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Zeina

Conseils sur les quartiers montreal

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Bonjour, 

 

J'ouvre ce nouveau sujet pour les conseils et vos expériences sur les quartiers de montreal, 

Je regarde pas mal de logements et souvent les prix sont élevés pour les mêmes types logements. 

Il y a t'il des quartiers que vous pouvez me conseiller pour une femme seule? 

Les prix sont différents pour sont différents pour l'accessibilité ou la sécurité? 

Merci d'avance pour vos réponses

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Les prix diffèrent selon si tu es collée au métro ou un peu plus éloignée (sur une ligne de bus plutôt que direct sur le métro), selon si tu vis au centre-ville ou un quartier plus éloigné, selon la taille de ton logement, ce qui est inclus ou non. Certains quartiers sont plus côtés que d'autres, donc plus cher aussi car plus recherchés. 

 

La sécurité, mis à part peut-être Montréal-Nord (encore que) et HoMA...tu devrais pas avoir trop de problèmes. 

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Merci @crazy_marty,

Justement pour HoMa, j'ai vu les prix assez attractifs, je me suis dite qu'il faut se renseigner.

Ok d'accord pour le reste. Je compte reste en centre ville surtout près des universités, peux tu me conseiller un quartier? Plus accessible pour moi car je reprends les études en arrivant sur place, calme aussi.

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Guest jo19963

Je n'habiterais pas à Hochelaga-Maisonneuve.  Quand c'est pas cher, c'est qu'il y a une raison.

 

Si vous faite un travail qui a des heures régulières  (de jour, la semaine- pas de week end) N'hésitez-pas à consulter certaines ville de la rive-sud (Longueuil, Brossard, etc) ou de Laval.  Cela peut paraître parfois un peu plus long de trajet en autobus mais la réalité est que les quartiers excentrés de l’Île de Montréal pourraient demander plus de temps de transport.   les logements sont souvent plus, grands et moins chers. (et il y a des services, commerces, etc!) 

Edited by jo19963

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il y a 3 minutes, jo19963 a dit :

Je n'habiterais pas à Hochelaga-Maisonneuve.  Quand c'est pas cher, c'est qu'il y a une raison.

Il ne faut pas exagérer, il y a des coins très sympas à Hochelaga-Maisonneuve !  Et d'autres plus glauques, d'où l'importance de bien visiter le quartier avant d'arrêter son choix sur un appartement.

 

Zeina, si vous comptez retourner aux études, vous avez trois universités aisément accessibles par la ligne verte du métro (UQAM - aussi accessible par la ligne orange), Concordia, McGill) tandis que l'Université de Montréal est sur la ligne bleue.  Il y a aussi le campus satellite de l'Université de Sherbrooke près de la station de métro Longueuil (ligne jaune).  Pour votre première année en tout cas, il serait beaucoup plus facile et pratique de choisir un logement à distance de marche d'une station de métro...

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il y a 49 minutes, jo19963 a dit :

Je n'habiterais pas à Hochelaga-Maisonneuve.  Quand c'est pas cher, c'est qu'il y a une raison.

 

Si vous faite un travail qui a des heures régulières de travail (de jour, la semaine- pas de week end) N'hésitez-pas à consulter certaines ville de la rive-sud (Longueuil, Brossard, etc) ou de Laval.  C'est parfois un peu plus long de trajet en autobus est parfois moins longs que les quartiers excentrés de l’Île de Montréal... et les logements sont souvent plus, grands et moins chers. (et il y a des services, commerces, etc!) 

Merci @jo19963, je regarderai 

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il y a 44 minutes, bencoudonc a dit :

Il ne faut pas exagérer, il y a des coins très sympas à Hochelaga-Maisonneuve !  Et d'autres plus glauques, d'où l'importance de bien visiter le quartier avant d'arrêter son choix sur un appartement.

 

Zeina, si vous comptez retourner aux études, vous avez trois universités aisément accessibles par la ligne verte du métro (UQAM - aussi accessible par la ligne orange), Concordia, McGill) tandis que l'Université de Montréal est sur la ligne bleue.  Il y a aussi le campus satellite de l'Université de Sherbrooke près de la station de métro Longueuil (ligne jaune).  Pour votre première année en tout cas, il serait beaucoup plus facile et pratique de choisir un logement à distance de marche d'une station de métro...

Merci @bencoudonc,  je ferais mes choix en fonction des distances de lignes de métro, ça m'aide beaucoup ??

