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Pan_dore

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About Pan_dore

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  1. Effectivement, merci pour la précision, j'ignorais que le travail qualifié à temps plein pendant le PE ne comptait pas dans le PEQ travailleur. Cela dit, plus je creuse cette histoire, plus je trouve qu'il y a matière à reflexion. Elle n'a pas un "petit" diplome. Un DEC en graphisme, d'après l'article là, Elle a sans doute un BTS en graphisme en France et, comme des centaines d'étudiants dans ce cas, a probablement été acceptée directement en 3ème année de DEC. D'après elle, on serait même venue la chercher (voir référence plus haut). C'est certain que ça ne fait pas de différence en terme de temps passé sur le territoire pour la durée d'un permis post-diplôme, mais la précision est d'importance je trouve. C'est le cas de beaucoup de programmes en région, que ce soit des programmes longs ou courts. Certains sont régulièrement composés jusqu'à moitié d'étrangers, souvent des français comme pour le mien. J'imagine que ça aide beaucoup à les maintenir ouverts. C'est même le but avoué. Depuis un moment. Et pour tout type de programmes, pas seulement les DEC. Et un projet du PQ apparemment, qui voudrait ramener les frais de scolarité pour un an identiques à ceux des québécois pour les étudiants français et belges à condition d'étudier en région. Quand je vois que pour le PEQ travailleur, on admet le PVT, qui est devenu de facto un biais d'immigration alors que ce n'est pas franchement son but (celui du Canada est passé à deux ans et possible jusqu'à 35 ans), je ne peux que m'interroger sur le barrage fait aux cas dans lequel tombe Mme Le Deroff (non considération du travail qualifié sur un PE). Je comprends qu'on mette des règles. Vraiment. Le cas de Madame Le Deroff fait s'interroger sur la pertinence de certaines, concernant notamment des étudiants qu'on vient chercher pour maintenir les CEGEP en région à flot, parfois juste pour une année (dernière de DEC, ou AEC de huit mois au moins, tous les cas qui ne tombent pas sur un cycle complet ou plus long). C'est l'éternel débat de l'esprit et la lettre, et des cas qui tendent à montrer les limites de l'application de certaines règles. Pour finir, toute cette histoire met - sans doute à nouveau- en lumière le décalage certain entre des difficultés administratives immigratoires avec une réalité de repeuplement précaire des régions via des programmes maintenus à flots grâce à des étudiants internationaux qu'on va chercher, et dont certains décident de rester.
  2. Ben si, j'avais même mis un lien dans mon post d'hier : elle a un permis de travail (pas de précision s'il est fermé ou pas) et là elle se lance dans la résidence permanente. C'est même elle qui le dit directement ici. C'est sur ces informations là que j'ai écris un post. Et le journal local en a parlé par là. Mais je ne trouve pas l'article très clair.
  3. A la limite, peu importe que ton diplôme soit admissible au PEQ, si pendant tes études et / ou ton permis post-diplôme, tu trouves un emploi qualifié rapidement et que tu arrives à justifier de 12 mois de ce travail, même si tu es venu pour un programme court. Pour bénéficier d'un permis post-diplôme, il faut que le programme effectué fasse minimum huit mois ET que l'école soit de la liste établissements d’enseignement désignés. En quoi est-ce un problème d'immigrer, certes indirectement, de cette manière, si toutes ces règles sont respectées? Cependant, je pense que c'est un peu hors-sujet pour Madame Le Deroff. Dans son cas, l'article évoque un conflit concernant quelle date doit être prise en compte pour l'expérience de travail. Le rejet de son dossier par le MIDI s'est justifié par le fait qu'elle n'avait que 10 mois de travail qualifié à temps plein sur son permis post-diplôme, au moment de sa demande, en juin 2018. Pas parce qu'elle n'était pas admissible au titre de son diplôme. Ce qu'elle conteste, c'est la non prise en compte des 2 premiers mois de travail qualifié à temps plein à la fin de ses études sur un permis d'étudiant (ce qui est tout à fait légal). Au moment du dépôt de sa demande cet été, elle avait donc légalement 12 mois de travail qualifié d'emploi de graphiste, les 2 premiers mois sur le permis d'étudiante et les 10 suivants sur le post-diplôme. Vu l'issue de son dossier, ses arguments ont l'air d'avoir été pris en compte.
