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Rourouille

Au Québec il manque la Dolce Vita Française

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Oui sans doute mais à mon avis le salaire n'est pas du tout le même que dans le public. C'est sûr qu'aujourd'hui tu as un bon poste, mais obtenir la reconnaissance à l'époque t'aurait évité bien des galères pendant des années, et tu aurais eu bien plus de choix de débouchés. 

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Sujet très intéressant qui me laisse d'avis partagé. D'un côté, je trouve un portrait de vie au Québec hyper négatif (voire exagéré), d'un autre côté, je n'ai pas immigré en famille mais toute seule donc l'organisation multipliée par 4 (5 en comptant soi-même, 6 en comptant le conjoint), connais pas ! Alors je ne me permettrai pas de juger mais je pense que ce n'est pas une question d'être hyper méga préparé ou non, mais plutôt d'organisation et facilité d'adaptation aux us et coutumes locales. Le Québec, le Canada, c'est l'Amérique du Nord alors les français qui débarquent en s'attendant à retrouver un mode de vie à la française sous prétexte qu'on parle français ici aussi, bah déjà ils partent perdants selon moi. Après, je l'ai déjà écrit quelques fois sur ce forum, on est tous différents, on quitte tous notre pays pour des raisons différentes et avec des objectifs différents, alors notre expérience de vie ici sera forcément différente. Faut éviter de se comparer et sauter tout de suite à la gorge de celle ou celui qui a la critique facile sur son pays d'adoption.

 

Cela dit, pour l'organisation, je suis tombée sur un article très intéressant à ce sujet : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/la-charge-mentale-le-syndrome-des-femmes-epuisees-d-avoir-a-penser-a-tout_1906874.html#LHuWKfc38V5vdW29.01

 

Effectivement, à force de vouloir penser à tout pour que tout soit parfait, je crois qu'on finit par s'oublier soi-même, s'épuiser et percevoir les choses plus noires qu'elles ne le sont réellement. C'est peut-être ça le problème dans ce cas-ci...

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Guest

Pour info, chez nous plus d'herbe à couper. Ma femme a "planté" des plantes et des fleurs vivaces. Tout s'entretient tout seul avec très peu d'eau. Les abeilles et autres insectes font leur job.
Hosta, Cosmo, Echinacées, Paquerettes, Oeuillets, Tulipes, Joncquilles, Roses, Pivoines, Lavande, Arbustes divers, Géraniums vivaces, Lys, Phlox, Lilas, Coeurs saigants, Astibes, Monardes , Alchémilles, Anémones, Gloires du matin, Dahlias  etc... Tous les voisins nous envient notre jardin.
Et du coup plus besoin de traitement annuel pour les pelouse ni de traitement supplémentaire pour les "cristi" de vers blancs et autre cochonneries du genre.

Edited by Guest

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Bonjour,

 

Eh bien moi je ne vais vous critiquer ou vous blâmer parce que ce que vous dites est vrai.  Je me suis reconnue dans votre récit et cela m’a fait parfois rire. Je vis au Québec depuis bientôt 5 ans et j’ai 3 enfants. Je sais ce que c’est de jongler entre la vie professionnelle et la vie de famille. Cela avait déjà commencé en France. Je ne vais pas vous dire « si vous n’êtes pas contente, vous n’avez qu’à rentrer », mais juste vous donner 1 ou 2 conseils sur la façon dont je moi je gère cette situation.

1-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À PRÉPARER 4 BOÎTES À LUNCH, 5 SOIRS PAR SEMAINE, POUR MES ENFANTS

La corvée des boites à lunch, je connais. Mais, je la vivais déjà en France car mes enfants fréquentaient une petite école où il n’y avait pas de cantine. L’avantage c’est qu’on sait ce que les enfants mangent, mais cela prend effectivement du temps à préparer. Ici, il y a bien un service traiteur, mais il est cher et les repas proposés ne sont pas toujours très santé. Quelques conseils : s’inspirer des menus proposés dans des cantines en France (publiés sur le site des écoles), préparer plusieurs repas à l’avance qui n’auront qu’à être réchauffés et mis en thermos le matin, faire 2 repas froids dans la semaine (sandwich/salade de carotte/yop) qui peuvent être préparés la veille.

2-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À HABILLER MES ENFANTS COMME DES OIGNONS

Habillement : vos enfants doivent être encore petits. Apprenez-leur à s’habiller seuls pour vous soulager. Accrocher une feuille sur laquelle sont dessinés les vêtements qu’ils doivent mettre selon la saison. En France, j’ai refusé pendant plusieurs années d’aller faire du ski avec les enfants car je ne souhaitais pas avoir à gérer ces couches d’oignon.

3-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À CUISINER, TOUT CE QUI EST « CUISINABLE », À CULTIVER TOUT CE QUI EST « CULTIVABLE »

Je suis d’accord, je cuisine beaucoup plus ici qu’en France. Je me console en me disant que ce n’est pas plus mal. Il n’y a comme cela pas de plats industriels à la maison. Lorsque je fais un plat, je double ou triple les quantités afin de préparer pour 2 ou 3 repas qui seront congelés et servis les semaines d’après. J’aimerais bien avoir un potager comme vous, ce n’est pas encore le cas. Alors j’achète le plus possible de produits bio.

4-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À « MAGASINER » POUR ESSAYER DE NE PAS ME FAIRE ENTUBER CONSTAMMENT

Je consomme très peu de produits autres qu’alimentaires donc je n’ai pas à magasiner. Quand je le fais, je préfère comparer les prix en ligne plutôt que de courir les magasins.

5-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS (ET MON ESSENCE) À ALLER CHERCHER MON COURRIER

J’ai encore la chance de vivre dans une zone ou le courrier est déposé chez moi.

6-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À FAIRE 4 DÉCLARATIONS FISCALES POUR MON FOYER

Moi aussi j’étais un peu surprise au début par cette pratique. Après avoir 2 fois utilisé les services de HR Block et dépensé à chaque fois 150$ * 2 ( Mr et Mme), j’ai décidé de m’y mettre moi-même.  J’ai acheté le logiciel Impôt Expert (19$) et rempli les mêmes cases que celles des années précédentes (revenus, frais de garde…). Un peu long, mais assez facile. La rédaction se fait une seule fois et permet la production à la fois de la déclaration Québec et Fédéral de Mr et Mme. On sait en plus tout de suite à quels remboursements on a droit et j’ai reçu un remboursement déposé sur mon compte la semaine suivant ma déclaration.

Pendant la période de déclaration des impôts, il y a plus d’agents CRA disponibles pour répondre aux questions. Les horaires sont prolongés jusqu’à 21H et on peut même appeler le samedi. Je n’ai jamais attendu très longtemps avant de pouvoir parler à l’un d’eux.

