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Rourouille

Au Québec, depuis 3 mois, sans lunettes roses

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Merci Rourouille pour cette première partie de bilan sans fard ni fond de teint ;-)

C'est ton ressenti et c'est sympa de prendre le temps de le partager. 

On attend la suite avec impatience. Et dis nous aussi ce qui te plait, ça nous mettra un peu de baume au cœur. Nous, nous souhaitons partir en juillet prochain avec nos 2 enfants...

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Première fois que j'entends qu'il faut payer pour aller au toilette ici. Jamais payé en 34 ans. Après dans le métro, jamais eu envie. 

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Le site bug... à effacer doublon

Edited by Automne

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Il me semble quand même que 3 mois c'est un peu court pour se faire une idée, quelque soit le nouvel endroit où l'on s'installe. Même en restant dans un même pays, mais en changeant de région, on ne peut bien appréhender une réalité en si peu de temps. Enfin c'est mon expérience de voyageuse (je suis partie 10 mois aux Etats-Unis quand j'avais 18 ans, à une époque où il n'y avait pas d'internet et où le téléphone coûtait cher. Puis un peu partout en France et en Europe depuis) Souvent dans ces 3 mois il y a le temps de la surprise euphorique, puis celui du malaise parce que les anciens repères s'en vont. Il faut de la patience, et le travail du temps. Il faut prendre le temps de se laisser imprégner, en abandonnant ses anciennes références et en se laissant transformer.
Mais sinon, j'aime ce témoignage car il soulève des points intéressants.

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BJ'ai lu et relu le texte de rourouille et je conclus qu'il s'agit du résultat d'un gros choc culturel qui amène son lot de difficultés d'adaptation et d'incompréhension. Les commentaires sont assez typiques d'un regard français empreint d'un anti-américanisme primaire. Tout est vu et ressenti sous cet angle que seul le dieu argent règne en maître céans des lieux et des esprits. Forcément, de là découle une interprétation des situations concrètes qui, au-delà de se prétendre sans lunettes roses, qui au-delà d'être perçue sans fard et sans complaisance par certains, demeure fondée sur l'idée que le Québec carbure qu'à l'argent et les immigrants, à l'instar des natifs aveugles et habitués, ne sont que des pions (des "porte-monnaie sur pattes") dans ce système prédestiné et contrôlant. Tous les exemples et les cris du coeur sont là pour soutenir  cette idée récurrente du "time is money" , que seul l'argent compte et que c'est bien évidemment abject (non français...?) et bien évidemment trop noir comme des lunettes de soleil qui assombrissent la clarté du jour...

choc culturel je veux bien mais ça fait trois ans qu'ils préparent leur projet et sont venus plusieurs fois auparavant. Ce n'est pas comme s'ils posaient le pied pour la première fois en terre inconnue.

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Il me semble quand même que 3 mois c'est un peu court pour se faire une idée, quelque soit le nouvel endroit où l'on s'installe. Même en restant dans un même pays, mais en changeant de région, on ne peut bien appréhender une réalité en si peu de temps. Enfin c'est mon expérience de voyageuse (je suis partie 10 mois aux Etats-Unis quand j'avais 18 ans, à une époque où il n'y avait pas d'internet et où le téléphone coûtait cher. Puis un peu partout en France et en Europe depuis) Souvent dans ces 3 mois il y a le temps de la surprise euphorique, puis celui du malaise parce que les anciens repères s'en vont. Il faut de la patience, et le travail du temps. Il faut prendre le temps de se laisser imprégner, en abandonnant ses anciennes références et en se laissant transformer.
Mais sinon, j'aime ce témoignage car il soulève des points intéressants.

Ils seraient intéressants s'ils étaient véridiques...

Je pense que ce témoignage, comme l'indique kobico,
est fortement teinté.

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Bonjour. J' ai lu avec beaucoup d' intérêt ce retour d' expérience; c' est toujours bon à prendre et j' attend la suite également. Cependant, j' avoue être moi aussi un peu surpris du contenu et ce pour deux raisons.

La première est que le rédacteur dit s' être bien préparé or il semble surpris de ce qu'il trouve une fois arrivé sur place. Je ne suis pas encore parti c' est vrai mais les informations donnés dans ce post me sont toutes connues car largement commentés dans ce forum, dans divers blogues de migrants et même dans certaines revues de presse.

