, ce n’est pas évident. On ne peut pas dire qu’on ne faisait rien, mais disons qu’il y avait place à l’amélioration », reconnaît Kathy Baig, présidente de l’OIQ. Mais tout va changer, promet-elle. « Ça fait depuis 2013 que je m’implique à l’Ordre et que j’entends ces histoires de protectionnisme et de corporatisme. C’est un défi qui revient et, à un moment donné, on a décidé d’en faire une priorité », lance Kathy Baig. Elle admet que les longs délais pouvaient en rebuter plusieurs. Idem pour les coûts (entre 600 $ et 1200 $ pour une demande d’admission et 330 $ par examen prescrit), qui sont toutefois réduits de moitié pour les demandeurs d’asile. « On va changer complètement d’approche. » Nouvelles règles à l’OIQ Jeudi, le comité exécutif de l’OIQ a en effet entériné une série de nouvelles règles visant à mieux intégrer les immigrants à travers deux objectifs : augmenter le taux d’obtention du permis et réduire les délais. Dès mai 2018, chaque cas soumis sera étudié de manière personnalisée, scrutant le détail du parcours à l’étranger du candidat. L’objectif est de reconnaître son expérience de travail et d’en tenir compte afin de lui épargner certains examens et formations. « Avant, c’était beaucoup plus compartimenté. On se concentrait plus sur les diplômes, les études supérieures. On classait les gens dans des catégories et ça nous indiquait les formations et examens qu’ils devaient faire. Mais là, on va faire une entrevue personnalisée et, si on voit que [la personne] a la compétence requise, on va lui épargner certains examens », explique Mme Baig. Aucun quota pour les candidats étrangers ne sera instauré, mais l’idée demeure de réduire le fardeau pour qu’ils puissent obtenir plus facilement un permis de pratique. « On sait que, pour des [immigrants] qui ont 9, 10, 11 examens à faire, c’est long, et ils abandonnent en cours de route, dit-elle. Quand on est retiré de notre domaine de pratique pendant plusieurs mois, voire des années, c’est difficile d’y retourner. » Mme Baig dit être consciente que ce ne sont pas tous les immigrants ingénieurs qui tenteront d’obtenir leur permis de pratique. « Il y a beaucoup de gens qui se présentent aux séances d’information, mais très peu entament le processus, constate-t-elle. J’ai cru comprendre que, quand ils arrivent ici, ils ont plusieurs autres préoccupations à court terme que d’avoir leur permis. » Et pendant ce temps, le temps file… Le deuil de la profession Pour Lida Aghasi, directrice générale du Centre social d’aide aux immigrants, faciliter l’adhésion à l’OIQ est une première étape, mais cela ne garantit en rien l’obtention d’un emploi. « Accélérer l’accès à l’Ordre est une très bonne chose. Mais, selon moi, cela rend perplexes et démotive ceux qui obtiennent le membership et demeurent toujours sans emploi. Les employeurs ont aussi d’autres critères d’embauche [que le permis] », dit-elle, en insistant sur l’importance de les sensibiliser. source et suite: http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/508012/ingenieurs-immigrants-cherchent-emploi?
  2. La pénurie d’enseignants risque de s’aggraver non seulement à Montréal, mais partout au Québec. Plus de 100 000 élèves viendront s’ajouter au réseau d’écoles publiques dans les 11 prochaines années, indiquent les prévisions du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES). Selon ce que Le Devoir a appris, le nombre d’élèves doit augmenter de 14 % d’ici 2029 — et de 16 % dans les écoles francophones. La hausse des effectifs étudiants atteindra même 29 % dans les trois commissions scolaires francophones de l’île de Montréal — le nombre d’élèves passera de 150 680 (en 2016-2017) à 192 366 (en 2029-2030). Cette hausse prévue va créer une pression sur le réseau d’écoles publiques, qui se démène déjà avec une pénurie d’enseignants. « On n’a pas encore réalisé l’ampleur de la demande qui s’en vient dans le réseau public », dit Martin Maltais, professeur au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). « On aura besoin de plus d’enseignants et de plus de directions d’école, sinon on s’en va vers une catastrophe annoncée. Le défi est grand, parce qu’on est déjà en pénurie », ajoute le spécialiste du financement et des politiques d’éducation. Martin Maltais a découvert cette hausse prévue de 14 % du nombre d’élèves en fouillant dans les bases de données du MEES. Il sonne l’alarme dans un rapport de consultation qui doit mener à la création d’un Institut national d’excellence en éducation, envisagée par le ministre Sébastien Proulx. suite et source
  3. MAIN-D’OEUVRE Montréal International réclame des procédures d’immigration simplifiées 17 avril 2015 |Jeanne Corriveau | Montréal Photo: Annik MH De Carufel Le DevoirDominique Anglade L’obtention d’un statut de résident permanent devrait être facilitée pour les travailleurs spécialisés et les étudiants étrangers qui sont déjà dans la métropole, estime Montréal International, qui presse Québec et Ottawa de simplifier les procédures d’immigration. Seulement un étudiant étranger sur six dépose une demande de résidence permanente. Le taux est similaire chez les travailleurs temporaires, déplore la p.-d.g. de Montréal International, Dominique Anglade, qui croit que Montréal perd ainsi une précieuse main-d’oeuvre. Les perspectives d’emploi et la complexité du processus d’immigration sont les raisons les plus souvent invoquées pour expliquer ce phénomène, dit-elle : « Il faut qu’au Québec, on soit beaucoup plus proactif avec cette clientèle qui représente un bassin d’intégration extraordinaire pour l’immigration. » Après avoir plaidé auprès de Québec le rétablissement des crédits d’impôt pour des secteurs comme celui de la production de jeux vidéo, Montréal International compte faire du dossier de l’immigration son cheval de bataille en 2015, a indiqué Mme Anglade alors qu’elle dressait le bilan de l’année 2014 de son organisation en compagnie de Jacques Ménard, président du conseil d’administration de Montréal International. Investissements étrangers Dominique Anglade se dit satisfaite des réalisations de Montréal International, même si les investissements étrangers ont diminué en 2014 par rapport à l’année précédente. Montréal avait connu une année exceptionnelle en 2013 en raison de deux projets importants, ceux d’Ubisoft et d’Ericsson, qui ont fait grimper les investissements étrangers à près de 1,3 milliard. « Ce ne sont pas des projets qui arrivent systématiquement. Ce qu’il faut, c’est qu’on ait une structure organisationnelle qui nous permette d’aller chercher de tels investissements de façon plus systématique », a souligné Mme Anglade. L’année 2014 a tout de même permis d’aller chercher des investissements étrangers atteignant 866,8 millions. Montréal International espère dépasser la barre du milliard d’ici les trois prochaines années. suite et source: http://www.ledevoir.com/politique/montreal/437609/main-d-oeuvre-montreal-international-reclame-des-procedures-d-immigration-simplifiees
