Aller au contenu

O'Hana

Chroniqueur(e) immigrer.com
  • Compteur de contenus

    4081
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par O'Hana

  1. Salut Queenie, As-tu la possibilité de faire un voyage de prospection au Canada avant d'y immigrer définitivement ? Si oui, alors fais-le. Si cela ne résoudra peut-être pas toute la confusion dans laquelle tu es actuellement, peut-être ce voyage t'apportera-t-il ce petit peu de lumière qui pourrait t'aider à y voir plus clair en toi. Pour enfin trouver ta propre voie. J'ai fui aussi lorsque j'ai immigré au Québec. Cela m'a pris deux ans pour réaliser que j'avais apporté avec moi ici pas juste mes diplômes et mon expérience professionnelle. Avait immigré avec moi mes doutes, mes peurs, mes angoisses et ma confusion, qui se sont nécessairement projetés sur les personnes que j'ai rencontré ici. Tout cela pour reproduire ces patterns que je pensais avoir laissé derrière moi. L'impossibilité de se défaire de soi. Cependant, une confusion a l'énorme avantage de poser une remise en question qui porte en elle le germe de ta croissance personnelle. Une vie sans remise en question est triste à mourir parce qu'elle n'a aucune brêche : et ça prend au moins une brêche pour qu'un peu de lumière puisse passer O'Hana
  2. O'Hana

    Ne pas être ou être

    Salut Orphée, Bonne approche de la chose qu'est l'immigration à un certain niveau Sartre disait notamment que "le monde est le miroir de ma liberté" : ses épreuves et ses difficultés faisaient en effet en sorte qu'ils me poussaient constamment à me dépasser, à explorer mes capacités, bref, à poser constamment des choix personnels. En partant de l'idée que le libre-arbitre est l'essence même de la liberté. Si immigrer signifie décider de choisir la vie qu'on veut pour soi et donc ne plus "subir" la vie dans laquelle on est né, cela veut donc dire pour moi qu'immigrer revient effectivement à chercher à être soi-même pour ne plus rester cet autre être qu'on était et qui ne nous convient plus finalement (et heureusement d'ailleurs). O'Hana
  3. O'Hana

    Si seul, si loin...

    Toutes mes condoléances Baloo. Je suis de tout coeur avec toi. O'Hana
  4. O'Hana

    Ça c'est de l'haltérophile!