  4. Oui, bien sur, mais si tu es en période de congés scolaires ou que tu viens de finir ta session ou ton diplôme et que tu as été étudiant à temps plein, tu peux travailler à temps plein sur un permis d'études, en attendant le permis post-diplôme pour la suite, ou la reprise de tes études. Ca a l'air de son cas, puisqu'on parle d'un travail commencé en juin.
  5. Bon, je pense tout de même que ses raisons pour contester la décision étaient valables, notamment le calcul absurde de son expérience de travail. Elle avait bien les 12 mois de travail qualifé, sauf que les deux premiers étaient couvert par son permis d'études (qui t'autorise à travailler), et non par son permis post-diplome. La situation absurde, c'est qu'elle aurait été en situation illégale pour sa demande si elle avait attendu d'avoir les 12 mois d'expérience de travail qualifié sur son permis post etudes (soit au final 14 en réalité), parce qu'effectivement elle aurait du renvoyer sa demande le lendemain de la date d'expiration, au plus tôt. Et comment tu fais quand t'as un job, tu te pointes en sachant que t'es illégal et que ça va empirer la situation? Visiblement l'immigration considère que sa contestation est valable puisqu'elle a obtenu en gain de cause. J'en suis bien contente pour elle.
  6. Le retour aux études m'y a "forcée", sinon, par facilité, ça aurait été Montréal, même si j'avais vaguement pensé à m'installer dans une autre ville, au début. Donc, le Bas Saint-Laurent pour moi, et j'en suis bien contente. Mon expérience de l'immigration s'en retrouve totalement changée, comparée à un membre de famille qui est arrivée 9 mois avant moi, et s'est installé à Montréal. Je pensais y aller après la fin de mes études, mais finalement non, ce n'est plus prévu dans l'immédiat. Des choses à faire par ici, avec des gens forts sympathiques, et dans un cadre splendide.
  7. Merci. Rimouski j'y pense. Mais pas tout de suite. Et je me dis qu'il est peut-être possible de faire des liens avec Rdl.
  8. Bonjour / Bonsoir, J'avais posté un bilan de 6 mois au Québec, dont trois à Rivière-du-Loup, Rdl pour faire court. Pourquoi Rdl, qu'est-ce que j'y trouvais, mon sentiment à ce moment là, c'est par ici. Maintenant, que j'ai achevé ma première année au Quebec cet été, et ma première année à Rdl en septembre dernier, un petit bilan s'impose, je crois. 1. Partir, c'est dur. L'herbe est-elle plus verte ailleurs? Je ne sais pas. Elle est d'un vert différent. Et je ne vous parle pas de toute les nuances blanc neige. Emigrer, même quand on l'a choisi, même quand on ne part pas fâché avec son pays d'origine, qu'on a la sensation de vivre une aventure excitante, ça reste dur, une fois l'excitation des premières semaines retombées. Je ne suis pas particulièrement attachée à un territoire, une culture. Je n'ai pas de sentiment d'appartenance aux lieux. Les amis, la famille manquent et certains jours sont vraiment durs. Très durs. Je le savais, maintenant je le vis. Entendons-nous bien, j'aime mes culture d'origines (vivre sur une frontière, ça laisse des traces), et je reconnais que consciemment ou non, j'en suis imprégnée. Si je ne me sentais pas particulièrement française avant, désormais, que je le veuille ou non, ici je le suis, malgré moi. C'est intéressant, ce changement de perspective du sentiment d'identité, tant celle qu'on se donne et que celle qu'on vous attribue. Et j'avoue, moi qui ne suis pas nostalgique (ni amatrice de foot ou quelque sport que ce soit), avoir eu un petit pincement au coeur pendant la coupe du monde, de manquer cette ambiance si spéciale. Mais si pour moi la première année a comporté - à mon étonnement- une forme de résistance sur certaines choses, le début de la deuxième voit cette dernière s'émousser. J'imagine