7-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À TROUVER UN MÉDECIN POUR MA FAMILLE ET JE PERDS MON TEMPS À ATTENDRE DANS SON CABINET

Vous avez la chance d’avoir un médecin de famille vous diront certains. En France j’ai vécu en région parisienne et je n’ai jamais eu de problème pour voir notre médecin. Je sais cependant que c’est très compliqué ailleurs comme par exemple Orléans, qui n’est pourtant pas un village.

Ici, nous avons opté pour un médecin privé qu’on essaie de voir le moins possible en faisant de l’automédication. Il sait heureusement se rendre disponible en cas d’urgence. 

8-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À ENTRETENIR MA VOITURE (JE VOIS PLUS MON GARAGISTE QUE MON TOUBIB)

Je suis d'accord. C'est pour cela que nous n'avons qu'une seule voiture et que j'essaie le plus possible de prendre les transports en commun.

9-    AU QUÉBEC, JE PERDS DU TEMPS À ME CONFORMER AUX RÈGLES ET RÈGLEMENTS PARFOIS UBUESQUES MAIS QUE TOUT LE MONDE FAIT APPLIQUER À LA LETTRE (MÊME QUAND C’EST CON)

Pour l’inscription à l’école : C’est bizarre parce que moi j’ai toujours eu à montrer le bail et cela suffisait… Avez-vous essayé de plaider votre cause auprès de la commission scolaire ?

Pour la carte de crédit : oui, je trouve cela pénible de faire moi-même le paiement mensuel. Pour éviter de le faire, il m’est arrivé de créditer à l’avance ma carte de crédit. Ainsi, au moment du paiement, il n’y a pas de crédit, le montant total est débité, comme avec une carte de débit.

10-    AU QUÉBEC, ON PERD AUSSI DU TEMPS DE VIE À DÉNEIGER/RAMASSER LES FEUILLES QUI TOMBENT EN MASSE/TONDRE

C’est vrai. Ce sont les contraintes de la vie dans une maison. C’est pourquoi on fait le strict minimum : nous ne ramassons plus les feuilles, mais passons la tondeuse à gazon qui se charge de les déchiqueter. C’est plus rapide et cela fait du compost pour le gazon.

Pour la neige, nous n’enlevons que le strict minimum, pas toute la neige au point de voir le goudron.

Marie

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Guest
il y a 54 minutes, MarieAuQuéBec a dit :

Bonjour,

 

Eh bien moi je ne vais vous critiquer ou vous blâmer parce que ce que vous dites est vrai.  Je me suis reconnue dans votre récit et cela m’a fait parfois rire. Je vis au Québec depuis bientôt 5 ans et j’ai 3 enfants. Je sais ce que c’est de jongler entre la vie professionnelle et la vie de famille. Cela avait déjà commencé en France. Je ne vais pas vous dire « si vous n’êtes pas contente, vous n’avez qu’à rentrer », mais juste vous donner 1 ou 2 conseils sur la façon dont je moi je gère cette situation.

1-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À PRÉPARER 4 BOÎTES À LUNCH, 5 SOIRS PAR SEMAINE, POUR MES ENFANTS

La corvée des boites à lunch, je connais. Mais, je la vivais déjà en France car mes enfants fréquentaient une petite école où il n’y avait pas de cantine. L’avantage c’est qu’on sait ce que les enfants mangent, mais cela prend effectivement du temps à préparer. Ici, il y a bien un service traiteur, mais il est cher et les repas proposés ne sont pas toujours très santé. Quelques conseils : s’inspirer des menus proposés dans des cantines en France (publiés sur le site des écoles), préparer plusieurs repas à l’avance qui n’auront qu’à être réchauffés et mis en thermos le matin, faire 2 repas froids dans la semaine (sandwich/salade de carotte/yop) qui peuvent être préparés la veille.

2-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À HABILLER MES ENFANTS COMME DES OIGNONS

Habillement : vos enfants doivent être encore petits. Apprenez-leur à s’habiller seuls pour vous soulager. Accrocher une feuille sur laquelle sont dessinés les vêtements qu’ils doivent mettre selon la saison. En France, j’ai refusé pendant plusieurs années d’aller faire du ski avec les enfants car je ne souhaitais pas avoir à gérer ces couches d’oignon.

3-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À CUISINER, TOUT CE QUI EST « CUISINABLE », À CULTIVER TOUT CE QUI EST « CULTIVABLE »

Je suis d’accord, je cuisine beaucoup plus ici qu’en France. Je me console en me disant que ce n’est pas plus mal. Il n’y a comme cela pas de plats industriels à la maison. Lorsque je fais un plat, je double ou triple les quantités afin de préparer pour 2 ou 3 repas qui seront congelés et servis les semaines d’après. J’aimerais bien avoir un potager comme vous, ce n’est pas encore le cas. Alors j’achète le plus possible de produits bio.

4-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À « MAGASINER » POUR ESSAYER DE NE PAS ME FAIRE ENTUBER CONSTAMMENT

Je consomme très peu de produits autres qu’alimentaires donc je n’ai pas à magasiner. Quand je le fais, je préfère comparer les prix en ligne plutôt que de courir les magasins.

5-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS (ET MON ESSENCE) À ALLER CHERCHER MON COURRIER

J’ai encore la chance de vivre dans une zone ou le courrier est déposé chez moi.

6-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À FAIRE 4 DÉCLARATIONS FISCALES POUR MON FOYER

Moi aussi j’étais un peu surprise au début par cette pratique. Après avoir 2 fois utilisé les services de HR Block et dépensé à chaque fois 150$ * 2 ( Mr et Mme), j’ai décidé de m’y mettre moi-même.  J’ai acheté le logiciel Impôt Expert (19$) et rempli les mêmes cases que celles des années précédentes (revenus, frais de garde…). Un peu long, mais assez facile. La rédaction se fait une seule fois et permet la production à la fois de la déclaration Québec et Fédéral de Mr et Mme. On sait en plus tout de suite à quels remboursements on a droit et j’ai reçu un remboursement déposé sur mon compte la semaine suivant ma déclaration.

Pendant la période de déclaration des impôts, il y a plus d’agents CRA disponibles pour répondre aux questions. Les horaires sont prolongés jusqu’à 21H et on peut même appeler le samedi. Je n’ai jamais attendu très longtemps avant de pouvoir parler à l’un d’eux.

7-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À TROUVER UN MÉDECIN POUR MA FAMILLE ET JE PERDS MON TEMPS À ATTENDRE DANS SON CABINET

Vous avez la chance d’avoir un médecin de famille vous diront certains. En France j’ai vécu en région parisienne et je n’ai jamais eu de problème pour voir notre médecin. Je sais cependant que c’est très compliqué ailleurs comme par exemple Orléans, qui n’est pourtant pas un village.