    ... Je prends une chance : peut-être à informer les canadiennes de ce qui les attend si elles rencontrent un immigrant ukrainien un jour O'Hana
  5. Oups, scuse alors : ceci étant, c'est drôle mais ça ne me dérange pas de ne pas l'avoir lu moi Je parlais seulement de perception : et c'est une perception que ressentent certains immigrants allophones que je rencontre. L'inconvénient avec les allophones (inconvénient pour le Québec), c'est que sur le plan linguistique, ils n'ont aucune préférence particulière généralement entre le français et l'anglais à leur arrivée. Et l'argument culturel (et celui souverainiste de manière sous-jacente souvent) n'est pas le plus convaincant pour les persuader de "virer" francophone. Chu ben d'accord avec toi : tu reconnaîtras cependant que le québécois d'aujourd'hui a beaucoup de différences avec le canadien-français d'il y a 40 ou 50 ans. Et probablement que le québécois de 2050 sera très différent celui d'aujourd'hui. Le brassage culturel se fait et une identité qui n'évolue pas est vouée à disparaître. O'Hana
  6. Peut-être devrai-je te redonner la définition du terme compromis Cherry Faut pas non plus tomber dans les extrêmes : je ne pense pas qu'un immigrant sera assez fou ou arrogant pour penser ainsi ou poser une telle demande, et ce, quelque soit le pays d'immigration. Je me dis simplement que les québécois ont toujours combattu pour ne pas être assimilés par les anglophones. Combat légitime rien à redire. Cependant, ne tenons pas un discours qui pourrait faire croire, de l'autre côté, que les immigrants soient obligés de s'assimiler à la culture québécoise pour espérer vivre au Québec. Comme la culture, difficile de tracer une ligne entre assimilation et intégration O'Hana
  7. Bon, le fil de discussion est encore jeune mais oserai-je vous faire remarquer que je suis, à date, le seul non-québécois de souche du forum qui ai réagi ? Pourtant, le texte de Taschereau s'adresse implicitement mais directement aux néo-québécois il me semble ... O'Hana
  8. Bon, histoire de recentrer le débat ne serait-ce que par respect pour Biscuit D'Érable. Je pense sincèrement que les efforts devraient être concentrés sur les immigrants indécis, leur accorder beaucoup d'attention pour leur faire aimer le Québec plutôt que de réagir avec frustration. Au lieu de régler le problème, ça ne fera que l'amplifier ce que le ROC saura savourer à sa juste valeur. Ça va demander de piler sur ben des affaires culturellement parlant mais le jeu en vaut la chandelle. Car ce sont eux qui feront probablement la différence au prochain référendum. Sinon, c'est quasiment inviter Parizeau à redire sa phrase si controversée suite à la défaite du dernier référendum en 95. Et une nouvelle fois, il n'aura pas tort. Et il faudra s'en prendre qu'à nous autres mêmes, les convaincus. Et moi, ça ne me tente pas d'embarquer dans cette game. O'Hana
  9. By the way, je l'attends toujours mon café et mon beigne mademoiselle ... O'Hana
  10. ben là ... Je t'ai déjà dit Cherry que je serai toujours un personnage de l'ombre si ça devait se faire : c'est plus l'fun de tirer les ficelles que de se faire tirer Par contre, suivre le Jimmy : anytime ! O'Hana
  11. .... 1) tous les immigrants ne sont pas un modèle d'immigrant comme toi Jimmy, hé oui, désolé de défaire tes dernières et belles illusions ... 2) il y a une nette différence entre d'un côté : se renseigner sur la vie culturelle, sociale, politique d'un pays de manière sommaire. Et de l'autre côté : se plonger dans les 4 tomes de "L'Histoire du Québec : des origines à aujourd'hui" de Lacoursière (par exemple) et en tirer toute la substantifique moelle O'Hana
  12. Salut Adadoudou, Normalement, tu n'auras pas à subir de visite médicale pour obtenir ton visa d'études à titre de ressortissante française, la France n'étant pas reconnue par le Canada comme étant un pays à risque au niveau de la santé publique. Quoi qu'il en soit, la visite médicale se fait toujours avant d'obtenir le visa et donc, avant d'arriver au Canada. Lorsque tu arriveras au Canada, le douanier qui t'acceuillera te demandera de te présenter à un bureau de Citoyenneté et Immigration Canada (à moins que cela ne soit lui qui s'en occupe car si tu arrives à Dorval, il y a beaucoup d'aménagements qui sont faits dans cet aéroport). Là, le douanier vérifiera si tu es en règle (passeport valide durant toute la durée de ton séjour au Canada, vérification de ta lettre de l'ambassade et de ton CAQ). Si tout va bien, il te délivrera ensuite le visa d'étudiant en tant que tel où sera indiqué les conditions de validité de ton visa. Et voilà ! O'Hana
  13. ... Et je rajouterai (plus j'écrivais plus ça me venait à l'esprit ) Il y a plusieurs "types" d'immigrants d'après ce que je peux constater après plus de six ans au Québec : - les immigrants "temporaires" : le Québec est un "stop-over" ou une étape vers un autre but, ultime celui-là. En vrac : aller vers les États-Unis, aller vers le ROC, aller en Australie (pour profiter du système Commonwealth) ou ailleurs - les immigrants "en recherche d'expérience" : vivre une autre vie, rechercher un cadre correspondant davantage à leurs valeurs (sécurité, liberté d'expression, etc) ou à leurs désirs (ex : grands espaces, nature) - les immigrants "indécis" : une sorte de mélange des deux premiers. Je viens ici, je vais voir ce que ça donne et dans deux, trois ans je ferai un bilan et je déciderai en conséquence - les immigrants "convertis" : convertis au sens de convertis à la cause du Québec. Selon les vécus (amis québécois, expérience communautaire, intérêt pour l'histoire, conscience sociale, etc) ils vont adhérer à la cause souverainiste. Excepté cette dernière catégorie (qui prend d'ailleurs du temps à se développer car je ne connais aucun immigrant arrivé ici et qui se disait :"moi, chuis là pour aider le Québec à devenir indépendant !"), avez-vous remarqué que pour les autres catégories, il n'est pas du tout question de défense de la langue française, de sensibilisation à la survivance culturelle québécoise et toutes ces belles idées ? Ils ne comprennent pas que les grands espaces, la sécurité, la possibilité de parler et de travailler en français en Amérique du Nord sont le fruit de luttes et de batailles politiques ... Ce sont ces immigrants là qu'il faut convaincre et le meilleur moyen de les repousser est de leur demander de croire aveuglément, dès le début, à la cause du Québec. Un immigrant c'est un égoïste. Vous ne le saviez pas ? Il ne peut cependant en être autrement lorsqu'on a décidé de choisir la vie qu'on voulait vivre. Il s'agit maintenant de les convaincre, avec patience et compromis, que sa vie au Québec peut s'enrichir différemment de celle qu'il avait prévu. O'Hana
