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Assurance, conjoint de fait d'un etudiant.

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Bonjour,

 

Je parcours différents forums mais je n'arrive pas à trouver une réponse précise concernant ma question.

 

Je suis même allé a différentes rencontres et meeting sur l'immigration au Canada mais personne n'a su me donner de réponses claires.

 

Ma femme est acceptée à Montréal avec un visa étudiant et je l'accompagne comme conjoint de fait avec un permis de travail ouvert.

 

Pour elle c'est plutôt clair, elle a droit à la RAMQ du aux accords entre la France et le Canada, mais en ce qui me concerne je ne trouve pas la réponse.

 

Dois-je avoir une assurance privée pour la durée totale de mon séjour à mon arrivée sur le territoire ? Ou puis-je attendre d’être sur place ? Ne puis-je pas également être couvert par le biais de ma compagne ? Je crains d’être refusé a l’entrée du territoire sans assurance prise au préalable.

 

Si quelqu'un a déjà était dans ce cas cela serait gentil de m’éclairer.

 

Merci et bonnes fêtes à tous !

 

 

 

 

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Si ton épouse y a droit toi normalement aussi, ils vous faut les formulaires spécifiques de la CPAM.

le sien et le tiens seront sûrement différents, pour toi ce sera le se401q207 pour ta femme se401q102.

Sinon une assurance privée faut compter un bon 1000$/l'année, vite amorti une urgence a l'hôpital est facturé au moins 600 à 700$ min.

PS: aller rapidement a la CPAM est assurez vous d'obtenir les formulaires avant le depart vous devrez rendre vos cartes vitales également

 

Envoyé de mon PH-1 en utilisant application mobile Immigrer.com

 

 

 

 

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Apparemment Je viens de lire que seulement les conjoints de fait de travailleur ou de boursier sont admissible a la RAMQ.

 

Ma question est de savoir si avec mon visa permis de travail ouvert;

_ il me faut ABSOLUMENT une assurance privée type expat avant mon départ pour la durée totale de mon séjour

_ ou bien une assurance type PVT pour les premiers temps peut suffire pour passer la douane

_ ou si je peux m'occuper de tout ça une fois sur place après avoir trouvé un travail.

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Merci en tout cas d'avoir pris le temps de me répondre. 

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Apparemment Je viens de lire que seulement les conjoints de fait de travailleur ou de boursier sont admissible a la RAMQ.
 
Ma question est de savoir si avec mon visa permis de travail ouvert;
_ il me faut ABSOLUMENT une assurance privée type expat avant mon départ pour la durée totale de mon séjour
_ ou bien une assurance type PVT pour les premiers temps peut suffire pour passer la douane
_ ou si je peux m'occuper de tout ça une fois sur place après avoir trouvé un travail.
Si tu as une carte visa tu es peut-être couvert pendant max 90j a voir avec ta banque et/ou ton contrat.

Sinon prend en une de max 6 mois, en espérant trouver un boulot ou tu en auras une comme avantage.

Mais clairement, n'y va pas sans rien, des histoires ou des gens ont eux des factures astronomique pour des membres cassé ou autre même dans mon coin de campagne y en a eu (ex clavicule cassé + hospitalisation etc = dans les 100 000$ info d'une commission scolaire)

Envoyé de mon PH-1 en utilisant application mobile Immigrer.com

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il y a une heure, jeremyg5y a dit :


Sinon prend en une de max 6 mois, en espérant trouver un boulot ou tu en auras une comme avantage.

 

C'est pas parce que tu as un emploi que tu as une assurance... De plus ce sont des programmes d'assurance collective et non d'assurance santé.  Cela ne remplace en aucun cas la ramq et des remboursement courant mais c'est un complément avec assurance médicament et couverture yeux, dents, chiro, frais de labo... Bref ce que la ramq ne prend justement pas en charge.

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Salut,

 

Ce sujet m'intéresse.

 

Pour l'étudiant et les enfant éventuels à priori pas de problème, il suffit de demander le formulaire SE 401-Q-102.

Pour le conjoint qui aura un PTO soit au moment d'arriver à l'aéroport soit un peu plus tard ça pause problème car le conjoint n’apparaît pas sur l'attestation d'assurance de la CPAM du futur étudiant(e) (seulement les enfants apparaissent).

 

Donc comment ça se passe pour le conjoint ? Si la CPAM ne lui fourni pas le formulaire SE 401-Q-207 ? Ce qui à priori peut arriver puisqu'il n'a pas d'employeur en arrivant au Québec en tant que visiteur (puisque l'on obtient le PTO après coup).

 

Est-ce-qu'une fois le PTO en poche on peut demander le formulaire depuis le Québec ? Faut-il attendre d'avoir un employeur ?

 

Quel casse tête...

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il y a 4 minutes, Nikos a dit :

Salut,

 

Ce sujet m'intéresse.

 

Pour l'étudiant et les enfant éventuels à priori pas de problème, il suffit de demander le formulaire SE 401-Q-102.

Pour le conjoint qui aura un PTO soit au moment d'arriver à l'aéroport soit un peu plus tard ça pause problème car le conjoint n’apparaît pas sur l'attestation d'assurance de la CPAM du futur étudiant(e) (seulement les enfants apparaissent).

