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  2. Bonjour, Je me permets de vous partager mon expérience avec le racisme que je rencontre au Québec, la place que j’ai choisie en pensant avoir trouvé une paix, pouvoir m’épanouir, grandir et me réaliser. Je vais être honnête : oui, j’ai réussi. J’ai réussi à atteindre ce que je cherchais. J’ai réussi à me prouver que je suis capable. Quand on se fixe un objectif et qu’on travaille pour, on le réussit. Mes premières années ici, c’était un paradis. J’arrivais à m’assumer, à m’intégrer. Je suis une personne sociable, facile d’approche et ouverte d’esprit. Oui, je viens d’une culture très opposée d’ici, mais mes proches m’ont appris à assumer et accepter l’autre avec sa différence, et à ne rien imposer, surtout que je suis l’intrus, si je peux dire cela dans ce sens, et à adopter la culture et les coutumes de mon pays d’accueil. C’est ce que j’ai fait et j’ai réussi. Une carrière dans mon domaine d’études, un condo à Montréal, propriétaire seul, une voiture de luxe, mes voyages dans le Sud l’hiver, vivre à la canadienne si on peut dire cela. Jusqu’à ce que je rencontre le cauchemar de ma vie. Oui, je vais l’appeler comme ça. Il a joué le rôle du grand partenaire parfait, idéal, jusqu’à ce que je découvre son passé et là, les problèmes commencent. Je voulais me séparer. C’était très difficile, car la personne est un parasite et il m’a clairement dit : « À la séparation, tu n’as plus à vivre ici, ta vie m’appartient, retourne dans ton pays d’origine. » (Je suis citoyen canadien.) Mais comme je ne m’appelle pas Pierre ou Jean, je suis un étranger ici pour toujours. Bref, j’ai réussi à le faire sortir de chez moi et à reprendre ma vie en main après 4 ans de relation. Je vous raconte cela pour vous mettre un peu dans le contexte de mon histoire. Voilà où j’ai vécu le racisme systémique juridique depuis maintenant 3 ans, et cela continue. Quelques mois après la séparation, je décide de partir voir ma famille dans mon pays d’origine. Soudain, ma voisine m’appelle pour m’informer qu’il y a un camion de déménagement chez moi et que c’est mon ex-conjoint avec d’autres personnes. Je rentre en urgence le 18 octobre 2024. Je me rends compte que je n’ai plus de chez-moi ici, que Monsieur a décidé littéralement de prendre ma vie. Il a pris possession de chez moi, mon condo, ma voiture, mes animaux, mes affaires et tout ce que je possède ici durant mon absence. Le choc. J’appelle la police, et là le calvaire commence dans ma vie depuis 2024. Quand la police arrive, elle m’arrête tout de suite en arrivant alors que j’étais dans la rue à les attendre, et se tourne vers Monsieur (blanc) pour demander : « Qu’est-ce qu’on peut faire pour vous ? » Alors que c’est moi qui étais en danger. Pour eux, ce n’est pas normal que ce soit l’immigrant la victime. On m’a clairement dit cela. On m’a traité comme un criminel parce que je ne suis pas blanc, parce que je ne m’appelle pas Marc ou Stéphane. Depuis ce jour, je me bats pour récupérer mes choses. À chaque fois, je tombe sur des obstacles dans le système, dans les gens à qui je demande de l’aide. J’ai réussi à prouver mon innocence pour le dossier criminel et à prouver que la personne a menti. J’ai quand même fait un séjour à Bordeaux à Montréal. Bonjour, Je me permets de vous partager mon expérience avec le racisme que je rencontre au Québec, la place que j’ai choisie en pensant avoir trouvé une paix, pouvoir m’épanouir, grandir et me réaliser. Je vais être honnête : oui, j’ai réussi. J’ai réussi à atteindre ce que je cherchais. J’ai réussi à me prouver que je suis capable. Quand on se fixe un objectif et qu’on travaille pour, on le réussit. Mes premières années ici, c’était un paradis. J’arrivais à m’assumer, à m’intégrer. Je suis une personne sociable, facile d’approche et ouverte d’esprit. Oui, je viens d’une culture très opposée d’ici, mais mes proches m’ont appris à assumer et accepter l’autre avec sa différence, et à ne rien imposer, surtout que je suis l’intrus, si je peux dire cela dans ce sens, et à adopter la culture et les coutumes de mon pays d’accueil. C’est ce que j’ai fait et j’ai réussi. Une carrière dans mon domaine d’études, un condo à Montréal, propriétaire seul, une voiture de luxe, mes voyages dans le Sud l’hiver, vivre à la canadienne si on peut dire cela. Jusqu’à ce que je rencontre le cauchemar de ma vie. Oui, je vais l’appeler comme ça. Il a joué le rôle du grand partenaire parfait, idéal, jusqu’à ce que je découvre son passé et là, les problèmes commencent. Je voulais me séparer. C’était très difficile, car la personne est un parasite et il m’a clairement dit : « À la séparation, tu n’as plus à vivre ici, ta vie m’appartient, retourne dans ton pays d’origine. » (Je suis citoyen canadien.) Mais comme je ne m’appelle pas Pierre ou Jean, je suis un étranger ici pour toujours. Bref, j’ai réussi à le faire sortir de chez moi et à reprendre ma vie en main après 4 ans de relation. Je vous raconte cela pour vous mettre un peu dans le contexte de mon histoire. Voilà où j’ai vécu le racisme systémique juridique depuis maintenant 3 ans, et cela continue. Quelques mois après la séparation, je décide de partir voir ma famille dans mon pays d’origine. Soudain, ma voisine m’appelle pour m’informer qu’il y a un camion de déménagement chez moi et que c’est mon ex-conjoint avec d’autres personnes. Je rentre en urgence le 18 octobre 2024. Je me rends compte que je n’ai plus de chez-moi ici, que Monsieur a décidé littéralement de prendre ma vie. Il a pris possession de chez moi, mon condo, ma voiture, mes animaux, mes affaires et tout ce que je possède ici durant mon absence. Le choc. J’appelle la police, et là le calvaire commence dans ma vie depuis 2024. Quand la police arrive, elle m’arrête tout de suite en arrivant alors que j’étais dans la rue à les attendre, et se tourne vers Monsieur (blanc) pour demander : « Qu’est-ce qu’on peut faire pour vous ? » Alors que c’est moi qui étais en danger. Pour eux, ce n’est pas normal que ce soit l’immigrant la victime. On m’a clairement dit cela. On m’a traité comme un criminel parce que je ne suis pas blanc, parce que je ne m’appelle pas Marc ou Stéphane. Depuis ce jour, je me bats pour récupérer mes choses. À chaque fois, je tombe sur des obstacles dans le système, dans les gens à qui je demande de l’aide. J’ai réussi à prouver mon innocence pour le dossier criminel et à prouver que la personne a menti. J’ai quand même fait un séjour à Bordeaux à Montréal. Aujourd’hui, après presque 3 ans de combat devant la justice et des milliers de dollars perdus pour payer avocats, huissiers, enquêteurs privés et autres frais interminables, je suis à plus de 10 000 $ de pertes et j’ai perdu mon emploi de rêve en tant qu’agent de bord chez Air Canada après plus de 4 ans. Je ne peux rien faire contre cette