que ça va de paire avec le retour à une certaine stabilité, ou des repères, du moins. En attendant, je laisse passer les mauvais jours et me donne un cap. Pas de décision hâtive ou de perspective de retour avant trois ans, le temps de faire pousser un peu de racines ici. J'apprends à entretenir des relations à distance. J'apprends aussi reconnaitre ici les signes d'hospitalité et de sociabilisation à la québécoise. J'estime être dans un cadre privilégié en ce qui concerne mon intégration: le biais des études est vraiment un accélérateur, je trouve, et un lieu propice pour poser ses questions, accéder à des informations. 2. J'y suis En même temps que le cafard, il y a encore ce sentiment joyeux qui s'impose, tous les jours : j'y suis, je l'ai fait! J'ai pris un jour une décision peu commune, j'ai serré les dents pendant tous les hauts et les bas du processus d'immigration, mis ma vie et mes affaires dans des cartons pendant 1 an et demi, préparé mon départ et 6 mois avant, décidé que j'allais reprendre des études. Tant qu'à faire à changer de pays, autant changer de métier et me réorienter. Je suis arrivée à 36 ans, et repartir de zéro professionnellement, c'est dur, surtout quand on avait fait sa place et qu'on avait une certaine reconnaissance. Je savais que le marketing de l'immigration, c'était ça, justement, du marketing. Les critères qui m'ont valu un parcours sans anicroche (à part l'angoisse de faire partie de ces fichus quotas), l'obtention du CSQ sur la base de mes diplômes et expériences et mon métier, ne vaudraient rien, une fois arrivée. C'est effectivement ce qui se passe. Personne ne vous attend. Vos références ne veulent rien dire. Vos diplômes non plus, peut-être un peu si vous annoncez leur équivalence sur votre CV à la québecoise (j'ai fait évaluer mes diplômes avant de venir). Je pense que c'est encore plus aigüe à Rdl. Certes, les petits jobs ne manquent pas dans la vente ou la restauration, mais si on cherche ailleurs ou qu'on vise un peu plus que le salaire minimum, ou le boulot qualifé, celui qui vous a valu le CSQ, il faut s'armer de patience. Les désillusions peuvent être rudes. Même si on y est préparé, c'est un deuil. Cependant, je réserve encore mon opinion là-dessus. D'une part, parce que je suis encore étudiante, donc plus intéressée par les temps partiels et les petits jobs, et que de plus, j'ai toujours travaillé (et aimerait retravailler) dans le secteur culturel / information. Je précise toutefois que je suis venue avec une résidence permanente et que mon commentaire ne vaut que dans mon type de cas. Il me parait évident que le sentiment est tout à fait différent par rapport à quelqu'un qui vient avec un travail à la clé. Par contre, c'est vrai que j'ai gagné en qualité de vie, et que mon stress a disparu. On pourrait arguer que c'est le retour aux études et le relatif cocon que cela représente, mais c'est davantage que ça. Je travaille en parallèle de mes études, et je fais des piges ponctuellement. En ce moment, je jongle aussi avec un gros projet associatif, une gestion de projet d'un volet concours d'un festival. Et pourtant, c'est officiel maintenant que j'ai vérifié à un mois d'intervalle, mon hypertension artérielle a disparu. La façon d'envisager le travail, le contexte économique, me semblent être des paramètres qui expliquent cette différence. 