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Cette infirmière de 35 ans a décidé de tout plaquer pour s’installer au Canada


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Épuisée par ses conditions de travail et son salaire peu élevé, cette infirmière de 35 ans a décidé de tout plaquer pour s’installer au Canada avec son conjoint. Un revenu multiplié par quatre, des enfants épanouis… La jeune maman ne regrette pas une seconde son choix de vie.
Tout quitter, abandonner une vie bien ancrée dans leur petit village de l’Allier pour traverser les frontières. Ce qui a toujours été un rêve un peu lointain pour Marion, 35 ans, et Yann, son conjoint de 36 ans, est devenu réalité il y a près de trois ans.

 

Un jour de 2021, cette infirmière rentre « en larmes » de la maison de retraite où elle officie. « J’ai assisté à une scène de maltraitance liée à un manque d’effectif et je me suis dit : J’arrête le métier », nous raconte cette maman de deux enfants de 5 et 7 ans. Le soir même, elle dépose son CV sur une plate-forme destinée au recrutement des soignants au Canada. Sans savoir qu’un an plus tard, en décembre 2022, elle débarquerait au Québec avec son mari, ses fils et six énormes valises, pour entamer une nouvelle vie.

Une semaine après avoir déposé son CV, Marion est appelée pour un entretien. Cinq minutes à peine après avoir raccroché, la réponse arrive : son dossier est accepté. « On me dit que je suis reçue, que j’ai l’opportunité de partir au Canada et on nous donne une semaine pour choisir où nous voulons nous installer au Québec. Je n’en avais aucune idée ! », se remémore la trentenaire depuis sa maison fraîchement acquise à Napierville, à cinq minutes de la frontière avec les États-Unis et une grosse demi-heure de Montréal.

 

Un salaire multiplié par 4,5
Le choix de la famille s’est porté sur cette ville de 4 000 âmes, car elle correspondait à leurs critères : proche de l’hôpital choisi par Marion, « dans une zone pas trop grande, car nous venons d’un village de 300 habitants » et francophone, « car je ne parle pas l’anglais ». La destination choisie, la famille s’octroie un an pour préparer ce grand départ, vendre ses deux maisons, ses meubles, ses voitures et, surtout, prévenir ses proches de ce nouveau projet de vie.

 

Le changement est immense. Ils n’ont jamais pris l’avion et ne connaissent que très peu de choses du Canada. « Dans l’Allier, on avait notre maison, mais avec notre salaire on mangeait et on payait nos factures, c’est tout. On ne partait jamais en vacances », glisse Marion, dont le conjoint travaillait alors comme intérimaire dans l’agroalimentaire. L’aspect financier de ce nouveau départ n’est pas négligeable : aujourd’hui, la jeune femme qui travaille de nuit à l’hôpital de Saint-Jean-sur-Richelieu et va bientôt devenir cadre de santé grâce à son ancienneté française, qu’elle a pu conserver, a multiplié ses revenus par 4,5.

 

« Des conditions de travail qui n’ont plus rien à voir »
Elle explique retrouver un sens à sa profession choisie « par vocation », et dépeint « des conditions de travail qui n’ont plus rien à voir ». « Alors qu’en France, je ne voulais plus exercer mon métier car j’avais l’impression d’être à l’usine, de ne plus être dans l’humain, là, j’effectue beaucoup plus de soins parce que j’ai le temps, salue Marion. Aux urgences, j’avais 60 patients sur une journée de 8 ou 12 heures. Ici, quand je travaille seule, j’ai six patients maximum ».

Yann, lui, travaille à domicile pour un opérateur de téléphonie. Un emploi trouvé « très vite », mais qu’il voudrait troquer contre un poste qui lui permettrait d’avoir un bureau et des collègues, car « le télétravail, ce n’est pas idéal pour sociabiliser », constate sa compagne. La famille, qui adore passer du temps ensemble, dit avoir fait « pas mal de rencontres entre Français, et puis avec des Québécois au travail, via l’école, avec les voisins… »

« Le fait de mieux gagner notre vie nous permet de faire plus de choses, on va essayer d’aller à New York et à Boston », se projette aussi Marion, qui se félicite que ses deux enfants, l’un scolarisé en primaire et l’autre accueilli à la garderie (l’équivalent de la crèche, car l’école débute à 5 ans au Canada) se soient très bien accoutumés à leur nouvelle vie.

 

« On ne se donne pas de date de retour »
« C’est sans regret », martèle l’infirmière, concernant son changement de vie. « Le contexte actuel en France faisait qu’on ne se sentait plus à notre place, plus en sécurité. Ici, nos enfants jouent dehors quand ils veulent, alors qu’il était hors de question qu’ils sortent seuls chez nous. »

La douleur de l’éloignement s’est quant à elle atténuée grâce aux appels en visio. « On voit mes parents toutes les semaines, c’est notre rituel, tous les dimanches on s’appelle. Ça fait du bien à tout le monde. » Elle aurait aimé que ses parents puissent leur rendre visite prochainement, mais ce couple de retraités « a été obligé de reprendre le travail, pour boucler les fins de mois ». Ce sera donc pour plus tard.

D’ici là, Marion, Yann et leurs deux fils ont prévu de retourner en France l’été prochain. Et quid d’un retour définitif, là où ils ont grandi ? « On ne se donne pas de date de retour, explique la soignante. Nos permis de travail se terminent en décembre 2025. On a commencé les démarches pour faire une demande de résidence et on espère être sélectionnés avant l’an prochain. » Une chose est sûre, « on ira jusqu’à la fin de nos permis de travail, au moins », assure-t-elle. « On est très bien ici, mais on ne veut pas se mettre en tête qu’on fera toute notre vie au Québec, car on ne sait pas ce dont demain sera fait. Alors on y va au jour le jour. »

 

Source : Le Parisien

 

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