 

Donc comment ça se passe pour le conjoint ? Si la CPAM ne lui fourni pas le formulaire SE 401-Q-207 ? Ce qui à priori peut arriver puisqu'il n'a pas d'employeur en arrivant au Québec en tant que visiteur (puisque l'on obtient le PTO après coup).

 

Est-ce-qu'une fois le PTO en poche on peut demander le formulaire depuis le Québec ? Faut-il attendre d'avoir un employeur ?

 

Quel casse tête...

Le conjoint d un étudiant étranger bénéficiant des accords avec le France Québec n aura accès à la RAMQ au même titre que l étudiant lui même que s il figure sur le figure sur le formulaire SE 401...

Dans tous les autres cas, il doit prendre une assurance santé privée remplaçant la partie RAMQ.

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    • By DaphGoodwater
      Bonjour !

      Mon compagnon et moi allons bientôt commencer une nouvelle vie au Canada et j'ai pas mal de petites questions ! (j'espère que je poste tout ça au bon endroit !)
      Petite présentation de notre situation :
      Mon compagnon (Maxime) a trouvé un emploi à Montréal, il commencerait début septembre et pour l'instant pour quasiment 3 mois (avec dans le principe réembauche derrière si tout se passe bien). Ils lui font son permis de travail (fermé donc je suppose), lui paient le vol et un appartement/hotel pendant deux semaines à l'arrivée. (tip top quoi).
      Pour moi (Daphné) je n'ai pas encore trouvé d'emploi là bas (j'ai commencé à postuler) je me suis inscrite au pvt, en me disant qu'avec énoooormément de chance je serai tirée au sort (je m'y étais déjà inscrite 2 ans d'affilée dès le début sans avoir été tiré au sort, donc je me fais très peu d'espoir pour cette fois). Donc en partant du principe que : -je n'ai pas de travail sur place et - je n'ai pas de pvt, Je compte partir en même temps que lui deux semaines en tant que touriste, puis revenir en France (ne pas laisser mes parents rendre mon appartement actuel seuls et déménager ce qu'il peut rester de meubles) et y rester jusqu'à ce que je trouve un emploi ou tirage au sort du prochain pvt. (En faisant quelques aller-retour de temps en temps).
      Et précision : nous sommes ensemble depuis plus d'un an et demi mais n'avons jamais vécu ensemble. Donc je suppose que tout ce qui est conjoint de fait c'est rapé.
       
      Donc voici enfin mes questions :
       
      01 - A l'arrivée à la douane là bas, est ce que nous devrions passer "ensemble" ? (sachant que nous ne sommes pas conjoint de fait) ou bien mieux vaut passer séparément ? (Je crains surtout que vu que je cherche un emploi ça ne crée plus de problèmes qu'autre choses même si j'aurais un billet de retour en main).
       
      02 - Vu qu'il y a un délai de carence pour l'assurance santé au Canada, il devra souscrire lui même à une assurance. Laquelle lui conseillerai vous ? (Je pensais à GlobePVT de base mais je ne sais pas s'ils couvrent les permis de travail fermé)
       
      03 - Pendant ces deux semaines nous comptons donc trouver un appartement :
                   - Sachant que je serai en visa touriste, vaut-il mieux qu'il loue son appartement "seul" ?
                   - Je suis payée par le chômage jusqu'au mois de Mars est ce que mon attestation Pole Emploi certifiant des versements peut compter pour obtenir un appartement ?
                   - Si j'ai bien compris il n'y a pas de caution à payer là bas pour un appartement ?
                   - Je pensais fournir une preuve de fond de nos comptes français, le contrat de mon compagnon évidemment, éventuellement mon attestation d'aide de Pole Emploi si cela peut valoir quoi que ce soit. Ainsi que les trois dernières quittances de nos loyers en France y a t-il autre chose qui pourrait faciliter les démarches ? (Je me base sur ce que l'on devrait fournir plus ou moins en France). Y a t-il la règle du " gagner 3 fois le montant du loyer" ? Le fait que sont contrat ne dure que 3 mois peut-il poser problème aussi ?
                   - Et pensez vous qu'en deux semaines environ nous puissions trouver un appartement ? Nous pensions à un 3 1/2 et au mieux un 4 1/2 pour environ 1200 - 1500$ ? (Niveau quartier nous ne nous sommes pas encore complètement penché sur la question mais je pensais Côté des Neiges / Westmount / Outremont / Rosemont la "petite ceinture" autour du vieux Montréal en quelque sorte)

      04 - Nous avons (enfin j'ai) un chat, je ne pense pas l'emmener tant que nous n'avons pas une situation stable là bas (aka un appartement et au mieux un boulot pour moi). Il est vacciné tout ce qu'il faut, papiers à jours etc... mais je me posais des questions concernant le voyage en avion. C'est un grand chat (avec un peu de graisse) qui fait 7.5 kilos.
      Il pourrait donc théoriquement voyager avec moi en cabine (j'avais regardé pour Air Canada et Air transat si je ne me trompe pas) mais j'ai vu que la caisse devait être assez petite et que donc pendant mettons une petite dizaine d'heure (en comptant le temps d'attente à l'aéroport) il ne pourrait quasiment pas bouger. Je me demande donc si ce ne serait pas plus confortable pour lui de voyager en soute ? Si vous avez des retours d'expériences là dessus et notamment des différentes compagnies aériennes concernant les animaux je suis preneuse !
       
