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Saint-Donat 200$ par mois pour les nouveaux travailleurs


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Saint-Donat

200$ par mois pour les nouveaux travailleurs

Francis Halin | Agence QMI

| Publié le - Mis à jour 


À Saint-Donat, on va jusqu’à faire un chèque de 200 $ par mois aux nouveaux travailleurs, en plus de donner un bonbon de plusieurs milliers de dollars aux commerçants qui déménagent dans le coin.

« Dès que quelqu’un est engagé dans le coin, on va signer un contrat avec lui et offrir de lui payer 20 % de son loyer, chaque mois, jusqu’à concurrence de 200 $, par ménage, pendant un an », s’enthousiasme Karinne Poirier, directrice générale de la Chambre de commerce du Grand Saint-Donat.

La région va même rembourser l’équivalent du montant de la commission d’un agent immobilier à un entrepreneur qui y achète une propriété. « S’il vient s’installer ici, qu’il s’achète une maison et que la commission de l’agent immobilier s’élève à 6000 $, nous lui rembourserons ce 6000 $ », précise-t-elle.

source http://www.tvanouvelles.ca/2018/03/12/200-par-mois-pour-les-nouveaux-travailleurs-1

Situation critique

Cuisiniers, serveuses, caissiers, commis... la petite municipalité aux 80 lacs a besoin d’au moins 200 travailleurs de toute urgence. En période touristique, l’hiver, la population double, passant de 4000 à 8000. L’été, c’est pire encore, elle explose... par quatre.

« Notre chef cuisinier travaille sept jours sur sept, d’une noirceur à l’autre, depuis un an et demi. C’est fou, c’est complètement fou ! » déplore le directeur de l’auberge l’Étoile du Nord, Robert Rivest. Dans sa MRC de Matawinie, il y a 300 postes de cuisiniers... pour un candidat.

Linda Cotton, gérante du Déli de Saint-Donat, pourrait devoir fermer son restaurant d’ici la fin mars. « Je suis pas loin de la clé sur la porte à cause du manque de personnel », se désole-t-elle.

Marie-Ève St-Amour, directrice générale de Boulangerie St-Donat, a cruellement besoin de 25 employés. « On n’arrive plus à répondre aux demandes des clients. C’est un peu fâcheux. Les clients qui sont habitués d’avoir leur gâteau aux carottes ne l’ont pas », observe-t-elle.

Pression étouffante

Pour le maire de Saint-Donat, la situation s’aggrave à vue d’œil depuis deux ou trois ans. « On a la pression de nos commerçants », confie-t-il. Serrés jusqu’au cou, les entrepreneurs sont lavés financièrement parce qu’ils doivent augmenter salaires et avantages pour garder leurs employés.

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