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schumarette

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About schumarette

  • Rank
    Grand Maître

Profile Information

  • Gender
    Femme
  • Date d'arrivée
    20-01-2003
  • Profession
    Adjointe administrative
  • Pays d'origine
    France
  • Pays de résidence
    Canada
  • City
    Moncton

Contact Methods

  • Website URL
    http://

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  1. Bonjour, Avec 60 000 $, vous pourrez vivre à 4 c'est certain. Je suis assez d'accord avec KanadienFR, car c'est vrai que la majorité des immigrants français, dont beaucoup arrivent avec des euros, vivent très bien ici et au dessus du niveau moyen des Canadiens. Mais tous les Français qui arrivent au Québec n'ont pas forcément des mille et des cents devant eux. Lorsque nous avons immigré il y a 16 ans, avec nos 5 enfants, mon mari et moi gagnions juste le salaire minimum (qui à l'époque était de 8 $ de l'heure). OK, ce n'était pas Byzance, mais nous mangions tous à notre faim (je ne me suis jamais sentie privée) et nous arrivions à payer le loyer, les charges, la voiture, etc, mais c'est sur qu'il ne faut pas penser manger à la française, car le fromage, le vin, le pain, c'est pas donné. Il faut faire les spéciaux, cuisiner soi-même, etc. Je pense que tu mets trop dans ton budget essence : ici, elle est bien moins chère qu'en France. À deux voitures, nous mettons 40 $/toute les deux à trois semaines par voiture, selon la distance parcourue, bien entendu. De toute façon, avec le temps et l'expérience, vous trouverez de meilleurs emplois et de meilleurs salaires. C'est vrai que vous commencerez certainement avec des salaires peu élevés, mais tout évolue. Ne vous prenez pas trop la tête avec le budget, vous vous ajusterez au fur et à mesure. Bonne chance dans votre projet.
  2. Bonjour Maraudeur, Je viens mettre mon grain de sel dans cette conversation, car je comprends votre envie, puisque je l'ai eue, moi aussi, et je suis allée au bout de mon rêve. Le Yukon, c'est superbe, je l'adore et je l'ai toujours dans le coeur. Je pense d'ailleurs que tous ceux qui y ont vécu et qui l'ont aimé ne peuvent pas l'oublier, ça c'est impossible. C'est si beau! Mais il faut bien peser le pour et le contre et savoir où sont vos priorités. Pour l'anglais, oui, il est nécessaire au Yukon, mais bon, vous avez encore le statut de résident permanent, donc vous aurez droit à des cours de langue si vous vous décidez d'y déménager. Je ne sais pas c'est si c'est toujours l'AFY qui les donne, il faudra vous renseigner. Mes deux garçons qui ne parlaient pas du tout l'anglais l'ont appris sur place, en travaillant. Un dans les hôtels, l'autre au superstore, donc ok ce n'étaient pas des emplois mirobolants, mais on peut trouver un emploi sans parler l'anglais. Pour moi, les plus au Yukon : la nature, la façon de vivre, puisque là-bas, il faut bien l'avouer, le rythme est différent (le Yukon Time!), la marginalité, l'emploi, car il y en a. Quand j'y vivais, les employeurs manquaient tout le temps de personnel, et je ne pense pas que cela ait changé, car en effet, comme le dit Darkness (que j'embrasse en passant :)), beaucoup quittent le Yukon, donc, forcément un manque de main-d'oeuvre. Par contre, pour la nature, oui, on y a accès, mais attention, là-bas, les animaux sauvages font légions, donc il ne faut tout de même pas s'aventurer trop profondément dans les bois. Une jeune femme et son bébé ont été tués dernièrement par un grizzli. C'est vrai qu'il y a une belle communauté francophone, une école en français, une garderie en français, donc ça, c'est super. Par contre, pas d'université ni de collège communautaire (CEGEP) en français, donc les écoles supérieures pour votre fiston seront forcément en anglais, ou en français à l'extérieur du territoire. L'avantage de la communauté, qui reste quand même petite, est une certaine solidarité. Le désavantage : tout le monde sait tout sur tout le monde. Pour le logement, Darkness a raison, c'était déjà des prix de fous il y a 10 ans (eh oui, déjà 10 ans que j'ai quitté Whitehorse), et comme j'ai toujours un oeil sur le Yukon, je constate en effet que les prix ne font que