      05 - Est ce que vous me confirmez que un téléphone acheté sur internet (Amazon) est bel et bien débloqué pour d'autres opérateurs ? (Pour moi oui, mais sait-on jamais). Et je pensais prendre à l'aéroport une carte sim prépayée le temps de souscrire à un abonnement sur place. Y a t-il plusieurs "offres" de carte prépayées ? laquelle serait la meilleure ? Ou bien peut-on directement souscrire à un abonnement sans compte canadien ?
       
      06 - Et maintenant une question pour les adaptateurs/transformateurs. Lorsqu'il est mentionné sur l'alimentation de l'appareil "100-240V 50-60Hz" est ce que l'on a seulement besoin d'un adaptateur ou bien faut-il quand même un transformateur ?

      Désolée pour le gros pavé ! Merci beaucoup !
      Daphné
           
    • By WilliamM
      Bonjour,
      J'arrive au Québec fin août pour mes études (baccalauréat à l'université Laval) et je m'occupe actuellement de l'assurance habitation (je serai logé en résidence universitaire). Cependant je n'y connais rien en assurances... Donc voilà si vous avez des conseils, je veux bien ! Sinon vous avez peut-être des préférences d'assureurs en particulier ? Désolé je suis pas très précis mais j'avoue que je suis un peu pommé ^^
      Si des étudiants peuvent me dire ce qu'ils ont fait ça serait génial !
       
      Merci d'avance
       
    • By mltlea
      Bonjour, 
       
      Je suis étudiante en première année en France et j'aimerais étudier au Canada, plus précisément au Québec. J'aimerais donc savoir quelles sont les démarches administratives (visa, assurance, ...) à effectuer pour pouvoir étudier au Canada ? Et surtout, combien de temps prennent ces démarches ? 
       
      Merci d'avance pour vos réponses  
    • By annafinck
      Bonjour ! 
       
      Je suis une étudiante française qui part étudier à Montréal à la rentrée prochaine. Je pars d'abord quelques jours à New York en vacances puis j'aimerai rejoindre le Canada en bus. Malheureusement je ne trouve nul part si la validation de mon permis d'étude peut être faite à un poste de frontière ?
      Si quelqu'un a déjà fait cela ou s'il possède des informations je suis preneuse ! 
      Merci d'avance pour vos réponses
    • By JohannaGabriella
      Bonjour,
      je viens de Bruxelles mais j'ai terminée mon cursus secondaire au Congo et j'ai obtenue mon Bachelor (Bac+3) à Prétoria en Afrique du Sud. J'aimerais aller faire mon master au Canada plus précisément à Montréal, mais je ne sais pas si le system Canadien est similaire au system Sud Africain. Donc j'aimerais savoir si après un Bachelor, la prochaine étape est le master ou si il y a autre chose entre les deux dans le system canadien.
      Ayant fais une demande d'admission qui vient de mettre refusé par l'université de Montréal pour une maitrise je me demande si je n'ai pas envoyée ma demande pour un programme trop avancé, ou si c'est un problème d'équivalence ou en core si le domaine choisis n'est pas en accord avec le domaine dans lequel j'ai obtenue mon diplome.
       
      J'aimerais bien savoir aussi qu'est ce qu'un DESS et est ce que ça vient avant ou après le master ?
       
      Si vous pouvez m'éclairer sur ces quelques points ou me proposer des sites webs qui pourront m'aider ce serait vraiment super.
    • By ryane
      Bonjour ,
      je me retrouve actuellement dans une situation bizarre , j'ai un visa touristique , je suis actuellement à Montréal où j'ai déposé ma demande de permis d'études à l'aide d'une avocate , tout s'est bien déroulé , j'ai reçu la lettre pour passer ma visite médicale , je l'ai passée , les résultats étaient bons , sur le portail de l'immigration c'était écrit (résultats favorables ) , deux jours après ils me demandent de repasser la visite médicale , je suis parti voir la clinique où je l'ai passée , ils me disaient que ca sert à rien de la refaire car les résultats sont bons , et qu'il faudrait leurs écrire un courriel avec une confirmation du médecin que je n'ai pas à la refaire , cela fait 15 jours aucune réponse de leur part ! qui a eu le même problème ? je stresse vraiment 
      Merci pour vos témoignages 
    • By youness1993
      Salut , 
      Je suis un étudiant étranger ici à la province de Quebec . Mon permis d"étude me donne  la possibilité de travailler à 20h/semaine vu que j’étudie à Temp plein .Ma question est : 
      Est-ce que j'ai le droit de travailler un travail autonome ou d'avoir une entreprise individuel ?
       