La seconde est que je trouve toujours curieux que l' on puisse critiquer les nord-américains sur leur rapport à l' argent alors que le notre ( du moins en France ) est loin d' être sain. On ne dit jamais ce que l' on gagne mais on passe son temps à envier les possessions des autres. Les français aussi courent après les possessions matérielles et ils sont près à écraser beaucoup de monde pour ça.

Ceci étant dit; je pense que vous venez d' arriver et que l' adaptation est toujours un peu difficile au début.Accrochez-vous et cherchez le positif car il y en a forcement. Je pense aussi que quand on veut quelque chose de nouveau dans la vie; il faut toujours sacrifier autre chose en échange. C' est un défaut que je remarque souvent chez mes collègues français.Ils pensent toujours qu' ils peuvent obtenir ce qu'ils veulent sans efforts. Or, ça n' existe pas.

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C'est pire que ça, bleu-sang: ce témoignage est clairement orienté, et vraiment pas très fidèle à la réalité. Payer pour aller aux toilettes, je vis au Québec depuis 50 ans - j'y suis né - je n'ai pas payé une seule fois pour y aller.

Ce n'est qu'un exemple. Ce témoignage est bourré d'erreurs factuelles et d'appréciations plutôt étranges - on a du mal à se faire comprendre au Québec si on parle un français standard. C'est sûr, si vous parlez l'argot parisien, peut-être, et encore - on regarde les films français au Québec.

 

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C'est pire que ça, bleu-sang: ce témoignage est clairement orienté, et vraiment pas très fidèle à la réalité. Payer pour aller aux toilettes, je vis au Québec depuis 50 ans - j'y suis né - je n'ai pas payé une seule fois pour y aller.

Ce n'est qu'un exemple. Ce témoignage est bourré d'erreurs factuelles et d'appréciations plutôt étranges - on a du mal à se faire comprendre au Québec si on parle un français standard. C'est sûr, si vous parlez l'argot parisien, peut-être, et encore - on regarde les films français au Québec.

 

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BJ'ai lu et relu le texte de rourouille et je conclus qu'il s'agit du résultat d'un gros choc culturel qui amène son lot de difficultés d'adaptation et d'incompréhension. Les commentaires sont assez typiques d'un regard français empreint d'un anti-américanisme primaire. Tout est vu et ressenti sous cet angle que seul le dieu argent règne en maître céans des lieux et des esprits. Forcément, de là découle une interprétation des situations concrètes qui, au-delà de se prétendre sans lunettes roses, qui au-delà d'être perçue sans fard et sans complaisance par certains, demeure fondée sur l'idée que le Québec carbure qu'à l'argent et les immigrants, à l'instar des natifs aveugles et habitués, ne sont que des pions (des "porte-monnaie sur pattes") dans ce système prédestiné et contrôlant. Tous les exemples et les cris du coeur sont là pour soutenir  cette idée récurrente du "time is money" , que seul l'argent compte et que c'est bien évidemment abject (non français...?) et bien évidemment trop noir comme des lunettes de soleil qui assombrissent la clarté du jour...

choc culturel je veux bien mais ça fait trois ans qu'ils préparent leur projet et sont venus plusieurs fois auparavant. Ce n'est pas comme s'ils posaient le pied pour la première fois en terre inconnue.

Choc culturel, choc des valeurs, quand même. La préparation ou son manque ont peu à voir avec l'expérience du terrain. Il y a des bien préparés malheureux et des mal préparés heureux. C'est mon avis. 

 

 
 

 

Edited by kobico

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Salut à tous,

Merci pour vos commentaires colorés, quels qu'ils soient!!  J'adore le débat. Je vais un peu en rajouter ;).

Voici donc une ou deux (ou plus, je suis bavarde) petites réactions, si vous me le permettez: 

- Je n'ai pas quitté la France pour retrouver la France (sinon, je serai restée et je ne l'ai pas fait). 

