Chez moi, c'est chacun sa tablette. Je me vois mal partager la popote avec quelqu'un que je ne connais ni d'Ève, ni d'Adam ! Mais j'ai eu aussi deux colocs qui étaient amies et qui faisaient la cuisine ensemble, c'est chacun son truc. Mais bon, c'est pas le plus important. L'important, c'est de décider si on va être « chambreur » sans bail ou colocataire inscrit sur le bail. Chambreur : loyer fixe et généralement tout inclus, sauf les appels téléphoniques longue distance (les appels locaux sont gratuits, c'est pas le tiers-monde icitte). Formule souple, mais à risques : celui qui a le bail peut te mettre à la porte du jour au lendemain, ou bien avoir certaines exigences, sous peine de... Autant dire qu'il faut avoir une bonne impression de la personne avant d'accepter. En revanche, on peut aussi déguerpir du jour au lendemain dès qu'on trouve mieux ailleurs. Colocataire avec bail : les deux (ou trois) noms sont sur le bail. Le propriétaire doit donc accepter tous les colocataires, ce qui ne pose généralement pas de problèmes, au pire une enquête de crédit. Le loyer est partagé en parts égales, mais les factures aussi : téléphone, électricité (plus cher l'hiver), câble, Internet. Non, pas l'eau, c'est gratuit aussi, icitte. Ah oui, et pas d'impôts locaux ni de taxe d'habitation ! C'est une formule plus sécuritaire qui donne à chacun des colocataires les mêmes droits et obligations : droit au maintien dans les lieux, mais aussi obligation solidaire de payer le loyer, ce qui veut dire que si un coloc ne paye pas sa part, le propriétaire a le droit de réclamer le paiement complet du loyer à n'importe lequel des colocataires. Donc il faut être sûr de la solvabilité de son coloc, car il faudra une décision de la Régie du logement (une sorte de tribunal) pour l'expulser. Et dans les deux cas, le loyer se paye, en principe, le 1er du mois, et pas le premier ou le deuxième jeudi du mois !