      Merci d'avance 
       
      N.B : Le numéro d'immigration Canada ne marche pas pour moi 
    • By Sophia_radi
      Salut,
      Alors je voudrais bien immigrer au Canada, j'ai 19 ans et je suis marocaine, j'ai un bac+2 (Associate degree) que j'ai eu au Etats-Unis. Je parle couramment français et anglais.  Et je cherche la moyenne la moin chère pour partir. Et après faire ma demande de PR.
      Je sais que une des solutions est le DEP de 1800h et je voudrais bien savoir plus d'informations sur les formations plus demandées et qui offre plus de points,aussi les prix et les démarches si c'est possible.
      Je suis ouverte à toutes les solutions. 
      Merci infiniment 
      Sophia
    • By Frsely
      Bonjour à tous ! Je fais appel à vous car je suis vraiment perdu et c'est très urgent... 
       
      Je fais actuellement mes études de droit en France et je prépare un dossier Bci pour passer un an au Québec. 
      Le problème est que je n'arrive pas à me décider entre l'université Laval et L'UQAM... 
       
      Tout d'abord je voulais savoir au niveau des cours de droit laquelle est la plus réputé ? Je trouve toujours l'université Laval dans les classements mais jamais L'UQAM... 
       
      Ensuite au niveau de l'université en elle même laquelle me conseillez-vous ? Niveau ambiance, divertissement etc... Je dois aussi avouer que je trouve l'université Laval juste magnifique ! 
       
      Et ensuite au niveau de Montréal et Québec ? La le choix est vraiment compliqué... Est ce qu’il y a de quoi faire à Québec ? Parce que j'imagine qu'à Montréal cela doit forcément beaucoup bouger. Après je le dis que québec est magnifique avec beaucoup de nature juste à côté mais j'ai peur de passer à coter de quelque chose en n'allant pas à Montréal mais je peux toujours y aller le week-end donc voilà je suis perdu...
       
      Ainsi donc entre les deux pour une petite étudiante française qui vient passer une année au Québec pour ses études de droit, vous me conseillerez quoi ? 
       
      Je vous remercie en espérant que vous puissiez me sauver de ce choix juste horrible à faire haha! 
    • By Iggyzen
      Il est très important de rappeler que le seul moyen de savoir si on est fait pour Montréal ou non, c'est de tenter l'aventure. Mais comme toute aventure, il y a des risques qu'il faut prévoir et gérer avec sagesse. Tout plaquer d'un coup en croyant à un Eldorado c'est très naïf. Je voudrais également rappeler que rentrer en France parce qu'on ne se sent pas à notre place au Québec, ce n'est pas un échec. L'échec c'est d'avoir peur de franchir le pas ou de s'obstiner à rester si on n'y est pas heureux. Il n'existe aucune destination, aucun pays ni aucune culture parfaits. Le Canada et la nation québécoise ne font pas exception. 
      D'abord, il faut se débarrasser de l'image de carte postale provenant du marketing gouvernemental québécois ou canadien. L'immigration au Canada, et notamment au Québec, a été longtemps un juteux commerce, les démarches sont très longues et très coûteuses. Puis il ne faut pas donner de crédit à la fierté québécoise qui tentera de vous faire culpabiliser dès que vous aurez des doutes ou que vous vivrez le désenchantement, comme si d'un coup vous ne méritiez pas le Québec. Le réflexe d'orgueil tant lu peut se résumer à : "si vous n'aimez pas le Québec, vous le quittez". Certes. Une manière très enfantine de faire taire toute critique, si mal gérée en Amérique du nord, et spécialement au Québec. Le plus gros effort qu'un français doit faire en venant au Québec c'est d'apprendre la diplomatie (la France excelle davantage dans l'art du débat et de la critique continuelle stérile). Je n’exagérerai pas en disant qu'en venant ici vous devrez l'effort supplémentaire de vous laisser taquiner par les québécois sur votre identité française tout en ne cédant pas à l'envie de répliquer. Une manière de faire plaisir à l'hôte en quelque sorte. 
       
