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dannym171

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  1. La pénurie de main-d'oeuvre frappe tout le Québec. Et elle frappe fort. Les employeurs font des pieds et des mains pour attirer de nouveaux travailleurs. En attendant, ça commence à coûter cher en investissements perdus ou en profits envolés. Pour amorcer une grande série de sept jours sur ce problème majeur du Québec, La Presse s'est rendue à Drummondville, où la situation est critique. Rue Rocheleau, en plein coeur du parc industriel de Drummondville, d'immenses panneaux ornent les façades des entreprises. « Nous embauchons ! Nous recrutons ! T'aimes pas ta job ? On t'embauche ! » Certains employeurs n'hésitent pas à abattre leurs cartes d'entrée de jeu : « Trois semaines de vacances la première année ! » Il n'y a pas de doute, la pénurie de main-d'oeuvre que connaît actuellement le Québec se fait sérieusement sentir dans cette ville qui fut autrefois le royaume de l'industrie textile. Mais si Drummondville connaît maintenant une incroyable renaissance après avoir adroitement diversifié ses activités, elle doit aussi déployer beaucoup d'efforts pour attirer et conserver la main-d'oeuvre. « Sur mes 275 camions, j'en ai 50 qui sont parqués dans la cour, sans chauffeur, dit Denis Coderre, président de SGT 2000, une importante société de transports routiers de la région. Chaque semaine, je refuse des contrats. Ça représente des pertes énormes. Pour le moment, mon entreprise arrive à fonctionner. Mais les 50 camions qui ne bougent pas, ce sont mes profits qui s'envolent. » Agrandir Denis Coderre, président de SGT 2000 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Pour Claude Fournier, président-directeur général de Sixpro, une entreprise de revêtement de surface sur pièces métalliques qui rassemble 200 employés, cette pénurie de main-d'oeuvre est un frein majeur. « Je pourrais prendre 25 employés de plus, dit-il. Ça nous permettrait d'ajouter un quart de travail complet le soir. Depuis un an, on doit sélectionner nos clients. On est en mode support plutôt qu'en mode développement. » Les effets de cette pénurie de main-d'oeuvre sont le sujet de conversation le plus courant à Drummondville. « Cela a un impact sur nos délais de livraison qui augmentent énormément, dit Jocelyn Lemire, propriétaire de Lemire Précisions, une entreprise de 75 employés qui fabrique de petites pièces pour les secteurs de l'automobile et de l'électroménager. Lee heures supplémentaires sont devenues un bar ouvert. Les gens s'essoufflent, on a de plus en plus de mal à leur demander de travailler davantage. » Liette Beaudoin, directrice générale de la fromagerie et du restaurant Lemaire, véritable symbole drummondvillois qui emploie une centaine d'employés, n'hésite pas à qualifier la situation d'épouvantable. Il lui arrive régulièrement de fermer ses portes plus tôt que prévu, faute de personnel. « Il y a trois semaines, j'ai dû fermer à 17 h, un samedi. On avait du mal à barrer les portes tellement les clients voulaient entrer. J'avais une seule employée alors qu'il m'en aurait fallu une dizaine. J'évalue que j'ai perdu plusieurs dizaines de milliers de dollars en revenus au cours de l'hiver. » Maraudage et avantages Cette pénurie crée un important mouvement de personnel au sein des entreprises et des commerces de Drummondville et des environs. « Les gens sont très sollicités, dit Claude Fournier. Tout le monde est en mode embauche, ici. » Plusieurs employeurs n'hésitent pas à faire du maraudage auprès de la concurrence. « Je l'avoue, je l'ai fait, reconnaît Liette Beaudoin. Je suis allée dans la concurrence pour dire à des employés que s'ils voulaient changer d'emploi, ils pouvaient venir me voir. D'autres l'ont fait avec mes employés. » Agrandir Liette Beaudoin, directrice générale de la fromagerie et du restaurant Lemaire PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Il y a aussi la pression de voir certains employeurs offrir de généreux avantages afin d'attirer les candidats. « C'est sûr que lorsque tu entends à la radio des publicités annonçant