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il y a 58 minutes, jo19963 a dit :

Je n'habiterais pas à Hochelaga-Maisonneuve.  Quand c'est pas cher, c'est qu'il y a une raison.

 

Si vous faite un travail qui a des heures régulières  (de jour, la semaine- pas de week end) N'hésitez-pas à consulter certaines ville de la rive-sud (Longueuil, Brossard, etc) ou de Laval.  Cela peut paraître parfois un peu plus long de trajet en autobus mais la réalité est que les quartiers excentrés de l’Île de Montréal pourraient demander plus de temps de transport.   les logements sont souvent plus, grands et moins chers. (et il y a des services, commerces, etc!) 

 

Heu...ben quand-même, HoMA c'est pas non plus un coupe gorge de partout, faut pas exagérer. Ma soeur y a habité des années, elle est rentrée de shifts de nuit, de matin, de soir, toute seule dans les rues et il lui est jamais rien arrivé. 

Edited by crazy_marty

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Guest jo19963

J'ai travaillé dans ce quartier pendant 3 ans et je maintiens mon avis.  

Allez-y si vous voulez. 

Edited by jo19963

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il y a 3 minutes, jo19963 a dit :

J'ai travaillé dans ce quartier pendant 3 ans et je maintiens mon avis.  

Allez-y si vous voulez. 

C'est grand, Hochelaga-Maisonneuve.  Comme je le disais plus haut il y a des coins très bien et d'autres à éviter.  Grosso modo je n'irais pas à priori m'installer au Sud de la rue Ontario, mais je n'hésiterais pas à vivre au Nord de la rue de Rouen. 

 

Il y a aussi une question de goût là-dedans : il faudrait me payer très trèèèès cher pour aller vivre dans une banlieue genre Brossard ou Laval (je ferais peut-être une exception pour le Vieux-Longueuil, et encore). 

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Il y a 1 heure, jo19963 a dit :

J'ai travaillé dans ce quartier pendant 3 ans et je maintiens mon avis.  

Allez-y si vous voulez. 

Et c'était en quelle année ?? Tu sais un quartier ça évolue. Moi j'y ai habité entre 2003 et 2006 et c'est le jour et la nuit avec maintenant. 

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Guest jo19963

2012.  

Ma niece (etudiante) y partageait un appart avec 3 autres filles et c'etait miteux pour plus de 800$ par mois.  

Allez y. Gatez vous!!!

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Ben si elle a choisi du miteux tant pis pour elle... tu penses que le miteux n'existe pas ailleurs! Comme sur le populaire plateau ou encore le formidable mille end... sans parler des coins à BS de westmount ou côte St luc.

 

Bref sur une expérience on déclare un quartier un plein renouveau à éviter... c'est quand même faire preuve de mauvaise foi.

 

C'est évident que le miteux n'existe pas à Longueuil et ses prostituées sur grande allée ou les blocs à logement le long de la 30...

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Guest jo19963

@juetben  Pourquoi est-ce que tu passes ta vie sur ce site pour critiquer les autres....  

 

Donnes ton magnifique avis pour le bénéfice de la personne qui a ouvert le post... et occupes-toi de tes affaires....

Es-tu toujours aussi gossant que ca ????  La vie doit être longue dans ta tête!!!!  Je te confirme qu'elle l'est pour ceux autour de toi quand tu es là!  

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il y a une heure, jo19963 a dit :

@juetben  Pourquoi est-ce que tu passes ta vie sur ce site pour critiquer les autres....  

 

Donnes ton magnifique avis pour le bénéfice de la personne qui a ouvert le post... et occupes-toi de tes affaires....

Es-tu toujours aussi gossant que ca ????  La vie doit être longue dans ta tête!!!!  Je te confirme qu'elle l'est pour ceux autour de toi quand tu es là!  

Et toi pourquoi tu tranches qu'un quartier n'est pas bon sur l'experience de ta niece? Pourquoi ton avis est il si meilleur que le mien... étrangement bencoudonc qui est québécoise et vis à montreal partage mon avis... 

 

Si tu ne veux pas d'avis contraire à ta vérité absolu n'ecris pas sur un forum tu n'auras donc pas de personnes qui te contredisent pour blesser ton orgueil!

 

Quand à la fin de ton message je passerai sur le fait que quand on attaque personellement la personne au lieu d'argumenter sur les écrits c'est qu'au final ben tu as pas grand chose à dire!