       
      Les Québécois (Montréalais)
      J'ai beaucoup entendu de choses à leur sujet, toujours exagérément positif. D'abord de quels Québécois parle-ton à Montréal ? En 10 mois, je n'ai pas eu beaucoup de contacts ni personnels ni professionnels avec des franco québécois "de souche". Rappelons-nous que le Canada est une terre d'immigration, Montréal une destination privilégiée de toutes sortes d'immigrants. Les probabilités sont grandes que vous aurez, à Montréal, des contacts avec d'autres immigrants de première génération. Ces quelques rapports avec les immigrants russes, chinois, libanais, marocains sont précieux, car il vous faudra attendre parfois longtemps avant d'avoir des relations même superficielles avec des locaux, pour qui au mieux vous n'existez pas.
      Vous souvenez-vous de la magie de vos premiers séjours en tant que touristes ? La rapidité avec laquelle un Montréalais se précipitait pour vous indiquer le chemin ? Oubliez ça. Car dès lors que vous poserez le sol en tant qu'immigrant, vous n'aurez plus le droit à autant d'égards. Si vous avez immigré c'est que l'opération de séduction a fonctionné. Il faudra ensuite vous débrouiller avec la réalité.
      J'ai entendu dire que les québécois étaient "authentiques", plus "vrais". Outre le fait que ces qualificatifs ne sont pas porteurs de beaucoup de sens, il vaut mieux vous atteler à définir rapidement les personnes que vous rencontrerez en usant d'un prisme moins naïf. Ceux que j'ai rencontré à l'ouest de l'île, que d'autres amis français  ont eux-mêmes rencontrés, sont plutôt "mal polis" et indifférents ... et là je parle surtout des francophones. Vous n'aurez pas de bonjour, aucun au revoir ni de merci en tenant une porte, de la part de vos voisins d'immeuble. Même un voisin qui était pourtant monté chez moi Si c'est le cas c'est une bonne surprise, n'y comptez pas. Certains seraient tentés d'y voir de l'impolitesse caractérisée, presque une provocation, alors que c'est une simple différence culturelle majeure, lourde de conséquence aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Les modèles français et québécois situent, de ce point de vue, vraiment aux antipodes. Si vous ne connaissez pas un québécois, vous ne le saluez pas, il faut le savoir. C'est socialement acceptable de croiser vos voisins sans piper mot, en regardant vos chaussures. Accueillez ces instants de solitude et de silence complices comme votre première vraie expérience québécoise et Montréalaise.
      Si vous travaillez ça sera aussi drôle. Les collègues ne se saluent ni en arrivant, ni en quittant au bureau. Les français qui ne peuvent s'empêcher de dire bonjour, au revoir, merci, désolé dans l'ascenseur, toute la sainte journée, doivent vite se reprogrammer. Il ne s'agit pas d'une norme québécoise, mais d'une absence de règle établie qui engendre une confusion amusante. Car, quand deux personnes se croisent seuls dans un ascenseur, ne croyez pas qu'il n'y a aucune gêne. Vous aurez des tentatives approximatives par le regard ou des mouvements de menton de contrebalancer leur incapacité à échanger des mots de politesse un tant soit peu formels. Les franco Québécois ont un vrai handicap très British, se révélant dans certaines circonstances, qui contrastent avec le contact facile et peu formel dont ils sont capables dans bien d'autres circonstances.
      Vivant dans les quartiers ouest de Montréal, mêlé d'anglophones et d'allophones (donc anglophones !), je peux vous dire que sur les petites formalités du quotidien, les petits mots et sourires qui ne coûtent pas cher, les anglos sont beaucoup plus agréables au premier contact. Ce n'est pas ici un à priori de français frustré, mais d'un français né à Montréal, ayant eu quelques amis québécois et de la famille québécoise sur place ayant vécu dans d'autres provinces canadiennes et qui attestent de ce fait surprenant.
      Les québécois sont des hypersensibles, très fiers. Cette hypersensibilité s'accorde mal avec l'arrogance parisienne, car encore une fois les deux se situent aux antipodes. Si vous ne pouvez accepter cette hypersensibilité presque enfantine, vous aurez de mauvaises surprises. A la question fréquente et très naïve : "Aimez-vous le Québec ? Que préférez-vous la France ou le Québec ?" simplifiez votre pensée et acceptez de mentir pour faire plaisir à l'hôte. N'essayez pas de leur faire remarquer que vous ne connaissez que Montréal et que la région parisienne, seuls points de comparaison possibles, c'est peine perdue. Ce qu'ils veulent entendre c'est leur hymne national (québécois). Ils ne s'intéressent pas à une étude comparée des deux cultures et encore moins aux avantages et aux inconvénients des deux références, c'est une approche rationnelle qui ne répond pas à leur besoin primaire, celui d'entendre que le Québec c'est beau et que les québécois sont gentils, deux affirmations qui se défendent et sur quoi il faudra focaliser votre discours. Ils ont besoin de prolonger le mythe et d'être continuellement rassurés sur leur identité québécoise. C'est important de comprendre ça du point de vue historique, des changements que le Québec a opérés depuis seulement 40 ou 50 ans, cette fierté nationale francophone, après avoir vécu sous le joug des anglophones. C'est ce souvenir, cette souffrance identitaire, qui ont conduit à passer de l'étape "Québec, la Belle Province" à "Québec, je me souviens". Une manière de rappeler d'où ils viennent, du miracle québécois et d'entretenir pour plein de bonnes et de mauvaises raisons, une dent tenace contre les anglophones. 
      Les québécois ont tendance à rester au premier degré. La veille France taquine avec un nombre de degrés qui décontenancent et irritent jusqu'à ses voisins européens. Là encore, le danger vient des extrêmes qu'il faut tenter de réconcilier. Si vous ne connaissez pas bien vote interlocuteur, ne tentez pas de complexifier votre discours à outrance, restez direct et simple. Le reste viendra progressivement.
      Si on pouvait se risquer à une généralité sur le Québec qui vaut pour tout le Canada, c'est que les gens tiennent à leur mode de vie basé sur la tranquillité et leur liberté, leur tendance à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Il n'est donc pas étonnant que les canadiens sont globalement un peuple plutôt heureux, tandis que nous français (parisiens surtout), nous nous condamnons nous-mêmes à rester malheureux en toute circonstance. Ceci a des conséquences directes sur les relations sociales. Comme dans beaucoup d'autres cultures, on cherche à garder ce point d'équilibre et de bonheur canadien qui oblige à se voiler la face si nécessaire. Oubliez la critique directe, sans ménagement. Préférez le contournement, les périphrases et pour faire passer un message en Amérique du nord, rien ne vaut que commencer par présenter d'abord les aspects positifs.
       