des salaires à 30 $ de l'heure, c'est dur », dit Jocelyn Lemire. Ces jeux de maraudage se sont calmés au cours des derniers mois au profit d'une stratégie d'avantages personnalisés. Et pour cela, certains employeurs font preuve de créativité. Dans la salle de réunion où nous avons rencontré Jocelyn Lemire, on pouvait lire sur le panneau rassemblant la liste des avantages offerts aux employés : « Couches fournies pendant les six premiers mois de naissance ». Cette pénurie de main-d'oeuvre a évidemment modifié le rapport de forces entre employeurs et futurs employés. « Les candidats posent leurs conditions dès le départ. Certains ne veulent pas travailler le soir ou le week-end, ils négocient leurs vacances et ils nous disent qu'ils veulent pouvoir prendre congé quand ils le souhaitent. » - Liette Beaudoin Au restaurant Chez Horace, rendez-vous incontournable du midi pour les travailleurs, les personnes interrogées nous ont dit que pour ceux qui souhaitent bouger, les choses se passent plutôt bien. « C'est plus facile de gravir les échelons », nous a confié un trio d'employés d'Énergir. Rencontrée devant le Centre d'emploi de Drummondville, Magally Diaz, jeune femme d'origine colombienne, a rapidement trouvé un emploi dans un CPE. « J'aimerais maintenant décrocher un poste d'éducatrice, ce qui est ma vraie profession. Il faudrait que l'on reconnaisse ma formation. » La voie de l'immigration Pour plusieurs entrepreneurs de Drummondville, la main-d'oeuvre étrangère est la grande solution à cette pénurie. Jocelyn Lemire fait partie de ceux-là. Celui qui est à la recherche de 18 nouveaux employés nous dit qu'il vient d'embaucher six employés mexicains. « Ils vont arriver à la fin de l'année », dit-il. La Société de développement économique de Drummondville (SDED) organise régulièrement des missions de recrutement à l'étranger. Ces opérations portent leurs fruits. « On rentre des Journées Québec à Paris. On a signé des ententes avec 70 travailleurs. Ils vont arriver au cours des prochains mois. Il y a quelques mois, on était à Tunis. On a signé avec 60 travailleurs. » - Martin Dupont, directeur général de la SDED Il y a un an, l'équipe du module Attraction et développement de la main-d'oeuvre de la SDED comptait une seule personne. Aujourd'hui, ce département rassemble six employés, dont une avocate chargée de veiller au bon traitement des dossiers d'immigration. Au défi d'accueillir les travailleurs étrangers s'ajoute celui du logement. Comme Drummondville vit également une pénurie dans ce domaine, certains patrons ont décidé de prendre les grands moyens. « On a loué tout ce qui était disponible autour de l'entreprise, dit Claude Fournier. On meuble ces appartements. Cela fait en sorte que lorsque le travailleur arrive, il a moins de pression. » Une fois installés, les travailleurs remboursent chaque semaine les frais de location. L'arrivée des travailleurs étrangers a considérablement changé le paysage culturel de Drummondville. Encore là, des dirigeants d'entreprise ont décidé d'agir. « On vient d'embaucher un consultant qui nous offre une formation sur la culture française, explique Claude Fournier. Ces gens parlent français comme nous, mais c'est à peu près la seule ressemblance que nous avons. Ils ont des coutumes bien à eux et le marché du travail en France est différent du nôtre. On fera la même chose avec les Français en leur parlant de la culture québécoise. » Le 17 juin, on organise à Drummondville l'évènement Un emploi en sol québécois. « Un autobus transportant 50 candidats potentiels va venir chez nous, explique Yves Chabot, directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de Drummond. Ce sont des immigrants qualifiés qui peuvent faire plusieurs rencontres d'un seul coup. On compte beaucoup là-dessus. » Drummondville en chiffres 75 000 : nombre d'habitants (103 000 sur le territoire la MRC) 43 ans : âge moyen des habitants de Drummondville 670 : nombre d'entreprises manufacturières sur le territoire de la MRC de Drummondville (plus une centaine de PME ou entreprises) 70 : nombre de nouvelles entreprises installées ou créées sur le territoire