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Le 2017-08-11 à 13:12, Zeina a dit :

Bonjour, 

 

J'ouvre ce nouveau sujet pour les conseils et vos expériences sur les quartiers de montreal, 

 

 

Comme le sujet a été maintes fois traité ici sur ce forum, je vais pas trop répéter ce qu'a était dit mais je vous donne un résumé simple par tirets :

 

-  A éviter le quartier : Montréal-Nord, Sinon le reste des quartiers, même s'il s'agit de coins pauvres, ils sont pas au point d'être craignos. Je parle ici des quartiers tels Hocehelaga Maisonneuve (Homa), Saint-Michel et d'autres qui se trouvent au Sud et au Sud-Ouest de l'île de Montréal.

 

-  Ne pas se fier uniquement aux annonces mais essayes de bien prendre ton temps et visiter les lieux/ogements avant de conclure car ici les quartiers sont grands et sont pas forcément homogènes, dans la mesure où dans une même quartier tu pourras trouver des coins pauvres et d,autres plus loin résidentiels et beaux.

 

-  Le mieux est d'opter pour un logement qui soit proche d'une bouche de métro (ou encore d'un arrêt de bus qui te conduit à une bouche de métro) car si lorsqu'il fait beau l'été, tu trouveras que c,est sympa de te balader et faire une petite marche afin de regagner une station de métro ou arrêt de bus, la chose est certainement pas de la même saveur lorsqu'il s'agit de l'hiver dont une marche même de cent mètres pourrait être hyper laborieuse sous des conditions de froid/neige/verglas extrêmes.

 

-  Maintenant tu as des quartiers réputés et chers ou très chers aussi parfois à l'image du Centre-Ville (Downtown), Plateau-Mont-Royal, Westmount et Outremont. 

 

-  Sinon (à titre personnel) je pourrais te suggérer des quartiers tels que : Ahuntsic, Saint-Laurent et Rosemont.

 

 

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Personnellement, j'habite dans Homa depuis 2014 et malgré mes réticences dès le départ, j'avoue que c'est un bon quartier. Les loyers y sont encore abordables, quartier sympa, assez vivant, pleins de petites boutiques, restaurant. Je parle du coin vers la Promenade Ontario/Place Valois. Le quartier est desservi par deux stations de métro( Joliette et Pie IX). Ça pourrait être parfait pour toi si tu décides d'aller à l'UQAM. La 139 qui part du Sud de Pie IX remonte tout le boulevard pis dessert la station Pie IX. La 125 dessert la rue Ontario d'Est en Ouest, passe par la station Frontenac( ligne verte) et ainsi tu pourras te rendre à l'UQAM.
Dans le quartier, tu as le marché Maisonneuve, des épiceries, des fruiteries, des boulangeries, pâtisseries, des bars, des restaurants, des services, bibliothèque, piscine, banque. Bref une vraie vie de quartier. En tout cas, si tu as besoin, n'hésite pas, ça me ferait plaisir de t'aider.

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il y a une heure, veniziano a dit :

-  Sinon (à titre personnel) je pourrais te suggérer des quartiers tels que : Ahuntsic, Saint-Laurent et Rosemont.

 

 

...tout en sachant qu'à Ahuntsic et à Ville St-Laurent (Rosemont je connais moins), il y a aussi des coins qui craignent et que ce n'est pas partout bien desservi par les transports en commun.  Et que dans tous les quartiers, même Westmount, même Outremont, on court le risque de tomber sur des logements minables si on ne fait pas attention...

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il y a 23 minutes, bencoudonc a dit :

...tout en sachant qu'à Ahuntsic et à Ville St-Laurent (Rosemont je connais moins), il y a aussi des coins qui craignent et que ce n'est pas partout bien desservi par les transports en commun.  Et que dans tous les quartiers, même Westmount, même Outremont, on court le risque de tomber sur des logements minables si on ne fait pas attention...

Mais pas à Longueuil et brossard... la bas toujours top qualité!:thumbsup:

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D'accord,  merci à tous,  je tiendrai compte de tous vos points de vue. Une fois sur place je ferais mon choix. @Darif75 ça marche merci. 

