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Bonjour,

Etant tout nouveau sur forum, je sollicite votre indulgence pour mon 1er post.

Pour me présenter, je suis ingénieur informatique et je travaille depuis plus de 15 ans dans la ,refonte (architecte & déploiement) des infrastructures des sociétés du CAC en France. Je suis aussi expert Cisco certifié CCIE (pour ceux à qui ça parle) depuis 7 ans et je gagne bien ma vie en France. Voila pour vous planter le décor.

J'ai très récemment été sollicité par un recruteur canadien pour un ISP important au Canada pour un poste de "senior security architect" basé à Montréal pile au moment où j'étais justement en vacances au canada.

L'entretien (en majorité en anglais) avec le recruteur ainsi qu'avec le manager s'est très bien passé même si j'étais un peu en mode relax, vacances obligent. Mais le prochain entretien sera décisif et il se peut qu'à l'issue de l'entretien, on me propose le poste avec prise en charge du visa et du déménagement.

C'est là que les choses se gâtent car jusqu'à présent , l'immigration m'avait juste effleuré l'esprit et là cela pourrait devenir concret rapidement.

De plus, je n'ai aucune idée des niveaux de salaire pour ce type de poste au canada.

Cependant, j'ai réussis à leur faire avouer le budget maximum pour ce poste : 110k$ + 30% de part variable et ils recherchent un mouton à 5 pattes et 2 têtes FRANCOPHONE!

Mes questions sont en vrac :

 - est-ce cohérent avec les rémunérations des postes équivalents au canada?

 - est-il possible de bien vivre à Montréal centre, car le poste est apparemment en plein centre? Le recruteur m'a donné comme fourchette de loyer 900-1200$/mois, ce qui est large.

 - quels sont les leviers de négociations à ma disposition?

 - en dehors du salaire, quels avantages en natures sont négociables au canada?

 - est-ce que le fait que je n'ai pas encore l'équivalence de mon diplôme d'ingé peut être un frein à la négo? (ils sont clairement venus chercher ma longue expérience et mes très nombreuses certifications techniques!)

Je suis preneur de toute remarque et/ou conseil et en vous remerciant d'avance.

Bobby

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Il y a 3 heures, boobmarley44 a dit :

Bonjour,

Etant tout nouveau sur forum, je sollicite votre indulgence pour mon 1er post.

Pour me présenter, je suis ingénieur informatique et je travaille depuis plus de 15 ans dans la ,refonte (architecte & déploiement) des infrastructures des sociétés du CAC en France. Je suis aussi expert Cisco certifié CCIE (pour ceux à qui ça parle) depuis 7 ans et je gagne bien ma vie en France. Voila pour vous planter le décor.

J'ai très récemment été sollicité par un recruteur canadien pour un ISP important au Canada pour un poste de "senior security architect" basé à Montréal pile au moment où j'étais justement en vacances au canada.

L'entretien (en majorité en anglais) avec le recruteur ainsi qu'avec le manager s'est très bien passé même si j'étais un peu en mode relax, vacances obligent. Mais le prochain entretien sera décisif et il se peut qu'à l'issue de l'entretien, on me propose le poste avec prise en charge du visa et du déménagement.

C'est là que les choses se gâtent car jusqu'à présent , l'immigration m'avait juste effleuré l'esprit et là cela pourrait devenir concret rapidement.

De plus, je n'ai aucune idée des niveaux de salaire pour ce type de poste au canada.

Cependant, j'ai réussis à leur faire avouer le budget maximum pour ce poste : 110k$ + 30% de part variable et ils recherchent un mouton à 5 pattes et 2 têtes FRANCOPHONE!

Mes questions sont en vrac :

 - est-ce cohérent avec les rémunérations des postes équivalents au canada?

 - est-il possible de bien vivre à Montréal centre, car le poste est apparemment en plein centre? Le recruteur m'a donné comme fourchette de loyer 900-1200$/mois, ce qui est large.

 - quels sont les leviers de négociations à ma disposition?

 - en dehors du salaire, quels avantages en natures sont négociables au canada?

 - est-ce que le fait que je n'ai pas encore l'équivalence de mon diplôme d'ingé peut être un frein à la négo? (ils sont clairement venus chercher ma longue expérience et mes très nombreuses certifications techniques!)

Je suis preneur de toute remarque et/ou conseil et en vous remerciant d'avance.

Bobby

 

 

 

Tu es sérieux quand tu demandes si tu peux vivre avec 110k$? Tu as largement de quoi avoir un beau gros appart en plein centre avec ce salaire - et il t'en restera encore beaucoup pour sortir, manger, boire, voyager. Bref. Par contre, pourquoi vivre absolument au centre ville? Même si la job s'y trouve, tu es pas obligé d'y habiter, tu as des quartiers tout aussi bien, qui sont excentrés et moins cher. Mais bon. Avec ce salaire, tout ira bien.

 

Je peux pas te répondre sur les salaires en IT spécifiquement, pas du tout mon domaine. Mais dans le genre avantages, tu peux essayer de négocier plus de vacances, prise en charge de telle ou telle certification que tu veux faire (certains négocient la prise en charge d'un MBA), la valeur du package déménagement  qu'ils te donneront, par exemple. Après à ce poste tu auras sûrement un téléphone fourni, avec les inconvénients qui vont avec (genre devoir être joignable tout le temps ou avoir un numéro dépendant d'un employeur). Mais là encore d'autres du domaine IT pourront peut être t'en dire plus sur ce qui est négociable.

Modifié par crazy_marty

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Invité

Une fois sur place et après avoir fait tes preuves tu seras encore en meilleure position pour négocier. Pour l'instant tu n'es pas à plaindre.
A toi d'évaluer ce que tu as à perdre et à gagner. Seul toi peux le faire.

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Tu as juste été approché par un chasseur de têtes, c’est courant chez les seniors et ils cherchent tous le mouton à 5 pattes.

L’offre en soit n’a rien d’exceptionnelle après est ce que ça vaut le coup de quitter un bon job en France. Tu es le seul à savoir.