  4. Femmes immigrantes: une règle sur le parrainage bientôt annulée Une mesure édictée sous le gouvernement Harper leur fait risquer l'expulsion du pays en cas de rupture avec leur conjoint 17 septembre 2016 |Isabelle Porter, Lisa-Marie Gervais, Marco Fortier | Actualités en société Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le gouvernement Trudeau s’apprête à renverser une mesure controversée qui force les femmes immigrantes parrainées par leur conjoint à rester en couple au moins deux ans, à défaut de quoi elles risquent l’expulsion vers leur pays d’origine. Ces règles ont été édictées par le gouvernement Harper en 2012. En cas de rupture dans les deux années suivant le début de leur relation conjugale, ces femmes doivent reprendre à zéro le processus d’accession à la résidence permanente, qui ouvre la porte à une vie normale au Canada. Elles risquent d’être expulsées vers leur pays d’origine, même si elles ont des enfants nés au Canada. Selon ce que Le Devoir a appris, le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté compte déposer, d’ici la fin de l’année 2016, un projet de règlement qui modifiera ces règles encadrant la « résidence permanente conditionnelle ». Le Conseil du statut de la femme, le Conseil canadien des réfugiés et des chercheurs spécialisés en immigration attendent avec impatience ces changements à la loi. Ils dénoncent depuis longtemps les « effets pervers » de ce règlement, qui vise d’abord à empêcher les mariages de convenance destinés uniquement à obtenir la citoyenneté canadienne. Cette mesure touche tous les immigrants parrainés par un conjoint — environ 36 000 personnes au Québec, entre 2008 et 2012 — mais les femmes sont plus vulnérables que les hommes, selon les organismes d’aide aux nouveaux arrivants. « Le gouvernement Harper a instauré une résidence permanente conditionnelle. Beaucoup d’hommes en profitent. Ils vont chercher des femmes à l’étranger en se disant que les femmes ne connaissent pas leurs droits ni les lois, elles ne parlent ni français ni anglais, elles sont donc plus faciles à contrôler. Et ils savent que, si ça ne fait pas leur affaire, en deux ans monsieur peut quitter madame, et celle-ci perd sa résidence et sera retournée dans son pays d’origine », dit Nicole Richer, coordonnatrice depuis près de 30 ans de la maison d’hébergement Secours aux femmes de Montréal. source: http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/480254/immigration-prisonnieres-de-leur-couple?utm_medium=Social&utm_campaign=Autopost&utm_source=Twitter&utm_term=Autofeed#link_time=1474097294
  5. Une nouvelle fraude cible les immigrants en les menaçant d'expulsion 20 juillet 2016 |Marie-Michèle Sioui | Actualités en société Photo: iStockDe quatre plaintes en 2013, le nombre de signalements concernant la fraude d’immigration est passé à 1087 en 2015, selon des chiffres que le Centre canadien antifraude (CCAF) a transmis au «Devoir». Pendant quelques minutes, la semaine dernière, Yoann a bien cru que le Canada allait l’expulser vers son pays d’origine, la France. Au bout du fil, un agent des services canadiens de l’immigration lui disait bel et bien que des policiers l’attendaient chez lui, prêts à l’embarquer dans le premier avion qui traverserait l’Atlantique. Sauf que Yoann a eu un doute quand il s’est rendu compte que l’employé en question ne parlait pas français et ne semblait avoir aucun collègue qui puisse s’exprimer dans cette langue. Son incertitude aura été bénéfique : le Français était bel et bien victime d’un type de fraude qui fait de plus en plus de victimes chez les immigrants installés au pays. De quatre plaintes en 2013, le nombre de signalements concernant la fraude d’immigration est passé à 1087 en 2015, selon des chiffres que le Centre canadien antifraude (CCAF) a transmis au Devoir. Depuis le début de l’année en cours, 554 Canadiens ont porté plainte pour cette raison, un chiffre qui laisse entendre que la quantité de signalements pourrait dépasser ceux compilés l’année précédente. En pertes, cela équivaut à plus de 416 000 $ depuis janvier. En général, le modus operandi des fraudeurs consiste à exiger des frais qui permettent d’éviter une prétendue expulsion du pays. « La fraude fonctionne. Les gens payent. C’est aussi simple que ça », a répondu la caporale Josée Forest, de la Gendarmerie royale du Canada, quand on lui a demandé pourquoi les plaintes continuaient d’augmenter. Pire, les statistiques du CCAF montrent qu’environ 5 % de la population rapporte les cas de fraude. « Ce n’est pas beaucoup », a commenté Mme Forest. Des victimes ciblées Yoann, qui préfère taire son nom de famille, a reçu un type d’appel qui correspond en tout point à ceux que décrit Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) sur son site Web afin de sensibiliser les nouveaux arrivants. « J’ai eu quelqu’un en anglais qui m’a expliqué qu’il appelait des services d’immigration du Canada, qu’ils avaient reçu un avis d’expulsion, que je devais me rendre à mon domicile, que deux policiers m’y attendaient pour m’emmener au poste du centre-ville et me mettre dans le premier avion », a-t-il raconté au Devoir. L’interlocuteur de Yoann connaissait son prénom, son nom, son numéro de téléphone et son adresse. « Il savait que j’étais immigrant », a aussi relevé celui qui habite à Montréal depuis des années. Yoann, dont le nom de famille n’a pas de consonance étrangère, a peut-être été victime d’une étrange coïncidence. Parce qu’habituellement, les fraudeurs consultent les bottins téléphoniques et appellent les résidants qui ont des noms de famille exotiques, a remarqué Josée Forest. « Si une personne vient juste d’immigrer, elle n’est pas au courant de nos lois et elle peut avoir une certaine crainte des services policiers », a-t-elle expliqué, pour justifier le recours à ce genre de pratique. Aussi les fraudeurs choisissent-ils certaines régions dans l’espoir d’y trouver davantage d’immigrants. « Ils vont cibler Toronto, par exemple. Ils n’iront pas à Sept-Îles », a illustré la caporale Forest, qui se garde d’associer la hausse des plaintes constatée en 2016 avec l’arrivée de réfugiés syriens. source: http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/475888/une-nouvelle-fraude-qui-cible-les-immigrants