3. J'y reste Dans mon domaine (vidéos, montage, cinéma documentaire) on ne pense qu'à s'établir à Montréal. Peut-être Québec. C'était mon cas aussi. Mais j'ai décidé que pour le moment, ce serait à Rdl. Pourquoi? Il me semble plus facile d'y vivre avec un petit boulot / temps partiel et avoir du temps pour developper mes autres activités professionnelles, projets de film, ou de m'y faire connaitre comme pigiste auprès des télés communautaires et des boites de productions / communication d'ici. J'ai fait le choix de ne pas chercher à vivre de la vidéo ou du cinéma, pour le moment. Et mon réseau se fait autour de Rdl. Pas (encore) à Montréal. J'ai déménagé au centre-ville et sans voiture, de là, pas mal de choses me sont accessibles à pied. Je vis dans un deux et demi à 430$ par mois comprenant l'électricité avec une cuisine équipée, sèche et lave-linge, sur la Laf (les connaisseurs comprendront), près des restaurants, bars, cinéma et du parc des Chutes. Je m'estime bien lotie, dans un beau cadre de vie. C'est important, pour le moral, les projets. Les jours gris. Pour ce qui est des courses, j'y vais avec la voiture de ma gentille voisine. De ce coté, même à 20 000 habitants, on sent que la situation géographique de Rdl est un avantage qui profite aux habitants, de la ville et de la MRC. Toutes les grandes enseignes alimentaires sont là (Wallmart, Super C, Maxi, IGA, Provigo). Et il y a un centre commercial quand même assez grand, ainsi que d'autres enseignes à proximité, sans compter les boutiques de la rue Lafontaine (la main street de rdl). Avec des spéciaux, on s'en sort, même avec un budget d'étudiant. J'ai récemment eu la bonne surprise de me voir attribuer un médecin de famille (j'étais sur la liste d'attente) et double coup de chance, le médecin est en bas de ma rue et me convient (oui, parce qu'on a pas trop le choix de son médecin traitant). Beaucoup de personnes dans les métropoles attendent encore. Culturellement, il y a depuis 3/4 ans un fort souffle du coté des initiatives alternatives, sociales et culturelles- comprenez en dehors des institutions, salle de spectacles etc.-, dans la ville ou aux alentours. Et c'est réjouissant, parce que j'ai le sentiment de pouvoir y participer relativement facilement. De même, je trouve qu'il est assez aisé d'entreprendre des choses de ce coté là également. Cependant, il m'aura fallu une année pour trouver mes marques, repères, et developper un début de réseau pour cela. Je suis introvertie, j'ai donc fait les choses à mon rythme. Pour d'autres, cela se passerait probablement autrement. 4. Pour le moment Rien n'est parfait. J'ai le sentiment d'être dans une bulle. Où il se passe des choses, certes, mais une bulle quand même. Il est injuste de comparer Rdl à une plus grande ville, et le fait qu'elle se trouve dans une région à la démographie en berne n'aide pas. Alors, oui, la diversité (de tout) me manque. J'ai parfois le sentiment d'enfermement. C'est paradoxal, vu l'espace. Et pourtant. Je pense que c'est fortement lié au fait que je n'ai pas de voiture, et qu'il n'y a pas de système de transport en commun peu onéreux (covoiturage bonjour). Moi qui ai grandi sur une frontière, ça me rassure qu'il y en ai deux pas trop loin: celle avec le Nouveau Brunswick et celle avec le Maine. J'ai hâte d'y aller. Peut-être un jour, irais-je explorer d'autres provinces, voire m'y installer. Ou changer de pays. Rien n'est figé. Il est sans doute un peu tôt pour me plaindre du manque d'opportunité dans le secteur culturel. Il faut passer par la sacro-sainte première expérience québecoise dans son domaine, pour ne plus être une simple inconnue. Par ce qu'à compétence égales, acquises en France, si personne ne vous connait, ça m'a l'air fermé. Et d'un coté, je peux comprendre. Je dois réapprendre à écrire et parler à la québécoise. Ca prend du temps, d'apprendre les codes de la communication écrite. Et de l'humilité, quand on pensait avoir une jolie plume et qu'ici, ça passe moins, dans les communiqués. Mais je le dis, aux gens avec qui je travaille, et je regarde comment font, disent, écrivent ceux que j'admirent. Et corrigent mes