personne, car pour eux, c’est lui la victime et moi le criminel. On m’a souvent sorti ce commentaire de la part des huissiers engagés et payés sans résultat : qu’il faut protéger les victimes des criminels, que la loi 25 le protège et que la personne a le droit de ne pas se faire arrêter. Et en passant, je ne suis pas sa seule victime. Mais moi, je me retrouve sans domicile, à louer une chambre en colocation, tout en devant continuer à payer l’hypothèque pour ne pas perdre mon condo, payer le financement de ma voiture pour ne pas affecter mon crédit, payer les marges de crédit qu’il a contractées à mon nom, car pour prouver la fraude et faire avancer la poursuite en justice, cela prend énormément de temps. Le système de justice est engorgé et saturé, et cela prend beaucoup de temps avant de passer devant un juge. Je me retrouve avec un casier judiciaire, car Monsieur prétend que je lui ai tiré les cheveux devant la police, que j’ai volé mes chiens et que je suis rentré par effraction chez moi. Oui, ici au Québec, on peut t’accuser d’être rentré par effraction chez toi. Pourquoi, comment et quoi ? Je ne sais pas. D’après la police, c’est normal. Et même avec les jugements que j’ai eus pour récupérer mon condo au TAL ou ma voiture à la Cour du Québec, ni la police ni un huissier ne peuvent faire quoi que ce soit, car le jugement dit que je suis le propriétaire, mais je n’ai pas le droit de les récupérer. Je ne vois pas de fin à ce calvaire dans ma vie. Je suis désespéré. Je me dis que je dois baisser les bras, tourner la page et accepter que c’est cela, la justice québécoise et canadienne ici. C’est moi qui ai choisi de venir m’installer ici, donc je dois assumer et accepter ce que je vis. Et lui, il profite de mon condo avec son nouveau conjoint. Ma voiture, on ne sait même pas où elle est, vu qu’il l’a vendue, mais personne ne peut le savoir. Je ne sais plus quoi faire ni comment continuer à vivre ici. Aujourd’hui, j’essaie simplement de me concentrer sur la préparation de mon départ d’ici, car depuis 3 ans, je n’ai aucun résultat dans ma cause, aucun support, et je suis épuisé mentalement, mais surtout physiquement. Je ne sais plus quoi faire ni comment continuer à vivre ici. Aujourd’hui, j’essaie simplement de me concentrer sur la préparation de mon départ d’ici, car depuis 3 ans, je n’ai aucun résultat dans ma cause, aucun support, et je suis épuisé mentalement, mais surtout physiquement.
  3. Ma conjointe est originaire de Toulouse. Elle est souvent complimentée pour son accent....et nous sommes a Montréal. Quand on voit l'attitude de IHateQC envers les Québécois, il n'est pas surprenant que même son accent est perçu comme une agression.
  4. Mon avis sur les études à l’université de Montréal Par Emma Ferrand • Publié le 14/02/2022 à 18:21 • Mis à jour le 15/02/2022 à 10:05 VOTRE AVIS - À peine bachelière, Selin a quitté sa Lorraine natale pour s’installer à Montréal pour étudier les sciences. Elle raconte son expérience canadienne. Le Québec, ça vous gagne. Selin Tuquet a 22 ans et est en dernière année de master astrophysique à l’université de Montréal, au Canada. La jeune française originaire de Lorraine n’a pas choisi de partir étudier outre-Atlantique seulement pour ses deux années de master. À peine titulaire d’un bac S spécialité maths, Selin quitte sa France natale à seulement 17 ans pour intégrer l’université montréalaise, dans l’optique d’obtenir un bachelor en mathématiques et physique. Après près de cinq ans d’études dans cet établissement de renom, elle raconte au Figaro Étudiant son expérience. » LIRE AUSSI - Michèle Glémaud (université de Montréal): «Nous avons plus de 5000 étudiants français» Ce que j’ai aimé: «L’entraide entre élèves» J’ai été étonnée de voir une telle proximité avec les enseignants et les auxiliaires, qui sont des étudiants de master qui aident ceux en licence. Lorsqu’on révise pour un gros examen, on peut appeler les auxiliaires à n’importe quel moment, ils sont toujours ravis de nous aider, même en pleine nuit. Nous ne sommes jamais laissés face à nous-mêmes. Ils savent qu’on peut être stressés, puisqu’ils étaient à notre place quelques années auparavant. C’est très rassurant. Ce qui m’a surprise: «Le tutoiement» Dès que je suis arrivée, tous les étudiants et le personnel pédagogique ont été accueillants et chaleureux avec moi. On se fait rapidement des amis quand on arrive au Québec. Tout le monde est ouvert aux autres. Ici, le tutoiement vient facilement. En tant que Française, je n’étais pas habituée à cela. Il m’a fallu du temps pour m’adapter, pour comprendre que ce n’est pas irrespectueux là-bas de dire «tu» à quelqu’un que l’on ne connaît pas. Ce que j’ai moins aimé: «Les difficultés administratives pour rester vivre au Québec» suite et source: https://etudiant.lefigaro.fr/article/mon-avis-sur-les-etudes-a-l-universite-de-montreal_25818a6e-8b41-11ec-9365-b246e7ff4c4b/
  5. Hello à tous ! J'espère que vous allez bien Je vous propose que nous nous partagions nos délais respectifs d'avancement de nos dossiers de CSQ si vous le souhaitez ! Il existe un sujet dédié ARRIMA, cependant il date de 2018 et dispose de déjà plus de 800 pages haha. Pensez-vous qu'il est préférable de créer une feuille Gsheet pour y mettre chacun nos dates (comme cela était fait dans le passé pour le traitement fédéral et la citoyenneté ?) ou alors, on continue de remplir ici au fil de la conversation Voici mon avancement pour 2023 : J'applique pour un PRTQ - Certificat de Sélection du Québec 24/10/2022 - Test de français (TEF Canada passé à Paris) 23/11/2022 - Test d'anglais (IELTS passé à Montréal UQAM) 28/11/2022 - Dépôt de la DI 15/12/2022 - Invitation reçue pour le CSQ 02/02/2023 - Demande validée en ligne et frais (869 $ CAD) payés 03/02/2023 - Liste de documents personnalisée à fournir reçue 03/02/2023 - Obtention de l'attestation des valeurs démocratiques et des valeurs québécoises 20/02/2023 - Envoi par DHL du dossier (Île-de-France -> Montréal) arrivé le 22/02/2023 28/02/2023 - Accusé de réception des documents par le MIFI reçu sur le portail -> Attente de la réponse CSQ (déjà 2 mois et 1 semaine à ce jour)
  6. Bonjour, j’ai envoyé une demande d’admission à hec Montréal pour une maîtrise pour la session d’automne 2025. Nous sommes censés recevoir une réponse dans un délai de 4 à 6 semaines après la date limite d’envoi (1 mars). Je dois attendre la date limite pour avoir une réponse ou j'ai la possibilité d'avoir une réponse avant étant donnée que j'ai postuler en janvier ? Et je voulais savoir j'ai eu 11,56 de moyenne ma première année de Bachelor mais mes années précédentes j'ai eu au dessus de 12,5 de moyenne , j'ai des chances d'êtres prise ? J'ai également pas mal d’expériences professionnelles. Qu'elles sont les chances d'êtres prise à HEC Montréal ? Merci d'avance pour vos réponses !