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      Le français à Montréal est en réel danger. Non pas à cause de la présence massive des allophones qui parleront plutôt l'anglais que le français, mais parce que le niveau du français écrit et parlé est dramatiquement bas. Pour s'en convaincre, il suffit de lire les interventions des personnalités québécoises dans les réseaux sociaux. Les fautes de grammaire sont si fréquentes qu'il faut user de courage et de détermination pour aller au bout de certains échanges. Cette tendance n'est pas que québécoise, et questionne sur les causes de cet appauvrissement. Les identitaires n'auront que la prépondérance de l'anglais à la bouche, ce qui n'est que partiellement vrai. La raison est bien plus simple : le français est une langue très exigeante et bien plus complexe à maîtriser que la langue anglaise, les efforts consentis à correctement parler et écrire une langue diminuent dramatiquement. L'omniprésence de l'anglais et sa relative facilité d'apprentissage, jouent de concert pour affaiblir toujours plus le français. Pour ma part, né à Montréal, éduqué en France, amoureux de la langue anglaise tout autant que de la langue française, le bilinguisme devrait être ressenti par tout Canadien qui se respecte comme une partie essentielle de son identité, débarrassé des reliques du passé. Ce qui m'irrite ce n'est pas tant qu'on parle beaucoup anglais à Montréal, c'est que dans les provinces anglophones canadiennes on préfère apprendre l'espagnol pour commander une Tequila durant les vacances au Mexique ou à Cuba, plutôt que de se donner le défi de maîtriser le français. A chaque fois que je croise à Montréal un anglo qui tente d'utiliser son français même fragile, je suis ému, parce que je connais les difficultés derrière.
      Les anglicismes et franglais à Montréal sont partout. Dans la catégorie du franglais, je range tous ces termes anglais indûment traduits littéralement en "français" alors même qu'un terme francophone existait déjà. La liste est sans fin, avec des exemples particulièrement irritants comme céduler (de schedule), cancellation (de cancel), application (de apply). Ne croyez pas que je sois dur avec les québécois, le Comité québécois chargé du bon emploi du français est assez critique lui-même. Je suis convaincu que les québécois ont une trop grande facilité à prendre pour excuse leur imposant voisin Etatsunien (le jour où les canadiens arrêteront d'appeler les Etats-Unis du nom d'un continent tout entier, ça sera le début de leur liberté !) plutôt que de résoudre le problème d'apprentissage et d'encouragement positif.
      Une autre réaction (moquerie) fréquente des québécois à l'encontre des français c'est à propos de leur accent anglais. Nous partageons avec les anglophones une difficulté toute particulière et réciproque, qui nous rend misérable à parler dans la langue de l'autre. Certains québécois semblent avoir résolu ce problème, grâce à un subterfuge intéressant : la prononciation québécoise s'est progressivement adaptée (altérée)  à certains endroits à la prononciation anglaise américaine : rythme, son nasillard, "eurisation", etc.
       
      La langue québécoise
      Ça y est vous êtes arrivés au Québec. Une fois passées les approximations langagières du commun des mortels, paresseux et mal formé, profitez de l'occasion pour vous plonger dans vos racines. Vous venez de France ou de Belgique, vous avez donc une histoire linguistique croisée, commune et une partie distincte que vous aurez l'occasion d'approfondir. Partez chez Renaud Bray et achetez-vous vos premières œuvres littéraires québécoises. Les différences sont parfois saisissantes, les "néologismes" et expressions québécoises peuvent vraiment vous régaler. Ce n'est malheureusement pas à Montréal que vous vivrez le Québec au quotidien, ça sera plutôt pendant le peu de jours de vacances. oubliez ce que vous avez entendu et qui vaut peut-être pour le reste du Québec : personne ne vous regardera de travers si vous dites email au lieu de courriel. La présence française de longue date à Montréal, l'omniprésence anglaise, ont quelque peu assoupli les règles qui ne sont jamais strictes. Vous n'aurez aucune difficulté à comprendre vos interlocuteurs dans la grande majorité des cas, et réciproquement. 
       
      La nourriture
      C'est là que le bât blesse. Si vous êtes un viandeux comme les français peuvent l'être, que vous salivez à la vue d'une bonne grosse pièce de viande grasse et juteuse ? Vous serez heureux en Amérique du nord (en Amérique de manière générale). Si vous préférez les légumes (c'est mon cas), la vie sera plus décevante : les légumes ne goûtent pas grand chose et sont de faible variété. Si je mange occasionnellement certaines viandes, j'ai la palais sensible : oubliez la viande de bœuf extra-maigre à 5% de MG, ici c'est 15%. C'est une culture de barbecue, c'est le gras qui donne la saveur. Le poulet est la viande la plus mauvaise qu'il m'est été donné de goûter (achetée chez Provigo, Métro), même bio nourri au grain. Nous avons décidé de l'écarter de notre menu définitivement, faute d'avoir trouvé une manière de le cuisiner. On l'utilise que pour créer un bouillon.
      Les produits industriels sont généralement trop sucrés et trop salés, même si cela change lentement. Si vous voulez connaître votre budget avec précision en dehors des sites d'expatriation, vous pouvez vous rendre sur le site de Métro et simuler des achats en ligne pour la semaine. 
      Montréal est une grande destination pour les gastronomies du monde entier. Ce qui ne signifie pas que tout y est bon. L'ouest de Montréal offre peu d'endroits sympas pour souper dehors, sauf sur Monkland. Vers Côte des Neiges,  Acadie ou Villeray vous trouverez sans doute des bons restaurants indiens ou pakistanais. Le seul endroit riche en restaurant de touts sortes c'est le Plateau et le centre-ville. Si on habite à l'opposé, c'est un peu long la balade.
       