textes. J'essaie de m'en inspirer, d'écouter les conseils, tout en gardant mon propre style. Ca prend du temps. Peut-être vais-je devoir envisager que mon boulot alimentaire ne soit pas similaire à ce que je faisais, avant. C'est encore un peu trop tôt pour le dire. Cependant, la relative frustration coté travail, ne me fait pas oublier la gentillesse des gens, ici. La beauté du cadre, le calme. Je vais relativement souvent à Montréal et ça me frappe ces derniers mois : l'énergie dépensée pour lutter contre le bruit, la fatigue de la pollution etc. Dans le Bas Saint-Laurent, la beauté du trajet m'émeut à chaque fois. On ne s'habitue pas à la magie du paysage le long du bas du fleuve, là où j'entend parfois les gens dirent "la mer" pour parler de lui. Et l'hiver, me demanderez-vous? Et bien, j'entame mon deuxième, avec déjà quelques jours très rudes, qu'il y a plutôt en janvier. Il parait qu'il est plus rigoureux que dans les grandes villes. Pour m'être déplacée pendant cette période à Québec et à Montréal, je confirme. Et je précise que j'ai été en tournage en plein janvier à l'extérieur et par moins 20 degrés Celsius. Pour le moment, ça ne me gène pas. Ce qui a été dur cette année, c'est l'absence de printemps. Les derniers tas de neige ont fondu en juin. Juin a été moche, gris et pluvieux. Et ensuite, direction l'été en juillet. Qui, excepté les périodes de canicules, est vraiment splendide, et agréable dans le bas du fleuve. Même qu'on peut y voir des baleines, et des phoques. Moi j'ai vu des bélugas. 5. En conclusion (temporaire) Mais je vous dirai autre chose aussi. La semaine dernière, quand la première grosse neige est tombée, avec des flocons épais et dignes d'un conte de fées, j'ai levé le visage vers le ciel pour les regarder tomber, et les sentir sur mon visage. Comme je le faisais enfant. Et d'un coup, comme ça, par surprise, je me suis sentie chez moi. Pour combien de temps, je ne sais pas, mais ce sentiment là, c'est déjà, en soi, bien assez.
  9. J'ai été un peu expéditive quand j'ai dit inexistante, pardon RDL ! Tu peux aller boire un verre en sortant du boulot si ton boulot s'arrête à 17h sans problème, c'est même ce qui se fait massivement. Mais manger un kebab (ou autre) après 22h, si on veut autre chose que les chaines de fast-food, ben c'est pas possible. Personnellement, j'ai un rythme plus tardif (j'avoue qu'à 17h, j'ai du mal) et il se trouve que je travaille souvent tard au CEGEP (beaucoup de montage à faire sur place, les logiciels étant sur les mac du CEGEP) et je pars à la fermeture souvent après 22h, à ce moment là, les restau, café et bar qui sont sur mon trajet où je vais d’habitude sont fermés. Mais je suis arrivée à l'automne, et certains établissement ont des horaires de basse saison, j'ose espérer que ça sera plus ouvert les beaux jours revenus. Sans doute des cafés / bars sont-ils ouverts largement après 22h mais ce n'est pas là où j'ai forcément envie de me rendre (oui toi le bar à pole dance, c'est de toi dont je parle ). Alors il y a bien le A&W, Mac Do, et un PFK si on veut manger mais je précise que je n'y vais pas particulièrement et encore une fois, mon rayon est limité parce que je sus à pied, donc trop loin pour moi. Et on n'y sert pas de bière ;-) Disons, que mon rythme et le rythme de RDL ne s'accordent pas tout à fait sur les horaires pour manger et boire et c'était déjà le cas en France aussi, mais comme j'habitais une grande ville, ça allait. De manière générale je ne suis pas très 9 à 5. C'est certain qu'une plus grande ville (Montréal pour ne pas la nommer) de ce coté là m'irait mieux. Mais là, je suis concentrée sur mes études, donc ce n'est pas plus mal, et encore une fois ce sont des petits inconvénients dont je m’accommode sans souci.
