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StephaneP

Travailler à Montréal et environs

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Bonjour,

 

Je viens à vous pour avoir vos conseils et points de vue sur notre projet, car je dois avouer qu'en lisant à droite à gauche les différentes expérience je commence à en perdre le point de départ...

Ma compagne et moi vivons en Allemagne, je suis Français, elle est Serbes, et avons comme projet de nous installer à Montréal, nous sommes non mariés et sans enfant.

J'ai une expérience de plus de 12 ans en aéronautique, en bureau d'études et recherches; et ma compagne ayant repris ses études après une expérience professionnelle de 3 ans, termine son Doctorat en conservation de l'eau (biochimie en autre). Son niveau de Français est débutant mais s'améliore très rapidement.

Notre projet et d'essayer ( et nous l'espérons de réussir) à s'installer d'ici la fin de l'année prochaine.

D'où mes "nombreuses" questions:

Pensez-vous qu'ils faut mieux faire une demande Visa (lequel ? maintenant) puis postuler (vers mai-juin), postuler directement auprès des entreprises ciblées (mai-juin)et voir si celles-ci facilitent les démarches administratives ? Voire, faire une demande de Visa(maintenant) et si celle-ci est acceptée (quand?) prendre le risque de venir à Montréal et de chercher un emploi sur place ?

En fait "mes" questions ne sont pas si nombreuses mais je souhaiterais, si c'est possible, savoir par quoi vous avez commencé...

 

Et grand merci pour vos contributions !!!

 

Kez'

 

 

Et question bonus pour ceux qui travaillent dans l'aéronautique...Compte tenue des suppressions massives d'emplois que Bombardier annonce, ne risque-t-il pas d'y avoir une saturation à court terme de l'offre sur Montréal ?

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Tous les immigrants ont commencé par lire ceci dans tous les sens:

 

http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/immigrer-installer/travailleurs-permanents/index.html

 

Ensuite, espérer s'installer ici à la fin de l'année prochaine, je crois que vous rêvez en couleurs. 

 

Comme vous, on dirait que la terre entière veut immigrer au Québec. 

 

Lors des deux dernières soumissions de cette année, 300 000 dossiers étaient inscrits pour 10 000 acceptés. 

 

Le programme des travailleurs qualifiés est complet jusqu'au 31 mars 2017.

 

Je vous souhaite beaucoup de courage pour la suite. 

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il y a 28 minutes, keziah23 a dit :

Bonjour,

 

Je viens à vous pour avoir vos conseils et points de vue sur notre projet, car je dois avouer qu'en lisant à droite à gauche les différentes expérience je commence à en perdre le point de départ...

Ma compagne et moi vivons en Allemagne, je suis Français, elle est Serbes, et avons comme projet de nous installer à Montréal, nous sommes non mariés et sans enfant.

J'ai une expérience de plus de 12 ans en aéronautique, en bureau d'études et recherches; et ma compagne ayant repris ses études après une expérience professionnelle de 3 ans, termine son Doctorat en conservation de l'eau (biochimie en autre). Son niveau de Français est débutant mais s'améliore très rapidement.

Notre projet et d'essayer ( et nous l'espérons de réussir) à s'installer d'ici la fin de l'année prochaine.

D'où mes "nombreuses" questions:

Pensez-vous qu'ils faut mieux faire une demande Visa (lequel ? maintenant) puis postuler (vers mai-juin), postuler directement auprès des entreprises ciblées (mai-juin)et voir si celles-ci facilitent les démarches administratives ? Voire, faire une demande de Visa(maintenant) et si celle-ci est acceptée (quand?) prendre le risque de venir à Montréal et de chercher un emploi sur place ?

En fait "mes" questions ne sont pas si nombreuses mais je souhaiterais, si c'est possible, savoir par quoi vous avez commencé...

 

Et grand merci pour vos contributions !!!

 

Kez'

 

 

Et question bonus pour ceux qui travaillent dans l'aéronautique...Compte tenue des suppressions massives d'emplois que Bombardier annonce, ne risque-t-il pas d'y avoir une saturation à court terme de l'offre sur Montréal ?

En plus de la solution de Résidence Permanente, il existe la possibilité du travail temporaire qui sous certaines conditions peut se transformer en RP. Le problème du travail temporaire c'est qu il faut avoir un métier en pénurie et ce n'est que la, que l on peut espérer de trouver un employeur qui se lancera dans un processus pour embaucher un travailleur étranger: http://www.cic.gc.ca/francais/travailler/demande-qui.asp 

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L'aéronautique est un secteur très incertain, Bombardier recrute et licencie à tour de bras sans se préoccuper de ses salariés.

 

Une personne avait refusé un permis de travail temporaire à cause de cela préférant venir en RP.

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Il n'y a quand-même pas que Bombardier. C'est le plus gros oui, mais il y a pas mal d'autres boites aéronautiques qui ne sont pas forcément dépendants que du seul Bombardier.

 

Pratt-Whitney ou Héroux-Devtek sont installés sur la Rive-Sud de Montréal et ils livrent partout dans le monde, pas juste à Bombardier. Le plus gros fabricant de simulateurs au monde est aussi établi à Montréal. Par exemple.

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(Re)Bonjour,

 

Merci pour vos commentaires, les chiffres cités par Cherrybee font un peu peur sur les délais mais bon....c'est un projet qui nous motive au plus haut point, donc on espère qu'avec un peu de courage et beaucoup de chances les choses avanceront dans le bon sens !

 

à bientôt ^^

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Il y a 7 heures, keziah23 a dit :

J'ai une expérience de plus de 12 ans en aéronautique, en bureau d'études et recherches; 

...

Notre projet et d'essayer ( et nous l'espérons de réussir) à s'installer d'ici la fin de l'année prochaine.

