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Automne

D’employé étranger à fermier

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Martin Lavoie | Journal de Québec

| Publié le 8 septembre 2019 à 11:25 - Mis à jour à 11:33

 

 

Comme bien d’autres de ses compatriotes mexicains, Delfino Tellez Jimenez est un jour débarqué sur l’île d’Orléans pour y travailler sur une ferme maraîchère. Il s’est finalement enraciné au Québec après y avoir trouvé une conjointe avec qui il a fondé une famille et une exploitation agricole.

« On m’a un jour montré un document sur lequel on disait qu’on cherchait des travailleurs au Canada. Je posais des briques de 7 heures le matin à 7 heures le soir pour 150 pesos par jour (moins de 4 $ au taux de change actuel) », raconte celui qui faisait vivre sa femme et leurs quatre enfants.

Permis de travail temporaire en poche, M. Tellez Jimenez est arrivé au Québec en 2004. « À 6,75 $ de l’heure, c’était le paradis par rapport au peso mexicain ! On travaillait huit mois ici et on sortait riche », s’exclame-t-il encore aujourd’hui.

 

Mais les huit mois passés au Québec ont des conséquences fâcheuses pour le couple qui, rapidement, se sépare.

Delfino Tellez Jimenez est revenu en 2005, puis en 2006, où sa vie a pris un nouveau tournant.

« Je venais de terminer mon cours en gestion d’entreprises agricoles à l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière. Je voulais un travail pour l’été afin d’apprendre avant de m’acheter une ferme », explique Sandra Paradis.

Elle se retrouve donc sur la Ferme Maurice et Philippe Vaillancourt, à Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans, où Delfino Tellez Jimenez travaille.

« Au début, il ne parlait qu’espagnol. J’avais eu des cours au secondaire, mais je n’avais jamais vraiment parlé la langue. Mais comme je m’occupais de 30 ou 40 travailleurs étrangers, je me suis débrouillée », se rappelle Mme Paradis.

Les étapes

Malgré le coup de foudre, M. Tellez Jimenez a dû retourner au Mexique à la fin de sa période de travail. Il a passé l’hiver suivant ici. « Je voulais voir si je pouvais supporter le froid », dit-il.

Le couple se marie en 2008. Les deux plus vieux garçons de M. Tellez Jimenez, âgés alors de 15 et 16 ans, viennent les rejoindre à l’île d’Orléans, chez les parents de Mme Paradis.

« Ça nous a permis d’économiser !, lance-t-elle en riant. Mes parents nous ont toujours aidés. Ils rêvaient aussi d’avoir une ferme. »

« J’ai eu des questions au début sur notre relation. Pas du fait qu’il était mexicain. Mais parce qu’il avait déjà des enfants et qu’il était un peu plus vieux que moi. Mes parents sont très ouverts. »

 

suite https://www.tvanouvelles.ca/2019/09/08/demploye-etranger-a-fermier

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