  7. Bonjour, J'ai visité un appartement prés du métro Jolimont (Rue chambly) et je voudrais savoir si ce quartier est bien et pas dangereux. Cela me parait calme et l'agent immobilier me dit que c'est familial. Il y Hochelaga et Rosemont pas loin et ils n'ont pas bonne réputation. Merci.
  8. Bonjour, J'ai visité un appartement prés du métro Joliette (Rue chambly) et je voudrais savoir si ce quartier est bien et pas dangereux. Cela me parait calme et l'agent immobilier me dit que c'est familial. Il y Hochelaga et Rosemont pas loin et ils n'ont pas bonne réputation. Merci.
  9. Bonjour, Je recherche un avocat spécialisé en droit criminel a Montréal avec des prix raisonnables. J'ai des problèmes d'harcèlement psychologique et de diffamation. Merci.
  10. Bonjour à tous Ayant obtenu notre RP récemment, nous envisageons de nous installer à Montréal à partir de Juin/Juillet 2026 étant donné que notre fille de 6 ans fera sa rentrée scolaire...des proches à moi m'ont dit de bien choisir le quartier car c en fonction du lieu d'habitation qu'on vous orientera vers l'école primaire et apparemment la qualité de l'enseignement public diffère sensiblement d'une école à une autre...d'où la question: quels quartiers me recommandez vous sur l'île de Montréal?? ou autrement dit, quels sont les écoles/quartiers à éviter??? Merci d'avance
  11. C'est avec une grande tristesse que nous avons appris aujourd'hui le décès de Matthias Van Halst, alias Vh.ds sur le forum, qui a été présent depuis nos débuts et a contribué au contenu de notre site à travers le généreux partage de sa propre expérience de vie au Québec. Il est ensuite devenu journaliste sportif et a contribué au développement du soccer au Québec. Adieu Matthias. Voici une photo souvenir d'une rencontre immigrer.com en 2003 à l'île-Sainte-Hélène de Montréal, en compagnie, entre autres, de @Petit-Lion @Emma @Petit-Prince @Laurence Nadeau @jimmy @FrenchPeg et tous ceux que je ne peux pas nommer.
  12. Quelqu'un a des informations fiables concernant cette agence : https//imq-canada.ca ? J'avais débuter mon processus d'immigration avec eux, et depuis que je me suis acquitté Avec tout les frais, maintenant elle ne me réponds plus.
  13. Bonjour, Mon fils de 20 ans a terminé ses études en France et envisage de s installer et travailler a Montreal en Aout 2025 (pas de pb de statut car il a la citoyenneté canadienne, il y est né mais a quitté le pays avec nous a l age de 2 ans). Nous cherchons une solution pratique et accessible financierement pour se loger, la colocation nous semble appropriée. en revanche, difficile de trouver des infos/sites de colocation qui mettent en relation les proprios et les locataires. Les annonces sur kijiji de colocation sur Montreal sont au compte goutte. Connaissez vous des sites specifiques de biens en colocation sur Montreal? Ou d autres tuyaux pour se loger de facon assez central/acces metro? Combien de temps a l avance faut il s y prendre? Je suppose qu Aout et septembre sont des periodes tres prisées. Merci d'avance pour votre aide CatZ
  14. Bonjour à tous, Je m'appelle Robin, j'ai 27ans, et ma compagne et moi-même sommes installés à Montréal depuis 1mois. Nous avons nos permis de travail et avons démarrés nos activités respectives. Je viens vers vous pour avoir des renseignements, si certains peuvent m'aider à ce sujet, concernant les clubs de Football à Montréal, et je parle bien de football Américain ou Canadien, pas de soccer. En effet, j'ai pratiqué pendant 8 ans le football en France dans un club, et j'aimerais pouvoir continuer ce sport. Connaissez vous des clubs "amateurs" (je suis pas au niveau pour les alouettes malheureusement ^^) où il est possible de s'inscrire et jouer dans la région de Montréal ? Par avance merci pour les infos et vos réponses :)
  15. Bonjour, je suis étudiante en médecine en Belgique et je vais réaliser un stage hospitalier (d'observation) d'un mois à Montréal cet été. J'aimerais connaitre les documents nécessaires pour venir? Je crois avoir vu qu'il n'y avait pas besoin de permis de travail et qu'une AVE suffisait ainsi d'un examen médical chez un médecin désigné mais je ne suis pas sure. Quelqu'un peut-il m'éclairer ? Merci pour votre aide
  16. Déménagement international de Strasbourg (France) vers Montréal. L'enlèvement (le 2 septembre 2025) de mes « effets » (cartons et quelques meubles dont un bureau à démonter et remonter) a été fait par un homme d'âge mûr (professionnel du déménagement) et un tout jeune homme. Le « professionnel » est arrivé sans aucun outil pour démonter le bureau (j'avais prévenu), me disant : « j'aurai une boîte à outils quand mon patron m'en aura payé une » !). Comme mes propres outils étaient emballés, j'ai dû frapper aux différentes portes de mes voisins pour enfin trouver un tournevis adéquat. MENSONGE total de la part de cette compagnie sur la date du départ du bateau. J'ai attendu 3 semaines à Montréal, alors que le bateau était censé être arrivé avant mon départ de la France. CATASTROPHE sur le sérieux des effets : un MEUBLE est PARTI dans la ville de Québec au lieu d'être livré avec le reste à Montréal ; la VISSERIE du bureau professionnel démonté à Strasbourg est restée INTROUVABLE ; j'ajoute que le plateau du bureau a été abimé mais il n'avait pas été déballé lorsque les déménageurs ont quitté l'appartement. Enfin, UN CARTON MANQUE à l'appel. Après avoir soi-disant demandé à tous les clients qui partageaient le même conteneur, s'ils n'avaient pas un carton en trop, M. GALLIENI m'a répondu qu'il ne pouvait rien faire de plus. J'aurais dû remplir, dans les 10 jours, un formulaire de réserve à envoyer en lettre recommandée ! Par souci d'honnêteté, je dois dire qu'enfin le meuble est revenu de Québec et qu'une petite somme d'argent m'a été allouée (sur mon injonction) pour racheter la visserie spéciale du bureau. Mais pour le carton manquant (contenant un cadeau de mariage), que j'aille me faire voir. « on ne peut rien faire de plus »... Séduisante par des tarifs compétitifs au départ, cette entreprise n'offre pas de suivi sérieux, avec un personnel au départ bougon. À NE PAS RECOMMANDER.