      Les habitations
      Si les habitations traditionnelles Montréalaises, les duplex et triplex, peuvent avoir un attrait certain, Montréal n'est pas une jolie ville par absence de règle urbanistique. le très joli peut y côtoyer le très laid. Oubliez les ghettos et les cités. Les rues sont longues, et le niveau social évolue pas mal au fil des artères Montréalaises. Il y a des quartiers de perdition qu'il faut éviter. C'est en général là on où on va faire la fête, pas le meilleur endroit où habiter pour se reposer entre deux cuites.
      Vous louerez sûrement votre logement à Montréal et sans références vous aurez moins le choix. Mais le parc immobilier de Montréal est très vieillissant, peu isolé phoniquement. Probablement, vos premiers choix à modeste budget seront limités en termes de quartiers et de qualité. Si vous aimez entendre vivre vos voisins, que vous trouvez ça festif et communautaire, vous serez heureux n'importe où à Montréal. Si le bruit des voisins qui se lèvent tôt vous dérange, vous y serez malheureux. Dans le deuxième cas, il faut éviter l'ouest vieillissant avec majorité de jolis duplex au charme typique des parois en bois fines et plancher qui grince. Les duplex Montréalais peuvent être un régal pour les yeux de l'extérieur, un enfer à l'intérieur. Dès que vous le pouvez, misez sur le budget supérieur. Si c'est difficile à trouver, privilégiez un bail court quitte à le renouveler ou à payer un déménagement : avec 6 mois d'historique de locataire payant rubis sur l'ongle, vous aurez plus de possibilités.
      Le bail de location est obligatoire maintenant au Québec. Par contre, une promesse verbale vous engage encore comme dans le temps. Ne dites pas oui avant d'être sûrs.
      Les rénovations des logements sont très superficielles. Ce n'est pas la peine d'inspecter dans le détail comme on le fait en France (c'est même mal perçu), ici on fait avec l'approximatif qui vaut dans les deux sens. Il y a deux raisons à cela : les propriétaires louent pour leur investissement de retraite mais très souvent c'est un parc géré par une poignée de riches propriétaires qui veulent juste que leur commerce tourne en investissant le moins possible; les loyers sont théoriquement capés par un organise québécois qui tire le prix des loyers vers le bas par rapport à la réalité du marché (dans ce cas pourquoi investir dans une rénovation professionnelle de qualité non rentable ?).
      Pour les européens, le parc vieillissant de Montréal, avec l'absence de normes d'isolation phonique, d'éléctro-ménagers de qualité, est un choc culturel. Dans la majorité de cas, ce sera un semi-meublé, c'est-à-dire que le propriétaire fournira l'éléctro-ménager très basique et les meubles de cuisine, avec une buanderie communautaire au sous-sol. Cette histoire de buanderie communautaire me fait encore transpirer : c'est une habitude locale très ancienne, qui fait économiser de la place mais dont l'hygiène me dépasse complètement. Préférez les logements qui vous autorisent à installer vos propres laveuse-sécheuse. 
      Sachez qu'un propriétaire individuel met plus en péril le remboursement de son crédit hypothécaire (immobilier) qu'une société de gestion qui doit absolument faire le plein dans ses immeubles. Si vous manquez de références, privilégiez les sociétés de gestion, potentiellement plus souples avec les conditions. 
      Si vous devez passer un été à Montréal, veillez à louer un logement avec climatisation. Choisissez le quartier après l'avoir visité, mais aussi par rapport aux écoles (système de "carte scolaire"), à la proximité des épiceries et d'une station de métro (8 mn pied par -25 c'est long mais faisable, le double devient rapidement et inutilement pénible).
       