D'où mes "nombreuses" questions:

Pensez-vous qu'ils faut mieux faire une demande Visa (lequel ? maintenant) puis postuler (vers mai-juin), postuler directement auprès des entreprises ciblées (mai-juin)et voir si celles-ci facilitent les démarches administratives ? Voire, faire une demande de Visa(maintenant) et si celle-ci est acceptée (quand?) prendre le risque de venir à Montréal et de chercher un emploi sur place ?

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Et question bonus pour ceux qui travaillent dans l'aéronautique...Compte tenue des suppressions massives d'emplois que Bombardier annonce, ne risque-t-il pas d'y avoir une saturation à court terme de l'offre sur Montréal ?

 

Si tu parviens a convaincre un employeur de te recruter et de "sponsoriser" ton immigration, en 3 mois tu peux etre au Canada. 

 

Le plus gros risque serait a mon avis d'etre monomaniaque. Tu gagnerais sans doute a mettre en avant des competences transverses pour prospecter aussi en dehors de l'aeronautique (ex: aerospace, automobile, gestion de projet, hydraulique, etc.) Sait-on jamais.

Modifié par Jefke

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    • Par bigjoe123
      Bonjour à tous,
       
      Ce topic s'adresse à ceux et celles qui ont fait une demande pour étudier à l'UQAM pour le trimestre d'automne 2018, plus particulièrement les gens qui se trouvent sur une liste d'attente. Ce serait apprécié si vous pouviez partager votre rang sur la liste, votre programme et la date à laquelle vous avez obtenu une réponse.
       
      Je sais que les réponses viendont un jour, mais j'attend des nouvelles depuis le mois de mars. À ce moment là, mon rang était le 11ème sur la liste universitaire pour le programme de design de l'environnement. Je n'ai aucune idée si mon rang a changé et quand je serai avisé. J'ai également appelé le service d'admission et laissé quelques messages mais je n'ai eu aucune réponse.
      Quelqu'un a réussi à obtenir des infos de la part de l'UQAM?
      Merci à tous
    • Par redhairfellow
      Bonjour,
       
      Je suis français et j'ai 17 ans. Après être entré en contact avec une entreprise située à Montréal, celle ci a accepté de m'accueillir pour effectuer un stage du 15 juillet au 15 septembre 2018. J'ai donc entrepris les démarches pour obtenir un visa stage coop sur le site du gouvernement canadien mais il semblerait que mon âge m'empêche d'obtenir une cléGC et que je sois donc inadmissible à l'immigration... En effet, je dois remplir ma date de naissance dans le fameux questionnaire "Venir au Canada". J'aurai 18 ans le 8 juillet, soit une semaine avant le début du stage, mais je ne peux bien évidemment pas attendre jusque là pour effectuer ma demande... Que puis je faire ? 
       
      Merci !
    • Par Mjosy
      Salut , je veux etudier l'informatique de gestion   et j'ai trouvè le DEC en informatique sur institut grasset et je vois que ce programme est riche . J'aimerais savoir vos expériences sur les programmes offerts par l'Institut Grasset ou bien sur le DEC informatique de gestion  et Merci 
    • Par qwintine
      Le bilinguisme voir mieux le multilinguisme ... l'avenir de nos enfants?
       
      Plus que probable, un excellent exemple "made in" Montréal:
       
       
       
       
    • Par Laura789
      Bonjour à tous,
       
      Comme indiqué sur le titre, j’ai quelques questions à vous poser concernant la recherche de stage dans le secteur de la chimie . Je suis actuellement en licence 3 de chimie et j’aimerais faire un stage à l’étranger, pour des questions de logistique et financières j’ai choisi le Québec. 
      J’ai commencé à démarcher entreprises et universités depuis octobre 2017 et je n’ai à ce jour toujours pas de stage . Le temps passe et je commence un peu à m’inquiéter pourtant j’ai pas mal d’expériences, je fais des stages depuis que je suis en L1 donc je vous avoue que je comprends pas trop :/ ... 
       
      Du du coup je voulais vous demander comment vous, vous procédez pour trouver un stage au Québec (j’ai l’impression que l’acharnement de mail et d’appel n’est pas assez) 
      Avez-vous déjà fait votre stage dans le secteur de la chimie ? Sont-ils ouverts à l’acceuil D’étudiants Étranger ou pas trop ?
       
      je vous remercie d’avance pour vos réponses
    • Par YanMtl2018
      Bonjour,
       
      Je viens de m'inscrire sur le site, bien que j'ai déjà suivi certains fils de discussion.
       
      J'ai émigré au Québec, en 1993 alors que j'étais âgé de 30 ans.  Je suis célibataire, gay.
      À l'époque, je voulais fuir ma famille, mon environnement familial que je qualifiais de toxique pour mon épanouissement personnel, un environnement homophobe.
      J'aurai pu partir dans une autre région française et mettre un 700 km entre ma famille et moi. Mais il y avait la situation politique, économique qui m'importunait également. Je voyais la montée du FN comme un danger pour la France (l'Histoire m'aura donné raison sur ce point).
      Je suis un esprit libre (même si je suis très conformiste dans mes actions) et j'ai découvert la beauté des voyages quelques années avant mon immigration. C'est à ce moment-là que j'ai découvert qu'il y avait une autre façon de vivre que la "rigidité" à la française. (Comme il a été agréable de voir qu'on pouvait tutoyer son patron, lui partager nos inquiétudes tant professionnelles que personnelles). C'était probablement l'occasion pour moi de repartir une nouvelle vie, sur de nouvelles bases, un projet personnel plus que professionnel.
       