J'ai quitté la France pour trouver MIEUX (mes attentes sont donc élevées, désolée, on a qu'une vie). Qui quitte son pays dans l'espoir de trouver moins bien?? (je ne dis pas que j'ai trouvé moins bien, je dis que je m'interroge en ce moment pour savoir si ce système est mieux ou moins bien pour MOI!! Pas de jugement de valeur, juste une réflexion en cours sur ce que je souhaite pour MA VIE et non celles des autres). Bien entendu, j'arriverai d'un pays en guerre, ou d'un pays étatisé à outrance, je serai loin d'avoir le même discours. Par conséquent, j'ai un esprit critique de maudite française que j'exerce (c'est qui est reproché souvent aux français, mais faut s'assumer tel qu'on est) -  J'avoue<_<, je ne peux pas m'en empêcher de relever ce qui pêche, certains de mes profs ou patrons s'en souviennent  encore!

Bref, il est possible de critiquer des aspects (ressentis subjectivement, on s'entend) d'un système (et non d'un pays, j'y tiens, car le Canada, c'est un pays magnifique, j'y reviendrai aussi sur ce point primordial) sans être "anti" ! Bref, à un certain niveau de réflexion, ce n'est pas pour ou contre, ni noir ou blanc, ce sont des teintes de gris...

J'aurais beaucoup à écrire aussi sur La France et son système fort imparfait, mais j'ai pensé que le sujet du forum était l'immigration au Canada (et non pas l'immigration en France).^_^

- Je ne suis pas anti-américaine primaire, sinon je ne serai pas venue en Amérique du Nord (je serai partie en Australie ou en Allemagne). De plus, j'ai discuté avec quelques québécois de l'aspect "Business is business" très américain que l'on trouve ici. Ceux, qui ne se sont pas contentés d'une réaction type "Qu'est-ce que tu veux, tu es en Amérique!", m'ont dit avec franchise qu'ils le déploraient aussi. Cela n'a pas toujours été comme cela dans leurs mémoires, et depuis de nombreuses années, le système ne s'arrange pas. Les québécois en ont marre des taxes, des suppléments, des impôts, des parkings qui augmentent à Montréal les grands week-ends de 3 jours parce que le lundi est férié, des PV de stationnement parce que 3 minutes ont été dépassées, du système médical où il faut sortir son chéquier si on ne veut pas faire la queue à 5h du matin devant un centre médical...Bref, du RACKET LEGALISE (et non, du racket libéral, et cela faudra aussi revenir sur ce point). Est-ce que ces québécois sont tous anti-américains? Un autre mot me vient à l'esprit: Lucides, non (plutôt)?

- J'ai lu aussi, dans certaines réponses, qu'en 3 mois, j'avais décidé de repartir et que c'était dommage. Non, je n'ai rien décidé du tout, je m'interroge avec sincérité. Vous avez dit "Eternelle insatisfaite? Oui, peut-être, mais insatisfaite joyeuse de réfléchir sur les causes de son insatisfaction, donc fière de l'être et de ne pas subir la vie. Donc : Décision en Mars 2016 (c'est écrit dans le texte).

- le mot "surpréparé" a beaucoup été repris. J'avais réfléchi avant de l'employer car je savais qu'il ferait réagir. Je vous confirme que nous avons énormément préparé notre immigration pendant 3 ans (dire le contraire serait mentir et j'ai fait le choix d'écrire la vérité). Je savais bien sûr comment fonctionnait le système bancaire, tous nos comptes québécois ont été ouverts bien avant notre départ. En revanche, attention, toutes les banques ouvrent grand les bras aux "Nouveaux arrivants" (Offre Desjardins) mais quand vous vous pointez alors que toute votre épargne est déjà versée sur leurs comptes, tiens, cela se complique un peu. La carte de crédit, présentée comme offerte "sans condition", est soumise à une étude de solvabilité de la part de VISA qui dit NIET si vous n'avez pas de travail (et ça, je l'ai découvert en arrivant). L'absence d'historique de crédit ne vous donne pas accès au crédit (vous devez payer votre voiture Cash). Bref, il y a LA PUB de la banque que l'on voit et puis la réalité.

Moralité: on a beau se préparer au maximum de ses capacités (peut-être que les miennes sont plus réduites que les les vôtres, je ne peux lutter, parfois, il faut avouer son impuissance), cela n'empêche pas les surprises car il est impossible de tout contrôler à 100% dans une immigration.