  6. Montréal, capitale du bon pain La métropole québécoise détient le record des boulangeries artisanales en Amérique du Nord Philippe Mollé Le Devoir Montréal serait-elle en passe de devenir une référence dans la fabrication du bon pain dans le monde ? Certes, le nombre de boulangeries ne cesse de croître au Canada, mais c’est à la métropole québécoise qu’appartient le record des boulangeries artisanales. Depuis une dizaine d’années, il s’en ouvre de façon régulière, et d’excellentes, qui placent les artisans à l’avant-scène. Plus encore, des moulins comme ceux de Soulanges, par exemple, se mettent à leur service pour fournir des farines adaptées aux différentes panifications : du blé québécois pour répondre à la demande et qui correspond fort bien aux attentes, explique Martin Falardeau, de la boulangerie Le pain dans les voiles. C’est là qu’entre vraiment en jeu le métier de boulanger, qui doit apprendre à composer avec l’humidité, trop de force dans une farine, un levain qui ne goûte pas le vinaigre et une cuisson parfaite pour la finalité et le tour de main. Des jeunes au fournil Si le comportement des consommateurs montréalais à l’égard du pain a grandement changé, il n’en demeure pas moins que la grande majorité de ce qui est vendu au Québec reste le pain tranché. Mais quelques boulangeries, ici et là, proposent de plus en plus de bons produits en région. http://m.ledevoir.com/article-470595
  7. MARCHÉ DU TRAVAIL L’anglais mieux que le français pour les immigrants 7 avril 2016 | Robert Dutrisac - Correspondant parlementaire à Québec | Québec Photo: Fatih Hoca / Getty Images«Les immigrants qui ne parlent pas anglais n'ont pas accès à 40 % des emplois» au Québec, relève l'économiste Brahim Boudarbat. Les nouveaux arrivants qui ne parlent que le français éprouvent plus de difficulté à se dénicher un emploi au Québec que ceux qui ne connaissent que l’anglais. Le taux de chômage de ces immigrants francophones est de 40 % supérieur à celui de ces nouveaux arrivants anglophones. C’est ce qui ressort de la compilation, obtenue par Le Devoir, que le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) a faite à partir de l’Enquête nationale auprès des ménages de Statistique Canada de 2011 et de 2006. Ainsi, le taux de chômage des immigrants récents — ceux qui sont arrivés depuis cinq ans ou moins — qui ne parlent que l’anglais atteint 16 %, alors qu’il se gonfle à 23 % chez les mêmes immigrants récents qui ne parlent que le français, pour une différence d’un peu plus de 40 %. Dans les premières années suivant leur arrivée, les unilingues francophones (comme leur langue maternelle n’est pas le français pour la plupart, ils sont en fait bilingues) sont affligés du même taux de chômage que les immigrants allophones qui ne connaissent ni le français ni l’anglais. En revanche, ces nouveaux arrivants allophones, souvent des femmes, participent peu au marché du travail. De leur côté, les immigrants récents anglophones qui ne connaissent pas le français font aussi bien sur le marché du travail que les nouveaux arrivants qui connaissent les deux langues officielles du Canada. Dans la région de Montréal, ces immigrants anglophones peuvent compter sur des entreprises prêtes à les accueillir. Vingt-huit pour cent des immigrants travaillent le plus souvent en anglais, note l’économiste Brahim Boudarbat, de l’Université de Montréal, un des auteurs avec Gilles Grenier, de l’Université d’Ottawa, du volumineux rapport remis au MIDI en novembre 2014 et intitulé L’impact de l’immigration sur la dynamique économique du Québec. «Les immigrants qui ne parlent pas anglais n'ont pas accès à 40 % des emplois» au Québec, relève Brahim Boudarbat. Bilinguisme exigé Une des raisons qui expliquent les difficultés dans le marché du travail des nouveaux arrivants francophones, c’est l’exigence généralisée du bilinguisme, surtout dans la région de Montréal. « C’est clair que c’est un problème », a signalé Michèle Vatz-Laaroussi, professeure en travail social à l’Université de Sherbrooke. « Les immigrants francophones qui arrivent n’ont pas cette qualification-là. » Les organismes en immigration réclament depuis longtemps des cours gratuits pour ces francophones, mentionne-t-elle. source: http://www.ledevoir.com/politique/quebec/467513/chomage-chez-les-nouveaux-arrivants
  8. Le Québec a un urgent besoin de main-d’oeuvre qualifiée Profiter du libre-échange suppose que les entreprises soient concurrentielles, les travailleurs étant au coeur de l’équation 3 novembre 2015 |Karl Rettino-Parazelli | Actualités économiques Photo: Archives Le Devoir Le Québec a environ trois ans devant lui pour répondre à sa pénurie de main-d’oeuvre spécialisée, sans quoi il pourrait voir l’opportunité que représentent les plus récentes ententes de libre-échange lui passer sous le nez, craint Manufacturiers et Exportateurs du Québec. L’association, qui représente les entreprises manufacturières et exportatrices du Québec, participe depuis lundi matin à un colloque international consacré à la main-d’oeuvre qualifiée, et elle profite de l’occasion pour lancer un cri d’alarme. À quelques années de la mise en oeuvre de l’entente de libre-échange avec l’Union européenne et du Partenariat transpacifique, il faut que les entreprises québécoises aient rapidement accès aux travailleurs spécialisés dont elles ont besoin, fait valoir le président de MEQ, Éric Tétrault. « Nous sommes membres de presque tout ce qui a été signé et de ce qui est en voie d’être signé dans les prochaines années en matière de libre-échange. C’est extraordinaire, mais ce sont des cadres. Maintenant, il faut en profiter, dit-il. Si tu veux en tirer parti plutôt que les subir, il faut que tes entreprises soient concurrentielles. » « Au Québec, on a un gros besoin de travailleurs qualifiés auquel on ne répond pas assez rapidement, résume Paul Bélanger, le directeur de l’Observatoire compétences-emplois de l’UQAM, qui organise le colloque. Les entreprises veulent se développer, mais elles ne trouvent pas le personnel qualifié dont elles ont besoin. » Le problème n’est pas nouveau. Le vieillissement de la population et la mutation des entreprises manufacturières québécoises — qui doivent se spécialiser pour se démarquer — augmentent les besoins en main-d’oeuvre qualifiée. Les compagnies cherchent par exemple des soudeurs, des machinistes et des électromécaniciens, mais les ressources manquent. Au total, quelque 150 000 emplois devront être pourvus au cours des trois ou quatre prochaines années, estime M. Bélanger. suite et source: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/454181/le-quebec-a-un-urgent-besoin-de-main-d-oeuvre-qualifiee