      Ça ne m'avait donc pas pris trop de temps pour me décider à partir. Un bon diplôme, une belle expérience de travail (déjà internationale à l'époque), une capacité d'adaptation probablement suffisante pour être capable de "réussir" mon immigration.
      Un petit voyage exploratoire en groupe au Québec 1 an avant de prendre ma décision, tout me semblait parfait.
       
      Les démarches administratives ont duré un an avant d'avoir mon visa d'immigration (IMM 1000 à l'époque :-) ) J'ai démissionné de mon travail une semaine après et je décollais pour Montréal 2 mois plus tard avec aucun travail, aucun logement, aucun ami, personne chez qui aller à mon arrivée. J'avais quand même un bon coussin financier pour passer une année "sabbatique" au besoin.
       
      J'ai donc passé 1 semaine dans un hôtel près du centre Molson. J'ai redécouvert la ville de Montréal, mais en solo cette fois-ci. Tout me semblait donc merveilleux, grand et si différent de la France. J'étais finalement arrivé en Amérique du Nord, avec ses grattes-ciels.
       
      J'ai pris contact avec l'Office des Migrations Internationales (OMI), organisme français qui aidait les français à se trouver du travail. Là j'ai fait la rencontre de plusieurs français qui vivaient la même situation que moi, à savoir comment faire un Curriculum-Vitae (CV) québécois, comment se présenter à un employeur, découvrir quelles entreprises recrutaient etc....
      Ces contacts, ont vite disparus, puisque ce n'étaient que des contacts dits "utilitaires". Dès que les gens avaient trouvé du travail, ciao, bye, je ne les revoyais plus.
       
      J'ai compris qu'il me fallait faire une étude comparative de mes diplômes français. Première facture de 105$. On me reconnait un Diplôme d'Études Collégiales (DEC) (fouille-moi ce que ça représente dans le système du travail du Québec, je pense qu'on m'a reconnu mon diplôme à sa juste valeur). J'obtiens une entrevue à l'Université Laval de Québec. Lorsque j'explique mon parcours professionnel européen, la personne, qui a vécu en France 5 ans, m'explique que le diplôme québécois (DEC) que j'indique sur mon CV ne me permettra jamais d'obtenir des postes équivalents à ce que j'occupais en France ! Il m'explique que pour ce genre de postes, il est nécessaire de détenir un BAC (nord-américain). J'ai payé 105$ pour une reconnaissance inférieure à ce que je valais sur le marché du travail, sans compter que cette reconnaissance n'est qu'une formalité administrative, indicative pour les employeurs québécois et n'a aucune valeur d'une équivalence de diplômes !
      Je commence donc à sentir "l'arnaque" du commerce des immigrants.
       
      Je me voyais très mal renvoyer mes CV aux mêmes entreprises précédemment contactées avec un changement de diplôme en moins d'1 mois de temps.
      J'étais donc grillé pour me trouver un emploi à la hauteur des mes compétences.
      J'ai donc décidé de prendre mon année "sabbatique". Ça m'a permis de comprendre le fonctionnement de la société québécoise, de découvrir les "grands espaces". Bref, j'ai vécu une année "touristique". Je pense que tout immigrant devrait se planifier un 3 à 6 mois de sabbatique, ne serait-ce que pour décrocher du "système français" et de se donner du temps pour découvrir la ville, la population qui va vous accueillir. Planifiez-vous un budget en conséquence.
       
      Bien sûr il a fallu que je me trouve un logement. Là encore, pour avoir un logement, il fallait un Numéro d'Assurance Social, qui lui n'était délivré que si on pouvait fournir une adresse postale... le serpent qui se mort la queue donc. (Je pense que ça a changé depuis, à vérifier).
      Des propriétaires d'immeubles ont quand même la gentillesse de nous aider et j'ai finalement réussi à obtenir tous mes papiers.
      L'installation de ma ligne de téléphone aura pris 1 mois (il parait que c'était vraiment exceptionnel, mais j'ai été le "chanceux" à qui s'est arrivé)
      Finalement je décroche un emploi dans mon domaine, mais pour des raisons nébuleuses, il y avait des conflits entre le patron et le chef de service, ce qui fait que j'ai été mis de côté et j'ai été littéralement été payé à ne rien faire pendant 3 mois. J'ai démissionné de cette entreprise et j'ai été convaincu qu'il me fallait quitter de milieu de travail (je trouvais que ça manquait déjà d'éthique en Europe, j'en ai eu la confirmation ici).
      Comme je voulais changer de carrière, j'ai demandé à passer un test de compétence dont la conclusion a été.... vous êtes à la bonne place dans votre domaine.... !
       
      Non, je veux changer.
       
      J'ai donc voulu me lancer en affaire, puisque l'Amérique du Nord est réputée facilité l'entrepreneurship. Certes mon éducation "communiste" ne m'a pas aidé à voir ce changement de carrière super positivement, j'allais devenir un méchant patron :-) En fait, je voulais me lancer en informatique, donner de la formation de base. Évidemment, le marché était saturé par des entreprises d'insertion sociale qui en faisait gratuitement. Mais je suis quand même aller chercher un Diplôme d'Études Professionnelles (le CAP québécois) alors que je détenais un Diplôme Universitaire de Technologie. Je réussis à décrocher ce diplôme haut-la main, je me trouve rapidement un emploi auprès d'un courtier en douane pour former les employés en informatique. Un des postes de travail que j'ai le plus aimé, car ma boss, était adorable, humaine. Elle me donnait un certain délai pour réaliser mes projets et si je les finissais plus tôt, elle me demandait de rester à la maison et elle disait à mes collègues que je travaillais de la maison. Elle ne m'a jamais rajouter des tâches parce que je travaillais plus vite que mes collègues. Un amour j'ai dit ?
      Comme elle savait que je n'aurai pas de vacances la première année, (2 petites semaines après un an de travail seulement, comparativement aux 5 semaines en France, c'est tout un choc à vivre, même si on est au courant), elle m'a chargé d'aller évaluer les collègues des autres succursales au Canada. Toutes dépenses payées ! Je me suis gâté à visiter Vancouver, Halifax, Toronto notamment.
       