grimper. Et même si les locations sont chères, elles sont difficile à trouver. Ça, c'est le gros point noir. L'autre, c'est la noirceur. C'est d'ailleurs ça qui me l'a fait quitter. Je ne supportais plus ces journées trop courtes l'hiver, ni la longueur de l'hiver qui commence tôt et finit tard. Mais si ces points ne vous semblent pas insurmontables. pourquoi ne pas sauter le pas, si c'est votre choix? Personnellement, je n'ai aucun regret de l'avoir fait, mes deux années au Yukon nous ont beaucoup apportés, et si je ne l'avais pas fait, je pense que je l'aurais toujours regretté. Et pour vous rassurer, mon mari et moi étions plus âgés que vous Au Yukon, on est aussi loin de tout! Edmonton : 2 000 kms. Vancouver : 2 400 kms. Si vous avez une belle stabilité au Québec et que vous vous y plaisiez, pesez bien le pour et le contre. Et bonne chance!
  3. En Ontario, c'est la Common Law, comme dans tout le Canada, hormis le Québec qui suit les lois napoléoniennes. Votre fils et sa future ex-femme vivent au Canada, ils doivent suivre la Loi Canadienne. Sinon, ils retournent en France, et divorcent en France, mais franchement, ce sera bien moins onéreux et beaucoup plus rapide de divorcer ici. Il faut comprendre que quand on change de pays, on change nos lois.
  4. C'est vrai, Bencoudonc, le ton n'est pas cool, je le reconnais. Mais peut-être a-t-elle du mal à maîtriser le français? Et puis, je constate que cette personne n'a pas commenté depuis hier... un troll ?
  5. Je trouve que vous n'êtes guère tendre avec cette dame qui a quand même le droit d'exprimer ce qu'elle ressent, je pense. Où se trouve votre tolérance ? Elle vient d'arriver, laissez-lui le temps de faire le tour des choses avant de lui tomber dessus à bras raccourcis. J'avoue que moi aussi, lorsque je suis arrivée il y a 15 ans, je trouvais le prix du lait et les produits laitiers dispendieux. Et je trouvais également que l'épicerie en général était plus cher ici qu'en France, hormis la viande qui était à meilleur prix. Et je pense que c'est toujours la même chose, la preuve en est. MAIS... le prix des maisons est bien moins cher, le prix de l'électricité aussi, le prix de l'eau, les taxes (car n'oublions pas qu'en Europe, on paie la TVA sur TOUT, mais ici seulement sur les produits transformés). Avec le temps, elle s'apercevra qu'il fait meilleur vivre ici qu'en Europe. Quant aux fromages, les magasins comme Costco font de très bons tarifs. Pour le vin, perso, j'en bois pas, mais bon, madame, vous ne pouvez pas tout avoir : le beurre, l'argent du beurre et la crémière avec. Je peux comprendre que vous soyez surprise sur les tarifs alimentaires, mais de là à dire que boire du lait est du luxe, vous exagérez un peu, sauf si vous en buvez plusieurs litres par jour. Laissez-vous le temps de tout découvrir, et après, vous verrez qu'ici, c'est différent, c'est tout. Après, à vous de voir où se trouvent vos priorités : alimentation ou qualité de vie.
  6. C'est un très bon état d'esprit de prévoir la mobilité, car on peut penser se plaire à un endroit, et au bout du compte, être déçu. Et vice-versa. Si votre préférence est le nord, allez-y, voyez et expérimentez. Il y a en effet, le RDÉÉ, et en plus, puisque vous étiez entrepreneur, vous verrez qu'ici, à ce niveau, c'est beaucoup plus facile, et peut-être voudriez-vous aller dans cette direction? L'idéal est de vous rendre là où vous le désirez, d'étudier ce dont vous avez envie et vos possibilités, et après, vous pourrez faire un choix en toute conscience. Quant au bilinguisme, comme le dit Muriel, ici, on peut aller partout et parler en français. Mon mari continue de fonctionner en français, puisqu'il ne parle pas anglais, et il va n'importe où, il est toujours sur de trouver au moins un francophone!
  7. Non, c'est vrai. Mais il y a quand même des emplois partout, tout dépend de ce que vous recherchez. Il faut savoir que beaucoup de Neo-brunswickois quittent le nord pour justement venir travailler sur Moncton et Fredericton, mais surtout Moncton, région beaucoup plus francophone que Fredericton. Moncton et Dieppe se développent en permanence. Après, cela dépend de ce que vous recherchez. À mon avis, si vous êtes attirés par le nord, le mieux est de voir pour vous même. Lorsque vous arriverez, allez-y et constater par vous-même si cela correspond à vos attentes. Dans le cas contraire, ce n'est pas difficile de faire quelques kilomètres de plus et de venir voir par ici. Bonne chance!