      Les anglicismes et le franglais (Montréal)
      Chaque semaine dans les journaux locaux nous apporte une nouvelle salve d'hypocrisie toute québécoise sur le nombre d’anglicismes scandaleux utilisés par les français, tout en leur se moquant de leur accent (il est proverbial), et en balayant derechef l'excuse d'une proximité avec un vilain impérialiste anglophone qui ne vaut que pour eux. Or, il n'en est rien. L'impérialisme linguistique anglophone est un problème mondial qui est totalement décorrélé de la situation de nos frontières physiques, même si le Québec oublie vite la proximité physique française et britannique. Je ne peux me prononcer pour le Québec, je ne connais vraiment que Montréal, ville particulière, internationale, qui impose progressivement l'anglais au grand dam des identitaires québécois. N'avez-vous pas entendu le scandale à propos du débat politique télévisé exécuté en anglais les candidats au poste de premier ministre de la nation québécoise ? On y apprend deux choses : le débat identitaire francophone est toujours vif (et parfois fort drôle); tous les québécois ne parlent pas bien l'anglais... loin s'en faut.
      Le français à Montréal est en réel danger. Non pas à cause de la présence massive des allophones qui parleront plutôt l'anglais que le français, mais parce que le niveau du français écrit et parlé est dramatiquement bas. Pour s'en convaincre, il suffit de lire les interventions des personnalités québécoises dans les réseaux sociaux. Les fautes de grammaire sont si fréquentes qu'il faut user de courage et de détermination pour aller au bout de certains échanges. Cette tendance n'est pas que québécoise, et questionne sur les causes de cet appauvrissement. Les identitaires n'auront que la prépondérance de l'anglais à la bouche, ce qui n'est que partiellement vrai. La raison est bien plus simple : le français est une langue très exigeante et bien plus complexe à maîtriser que la langue anglaise, les efforts consentis à correctement parler et écrire une langue diminuent dramatiquement. L'omniprésence de l'anglais et sa relative facilité d'apprentissage, jouent de concert pour affaiblir toujours plus le français. Pour ma part, né à Montréal, éduqué en France, amoureux de la langue anglaise tout autant que de la langue française, le bilinguisme devrait être ressenti par tout Canadien qui se respecte comme une partie essentielle de son identité, débarrassé des reliques du passé. Ce qui m'irrite ce n'est pas tant qu'on parle beaucoup anglais à Montréal, c'est que dans les provinces anglophones canadiennes on préfère apprendre l'espagnol pour commander une Tequila durant les vacances au Mexique ou à Cuba, plutôt que de se donner le défi de maîtriser le français. A chaque fois que je croise à Montréal un anglo qui tente d'utiliser son français même fragile, je suis ému, parce que je connais les difficultés derrière.
      Les anglicismes et franglais à Montréal sont partout. Dans la catégorie du franglais, je range tous ces termes anglais indûment traduits littéralement en "français" alors même qu'un terme francophone existait déjà. La liste est sans fin, avec des exemples particulièrement irritants comme céduler (de schedule), cancellation (de cancel), application (de apply). Ne croyez pas que je sois dur avec les québécois, le Comité québécois chargé du bon emploi du français est assez critique lui-même. Je suis convaincu que les québécois ont une trop grande facilité à prendre pour excuse leur imposant voisin Etatsunien (le jour où les canadiens arrêteront d'appeler les Etats-Unis du nom d'un continent tout entier, ça sera le début de leur liberté !) plutôt que de résoudre le problème d'apprentissage et d'encouragement positif.
      Une autre réaction (moquerie) fréquente des québécois à l'encontre des français c'est à propos de leur accent anglais. Nous partageons avec les anglophones une difficulté toute particulière et réciproque, qui nous rend misérable à parler dans la langue de l'autre. Certains québécois semblent avoir résolu ce problème, grâce à un subterfuge intéressant : la prononciation québécoise s'est progressivement adaptée (altérée)  à certains endroits à la prononciation anglaise américaine : rythme, son nasillard, "eurisation", etc.
       
      La langue québécoise
      Ça y est vous êtes arrivés au Québec. Une fois passées les approximations langagières du commun des mortels, paresseux et mal formé, profitez de l'occasion pour vous plonger dans vos racines. Vous venez de France ou de Belgique, vous avez donc une histoire linguistique croisée, commune et une partie distincte que vous aurez l'occasion d'approfondir. Partez chez Renaud Bray et achetez-vous vos premières œuvres littéraires québécoises. Les différences sont parfois saisissantes, les "néologismes" et expressions québécoises peuvent vraiment vous régaler. Ce n'est malheureusement pas à Montréal que vous vivrez le Québec au quotidien, ça sera plutôt pendant le peu de jours de vacances. oubliez ce que vous avez entendu et qui vaut peut-être pour le reste du Québec : personne ne vous regardera de travers si vous dites email au lieu de courriel. La présence française de longue date à Montréal, l'omniprésence anglaise, ont quelque peu assoupli les règles qui ne sont jamais strictes. Vous n'aurez aucune difficulté à comprendre vos interlocuteurs dans la grande majorité des cas, et réciproquement. 
       