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Oui, en soi c'est un bon salaire qui permet de vivre confortablement. Après c'est à voir en fonction de votre situation en France, de votre envie d'immigrer, de votre intérêt pour le poste... Etes-vous seul ou en famille? Avez-vous un intérêt pour Montréal autre que le poste? Votre employeur prend-il en charge vos démarches d'immigration? Et attention aux chasseurs de têtes, je me fais régulièrement "approcher" et ça donne souvent pas grand chose - attendez d'avoir une offre avant de chambouler toute votre vie! 

 

Si vous voulez vivre en plein centre ville vous paierez facilement plus que 1200 en loyer, même pour un 3 1/2. Par contre vous pouvez habiter dans des quartiers sympa et proches du centre ville - à 20 minutes en métro - pour nettement moins que ça (tout dépendant de vos exigences).

 

En ce qui concerne les avantages, quelques idées: 

- le nombre de semaines de vacances (le minimum légal est 2, mais c'est souvent 3 à 5 pour des boulots plus senior, à négocier) 

- la prise en charge de l'assurance santé complémentaire

- les contributions au compte de retraite 

- la possibilité de télétravail

- la prise en charge de formations, de frais d'associations professionnelles, conférences et autres

- les jours de congé maladie ou personnel payés

- les critères d'un éventuel bonus 

 

On est en Amérique du Nord, tout se négocie :) Après, à vous de voir en fonction du marché. 

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Rebonjour,

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont laissé des commentaires et des remarques souvent judicieuses.

 

@crazy_marty

Pour avoir consulté entretemps d'autres posts, j'ai conscience effectivement que l'offre est plus avantageuse que la moyenne.

 

@Ivy Bijou

Est-il courant de renégocier le salaire ou les avantages 6mois-1an après avoir commencé et avoir fait ses preuves?

 

@Hei

J'ai déjà passé le l'étape du chasseur de tête et eu un entretien téléphonique avec le potentiel manager, ce qui a validé notre intérêt mutuel.

 

@Miss Cerise

J'ai effectivement été approché par un chasseur qui a validé mon profile et transmis mon CV, puis j'ai une interview téléphonique avec le potentiel manager qui est aussi intéressé. En cas d'offre à l'issue du prochain entretien, l'entreprise prend en charge les démarches d'immigration pour le visa mais aussi les frais de déménagement pour ma famille (épouse + enfant en bas âge). En tenant compte des délais incompressible du préavis de 3 mois conformément au droit de travail français, je dois donner très rapidement ma réponse lors de l'entretien ou très vite après.

D'où l'importance de ta checklist pour la négociation des avantages en nature en plus du salaire, que je garderai précieusement sous le coude. A propos, quel est l'ordre d'idée d'une complémentaire santé pour une petite famille de 3 personnes et de la contribution au compte de retraite?

Pour le logement, je privilégierai un appartement plein centre les 1ers mois, le temps de me familiariser avec les différents quartiers de la ville, les transports en commun, la circulation, les horaires de travail...etc...

Bobby

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C est un excellent salaire pour ce poste même avec tes qualifications pour le Québec y compris Montréal. Je connais des certifiés Cisco avec plus de 7 ans d expériences qui atteignent à peine les 100k.

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il y a une heure, boobmarley44 a dit :

1ers mois, le temps de me familiariser avec les différents quartiers de la ville, les transports en commun, la circulation, les horaires de travail...etc...

Centre de Montréal pour une famille de 3 pas trop gloque avec un minimum de services c est plus près de 1500$/1800 que 900/1200.

 

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Invité

Est-il courant de renégocier le salaire ou les avantages 6mois-1an après avoir commencé et avoir fait ses preuves?
>>>> Tout ce négocie ici. Rien ne t'empêche dès le début de préciser par écrit que dans x nombre de mois vous ferez un bilan et que les conditions devront être revues (à la hausse ou à la baisse...)
Tu sais ce que tu vaux, alors...

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il y a 9 minutes, kuroczyd a dit :

C est un excellent salaire pour ce poste même avec tes qualifications pour le Québec y compris Montréal. Je connais des certifiés Cisco avec plus de 7 ans d expériences qui atteignent à peine les 100k.

 

Oui mais il en a 15 et d’après ce que j’ai compris, il a aussi d’autres certifications techniques en plus d’avoir un diplôme d'ingénieur.

 

100/110k est un très bon salaire mais n’a rien d'exceptionnel non plus pour son profil.

 

 

Modifié par Hei

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il y a une heure, boobmarley44 a dit :

complémentaire santé pour une petite famille de 3 personnes

Ça dépend du niveau de la prise en charge par ce que fait l employeur : j en connais qui dans ce domaines prennent 100% des couts, ailleurs il t en reste à payer 100/120 par mois...

En général, l employeur a une politique pour la complémentaire qui est négociee pour l entreprise et la seule option c est de savoir ce qui est pratiqué.

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il y a 1 minute, Hei a dit :

 

Oui mais il en a 15

Moi j ai compris que ça fait 15 ans qu'il est dans la vie active et 7 ans en tant que spécialiste Cisco c est à dire la qualification pour laquelle on le prend ici.

Moi, quand j embauche un employé qui m interesse, je regarde sa qualification pour le sujet qui m interesse et pas forcément pour ce que la personne a fait il y a 10 ans...

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il y a 10 minutes, Hei a dit :

 

Oui mais il en a 15 et d’après ce que j’ai compris, il a aussi d’autres certifications techniques en plus d’avoir un diplôme d'ingénieur.

 

100/110k est un très bon salaire mais n’a rien d'exceptionnel non plus pour son profil.

 

 

110k$ + 30% de variables est un excellent salaire pour cette expérience quand tu es employé. Quand tu es en contrat, de toute façon, tout est négociable y compris ce type de salaire. Là, je comprends que il est embauché...

Pour Cisco, il faut se méfier : il y a beaucoup de mouvement dans cette technologie actuellement.