      Malheureusement, ce qui devait arriver arriva. Fusion avec UPS. Abolition du service de la formation et perte d'emploi. Et ici, ça ne rigole pas. On vous annonce la fin de l'emploi, souvent, on vous laisse un 2 semaines à faire, mais la plupart du temps c'est dans la minute après qu'on vous a annoncé la fin de votre emploi, que vous êtes littéralement "jeté" à la rue.
       
      Cette fois-ci, mes réserves d'argent sont au plus bas. Impossible de retourner en France, impossible de bouger ailleurs, je suis coincé là. Première déprime. 6 mois en informatique c'est énorme. Je ne me sens plus "à jour" pour postuler sur de nouveaux postes dans ce domaine et je sens que je n'aurai pas envie de toujours me mettre à jour aux 6 mois, ça va finir par me fatiguer psychologiquement.
       
      Je finis par me trouver un emploi au salaire minimum en montant un CV bidon. Je me retrouve donc commis dans une épicerie. Quelle descente professionnelle par rapport à mes rêves avant mon immigration. Mais j'assume encore. J'arrive tout juste à payer mon loyer et ma bouffe. Je coupe déjà dans le chauffage, l'hiver, je coupe dans la fréquence dans les douches (mais bon, ici, on a la réputation de ne pas se laver en France, je n'ai donc que renforcer un gros préjugé). Je n'ai pas la possibilité d'avoir une voiture, trop chère à entretenir.
       
      Ce salaire minimum ne me permet pas de mettre d'argent de côté, pour éventuellement retourner aux études, car il m'aura fallu 10 ans de procrastination mentale avant de reconnaitre que sans diplôme québécois, il me sera très difficile de me retrouver un travail.
      J'entreprends alors de demander de l'aide financière pour un retour aux études. Barrières ! "Vous avez déjà un DEC dans un domaine dans lequel il y a de l'emploi, retournez donc travailler dans ce domaine, nous, on ne vous financera rien !"
      Je fais quand même les démarches pour m'inscrire dans un collège pour une réorientation en santé. Il y a pénurie dans ce domaine, et ma formation scientifique me permettra sans doute de ne pas tout perdre en matière de compétences. Là, je découvre que bien que j'ai un diplôme universitaire français, le collège m'exige d'avoir réussi 30 crédits (une année) de cours universitaires au Québec !
      Un peu comme si un lycée professionnel demandait à un candidat d'avoir fait une année d'université avant de postuler !
      Pourtant quelques années plus tôt, lorsque j'ai tenté de faire reconnaitre mon diplome universitaire français par l'Université du Québec à Montréal (UQAM), cette dernière aurait pu me reconnaitre jusqu'à 45 crédit (50% du diplôme québécois). Jamais plus, car faut bien comprendre qu'ici, les universités fonctionnent comme de très grosses compagnies à faire de l'argent bien plus qu'à former des esprits libres.
      Une française qui s'occupait du recrutement dans le collège trouvait qu'il s'agissait de discrimination et m'a conseillé de porter plainte, ce que j'ai fait. Hors en matière de gestion des établissements en éducation, le Québec est très loin de la sacro-sainte égalité républicaine française. (on se rend compte de nos valeurs fondamentales françaises quand elles sont absentes ailleurs). En effet chaque collège peut définir ses propres critères de sélection.
      Ayant reçu comme réponse du directeur qu'il ne changerait pas les critères d'admission, cette française m'a référé à un autre collège, situé à 2h de transport en commun de mon logement, alors que l'autre était à 5 minutes... à pieds ! Je vous passe les frais pour l'abonnement mensuel au bus, le temps perdu dans ce maudit transport en commun pendant 2 ans.
      Comme la directrice de l'autre collège était aussi française, les choses se sont nettement mieux passé. J'ai été accepté. Des frais de scolarité minimes m'ont permis de passer au travers de la première année d'étude, sans travailler, puis la deuxième année, prêt et bourse gouvernementaux m'ont permis de presque finir ma 2ième année d'un DEC accéléré. Il m'aura manqué près de 2000$ pour finir. J'ai eu beau demandé à des "amis" québécois de m'aider financièrement, sans l'appui d'un ami à la retraite, j'aurai dû abandonner mes études. Les autres amis étaient près à me donner 20$ (tellement endettés ils sont). Je l'ai remboursé rubis sur ongle avec un 20% d'intérêts, il n'en revenait pas. Il m'a avoué quelques mois plus tard, qu'il ne pensait même pas revoir la couleur de son argent, car d'autres personnes l'avaient déjà "fraudé" dans le passé et il pensait bien que ça allait être un autre cas. Depuis nous sommes de grands amis.
      J'ai donc commencé à travailler dans mon nouveau domaine pour me rendre compte que l'ambiance de travail était des plus toxiques. J'ai changé plusieurs fois d'établissement de santé pour y retrouver toujours et encore ce climat "toxique". L'actualité récente le dénonce, les politiciens ne font pas grand chose pour que ça change.
      Comme il y a une volonté de changer la formation nécessaire à l'exercice de ma profession, j'ai dû retourner un autre 2 ans à l'université pour me chercher un BAC dans mon domaine.
      (Je pense que je n'ai jamais autant étudié que depuis que je suis au Québec, c'est malade !)
      Il y a évidemment le syndicalisme à la québécoise, obligatoire (du moment que l'entreprise est syndiquée !) qui prélève un montant sur chacune des paies, mais pour lesquels les résultats sont décevants.  4 semaines de congés payés seulement la première année, des salaires ma foi guère plus élevés que dans le privé. C'est questionnable pour un "coco" comme moi.
      Après avoir subit du harcèlement psychologique grave dans mon avant dernier emploi j'ai démissionné. Ma démission m'a empêché de toucher du chômage et de bénéficier de soins de santé que j'aurai dû avoir. Je n'ai pas les moyens de me payer des thérapies sur du long terme. Résultat, dépression (non officiellement diagnostiquée, car je crains comme la peste que des données de santé autant mentale que physique puissent m'empêcher un jour de me retrouver du travail) et un 2 ans sans travailler. Comme je suis une personne quand même peu dépensière j'ai pu me constituer un beau coussin pour tenir le fort. C'est aussi ça les stratégies d'adaptation efficaces quand on est célibataire. Pensez au pire et le prévenir.
      Mais là encore, mon coussin a fondu comme neige au soleil et il a fallu que je me retrouve un travail. Je ne voulais plus retourner dans ce milieu toxique, mais je n'ai eu guère le choix.
      Par une circonstance exceptionnelle j'ai pu rentrer dans un établissement grâce à un ex-collègue qui était au courant de ma situation personnelle.
      Ça n'aura pas duré un an que j'ai dû démissionner en mars dernier.
       