Ici, nous avons opté pour un médecin privé qu’on essaie de voir le moins possible en faisant de l’automédication. Il sait heureusement se rendre disponible en cas d’urgence. 

8-    AU QUÉBEC, JE PERDS MON TEMPS À ENTRETENIR MA VOITURE (JE VOIS PLUS MON GARAGISTE QUE MON TOUBIB)

Je suis d'accord. C'est pour cela que nous n'avons qu'une seule voiture et que j'essaie le plus possible de prendre les transports en commun.

9-    AU QUÉBEC, JE PERDS DU TEMPS À ME CONFORMER AUX RÈGLES ET RÈGLEMENTS PARFOIS UBUESQUES MAIS QUE TOUT LE MONDE FAIT APPLIQUER À LA LETTRE (MÊME QUAND C’EST CON)

Pour l’inscription à l’école : C’est bizarre parce que moi j’ai toujours eu à montrer le bail et cela suffisait… Avez-vous essayé de plaider votre cause auprès de la commission scolaire ?

Pour la carte de crédit : oui, je trouve cela pénible de faire moi-même le paiement mensuel. Pour éviter de le faire, il m’est arrivé de créditer à l’avance ma carte de crédit. Ainsi, au moment du paiement, il n’y a pas de crédit, le montant total est débité, comme avec une carte de débit.

10-    AU QUÉBEC, ON PERD AUSSI DU TEMPS DE VIE À DÉNEIGER/RAMASSER LES FEUILLES QUI TOMBENT EN MASSE/TONDRE

C’est vrai. Ce sont les contraintes de la vie dans une maison. C’est pourquoi on fait le strict minimum : nous ne ramassons plus les feuilles, mais passons la tondeuse à gazon qui se charge de les déchiqueter. C’est plus rapide et cela fait du compost pour le gazon.

Pour la neige, nous n’enlevons que le strict minimum, pas toute la neige au point de voir le goudron.

Marie

Pour la carte de crédit : oui, je trouve cela pénible de faire moi-même le paiement mensuel. Pour éviter de le faire, il m’est arrivé de créditer à l’avance ma carte de crédit. Ainsi, au moment du paiement, il n’y a pas de crédit, le montant total est débité, comme avec une carte de débit.
>>>> Excellente idée que j'applique moi-même lorsque je pars en (long) voyage. En revenant tout est payé et pas d'intérêts à cause des "retards".

 

Je suis d'accord. C'est pour cela que nous n'avons qu'une seule voiture et que j'essaie le plus possible de prendre les transports en commun.
>>> Dans votre cas optez pour une LDD. Bien moins de troubles.

 

Les feuilles mortes....
>>>>Toute fa famille peut les ramasser une fin de semaine et remplir les gros sacs pour le recyclage des résidus verts. Ça amuse les petits...

 

Les impôts...

j’ai décidé de m’y mettre moi-même.  J’ai acheté le logiciel Impôt Expert (19$) et rempli les mêmes cases que celles des années précédentes (revenus, frais de garde…). Un peu long, mais assez facile. La rédaction se fait une seule fois et permet la production à la fois de la déclaration Québec et Fédéral de Mr et Mme. On sait en plus tout de suite à quels remboursements on a droit et j’ai reçu un remboursement déposé sur mon compte la semaine suivant ma déclaration.

>>> c'est comme cela qu'il faut faire et les années suivantes, on récupère les infos pertinentes de l'année précédente et cela devient un jeux d'enfant.

 

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Ça m impressionne le nombre de gens qui n ont pas opté pour le prélèvement automatique pour payer la carte de crédit.

Et qui se plaignaient!

 

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Guest
Il y a 2 heures, kuroczyd a dit :

Ça m impressionne le nombre de gens qui n ont pas opté pour le prélèvement automatique pour payer la carte de crédit.

Et qui se plaignaient!

 

Tu connais beaucoup de gens qui font des budgets de trésorerie (cash flow) toi?

La majorité des gens ne peuvent pas te dire ou va leur argent. Ce n'est pas pour rien que le taux d'endettement frole les 170%. Tout se qu'ils savent c'est qu'ils n'en ont jamais assez.

Rembourser une carte de crédit avec une autre carte de crédit est courant par ici.

 

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Le 2017-05-09 à 11:40, Mark-Beaubien a dit :

 

 Je pourrais vous faire le même exercice sur la Belgique vous savez, que j'ai quittée en connaissance de cause, même si certains points me manquent encore... 

 

 

 

Les bonnes frites?

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Il y a 13 heures, seba666 a dit :

 

Les bonnes frites?

 

Et la bière, et les succulentes crevettes grises, et les moules... Mais bon, je m'accommode très bien de ce que je trouve ici. :) Ma vie et mon bonheur ne se résume pas à cela. Puis, quand j'y retourne, c'est un vrai voyage gastronomique !

 

@MarieAuQuéBec

 

Le bio et la fainéantise en ce qui concerne l'entretien du terrain... 

 

J'ai l'impression que beaucoup de Français insistent beaucoup sur les aspects négatifs de leur expérience. Ou peut-être est-ce ceux dont on parle plus. 

 

Je ne sais pas, je mange très bien, sans jamais recourir au bio, en allant occasionnellement au Marché du Vieux-Port ou chez un producteur (belge) de l'île d'Orléans. Pas d'obèse à la maison ou de personne en mauvaise santé à la maison pour autant. Je trouve que la bouffe prend beaucoup trop de place dans l'esprit des Français, comme si seule la malbouffe existait en-dehors de l'Hexagone.

 

L'entretien du terrain. Mais ne me dites pas que vous ne ramassez pas vos feuilles en France, que vous tondez à l'occasion et que si la neige tombe vous attendez qu'elle fonde. J'ai l'impression de voir le pire stéréotype du Wallon... On dit en Belgique que le Wallon, quand il reçoit du monde, il regarde à ce que l'alcool et la bouffe ne manquent pas ; le Flamand lui regarde à ce que le gazon soit tondu et le ménage soit fait. Finalement, le Français et le Wallon se ressemblent, le Flamand ressemble au Québécois par contre... pas pour tout quand même évidemment.

 

Je suis quand même sidéré du manque d'adaptabilité et de flexibilité de nos amis français (je vous taquine et vous critique mais je vous adore)...


 

Edited by Mark-Beaubien

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Il y a 17 heures, kuroczyd a dit :

Ça m impressionne le nombre de gens qui n ont pas opté pour le prélèvement automatique pour payer la carte de crédit.

Et qui se plaignaient!