Modifié par kuroczyd

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Ah autre chose, vous serez en PTT c’est à la fois un avantage mais aussi un inconvénient puisque c’est vous qui prendrez tous les risques. Vous serez lié à votre employeur pendant la durée du visa. On ne le dira jamais assez mais la RP est plus safe.

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à l’instant, Hei a dit :

Ah autre chose, vous serez en PTT c’est à la fois un avantage mais aussi un inconvénient puisque c’est vous qui prendrez tous les risques. Vous serez lié à votre employeur pendant la durée du visa. On ne le dira jamais assez mais la RP est plus safe.

Effectivement, si c est certaines des compagnies de prestations de Montréal que je connais, il ne gardent pas longtemps les personnes en "inter contrat" avec ce niveau de salaire...

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il y a 5 minutes, kuroczyd a dit :

110k$ + 30% de variables est un excellent salaire pour cette expérience quand tu es employé. Quand tu es en contrat, de toute façon, tout est négociable y compris ce type de salaire. Là, je comprends que il est embauché...

Pour Cisco, il faut se méfier : il y a beaucoup de mouvement dans cette technologie actuellement.

 

On ne compte plus la variable dans le package, on préfère se fier au salaire brut et on sait par expérience qu’on peut vous allécher avec un bon salaire puis vous l´amputer pour x raison non fondée.

 

Pour cisco je ne sais pas mais les profils d’architect senior sont très en demande

 

 

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il y a 15 minutes, kuroczyd a dit :

Effectivement, si c est certaines des compagnies de prestations de Montréal que je connais, il ne gardent pas longtemps les personnes en "inter contrat" avec ce niveau de salaire...

 

Les bons architectes seniors ne sont pratiquement jamais ou tres peu en inter mandat. Ils doivent même jongler par moment avec plusieurs missions. 

 

C’est juste que si la mission ne te plait pas tu ne pourras pas faire la fine bouche avec un PTT

Modifié par Hei

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Rebonjour à tous,

Quelques précisions sur des remarques que vous avez formulé : j'ai plus de 17 d'expérience professionnelle dont 15 ans sur les infrastructure IT et sécurité en tant que leader technique et architecte. Et parmi mes nombreuses certifications constructeurs, j'ai depuis 7 ans la certification d'expert Cisco (CCIE, la plus renommée aussi) et même si la technologie évolue très vite, je suis up-to-date voire même en avance sur les technologies émergentes.

De plus, le poste d'architecte sécurité senior est un poste permanent avec un statut de RP.

De toute façon, il ne me semble pas envisageable de faire faire le grand saut à ma petite famille avec un statut d'indépendant en PTT, étant donné ma méconnaissance du marché de travail québécois et canadien. Même si je ne m'interdit pas après quelques de passer en contractor mais c'est prématuré aujourd'hui.

Bobby

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Hello Bobby !

 

Oui 110k + 30% c'est un bon salaire pour un emploi permanent, pas de soucis tu n'es pas sous-payé ;)

Pour L'OIQ, oublie ça, en informatique on n'en a absolument pas besoin :)

 

Par contre comme tu viens en famille, la décision se prend à deux... Qu'en pense madame ? Quel travail fait-elle aujourd'hui et y a-t-il des possibilités pour elle de trouver un travail dans sa branche facilement ? Métier en demande ? Ordre professionnel ?

Pour l'enfant en bas âge, il faut penser aux frais de garderie qui sont assez élevés, et la maternelle ne commence qu'à 5 ans révolus (5 ans au 30 septembre qui suit la rentrée). 

 

Pour le lieu d'habitation, en fait en plein centre ville il y a surtout des bureaux et peu de logements, et les prix n'ont pas de bon sens, vraiment je te le déconseille fortement ! Par contre il y a de nombreux quartiers proches du centre ville et desservis par le métro, en général c'est là que la plupart des gens qui travaillent downtown vont habiter...

 

Et concernant ton tout dernier post sur le statut RP, en fait j'ai une mauvaise nouvelle à t'annoncer, ton employeur ne peut pas te donner la RP... Si c'est lui qui veut te faire venir, alors tout ce qu'il peut te faire, techniquement, c'est un PTT, et ensuite la demande de RP se fait au bout d'un an de présence ici... Si tu devais faire ta demande de RP par toi-même depuis la France, ça prendrait plusieurs années, et ton employeur ne va pas t'attendre tout ce temps ;)

Mais pas d'inquiétude, la grande majorité des Français informaticiens arrive ici avec le statut PTT et ça se passe très bien... Il y a de toutes façons une pénurie ici, donc si tu as à la fois de bonnes compétences et de l'humilité, tu n'as aucun risque de perdre ton emploi en moins d'un an !

 

Bon courage dans tes démarches :)

 

Isa

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@Isa78

Merci pour m'avoir sur la subtilité des status PTT (alors que j'étais persuadé que j'allais avoir un RP) lorsque l'entreprise fait les démarches de visa.

Ma femme est professeur de Français et elle est d'accord pour déménager si les condditions sont satisfaisantes. De plus, elle sait qu'elle ne travaillera pas les 1ers mois.

Dernières questions :

 - quel statut aura ma femme et pourra-t'elle faire sa demande de résidence pour pouvoir travailler aussi?

 - si je fais ma demande de RP au bout d'un an, ma 1ere année de PTT comptera-t'elle si je souhaite faire ma demande de naturalisation à ma 4e année?