la MRC de Drummondville au cours de la dernière année 2300 : nombre de commerces 5,7 % : taux de chômage dans le Centre-du-Québec (la moyenne québécoise est de 5,4 %) Sources : Société de développement économique de Drummondville (SDED), Chambre de commerce et d'industrie de Drummond (CCID) et Statistique Canada Agrandir Alexandre Cusson, maire de Drummondville et président de l'Union des municipalités du Québec PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE « Il y a des investissements qui ne se font pas » Alexandre Cusson est maire de Drummondville depuis 2013. Celui qui assure également la présidence de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) croit que la pénurie de main-d'oeuvre est une menace importante à notre développement économique et que nous avons tort de l'ignorer. Rencontre avec un homme qui a décidé de prendre les devants. Pourquoi la région du Centre-du-Québec, et plus particulièrement Drummondville, est-elle sérieusement touchée par la pénurie de main-d'oeuvre ? Parce que l'économie va bien ! Il y a eu plus de 1 milliard de dollars en investissements chez nous au cours des cinq dernières années. La population connaît une forte croissance. Nos PME vont très bien. Nous sommes clairement victimes de notre succès dans le secteur manufacturier, qui a explosé au cours des 20 dernières années. Cette pénurie se manifeste de quelle façon chez vous ? Quand je suis arrivé à la mairie en 2013, les entrepreneurs qui voulaient venir s'installer chez nous me demandaient combien coûtaient les terrains ou à combien s'élevaient les taxes. Aujourd'hui, on nous demande comment on va faire pour les aider à trouver de la main-d'oeuvre. CGI, qui vient d'installer son centre d'excellence chez nous, vise l'embauche de 300 personnes. C'est notre rôle de les accompagner là-dedans. Avez-vous l'impression que les candidats ont le gros bout du bâton, si je peux m'exprimer ainsi, et qu'ils sont en mesure de faire des choix ? Oh que oui ! Les entrepreneurs ont beaucoup de difficulté à recruter pour les horaires de week-end ou de nuit. Les gens peuvent facilement trouver quelque chose de mieux ailleurs. Des employeurs me disent que les rôles se sont inversés. Autrefois, ils dirigeaient les entrevues avec les candidats ; aujourd'hui, ils ont le sentiment que ce sont les candidats qui les passent en entrevue. Depuis plusieurs années, Drummondville participe aux Journées Québec à Paris. Dans quels autres pays recrutez-vous ? On a de très bons contacts avec la Tunisie, où nous étions il y a quelques semaines. Je me souviens que lors d'un évènement organisé à Montréal, j'étais assis à côté du maire de Tunis. J'avais osé lui dire que je faisais du recrutement chez lui. Un autre maire aurait mal pris cela. Lui m'a dit que plus je faisais cela, plus je réduisais son taux de chômage, plus il avait des chances d'être réélu. La main-d'oeuvre immigrante, c'est la grande solution au problème ? C'est l'une des quatre solutions. La formation en est une autre. Il faut être plus agile. Quand un besoin se fait sentir, le temps que nous mettons à mettre sur pied un programme de formation, le besoin n'est plus là. Il y a aussi la rétention. C'est bien beau faire venir des gens de l'extérieur, mais il faut les garder. Finalement, il y a tout ce qui touche la transformation, l'adaptation aux technologies et à la robotisation. Il n'en demeure pas moins que vous consacrez beaucoup d'énergie au recrutement à l'international. On a même créé un département Attraction et développement de la main-d'oeuvre. Le problème, c'est que les immigrants s'installent à Montréal, alors que les emplois sont en région. Et le recrutement dans d'autres régions du Québec, c'est une voie ? Je peux bien aller faire de la publicité dans le Bas-Saint-Laurent pour dire qu'il y a des jobs chez nous. Mais on va juste déplacer le problème. On va dévitaliser l'autre région. Vous qui assurez la présidence de l'UMQ, vous échangez avec d'autres maires. La situation ailleurs est-elle comparable à ce que vous vivez ? Quand la pénurie a commencé il y a quelques années, c'était dans des domaines très