 

 

Franchement même sans prélèvement automatique, le programmer en avance par Internet pour que ce soit prélevé le jour limite, ça prend un gros 1 minute quand on est lent. C'est pas vraiment un temps aussi énorme de ça qui est perdu. Ça se fait pas mal de partout, sans avoir besoin d'être fixé sur son PC à la maison. 

 

Puis le faire à la mitaine, perso je préfère, ça me permet de regarder les dépenses qui sont passées, au cas où, avant de valider le paiement.

 

Par contre créditer en avance, hors de question. Ça leur fait cadeau d'argent en anticipé avec lequel ils peuvent ensuite jouer. Donc pas envie de leur faire ce cadeau aux Visa ou Mastercard de ce monde. Sans compter que payer de l'argent à quelqu'un, alors que je ne dois rien (encore), ça me plait absolument pas.

 

Pis bon mettre ça en gros point négatif qui explique qu'on est pas heureux au Québec - mouais...

 

Comme si je disais que vivre en France c'est horrible et vraiment impossible parce que pour refaire son passeport il faut perdre son temps à se déplacer à la mairie (alors qu'ici ça se fait par la Poste tout simplement) ou que je dois prendre une journée de congé pour aller poster une lettre parce que mon bureau de poste ouvre que de 11h à 15h les jours de semaine seulement (alors qu'ici je peux aller à mon Jean Coutu n'importe quand). Tsé ce genre d'argument bancal qui sert pas à grand chose à part écrire un long joli texte et noircir le trait un peu plus.

Edited by crazy_marty

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Il y a 2 heures, crazy_marty a dit :

 

Franchement même sans prélèvement automatique, le programmer en avance par Internet pour que ce soit prélevé le jour limite, ça prend un gros 1 minute quand on est lent. C'est pas vraiment un temps aussi énorme de ça qui est perdu. Ça se fait pas mal de partout, sans avoir besoin d'être fixé sur son PC à la maison. 

 

Puis le faire à la mitaine, perso je préfère, ça me permet de regarder les dépenses qui sont passées, au cas où, avant de valider le paiement.

 

Par contre créditer en avance, hors de question. Ça leur fait cadeau d'argent en anticipé avec lequel ils peuvent ensuite jouer. Donc pas envie de leur faire ce cadeau aux Visa ou Mastercard de ce monde. Sans compter que payer de l'argent à quelqu'un, alors que je ne dois rien (encore), ça me plait absolument pas.

 

Pis bon mettre ça en gros point négatif qui explique qu'on est pas heureux au Québec - mouais...

 

Comme si je disais que vivre en France c'est horrible et vraiment impossible parce que pour refaire son passeport il faut perdre son temps à se déplacer à la mairie (alors qu'ici ça se fait par la Poste tout simplement) ou que je dois prendre une journée de congé pour aller poster une lettre parce que mon bureau de poste ouvre que de 11h à 15h les jours de semaine seulement (alors qu'ici je peux aller à mon Jean Coutu n'importe quand). Tsé ce genre d'argument bancal qui sert pas à grand chose à part écrire un long joli texte et noircir le trait un peu plus.

 

Moi aussi j'aime ça, ça m'oblige à regarder mon compte et à prendre conscience de mes dépenses, et aussi à vérifier si je ne me suis pas fait arnaquer.

 

De plus, si ce détail insignifiant me paraissait si atroce, ben je repenserait à l'agression subie à BXL pour me voler ma voiture, retrouvée comme par hasard à Molenbeek quelques jours plus tard, vitre cassée évidemment, oeuvre d'un second voleur qui vérifiait s'il ne restait rien dedans ; je repenserais aux insultes envoyées aux filles par des groupes de 15 quand on se promenait ; je repenserais aux agressions physiques lorsqu'on sortait, toujours l'oeuvre de bandes de 15 ; je repenserais aux sentiment d'insécurité intense de BXL... et je parle d'il y a 15 ans et plus.

 

Quand je me remémore les raisons pour lesquelles j'ai quitté la Belgique, je me dis que les désagréments du Québec sont vraiment risibles et niaiseux... :)

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Le 06/05/2017 à 14:07, Rourouille a dit :

Nous voici en famille, au Québec, depuis bientôt 22 mois, à présent. J’avais posté un petit bilan sur le forum, à l'occasion de nos 14 mois de présence où je pesais les + et les – de notre expérience d’immigration. Je dois avouer qu’à présent, les choses ont évolué et la balance penche plus nettement vers les aspects négatifs.


La cause de cette perte d’équilibre ? Je trouve, à la longue, la vie québécoise « lourde » à gérer pour une maman de 4 enfants, qui travaille. Bien sûr, je compare avec ma vie « française » d’avant (oh, je sais, c’est pas bien, il est conseillé, pour maintenir sa santé mentale, de devenir amnésique dès le passage de la douane). Pourtant je ne peux pas cacher la conclusion de mon introspection : ma vie de mère de famille était logistiquement plus facile en France (et pas qu’un peu) !

 

J’avais pourtant déjà ( !) tous mes enfants (ils sont nés en France) et une charge de travail aussi importante. Je précise qu’avant notre expatriation, nous n’étions pas aidés, non plus, par la famille française, ni par les amis, pour des raisons d’éloignement. Ainsi le décalage que je ressens en termes de charge logistique familiale ne peut pas s’expliquer par l’absence de proches, d’autant que les enfants grandissant : je devrais au contraire me sentir allégée de certaines contraintes (comme les couches par exemple, qui ne sont plus qu’un mauvais souvenir depuis quelques mois…).


J’ai donc essayé de comprendre pourquoi mon temps était phagocyté à l’excès au Québec (je n’ai pas pu poser mes fesses pour lire un bouquin depuis que j’ai posé le pied ici). Mes journées (hors temps de travail) sont souvent finalement gaspillées en tâches/obligations diverses et variés qui n’existent pas en France. J’ai donc voulu faire la liste des nouvelles obligations auxquelles je dois faire face depuis que je vis au Québec et je me suis rendu compte que la liste était longue, longue …


-    Au Québec, je perds mon temps à préparer 4 boîtes à lunch, 5 soirs par semaine, pour mes enfants


Oui, certaines écoles proposent des « snacks » (pizzas ou hot-dogs, parfois frites) ou des services externes dits « traiteurs » (pardon, mais après avoir tenté de commander plusieurs plats du menu, le verdict a toujours été « cher » pour ma part, et « dégueulasse » pour la part des enfants). Je n’ai donc pas trouvé de cantines ou de « self », dignes de ce nom dans les établissements scolaires québécois, avec choix de menus variés cuisinés (entrée, plat, dessert), d’où la nécessité de préparer toutes les veilles d’école des boîtes à lunch pour mes chères têtes blondes (une boîte à préparer, ça va, mais 20 par semaine, j’avoue que cela me pèse sacrément).