Bobby

 

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      Si vous travaillez ça sera aussi drôle. Les collègues ne se saluent ni en arrivant, ni en quittant au bureau. Les français qui ne peuvent s'empêcher de dire bonjour, au revoir, merci, désolé dans l'ascenseur, toute la sainte journée, doivent vite se reprogrammer. Il ne s'agit pas d'une norme québécoise, mais d'une absence de règle établie qui engendre une confusion amusante. Car, quand deux personnes se croisent seuls dans un ascenseur, ne croyez pas qu'il n'y a aucune gêne. Vous aurez des tentatives approximatives par le regard ou des mouvements de menton de contrebalancer leur incapacité à échanger des mots de politesse un tant soit peu formels. Les franco Québécois ont un vrai handicap très British, se révélant dans certaines circonstances, qui contrastent avec le contact facile et peu formel dont ils sont capables dans bien d'autres circonstances.
      Vivant dans les quartiers ouest de Montréal, mêlé d'anglophones et d'allophones (donc anglophones !), je peux vous dire que sur les petites formalités du quotidien, les petits mots et sourires qui ne coûtent pas cher, les anglos sont beaucoup plus agréables au premier contact. Ce n'est pas ici un à priori de français frustré, mais d'un français né à Montréal, ayant eu quelques amis québécois et de la famille québécoise sur place ayant vécu dans d'autres provinces canadiennes et qui attestent de ce fait surprenant.
      Les québécois sont des hypersensibles, très fiers. Cette hypersensibilité s'accorde mal avec l'arrogance parisienne, car encore une fois les deux se situent aux antipodes. Si vous ne pouvez accepter cette hypersensibilité presque enfantine, vous aurez de mauvaises surprises. A la question fréquente et très naïve : "Aimez-vous le Québec ? Que préférez-vous la France ou le Québec ?" simplifiez votre pensée et acceptez de mentir pour faire plaisir à l'hôte. N'essayez pas de leur faire remarquer que vous ne connaissez que Montréal et que la région parisienne, seuls points de comparaison possibles, c'est peine perdue. Ce qu'ils veulent entendre c'est leur hymne national (québécois). Ils ne s'intéressent pas à une étude comparée des deux cultures et encore moins aux avantages et aux inconvénients des deux références, c'est une approche rationnelle qui ne répond pas à leur besoin primaire, celui d'entendre que le Québec c'est beau et que les québécois sont gentils, deux affirmations qui se défendent et sur quoi il faudra focaliser votre discours. Ils ont besoin de prolonger le mythe et d'être continuellement rassurés sur leur identité québécoise. C'est important de comprendre ça du point de vue historique, des changements que le Québec a opérés depuis seulement 40 ou 50 ans, cette fierté nationale francophone, après avoir vécu sous le joug des anglophones. C'est ce souvenir, cette souffrance identitaire, qui ont conduit à passer de l'étape "Québec, la Belle Province" à "Québec, je me souviens". Une manière de rappeler d'où ils viennent, du miracle québécois et d'entretenir pour plein de bonnes et de mauvaises raisons, une dent tenace contre les anglophones. 
      Les québécois ont tendance à rester au premier degré. La veille France taquine avec un nombre de degrés qui décontenancent et irritent jusqu'à ses voisins européens. Là encore, le danger vient des extrêmes qu'il faut tenter de réconcilier. Si vous ne connaissez pas bien vote interlocuteur, ne tentez pas de complexifier votre discours à outrance, restez direct et simple. Le reste viendra progressivement.
      Si on pouvait se risquer à une généralité sur le Québec qui vaut pour tout le Canada, c'est que les gens tiennent à leur mode de vie basé sur la tranquillité et leur liberté, leur tendance à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Il n'est donc pas étonnant que les canadiens sont globalement un peuple plutôt heureux, tandis que nous français (parisiens surtout), nous nous condamnons nous-mêmes à rester malheureux en toute circonstance. Ceci a des conséquences directes sur les relations sociales. Comme dans beaucoup d'autres cultures, on cherche à garder ce point d'équilibre et de bonheur canadien qui oblige à se voiler la face si nécessaire. Oubliez la critique directe, sans ménagement. Préférez le contournement, les périphrases et pour faire passer un message en Amérique du nord, rien ne vaut que commencer par présenter d'abord les aspects positifs.
       
      Les anglicismes et le franglais (Montréal)
      Chaque semaine dans les journaux locaux nous apporte une nouvelle salve d'hypocrisie toute québécoise sur le nombre d’anglicismes scandaleux utilisés par les français, tout en leur se moquant de leur accent (il est proverbial), et en balayant derechef l'excuse d'une proximité avec un vilain impérialiste anglophone qui ne vaut que pour eux. Or, il n'en est rien. L'impérialisme linguistique anglophone est un problème mondial qui est totalement décorrélé de la situation de nos frontières physiques, même si le Québec oublie vite la proximité physique française et britannique. Je ne peux me prononcer pour le Québec, je ne connais vraiment que Montréal, ville particulière, internationale, qui impose progressivement l'anglais au grand dam des identitaires québécois. N'avez-vous pas entendu le scandale à propos du débat politique télévisé exécuté en anglais les candidats au poste de premier ministre de la nation québécoise ? On y apprend deux choses : le débat identitaire francophone est toujours vif (et parfois fort drôle); tous les québécois ne parlent pas bien l'anglais... loin s'en faut.
      Le français à Montréal est en réel danger. Non pas à cause de la présence massive des allophones qui parleront plutôt l'anglais que le français, mais parce que le niveau du français écrit et parlé est dramatiquement bas. Pour s'en convaincre, il suffit de lire les interventions des personnalités québécoises dans les réseaux sociaux. Les fautes de grammaire sont si fréquentes qu'il faut user de courage et de détermination pour aller au bout de certains échanges. Cette tendance n'est pas que québécoise, et questionne sur les causes de cet appauvrissement. Les identitaires n'auront que la prépondérance de l'anglais à la bouche, ce qui n'est que partiellement vrai. La raison est bien plus simple : le français est une langue très exigeante et bien plus complexe à maîtriser que la langue anglaise, les efforts consentis à correctement parler et écrire une langue diminuent dramatiquement. L'omniprésence de l'anglais et sa relative facilité d'apprentissage, jouent de concert pour affaiblir toujours plus le français. Pour ma part, né à Montréal, éduqué en France, amoureux de la langue anglaise tout autant que de la langue française, le bilinguisme devrait être ressenti par tout Canadien qui se respecte comme une partie essentielle de son identité, débarrassé des reliques du passé. Ce qui m'irrite ce n'est pas tant qu'on parle beaucoup anglais à Montréal, c'est que dans les provinces anglophones canadiennes on préfère apprendre l'espagnol pour commander une Tequila durant les vacances au Mexique ou à Cuba, plutôt que de se donner le défi de maîtriser le français. A chaque fois que je croise à Montréal un anglo qui tente d'utiliser son français même fragile, je suis ému, parce que je connais les difficultés derrière.
      Les anglicismes et franglais à Montréal sont partout. Dans la catégorie du franglais, je range tous ces termes anglais indûment traduits littéralement en "français" alors même qu'un terme francophone existait déjà. La liste est sans fin, avec des exemples particulièrement irritants comme céduler (de schedule), cancellation (de cancel), application (de apply). Ne croyez pas que je sois dur avec les québécois, le Comité québécois chargé du bon emploi du français est assez critique lui-même. Je suis convaincu que les québécois ont une trop grande facilité à prendre pour excuse leur imposant voisin Etatsunien (le jour où les canadiens arrêteront d'appeler les Etats-Unis du nom d'un continent tout entier, ça sera le début de leur liberté !) plutôt que de résoudre le problème d'apprentissage et d'encouragement positif.
      Une autre réaction (moquerie) fréquente des québécois à l'encontre des français c'est à propos de leur accent anglais. Nous partageons avec les anglophones une difficulté toute particulière et réciproque, qui nous rend misérable à parler dans la langue de l'autre. Certains québécois semblent avoir résolu ce problème, grâce à un subterfuge intéressant : la prononciation québécoise s'est progressivement adaptée (altérée)  à certains endroits à la prononciation anglaise américaine : rythme, son nasillard, "eurisation", etc.
       