      Ça fait donc un mois que je me questionne.
       
      Ai-je été heureux à Montréal depuis mon arrivée ? Oui pendant mon travail chez le courtier en douane (2 ans sur 25)
      Ai-je de l'espoir que les choses peuvent s'améliorer à mon âge ? Pas vraiment.
      Est-ce que le climat politique et économique du Québec va bien ? Les chiffres économiques semblent indiquer que tout va bien, mais dans les faits, il y a un vieillissement rapide de la population, et le faible taux de chômage est bien plus relié à l'absence de relève suite aux départs massifs à la retraite des baby-boomers qu'à une réelle reprise économique. Les infrastructures (routes, ponts, rails, hôpitaux etc...) sont à reconstruire quasiment au complet, par manque d'investissements récurrents durant les 20 dernières années.  Les coûts de ces constructions explosent, et la corruption endémique dans la construction au Québec n'aide pas la cause (voire conclusion de la Commission Charbonneau). 2 nouveaux hôpitaux à Montréal, 1 nouveau pont pour traverser le fleuve St-Laurent pour remplacer l'ancien qui n'avait que 50 ans d'âge !, un nouvel échangeur autoroutier, un projet de train de banlieue, un prolongement hypothétique d'une ligne de métro (annoncé depuis 40 ans !!!) fait qu'il y a des milliards de $ de dépenser... mais qui devront être remboursés un jour... par qui ?
       
      Je suis donc là, à 51 ans, à me questionner si un retour en France serait la solution ou s'il s'agirait une fois de plus de fuir quelque chose.
      J'ai coupé les ponts avec la France (dans le sens que je n'ai absolument plus suivi l'actualité française depuis mon arrivée ici). Mes amis en France me déconseillent de revenir en France disant que tout ce que j'avais prédis en 1993 est arrivé : crise sociale majeure, FN au plus haut dans les intentions de vote. J'ai entendu évidemment toutes les attaques terroristes vécues en France, depuis Charlie Hebdo... rien de bien rassurant non plus. Il semble que les infrastructures en France sont également en décrépitude (est-ce vrai ?)
       
      Je lis que les conditions de travail en santé en France ne sont guère mieux qu'ici, les salaires ne sont pas mirobolants.
      En revanche, je suis certain que le système de santé en France est nettement plus fonctionnel qu'ici.  Ici, il est quasiment impossible de trouver un médecin de libre quand on a une pharyngite, une douleur, une infection bénine mais qui nécessite des traitements. Il y a quelques cliniques médicales, mais il faut arrivé 2 ou 3 heures avant l'ouverture si on veut avoir une chance de voir le médecin, car le nombre de patients vu par jour est limité.
      Résultat, tout le monde se ramasse dans les urgences des hôpitaux, ouvertes 24/7, même quand ce ne sont pas des urgences véritables.
      C'est donc des 12-15h d'attente quand ce n'est pas urgent.
       
      Je n'ai aucune idée des prix des loyers en France (je sais qu'il y a une disparité entre les régions, et les villes d'une même région) (je me rappelle juste qu'il fallait déposer une caution de 1 à 3 mois lors de la signature d'un bail). Ai-je assez d'argent pour me payer toutes ces "charges" avant même de m'être retrouvé un travail et d'avoir touché ma première paie ?
       
      Est-ce que je vais vivre ce "choc" du retour ? Vais-je supporter d'entendre les Français tout critiquer alors que je trouve maintenant que les Québécois sont trop mous et ne se mobilisent pas assez ?
      Vais-je supporter d'avoir à être confronté à nouveau à l'administration publique française (Non monsieur, je ne peux pas procéder à l'étude de votre dossier car vous avez oublié le formulaire W5-87 et il manque l'annexe 6 dans le paragraphe 2 du formulaire T68) ?
      Est-ce que je vais supporter de savoir qu'un français sur 3 vote FN ?
      Est-ce que je vais supporter de "soutenir" l'économie française sous un président néo-libéral ?
       
      Du côté personnel, quand je fais le bilan, même si j'ai pu vivre mon homosexualité de façon nettement plus ouverte que dans ma famille, je n'ai pas réussi à m'épanouir de ce côté-là non plus. Comme je n'ai pas eu beaucoup de vécu en France il m'est difficile de faire une comparaison avec le Québec, mais disons que je trouve qu'ici, ça ressemble pas mal à la mentalité nord-américaine, à savoir du consommer/jeter.
       