      La sécurité
      Toute le monde vous dira que Montréal est une ville sécuritaire, et en vous disant cela tout le monde vous mentira partiellement. Statistiquement, la criminalité par nombre d'habitants est assez proche d'une grande ville française comme Paris. Côté maffieux, Montréal serait plus proche de Marseille que de Paris (les Hells, Cosa Nostra, les gangs qui ont pignon sur rue). Mais la sécurité ne se trouve pas dans les statistiques, c'est un sentiment général. Montréal est une ville le plus souvent paisible. De même qu'on y fait gentiment la file d'attente (sauf exceptions grossières), on n'y ressent pas de tensions particulières. Il y a des vols et des agressions à un nombre assez normal pour une grande ville (en réalité j'ai plus été témoin dans les trois premiers mois à Montréal qu'en dix ans en banlieue parisienne, sans jamais me sentir en réel danger, allez comprendre !), mais on s'y sent en sécurité. on peut prendre les transports en commun sans regarder derrière soi en toute circonstance. La région parisienne, est à l'opposé de Montréal : à statistiques très proches, il ne nous arrive rarement quelque chose de fâcheux, mais on s'y sent toujours tendu et sur le qui-vive.
       
      Le système de santé
      Catastrophique. Grâces aux conservateurs et à la réalité politique particulière du Québec qui fait que les médecins ne sont pas du tout obligés de participer à l'assurance maladie nationale, Montréal se trouve dans une sorte de désert médical étonnant et frustrant. Oubliez votre médecin de famille référent, vous n'en aurez pas. Pour se faire soigner à peu de frais avec sa belle carte Soleil, il faut aller dans une "clinique sans rendez-vous" à l'accueil pitoyable, à la file d'attente parfois interminable, mais aux services médicaux corrects. Or, ces cliniques ne se trouvent pas partout. Si vous voulez choisir votre lieu de résidence prenez ça en considération, pensez quand vous aurez la grippe, que votre enfant sera fiévreux et que vous devez marcher dans le froid pendant 15 mn puis prendre le métro deux ou trois stations, attendre deux ou trois heures, avant de vous faire ausculter 10 mn.
      Dans votre budget, comptez 300$ ou 600$ par hiver le coût d'une ou deux visites médicale à domicile, pratique, de bonne qualité .... et non remboursé par le RAMQ (assurance maladie).
      Selon votre lieu de résidence à Montréal, le coût d'une visite à domicile vous reviendra 240$-280$ (hors frais de médicaments). 
       
      Le climat
      Je suis d'origine italienne et je croyais que l'hiver à Montréal serait insupportable. Mais si vous n'avez pas de climatisation, c'est l'été humide et caniculaire qui va vous faire souffrir. En comparaison, l'hiver est plus facile à s'adapter. Il suffit de vous couvrir autant que nécessaire jusque dans certains cas très exceptionnels, ne pas sortir de chez soi lors des froids polaires. Mais le Québec est une très grande province, qui s'étire très au nord près du pôle nord. Montréal se situe au sud. Ses températures hivernales sont impressionnantes, mais largement supportables. Si vous avez la thyroïde paresseuse et que vous ne régulez pas bien la température de votre corps, c'est une destination peu commode. 
      Mais le froid se stabilise très froid en janvier et surtout février, avec une tendance fréquente à se prolonger encore en mars. Perdez vos repères de températures qui n'ont plus rien à voir avec la France. Quand vous grelottiez de froid en région parisienne dans une humidité à 5°C c'est plus difficile que -10° dans un froid relativement sec et un ciel bleu ! 
      En revanche, si vous dépendez d'une voiture, l'hiver va vous gâcher la vie ... :-)
       
      En conclusion : ne partez pas au Canada avec les étoiles plein les yeux. Y vivre et y passer des vacances sont deux réalités bien différentes. Le Québec (Montréal) n'est pas la destination parfaite, elle a de très bon côtés et de mauvais côtés également. N'écoutez pas les grincheux de tout bord, mais ne risquez pas votre vie sans avoir pesé le pour et le contre, ne négligez pas les différences culturelles. Quitter la France après avoir goûté la douceur de Montréal l'été, n'a rien à voir que de devenir un immigrant, d'y chercher du travail et d'y passer l'hiver. Si vous essayez mais que vous rentrez plus tôt que prévu, ce n'est pas un échec, vous aurez tenté l'aventure et vous ne serez pas les mêmes. Gérez vos risques financiers en prévoyant votre retour anticipé, ne mettez pas tout dans votre changement de vie. 
      Choisissez votre destination avec soin : Montréal c'est bien pour trouver du travail dans le tertiaire, les postes de spécialistes (les salaires commenceront en moyenne plus bas qu'à Paris), la ville de Québec y est sensiblement plus froide l'hiver mais également plus francophone. Mais il y a des destinations plus intéressantes encore comme les provinces atlantiques (le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle Ecosse).
       