  8. Merci, Laurence et Laurent. Ça me fait plaisir de vous lire, moi aussi! Merci d'avoir mis mon message en accueil. C'est vrai, Kweli, ça passe vite! Je me souviens moi aussi, et c'était hier! Pokoala, si vous avez le statut de résident permanent, vous payez le même prix qu'un Canadien. Pour ce qui est du prix, tout dépend de votre province (au Québec, c'est moins cher) et des études que vous envisagez. Personnellement, j'ai opté pour une AEC (la même chose qu'un DEC, mais uniquement basée sur la partie professionnelle). Valimate, en effet, c'est très difficile de conseiller quelqu'un sur l'endroit où s'installer. Tout dépend de ce que vous cherchez et de ce que vous aimez. Je vis à Moncton et je trouve que c'est la place la plus appropriée pour l'emploi, en général, mais d'autres personnes se sont installées plus au Nord. Tout dépend de votre métier. Et je ne sais pas ce que vous voulez dire par partie acadienne. Ici, c'est aussi l'Acadie. En fait, l'Acadie, c'est partout où vivent des Acadiens. N'hésitez pas à me poser des questions plus précises, si vous le souhaitez.
  9. Comme ça fait plaisir d'avoir de vos nouvelles aussi, Zemida, Séraphin et Ourson Joyeux ! Eh oui, on a continué notre petit bonhomme de chemin et je vois que vous aussi. Cellonauta, nous étions à Whitehorse.
  10. Kikou Zelda et Grizzli, Moi non plus, je n'avais pas réalisé que c'était vous! Zelda, je suis bien désolée d'apprendre tes ennuis de santé. J'espère que tout ceci est derrière toi à présent et que tu es bien prise en charge, en France. Moi non plus, je ne pensais pas que vous retourneriez un jour en mère patrie, mais bon, comme tu le dis, tout arrive et des événements peuvent faire changer nos objectifs de vie. Je te souhaite de guérir bien vite et je vous envoie, à toi, à Grizzli et à tes enfants beaucoup de bonheur.
  11. Cela fait 15 ans aujourd'hui que nous avons immigré. Je nous revois débarquer tous les 7, moi, mon mari et nos 5 enfants, par -20 degrés avec nos 14 valises et le chien. C’est comme si c’était hier. Toute une aventure! Après une nuit épique dans un motel dont je ne veux même plus me rappeler le nom, nous avons pris la route vers Chicoutimi, ville que nous avions choisi pour nous installer. Dans le mois qui a suivi, mon mari et moi avons trouvé des emplois alimentaires qui n'avaient rien à voir avec nos formations, mais qui nous ont permis de faire bouillir la marmite, même si nous étions tous les deux au salaire minimum (8$ à l'époque), de nous faire une expérience canadienne, tout en faisant des connaissances. Un an plus tard, je décidais de retourner aux études, choix que je n’ai jamais regretté puisque, à peine mon diplôme en poche, j’ai tout de suite décroché un emploi dans ma branche avec le salaire qui suivait. Seulement, mes trois plus grands enfants (20 ans - 18 ans et 16 ans) demeuraient isolés et sans amis car les jeunes Saguenéens restaient en gang, avec les jeunes qu’ils connaissaient depuis toujours, alors après 3 ans et demi à Chicoutimi, nous avons choisi que quitter le Québec pour tenter l’aventure ailleurs, car à la base, nous étions surtout venus au Canada pour leur apporter un monde meilleur. Et une fois qu'on a franchi le cap d'immigrer, un nouveau déménagement ne fait plus peur, même s'il se trouve à un autre 7 000 kms. Direction le Yukon, où nous passâmes deux superbes années. Nous avons adoré les paysages, les journées d’été interminables, les splendides aurores boréales, la faune animalière incroyable, mais détesté la noirceur de l’hiver et surtout sa longueur. Et puis vivre dans un environnement anglais, ce n’était pas pour nous. Nous aimions trop notre langue, notre culture, donc nous avons pensé revenir au Québec. Durant notre réflexion, un jour, une amie acadienne m’a dit : « vous êtes fait pour vivre en Acadie : allez donc y faire un tour », et comme nous n’avions rien à perdre, nous nous sommes dits : allons voir. Si on trouve un job, on y reste, sinon on ira s’installer dans la belle ville de Québec, comme initialement prévu. Mais dans le mois suivant notre arrivée, mon mari et mes deux fils ont trouvé une job, ma fille aînée le mois suivant. Moi, celui d’après et dix ans plus tard, je travaille toujours dans la plus grande université francophone, hors Québec. La vie a passé bien vite. Les enfants ont grandi, les plus grands se sont mariés : un avec une petite Acadienne et j’ai la joie d’être la mamie de deux amours de franco-canadiens-acadiens Mon aînée a choisi un Français et ma plus jeune un Ontarien. 