      Si je trace le bilan de mes 25 ans au Québec, je dirais que j'ai vraiment tout fait pour m'intégrer, mais que j'ai ressenti rarement un retour positif. Je n'accuse personne, je constate. J'ai probablement une grosse part dans cet état de fait.
      J'ai profité de la nature (qui devrait me manquer), mais les paysages français me manquent aussi. Les Alpes, les volcans d'Auvergne, la Bretagne, la Cote d'Azur, les Pyrénées.....
      Vais-je être capable de transformer mon expérience québécoise en avantages concurrentiels auprès d'employeurs français, même à 51 ans, ou est-ce qu'ils vont me voir comme un pré-retraité ?
       
      Je ne suis pas attaché au matériel, donc de ce côté-là, je vais me délester probablement de tous mes biens acquis ici (par chance, je n'ai jamais acheter une maison) et je vais repartir à neuf avec encore moins, une fois arrivé en France. Je me rends compte que j'ai accumulé bien du stock inutile. Ce sera l'occasion de mettre en pratique physique ce "lâcher-prise" que je dois faire mentalement.
       
      J'ai bien lu vos témoignages sur vos retours plus ou moins réussis en France.
      Ceux pour qui cela a réussi, quels conseils me donneriez-vous ?
      Ceux pour qui cela a été difficile, quels écueils sont à éviter à tout prix ?
      Je sais bien que le vécu de chacun est différent, mais je lis des histoires de gens qui se sont installés au Québec et qui ont vécu des difficultés et je m'y reconnais souvent.
      Et je suis tout aussi convaincu que les Québécois qui vivent en France ne doivent pas la trouver drôle tous les jours non plus.
      On a une éducation, une culture, et il faut être très très souple mentalement pour arriver à s'intégrer de façon harmonieuse dans une nouvelle société.
       
      Désolé pour le probablement trop long témoignage.
       
       
       
    • Par casperas
      Bonjour ou Bonsoir à tous,
       
      Comme nous avons notre RP en poche (depuis peu !) et plusieurs mois de délais pour venir nous installer définitivement au Québec, nous sommes en train de repérer des billets d'avion (pour septembre / octobre). 
       
      Je vous plante le décor :
      Nous recherchons une compagnie avec de préférence une option "flexible" (pour décaler notre venue si besoin) et surtout la possibilité de prendre plusieurs bagages supplémentaires de 23kg (à des prix "abordables", pas au tarif d'excédent de kilos). 
       
      Nous ne pensons pas demmenager nos meubles (par container / conteneur ou avion) mais avons beaucoup de livres, papiers et vêtements, que nous pourrions faire venir avec nous et/ou en bateau (container / conteneur) ou avion. 
       
      Merci par avance à toutes et à tous pour votre partage d'expérience.
      Très belle journée ou soirée !
    • Par Meziant-Ex-Nihilo
      Voila mon retour d’expérience après un an au Quebec sur Montréal. Il est plutôt négatif et pour être honnête je n'ai jamais été aussi dépressif.
       
      Pourtant j'ai vécu des situations pas très drôles dans certains pays avec beaucoup de corruption comme le fait que tu puisses finir en prison grâce aux faux signalements de personne qui ne t'aime pas car tu es blanc (car la loi est faite pour la population locale...). Je suis venu en mars 2017 après que je fus débauché par grande entreprise française de jeux vidéos (j'ai fait du forcing pour utiliser mon pvt plutot que d'etre sur un visa de travail lié, je préféré avoir un sentiment de liberté). Je travaillais auparavant sur Paris dans un tout autre domaine) mais j'ai déjà travaillé dans plusieurs pays qui n'avaient rien à voir avec la France.
       
      Personnalité: je suis quelqu'un de très direct qui vit d'avantage pour travailler que l'inverse, par conséquent si mon travail ne me plait pas, je démissionne. Je sais que tout le monde n'est pas d'accord avec ce principe (et les points de vue se valent), je pars du principe que lorsque tu passes minimum 8 heures par jour au travail, c'est pour t’émanciper un minimum et je sais que ce n'est pas le cas de beaucoup de monde, car beaucoup de jobs sont ingrats et beaucoup de gens font dans l'alimentaire (traduction: bosser juste pour (sur)vivre et oui la société est mal faite, etc.). Je travaille dans l'informatique et même si je ne suis pas un génie c'est un domaine qui m'a toujours passionné et qui me pousse à me maintenir à jour régulièrement.
       
      J'ai bossé dur durant mes études et dans mes différents emplois respectifs pour augmenter mes chances d'avoir un job qui me plait, même si tout n’était pas parfait, ça a plutôt joué en ma faveur durant mes 6 premières années d’expérience. C’était supportable jusqu’à que j'arrive sur Montréal.
       
      Disclaimer: ce que je décris ce n'est que mon expérience, et je me demande si d'autres y font écho, j'ai très certainement eu de la chance auparavant pour avoir été choqué par certaines choses (même si dans les pays ou j'ai bossé avant, certains n'avaient pas de salaire minimum...).
      Je m'excuse d'avance si je parais arrogant ou peu respectueux de la culture locale. J'exprime juste ce que je ressens après un an de vécu, ça ne veut pas dire que je généralise tout ce que je dis, c'est juste ce que j'ai vécu et mon impression.
       