  9. Le Canada est en récession 1 septembre 2015 09h10 |François Desjardins | Actualités économiques Photo: Fred Chartrand La Presse canadienneStatistique Canada a indiqué que le PIB, en rythme annualisé, a reculé de 0,5 % au cours du deuxième trimestre. Tout le monde le prédit depuis des semaines: frappée par la baisse des cours du pétrole, l’économie canadienne s’est bel et bien contractée sur une période de six mois, ce qui correspond à la définition classique d’une récession. Statistique Canada a indiqué ce matin que le produit intérieur brut, en rythme annualisé, a reculé de 0,5 % au cours du deuxième trimestre. Cette régression vient s’ajouter à une baisse de 0,8 % observée au cours du premier trimestre. En guise de perspective, l’agence fédérale a rappelé que l’économie américaine a progressé de 3,7 % au cours du deuxième trimestre. La Banque du Canada a récemment prédit que l’économie canadienne va croître de seulement 1,1 % cette année. source : http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/448996/recession-au-canada
  10. SHERBROOKE MULTICULTURELLE Entre intégration et intolérance 22 août 2015 | Fabien Deglise à Sherbrooke | Actualités en société Photo: Annik MH De Carufel Le DevoirL’épicier Abdelbari SouibguiSurprise : la Reine des Cantons-de-l’Est s’illustre pour ses crimes haineux dans un lot de villes canadiennes. Excès de documentation, plaident les autorités ; écosystème social en mutation et réaction à vif au débat sur la charte des valeurs, affirment certains. Cinquante-deux pancartes écrites à la main : le décompte a été conservé en mémoire, avec la précision du chiffre, par Mohamed Kounna, propriétaire d’une épicerie-boucherie à saveur moyen-orientale, sise rue Belvédère Sud, à Sherbrooke. « J’en ai enlevé 52 sur toute la rue, résume-t-il d’une voix douce et calme, debout devant le comptoir de viandes, dont le caractère halal est affiché, sans ostentation, sur la vitrine de son commerce. Dessus, on pouvait lire : “ Non à l’islam. Non aux musulmans ”. Avec des choses comme ça, on ne peut pas le nier : il y a, dans la société, des gens qui acceptent plus difficilement l’autre. » Cette « récolte » de pancartes vindicatives, c’est entre 2013 et 2014 qu’il l’a réalisée. Le Québec au grand complet vivait alors au temps de débats passionnés sur l’identité nationale et la charte des valeurs, alimentant entre autres la campagne électorale du Parti québécois. « Cela a changé les mentalités, reconnaît M. Kounna, qui préside également à la destinée de l’Association culturelle islamique de l’Estrie. Une parole xénophobe a été libérée à ce moment-là. Et, même si les esprits se sont calmés depuis, les choses ne sont plus pareilles. Il reste encore des points de tension entre les communautés, ici, à Sherbrooke. » La statistique croise-t-elle le chemin de la perception ? La dernière livraison du rapport du Centre canadien de la statistique juridique sur les crimes haineux déclarés par la police au Canada en 2013 pourrait en effet le laisser croire. Contre toute attente, la ville de Sherbrooke y trône au 8e rang des villes canadiennes ayant enregistré le plus haut taux de ce genre de crime au pays : il est de 7 pour 100 000 habitants pour la Reine des Cantons-de-l’Est, contre 3,3 en moyenne à l’échelle du pays. Dans ce palmarès, Sherbrooke demeure la seule ville québécoise à s’afficher dans le peloton de tête, le top 10, entourée de villes comme Thunder Bay (au premier rang), Hamilton, Guelph, Vancouver ou Toronto, en Ontario et en Colombie-Britannique. Pour ne citer qu’elles. Montréal occupe le 15e rang. Québec ? Le 20e. source et suite de l'article : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/448196/sherbrooke-multiculturel-entre-integration-et-intolerance
  11. Moins de cours «Québec 101» pour les nouveaux arrivants 25 juin 2015 |Marco Fortier | Québec Photo: Jacques Nadeau Le DevoirLes cours visés par la réduction de l’offre sont veux qui servent à donner aux nouveaux arrivants les clés pour comprendre le Québec. L’austérité frappe l’intégration des immigrants francophones : sans faire de bruit, le gouvernement Couillard vient de réduire l’offre de deux programmes destinés à faire connaître les valeurs québécoises aux nouveaux arrivants. Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) diminuera de 25 %, à compter du 1er juillet, le nombre de séances données aux immigrants dans le cadre des programmes Premières démarches d’installation et Objectif intégration. Ces cours visent à donner aux nouveaux arrivants toutes les clés pour comprendre le Québec : comment trouver du travail, connaître les valeurs québécoises, inscrire ses enfants à l’école, obtenir une carte d’assurance maladie, et ainsi de suite. Parce que la demande pour ces séances de formation diminue sans cesse, le gouvernement Couillard en offrira 25 % de moins. Le MIDI a informé les 19 organismes qui offrent ces cours, la semaine dernière, de sa décision de couper le nombre de séances offertes. « On répond à la demande. Les cours sont toujours offerts, mais la demande diminue », explique Marie-Hélène Paradis, directrice de cabinet de la ministre Kathleen Weil. Elle ne pouvait préciser mercredi, jour de la fête nationale, quelle proportion des quelque 50 000 nouveaux arrivants suit ces formations chaque année. source et suite : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/443578/moins-de-cours-quebec-101-pour-les-nouveaux-arrivants
  12. Une aide venue de l’étranger La région de Québec s’intéresse de plus en plus aux travailleurs immigrants 31 janvier 2015 |Éric Desrosiers | Actualités économiques Photo: Renaud Philippe Le DevoirL’un des principaux objectifs de la réforme que vient de mettre en branle la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, vise à dénicher à l’étranger les talents qui manqueront aux entreprises québécoises. Le gouvernement Couillard entend réformer les règles d’immigration dans l’espoir, notamment, qu’elles permettent de mieux répondre aux problèmes de rareté de main-d’oeuvre. Moins habituée que d’autres à accueillir des travailleurs étrangers, la région de Québec compte aujourd’hui de plus en plus sur leur aide en la matière. La ministre québécoise de l’Immigration, Kathleen Weil, ne s’en cache pas. L’un des principaux objectifs de la réforme qu’elle vient de mettre en branle est de nature économique et vise à dénicher à l’étranger, avec le plus de précision possible, les talents qui manqueront aux entreprises québécoises. La tâche ne sera pas facile, admet-on, non seulement parce qu’il faudra aussi trouver le moyen de mieux intégrer qu’on ne le fait actuellement cette main-d’oeuvre venue d’ailleurs, mais également parce que le Québec n’est pas seul à en avoir besoin. La région de la capitale fait face à des défis semblables, mais à une autre échelle. On y a depuis longtemps l’habitude d’accueillir sa large part de Québécois qui quittent chaque année les régions du Saguenay–Lac-Saint-Jean, du Bas-Saint-Laurent ou de la Gaspésie. On voudrait maintenant en recevoir plus de la France, de la Tunisie ou du Mexique. Cet objectif est au coeur de la mission de Québec international. L’agence de développement économique offre de l’accompagnement et de la formation aux entreprises de la région, sert de vitrine et d’intermédiaire auprès des travailleurs étrangers, qu’ils soient déjà installés au Canada ou pas, et organise des missions de recrutement à l’étranger. suite et source : http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/430504/une-aide-venue-de-l-etranger?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter
  13. ÉTUDIANTS FRANÇAIS Hollande et Couillard s'entendent sur un «traitement spécifique» 4 novembre 2014 14h10 | La Presse canadienne à Québec | Québec Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienneLe président français François Hollande en compagnie du premier ministre du Québec, Philippe Couillard. La France et le Québec se sont entendus sur les principes «d'un traitement spécifique»pour les étudiants français qui fréquentent les institutions québécoises, a déclaré le premier ministre Philippe Couillard, mardi. M. Couillard n'a cependant pas donné de précisions concernant son intention de tripler les frais de scolarité des étudiants français, faisant valoir que les détails de l'entente doivent encore être négociés. «Nous voulons également que les étudiants français puissent continuer à venir ici en continuant de bénéficier d'un traitement spécifique, mais nous voulons également qu'il y ait plus d'étudiants québécois qui se rendent en France dans les universités et éventuellement dans les grandes écoles, a-t-il dit aux journalistes. Voilà les objectifs sur lesquels nous nous sommes entendus. Maintenant il reste à nos équipes à faire le plus difficile, c'est-à-dire de conclure l'entente sur la base de ces principes.» De passage à l'Assemblée nationale dans le cadre d'une visite d'État, le président français François Hollande a fait de cette question un enjeu de reconnaissance des liens de coopération entre le Québec et la France, dans un discours prononcé au Salon bleu, en présence des députés. «Nous avons pu avancer sur des principes qui nous permettront de garder cette spécificité qui permet à des étudiants français de venir ici au Québec, comme d'ailleurs à des étudiants québécois de pouvoir venir en France, dans les universités et dans les grandes écoles, a-t-il dit dans son allocution. La spécificité n'est pas un privilège. La spécificité, c'est la reconnaissance de notre amitié.» Lors d'une conférence de presse conjointe, M. Hollande a affirmé qu'il demeurait tout de même sensible aux considérations budgétaires qui ont mené le gouvernement québécois à remettre en question l'accès des étudiants français aux études supérieures au même tarif que pour les Québécois. «Nous sommes amenés à faire des choix sur le plan budgétaire mais, et je ne parle qu'au nom de la France, il faut que ces choix budgétaires qui doivent nous conduire à réduire les déficits n'entravent pas les priorités qui sont les nôtres et notamment l'éducation, la recherche, la culture, et ne puissent pas être défavorables à la croissance, a-t-il dit. Sur ces bases-là, nous avons je crois les conditions d'une entente que les équipes vont maintenant mettre dans le détail.» M. Hollande n'a pas voulu dire si, lors des discussions, la France avait évoqué la possibilité de remettre en question son financement de la commission permanente de coopération franco-québécoise, socle des échanges entre les deux partenaires. M. Couillard a évoqué la possibilité de finaliser cette entente au cours des prochaines semaines ou mois. En vertu d'une entente signée en 1978, les quelque 12 000 Français qui fréquentent une université québécoise paient pour l'instant les mêmes frais de scolarité qu'un étudiant québécois. suite et source : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/422915/etudiants-francais-hollande-demande-le-maintien-du-traitement-de-faveur
  14. Au Québec, la classe moyenne se porte bien Le déclin proclamé est un mythe, démontrent des chercheurs de l’Université de Sherbrooke 4 novembre 2014 |Éric Desrosiers | Actualités économiques Photo: Michaël Monnier Le DevoirUn peu moins de la moitié (46,7 %) des ménages québécois gagnaient entre 75 % et 150 % du revenu médian en 2010, correspondant à la définition de la classe moyenne la plus couramment utilisée par les experts. La classe moyenne ne s’érode pas au Québec, en dépit d’une perception répandue, et grâce, notamment, aux impôts et transferts de l’État providence, constate une étude de l’Université de Sherbrooke. Un peu moins de la moitié (45,8 %) des ménages québécois gagnaient entre 75 % et 150 % du revenu médian en 1976, correspondant à la définition de la classe moyenne la plus couramment utilisée par les experts. Cette proportion n’avait pratiquement pas changé, et était même légèrement supérieure (46,7 %) presque 35 ans plus tard, en 2010, constate une étude d’une trentaine de pages dévoilée lundi par la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke. Le portait serait toutefois différent si l’on ne tenait pas compte de l’effet redistributif de la fiscalité et des transferts sociaux des gouvernements, y notent les chercheurs François Delorme, Suzie St-Cerny et Luc Godbout. Si on s’était arrêté aux seuls revenus de marché, la proportion de ménages appartenant à la classe moyenne au Québec serait passée de 36,8 %, en 1976, à seulement 29,4 %, en 2010. « Cela déboulonne le mythe du déclin de la classe moyenne au moment même où de plus en plus de politiciens au Canada se veulent les champions d’une classe moyenne en péril », a observé en entretien téléphonique au Devoir, l’économiste François Delorme, qui rappelle l’importance centrale qu’a toujours prise cette classe dans les économies développées. Un mythe qui s’explique peut-être, en partie, par le fait que l’on a véritablement assisté à un effritement de la classe moyenne dans d’autres pays, comme les États-Unis ou la France, ou peut-être encore par le fait que les ménages québécois se savent aujourd’hui plus endettés qu’ils ne l’étaient à la fin des années 70. Les classes moyennes Si la proportion générale de la classe moyenne au Québec reste inchangée, il en est tout autrement de la nature de ceux qui la composent. La moitié d’entre eux étaient des familles avec deux parents il y a 35 ans. Elles ne comptent plus que pour le quart aujourd’hui, la part de personnes seules étant passé de 21 % à 28 %, celle des couples sans enfant de 24 % à 29 %, alors que les familles monoparentales sont passées de seulement 6 % du total, à trois fois plus (18 %). Le gouvernement qui voudrait aujourd’hui venir en aide à la classe moyenne verra sa tâche drôlement compliquée, observe François Delorme. Les besoins et la réalité de cette population se sont considérablement diversifiés. Auparavant, une ou deux grandes mesures pouvaient faire l’affaire. Il en faudra dorénavant cinq ou six. Plutôt que de la classe moyenne, nous devrions parler des classes moyennes. suite et source : http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/422855/la-classe-moyenne-quebecoise-se-porte-bien