15 ans plus tard, nous ne regrettons absolument pas notre choix et nous savons que nous finirons nos vieux jours ici. Pas question pour nous d'un retour en France, car nous aimons notre vie ici et, tout comme nous, nos enfants sont heureux au Canada. Un seul d'entre eux a tenté un retour d’un an en mère patrie, mais il est revenu en trouvant que la vie était bien plus douce de ce côté de la flaque. Bien sûr, comme tout le monde, nous avons connu de gros chagrins en perdant nos parents et nous avons dû faire nos deuils à 7 000 kms. Ce n’est pas facile, mais grâce à la webcam, aux cellulaires et à tous ces logiciels qui permettent de nous voir et de nous parler, nous restons en contact les uns avec les autres. Je lis parfois sur ce forum que, pour certains, le Nouveau-Brunswick n’est qu’un « trou », mais pour moi, c’est une province où vivent des gens formidables, gentils et accueillants, une province où j’apprécie de revenir après un séjour à Québec, Montréal ou Ottawa. Les grands centres, c’est bien, mais à petites doses, et ce n’est pas pour moi.
  12. @Hägar Dünor, c'est tout à fait vrai que l'examen NCLEX est loin d'être facile, d'autant plus que pour s'y préparer, seuls existent des livres et logiciels en anglais. Ma fille vient de le décrocher du 2e coup en français, après de longues heures de pratique et elle en est soulagée, car c'est vrai qu'avoir un baccalauréat en science infirmière ne suffit pas. Il faut avoir ce fameux examen dans les deux années suivant la diplomation pour continuer d'exercer la profession, et en cas d'échec, on a encore une année pour l'avoir, mais sans pouvoir exercer. Mais ceci est vrai pour toutes les provinces, hormis le Québec qui a un système différent. Les infirmières françaises seraient-elles mieux avisées d'aller là-bas? Je n'en ai aucune idée, car je ne connais pas le système, mais elles doivent bien se renseigner avant de faire le saut jusqu'ici. Je vois que ta femme est infirmière, je lui souhaite bonne chance et beaucoup de courage pour passer à travers tout ce processus. J'espère seulement que lors de votre voyage exploratoire, vous avez été mis au courant de tout ceci. Je ne pense pas que les gens qui vivent un échec sont mal préparés, je pense juste que leurs attentes sont utopiques ou trop importantes. Contrairement à ce qu'on fait croire aux immigrants, le Canada ne nous attend pas, tout au moins pas les employeurs. Beaucoup de nouveaux arrivants pensent qu'ils décrocheront tout de suite un bon poste avec un bon salaire, mais la majorité d'entre eux commenceront par un job alimentaire et des horaires difficiles. C'est ça, la réalité. Il faut être prêt à repartir de 0, à regrimper doucement les échelons et à s'accrocher, sinon on se casse les dents. Immigrer n'est pas facile et il faut en être conscient. Quant aux hôpitaux, la différence entre les deux est un problème de personnel. En effet, comme il y a un service de santé en français (Vitalité) et un en anglais (Horizon), le personnel est embauché en fonction de la population, c'est à dire 60 % d'anglophones et 40 % de francophones (à peu près), ce qui est très injuste puisque les anglophones côtoient tout autant l’hôpital français. D'ailleurs, il suffit de visiter les deux hôpitaux pour se rendre compte que l'un d'entre eux est bien mieux équipé que l'autre (tout au moins avec du matériel plus récent).
  13. Kikou Kabi, Moi aussi, je suis bien heureuse de te lire Bon courage pour ton premier hiver, Voix-Off ! Tu vas voir, tu vas t'y faire très vite.
  14. À ce sujet, pas d'inquiétudes. Ils ont déjà bien du mal à prévoir la météo à deux jours, alors à plusieurs mois....
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