C'est dans ce sens là que j'ai employé le mot "surpréparé" et également, parce que dans ce forum, dès qu'un intervenant émet une opinion, éloignée du monde parfait des bisounours, il lui est répondu "tu n'avais pas assez préparé ton immigration". Moi, je l'affirme, mon immigration a été surpréparée. Peut-être mal, que voulez-vous, mais en tout cas on y a passé du temps et mis pas mal de coeur (peut-être que tous les candidats à l'immigration de ce forum feront une meilleure préparation que la nôtre? ET bien, c'est tout le mal que je leur souhaite et c'est dans ce but que j'ai écrit mon texte, pour aider à la hauteur de mes (petits) moyens (limités, enfin, vous avez compris)..

PS: -si vous faites attention, je ne dis pas que les wc sont payants au Québec (je cite: "à un bemol près: les toilettes sont rarement payantes ici").;)

Au plaisir de vous lire ! Et vues les réactions, on ne va pas s'ennuyer lorsque j'aurai le temps d'écrire mon prochain texte. 

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...

 

 

 

 

 

Edited by kobico
doublon

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Pour en venir aux faits, au cours de nos séjours antérieurs au Québec, avant notre arrivée en 2015, nous avions déjà repéré les écueils suivants :

Une mentalité Nord-Américaine malgré une langue apparentée 

Cela a été dit et re-dit sur le forum, mais il faut insister : même si les québécois parlent le français québécois, la mentalité du peuple québécois est très clairement Nord-Américaine (pas un soupçon de comportement européen ici).

En quoi, une mentalité nord-américaine est un écueil?

C'est quoi un comportement européen? C'est quoi les différences entre les comportements européen et américain/québécois? 

En revanche, mes interlocuteurs restent toujours aussi interloqués devant un français « classique ». Rien d’insurmontable mais communication pas toujours aisée tout de même.

Je ne crois pas les Québécois soient "interloqués" devant un "français classique". Parfois, on peut être surpris que la personne ait un accent français parce que l'on ne s'y attend pas, tout simplement. C'est quand même pas visible un accent….

Le rapport à l’argent

Pour revenir à l’aspect « choc culturel », il découle de cette mentalité nord-américaine que le rapport à l’argent est…(je cherche mes mots) SPECIAL, FRONTAL, COMPLETEMENT DECOMPLEXE.

Je suis toujours surprise de ce supposé rapport décomplexé. Je viens d'une famille où il était interdit de parler d'argent à la table. Je sais aussi que ce ne n'est pas un sujet que l'on aborde facilement et avec tout le monde. Il y a des règles sociales et de bienséance et ce n'est pas bien vu d'afficher sa richesse et de parler d'argent. Faut croire que les Français le sont beaucoup coincés pour nous trouver décomplexés!

Au Québec, IDEM (ou presque, a un bemol près: les toilettes sont rarement payantes ici). MAIS  1 DOLLAR est 1 DOLLAR. TIME IS MONEY (comme aux Etats-unis).

J’avoue que quelques lueurs cupides qui luisent dans les yeux de certains, lorsqu’il est question d’argent, m’effraient quelques peu depuis que je vis ici, pourtant je ne suis pas franchement effarouchable. Toute opportunité de retirer un revenu supplémentaire de la moindre activité est recherchée et dirons-nous sur-exploitée, parfois, il me semble, au détriment de la fidélisation du client. Vous payez pour tout et quelquefois, avant d’avoir eu le service (ou même si vous ne l’avez pas, tant pis), et cela, on ne le lit pas vraiment dans les forums.

J'ai plein d'exemples contraires. Un jour, dans une ville où je n'habite même pas, je prends rendez-vous pour un examen visuel (40$ et remboursé si j'achète des lunettes à la suite) chez un opticien d'ordonnance dont j'ai trouvé l'adresse dans les Pages Jaunes. Suite à l'examen, j'achète effectivement une monture avec verres prescrits à 500$, le tout étant prêt une semaine plus tard. Aucun dépôt exigé, j'ai même offert et on m'a répondu "non, ce n'est pas nécessaire". Je suis ressortie de la boutique sans avoir ouvert mon porte-monnaie. Bref, on roule sur la confiance comme cela arrive souvent....

Même chose avec le marchand/réparateur de tracteur à pelouse de mon village. Dès la  première année de mon arrivée, le pli était pris: Au printemps, il  vient ramasser chez moi mon tracteur pour sa mise au point annuelle. Il  me le rapporte en me disant " à l'an prochain!" et je suis toujours sans facture à payer sur le champ car il sait que je passerai en boutique dans les jours suivants pour l'acquitter.