      La langue québécoise
      Ça y est vous êtes arrivés au Québec. Une fois passées les approximations langagières du commun des mortels, paresseux et mal formé, profitez de l'occasion pour vous plonger dans vos racines. Vous venez de France ou de Belgique, vous avez donc une histoire linguistique croisée, commune et une partie distincte que vous aurez l'occasion d'approfondir. Partez chez Renaud Bray et achetez-vous vos premières œuvres littéraires québécoises. Les différences sont parfois saisissantes, les "néologismes" et expressions québécoises peuvent vraiment vous régaler. Ce n'est malheureusement pas à Montréal que vous vivrez le Québec au quotidien, ça sera plutôt pendant le peu de jours de vacances. oubliez ce que vous avez entendu et qui vaut peut-être pour le reste du Québec : personne ne vous regardera de travers si vous dites email au lieu de courriel. La présence française de longue date à Montréal, l'omniprésence anglaise, ont quelque peu assoupli les règles qui ne sont jamais strictes. Vous n'aurez aucune difficulté à comprendre vos interlocuteurs dans la grande majorité des cas, et réciproquement. 
       
      La nourriture
      C'est là que le bât blesse. Si vous êtes un viandeux comme les français peuvent l'être, que vous salivez à la vue d'une bonne grosse pièce de viande grasse et juteuse ? Vous serez heureux en Amérique du nord (en Amérique de manière générale). Si vous préférez les légumes (c'est mon cas), la vie sera plus décevante : les légumes ne goûtent pas grand chose et sont de faible variété. Si je mange occasionnellement certaines viandes, j'ai la palais sensible : oubliez la viande de bœuf extra-maigre à 5% de MG, ici c'est 15%. C'est une culture de barbecue, c'est le gras qui donne la saveur. Le poulet est la viande la plus mauvaise qu'il m'est été donné de goûter (achetée chez Provigo, Métro), même bio nourri au grain. Nous avons décidé de l'écarter de notre menu définitivement, faute d'avoir trouvé une manière de le cuisiner. On l'utilise que pour créer un bouillon.
      Les produits industriels sont généralement trop sucrés et trop salés, même si cela change lentement. Si vous voulez connaître votre budget avec précision en dehors des sites d'expatriation, vous pouvez vous rendre sur le site de Métro et simuler des achats en ligne pour la semaine. 
      Montréal est une grande destination pour les gastronomies du monde entier. Ce qui ne signifie pas que tout y est bon. L'ouest de Montréal offre peu d'endroits sympas pour souper dehors, sauf sur Monkland. Vers Côte des Neiges,  Acadie ou Villeray vous trouverez sans doute des bons restaurants indiens ou pakistanais. Le seul endroit riche en restaurant de touts sortes c'est le Plateau et le centre-ville. Si on habite à l'opposé, c'est un peu long la balade.
       