    • By Liloo2311
      Bonjour !
       
      Je finis actuellement une licence en architecture à Paris. J'ai aussi effectué une session d'échange à l'Université Laval au dernier semestre.
       
      J'ai déposé une demande d'admission pour une maîtrise en architecture (cycle 2), à la session d'automne 2019.
      C'est un programme contingenté. Mes notes sont plutôt bonnes (mais je ne connais pas le barème de conversion entre la notation de mon école française et l'UdeM)
      J'ai également envoyé un portfolio mais difficile de se positionner sans connaître mes "concurrents".
       
      Connaissez-vous la "sévérité" de l'admission dans ce programme? Qu'attendent-ils de notre portfolio? Quel est le probabilité que je sois acceptée ou non? Ou autres informations... :)
       
       
      De plus il est indiqué que le réponses sont données "quelques semaines après le 1er février". A quoi correspondent ces "quelques semaines"? Vers quel mois?
       
       
      Merci d'avance! :)
    • By frexville
      Bonjour à tous,
       
      depuis toutes ces nombreuses années que je consulte de temps à autre ce forum pour alimenter mon vieux fantasme d'immigration au canada ...
      enfin venu mon tour puisque rapidement je viens d'être sélectionné par une entreprise IT et là tous mes doutes refont surface ...
       
      Je ne suis pas très informé de la procédure à suivre, mais mon immigration cette fois devrait être en famille pour les raisons suivantes :
      - engranger de l'expérience (contexte anglo-saxon)
      - améliorer la qualité de vie de ma famille
      - faire peut-être une année d'étude MBA
      - vivre en famille une aventure et si tout va bien devenir citoyens
       
      Je ne quitterai pas la France par dépit, puisque nous considérons que nous gagnons bien notre vie pour une famille de 3 personnes.
      D'ailleurs nous espérons y conserver notre bien. et nous comptons faire en sorte de pouvoir rapidement réintégrer nos emplois en cas de retour prématuré. (gestion du risque)
       
      J'ai aujourd'hui une proposition certes, mais accompagnée de pleins de questionnements :
      1- est-ce qu'un revenu de 90k$ à MTL peut faire vivre un couple avec 1 enfant (le temps que Madame commence à travailler) ?
      2- est-ce que le marché de l'informatique est aussi dynamique à MTL qu'en région parisienne ?
      3- quels sont les points de vigilances en cas de PTT fermé ? et combien de temps prend la procédure si c'est l'employeur qui s'en charge pour toute la famille ?
      4- selon vous est-ce que ça vaut le coup ? (question ouverte lol)
       
      merci d'avance pour vos avis.
    • By ccontat
      Bonjour,
       
      Je parcours différents forums mais je n'arrive pas à trouver une réponse précise concernant ma question.
       
      Je suis même allé a différentes rencontres et meeting sur l'immigration au Canada mais personne n'a su me donner de réponses claires.
       
      Ma femme est acceptée à Montréal avec un visa étudiant et je l'accompagne comme conjoint de fait avec un permis de travail ouvert.
       
      Pour elle c'est plutôt clair, elle a droit à la RAMQ du aux accords entre la France et le Canada, mais en ce qui me concerne je ne trouve pas la réponse.
       
      Dois-je avoir une assurance privée pour la durée totale de mon séjour à mon arrivée sur le territoire ? Ou puis-je attendre d’être sur place ? Ne puis-je pas également être couvert par le biais de ma compagne ? Je crains d’être refusé a l’entrée du territoire sans assurance prise au préalable.
       
      Si quelqu'un a déjà était dans ce cas cela serait gentil de m’éclairer.
       
      Merci et bonnes fêtes à tous !
       