  15. ENSEIGNEMENT À DISTANCE Engouement pour les cours en ligne ouverts et gratuits 16 octobre 2014 | Etienne Plamondon Emond - Collaborateur | Éducation Photo: Archives Le DevoirMalgré l’enthousiasme suscité par les cours en ligne ouverts et gratuits, le taux d’abandon reste important. Ce texte fait partie d'un cahier spécial. L’engouement pour les cours en ligne ouverts et massifs (CLOM), mieux connus sous leur acronyme anglophone MOOC (massive open online course), gagne les établissements de formation à distance. Cégep à distance en a expérimenté un premier cet automne et la TÉLUQ en amorcera deux à partir du 20 octobre prochain. Mais pourquoi des établissements offrant déjà des formations en ligne se lancent-ils dans cette aventure ? Le phénomène des CLOM fait de nombreux adeptes chez les internautes. Plusieurs universités, dont certaines très réputées, concoctent depuis quelques années ces cours offerts en ligne gratuitement. Les établissements québécois de formation à distance commencent aussi à défricher ce terrain. Via sa nouvelle plateforme nommée Ouvert, Cégep à distance a offert dans les dernières semaines un cours en ligne gratuit d’introduction à la biologie, intitulé « Un corps en équilibre, c’est vital ». Plus de 900 personnes s’y sont inscrites. Accessible jusqu’en décembre, le cours administré en quatre volets aborde la matière généralement donnée aux étudiants qui amorcent une technique dans le domaine de la santé. L’angle adopté visait, du même coup, à intéresser un plus large public. Il s’agit donc à la fois d’un soutien à l’apprentissage pour les étudiants déjà inscrits dans un programme collégial et d’une manière de parfaire la culture générale d’adultes curieux. Le prochain CLOM, prévu le printemps prochain, abordera les finances personnelles.« On a réfléchi pour développer notre propre vision, qui était adaptée au monde collégial québécois, explique Isabelle Delisle, conseillère pédagogique et chargée de projet de Cégep à distance. On a une clientèle de jeunes adultes plus ou moins desservis actuellement par les CLOM, qui sont typiquement universitaires. » La TÉLUQ, de son côté, a inauguré récemment son portail Ulibre dédié aux CLOM. Le 20 octobre prochain, deux cours commenceront leur vie en ligne : l’un sur la conciliation travail-famille et l’autre sur l’histoire politique du Québec. Déjà, près de 1500 inscriptions ont été enregistrées pour chacun d’eux. « Oui, ça fait 40 ans qu’on fait de la formation à distance, et on donne des cours en ligne depuis presque 15 ans,admet Gilbert Paquette, directeur du projet Ulibre. Ce qu’il y a de nouveau avec les CLOM, c’est qu’on ouvre vers l’international et l’ensemble de la francophonie, tout en donnant ce service collectif et démocratique. » Quelque 50 % des visites du site Ulibre ont, jusqu’à maintenant, été réalisées à l’extérieur du Canada. Attirer une nouvelle clientèle « On a eu beaucoup plus d’étudiants francophones de l’extérieur du Canada que je croyais », s’étonne Véronique Campbell, la professeure qui a donné le premier CLOM pour Cégep à distance. Environ 15 % des personnes inscrites provenaient d’ailleurs, essentiellement de la Tunisie, de l’Algérie, du Sénégal et du Maroc. « Dans les forums de discussion, les étudiants pouvaient échanger, et je trouvais que c’était intéressant d’avoir le point de vue des personnes à l’étranger », ajoute-t-elle. « Il y a beaucoup, dans notre clientèle, de futurs immigrants ou de gens qui viennent d’immigrer, qui ont besoin de parfaire leurs connaissances ou d’aller chercher une formation manquante pour la reconnaissance de leur diplôme, dit Caroline Lambert,coordonnatrice administrative de Cégep à distance. Le CLOM sert aussi de vitrine auprès de cette clientèle. » Cégep à distance attend de faire le bilan de ses deux premiers CLOM, qui seront analysés par une équipe de chercheurs, avant de se lancer dans l’élaboration d’un modèle d’affaires. À la TELUQ, on y réfléchit déjà. « Le modèle économique est encore à trouver, écrit par courriel Denys Lamontagne, éditeur du site Thot Cursus (cursus.edu), spécialisé dans les questions de formation numérique, en réponse aux questions du Devoir. Les établissements de formation à distance assistent au phénomène sans trop de mal jusqu’ici, mais ils s’en inquiètent ; ils peuvent en profiter ou encore passer tout à fait à côté. Tout dépend de leur niveau d’engagement et de leurs buts. » source : http://www.ledevoir.com/societe/education/421036/enseignement-a-distance-engouement-pour-les-cours-en-ligne-ouverts-et-gratuits
  16. Pas de pénurie de main-d’oeuvre à l’horizon 22 juillet 2014 |Karl Rettino-Parazelli | Emploi Photo: Jacques Grenier Le DevoirLe secteur de la vente et des services, c’est-à-dire la vente au détail et la restauration, par exemple, représentera environ le quart de tous les emplois au Québec en 2022 Le Québec ne connaîtra pas une pénurie de main-d’oeuvre généralisée au cours de la prochaine décennie, à condition que les jeunes, les immigrants et même les aînés mettent tous la main à la pâte, révèlent les plus récentes projections du marché du travail publiées lundi par Emploi Québec. Confrontée au vieillissement de sa population, la province n’est toutefois pas à l’abri d’une rareté de travailleurs dans certains secteurs, prévient-on. Le portrait brossé par le gouvernement québécois pour évaluer les perspectives de l’emploi à moyen (2013-2017) et long terme (2013-2022) permet de mesurer l’ampleur des défis à relever. Les économistes du ministère de l’Emploi prévoient que plus de 700 000 emplois seront disponibles d’ici 2017, les trois quarts d’entre eux étant laissés vacants en raison de départs à la retraite. D’ici 2022, on comptera près de 1,36 million de postes à pourvoir, dont 81 % le seront pour combler le départ des travailleurs plus âgés. Cette demande de main-d’oeuvre pourra être comblée grâce à une diversification de la population en âge de travailler. « Compte tenu du contexte de ralentissement démographique, la croissance de la population active continuera de reposer, dans une large mesure, sur la hausse de la participation des femmes, sur une plus grande fidélité au marché du travail de la part des quinquagénaires et des sexagénaires, ainsi que sur un solde migratoire favorable », expliquent les auteurs du rapport. « On ne saurait prédire des pénuries de main-d’oeuvre, mais des situations de rareté relatives pourront se manifester pour certaines professions », poursuivent-ils plus loin, sans préciser les secteurs concernés. Entre 2013 et 2017, Emploi Québec estime qu’un peu plus de la moitié de l’offre de main-d’oeuvre proviendra des jeunes de 15 à 24 ans et que le sixième reposera sur la future