      Les habitations
      Si les habitations traditionnelles Montréalaises, les duplex et triplex, peuvent avoir un attrait certain, Montréal n'est pas une jolie ville par absence de règle urbanistique. le très joli peut y côtoyer le très laid. Oubliez les ghettos et les cités. Les rues sont longues, et le niveau social évolue pas mal au fil des artères Montréalaises. Il y a des quartiers de perdition qu'il faut éviter. C'est en général là on où on va faire la fête, pas le meilleur endroit où habiter pour se reposer entre deux cuites.
      Vous louerez sûrement votre logement à Montréal et sans références vous aurez moins le choix. Mais le parc immobilier de Montréal est très vieillissant, peu isolé phoniquement. Probablement, vos premiers choix à modeste budget seront limités en termes de quartiers et de qualité. Si vous aimez entendre vivre vos voisins, que vous trouvez ça festif et communautaire, vous serez heureux n'importe où à Montréal. Si le bruit des voisins qui se lèvent tôt vous dérange, vous y serez malheureux. Dans le deuxième cas, il faut éviter l'ouest vieillissant avec majorité de jolis duplex au charme typique des parois en bois fines et plancher qui grince. Les duplex Montréalais peuvent être un régal pour les yeux de l'extérieur, un enfer à l'intérieur. Dès que vous le pouvez, misez sur le budget supérieur. Si c'est difficile à trouver, privilégiez un bail court quitte à le renouveler ou à payer un déménagement : avec 6 mois d'historique de locataire payant rubis sur l'ongle, vous aurez plus de possibilités.
      Le bail de location est obligatoire maintenant au Québec. Par contre, une promesse verbale vous engage encore comme dans le temps. Ne dites pas oui avant d'être sûrs.
      Les rénovations des logements sont très superficielles. Ce n'est pas la peine d'inspecter dans le détail comme on le fait en France (c'est même mal perçu), ici on fait avec l'approximatif qui vaut dans les deux sens. Il y a deux raisons à cela : les propriétaires louent pour leur investissement de retraite mais très souvent c'est un parc géré par une poignée de riches propriétaires qui veulent juste que leur commerce tourne en investissant le moins possible; les loyers sont théoriquement capés par un organise québécois qui tire le prix des loyers vers le bas par rapport à la réalité du marché (dans ce cas pourquoi investir dans une rénovation professionnelle de qualité non rentable ?).
      Pour les européens, le parc vieillissant de Montréal, avec l'absence de normes d'isolation phonique, d'éléctro-ménagers de qualité, est un choc culturel. Dans la majorité de cas, ce sera un semi-meublé, c'est-à-dire que le propriétaire fournira l'éléctro-ménager très basique et les meubles de cuisine, avec une buanderie communautaire au sous-sol. Cette histoire de buanderie communautaire me fait encore transpirer : c'est une habitude locale très ancienne, qui fait économiser de la place mais dont l'hygiène me dépasse complètement. Préférez les logements qui vous autorisent à installer vos propres laveuse-sécheuse. 
      Sachez qu'un propriétaire individuel met plus en péril le remboursement de son crédit hypothécaire (immobilier) qu'une société de gestion qui doit absolument faire le plein dans ses immeubles. Si vous manquez de références, privilégiez les sociétés de gestion, potentiellement plus souples avec les conditions. 
      Si vous devez passer un été à Montréal, veillez à louer un logement avec climatisation. Choisissez le quartier après l'avoir visité, mais aussi par rapport aux écoles (système de "carte scolaire"), à la proximité des épiceries et d'une station de métro (8 mn pied par -25 c'est long mais faisable, le double devient rapidement et inutilement pénible).
       
      La sécurité
      Toute le monde vous dira que Montréal est une ville sécuritaire, et en vous disant cela tout le monde vous mentira partiellement. Statistiquement, la criminalité par nombre d'habitants est assez proche d'une grande ville française comme Paris. Côté maffieux, Montréal serait plus proche de Marseille que de Paris (les Hells, Cosa Nostra, les gangs qui ont pignon sur rue). Mais la sécurité ne se trouve pas dans les statistiques, c'est un sentiment général. Montréal est une ville le plus souvent paisible. De même qu'on y fait gentiment la file d'attente (sauf exceptions grossières), on n'y ressent pas de tensions particulières. Il y a des vols et des agressions à un nombre assez normal pour une grande ville (en réalité j'ai plus été témoin dans les trois premiers mois à Montréal qu'en dix ans en banlieue parisienne, sans jamais me sentir en réel danger, allez comprendre !), mais on s'y sent en sécurité. on peut prendre les transports en commun sans regarder derrière soi en toute circonstance. La région parisienne, est à l'opposé de Montréal : à statistiques très proches, il ne nous arrive rarement quelque chose de fâcheux, mais on s'y sent toujours tendu et sur le qui-vive.
       
      Le système de santé
      Catastrophique. Grâces aux conservateurs et à la réalité politique particulière du Québec qui fait que les médecins ne sont pas du tout obligés de participer à l'assurance maladie nationale, Montréal se trouve dans une sorte de désert médical étonnant et frustrant. Oubliez votre médecin de famille référent, vous n'en aurez pas. Pour se faire soigner à peu de frais avec sa belle carte Soleil, il faut aller dans une "clinique sans rendez-vous" à l'accueil pitoyable, à la file d'attente parfois interminable, mais aux services médicaux corrects. Or, ces cliniques ne se trouvent pas partout. Si vous voulez choisir votre lieu de résidence prenez ça en considération, pensez quand vous aurez la grippe, que votre enfant sera fiévreux et que vous devez marcher dans le froid pendant 15 mn puis prendre le métro deux ou trois stations, attendre deux ou trois heures, avant de vous faire ausculter 10 mn.
      Dans votre budget, comptez 300$ ou 600$ par hiver le coût d'une ou deux visites médicale à domicile, pratique, de bonne qualité .... et non remboursé par le RAMQ (assurance maladie).
      Selon votre lieu de résidence à Montréal, le coût d'une visite à domicile vous reviendra 240$-280$ (hors frais de médicaments). 
       
      Le climat
      Je suis d'origine italienne et je croyais que l'hiver à Montréal serait insupportable. Mais si vous n'avez pas de climatisation, c'est l'été humide et caniculaire qui va vous faire souffrir. En comparaison, l'hiver est plus facile à s'adapter. Il suffit de vous couvrir autant que nécessaire jusque dans certains cas très exceptionnels, ne pas sortir de chez soi lors des froids polaires. Mais le Québec est une très grande province, qui s'étire très au nord près du pôle nord. Montréal se situe au sud. Ses températures hivernales sont impressionnantes, mais largement supportables. Si vous avez la thyroïde paresseuse et que vous ne régulez pas bien la température de votre corps, c'est une destination peu commode. 
      Mais le froid se stabilise très froid en janvier et surtout février, avec une tendance fréquente à se prolonger encore en mars. Perdez vos repères de températures qui n'ont plus rien à voir avec la France. Quand vous grelottiez de froid en région parisienne dans une humidité à 5°C c'est plus difficile que -10° dans un froid relativement sec et un ciel bleu ! 
      En revanche, si vous dépendez d'une voiture, l'hiver va vous gâcher la vie ... :-)
       