       
       
       
    • By J_Stone
      Bonjour,

      Suite à une découverte catastrophique sur la réputation et attitude d'une compagnie de déménagements (Gallieni, et je sais qu'au vu des témoignages le déménageur chez eux n'est pas le seul problème de leur entreprise...) que je comptais contacter pour procéder au transfert de mes affaires de France au Canada, je recherche D'URGENCE un autre déménageur pour transférer mes affaires de France (Nantes) au Québec (Montréal). Je fais appel à vous pour avoir avoir votre avis, si vous avez un déménageur/transport international de confiance à me conseiller, et avoir aussi votre expérience, voir comment ça s'est passé de votre côté, ce serait peut être intéressant pour moi :)

      J'ai vu que pleins de gens ont trouvé leur déménageur via les pages jaunes ou en contactant un transport international sur place, mais toutes les entreprises que j'ai contacté sur Nantes ne font soit que des déménagements pour professionnels/entreprises ou soit ont eu une réputation à laisser aller... Mon transfert peut prendre le temps qu'il faudra, tant que mes affaires soient protégées (j'ai déjà tout soigneusement emballé préalablement juste au cas où), c'est tout. Et si ils acceptent le paiement/virements en plusieurs fois financièrement ça m'arrangerait ? lol 

      Voilà, Joyeuses fêtes à tous et merci d'avance pour votre aide et conseils! Et bonne année en avance!! ;) 
    • By Amaelle
      Envie de vous partager un bout de mon bilan de deux ans d’installation au Québec. Mon projet d’installation remonte a 2011 où j’ai fais un stage de 4 mois dans un organisme communautaire féministe oeuvrant dans la promotion des sciences auprès des filles par le biais de diverses activités. J’ai ensuite voyagé, seule, pendant 6 mois au Etats-unis et canada, mon premier voyage qui a m’a fait beaucoup évoluer et mieux me connaître. De retour en France, le moral dans les chaussettes, j’ai fais ma demande de résidence permanente assez rapidement. Entre temps, je change de ville et trouve divers emploi touchant de près ou de loin mon diplôme de Conseillère en économie sociale et familiale  : serveuse, hôtesse d'accueil, auxiliaire de vie sociale, aide-soignante, enseignante, coordinatrice, responsable de secteur mais surtout un cercle d’amis solide. Je fais un saut a Montréal en 2014 pour valider ma résidence. En 2016, après la fin de mon CDD et une relation amoureuse bancale, je décide (enfin) de partir vivre au Canada, j’hésite entre Montréal et Vancouver, la distance, le coût de la vie et l'accès a un travail dans le domaine du social me font choisir Montréal. Sur place, j’arrive en Airbnb pour 1 mois, le temps de me trouver un job et une colocation : au bout de deux semaine, je trouve un job de commis dans une épicerie gastronomique a temps partiel (j’accepte de travailler seulement 20h par semaine pour pouvoir me garder du temps pour trouver un “vrai” emploi et ne pas rester bloquer dans un emploi au salaire minimum), je trouve une colocation rapidement (mais qui ne fonctionne pas a cause de personnalité divergente et je déménage au bout d’un mois pour en retrouver une autre plus adéquate). Je débute un suivi avec une conseillère en emploi du Centre des femmes de Montréal, je répond a des offres d’emploi et j’envois des candidatures spontanées dans les organismes qui m'intéresse et je fais du bénévolat dans un centre d'hébergement pour hommes itinérants. Deux mois plus tard je trouve un emploi “sur appel” dans un centre d'hébergement en santé mental que je quitte un mois plus tard pour un poste permanent dans un centre d'hébergement pour femmes itinérantes (où j’ai commencé par travailler deux mois de nuits, puis 1 an ½ de soir). Insatisfaite de mes conditions de travail et de la nature de mon travail, je cherche a changer d’emploi et candidature sur mon temps libre, et j’ai débuté, en septembre, un poste temporaire dans le public, en milieu hospitalier qui je suis sur va m’ouvrir de nouvelles portes et un poste permanent.
      Socialement, je me suis fais des ami(e)s, surtout des français au début mais aussi, via mon travail, des amies québécoises. J'ai rencontré mon copain ici, un français des îles, et nous habitons ensemble depuis peu. 
      Je reviens de trois semaines de vacances en France et j'étais contente de rentrer a Montréal, mon bilan d'installation est positif , j'ai pu évoluer professionnellement, trouver un partenaire de vie, voyager, j'ai accès a un confort de vie (weekend prolongé, activités sportives et de plein air, développement personnel, spa, psychothérapie etc). Bien sûr il y a eu des moments difficiles avec des hauts et des bas mais en se donnant de temps et les moyens, on arrive a tout et je sais que rien n'est figé, on peut encore changer de ville ou même de pays, pour le moment ma vie ici, au Québec me convient . 
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