population immigrante. Ces proportions devraient légèrement augmenter pour la période 2013-2017. Le secteur de la vente et des services, c’est-à-dire la vente au détail et la restauration par exemple, représentera environ le quart de tous les emplois au Québec en 2022, comme c’est déjà le cas à l’heure actuelle. Le domaine des affaires, de la finance et de l’administration devrait conserver sa seconde place, malgré une légère diminution de son importance. En parallèle, le tiers des travailleurs occupera des emplois de niveau « technique », qui nécessitent une formation technique au collégial ou une formation professionnelle au secondaire. Non loin derrière, les emplois de niveau « intermédiaire », qui requièrent un diplôme d’études secondaires et une courte formation en entreprise, représenteront près de 30 % de tous les emplois. Chômage en baisse Le gouvernement prévoit également que le taux de chômage diminuera de manière régulière au cours des prochaines années en atteignant 6,2 % en 2017 et 5,7 % en 2022, ce qui se rapproche de ce que les économistes décrivent comme le plein emploi. « L’adéquation entre l’offre et la demande va être très importante. Lorsque vous avez peu de chômeurs, vous êtes mieux de faire en sorte que ceux qui sont là sont bien formés et prêts à intégrer le marché du travail. C’est notre grand défi », affirme le ministre du Travail, François Blais, en entrevue au Devoir. suite et source : http://www.ledevoir.com/economie/emploi/414015/pas-de-penurie-de-main-d-oeuvre-a-l-horizon
  17. PRÉVISION DE RBC L’Alberta dominera le Canada 12 juin 2014 | La Presse canadienne à Toronto | Actualités économiques Photo : davebloggs/CCUne vue de Calgary. Les prévisions économiques émises mercredi par la Banque Royale du Canada signalent que l’Alberta dominera d’ici l’an prochain le palmarès de la croissance des provinces canadiennes. En effet, la croissance économique de l’Alberta s’élèvera à 3,7 % cette année et à 3,5 % en 2015. Cette année, l’emploi progressera de 2,9 % en Alberta, mieux que dans toutes les autres provinces. RBC établit la croissance économique moyenne du Canada à 2,4 % en 2014 et à 2,7 % l’année prochaine, surtout grâce au raffermissement de l’économie américaine et à un recul de la valeur du dollar canadien par rapport à celui des États-Unis. L’économie du Québec est pour sa part en voie de connaître un progrès légèrement supérieur en 2014 et 2015, en vertu d’une croissance du PIB réel de 1,9 % cette année et de 1,8 % en 2015, alors qu’elle a été de 1,1 % en 2013. Les exportations québécoises de marchandises continuent de progresser après avoir fait marche arrière durant la majeure partie des 12 dernières années. Les données sur l’emploi au Québec déçoivent depuis le début de l’année mais selon RBC, cette faiblesse peut s’expliquer en partie par des conditions climatiques mauvaises l’hiver dernier mais aussi par l’hésitation des entreprises à l’égard des embauches et des investissements dans la province. L’économie de l’Ontario avancera de 2,3 % cette année, selon RBC, après n’avoir progressé que d’un maigre 1,3 % au cours des deux dernières années. http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/410674/prevision-de-rbc-l-alberta-dominera-le-canada
  18. PORTRAIT STATISTIQUE Le marché du travail plus accueillant pour les jeunes qu’il y a vingt ans 25 février 2014 | Caroline Montpetit | Actualités en société Photo : Annik MH De Carufel - Le DevoirL’emploi est toujours en étroite relation avec la scolarité puisqu’on note un écart de plus de 25 points dans l’emploi entre les jeunes qui n’ont pas de diplôme d’études secondaires et ceux qui en ont un. Ils ont leurs enfants plus tard, lisent plus de livres, sont plus nombreux à travailler et ont de meilleurs salaires qu’il y a vingt ans. Ils vivent moins souvent en couple, fument moins, mais boivent plus d’alcool qu’autrefois. Ils sont majoritairement francophones, mais aussi majoritairement bilingues. Les jeunes hommes ont toujours des salaires moyens supérieurs à ceux des jeunes femmes. Ce sont quelques-uns des traits qui se dégagent du portrait statistique des jeunes Québécois de 15 à 29 ans, publié lundi par l’Institut de la statistique du Québec. Même s’ils ont de meilleures possibilités d’emploi depuis quelques années, ces jeunes sont nombreux à vivre assez tard chez leurs parents. C’est en effet le cas de 57 % des jeunes Québécois de 20 à 24 ans et de 19 % des jeunes de 25 à 29 ans. « Les jeunes femmes quittent généralement le foyer parental plus tôt que les jeunes hommes. Dans la vingtaine, les femmes sont proportionnellement plus nombreuses à vivre en couple », peut-on lire dans cette étude. Les femmes demeurent, on le sait, plus nombreuses à obtenir un diplôme d’études secondaires que les garçons, avec un écart de 7 points à travers le Québec en 2010-2011, mais l’écart entre les sexes se rétrécit depuis 2007-2008. Le taux de décrochage au secondaire dans son ensemble aurait d’ailleurs diminué à 16 %en 2010-2011, en baisse constante depuis le sommet de 22 % observé en 2001-2002. Il demeure toutefois affolant dans le Nord-du-Québec, où 66 % des jeunes n’obtiennent pas de diplôme d’études secondaires. Il est élevé aussi dans les régions de l’Outaouais (25,8 %) et de Montréal (20,8 %). L’emploi est toujours en étroite relation avec la scolarité, puisqu’on note un écart de plus de 25 points dans l’emploi entre les jeunes qui n’ont pas de diplôme d’études secondaires et ceux qui en ont un. Moins de fumée, plus d’alcool Côté santé, les militants contre la cigarette peuvent se réjouir d’avoir vu baisser le taux de fumeurs chez les 15 à 29 ans de 27,6 % en 2000-2001 à 17,6 % en 2009-2010. Mais les jeunes Québécois boivent plus qu’autrefois : 74 % des 15 à 29 ans disent en effet consommer de l’alcool sur une base régulière, soit au moins une fois par mois. Quant aux consommateurs dits excessifs, soit qui boivent au moins cinq consommations au cours d’une même occasion au moins 12 fois dans l’année, ils forment le tiers des 15 à 29 ans. source : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/401050/portraitstatistique-le-marche-du-travail-plus-accueillant-pour-les-jeunes-qu-il-y-a-vingt-ans