  10. Heu... Merci ?! J'espère que ça se passe bien de votre coté, ta famille et toi !
  11. Bonjour, Six mois ce n'est pas grand chose mais comme je suis dans une ville rarement évoquée dans le forum, je tenais à en parler quand même un peu. A vrai dire, j'ai d'abord passé 3 mois à Montréal chez un membre de ma famille, et ça m'a permis de trouver deux petits boulots en l'espace d'une semaine. J'ai trouvé le premier en démarchant les commerces du quartier, et le deuxième via une agence de placement. Les deux étaient temporaires, ce que je recherchais, étant donné que j'allais m'installer à Rivière-du-Loup en septembre. Début 2017, une fois la VM faite, je m'étais demandé si ce n'était pas l'occasion de changer de métier. J'avais plusieurs pistes, mais pas de réseau et qui plus est, le membre de ma famille qui s'était installé à l'automne 2016 à Montréal m'avait fortement incité à regarder les formations. Je n'avais pas spécialement envie de retourner aux études mais on m'a parlé des AEC, des formations courtes (l'équivalent des DEC mais sans les matières générales) et j'ai regardé dans trois domaines qui me plaisaient. Mes critères étaient simples : formation courte, professionnalisante, dans un CEGEP public. Celles qu"offrait le CEGEP de Rivière-du-Loup dans le domaine du cinéma et de la vidéo répondaient à mes critères, et j'étais pile dans les délais pour soumettre ma demande. Deux mois plus tard, j'ai eu le plaisir d'être acceptée dans deux programmes courts (3 sessions en tout). Honnêtement, sans ça, comme beaucoup, je ne serai pas forcément allée plus loin que Montréal (même si les régions étaient dans un coin de ma tête dès les démarches fédérales) étant donné qu'en France, j'étais une citadine heureuse. Mais j'ai grandi à la campagne, et y retourner ne me faisait pas peur, je crois même qu'à ce moment de ma vie, c'était bienvenu, finalement. J'avais commencé à prendre mes repères et le rythme à Hochelaga, que j'ai fini par trouver attachant, que c'était parti pour Rivière-du-Loup. Les montréalais dont j'ai fait la connaissance me taquinaient sur le fait que j'allais m'y enterrer, et que si je comprenais les gens là-bas, je comprendrais tout les québecois sans problème, et si je survivais à l'hiver là-bas, j'y survivrai partout... Bref, la fable rat des villes / rat des champs, métropole vs région etc, rien de nouveau sous le soleil ! En tout cas ça m'a permis de découvrir cette très jolie petite ville de la rive sud du Saint-Laurent, d’où on peut observer les baleines sur le fleuve et parfois voire des aurores boréales (j'ai hâte !). En fait, je comprend mieux les louperivois (et les madelinots aussi apparemment, il y en a un dans ma classe et le propriétaires de mon logement l'est aussi :-) ) que les montréalais que j'ai pu croiser ;-) ! En un mot comme en cent, je suis ravie. La ville est charmante, et bien que je n'ai pas de voiture, je m'arrange pour faire les choses à pied, vu que je ne suis pas loin du centre-ville. Le CEGEP est plus loin, mais 4 km de marche quotidienne ne font pas de mal pour quelqu'un d'aussi peu sportif que moi. Je craignais que ça ne devienne plus difficile avec la neige, vu que la ville est en cote, mais pour le moment ça va. Si on a une voiture, c'est encore mieux, sinon il y a des taxis. La ville est pourvu de nombreux commerces et chaines, d'un hôpital, plusieurs cliniques, un CLSC, et d'un superbe parc naturel en pleine ville, le parc des Chutes, une bibliothèque, des librairies, des cafés, bars et des micro brasseries. Je découvre avec bonheur le monde des IPA. Ce qui me frappe à RDL, c'est le dynamisme "disproportionné" pour une ville qui ne fait que 20 000 habitants. Vu l'activité économique et culturelle, on s'attend à une population d'au moins le double. La seule chose qui me fait un peu de peine, c'est qu'il n'y a pas de vie nocturne, tout ferme à 22h, et en saison d'hiver, certains bars sont carrément fermés plusieurs jours par semaines. Peut-être cela s'arrange-t-il dès le printemps, j'espère en tout cas. Pas que je suis une fêtarde, mais j'ai un rythme de vie très... artiste ou méditerranéen (selon les points de vue) en terme d'horaires. Mais il y a très beau cinéma centenaire, un musée, un centre culturel qui programme plein de choses (spectacle, conférences, concerts...), des lieux de culture alternatifs, et beaucoup, beaucoup