ciblés. Le gouvernement du Québec et celui du Canada étaient en mesure de faire des listes des secteurs à risque. Mais aujourd'hui, je peux vous dire que cette pénurie touche tout le monde et tous les domaines. J'ai remarqué toute la journée que les entreprises de votre région font preuve de beaucoup de créativité et déploient beaucoup d'énergie pour lutter contre ce problème, notamment pour mieux combler les employés. Oui, et cela a un effet sur la qualité de vie au travail. Certains patrons ont créé un gym dans leur entreprise. J'ai même entendu parler d'une entreprise où des patrons, lors des tempêtes de neige, vont déneiger les voitures de leurs employés avant la fin de leur quart de travail. Ces travailleurs qui arrivent de l'étranger changent le paysage culturel de votre ville. C'est un autre gros défi pour vous et l'ensemble des citoyens ? Il y aura toujours des extrémistes qui vont s'exprimer, mais c'est une infime minorité. Pour le reste, ça se passe très bien. Il y a 20 ans, si on avait vu quelqu'un de couleur dans la ville, on l'aurait vite remarqué. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Avez-vous l'impression que nous minimisons l'importance de cette pénurie de main-d'oeuvre ? Je suis très préoccupé par les investissements qui ne se font pas, par ces commandes qui ne se font pas. Actuellement, il y a des entrepreneurs qui se disent que s'ils n'ont pas la main-d'oeuvre, ils vont aller ailleurs. Et cet ailleurs, ce n'est pas le Québec. Ces investissements qui ne se font pas sont la plus grande menace au développement des régions du Québec. Il faut agir vite. Il faut cesser de dire que la pénurie de main-d'oeuvre n'existe pas. https://www.lapresse.ca/actualites/201906/16/01-5230436-au-coeur-de-la-penurie-de-main-doeuvre-du-quebec.php
  2. Hugo Pilon-Larose La Presse (Québec) Le président de l'Association québécoise des avocats et avocates en droit de l'immigration, Guillaume Cliche-Rivard, juge « inexplicable, illogique et insensé » que Québec n'ait accepté en mai que 64 dossiers d'une pile de 18 000 dossiers non traités qui s'étaient accumulés sur ses bureaux au fil des années. Dans le projet de loi 9 réformant le système d'immigration, Québec propose d'annuler ces 18 000 dossiers qui avaient été déposés avant une réforme du précédent gouvernement libéral et qui devaient être traités selon le principe du premier arrivé, premier servi. Or, l'article qui proposait d'annuler les dossiers lors du dépôt du projet de loi (et non au moment de son adoption) a été contesté devant les tribunaux. Le gouvernement Legault a finalement été forcé de poursuivre leur traitement le temps que le projet de loi soit adopté par l'Assemblée nationale. Les parlementaires voteront d'ailleurs samedi au Salon bleu sur ce projet de loi alors que Québec a recours au bâillon pour l'adopter avant la fin de la session. En mai, selon des chiffres obtenus par l'Association des avocats en droit de l'immigration, le ministère de l'Immigration a traité 633 dossiers. De ce nombre, 64 ont été acceptés et 459 ont été refusés, entre autres. « Avec un taux d'acceptation de 10 % en période de pénurie de main-d'oeuvre, alors qu'on sait qu'il y a 120 000 emplois de disponibles au Québec, c'est inexplicable, illogique et insensé. On avait historiquement un taux d'acceptation de 40 %. Rien n'explique ce 10 % », a affirmé vendredi Me Cliche-Rivard. « Un taux d'acceptation de 10 %, ça n'apporte rien à personne. Tout le monde perd au change avec ça », a-t-il ajouté. En matinée, vendredi, le premier ministre François Legault a justifié l'utilisation du bâillon pour adopter le projet de loi réformant le système d'immigration pour « le bien de l'économie ». « On ne peut pas traiter [18 000 dossiers] selon les critères qui existaient à l'époque, parce qu'ils ne répondent pas aux besoins des entreprises », a-t-il affirmé. https://www.lapresse.ca/actualites/politique/201906/14/01-5230181-dossiers-dimmigration-non-traites-64-demandes-acceptees-en-mai.php
  3. Bienvenue en Abitibi-Témiscamingue camarade, je te souhaite le succès dans ton intégration et ta vie en région, on n'a besoin de vous!