  17. Bonjour, J'ai en ma possession mon visa de résidence permanente pour le Canada ainsi que mon CSQ et je compte me rendre prochainement à Montréal. Cependant, je suis stressé par la recherche de logement, j'ai compris que louer à distance est hyper risqué et en plus il faut s'engager sur une année entière. Merci pour votre aide
  18. Bonjour a tous je voudrais savoir si on doit faire le test en français tef ou TCF pour faire une demande de permis de travail Post diplôme je suis étudiante étrangère a Montréal j' ai fait 2 années d études dans une école de formation professionnelle j ai obtenu 2 dep Merci
  19. Ce week-end, la région la plus froide au monde sera au Québec Le Québec au cœur du froid mondial : un week-end polaire comme on n’en a plus vu depuis dix ans L’hiver frappe fort. Très fort. Ce week-end, le Québec ne sera pas seulement froid : il figurera parmi les régions les plus glaciales de la planète. Une situation météorologique exceptionnelle propulsera la province au centre de l’épicentre du froid mondial, sous l’assaut direct d’une masse d’air arctique d’une rare intensité. Le Québec deviendra l’une des zones les plus froides au monde cette fin de semaine Samedi glacial : des températures maximales entre -22 °C et -27 °C Ressenti extrême : jusqu’à -35 °C, voire -37 °C par endroits Plusieurs records quotidiens de froid sont menacés, tant pour les maximums que pour les minimums Pourquoi le vortex polaire s’invite-t-il chez nous? Le responsable de cet épisode hors norme porte un nom bien connu : le vortex polaire. Habituellement, cette immense réserve d’air glacial reste confinée près du pôle Nord, retenue par le courant-jet, qui agit comme une véritable barrière atmosphérique. Or, la configuration actuelle du climat a affaibli ce courant-jet, le faisant onduler de façon marquée. Résultat : un fragment du vortex s’est détaché, plongeant vers le sud et se dirigeant droit sur le centre du Canada. L’Ontario et le Québec se retrouvent ainsi dans la ligne de mire du froid le plus intense de l’hémisphère nord, une situation aussi rare que spectaculaire. Samedi : le cœur du froid s’abat sur le Québec La chute du mercure débutera dès vendredi, notamment dans le nord-ouest de la province, avec une perte brutale d’une dizaine de degrés en moins de 24 heures. Mais c’est samedi que le froid atteindra son paroxysme. Les prévisions sont sans équivoque : Maximums généralisés entre -22 °C et -27 °C Vent soutenu autour de 20 km/h Ressenti mordant : -30 à -32 °C dans le sud du Québec Jusqu’à -37 °C dans les régions plus nordiques Plusieurs records L’intensité de cet épisode est telle que le livre des records pourrait être réécrit. À Montréal, un maximum avoisinant -22 °C samedi ferait de cette journée la plus froide enregistrée dans la métropole depuis 2013. Mais ce n’est pas tout. Les journées de samedi 24 et dimanche 25 janvier pourraient devenir : Les plus froides jamais observées pour ces dates à Montréal Des records similaires sont aussi menacés à Ottawa et Sherbrooke Et le moment le plus critique reste à venir… Dimanche matin : le mercure pourrait toucher le fond C’est au petit matin de dimanche que le thermomètre pourrait afficher ses valeurs les plus extrêmes. À Montréal, le record pour un 25 janvier est de -27,2 °C — une marque désormais à portée de main, si le ciel demeure dégagé et les vents se calment. Un scénario propice à des minimums historiques, particulièrement dans les secteurs ruraux et les vallées. Et après? Même si le cœur du vortex s’éloignera graduellement en début de semaine prochaine, le Québec ne sortira pas immédiatement de l’hiver profond. Les températures devraient rester sous les normales saisonnières jusqu’au début février. La bonne nouvelle? Selon les tendances actuelles, les pires froids de l’hiver pourraient être derrière nous après cet épisode spectaculaire — un dernier coup de marteau de l’hiver avant un lent retour à des conditions plus clémentes. Source : Météomédia
  20. mlise

    Post diplome après DEP

    Bonjour a tous je voudrais savoir si on doit faire le test en français tef ou TCF pour faire une demande de permis de travail Post diplôme je suis étudiante étrangère a Montréal j' ai fait 2 années d études dans une école de formation professionnelle j ai obtenu 2 dep Merci
  21. Bonjour à tous, nous souhaitons habiter coté rive sud de Montréal (Longueuil [st Hubert, St Lambert, Brossard, Greenfield park, Vieux Longueuil] ), y a t il des quartiers à éviter ? on a 2 bambins (5 1/2 et 8 ans) donc idem, y a t il des écoles à éviter ? merci à tous Max
  22. Le gouvernement canadien s’apprête à franchir une étape majeure en lançant un projet de train à grande vitesse (TGV) reliant Québec et Toronto, une première dans le pays. Annoncée dans les prochaines semaines, cette initiative vise à transformer le corridor ferroviaire en offrant des trajets plus rapides et plus fréquents, de quoi révolutionner la mobilité pour les résidents de l’est du Canada. Un projet ambitieux pour le transport et l’économie Le train atteindra une vitesse de 300 km/h, permettant de relier Montréal à Toronto en trois heures, contre 5 h 30 en voiture. Le parcours sera entièrement dédié à la haute vitesse avec des voies électrifiées, minimisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre. En plus des grandes villes comme Québec, Montréal et Toronto, le TGV desservira Trois-Rivières, Laval, Ottawa et Peterborough, faisant du projet un vecteur de développement économique majeur. https://www.immigrer.com/un-tgv-quebec-toronto-une-revolution-dans-le-transport-au-canada/