      Les avantages
      Je me sens en sécurité à Montréal (contrairement à Paris et les sauvages la nuit tombée). Personne te fait ch**r dans la rue ou les transports en commun. Il est assez facile de trouver un appartement et c'est relativement bon marché. Tu ne payes pas l'eau, dans mon cas je ne paye ni l'eau ni le chauffage ni électricité et je suis à 20 min du centre-ville de Montréal. Il y a moins cet aspect de t'inciter / forcer à venir à une soirée au travail. Le préavis pour partir n'est souvent que de 2 semaines donc tu ne dois pas patienter 3 mois lorsque tu en as marre.  
      Les inconvénients (fort probable que j'ai pas eu de chance au niveau des mes emplois ici)
      Le politiquement correct. La nourriture est pas souvent très fraîche, j'ai eu pas mal de fois envie de vomir juste en cuisinant des légumes ou des fruits de chez provigo, metro, etc...
      et c'est systématique pour la viande bœuf  en sandwich (je pense que je dois avoir une allergie). Manque de formalisme dans les contrats, tu signes en tant que pigiste pour 6 mois quelque part, ton contrat est renouvelé tu n'as aucune preuve écrite.... Souvent aucune note sur comment tu peux résilier le contrat de ton coté, par contre toutes les façons dont la partie cliente peut te jeter sont très clairement explicitées (j'ai vu des contrats bien rédigés et des très mauvais mais je n'ai pas vu de limite basse). Manque de banques en ligne potables, les autres ont des frais débilitants. Tout le monde le sait déjà: abonnements téléphoniques et internet hors de prix ou il faut négocier en mode marchand de tapis pour avoir mieux... (pourquoi ne pas tout mettre au clair par écrit sur ce qui est possible, va savoir...) Le chitchatting hypocrite de la personne qui te connait pas et qui s'en fout de toi mais qui te demande quand même à chaque si tu vas bien lorsque je paye mes courses...: je ne sais jamais si je dois répondre ou non, ni même quoi répondre. J'ai l'impression que si je réponds je suis hypocrite car je ne veux pas le faire. Si je ne le fais pas je vais paraître rude (ça me le fait encore après un an, toujours ce même struggle). Mon ressenti il vaut mieux faire du bruit et paraître plutôt qu'il y ait ce silence qui tue. En réunion j'ai eu ça aussi: une salle est réservée pendant deux heures, en 30 minutes j'ai fini... et bah on m'a forcé à rester pendant 1h30 de plus pour se regarder dans le blanc des yeux... à pseudo tenter de trouver quelque chose à se dire...). Les transports en commun, la RATP n'est pas si mal, surtout en hiver... attendre des bus "en transit" qui passent devant toi par -30 ce n'est pas le "fun". Les salaires sont assez bas, cela se ressent particulièrement car il y a très peu d'avantages (peu de congés payes [souvent pas de congés maladie], mauvaises assurances, retraite "décente" que via les REER / RRSP (tes savings en fait avec de la detax) souvent pas de remboursement du titre de transport, pas de tickets resto / panier repas. Je perds souvent au change même si les appartements sont moins chers. Le WFH (work from home) me semble pas être du tout efficace, je considère souvent que mes collègues sont off lorsqu'ils travaillent de chez eux... disponibilité de 2 heures environ sur une journée de 8. Le système de santé fait peur, médecins pas souvent compétents (peut-être pas eu de chance) qui vont faire une recherche Google pour savoir ce que tu as, avec un choix limité pour aller voir ailleurs. Les assurances santé et les plafonds de la province, oui même si ton assurance rembourse bien, le gouvernement ne veut pas que ton assurance paye tout le reste chez le dentiste (ça ne me concernait pas directement j’étais en PVT donc l'assurance...osef mais j'ai eu des mauvais échos sur le système de sante en général, ne parlons pas des urgences). Les comparaisons systématiques avec les US pour se sentir mieux: "Ils n'ont même pas de healthcare en mode single-payer la-bas !", "Au moins on n'a pas de problèmes de violence avec les armes ici", "On est pro lgbt" (super BS), "On accueille tout le monde". C'est un ennemi facile par contre se regarder soi-même semble être plus compliqué et critiquer son gouvernement même de façon légère sans mal vu par contre pour les US pas de problèmes... Pourtant tout semble être bien américanisé ici. Sentiment d'hypocrisie sur la langue française et le rapport avec les autres provinces anglophones. Il faut défendre la langue mais on se fiche de comment on l’écrit (même au regard de la norme de l'office local). Je m'en fiche un peu de l’écrit mais le double discours me dérange. Recruteurs dans le domaine bancaire qui ne connaissent pas super bien la loi: demande d’enquête de crédit pour une embauche sans fournir d'explications sur le besoin de mener cette enquête (c'est la loi de renseignement au passage...). Chialage en permanence dans le dos des gens. Au travail je n'ai jamais vu des personnes passer autant de temps à se plaindre... Lorsqu'ils sont managers c'est encore pire j'ai vu des personnes bosser 5 heures par jour et chialer minimum 3 heures... faites les maths. Les gens qui disent de la merde dans le dos des autres (genre 1 mètre de distance) quand la personne se retourne ils font style qu'ils ne se passaient rien. J'ai vu ce pattern très très très souvent sur moi comme sur les autres... et sans aucune gène. Non ce n'est pas de la paranoïa (j'expliquerais un peu plus bas comment j'ai pu m'en apercevoir). Faux esprit d’équipe, peu d'entraide, on ne prend pas souvent sur soi pour aider les autres. J'ai aidé dans les équipes dans lesquelles je suis venu et les mercis ont été peu fréquents. L'aide apportée est souvent appropriée par la personne sans aucun signe de reconnaissance (j'ai beaucoup de mal avec ça...) chacun pour soi dans une équipe... Pas beaucoup d'esprit d'initiative, le travail pour améliorer les choses est mal vu: il ne faut pas faire d'heures supplémentaires pour améliorer les choses "ouin c'est pas bien". Je trouve souvent que la qualité du code est souvent pas terrible, c'est souvent peu cohérent. C'est important de partir vers 4 heures / 5 heures. C'est mal vu de dire directement quand quelque chose ne va pas (ne jamais "brusquer") même poliment ou de poser une question ("tu n'es pas autonome", tout le monde ne peut pas deviner pourquoi quelque chose a été faite de X manière pour déterminer son impact...). Première fois dans ma carrière que l'on dit par derrière que de laisser des commentaires sur le CVS est mal... tout le monde prend tout personnellement. Beaucoup de mise en avant même pour des choses qui ne le méritent pas (ajouter un opérateur "+" ou un "switch case" qui auraient peu de valeur de business). Le travail de fond est peu reconnu même lorsque tout le monde l'utilise après coup. Il faut s'auto promouvoir et le mieux s'auto promouvoir sur des petits détails. Imaginer un boulanger qui fait du pain et qui se la raconterait chaque matin pour dire "Yeah j'ai mis de la farine les mecs !!! Oh les mecs ouvrir le paquet de farine c’était pas easy! Rock n roll!" Quand tu demandes si tout va bien et qu'il y a des choses que tu pourrais améliorer et que l'on te dit "oui" avec un sourire hypocrite. Alors tu redemandes car les gens ne sont pas très discrets dans les espaces de travail ouvert et que tu les entends bitcher sur tout le monde "non non on est content de ton travail". J'en suis arrivé au point d'enregistrer illégalement mes supérieurs de nos jours (on trouvé du sacré matériel sur Amazon... stylo enregistreur, clé usb enregistreuse, fausse clé de voiture, etc.) et non je n’étais pas parano... Par contre ce genre de mensonge me fait pleurer littéralement. Ne me demander pas pourquoi j'ai beaucoup de mal avec l'hypocrisie, même après que je sois parti ça me fait toujours de la peine au cœur. J'ai toujours eu de la chance de bosser dans des endroits ou les gens se disaient directement les choses en face que ça plaise ou non. Mais ici non... je me suis même posé pas mal de questions, pourquoi ils font comme ça ? Est-ce qu'ils souffrent d’insécurité ? Est-ce qu'ils ont peur que les gens le prennent trop personnellement ? "Bah mon neveu" oui car souvent le bitchage est presque systématiquement sur ta personne et pas sur ton travail.... (j'ai eu le droit à ma façon de me comporter trop direct, mon accent de français, que j’étais trop anxieux et sérieux (what?!), que je ne devrais pas aider les autres (chacun son business) etc).  
      Apres un an ici, j'ai pris 40kg (stress-eating), j'ai eu des pensées suicidaires, la solitude ne me gène pas plus que ça mais l'hypocrisie me rend dingue ici.
      Dans la dernière entreprise dans laquelle je travaillais, les gens me disaient en off que je devrais m'en foutre que l'on nous bitche (moi et les autres) par derrière... personnellement je ne peux pas. Je sais que ca arrive de partout mais de ce que j'ai vécu pour l'instant c’était systématique et de mauvaise foi.
       