-    Au Québec, je perds mon temps à habiller mes enfants comme des oignons


Et oui, les matins où la température est indécente, j’avoue que la routine de l’habillage des enfants me donne des vertiges. Vérifier les mitaines, les cache-nez, les bonnets, les affaires de dessous et celles de dessus (Quoi tu as encore perdu un de tes gants?), leur faire lever les bras au-dessus de leur tête pour vérifier qu’ils peuvent encore bouger (Oui, c’est bon…) et les regarder partir avec leur démarche de cosmonaute (LOL) me semblent être supportables sur la durée que pour les personnes nées ici, habituées depuis la naissance à tant de contrariétés vestimentaires.
 En complément de cela, la garderie me demande, à chaque changement de température, de modifier le trousseau de ma fille (En Septembre : pantalon de pluie, coupe-vent, gants imperméables, bottes de pluie, bonnet, écharpe, cache-cou. Dès Novembre : pantalon de neige, manteau de ski, moufles, bonnet taillé pour les températures québécoises, cache-cou. Début Avril : Veste et sur-pantalon doublé de polaire et toujours avoir un bonnet à portée de main. En Juillet : crème solaire, maillot, serviette de bain, casquettes, mais encore le pantalon et bottes de pluie dans le sac au cas où.) ! Bref, vous l’avez compris : la logistique vestimentaire est compliquée au Québec et est particulièrement chronophage pour toute mère de famille soucieuse du confort de ses enfants.


-    Au Québec, je perds mon temps à cuisiner, TOUT ce qui est « cuisinable », à cultiver TOUT ce qui est « cultivable » 


On a beau dire ce que l’on veut (Je sais JEAN TALON c’est EXTRAORDINAIRE, le plus grand marché à l’européenne en Amérique du Nord, mais 1. C’est pas à côté de chez moi 2. Comparé à beaucoup de marchés de grandes villes françaises, pardon, mais… il n’y a rien de spectaculaire !!), l’offre alimentaire reste réduite au Québec (et même, si elle progresse d’année en année). La qualité, en plus d’être rare, y est très chère. 


Ainsi, les produits qui me facilitaient la vie en France et que je trouvais à deux rues de chez moi (les surgelés Picard, les pâtes brisées ou feuilletées roulées toutes prêtes, les galettes de sarrasin ou de froment prêtes à cuire, le pain Bio sous vide à cuire au four, les desserts lactés déclinés sous toutes leurs formes dans les supermarchés français, les épices et mélanges d’herbes congelées, etc…) et bien, je les concocte à présent moi-même. De mon avis, les légumes que l’on trouve ici dans les supermarchés n’ont pas vraiment de goût (aspect plastique, luisants, mais gorgés de flotte, les tomates sont des catastrophes). De plus, leur prix a augmenté de 13% sur un an (oui 13% entre 2015 et 2016) !! Alors, au bout d’une année de présence ici, j’ai décidé de cultiver un minuscule potager, mais la météo réduit les possibilités. Je me suis aussi rapprochée de quelques producteurs/fermes pas trop éloigné(e)s pour me faire livrer des paniers de légumes mais cela reste saisonnier, seulement 5/6 mois de l’année (pas de livraison bien entendu en hiver). Enfin, vu le prix québécois des volailles et des œufs, j’en suis à me demander si je ne vais pas prochainement acheter des poules et aménager un poulailler (chauffé ??)…Et j’avoue qu’en raison de l’assommoir fiscal que constitue la Société des Alcools du Québec, même un alambic pour produire notre gnôle locale nous semble à présent une bonne idée, après avoir payé de la piquette achetée à la SAQ à des tarifs dignes d’un champagne millésimé en France!! 


Donc, si on continue dans la lancée, dans 10 ans, mon mari, mes enfants et moi-même seront plus proches des « survivalistes » qui se nourrissent en totale autarcie, que des simples consommateurs européens que nous étions avant d’immigrer (vous savez, les français chanceux, qui passent, en un clic, leurs courses au supermarché, de produits variés, goûteux et compétitifs en prix ?). Bref, que de temps passé/perdu/gaspillé à se procurer des produits alimentaires de qualité ! D’autant qu’au Québec, il n’existe pas de « Drives » qui permettent de récupérer dans l’heure, dans un supermarché, une commande de courses complètes passée sur internet. Il faut se déplacer physiquement à l’ancienne, ramener ses bouteilles consignées, comme dans les années 60 en France. Tout cela me prend du temps, grignote mes loisirs.


-    Au Québec, je perds mon temps à « magasiner » pour essayer de ne pas me faire entuber constamment 


De plus, toute personne soucieuse de son budget doit absolument éplucher les circulaires pour tenter de préserver son budget. L’expérience m’a prouvé, en effet, que les marges des magasins québécois sur les produits de consommation sont vraiment maximales. Le consommateur raque plus qu’il ne le ferait si la concurrence entre enseignes était réelle. Car, au fil des jours qui passent, je reste convaincu que le marché canadien n’est pas si libéral et qu’il est difficilement pénétrable pour de nouveaux acteurs. Le gâteau est partagé entre grosses entreprises historiques (les distributeurs alimentaires, les banques…) qui s’entendent pour conserver leurs marges. Le marché européen est en réalité bien plus concurrentiel, ce qui implique des prix plus compétitifs pour les consommateurs. Les marges des entreprises européennes y sont d’ailleurs souvent trop faibles (problème de rentabilité et de pérennité) car les frontières entre pays européens sont ouvertes (et le lobbying moins efficace). De plus, l’inflation en France est quasi-nulle. 


Donc, au Québec, on peut s’acheter un fer à repasser 59 dollars et le trouver le lendemain affiché à 39 dollars dans le même magasin (car proposé à ce prix réduit pour deux jours seulement dans la circulaire). Ces promotions sauvages me font douter constamment de la pertinence de mes achats. J’hésite donc à acheter au prix normal, ne sachant pas si le lendemain le prix ne sera pas baissé de 40% pour les chanceux qui auront eu la magnifique idée d’attendre 24h. De la même manière, j’ai déjà acheté une crème solaire 9 dollars, alors que son prix courant était 19 dollars, ce qui m’a donné le sentiment de surpayer le produit toutes les fois suivantes où je l’ai acheté. La conséquence de ces « ventes flash » est que le client doit se rendre chez Métro pour se procurer des bleuets en promo, chez IGA s’il veut acheter des torchons soldés, chez Wallmart pour débourser 3 dollars de moins sur son shampooing habituel. Dans ces moments intenses de magasinage, je regrette donc les prix serrés d’un Leclerc (qui tente systématiquement d’afficher moins cher et qui offre en ligne un site permettant de comparer le prix des produits) et les périodes fixes de soldes légales en France au cours desquelles il est possible d’acheter à prix « aubaines » deux fois par an. On peut ainsi prévoir de planifier des achats importants au cours de ces soldes et ne pas passer sa vie à attendre une ristourne éventuelle en consultant les circulaires avec frénésie (ce qui constitue une énorme perte de temps et d’énergie).