  23. Un rapport présente la métropole québécoise comme l’une des meilleures villes du monde. Une journaliste montréalaise met en garde les expats et les invite à voir l’envers de la médaille. Courrier Expat Lecture 1 min. Publié le 9 septembre 2024 à 09h18 La Presse remarquait en juin que Montréal se retrouvait désormais au 118e rang dans le nouveau palmarès de la firme Mercer des 226 villes les moins abordables de la planète, un bond de 17 positions par rapport à 2023. Si le quotidien local constate que “le coût de la vie à Montréal est moins abordable… que l’année dernière”, il ajoute qu’“heureusement il fait bon y vivre”, relevant que la ville canadienne “figure parmi les villes où le coût de la vie est le plus bas et la qualité de vie la plus élevée, aux côtés de Varsovie, de Budapest et de Kuala Lumpur”. Une ville “magnifique”… Une collaboratrice montréalaise du site new-yorkais Business Insider apporte toutefois un important bémol pour ceux qui seraient tentés de s’y installer : “J’adore [cette ville], mais cela ne veut pas dire que déménager ici est une bonne idée.” Helen Wolkowicz distribue d’abord les bons points : “Montréal est une ville magnifique : elle est sûre et accessible à pied, dotée d’une vie nocturne animée et d’un calendrier culturel rempli d’événements […]. J’aime flâner dans ses différents quartiers, chacun ayant sa propre histoire, son charme, son architecture et ses délices culinaires distinctifs.” Celle qui habite la métropole québécoise avec sa famille depuis plus de cinquante ans ajoute : “C’est aussi l’une des villes qui connaît la croissance la plus rapide au Canada, alors pourquoi ne pas en profiter ?” … qui a son lot de problèmes Mais “cette notion d’une ville magique et miraculeuse où ‘tout le monde devrait déménager’ est un mirage”, tempère Helen Wolkowicz. Elle aborde des facteurs moins reluisants de Montréal. Premièrement, trouver un logement peut se révéler être “extrêmement difficile”. Avant la pandémie, avance le courtier en immobilier Michael Fadulto, on pouvait dénicher un condo luxueux pour environ 1 000 euros par mois. Aujourd’hui, pour le même prix, dit-il, on obtient un appartement de deux chambres à coucher, et le prix d’une première maison y a bondi de 40 % depuis 2020. source et suite : https://www.courrierinternational.com/article/canada-la-qualite-de-vie-de-montreal-un-mirage_221909
  24. Québec décrète un gel du programme des travailleurs étrangers temporaires pour six mois dans la région de Montréal. Ce gel temporaire doit entrer en vigueur le 3 septembre et ne concerne que les travailleurs étrangers temporaires qui veulent s’installer dans la région de Montréal via le PTET, géré par Québec. Cette mesure touchera donc quelques milliers de personnes sur les 600 000 temporaires qui se trouvent dans la province. C’est un premier pas, dit-on à Québec. Le premier ministre François Legault et la ministre de l'Immigration Christine Fréchette doivent en faire l'annonce mardi à 10 h. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2098031/programme-travailleurs-etrangers-temporaires-montreal
  25. Je suis arrivée au Canada en juillet 2011, pleins d’idées et de motivations pour profiter au maximum de mon expérience PVT, en pensant rester quelques années uniquement. Au départ, mon projet était de m’installer en Colombie Britannique, mais au vu des prix très élevés, j’ai atterri tout d’abord à Montréal, pensant trouvé un emploi rapidement et ensuite pouvoir continuer mes projets vers l’ouest. En 2023, j’arrive a 12 ans d’expatriation, avec, dans quelques mois, un retour en France prévu. On a tous en nous, expatriés, la nostalgie du pays. On passe par des hauts et des bas constamment : la famille qui nous manque, les amis, la culture, les codes sociaux et juste parfois la facilité de ne pas devoir tout analyser sous un angle ‘’ajustée’’ car nous vivons dans une société à l’ opposé de nos habitudes. Je tiens à souligner que mon témoignage est personnel, ce n’est pas la réalité vécue par tout le monde. Vous en ferez ce que bon vous semble. Nous n’arrivons pas toujours dans les mêmes conditions, ni avec le même bagage carrière et études et n’avons pas le même parcours sur place non plus. J’entends et je vois passer des témoignages pleins de positifs, mais que je trouve peu réalistes pour ma part. (Est-ce la volonté de censure et de promotion de l’expérience Québécoise qui explique le manque de nuances dans les récits d’expérience?). C’est pourquoi, même si tout semble rose pour certains, j’aimerais vous partager aussi ma réalité, que vivent aussi beaucoup de français je le sais. Pourquoi le départ? En France, sortie des études en 2007, j’avais déjà 4 ans d’expériences cumulées dans mon domaine. Je n’y arrivais tout simplement pas. Même après avoir fait 4 ans d’Université, 4 ans de travail, mon salaire me permettait seulement de survivre et non pas d’avoir des projets concrets pour l’avenir. Fin 2010, ma compagnie fusionne avec une autre, des postes sont coupés et je me suis donc portée volontaire pour partir avec une prime de rupture. Un tremplin vers un nouveau projet : le canada. J’obtiens donc mon PVT en 2011 et pars quelques mois plus tard. Motivée par les informations de l’époque prônant la liberté, la facilité de trouver un emploi, les prix qui sont bien moins chers et les témoignages tellement positifs, ma décision était prise. Les belles choses du Québec : Je vais parler uniquement du Québec, car au final, j’y suis restée 12 ans. La mobilité et la flexibilité du marché du travail m’ont de suite vraiment plu : si tu n’aimes pas ton travail ou ton entreprise, tu changes en 2 semaines pour autre chose, c’est facile. L’ambiance de travail est beaucoup plus relax et beaucoup moins hiérarchisée aussi. Je me souviens encore du blocage que j’avais dans ma tête à tutoyer mon boss et de le savoir accessible s’il y avait quoi que ce soit. Il y a aussi en général des possibilités d’évolution rapides. Le marché est dirigé par les employés et non les employeurs donc l’entreprise veut te garder et a beaucoup de programmes pour faire en sorte que tu avances. Les discussions salaires et épanouissement sont très ouvertes aussi, il y a moins de tabous ou de procédures à suivre. Le revers de la médaille : il faut savoir que ton expérience passée en France compte pour zéro au Québec. Tout emploi te demande des références locales dans 99% des cas de toute façon. On parle de l’expérience québécoise. Les emplois publiés sont pour la plupart du temps « fictifs » et déjà pourvus à cause de l’obligation de publication pour des entreprises après une certaine taille. D’autres sont aussi juste pour remplir des bases de données des agences de recrutemetn. Le réseau est l’endroit où tu vas trouver un travail ici. L’accès a beaucoup d’emplois est aussi barré par le fait que, si tu n’as pas une évaluation de diplômes du Québec (encore un 250$ il me semble), tu ne seras pas considéré pour postuler. On peut penser que l’équivalence existe. Ce n’est pas le cas forcément. 