Autre exemple, lors de la fin de semaine de l'Action de Grâce, je me suis fait voler (ben oui, pas que des bisounours au Québec!) des outils dans mon garage. Les voleurs sont partis avec une grosse scie à onglets ET la pièce d'un chevalet métallique sur laquelle elle était fixée. Sur internet, je découvre que le modèle de mon chevalet est discontinué. J'écris quand même à la compagnie espérant pouvoir acheter la pièce manquante. On me répond qu'ils ont encore la pièce et qu'ils me la feront parvenir gratuitement dans les plus brefs délais. Chouette, je l'ai déjà reçue...

Ce rapport à l’argent très "américain" est important à prendre en compte dans la problématique de l’immigration. Il ne faut pas le sous-estimer. En ce qui me concerne, cet aspect est pour le moins surprenant (choc culturel) pour un immigrant français, habitué à être bichonné par les règles de protection des consommateurs, à se voir proposer de l'eau gratuite en accompagnement des plats, un parking offert pour les clients.

Jamais vu quelqu’un devoir payer pour de l’eau servie dans un restaurant. Même chose pour les stationnements gratuits pour la clientèle. Ils sont très nombreux.

Ce rapport est très « dur » relationnellement, et peut être résumé à des échanges types  « Bonjour ! Carte de crédit ? Oui, OK. Non, bye», avec un sentiment confus, amer en bouche, d’avoir été accepté à l’immigration que pour être un porte-monnaie sur pattes de plus (même si les québécois ne sont pas mieux traités, mais disons, et c’est, à mon avis, leur grand malheur, ils y sont habitués). 

Un commentaire vraiment atroce. Il reflète peut-être ton ressenti (sic) mais certainement pas la réalité.

 

Le système bancaire et la problématique de la côte de crédit

Et que dire du fonctionnement même de la Côte de Crédit ?? Le Canada a copié son voisin américain il y a plusieurs années en s’inspirant des scores de solvabilité mis en place par les Etats-Unis (système génial lorsqu’on voit ce que cela a donné en 2008, avec la crise des subprimes !). Bref, un petit chèque impayé ? Un retard de paiement hydro-Québec ? et c’est la cata assurée, vous voilà rétrogradés dans votre notation. Vous devrez ramer comme un damné plusieurs années (6 ans pour être précise) pour faire oublier cet écart, grâce à un comportement de parfait petit soldat qui paie rubis sur ongle, sans discuter, toutes ses factures. Que penserait la CNIL française de ceci ? Pour du fichage, nous y sommes en plein dedans. Pour le droit à l’erreur ou au pépin financier ponctuel, en revanche, nous en sommes très éloignés. Bref, la pression financière est forte sur les épaules des nord-américains et elle sera encore plus forte sur les épaules des immigrants qui arrivent car ils disposent de moins de temps pour faire leurs preuves.

 

Ce que j’ai surligné en vert est carrément faux.  Pas de cata annoncée, les chèques impayés et les factures de l’Hydro n’apparaissent pas au bureau de crédit Équifax.  Règle générale, les paiements en retard affectent  la cote de crédit mais n’empêche pas l’accès au crédit (sauf lourds retards répétitifs) et n’obligent pas à un purgatoire de 6 ans et à tout recommencer à zéro. Ta conclusion au sujet de la  pression financière est donc fausse. 

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Moi j'aime bien l'approche on tente l'experience de voir si c'est l'immigration au Canada nous convient mieux qu'en France, je fais le bilan (positifs et negatifs) de ma premiere annee (Mars 2016) et je vois si je continue l'aventure.

Nous sommes venu egalement avec cette idee la de faire un point ou au bout d'un an et de voir si on continue ou pas. Contrairement a toi mon immigration n'a pas ete prepare (on s'est decide a bouger en Octobre/Novembre 2014 pour venir en Mars 2015) , mais je connaissais deja le monde du travail Nord Americain.

Je trouve que chaque pays a de bonnes pratiques (sauf l'angleterre qui fait tout a l'envers, meme leur coupe du monde). Le probleme est qu'on ne peut arriver dans un pays et imposer les bonnes pratiques d'un autre. C'est pire quand on essaie d'instaurer les mauvaises pratiques de son pays d'origine en immigrant !!!

Il y a certaines choses avec lesquelles tu te familiariseras, d'autre non ....