-    Au Québec, Je perds mon temps (et mon essence) à aller chercher mon courrier


La distribution de courrier à domicile a disparu partiellement dans certaines zones géographiques (voir http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/12/11/97002-20131211FILWWW00505-canadala-poste-ne-distribue-plus-le-courrier.php) : les boîtes aux lettres sont regroupées dans un centre « communautaire » où il faut se déplacer pour récupérer son courrier (pratique lorsqu’on a une entorse ou simplement la grippe !). Je ne sais pas comment on fait lorsqu’on est vieux et fatigué, quand on n’a pas le permis de conduire, peut-être peut-on demander dérogation pour être livré…. Je vous laisse imaginer le déplacement que cela engendre quand il fait nuit, qu’il fait -15°, que la journée de travail est finie mais qu’il faut encore faire un détour pour aller chercher son courrier. Une fois, ça va, mais plusieurs fois par semaine, cela use à la longue…Du moins, moi, cela me court sur le haricot.


-    Au Québec, je perds mon temps à faire 4 déclarations fiscales pour mon foyer


En France, je rédigeais une seule déclaration d’impôts pour mon foyer (M. ET Mme). Au Québec, il faut en faire quatre fois plus (2 pour Mme (provincial et fédéral), 2 pour M. (Provincial et Fédéral)). Pour m’aider dans cette tâche, je peux recourir soit à un expert-comptable (bonjour la douloureuse, autour de 280 dollars de l’heure), soit à HR Block (cher pour la qualité médiocre du service), soit acheter un logiciel spécial Impôts. A-t-on déjà vu cette nécessité en France (où pourtant il est communément admis que les impôts y sont déjà compliqués) ? Jamais autour de moi, en France, aucun amis ou membre de ma famille a mandaté un comptable ou acheté un logiciel pour faire sa déclaration d’impôts. Pourquoi ? Parce que malgré la mauvaise presse faite autour des impôts français, ils restent 10 fois plus simples à déclarer que les impôts québécois et canadiens. De plus, rien n’est fait pour aider le pauvre contribuable québécois : pas de possibilité de rencontrer physiquement un agent des impôts au niveau fédéral (les bureaux ne reçoivent plus la clientèle). Pire, suite à des coupes budgétaires, les contribuables canadiens rencontrent des difficultés extrêmes pour parvenir à joindre l’agence du revenu du Canada par téléphone : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/726119/agence-revenu-appels. Bref, il faut au minimum un logiciel informatique ou mieux, une maîtrise en fiscalité pour comprendre les formulaires québécois (et leurs innombrables annexes), le tout couplé à de pénibles heures de réflexion pour parvenir à pondre, enfin, une déclaration provinciale, puis québécoise. Franchement, n’a-t-on pas mieux à faire dans sa vie que passer 3 jours complets par an, embrumé dans les exigences fiscales de notre pays d’accueil ?


-    Au Québec, je perds mon temps à trouver un médecin pour ma famille et je perds mon temps à attendre dans son cabinet


Et oui, en France, mon médecin de famille passait, la journée même de mon appel, visiter à domicile mon petit troisième lorsque ce dernier avait trop de température. Si le toubib était en vacances ou trop occupé, je pouvais toujours joindre SOS MEDECINS (concept totalement « extra-terrestre » au Québec où on s’estime chanceux si on obtient un rendez-vous dans les 2 semaines (quand on arrive enfin à voir le médecin, l’enfant est guéri, les miracles de la nature sont intervenus). Au Québec, j’ai attendu plusieurs mois avant de trouver un médecin de famille et j’attends parfois 2 à 3 semaines pour que ce dernier daigne recevoir en consultation un de mes enfants. Pendant ce temps, je me débrouille, le soigne en auto-médicamentation à mes frais exclusifs bien sûr. Parfois la maman de famille nombreuse que je représente ressent une grande lassitude quand la problématique santé est multipliée par le nombre d’enfants à soigner (je ne parle même pas des bobos des adultes, on ne s’écoute pas (finies les visites de prévention), on espère simplement que le corps ne nous fera pas un coup de grisou…).


-    Au Québec, je perds mon temps à entretenir ma voiture (je vois plus mon garagiste que mon toubib)


Je crois que je n’ai jamais autant vu le garagiste que depuis que nous vivons au Québec. J’ai presque l’impression qu’il fait partie de la famille. Car, tous les 2/3 mois (j’ai vérifié et j’ai repris mes factures depuis notre arrivée ici) , je lui  rends une visite (fort coûteuse au demeurant) : deux fois par an, il faut changer les pneus (hop chez le garagiste), après évidement il y a les révisions (je ne sais pas pourquoi les constructeurs les prévoient si rapprochées en Amérique-du-Nord, euh, si, peut-être, vous avez dit Business ??), et aussi le traitement antirouille, rendu obligatoire pour protéger la voiture, en raison du sel déversé pour déneiger les routes. J’ai également connu deux pannes en 18 mois, liées au mauvais état des routes québécoises. Car, au Québec, le système de freins et vos amortisseurs morflent pas mal…Et je peux vous affirmer que j’ai mieux à faire de ma vie que d’aller chez le garagiste !


-    Au Québec, je perds du temps à me conformer aux règles et règlements parfois ubuesques mais que tout le monde fait appliquer à la lettre (même quand c’est con)


A notre arrivée, l’école primaire publique de mon fils a exigé pour son inscription de Septembre un justificatif de domicile sous forme de factures (C’est le règlement, que voulez-vous). J’ai expliqué que nous avons loué à partir de Septembre et que par conséquent, je ne disposais pas encore de facture énergie ou téléphone. J’ai donc proposé de produire une copie du bail (Refusé, car « non-sécuritaire » ???), une attestation sur l’honneur (Refusé, car … ce n’est pas un truc pratiqué ici), une attestation d’assurance (Refusé, ce document n’est pas dans la liste des docs acceptés). A la question : « mais comment faire ? », mon interlocutrice m’a répondu « Appelez Hydro Québec pour obtenir une facture rapide et revenez me voir ». Hydro Québec a bien voulu délivrer une attestation d’ouverture de compte à l’adresse concernée, mais m’a expliqué n’envoyer de factures qu’après un mois de consommation (Octobre, donc, si vous suivez bien). Je propose donc à la dame de la scolarité une attestation d’ouverture de compte Hydro Québec. De nouveau, refusée. Me voici alors face à un dilemme : dois-je faire perdre un mois de scolarité à mon fils pour cause de non-production d’une facture d’électricité que je ne détiens pas encore ou continuer à chercher une solution? J’ai finalement souscrit un abonnement supplémentaire de téléphone mobile qui a accepté de m’adresser une facture sur le champ (abonnement payable en avance) et ai pu inscrire mon fils. Bref, j’ai failli désespérer et ai consacré une énergie folle à cette simple inscription administrative. 