  4. Publié le 13 juin 2019 à 07h00 | Mis à jour à 07h07 Pénurie d'enseignants: des candidats recrutés en France et en Belgique Agrandir La Commission scolaire de Montréal prévoit qu'en août, il devrait lui manquer une centaine d'enseignants. PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE Louise Leduc La Presse Les missions de recrutement à Paris et à Bruxelles du début de juin ne régleront qu'une toute petite partie de la pénurie d'enseignants dans la métropole, mais les trois commissions scolaires francophones de l'île de Montréal se disent satisfaites des quelque 90 promesses d'engagement ou emplois conditionnels offerts. La Commission scolaire de Montréal (CSDM) prévoit qu'en août, il devrait lui manquer une centaine d'enseignants. Si les choses se passent comme l'an dernier à la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, il pourrait en manquer aussi près d'une centaine. La commission scolaire de la Pointe-de-l'Île rappelle pour sa part avoir dû embaucher l'an dernier 197 enseignants non légalement qualifiés. Vu ces pénuries, les trois commissions scolaires francophones de Montréal ont donc organisé deux jours de recrutement à Paris, qui ont très bien marché, et une journée à Bruxelles, qui a été moins courue. Quelque 125 enseignants européens s'y sont présentés. « Je partais en mission avec 25 postes à pourvoir, conformément à l'entente que nous avions avec le syndicat. Nous avons décroché 24 contrats dûment signés. C'était très émouvant, plusieurs nous ont dit que ça allait changer leur vie », raconte Francyne Fleury, directrice générale adjointe aux ressources humaines à la CSDM. La commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, elle, indique avoir offert un emploi à une vingtaine de candidats. D'autres candidats sont en réflexion. La commission scolaire de la Pointe-de-l'Île a offert 45 promesses d'engagement, mais elle n'exclut pas de perdre certains candidats au profit des autres commissions scolaires. Des enseignants d'expérience Avant de partir, Francyne Fleury, de la CSDM, pensait qu'elle recruterait surtout des jeunes sans attaches qui avaient envie de partir à l'aventure. « Finalement, nous n'avons que cinq jeunes. Les 19 autres ont deux, trois ou quatre enfants et leur principale motivation est de faire vivre notre système éducatif à leurs enfants. » Carine Travers, qui a accepté un contrat de trois ans, a ce profil. Mère de deux adolescents, elle habite en région parisienne. « Notre rythme de vie, typique de Paris, nous laissait peu de temps pour la famille, raconte-t-elle en entrevue téléphonique. Mon mari part à 7 h, il rentre souvent à 21 h. On en a marre. On recherche une qualité de vie. » C'est l'adolescente de la famille, qui parle depuis des années de venir au Québec, qui a réactivé le rêve qu'avaient eux-mêmes ses parents quand ils étaient dans la vingtaine. Mme Travers laissera un pays lui-même aux prises avec des pénuries d'enseignants. « En maths, notamment. En France, l'enseignement, ce n'est plus un métier qui fait rêver. Les classes sont chargées, les salaires sont bas et nous n'avons pas d'aide. » C'est un peu beaucoup ce dont se plaignent les profs ici aussi... « Mais nous, nous n'avons pas d'orthophonistes ou d'orthopédagogues comme chez vous. Je suis seule avec 30 à 33 enfants. » Cela dit, elle ne pourra pas venir prêter main-forte à la CSDM dès la rentrée prochaine. Son mari, informaticien, doit d'abord se trouver un travail et ils doivent vendre leur maison. Ils prévoient arriver en 2020. Emmanuel Laforge, un Belge dont l'histoire a déjà été racontée dans La Presse, se propose de son côté d'être en classe au Québec dès le mois d'août. Cet instituteur qui enseigne depuis 20 ans avait