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Le nom des immigrants francophones, source d’erreurs bureaucratiques


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Étienne Lajoie à Toronto

Initiative de journalisme local



Plusieurs immigrants africains rencontrent des problèmes bureaucratiques en arrivant au Canada parce que leur nom est mal inscrit sur leurs cartes officielles par les autorités gouvernementales, déplorent des intervenantes du milieu communautaire. Ces dernières dénoncent l’« inconsidération culturelle » des autorités canadiennes.

Les cartes d’identité canadiennes, comme dans plusieurs autres pays, utilisent le modèle « nom et prénom ». Mais certains États, dont le Djibouti, en Afrique francophone, y font exception. Les Djiboutiens ont trois prénoms sur leur passeport : le premier est le leur, le deuxième est celui de leur père et le troisième appartient à leur grand-père. Lorsque certains obtiennent leur première carte de résidence permanente au Canada, l’espace prénom est manquant ou leur nom est inversé. Ainsi, une femme peut se retrouver avec un nom masculin, par exemple.

L’erreur peut causer plusieurs maux de tête. Si un résident permanent devient citoyen canadien, il devra par exemple changer son nom légal afin d’obtenir un passeport en raison de l’erreur sur la carte. Dans d’autres cas, une erreur est introduite dans le deuxième ou troisième permis de travail obtenu par un demandeur d’asile, disent des intervenantes. Lorsque la personne se présente au comptoir de Service Canada, permis en main, pour renouveler son numéro d’assurance sociale, sa demande est refusée en raison de l’erreur, expliquent des intervenants.

La solution pour les immigrants djiboutiens est souvent de modifier leur nom auprès des instances provinciales, ce qui leur permet, par la suite, de changer leur nom sur leur carte de résidence permanente et d’autres documents officiels. Mais le processus est coûteux : un adulte doit débourser 137 $ pour le faire, tout comme un enfant, à moins que ce dernier le fasse en même temps que son parent. La nouvelle carte de résidence permanente, elle, coûte 50 $.

 

Le ministère ontarien des Services au public et aux entreprises ne recense que quatre changements de nom officiels faits par des Djiboutiens en 2021 et 2022. Mais Sana Khalil, une agente de la Clinique juridique francophone d’Ottawa, qui vient en aide à des Djiboutiens, estime que les données provinciales « n’ont aucun sens » et que le nombre de changements de nom est plus élevé. L’une de ses collègues à la clinique, dit-elle, a fait « plein de demandes ».

 

source et suite: https://www.ledevoir.com/societe/787449/immigration-le-nom-des-immigrants-francophones-source-d-erreurs-bureaucratiques

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