      En conclusion : ne partez pas au Canada avec les étoiles plein les yeux. Y vivre et y passer des vacances sont deux réalités bien différentes. Le Québec (Montréal) n'est pas la destination parfaite, elle a de très bon côtés et de mauvais côtés également. N'écoutez pas les grincheux de tout bord, mais ne risquez pas votre vie sans avoir pesé le pour et le contre, ne négligez pas les différences culturelles. Quitter la France après avoir goûté la douceur de Montréal l'été, n'a rien à voir que de devenir un immigrant, d'y chercher du travail et d'y passer l'hiver. Si vous essayez mais que vous rentrez plus tôt que prévu, ce n'est pas un échec, vous aurez tenté l'aventure et vous ne serez pas les mêmes. Gérez vos risques financiers en prévoyant votre retour anticipé, ne mettez pas tout dans votre changement de vie. 
      Choisissez votre destination avec soin : Montréal c'est bien pour trouver du travail dans le tertiaire, les postes de spécialistes (les salaires commenceront en moyenne plus bas qu'à Paris), la ville de Québec y est sensiblement plus froide l'hiver mais également plus francophone. Mais il y a des destinations plus intéressantes encore comme les provinces atlantiques (le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle Ecosse).
       
    • Par Liloo2311
      Bonjour !
       
      Je finis actuellement une licence en architecture à Paris. J'ai aussi effectué une session d'échange à l'Université Laval au dernier semestre.
       
      J'ai déposé une demande d'admission pour une maîtrise en architecture (cycle 2), à la session d'automne 2019.
      C'est un programme contingenté. Mes notes sont plutôt bonnes (mais je ne connais pas le barème de conversion entre la notation de mon école française et l'UdeM)
      J'ai également envoyé un portfolio mais difficile de se positionner sans connaître mes "concurrents".
       
      Connaissez-vous la "sévérité" de l'admission dans ce programme? Qu'attendent-ils de notre portfolio? Quel est le probabilité que je sois acceptée ou non? Ou autres informations... :)
       
       
      De plus il est indiqué que le réponses sont données "quelques semaines après le 1er février". A quoi correspondent ces "quelques semaines"? Vers quel mois?
       
       
      Merci d'avance! :)
    • Par frexville
      Bonjour à tous,
       
      depuis toutes ces nombreuses années que je consulte de temps à autre ce forum pour alimenter mon vieux fantasme d'immigration au canada ...
      enfin venu mon tour puisque rapidement je viens d'être sélectionné par une entreprise IT et là tous mes doutes refont surface ...
       
      Je ne suis pas très informé de la procédure à suivre, mais mon immigration cette fois devrait être en famille pour les raisons suivantes :
      - engranger de l'expérience (contexte anglo-saxon)
      - améliorer la qualité de vie de ma famille
      - faire peut-être une année d'étude MBA
      - vivre en famille une aventure et si tout va bien devenir citoyens
       
      Je ne quitterai pas la France par dépit, puisque nous considérons que nous gagnons bien notre vie pour une famille de 3 personnes.
      D'ailleurs nous espérons y conserver notre bien. et nous comptons faire en sorte de pouvoir rapidement réintégrer nos emplois en cas de retour prématuré. (gestion du risque)
       
      J'ai aujourd'hui une proposition certes, mais accompagnée de pleins de questionnements :
      1- est-ce qu'un revenu de 90k$ à MTL peut faire vivre un couple avec 1 enfant (le temps que Madame commence à travailler) ?
      2- est-ce que le marché de l'informatique est aussi dynamique à MTL qu'en région parisienne ?
      3- quels sont les points de vigilances en cas de PTT fermé ? et combien de temps prend la procédure si c'est l'employeur qui s'en charge pour toute la famille ?
      4- selon vous est-ce que ça vaut le coup ? (question ouverte lol)
       
      merci d'avance pour vos avis.
    • Par ccontat
      Bonjour,
       
      Je parcours différents forums mais je n'arrive pas à trouver une réponse précise concernant ma question.
       
      Je suis même allé a différentes rencontres et meeting sur l'immigration au Canada mais personne n'a su me donner de réponses claires.
       
      Ma femme est acceptée à Montréal avec un visa étudiant et je l'accompagne comme conjoint de fait avec un permis de travail ouvert.
       
      Pour elle c'est plutôt clair, elle a droit à la RAMQ du aux accords entre la France et le Canada, mais en ce qui me concerne je ne trouve pas la réponse.
       
      Dois-je avoir une assurance privée pour la durée totale de mon séjour à mon arrivée sur le territoire ? Ou puis-je attendre d’être sur place ? Ne puis-je pas également être couvert par le biais de ma compagne ? Je crains d’être refusé a l’entrée du territoire sans assurance prise au préalable.
       
      Si quelqu'un a déjà était dans ce cas cela serait gentil de m’éclairer.
       
      Merci et bonnes fêtes à tous !
       
       
       
       
    • Par J_Stone
      Bonjour,

      Suite à une découverte catastrophique sur la réputation et attitude d'une compagnie de déménagements (Gallieni, et je sais qu'au vu des témoignages le déménageur chez eux n'est pas le seul problème de leur entreprise...) que je comptais contacter pour procéder au transfert de mes affaires de France au Canada, je recherche D'URGENCE un autre déménageur pour transférer mes affaires de France (Nantes) au Québec (Montréal). Je fais appel à vous pour avoir avoir votre avis, si vous avez un déménageur/transport international de confiance à me conseiller, et avoir aussi votre expérience, voir comment ça s'est passé de votre côté, ce serait peut être intéressant pour moi :)

      J'ai vu que pleins de gens ont trouvé leur déménageur via les pages jaunes ou en contactant un transport international sur place, mais toutes les entreprises que j'ai contacté sur Nantes ne font soit que des déménagements pour professionnels/entreprises ou soit ont eu une réputation à laisser aller... Mon transfert peut prendre le temps qu'il faudra, tant que mes affaires soient protégées (j'ai déjà tout soigneusement emballé préalablement juste au cas où), c'est tout. Et si ils acceptent le paiement/virements en plusieurs fois financièrement ça m'arrangerait ? lol 