En France, j’aurai réussi à trouver un arrangement plus rapide avec mon interlocuteur. Celui-ci aurait accepté une attestation d’assurance pour permettre à mon fils de faire sa rentrée et en Octobre, aurait attendu bien sagement la « Vraie » facture pour valider la domiciliation. 


Dans le même ordre d’idée, je crois avoir déjà raconté, à notre arrivée, comment CostCo avait au départ refusé que nous devenions membres car les seules pièces d’identité avec photo en notre possession était un passeport français et un permis de conduire français (nous n’avions pas encore reçu le permis de conduire québécois ni la carte soleil). A la tête de la gentille employée CostCo qui nous a demandé « mais pourquoi il a cette drôle de couleur, votre passeport ? », nous avons compris que cela allait être compliqué. Nous étions déjà lassés à l’idée de devoir parlementer.
Pour comparaison, je garde en souvenir ce cas récent, mais à l’issue opposée, d’une voiture neuve achetée dans une des plus grosses concessions automobiles de France (pas un boui-boui, donc). Le règlement était clair : Paiement par virement ou chèque de banque, et affiché sur la porte d’entrée. Or, pour des raisons de timing (il fallait que nous repartions le jour-même avec la voiture), pas de possibilité d’attendre la réception des fonds (SEPA 24 à 48h) ou de retirer un chèque de banque. Notre demande a bien posé problème, mais finalement, après discussions et appel à la hiérarchie, nous avons obtenu une dérogation, avons payé avec un chèque classique et sommes repartis avec la voiture le jour-même. La concession française a pris un risque certain (c’était une grosse somme en plus) mais a préféré tenter la chance et ne pas perdre un client. 


Je ne pense pas que ce genre d’arrangement aurait été possible au Québec, car, ici, on ne rigole pas avec le risque (combien de fois entends-je : « Ce n’est pas sécuritaire » ?), on ne rigole pas avec l’argent, ni avec les moyens de paiement. J’ai plusieurs fois éprouvé l’expérience de vouloir acheter un produit au Québec, mais de ne pas disposer du BON moyen de paiement. Par exemple, ne pas avoir ma carte de débit sur moi et vouloir payer chez Dollarama, vouloir prendre un  funiculaire mais ne pas avoir de liquide, voir sa carte de crédit Mastercard refusée car le magasin n’accepte que les Visa, ne pas pouvoir obtenir de remboursement sur une carte de crédit car il ne s’agissait pas de la carte qui avait payé le produit au moment de l’achat initial, etc…


Le paiement mensuel (et manuel, même si cela se fait en ligne) de sa carte de crédit, avant échéance du relevé, constitue aussi pour moi une drôle d’obligation chronophage et complètement anachronique, qui mériterait d’être abolie (nous sommes au 21ème siècle quand même) pour faire gagner du temps au consommateur. Pourquoi ne pas envisager un prélèvement automatique directement du compte chèque vers la carte de crédit du montant du relevé (si jamais la somme est disponible bien sûr et que le client y a consenti) ? Mais je crains que pour de sombres raisons mercantiles (si on automatise, les oublis de paiement de la carte de crédit seront moins nombreux et donc les sommes facturées à titre d’intérêts seront moins juteuses), les banques n’y ont pas intérêt. Elles préfèrent que le client utilise son temps précieux pour effectuer (ou oublier) son paiement mensuel.


Bref, je regrette ces contrariétés au quotidien, concernant le système bancaire, les moyens de paiement, et l’application aveugle des règlements, qui, à mon avis, occupent inutilement le temps disponible.


-    Au Québec, on perd aussi du temps de vie à déneiger/ramasser les feuilles qui tombent en masse/tondre


Je ne pense pas que je doive développer cette partie. Tout le monde, à la lecture du titre, s’imagine aisément que le déneigement ne constitue pas l’activité la plus intellectuellement stimulante du monde. Dans le même ordre d’idée, nous avons été impressionnés par la quantité de feuilles imputrescibles que nous avons dû ramasser à l’automne (je n’ai pas compté les sacs, mon dos s’en souvient encore), mais également par la vitesse de pousse du gazon en été (je comprends mieux la réussite des entreprises de déneigement et de tonte !). Tout cela contribue à grignoter un peu plus mon temps libre.


-    Au Québec, on travaille plus et on oublie les 35h/semaine et les 5 semaines de congés payés


Et oui, j’ai aussi perdu en temps de disponible pour ma famille depuis que je suis là. Je travaille 40 heures par semaine (je perds donc 5 heures hebdomadairement et 2 semaines de congés payés à l’année. Mon mari, qui ne pouvaient pas appliquer les 35 heures en France, du fait de ses responsabilités, travaille autant au Québec, mais a perdu 4 semaines de congés payés (il bénéficiait de 6 semaines en France). Mais dans ces conditions, comment trouver le temps d’aller chez le garagiste ?


Je propose donc de conclure sur les mots suivants :


Cet article m’a pris du temps à sa rédaction (j’aurais pu faire d’autres choses passionnantes comme étudier en profondeur les nombreuses circulaires promotionnelles qui ornent ma table de cuisine ou faire le point sur mes multiples cartes de crédit Visa/Mastercad/débit). J’espère donc que cela ne sera pas en vain et que ce petit texte fera réfléchir certaines familles qui s’interrogent avant de sauter le pas vers l’immigration. 


En résumé :


Le Québec, super sympa pour des jeunes-qui-n-en-veulent, accros à la junk-food, qui habitent en appart, qui prennent le métro et qui n’ont pas d’enfant à nourrir-sainement-habiller-chaudement ! Pour les familles nombreuses, soucieuses d’une qualité de vie, de loisirs et de temps libre non-passé à diverses obligations logistiques chronophages, vous l’avez compris, je suis plus dubitative. 
 

Déjà super merci pour le temps passé à décrire tout cela, et surtout sans que cela ne pique les yeux avec les photes d'aurtografe...Franchement cela me fait froid dans le dos, cela fait 17 mois que j'attends mon put...de CSQ alors que nous parlons avec mon épouse plusieurs langues, 3 enfants, diplomes, xp pro, mais rien n'avance...Je me demande si finalement le quebec est vraiment l'endroit vers lequel nous devrions immigrer.

concernant les cartes à débit différé, n'est il pas possible de garder un compte en France/Europe et de l'alimenter en CAD ? oui il y a des frais etc, mais entre le temps passé et les autres frais bancaires au Quebec, il y a certainement des banques en Europe qui sont capables de gérer des comptes en CAD pour pas cher.