      La nourriture
      C'est là que le bât blesse. Si vous êtes un viandeux comme les français peuvent l'être, que vous salivez à la vue d'une bonne grosse pièce de viande grasse et juteuse ? Vous serez heureux en Amérique du nord (en Amérique de manière générale). Si vous préférez les légumes (c'est mon cas), la vie sera plus décevante : les légumes ne goûtent pas grand chose et sont de faible variété. Si je mange occasionnellement certaines viandes, j'ai la palais sensible : oubliez la viande de bœuf extra-maigre à 5% de MG, ici c'est 15%. C'est une culture de barbecue, c'est le gras qui donne la saveur. Le poulet est la viande la plus mauvaise qu'il m'est été donné de goûter (achetée chez Provigo, Métro), même bio nourri au grain. Nous avons décidé de l'écarter de notre menu définitivement, faute d'avoir trouvé une manière de le cuisiner. On l'utilise que pour créer un bouillon.
      Les produits industriels sont généralement trop sucrés et trop salés, même si cela change lentement. Si vous voulez connaître votre budget avec précision en dehors des sites d'expatriation, vous pouvez vous rendre sur le site de Métro et simuler des achats en ligne pour la semaine. 
      Montréal est une grande destination pour les gastronomies du monde entier. Ce qui ne signifie pas que tout y est bon. L'ouest de Montréal offre peu d'endroits sympas pour souper dehors, sauf sur Monkland. Vers Côte des Neiges,  Acadie ou Villeray vous trouverez sans doute des bons restaurants indiens ou pakistanais. Le seul endroit riche en restaurant de touts sortes c'est le Plateau et le centre-ville. Si on habite à l'opposé, c'est un peu long la balade.
       
      Les habitations
      Si les habitations traditionnelles Montréalaises, les duplex et triplex, peuvent avoir un attrait certain, Montréal n'est pas une jolie ville par absence de règle urbanistique. le très joli peut y côtoyer le très laid. Oubliez les ghettos et les cités. Les rues sont longues, et le niveau social évolue pas mal au fil des artères Montréalaises. Il y a des quartiers de perdition qu'il faut éviter. C'est en général là on où on va faire la fête, pas le meilleur endroit où habiter pour se reposer entre deux cuites.
      Vous louerez sûrement votre logement à Montréal et sans références vous aurez moins le choix. Mais le parc immobilier de Montréal est très vieillissant, peu isolé phoniquement. Probablement, vos premiers choix à modeste budget seront limités en termes de quartiers et de qualité. Si vous aimez entendre vivre vos voisins, que vous trouvez ça festif et communautaire, vous serez heureux n'importe où à Montréal. Si le bruit des voisins qui se lèvent tôt vous dérange, vous y serez malheureux. Dans le deuxième cas, il faut éviter l'ouest vieillissant avec majorité de jolis duplex au charme typique des parois en bois fines et plancher qui grince. Les duplex Montréalais peuvent être un régal pour les yeux de l'extérieur, un enfer à l'intérieur. Dès que vous le pouvez, misez sur le budget supérieur. Si c'est difficile à trouver, privilégiez un bail court quitte à le renouveler ou à payer un déménagement : avec 6 mois d'historique de locataire payant rubis sur l'ongle, vous aurez plus de possibilités.
      Le bail de location est obligatoire maintenant au Québec. Par contre, une promesse verbale vous engage encore comme dans le temps. Ne dites pas oui avant d'être sûrs.
      Les rénovations des logements sont très superficielles. Ce n'est pas la peine d'inspecter dans le détail comme on le fait en France (c'est même mal perçu), ici on fait avec l'approximatif qui vaut dans les deux sens. Il y a deux raisons à cela : les propriétaires louent pour leur investissement de retraite mais très souvent c'est un parc géré par une poignée de riches propriétaires qui veulent juste que leur commerce tourne en investissant le moins possible; les loyers sont théoriquement capés par un organise québécois qui tire le prix des loyers vers le bas par rapport à la réalité du marché (dans ce cas pourquoi investir dans une rénovation professionnelle de qualité non rentable ?).
      Pour les européens, le parc vieillissant de Montréal, avec l'absence de normes d'isolation phonique, d'éléctro-ménagers de qualité, est un choc culturel. Dans la majorité de cas, ce sera un semi-meublé, c'est-à-dire que le propriétaire fournira l'éléctro-ménager très basique et les meubles de cuisine, avec une buanderie communautaire au sous-sol. Cette histoire de buanderie communautaire me fait encore transpirer : c'est une habitude locale très ancienne, qui fait économiser de la place mais dont l'hygiène me dépasse complètement. Préférez les logements qui vous autorisent à installer vos propres laveuse-sécheuse. 
      Sachez qu'un propriétaire individuel met plus en péril le remboursement de son crédit hypothécaire (immobilier) qu'une société de gestion qui doit absolument faire le plein dans ses immeubles. Si vous manquez de références, privilégiez les sociétés de gestion, potentiellement plus souples avec les conditions. 
      Si vous devez passer un été à Montréal, veillez à louer un logement avec climatisation. Choisissez le quartier après l'avoir visité, mais aussi par rapport aux écoles (système de "carte scolaire"), à la proximité des épiceries et d'une station de métro (8 mn pied par -25 c'est long mais faisable, le double devient rapidement et inutilement pénible).
       