d'initiatives que ce soit commerciales, entrepreneuriales ou culturelles. J'en ai certainement oublié, ça foisonne vraiment de ce coté là. Vu que j'ai toujours été dans le domaine culturel au niveau professionnel, je suis ravie. Personnellement, je trouve qu'il y fait bon vivre. Moi qui trouvait Montréal un vrai repos face au stress au travail que je connaissais en France, RDL, c'est encore plus détendu, et le cadre est tout simplement magnifique. Je ne suis pas en train de dire que tout est idyllique, simplement je m'attache à ce qui est positif. La gentillesse de gens, le beau cadre de vie, un loyer pas cher !, le calme, et un programme AEC vraiment bien et des profs dévoués et abordables. Bien sur, plein de choses me manquent que je peux trouver facilement à Montréal, tout comme c'est bien sur difficile d'être séparée de ses amis et sa famille, et à certaines petites douceurs qui étaient facilement accessibles manquent un peu, parfois (j'ai renoncé au fromage et au vins pour le moment. Pas qu'ici on n'en trouve pas de qualité, mais c'est très cher, dès qu'on sort des pâtes type gouda et cheddar). Mais je ne m'y attarde pas. J'avais décidé de ramener mes affaires personnelles auxquelles je tenais vraiment et je ne regrette pas cette décision, ça m'aide vraiment à me sentir chez moi et faire la transition, en plus de m’éviter d'avoir à racheter certaines choses. Le seul point noir, surtout pour mon budget d'étudiante, c'est la nourriture, que je trouve chère pour une qualité souvent médiocre. Et je suis sidérée du prix des légumes. J'ai découvert un système de paniers de légumes produits localement, mais seulement pendant la belle saison, j'ai hâte que le marché public rouvre. De manière générale, pour moi cela reste des petits inconvénients dont je m’accommode assez bien (ou que j'essaye de contourner, avec le prochain envoi de fromage et vin depuis la France ;-) ). Avoir un membre de ma famille proche à peine à quelque centaines de km (au lieu de milliers) aide aussi beaucoup. La première tempête est tombée mardi, et je suis enchantée du paysage. Pour le moment, les températures sont du domaine du connu (je viens d'Alsace et les - 15 ne sont pas rares), ce qui peut rendre les choses plus difficile c'est le vent chargé d'humidité du vent. On verra à la fin de l'hiver ! Je parle pour le moment de mon expérience vécue en tant qu'étudiante ici. Les profs et les étudiants québécois nous font comme une intégration en accélérée grâce aux réponses à nos nombreuses questions sur comment fonctionnent les choses de la vie courante et nous donnent plein de trucs et astuces. Bref, ils nous font gagner un temps précieux à moi et aux autres étudiants français. Je n'ai pas encore eu le temps d'explorer le Bas Saint Laurent, mais je profiterais des vacances pour visiter Kamouraska et Rimouski pour commencer. Au début mon plan était de faire ma formation, créer mon réseau et retourner à Montréal. Je n'en suis plus aussi certaine tant les opportunités me semblent nombreuses ici. Cela m'apparait désormais de l'ordre du possible de pouvoir me lancer en tant que travailleur autonome en région. C'est sur que quand on pense cinéma / vidéo, c'est Montréal qui vient en premier à l'esprit. Mais s'il y a beaucoup d'offres dans la métropole, il y a également plus de concurrence. En tout cas, je suis au moins jusqu'à fin 2018/ début 2019 à RDL, et je verrai ce que ça donne d'ici là.
  12. Nath, de quels délais parles-tu ? Des rdv dans un bureau d'immigration au Canada ? Pour ma part, je n'en ai aucune idée, j'attends la réponse à mon courriel. Si c'est plus qu'une semaine, ce sera le tour du poteau pour moi !
  13. CRP reçue aujourd'hui à mon adresse en France ! On va me les réexpédier dans la foulée via Fedex ou Chronopost, bref, un envoi en 24h. J'espère l'avoir mardi. Quand on réside déjà au Canada et qu'on veut valider sa CRP, il y a une alternative au tour du poteau, qui consiste à prendre rdv dans un bureau de l'immigration près de chez soi (en passant par le formulaire web http://www.cic.gc.ca/francais/centre-aide/reponse.asp?qnum=748&top=22) Je vais voir si je peux avoir un rdv à Montréal dans un délai court, sinon ce sera le tour du poteau !
  14. parisimmigration@international.gc.ca en précisant bien dans l'objet et le corps ton numéro de demande.
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