d'abord reçu une fin de non-recevoir du ministère de l'Éducation, lui disant qu'il n'était pas assez qualifié pour enseigner ici parce que la formation des maîtres est plus courte en Belgique. C'est maintenant réglé, moyennant quelques équivalences à faire, mais rien d'urgent. « La commission scolaire Marguerite-Bourgeoys m'attendait carrément avec un contrat et m'a même promis de m'aider pour les démarches comme la recherche d'un appartement ou l'obtention du permis de conduire. » https://www.lapresse.ca/actualites/education/201906/12/01-5229969-penurie-denseignants-des-candidats-recrutes-en-france-et-en-belgique.php
  5. Radio-Canada Les nouveaux arrivants ont encore fortement tendance à vouloir vivre dans les grands centres d'après l'ancien sous-ministre Yvon Boudreau. Celui qui connaît bien les politiques touchant la main-d'oeuvre soutient que les régions éloignées, comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean, ne peuvent qu'en être désavantagées. M. Boudreau ne met pas de gants blancs pour décrire la situation. Les immigrants sont avant tout des citadins. Généralement, ce sont des gens qui quittent une ville pour arriver dans une autre où il y a plus de perspectives d’emploi et où ils sont susceptibles de rencontrer des gens de leur pays d’origine, souligne-t-il. En agissant de la sorte, ils pensent pouvoir atteindre une poignée d’objectifs: trouver du travail, côtoyer des personnes ayant des racines similaires aux leurs et ainsi se soustraire aux comportements intolérants. L’agent de liaison aux entreprises chez Portes ouvertes sur le lac, Eliot Lapointe, reconnaît que les nouveaux arrivants vont retrouver une société beaucoup plus multiculturelle en ville [qu’en région éloignée]. Par contre, il avance qu’en milieu urbain, ils risquent aussi d’être confrontés au phénomène de la ghettoïsation. M. Lapointe ajoute qu’il n’a pas le sentiment que les gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont plus intolérants que ceux de Montréal. Sont-ils plus racistes ou fermés? Je ne penserais pas, affirme-t-il, d’un ton ferme. Comme ils n’ont pas tellement été en contact avec les immigrants, ils ont seulement besoin d’une période d’ajustement, assure Eliot Lapointe. Yvon Boudreau avance, pour sa part, que si les Saguenéens et les Jeannois veulent espérer accueillir davantage de nouveaux arrivants, ils ne pourront pas se contenter seulement de s’adapter à eux. Il faudra aussi, à son avis, que les employeurs d’ici leur offrent de plus en plus d’emplois spécialisés comme ça s’est vu dans l’industrie minière en Abitibi ou dans le secteur éolien en Gaspésie, conclut-il. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1173948/nouveaux-arrivants-exterieur-grandes-villes
  6. Avec un revenu d'emploi médian de 44 797 $ et un taux de chômage à 3,8 %, l'Abitibi-Témiscamingue est en quelque sorte le Klondike du Québec, selon les données figurant dans le Bulletin statistique régional de l'Institut de la statistique du Québec(Nouvelle fenêtre). À 44 797 $, le revenu d'emploi y est plus élevé que celui de l'ensemble du Québec, est-il mentionné dans le rapport de l'ISQ. Ce sont les MRC de La Vallée-de-l'Or (46 785 $) et de Rouyn-Noranda (45 478 $) qui se démarquent particulièrement. Le revenu médian des hommes y est supérieur à celui des femmes, comme partout dans la province. En Abitibi-Témiscamingue, cette différence se traduit par 58 325 $ pour les hommes contre 34 653 $ de revenu médian pour les femmes. C'est l'écart le plus marqué de toutes les régions, mais celui-ci diminue très tranquillement. En 10 ans, la différence s'est amenuisée de 40,6 % à 44,4 %. 1,8 % de l'emploi et 1,8 % de la population Le nombre d'emplois était en hausse dans la région avec 76 500, ce qui représente 1,8 % de l'emploi total au Québec pour l'année 2018. Ce même pourcentage, 1,8 %, décrit aussi la population totale de l'Abitibi-Témiscamingue comparativement à celle du Québec. La croissance démographique régionale est faible, mais l'Institut de la statistique ne constate pas d'exode. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1172536/revenus-emploi-statistiques-abitibi-temiscamingue