4 ans d’universités pour moi étaient apparemment équivalent à un DEC professionnel (car j’avais opté pour l’alternance emploi-études pour payer mes études mais ceci n’est pas reconnu ici). J’ai finalement repris une certification à HEC pour contourner ce problème et avoir un diplôme d’ici et me permettre d’être enfin payée au prix du marché. Les logements sont très accessibles aussi. Il n’y a pas de cautions ou de frais à payer normalement. Pour le même prix qu’en France, on a souvent le double de la superficie. Un bail de un an est souvent exigé et il y a uniquement certaines conditions qui te permettent d’y mettre fin. Ceci dit, tu peux trouver quelqu’un qui prend le relai et c’est réglé. Tout le monde en général a un bail qui finit au 1er juillet. Une aberration pour avoir des prix fous au niveau des capacités et frais de déménagement. Au Québec, l’eau ne se paie pas, c’est une ressource nationale qui n’est pas facturée. L’électricité coute aussi 2-3 fois moins cher qu’en France donc même en hiver avec le chauffage, cela reste tout à fait raisonnable, considérant que la température en moyenne est de -20C sur quelques mois quand même. Par contre, les logements en général sont de bien moins bonne qualité pour l’isolation. Quand il fait froid l’hiver, il fait vraiment chaud l’été. Tout le monde est à la climatisation. Les volets sont aussi inexistants. Donc il faut investir dans des bons rideaux anti lumières si tu veux dormir. Le salaire offert, même pour des petits jobs, te permet en général de couvrir tes dépenses de base et de vivre décemment. Même avec un job avec un salaire bas, je n’ai jamais du compter mon argent en fin de mois et faire des choix sur ce que je mange, ce qui n’était pas le cas en France. Par contre, Les formalités pour les visas, cela fut vraiment un long chemin d’embuches. Je suis passée de PVT à Jeunes pro, fait ma résidence permanente via le PEQ mais ça a pris plus de 3 ans et donc entre temps, j’ai du faire deux visas fermés avec l’entreprise de l’époque. A chaque fois c’est déboursé entre 200-800$. Je n’ai pas calculé en détail mais en tout il me semble que cela avoisinait les 5000$ de processus. Et je ne parle même pas du fameux test de français ou tu paies dans les 300$ pour prouver que tu parles ta langue maternelle officiellement. 80% de francophones de toute façon, c’est un business pour faire rentrer de l’argent tout simplement. Je suis devenue citoyenne en 2019. Au final, on sent que la course et le stress finit en bout de ligne, c’est un soulagement. Dans ce parcours, la période la plus dure était de devoir subir une entreprise à cause de mon visa fermé, dont le travail 6 mois de l’année avoisinait les 60h par semaine. Cela a duré 3 ans à ce rythme, ou tu n’as juste que le temps d’être dans les transports (1.45h par jour de transport = j’ai du investir dans une voiture au final) et de rentrer le soir chez toi et d’aller dormir. Le weekend est finalement juste pour récupérer et faire les corvées usuelles que de profiter de la vie. Le salaire était convenable mais au prix d’une qualité de vie pitoyable. Les entreprises paient en général toutes les heures supplémentaires (du moment où c’est accordé quelles sont nécessaires). La loi du travail donne le droit aussi à ton employeur de t’en imposer, jusqu’à un certaine limite légale. Sous la table, la limite n’est pas forcement là. La santé, la santé, la santé…que dire? Le système est équivalent à celui d’un pays du tiers monde. J’exagère peut-être, mais pas vraiment. Ce n’est pas une chose à laquelle je pensais quand je suis venue car je suis toujours en bonne santé, je n’ai jamais vraiment besoin de consulter. J’ai eu ma première expérience du système en allant à l’hôpital avec un ami après une chute de vélo. Il s’était ouvert le crane et se vidait littéralement de son sang. On en voyait l’os. On nous a fait attendre déjà 45min avant de nous enregistrer au départ, puis après 1h pour avoir ce qu’ils appellent le triage. Pendant ce temps, rien n’est donné pour retenir le sang. Jai du aller acheter des compresses a la pharmacie pour ça. La chute aurait pu mener à un traumatisme crânien ou autre mais il n’y a eu aucune vérification à ce niveau. Nous avons attendu 18h au total, mon ami ayant juste eu une consultation basique avec un médecin, ils lui ont fait 6 points et l’ont renvoyé à la maison. De mon côté, je n’ai vu aucun médecin de 2011 à 2017. Avoir un médecin de famille prend 5 ans en moyenne ici, beaucoup de québécois n’en ont même pas. Donc la majorité sont réduits à aller aux cliniques sans rdv (ou il faut se batailler pour avoir une place) ou à l’hôpital pour tout et n’importe quoi. En 2017, j’ai eu un problème de santé qui m’a fait rester au lit pendant presque trois mois. J’ai fait 4 cliniques différentes pour être finalement diagnostiquer correctement et enfin me remettre sur pied avec le bon traitement. Ma condition nécessitait un suivi donc j’ai eu la chance que le dernier médecin m’a proposé de devenir mon médecin de famille. Oui, j’utilise le mot ‘’chance’’. J’ai attendu 4 mois pour avoir une consultation en ORL qui était pourtant urgente. J’ai demandé aussi une consultation en gynécologie pour un suivi en 2020. En mai 2023, j’ai reçu un texto pour savoir si j’ai encore besoin de cette consultation, 3 ans après. (J’en rie jaune). Certaines femmes n’arrivent même pas à être suivies pour leur vérification de premier trimestre ici quand elles sont enceintes. Pour être traité, tu te retrouves a devoir aller dans une autre province pour un accès rapide, je trouve cela limite (oui, ça met arriver de me faire conduire à Ottawa pour pouvoir avoir un RDV médical urgent, suite au conseil d’une collègue québécoise). Au final, j’étais rendue à retourner en France pour avoir accès a des suivis en tout genre. Le réseau transport à Montréal est assez développé sur l’ile. Le métro emmène rapidement d’un point à l’autre. Au-delà de la région de Montréal, les transports sont très inadéquats, même entre rive nord et rive sud vers Montréal. Je prends en exemple le travail que j’avais ou en transport j’avais 50 min en général et en voiture 10min. De ce fait, la plupart des gens sont donc dépendants de leur voiture. Plus la ville a grossi en 10 ans, plus il y a eu de circulation, parfois pour un trajet qui prenait 15min devient un parcours du combattant de 1h. La métropole ne s’est pas développée au niveau des transports en commun au même rythme que son expansion. Des investissements sont faits et cela va dans le bon sens avec le développement du REM qui se met en place. Du fait que la majorité des gens ont une voiture, les routes sont complètement défoncées la plupart du temps. Le nid de poule est en fait une réalité de tous les jours, parfois de la taille d’une piscine pour enfant et le véhicule souffre énormément. Les municipalités sont toujours dans l’optique de payer le moins cher possible et ne voit pas la vision et l’investissement long terme (ce qui