Qqun a une idée sur ce point ?

 

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il y a 29 minutes, Tucolabrute a dit :

Franchement cela me fait froid dans le dos,

ça te prend pas grand chose ^_^

 

il y a 30 minutes, Tucolabrute a dit :

Je me demande si finalement le quebec est vraiment l'endroit vers lequel nous devrions immigrer.

Tu peux essayer le ROC, y'a pas de neige, pas de feuilles à ramasser, pas de frais d'autos etc...

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concernant les cartes à débit différé, n'est il pas possible de garder un compte en France/Europe et de l'alimenter en CAD ? oui il y a des frais etc, mais entre le temps passé et les autres frais bancaires au Quebec, il y a certainement des banques en Europe qui sont capables de gérer des comptes en CAD pour pas cher.
Qqun a une idée sur ce point ?

C est quoi le but?

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Il y a 1 heure, Tucolabrute a dit :

Déjà super merci pour le temps passé à décrire tout cela, et surtout sans que cela ne pique les yeux avec les photes d'aurtografe...Franchement cela me fait froid dans le dos, cela fait 17 mois que j'attends mon put...de CSQ alors que nous parlons avec mon épouse plusieurs langues, 3 enfants, diplomes, xp pro, mais rien n'avance...Je me demande si finalement le quebec est vraiment l'endroit vers lequel nous devrions immigrer.

concernant les cartes à débit différé, n'est il pas possible de garder un compte en France/Europe et de l'alimenter en CAD ? oui il y a des frais etc, mais entre le temps passé et les autres frais bancaires au Quebec, il y a certainement des banques en Europe qui sont capables de gérer des comptes en CAD pour pas cher.

Qqun a une idée sur ce point ?

 

N'attend pas dans le vide et prépare ton arrivée car ta question bancaire démontre un manque de préparation flagrante surtout après 17 mois d'attente. 

Bref, ouvre un compte au Canada et négocie tes frais. 

Si tu décides de faire une autre procédure, il faut annuler la première. 

Tu as des gens ca a été 6-7 ans d'attente en tout. 

En ce moment la situation est compliquée et logique, c'est important de bien se renseigner pour eviter d'attendre dans le vide en souffrance. 

A+

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Il y a 16 heures, Tucolabrute a dit :

Déjà super merci pour le temps passé à décrire tout cela, et surtout sans que cela ne pique les yeux avec les photes d'aurtografe...Franchement cela me fait froid dans le dos, cela fait 17 mois que j'attends mon put...de CSQ alors que nous parlons avec mon épouse plusieurs langues, 3 enfants, diplomes, xp pro, mais rien n'avance...Je me demande si finalement le quebec est vraiment l'endroit vers lequel nous devrions immigrer.

concernant les cartes à débit différé, n'est il pas possible de garder un compte en France/Europe et de l'alimenter en CAD ? oui il y a des frais etc, mais entre le temps passé et les autres frais bancaires au Quebec, il y a certainement des banques en Europe qui sont capables de gérer des comptes en CAD pour pas cher.

Qqun a une idée sur ce point ?

 

 

Heu...ça sert à quoi? Ta paye canadienne, tu crois qu'ils vont te l'envoyer sur un compte non domicilié au Canada? Ton historique de crédit local tu vas le créer comment? 

 

Je vois pas en quoi tu vas sauver de l'argent avec ta solution. Encore moins du temps. Par contre, te compliquer la vie ça c'est certain. Tu parles de "temps passé" et tu préfères en passer encore plus à gérer un compte non local?

 

Payer une carte de crédit ça prend 1 minute! Il faut arrêter de croire (ou faire croire) que tu perds des journées entières de ta vie dans le paiement de carte de crédit, c'est franchement n'importe quoi. Quant aux frais bancaires, de 1/ ça se négocie au pire de 2/ t'es pas obligé d'aller dans une banque qui charge des frais de 3/ les banques en Europe font toutes que du social et chargent 0 euro tout le temps et pour tout, c'est bien ça non?

Edited by crazy_marty

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Il y a 17 heures, Tucolabrute a dit :

 

concernant les cartes à débit différé, n'est il pas possible de garder un compte en France/Europe et de l'alimenter en CAD ? oui il y a des frais etc, mais entre le temps passé et les autres frais bancaires au Quebec, il y a certainement des banques en Europe qui sont capables de gérer des comptes en CAD pour pas cher.

Qqun a une idée sur ce point ?

 

 

Une carte de crédit nord-américaine n'est pas une carte à débit différé comme tu l'entend. Elle n'est pas liée à un compte bancaire. Déjà, ça coince pour ton montage extravagant. 

 

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Sinon est ce que c'est possible de demander de se faire payer en Euro le même montant qu'en CAD (évidement) et comme ça on dépose sa paie dans son compte en France, on transfère ici au Canada avec le taux de change en plus on est gagnant !

 

ça serait plus simple non ! :D

 

(Je précise que ma question n'est pas sérieux pour ceux qui ont de la difficulté avec le second degré.)

 

 

 

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il y a 2 minutes, kjaerlighet a dit :

Sinon est ce que c'est possible de demander de se faire payer en Euro le même montant qu'en CAD (évidement) et comme ça on dépose sa paie dans son compte en France, on transfère ici au Canada avec le taux de change en plus on est gagnant !

 

ça serait plus simple non ! :D

 

(Je précise que ma question n'est pas sérieux pour ceux qui ont de la difficulté avec le second degré.)

 

 

Moi je dis qu'il serait encore plus simple de demander à l'employeur canadien de s'ouvrir un compte en France pour payer ses employés français sur simple transfert interne d'un compte à l'autre. :P

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Je suis de plus en plus sidéré... On parle d'un paiement de carte de crédit à faire manuellement, une fois par mois, et c'est suffisant à douter du bien-fondé d'une immigration au Québec pour cette broutille ? 

 

Franchement, si ce point vous rebute, imaginez la première tempête de neige, le premier -30, la liste d'épicerie avec des produits différents, les pompes à essence où le paiement à la pompe n'est pas encore généralisé (ça l'était en Belgique en 1990 déjà), etc.

 

Je ne suis plus sidéré, je crois que j'hallucine. Il faut faire un paiement via Internet une fois par mois, si c'est vraiment si atroce, restez loin du Québec, il y a mille choses bien pires, croyez-moi !

 

Aussi, il faut se monter un dossier bancaire en arrivant ? L'horreur ! En France, les banques prêtent de l'argent à des inconnus venus du bout du monde en 30 minutes évidemment.

Edited by Mark-Beaubien

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