  7. Aux prises avec une importante pénurie de personnel dans ses écoles, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) doit mettre un terme au programme de retraite progressive de ses enseignants. Une mesure qui, d'après la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), pourrait toutefois créer un « cercle vicieux » et ainsi aggraver la pénurie qu'elle est censée soulager. Selon la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, la direction a en effet dû refuser 76 des 86 demandes d’horaires allégés ou de retraites progressives qui lui ont été soumises pour l’an prochain en raison d’un manque criant de personnel. « On n’accepte que les dossiers pour cause humanitaire ou de santé », a précisé Mme Bourdon à l’émission Gravel le matin en prenant soin de préciser que ce n’est pas de gaîté de cœur que son administration a dû prendre une telle décision. Le programme de retraite progressive permet aux enseignants en fin de carrière de faire des semaines de trois ou de quatre jours pour leur permettre de quitter leurs fonctions de façon progressive. Or, c’est pour préserver la stabilité des élèves dans les classes que la CSDM a dû suspendre les horaires allégés, selon Cahterine Harel Bourdon, qui explique que des classes se sont retrouvées avec des professeurs suppléants différents chaque lundi pendant des semaines en raison de la pénurie de personnel combinée à des départs progressifs. « Parfois, nous étions tellement en pénurie de suppléants que nous n’arrivions plus à trouver un suppléant le lundi et on se retrouvait dans ce qu’on appelle des ''remplacements d’urgence''. Ça, ça veut dire que les autres membres du personnel de l’école doivent porter le fardeau de l’enseignant qui est en retraite progressive. » « Les parents venaient nous voir, nous écrivaient des courriels, nous appelaient pour nous dire qu’il y avait eu 11 [professeurs] titulaires différents dans la classe de leurs enfants et c’était dû à la retraite progressive. Comme employeur, ce n’est vraiment pas idéal. » Catherine Harel Bourdon, la présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) Photo : Radio-Canada À lire aussi : Pénurie d'enseignants « dramatique » à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys Pénurie d’enseignants au Québec Pénurie d'enseignants : des états généraux réclamés Un dilemme pour l'employeur Or, la direction de la CSDM, qui compte 8000 enseignants, ne doit pas composer qu’avec des absences pour retraite progressive, il y a aussi les congés de maladie, les congés parentaux ou encore les retraits préventifs lors de grossesses. Des situations qui sont fréquentes dans un milieu de travail très féminin, précise Mme Harel Bourdon. Bien que la suspension des retraites progressives soit une mesure temporaire, la présidente de la CSDM voit difficilement comment la situation pourrait s’améliorer à court terme si on en croit les données et prévisions de recrutement de professeurs pour l’année 2019-2020. Questionnée sur les effets négatifs d’une abolition des retraites progressives pour la santé et le bien-être du personnel en place, Catherine Harel Bourdon a réitéré que la direction n’a tout simplement plus le choix compte tenu de la pénurie de main-d’œuvre qui s’abat dans le système d’éducation