 

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Salut à tous,

Merci pour vos commentaires colorés, quels qu'ils soient!!  J'adore le débat. Je vais un peu en rajouter ;).

Voici donc une ou deux (ou plus, je suis bavarde) petites réactions, si vous me le permettez: 

- Je n'ai pas quitté la France pour retrouver la France (sinon, je serai restée et je ne l'ai pas fait). 

J'ai quitté la France pour trouver MIEUX (mes attentes sont donc élevées, désolée, on a qu'une vie). Qui quitte son pays dans l'espoir de trouver moins bien?? (je ne dis pas que j'ai trouvé moins bien, je dis que je m'interroge en ce moment pour savoir si ce système est mieux ou moins bien pour MOI!!

Me, myself and I (moi, moi, moi) Bel exemple d'un certain individualisme français! lol!  

Tu vois, si j'avais à immigrer en France, je poserais l'équation en terme de DIFFÉRENCE pas en MIEUX. Je me dirais pas seulement "qu'est-ce que la France m'offre de plus ou de moins pour combler mes besoins et mes aspirations?" En soi, un pays, c'est bien plus vaste, plus grand et plus beau que la seule satisfaction de mes besoins. Si ta découverte et ton appréciation de ton pays d'accueil se limite qu'à la  question de mieux satisfaire tes besoins, t'es mal barrée...

Et si tu essayais d'ouvrir ton coeur....

 

 

Edited by kobico

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A kobico

Parce qu'il est important quand même de dire les choses !

Voici un lien parmi d'autres: 

http://www.cba.ca/fr/consumer-information/40-banking-basics/516-understanding-your-credit-report

On peut lire :

que si vous manquez un paiement (HYDRO QUEBEC est un exemple), c'est indiqué dans le dossier de crédit. 

Idem, pour les chèques sans provision (chèque impayé dans mon jargon)

Extrait:

Votre dossier de crédit

Votre dossier de crédit montre comment vous avez honoré vos obligations financières. Le dossier est créé dès votre premier emprunt ou votre première demande de crédit. Les prêteurs envoient par la suite des rapports périodiques aux agences de crédit au sujet de votre historique de paiement, par exemple la date de votre demande de crédit, si vous faites vos paiements à temps, si vous manquez un paiement et si vous avez dépassé votre limite de crédit.

Votre dossier de crédit renferme :

  • Votre nom, votre adresse et votre date de naissance.
  • Les renseignements sur votre emploi.
  • Les détails de vos comptes de crédit et de vos transactions, et si vos paiements sont effectués à temps.
  • Vos renseignements bancaires, y compris l’historique des chèques sans provision.
  • Les renseignements dans les dossiers publics, tels que les prêts garantis, les faillites ou les jugements dont vous avez fait l’objet.
  • L’information au sujet de toute action de recouvrement à votre encontre.
  • Une liste de toutes les organisations ou personnes qui ont demandé un exemplaire de votre dossier de crédit au cours des dernières années.

Votre dossier de crédit est dressé par une agence de renseignements sur le crédit. Le Canada en compte deux : Equifax Canada et TransUnion Canada. Ces agences, sous réglementation provinciale, utilisent les renseignements fournis par les prêteurs afin de dresser le dossier de crédit.

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Dire les choses? Tu dis surtout n'importe quoi. Porter des lunettes roses ou porter des lunettes noires, c'est le même aveuglement.

Vous n'aurez pas une cote de crédit négative pour un seul paiement en retard, ce qu'il ne faut pas lire! SVP, cessez de raconter n'importe quoi, on dirait que vous cherchez simplement à dire des trucs négatifs, quitte à en inventer. Malsain.

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A kobico

Parce qu'il est important quand même de dire les choses !

Voici un lien parmi d'autres: 

http://www.cba.ca/fr/consumer-information/40-banking-basics/516-understanding-your-credit-report

On peut lire :

que si vous manquez un paiement (HYDRO QUEBEC est un exemple), c'est indiqué dans le dossier de crédit. 

Idem, pour les chèques sans provision (chèque impayé dans mon jargon)

Extrait:

Votre dossier de crédit

 

Ce ne sont que des généralités pan-canadiennes prises sur un site tout aussi généraliste de banquiers canadiens. Je maintiens ce que je dis. Je consulte à tous les jours des historiques de crédit produits par Équifax et Trans-Union. Et toi...?