  14. Salut la gang, Mon "j'l'sais-tu moué" était une réponse lâchée vite de même parce qu'il y a quelques minutes, j'étais occupé. Bon, j'aurai pu attendre pour répondre c'est vrai ... bon, enfin bref Voilà une réponse - un tout petit peu plus - songée : Je ne sais pas si Lévesque aurait pu trouver quelque chose. Parce que ce débat-là fait intervenir les valeurs même des sociétés occidentales et à plus forte raison, celle du Québec. En gros : démocratie, libre expression, droit des individus, etc. Valeurs que défendait Lévesque également (en particulier celui des peuples à disposer librement d'eux-mêmes tsé veut dire) dans une perspective souverainiste. Bref, comment véhiculer, prôner, valoriser appelez cela comme vous voulez de telles valeurs d'un côté et de l'autre côté, poser des barrières abstraites ou concrètes pour "empêcher" la libre expression de certaines cultures immigrantes ? Personnellement, j'y vois une incohérence du style "faites ce que je dis mais pas ce que je fais". Mais rassurez-vous : cette attitude est loin d'être propre au Québec. Elle prend cependant plus de relief ici seulement parce que c'est une société beaucoup plus petite et dans une dynamique de survivance culturelle et linguistique. Par ailleurs, la société québécoise n'est plus, selon moi, ce construit naturel qu'on qualifiait sous un seul et même terme soit celui du canadien-français et aujourd'hui du québécois de souche ou "tricoté serré". Vous saviez d'où vous venez, l'identité n'était pas remise en cause à l'interne. Aujourd'hui, cette identité devenue québécoise a fait sienne, toute allégance politique confondue, l'apport culturelle des immigrants et même celle des autochtones (mais ceci est un autre débat ). À quoi va ressembler le québécois du prochain millénaire ? On en a déjà une bonne idée rien qu'en se promenant dans les rues de Montréal. Il y aura des compromis à faire c'est clair. Sinon - et je peux le voir chaque semaine en francisation au collège - les immigrants vont filer droit vers le ROC, devenant par le fait même ce matériel de choix pour entretenir la méfiance envers les québécois. Deux sujets délicats sur lesquels des compromis seront à faire de ce que je peux en voir : - la religion (surtout considérant l'émancipation des québécois face au catholicisme romain) - la langue (inutile que j'élabore) Il faudrait provoquer un débat de société. L'immigration c'est un peu comme une job : c'est relativement facile de trouver une job, le défi est de la garder après. Les immigrants c'est pareil : assez facile de les faire venir. Le tout est de les garder ici, surtout dans une société en péril démographique. Leur faire aimer le Québec. Et pour leur faire aimer cette maudite belle place, il faut que cette maudite belle place apprenne à les aimer pour qui ils sont d'abord dans leur identité culturelle. wala wala O'Hana
  15. Si c'est à moi que tu fais référence, je te répondrai : j'l'sais-tu moué ... O'Hana
  16. Salut la gang, Ce que j'apprécie le plus est qu'une bonne performance économique ne s'accompagne pas nécessairement et inévitablement d'une force militaire en conséquence : en ce sens, le Canada peut effectivement se vanter de privilégier généralement la voie de la diplomatie que celle des armes sur la scène internationale. Ce qui est tout un tour de force considérant le voisin qu'il a au Sud. O'Hana
  17. Mesdames et messieurs les québécois du forum, tirez les premiers yess !! Pour débuter ma réponse, je vous colle un passage d'une de mes chroniques qui traitait du multiculturalisme au Québec : L'affaire lorsqu'il est question de culture, c'est que cette dernière ne peut pas se mesurer à l'aune d'un critère objectif : de fait, il m'apparaît impossible par nature de tracer une ligne quelque part. C'est ce qu'on appelle je crois le relativisme culturel : "ce qui est vrai à l'est des Pyrénées ne l'est pas nécessairement à l'ouest", proverbe que j'avais appris à Toulouse. Certes, la société québécoise est celle qui accueille : elle possède donc certaines prérogatives qu'elle entend légitimement préserver au nom de son identité culturelle. La chose étant que la société québécoise a besoin des immigrants pour justement continuer à se préserver tout court. Des affaires comme le non du Québec aux tribunaux islamiques ou l'opinion de Taschereau vont se multiplier à l'avenir selon moi si rien n'est fait. O'Hana
  18. Tu es donc sous visa étudiant ici apparemment ... mais un visa qui doit expirer bientôt vu que tu viens de compléter un diplôme, n'est-ce pas ? Ton visa actuel expire donc quand précisément car l'agent vérifiera sous quel statut tu es ici et quelle est sa date d'expiration. Excuse-moi je me suis mal exprimé. Je reprends : lors de ta prochaine entrevue pour ton CSQ, si l'agent réalise que tu veux poursuivre tes études, il risque alors de te refuser ton CSQ et de réorienter ta demande non pas vers l'immigration permanente mais vers un dossier d'études (donc vers un CAQ). Et il pourrait alors te dire de faire ta demande de CSQ seulement un an avant la fin prévue de ta maîtrise et pas avant. O'Hana
  19. Excellent texte, merci. O'Hana
  20. O'Hana