est en général la mentalité en Amérique du nord). Les transports en commun sont presque inexistants pour sortir visiter le Quebec. On se sent vite otage de la ville. J’ai repris des études ici à Montréal pour obtenir une certification dans mon domaine. Je me disais que ce serait un bon investissement de refaire une mise à niveau vu que cela faisait déjà 10 ans que j’avais quitté l’Université et que dans mon travail, les pratiques et façon de faire changent constamment. J’ai trouvé les enseignements très pratiques et terre à terre. Les professeurs étaient en grande majorité des gens dans le vif du sujet, ayant un travail à temps plein et partageant leurs connaissances avec les futurs de la relève. Ils étaient approchables aussi dans la discussion et l’échange d’idées. Néanmoins, le niveau était tellement bas (que j’estime peut être seconde ou terminal en France) que je me suis posée la question si investir vraiment 6000$ en valait la peine, a part pour acheter l’étampe québécoise sur mon CV, qui semblait indispensable pour accéder à des postes normaux (et non dans les entreprises ou les québécois ne veulent pas travailler). Ceci n’était vraiment pas le niveau universitaire auquel je m’attendais. J’ai eu ma certification en 2019. Ce fut réellement un boost pour trouver un emploi et c’est la que je me suis rendue compte vraiment que avoir un papier d’ici faisait toute la différence (aussi une forme déguisée de discrimination?). En attirant l’immigration au Québec, ce que l’on ne nous dit pas forcement est qu’il faudra réinvestir du temps et de l’argent pour tout recommencer. Quand je vois le nombre de chauffeurs Uber qui étaient dans leurs pays professeurs universitaires, doctorants, médecins et ici se trouvent finalement bloqués à des jobs alimentaires, ça fait peur. Ce que je conseillerais à chacun est de bien se renseigner sur les équivalences dans leurs domaines avant de venir. Mais l’origine de ton diplôme va compter, je ne le cacherai pas (même avec équivalence) et influencera ton salaire d’environ 30% dans mon cas. Un sujet duquel j’ai du mal à parler encore à ce jour est le racisme déguisé ou flagrant que j’ai pu noter, à mon encontre ou celles de mes amis aussi. On parle de faire l’apogée de la langue française mais si tu ne parles pas impeccablement le français (ET sans accent), on te regardera bête et on te répondra « sèchement » en anglais plutôt. Et je passe sur l’histoire de ma 2eme entreprise ici, ou ma collègue québécoise au téléphone en face de moi parle avec son amie et dit « si la française elle n’est pas contente, elle a qu’à rentrer chez elle ». Ou bien du recruteur qui présente mon cv et me répond finalement : « tu devrais enlever ton expérience en France, ça passerait mieux » pour se faire dire au final que, sur le marché, on « n’aime pas trop les français » et que nous sommes les derniers sur la pyramide de la désirabilité des employeurs. Je me dis au final, c’est la non acceptation de la diversité, et non juste une histoire de la protection de la langue française qui fait mal au Québec. Je n’en dirai pas plus car le racisme existe partout. Et les pires histoires ne sont pas les miennes et ce n’est pas ma place de les partager ici aujourd’hui. Je travaille dans un domaine qui est en pénurie de main d’œuvre. J’ai eu la chance de ne jamais vraiment être au chômage depuis mon arrivée. La face cachée de l’histoire? C’est trois dernières années ont été les pires que j’ai vécu : pression des entreprises à rendre les objectifs, avec des équipes à moitié de ce qui devrait être, dans une situation des plus dramatiques avec des demandes toujours plus grandissantes. Entre harcèlement pour la performance et tout simplement la pression constante et abominable de certains gestionnaires, je retombe dans un rythme auquel je me suis promis de ne jamais retourner quelques années auparavant: le 50-65h par semaine. Je commence à rêver de la job la nuit, me lever, mettre des notes sur Keep pour des choses que j’ai oublié et qui me poursuivent dans mon sommeil. Je me vois retourner à faire un 7h – 19h tous les jours, souvent pas le temps de manger, du harcèlement constant de messages sur Teams d’une multitude de personnes de toute part, du harcèlement entre deux portes en allant au bureau, la pause craquage de nerfs dans les toilettes pour se cacher (ou pleurer et lâcher les nerfs) ou tout simplement pour pouvoir souffler 5 minutes. Je suis lessivée, je ne sors plus, je n’en ai plus la force, je ne vois plus vraiment les amis non plus. Je ne parle pas ici d’une situation isolée mais d’une culture générale d’entreprise (une des entreprises les plus renommées dans son domaine). J’ai dû me battre pour avoir 6 jours de congés après 9 mois à l’emploi. Je retourne en France, j’ai passé une semaine à dormir littéralement, j’ai à peine parlé à ma famille. Je reviens, j’essaie de parler aux RH et les portes me sont fermées au nez. J’ai eu par contre la chance dans cette épreuve de connaitre des collègues formidables avec lesquels on a pu s’épauler et survivre. Un mois après mon retour, je décide que, bien que le nom soit fantastique sur le CV, je ne continuerai pas dans cette situation. Je démissionne, peu importe le cout et si je perds mon bonus ou autre. Je dois reprendre le contrôle. De ma démission, trois autres suivront en l’espace d’un mois. (Nous étions 5 dans l’équipe). Je retrouve un emploi par la suite, je prends trois semaines de pause avant de commencer (Qui n’ont finalement pas suffit à éliminer un burnout sous-jacent). Encore un beau nom reconnu sur le CV, ça commence bien, l’équipe est totalement différente en attitude et culture. Au bout de deux mois, l’histoire se répète de nouveau comme si la malchance me poursuit : les départs ne sont pas remplacés, on est de nouveau en mode survie, à moitié des effectifs qu’on devrait. En parallèle, je prends l’initiative de consulter mon réseau, nous sommes tous dans la même situation. J’aurai persévérée et y suis restée 1 an et demi, moi qui restais dans les emplois 4-5 ans auparavant. La conclusion de cette histoire est que, un marché en pénurie est une bonne chose, mais le revers de la médaille, c’est que tu seras toujours un pompier à éteindre des feux quand on te donnera trois jobs à faire pour le prix d’une, tu n’auras aucune place pour avancer et t’épanouir ou simplement prendre le temps de discuter avec tes collègues autour d’un café. Cette situation est l’une des principales qui expliquera mon retour en France. J’aime mon métier mais je ne veux