Il faut donc lire que ces informations (chèque impayé et Hydro-Québec) pourraient y être mais que, dans les faits, elles n'y sont pas. Peut-être dans d'autres provinces mais pas au Québec.

Edited by kobico

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Kobico écrit: 

Ce que j’ai surligné en vert est carrément faux.  Pas de cata annoncée, les chèques impayés et les factures de l’Hydro n’apparaissent pas au bureau de crédit Équifax.  Règle générale, les paiements en retard affectent  la cote de crédit mais n’empêche pas l’accès au crédit (sauf lourds retards répétitifs) et n’obligent pas à un purgatoire de 6 ans et à tout recommencer à zéro. Ta conclusion au sujet de la  pression financière est donc fausse. 

Voici ce que je lis sur le site Desjardins: 

Les retards ou défauts de remboursement ne sont pas les seuls éléments qui nuisent à votre réputation financière actuelle et future. D'autres facteurs qui peuvent vous sembler anodins pourraient venir entacher votre dossier de crédit.

Même des retards dans le paiement d'amendes liées au retour de livres à la bibliothèque ou d'une contravention de stationnement peuvent être considérés par les agences d'évaluation du crédit comme des manquements de votre part dans la gestion de votre endettement.

Un seul chèque sans provision ternit un dossier de crédit. Ne faites pas de chèque si vous ne possédez pas les fonds nécessaires au moment de l'émettre.

Le fait de demander plusieurs fois durant une même année qu'on augmente votre limite de crédit peut aussi affecter négativement votre cote de crédit.

Pour prouver mes dires, le texte ci-dessus est consultable ici:

https://www.desjardins.com/coopmoi/plans-action-conseils/credit-endettement/bien-comprendre-dossier-credit/

Un oubli de retour de livre à la bibliothèque, et hop, la côte de crédit est entâchée???

C'est vrai que ce n'est pas de la pression financière, ca !

Desjardins n'est pas un site généraliste de banques canadiennes, non?

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Salut à tous,

Merci pour vos commentaires colorés, quels qu'ils soient!!  J'adore le débat. Je vais un peu en rajouter ;).

Voici donc une ou deux (ou plus, je suis bavarde) petites réactions, si vous me le permettez: 

- Je n'ai pas quitté la France pour retrouver la France (sinon, je serai restée et je ne l'ai pas fait). 

J'ai quitté la France pour trouver MIEUX (mes attentes sont donc élevées, désolée, on a qu'une vie). Qui quitte son pays dans l'espoir de trouver moins bien?? (je ne dis pas que j'ai trouvé moins bien, je dis que je m'interroge en ce moment pour savoir si ce système est mieux ou moins bien pour MOI!! Pas de jugement de valeur, juste une réflexion en cours sur ce que je souhaite pour MA VIE et non celles des autres). Bien entendu, j'arriverai d'un pays en guerre, ou d'un pays étatisé à outrance, je serai loin d'avoir le même discours. Par conséquent, j'ai un esprit critique de maudite française que j'exerce (c'est qui est reproché souvent aux français, mais faut s'assumer tel qu'on est) -  J'avoue<_<, je ne peux pas m'en empêcher de relever ce qui pêche, certains de mes profs ou patrons s'en souviennent  encore!

Bref, il est possible de critiquer des aspects (ressentis subjectivement, on s'entend) d'un système (et non d'un pays, j'y tiens, car le Canada, c'est un pays magnifique, j'y reviendrai aussi sur ce point primordial) sans être "anti" ! Bref, à un certain niveau de réflexion, ce n'est pas pour ou contre, ni noir ou blanc, ce sont des teintes de gris...

J'aurais beaucoup à écrire aussi sur La France et son système fort imparfait, mais j'ai pensé que le sujet du forum était l'immigration au Canada (et non pas l'immigration en France).^_^