  19. Pauvres immigrants Les travailleurs à faible revenu sont trois fois plus nombreux parmi ceux qui sont nés à l’étranger que parmi les natifs du Québec 19 février 2014 | Éric Desrosiers | Actualités économiques Photo : Jacques Grenier - Archives Le DevoirAu Québec, les immigrants courent plus de risques de rester sous le seuil de faible revenu que les travailleurs nés dans la province.Pour plus de détails, consultez l'étude suivante des pages 7 à 12 Les immigrants courent plus de risques de rester sous le seuil de faible revenu au Québec, même s’ils ont un emploi, que n’importe où ailleurs au Canada, selon l’Institut de la statistique du Québec. La proportion de travailleurs nés au Québec et ayant au moins travaillé l’équivalent de 26 semaines à temps plein durant l’année, mais dont le ménage, malgré tout, ne gagne pas assez, après impôt, pour dépasser le cap du seuil de faible revenu de Statistique Canada, était, en moyenne, d’un peu plus de 4 % en 2005, mais de presque trois fois plus (11 %) chez les travailleurs immigrants, rapporte l’ISQ dans une note de recherche dévoilée mardi. Cet écart entre les travailleurs natifs du Québec et les immigrants est plus élevé que n’importe où ailleurs au Canada, le taux de travailleurs à faible revenu y étant, en moyenne, de 4,3 % pour les natifs et de 8,4 % pour les immigrants, à raison, par exemple, de taux respectifs de 3,8 % et 8 % en Ontario, et de 5 % et 9,4 % en Colombie-Britannique. « Cet écart entre le Québec et les autres provinces n’est pas vraiment une surprise, a expliqué au Devoir l’auteure de la brève étude, Maude Boulet. C’est triste, mais les autres indicateurs de qualité d’emploi, comme le taux de chômage, le taux d’emploi, la rémunération, tendent généralement aussi à être moins bons pour les immigrants au Québec qu’ailleurs au pays. » Les raisons de cet écart ne sont pas explorées dans la note de recherche de l’étude, mais sont probablement multiples et variées, dit-elle. Le problème bien connu de la reconnaissance des compétences professionnelles des travailleurs immigrants fait sans doute partie de ces raisons. Comme toujours, le taux de faible revenu est plus important dans les familles de travailleurs peu formés. Il s’élève ainsi à 5,5 % pour les natifs du Québec n’ayant qu’un diplôme d’études secondaires, mais atteint 14 % pour les immigrants. Cette proportion diminue, heureusement, à mesure que les travailleurs sont mieux formés, mais surtout pour les travailleurs nés au Québec. Le taux de faible revenu de ces derniers n’est plus que de 2,4 % lorsqu’ils sont diplômés universitaires, mais flirte toujours avec les 10 % lorsque ces diplômés universitaires viennent de l’étranger. On comprend toute l’ampleur de ce phénomène quand on sait que les immigrants comptent pour 20 % de l’ensemble des travailleurs ayant un diplôme universitaire au Québec mais qu’ils représentent presque la moitié (46 %) de ces diplômés dont le travail ne suffit pas à faire passer le revenu de leur ménage au-dessus du seuil minimal. Le niveau de formation n’est pas le seul facteur qui joue, observe l’ISQ. Les travailleurs immigrants qui avaient plus de 40 ans lorsqu’ils ont débarqué au Québec présentent un taux de faible revenu trois fois plus élevé (17,3 %) que ceux qui sont arrivés avant l’âge de 5 ans et qui ont amplement eu le temps de faire l’apprentissage de la langue et des codes sociaux avant d’entrer sur le marché du travail (6 %). Le temps écoulé depuis l’arrivée au Québec joue beaucoup aussi. Le taux de faible revenu du travailleur qui a immigré depuis moins de cinq ans atteint 17,5 %, contre 10,2 % après cinq à neuf ans et 8,4 % après dix ans. Le pays d’origine n’est pas non plus sans avoir son importance. Les immigrants des États-Unis (3,8 %) et de l’Europe (7,3 %) s’en tirent, en effet, beaucoup mieux que les travailleurs originaires de l’Amérique latine (12,1 %), de l’Afrique (13,7 %) et de l’Asie (14,7 %). suite et source : http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/400318/pauvres-immigrants
  20. Lettre - Leffet pervers dêtre francophone pour un immigrant 5 août 2013 | Marie-Andrée Provencher, enseignante en francisation d'adultes - Le 31 juillet 2013 | Actualités en société La nouvelle grille dévaluation pour effectuer la sélection des immigrants au Québec vient dentrer en vigueur : le stade intermédiaire avancé (niveau 7 sur une échelle de 12) deviendra le seuil minimal à partir duquel des points seront attribués pour la connaissance du français. Ce seront seulement des immigrants francisés ou francophones qui viendront au Québec. Mais voici leffet pervers et inattendu du fait dêtre francophone ou francisé à larrivée pour un immigrant présentant un grand fossé culturel. Le taux de chômage atteint au moins 30 % chez les nouveaux arrivants maghrébins - et plus chez dautres Africains - qui sont francophones. De plus, chez les 70 % qui ont obtenu un emploi, un grand nombre ne travaillent pas dans leur domaine. Lune des raisons - mais pas la seule - à ce chômage accru chez les immigrants francophones est quils ne bénéficient pas de stages en centres de francisation, où les enseignants sont des interprètes culturels. En effet, la maîtrise des codes culturels des Québécois est nécessaire pour obtenir un emploi. Or, le français appris dans un autre contexte culturel nassure pas du tout des relations interpersonnelles efficaces. Comparons avec limmigrant non francophone. À son arrivée dans un centre de francisation où il côtoie des nouveaux arrivants de tous les continents, il éprouve un grand choc culturel extrêmement bénéfique : il découvre que presque tous les usages sont culturels - et non naturels - puisquils diffèrent tellement ! Grâce à cette prise de conscience, voulant évidemment sintégrer au Québec pour atteindre ses objectifs, il se met à observer ses enseignants et ses nouveaux concitoyens pour découvrir comment adapter ses façons pour être accepté socialement par eux. Alors que le non-francophone bénéficie de cette période de francisation et dadaptation culturelle (avec une allocation de survie), le « déjà francisé » est plus ou moins laissé à lui-même. Cest un cercle qui peut se révéler vicieux : à cause dun manque dadaptation sociale, il ne parvient pas à décrocher un premier emploi. Parce quil ne parvient pas à travailler, il est probable quil fréquentera surtout ses compatriotes, surtout ceux qui, comme lui, nont pas demploi : leurs difficultés communes risquent de les mener à lamertume Alors quon a toujours soutenu que lintégration sociale passait par lemploi, on a découvert que lobtention dun emploi exige un certain degré dintégration sociale. source : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/384395/l-effet-pervers-d-etre-francophone-pour-un-immigrant
  21. Article intéressant bien que discuté : analyse par un psychologue des causes de l'attentat du soir des élections > Le Devoir, Catherine Lalonde 8 septembre 2012 Actualités en société http://www.ledevoir....t-du-metropolis
×
×
  • Create New...

Important Information

We have placed cookies on your device to help make this website better. You can adjust your cookie settings, otherwise we'll assume you're okay to continue. En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt, de réaliser des statistiques de visites et de vous permettre de partager des informations sur les réseaux sociaux. Terms of Use Privacy Policy Guidelines