    Carte RP

    Demander à CIC de garder ta carte et que tu transmettras à leur télécentre une adresse postale dès que cela te sera humainement possible. Si 180 jours après la validation de ton visa CIC n'a pas reçu d'adresse postale où t'envoyer ta carte, elle sera détruite et tu devras introduire une nouvelle demande de carte et défrayer les frais reliés (50 CAD). Ci-après les coordonnées du télécentre de CIC. O'Hana
  21. O'Hana

    carte RP

    Le douanier ne demande pas de présenter ta carte RP lorsque tu sors du Canada : tu es tout à fait libre de sortir du pays (si aucun mandat d'arrêt n'a été émis contre toi bien évidemment ). C'est lors du retour au Canada qu'il faudra obligatoirement présenter ta carte RP : - et au transporteur commercial que tu vas prendre pour revenir au pays - et à la douane canadienne pour te voir autoriser l'entrée sur le territoire O'Hana
  22. Salut la gang, C'est drôle mais toutes proportions gardées et à quelques exceptions près, cet article me fait penser aux anglophones que je côtoie dans mon travail et qui vivent du côté de Lennoxville à Sherbrooke O'Hana
  23. Okay, tu es donc déjà à Montréal. Dans ce cas, sous quel statut légal es-tu actuellement au Canada ? Par ailleurs, si c'est pour une entrevue pour le CSQ, cela signifie que tu es au début de ton processus d'immigration. À moins d'être sous visa travail actuellement (ou de disposer de fonds te permettant de vivre sans travailler), comment comptes-tu subvenir à tes besoins au Canada d'ici à ce que tu obtiennes ton visa de résidence permanente ? Ce sont probablement le genre de questions que l'agent risque de te poser durant l'entrevue. Il se peut évidemment que l'agent vérifie si tu n'as pas déposé une demande d'études : CAQ et CSQ relevant en effet du même ministère. Dans ce cas, il se pourrait alors qu'il te demande de faire une demande de CAQ puis de déposer ta demande de résidence permanente qu'à la fin de tes études de maîtrise. O'Hana
  24. Ma proposition : Diplôme d'études collégiales pré-universitaires en sciences humaines (concentration en économie) Technique Administrative avec concentration en force de vente Il y a une formation québécoise spécifique en force de vente mais elle est de niveau DEP. Les deux propositions ci-dessus ne correspondent pas à des formations existantes au Québec (ex : pas de concentration en économie) mais j'essaie de faire le lien le plus proche possible entre tes formations et celles existantes au Québec pour éviter une sous-valorisation de ton profil et une compréhension peut-être plus aisée pour l'employeur d'ici. O'Hana
  25. L'autre possibilité également est que les statistiques démontrant la hausse de l'emploi prennent en considération les emplois dits précaires (à temps partiel, à durée déterminée, sur appel, etc). Ainsi, une hausse de l'emploi ne signifie pas nécessairement une augmentation des emplois stables et/ou une amélioration des conditions de travail. Il faudrait peut-être aussi regarder la productivité moyenne pour chaque heure de travail effectuée pour tenter de trouver une autre source d'explication. O'Hana
×
×
  • Créer...
Ouvrir un compte bancaire avant mon départ
© 2026 immigrer.com

Advertisement