      Evidemment on ne peut pas forcer les gens à penser comme nous, il faut être flexible mais comment être flexible sur les valeurs qui nous définissent ?
       
      Je pense reprendre un dernier emploi de 6 mois et retourner en France. Je n'avais pas d'attentes particulières par rapport au Canada, je me disais que le fait d'avoir déjà vécu dans des pays avec une corruption grimpante ou avec peu de droits sociaux feraient que je sois ouvert et que l’expérience serait d'autant plus facile mais j'ai toujours eu des environnements de travail qui étaient décents dans lesquels les gens travaillaient dur. L'initiative était récompensée et les gens étaient directs même si ça pouvait être blessant. Ici j'ai vu de l'office politics, des comportements dignes de stéréotypes de fonctionnaires mais en plus "américain".

      J’espère juste que je n'ai pas eu de chance.
       
    • Par Elodie23
      Bonsoir à toutes et à tous !
       
      Je ne sais pas trop par où commencer, déjà je suis nouvelle haha c'est un bon début.
       
      Moi => Je m'appelle Elodie, j'ai 24 ans et je suis de Nîmes (Gard, France)
      Je suis diplômée d'un Bac Pro ARCU (accueil relations clients usagers) avec lequel j'ai pu exercer en tant que vendeuse, caissière, hôtesse d'accueil,...
       
      Ce qui m'intéresse (métiers/passions) : La photographie, être hôtesse d'accueil et vendeuse (plus spécialement en musée), la protection animale (donc les animaux, forcément haha)
       
      Ma situation => Bref, cela fait plusieurs années que j'envisage d'aller vivre dans la région de Québec pour rejoindre ma famille (oncle, tante, cousines)
      J'ai fait ma 1ère demande de PVT en février 2017 et me suis réactualisée en novembre 2017 (oui vu le temps que cela prend j'aurai pu la faire avant..)
      J'ai envisagé le parrainage familial mais cela ne mènera à rien nous n'avons pas le même nom de famille et les démarches sont trop complexes.
       
      Mes interrogations => Que puis-je envisager comme autres moyens d'immigration ?
      Résidence permanente directement?
      Faire un DEP de 1800h et demander ma résidence permanente après ?
      On m'a aussi dit qu'il y a des emplois recherchés et prioritaires au Québec, comment faire est-ce-qu'il faut poster sa candidature et après demander un visa de travail ou l'inverse ?
       
      Qu'en pensez-vous ?
       
      J'aurai aussi aimé savoir si quelqu'un était patient et bon dans les démarches parce que j'ai tellement peur de me tromper (et il y a tellement de choses à faire) que je ne sais pas par où commencer...
       
      Je vous remercie d'avance.
       
      Elodie
       
       
    • Par olivia2000
      Bonjour,
      N'ayant rien trouvé de concret sur Internet, je me demandais s'il y avait une possibilité de faire médecin au USA lorsqu'on a un diplôme venant du Canada. Il y a-t-il des tests à passer? Les Etats-Unis considèrent-ils les diplômes canadiens comme étant équivalent?
      Merci d'avance. 
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