- Je ne suis pas anti-américaine primaire, sinon je ne serai pas venue en Amérique du Nord (je serai partie en Australie ou en Allemagne). De plus, j'ai discuté avec quelques québécois de l'aspect "Business is business" très américain que l'on trouve ici. Ceux, qui ne se sont pas contentés d'une réaction type "Qu'est-ce que tu veux, tu es en Amérique!", m'ont dit avec franchise qu'ils le déploraient aussi. Cela n'a pas toujours été comme cela dans leurs mémoires, et depuis de nombreuses années, le système ne s'arrange pas. Les québécois en ont marre des taxes, des suppléments, des impôts, des parkings qui augmentent à Montréal les grands week-ends de 3 jours parce que le lundi est férié, des PV de stationnement parce que 3 minutes ont été dépassées, du système médical où il faut sortir son chéquier si on ne veut pas faire la queue à 5h du matin devant un centre médical...Bref, du RACKET LEGALISE (et non, du racket libéral, et cela faudra aussi revenir sur ce point). Est-ce que ces québécois sont tous anti-américains? Un autre mot me vient à l'esprit: Lucides, non (plutôt)?

- J'ai lu aussi, dans certaines réponses, qu'en 3 mois, j'avais décidé de repartir et que c'était dommage. Non, je n'ai rien décidé du tout, je m'interroge avec sincérité. Vous avez dit "Eternelle insatisfaite? Oui, peut-être, mais insatisfaite joyeuse de réfléchir sur les causes de son insatisfaction, donc fière de l'être et de ne pas subir la vie. Donc : Décision en Mars 2016 (c'est écrit dans le texte).

- le mot "surpréparé" a beaucoup été repris. J'avais réfléchi avant de l'employer car je savais qu'il ferait réagir. Je vous confirme que nous avons énormément préparé notre immigration pendant 3 ans (dire le contraire serait mentir et j'ai fait le choix d'écrire la vérité). Je savais bien sûr comment fonctionnait le système bancaire, tous nos comptes québécois ont été ouverts bien avant notre départ. En revanche, attention, toutes les banques ouvrent grand les bras aux "Nouveaux arrivants" (Offre Desjardins) mais quand vous vous pointez alors que toute votre épargne est déjà versée sur leurs comptes, tiens, cela se complique un peu. La carte de crédit, présentée comme offerte "sans condition", est soumise à une étude de solvabilité de la part de VISA qui dit NIET si vous n'avez pas de travail (et ça, je l'ai découvert en arrivant). L'absence d'historique de crédit ne vous donne pas accès au crédit (vous devez payer votre voiture Cash). Bref, il y a LA PUB de la banque que l'on voit et puis la réalité.

Moralité: on a beau se préparer au maximum de ses capacités (peut-être que les miennes sont plus réduites que les les vôtres, je ne peux lutter, parfois, il faut avouer son impuissance), cela n'empêche pas les surprises car il est impossible de tout contrôler à 100% dans une immigration.

C'est dans ce sens là que j'ai employé le mot "surpréparé" et également, parce que dans ce forum, dès qu'un intervenant émet une opinion, éloignée du monde parfait des bisounours, il lui est répondu "tu n'avais pas assez préparé ton immigration". Moi, je l'affirme, mon immigration a été surpréparée. Peut-être mal, que voulez-vous, mais en tout cas on y a passé du temps et mis pas mal de coeur (peut-être que tous les candidats à l'immigration de ce forum feront une meilleure préparation que la nôtre? ET bien, c'est tout le mal que je leur souhaite et c'est dans ce but que j'ai écrit mon texte, pour aider à la hauteur de mes (petits) moyens (limités, enfin, vous avez compris)..

PS: -si vous faites attention, je ne dis pas que les wc sont payants au Québec (je cite: "à un bemol près: les toilettes sont rarement payantes ici").;)

Au plaisir de vous lire ! Et vues les réactions, on ne va pas s'ennuyer lorsque j'aurai le temps d'écrire mon prochain texte. 

Sur-préparé, je ne suis pas sûr, sinon tu aurais quand-même compris l'intérêt de MAGASINER! Si ta banque refuse une carte de crédit, tu vas dans une autre. Si là où tu achètes ta voiture veut pas te financer à crédit, tu vas ailleurs. Si ton assurance veut pas t'assurer ou le fait à un prix ridicule, tu changes d'assurance. Si ton dentiste demande un paiement cash ou en avance pour un service non rendu, tu changes de dentiste. Pourtant c'est pas bien compliqué et c'est le b.a.b.a un peu partout dans le monde en fait: accepter de se faire fourrer, tout en se persuadant que c'est la faute au système/aux autres, ma foi c'est ton droit, mais tu comprendras que beaucoup ne suivent pas le même chemin.

Edited by crazy_marty

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