pas arriver au point de non-retour. Comme marqué précédemment, j’ai du me battre pour pouvoir prendre mes congés dument gagnés (et ce, dans la plupart des jobs que j’ai eu ici a Montréal), et je ne parle pas de sans solde mais bien des deux-trois petites semaines qu’on te donne en Amérique du nord (le basique du basique). La culture ici est le travail et toujours le travail. Les gens se définissent par ce qu’ils font dans la vie, le statut social en première ligne (grosse voiture, grosse maison, vivre à crédit mais l’image de réussite est plus importante, quitte à s’endetter). Énormément de gens, à ma grande surprise, ne veulent même pas prendre leurs congés. « Ils ne savent pas quoi en faire ». Si tu prends des congés, c’est une préparation comme si tu partais au front. On est aussi étonnée que tu ne sois pas joignable pendant cette période et on te le demande de façon intense aussi... Tu ne déconnectes jamais au final. Je vois tous les jours des annonces Linkedin de recruteurs entre 2 continents essayant d’attirer les talents de l’autre côté de l’atlantique pour des professions très ciblées comme la mienne. Et souvent j’ai juste envie de sonner l’alerte du bon sens : ne te fais pas avoir, l’herbe n’est aucunement plus verte ici, tu ne sais pas pourquoi tu vas vraiment signer car on te montre juste un coté de la médaille. Et la vérité est que, l’argent ne fait pas tout, surtout quand tu n’as aucun moment pour le dépenser ou en profiter. Étant immigrante, ma plus grande frustration est de toujours devoir choisir entre aller voir la famille ou voyager pour mes envies personnelles. On fait souvent le choix de la famille, au détriment de suivre ses envies de dépaysement. Tu veux aussi partir faire un weekend à New York, les prix pour te rendre sont juste insensés. Ce n’est clairement pas l’Europe avec un vol Easyjet à 60 euros aller-retour. Un aller-retour a NY va te couter un 300$ min. en bus 150$ et en train env. 200$ il me semble. Tu es finalement bloquée car rien n’est accessible sans avoir du temps devant toi, sans avoir une voiture à disposition. Les distances sont longues et il te faudra bien 3h minimum de route pour voir des choses qui en vaillent la peine. Tu te sens vite emprisonnée dans la ville. Si tu sors et fais 3h de route, le paysage est toujours le même, sur des routes bétonnées qui ressemblent a un gruyère tellement c’est magané. Je me souviens au départ : me retrouver dans les rues de Montréal me donnait cette sensation de grand et majestueux, les grands buildings partout qui te font sentir un peu l’état d’âme nord-américain propagandé par tous les films et séries américaines depuis notre enfance à la télé. Puis au final ce sentiment se déprécie car tu vois la laideur des bâtiments très rapidement. Tout se ressemble, tout est gris, tout manque d’histoire et de vécu. Tu cherches tant soit peu la sensation au Vieux Port ou le plaisir d’aller à Québec. Tu cherches un semblant de réalité qui t’est familière. Et puis tu retournes en France et d’un seul coup, tu te rends compte d’une chose : l’appréciation que tu peux avoir des choses qui te semblaient invisibles auparavant, le caractère et le charmes des belles villes. Je me souviens encore la première fois ou je suis partie faire mon épicerie et la désorientation que j’ai vécu, ne savant plus comment et quoi manger au final. Les aliments transformés à bas prix contre les aliments de premières nécessités à des prix affolants. J’hallucinais juste de voir un litre de lait à 2$, plus cher qu’un paquet de chips. Mais c’est surtout le manque de choix et de ne pas trouver au départ les endroits où je trouvais de la nourriture qui était normale pour moi. Cela m’a pris plusieurs années avant de trouver mes marques. Moi qui mangeais souvent à l’extérieur, sandwich sur le pouce ou restaurant entre amis, ici j’ai finalement appris à cuisiner pour pouvoir manger normalement. Néanmoins, les aliments ne goutent toujours rien, même fades en prenant du biologique. Au final, tu peux bien manger mais tu as tout le temps faim. Et on se le dira, c’est LE point qui dérange car on a toujours connu mieux au final. La différence est encore plus flagrante. Tu t’en rends compte quand tu retournes au pays aussi. Les dernières années sont devenus un parcours du combattant pour pouvoir avoir des prix raisonnables suite à l’inflation (ou à l’entente sur les prix des grandes épiceries? A vous de choisir)… Puis vient le temps de parler de l’immobilier. Tu as un salaire moyen, ton loyer augmente drastiquement depuis 2019, le prix de l’immobilier aussi flambe. Tu te retrouves bloquée avec un loyer bien au-delà de ce que ça devrait couter, qui ne te permet pas d’économiser vraiment si tu veux changer ta situation. Au final, on n’a pas tous un 100k$ pour un apport achat en 2023. Les projets s’arrêtent au final. Quand on arrive, on a tous en tête de s’adapter, de s’intégrer. Le nombre de fois que j’ai refusé de me joindre à des groupes de français car j’avais peur de tomber dans le piège de rester dans le confort du pays au détriment de mon adaptation au Québec. Puis les jours passent avec des tentatives amicales au travail de faire des liens, puis les semaines, puis les mois et finalement tu te sens bien seule et la, tu déchantes. Malgré tes efforts, aucune invitation ne vient vraiment pour aller prendre un verre à la sortie du travail, pas d’invitation de BBQ ou autre. Tu invites et les gens te répondent qu’ils viendront pour faire bonne figure, et finalement ne se pointeront jamais, et ceci sans prévenir. Comme on dit ici, c’est bien plat. Ton cercle s’avère se constituer finalement que d’immigrants dans la même situation, a la recherche de points de repères et de relations humaines. J’avais vécu dans le passé dans d’autres pays avant de venir et n’avait jamais fait face à des problèmes pour faire des liens avec les autres. Ici, c’est l’incompréhension. Et puis l’explication se dessine au fur et à mesure. Les gens ne sont pas curieux, se contentent de ce qu’ils connaissent depuis toujours, leur cercle d’amis depuis le secondaire est suffisant. Malgré tout, j’ai rencontré des gens formidables sur mon chemin et j’en suis reconnaissante. Mais Les relations sociales resteront ma plus grande déception en ces 12 ans de vie à Montréal. Et avec le temps, on se rend compte que les gens viennent et s’en vont comme un moulin, on doit refaire son cercle d’amis au 3-4 ans, étant finalement la prochaine sur cette liste à partir.
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