      La sécurité
      Toute le monde vous dira que Montréal est une ville sécuritaire, et en vous disant cela tout le monde vous mentira partiellement. Statistiquement, la criminalité par nombre d'habitants est assez proche d'une grande ville française comme Paris. Côté maffieux, Montréal serait plus proche de Marseille que de Paris (les Hells, Cosa Nostra, les gangs qui ont pignon sur rue). Mais la sécurité ne se trouve pas dans les statistiques, c'est un sentiment général. Montréal est une ville le plus souvent paisible. De même qu'on y fait gentiment la file d'attente (sauf exceptions grossières), on n'y ressent pas de tensions particulières. Il y a des vols et des agressions à un nombre assez normal pour une grande ville (en réalité j'ai plus été témoin dans les trois premiers mois à Montréal qu'en dix ans en banlieue parisienne, sans jamais me sentir en réel danger, allez comprendre !), mais on s'y sent en sécurité. on peut prendre les transports en commun sans regarder derrière soi en toute circonstance. La région parisienne, est à l'opposé de Montréal : à statistiques très proches, il ne nous arrive rarement quelque chose de fâcheux, mais on s'y sent toujours tendu et sur le qui-vive.
       
      Le système de santé
      Catastrophique. Grâces aux conservateurs et à la réalité politique particulière du Québec qui fait que les médecins ne sont pas du tout obligés de participer à l'assurance maladie nationale, Montréal se trouve dans une sorte de désert médical étonnant et frustrant. Oubliez votre médecin de famille référent, vous n'en aurez pas. Pour se faire soigner à peu de frais avec sa belle carte Soleil, il faut aller dans une "clinique sans rendez-vous" à l'accueil pitoyable, à la file d'attente parfois interminable, mais aux services médicaux corrects. Or, ces cliniques ne se trouvent pas partout. Si vous voulez choisir votre lieu de résidence prenez ça en considération, pensez quand vous aurez la grippe, que votre enfant sera fiévreux et que vous devez marcher dans le froid pendant 15 mn puis prendre le métro deux ou trois stations, attendre deux ou trois heures, avant de vous faire ausculter 10 mn.
      Dans votre budget, comptez 300$ ou 600$ par hiver le coût d'une ou deux visites médicale à domicile, pratique, de bonne qualité .... et non remboursé par le RAMQ (assurance maladie).
      Selon votre lieu de résidence à Montréal, le coût d'une visite à domicile vous reviendra 240$-280$ (hors frais de médicaments). 
       
      Le climat
      Je suis d'origine italienne et je croyais que l'hiver à Montréal serait insupportable. Mais si vous n'avez pas de climatisation, c'est l'été humide et caniculaire qui va vous faire souffrir. En comparaison, l'hiver est plus facile à s'adapter. Il suffit de vous couvrir autant que nécessaire jusque dans certains cas très exceptionnels, ne pas sortir de chez soi lors des froids polaires. Mais le Québec est une très grande province, qui s'étire très au nord près du pôle nord. Montréal se situe au sud. Ses températures hivernales sont impressionnantes, mais largement supportables. Si vous avez la thyroïde paresseuse et que vous ne régulez pas bien la température de votre corps, c'est une destination peu commode. 
      Mais le froid se stabilise très froid en janvier et surtout février, avec une tendance fréquente à se prolonger encore en mars. Perdez vos repères de températures qui n'ont plus rien à voir avec la France. Quand vous grelottiez de froid en région parisienne dans une humidité à 5°C c'est plus difficile que -10° dans un froid relativement sec et un ciel bleu ! 
      En revanche, si vous dépendez d'une voiture, l'hiver va vous gâcher la vie ... :-)
       
      En conclusion : ne partez pas au Canada avec les étoiles plein les yeux. Y vivre et y passer des vacances sont deux réalités bien différentes. Le Québec (Montréal) n'est pas la destination parfaite, elle a de très bon côtés et de mauvais côtés également. N'écoutez pas les grincheux de tout bord, mais ne risquez pas votre vie sans avoir pesé le pour et le contre, ne négligez pas les différences culturelles. Quitter la France après avoir goûté la douceur de Montréal l'été, n'a rien à voir que de devenir un immigrant, d'y chercher du travail et d'y passer l'hiver. Si vous essayez mais que vous rentrez plus tôt que prévu, ce n'est pas un échec, vous aurez tenté l'aventure et vous ne serez pas les mêmes. Gérez vos risques financiers en prévoyant votre retour anticipé, ne mettez pas tout dans votre changement de vie. 
      Choisissez votre destination avec soin : Montréal c'est bien pour trouver du travail dans le tertiaire, les postes de spécialistes (les salaires commenceront en moyenne plus bas qu'à Paris), la ville de Québec y est sensiblement plus froide l'hiver mais également plus francophone. Mais il y a des destinations plus intéressantes encore comme les provinces atlantiques (le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle Ecosse).
       
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