      Voilà, Joyeuses fêtes à tous et merci d'avance pour votre aide et conseils! Et bonne année en avance!! ;) 
    • Par Amaelle
      Envie de vous partager un bout de mon bilan de deux ans d’installation au Québec. Mon projet d’installation remonte a 2011 où j’ai fais un stage de 4 mois dans un organisme communautaire féministe oeuvrant dans la promotion des sciences auprès des filles par le biais de diverses activités. J’ai ensuite voyagé, seule, pendant 6 mois au Etats-unis et canada, mon premier voyage qui a m’a fait beaucoup évoluer et mieux me connaître. De retour en France, le moral dans les chaussettes, j’ai fais ma demande de résidence permanente assez rapidement. Entre temps, je change de ville et trouve divers emploi touchant de près ou de loin mon diplôme de Conseillère en économie sociale et familiale  : serveuse, hôtesse d'accueil, auxiliaire de vie sociale, aide-soignante, enseignante, coordinatrice, responsable de secteur mais surtout un cercle d’amis solide. Je fais un saut a Montréal en 2014 pour valider ma résidence. En 2016, après la fin de mon CDD et une relation amoureuse bancale, je décide (enfin) de partir vivre au Canada, j’hésite entre Montréal et Vancouver, la distance, le coût de la vie et l'accès a un travail dans le domaine du social me font choisir Montréal. Sur place, j’arrive en Airbnb pour 1 mois, le temps de me trouver un job et une colocation : au bout de deux semaine, je trouve un job de commis dans une épicerie gastronomique a temps partiel (j’accepte de travailler seulement 20h par semaine pour pouvoir me garder du temps pour trouver un “vrai” emploi et ne pas rester bloquer dans un emploi au salaire minimum), je trouve une colocation rapidement (mais qui ne fonctionne pas a cause de personnalité divergente et je déménage au bout d’un mois pour en retrouver une autre plus adéquate). Je débute un suivi avec une conseillère en emploi du Centre des femmes de Montréal, je répond a des offres d’emploi et j’envois des candidatures spontanées dans les organismes qui m'intéresse et je fais du bénévolat dans un centre d'hébergement pour hommes itinérants. Deux mois plus tard je trouve un emploi “sur appel” dans un centre d'hébergement en santé mental que je quitte un mois plus tard pour un poste permanent dans un centre d'hébergement pour femmes itinérantes (où j’ai commencé par travailler deux mois de nuits, puis 1 an ½ de soir). Insatisfaite de mes conditions de travail et de la nature de mon travail, je cherche a changer d’emploi et candidature sur mon temps libre, et j’ai débuté, en septembre, un poste temporaire dans le public, en milieu hospitalier qui je suis sur va m’ouvrir de nouvelles portes et un poste permanent.
      Socialement, je me suis fais des ami(e)s, surtout des français au début mais aussi, via mon travail, des amies québécoises. J'ai rencontré mon copain ici, un français des îles, et nous habitons ensemble depuis peu. 
      Je reviens de trois semaines de vacances en France et j'étais contente de rentrer a Montréal, mon bilan d'installation est positif , j'ai pu évoluer professionnellement, trouver un partenaire de vie, voyager, j'ai accès a un confort de vie (weekend prolongé, activités sportives et de plein air, développement personnel, spa, psychothérapie etc). Bien sûr il y a eu des moments difficiles avec des hauts et des bas mais en se donnant de temps et les moyens, on arrive a tout et je sais que rien n'est figé, on peut encore changer de ville ou même de pays, pour le moment ma vie ici, au Québec me convient . 
    • Par Anon99
      Pour ceux qui auront une auto :
       
      Ce que vous devez savoir que la ville de Montréal et un peu moins pour les autres du Québec :
      * Ici, l'activité policière (avec SPVM) a pour mandat de collecter de l'argent. Ainsi il existe de nombreux pièges,
      et en gros quoi que vous fassiez pour être vigilant vous allez tomber dans le piège.
      prévoir dans votre budget un 170$/mois d'amendes (coût d'une seul amende)
      * Les policiers doivent donner un certain nombre d'amende par jour et tous les coups sont permis.
      * Enfin, devant un juge de la ville, il est impossible de se défendre.
      * Si vous êtes témoin ou victime d'un policier qui a bu ou drogué ou autre vous ne devrez pas vous défendre ou dénoncer.
      ---- pour finir --- Montréal n'est pas un tremplin mieux rester pour les études  et quitter ensuite.
    • Par bengos
      Bonjour à toutes et à tous,
       
      Je viens ici pour glaner quelques informations concernant les 1ères dépenses d'un étudiant étranger à son arrivée à Montréal.
      Ici, en France, pour un logement (location ou colocation), il faut souvent débourser une caution, un premier mois de loyer et une assurance habitation : est-ce le cas au Québec et à combien peuvent s'élever ces frais - en moyenne ?
      De plus, quelles sont les démarches pour ouvrir un compte bancaire ou souscrire à un abonnement téléphonique ? Savez-vous combien ça peut coûter ?
      Enfin, est-il facile de trouver un job étudiant pour quelques heures par semaine ou le week-end ?
       
      Je vous remercie par avance de vos réponses
       
    • Par bengos
      Bonjour à toutes et à tous,
       
      Après avoir effectué ma demande de CAQ en ligne, j'ai envoyé le dossier par voie postale comme convenu le 16 juillet dernier. J'ai lu qu'il y avait une attente de traitement de 3 semaines environ.
      Suis-je obligé d'attendre de recevoir le CAQ pour lancer la procédure pour le permis d'études ? Si c'est le cas, je n'ai aucune chance de recevoir ce dernier à temps, ce qui contraint mon départ.
       
      Si j'ai bien compris, il est indispensable d'avoir le CAQ et le permis d'études avant son arrivée sur le territoire canadien… Pouvez-vous me le confirmer ?
       
      Je vous remercie par avance,
       
      Benjamin
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