publique. Actuellement, les commissions scolaires se disputent les professeurs suppléants disponibles, tellement le manque de personnel est criant, a déploré la présidente de la CSDM, qui souligne que le problème ne fait que s’aggraver d’une année à l’autre. Une « question de survie » pour les enseignants Josée Scalabrini, présidente de la FSE-CSQ Photo : Radio-Canada / Alice Chiche La présidente de la FSE, Josée Scalabrini, déplore que les demandes de retraite progressive ou encore de tâche allégée – comme elle en voit davantage – soient de plus en plus refusées au Québec. La FSE ne représente pas les enseignants de la CSDM, mais à peu près toute la province est aux prises avec la pénurie d'enseignants. « On est en train de créer un cercle vicieux », a regretté Mme Scalabrini en entrevue à Midi info. C'est, selon elle, « pour une question de survie » que les enseignants demandent des congés ou des réductions de tâche : « Ils sentent que la surcharge de travail les mène là où ils ne veulent pas aller. » Ils sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à se retrouver en congé d'invalidité, a souligné Josée Scalabrini. « Notre tâche est devenue tout sauf enseigner », a-t-elle dit. « Peut-on revenir à ce qu’on aimait? Peut-on revenir à l’enseignement? » Mme Scalabrini estime que Québec doit trouver le moyen de redonner aux jeunes le goût de devenir enseignants et rendre ses lettres de noblesse à la profession. « Pour ce faire, il va falloir donner des [meilleures] conditions, il va falloir repenser la composition de la classe. » « Nos jeunes qui seraient d’âge à rentrer à l’université, c’est ça qu’ils ont vu, dans les dernières années : les coupures et ce que vivaient les enseignants dans les classes. » Elle recommande au gouvernement de mieux soutenir et écouter les enseignants, de réduire la précarité en garantissant des charges complètes à ceux qui débutent leur carrière, et de ne plus prétendre que des classes sont régulières quand la majorité des enfants qui en font partie sont en difficulté. « On a détruit notre système sur 20 ans, on ne le reconstruira pas en trois mois d’ici la prochaine rentrée », a-t-elle noté. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1171374/csdm-penurie-enseignants-retraites-progressives-bourdon
  8. Ils viennent des Philippines, de Madagascar, de Belgique ou d’Haïti, et se retrouvent dans de petites communautés rurales du Nouveau-Brunswick. Comment sont-ils arrivés là? Des entreprises locales sont allées les recruter directement dans leur pays et leur ont offert une immigration « clé en main », afin de survivre à la pénurie de main-d’oeuvre qui sévit partout au Canada. Un dossier de : Nicolas Steinbach Un texte de : Anaïs Brasier Photographies : Nicolas Steinbach Édimestre : Monique Bourque Publié le 29 avril 2019 Lorsque les Belges André et Gaëtana Bellano sont arrivés au Nouveau-Brunswick avec leurs deux garçons en février dernier, leur nouvel employeur, l’usine d’abattage de poulets Sunnymel, à Clair, dans le Haut-Madawaska, avait pensé à tout, et ce, après avoir payé les quatre billets d’avion. À Clair, l'usine Sunnymel n'a pas eu d'autre choix que de se tourner vers le recrutement à l'étranger malgré de nombreux efforts pour trouver des employés dans la région. PHOTO(S) : RADIO-CANADA/NICOLAS STEINBACH Un de leurs nouveaux collègues est venu les chercher à l’aéroport de Fredericton et les a conduits jusqu’à leur nouveau domicile, à trois heures de route. Une maison toute prête, meublée, avec de la nourriture dans le réfrigérateur et un petit mot de bienvenue, les attendait. Un collègue les a aidés à remplir les différents papiers pour leurs permis de conduire, leurs cartes d’assurance maladie, leurs comptes bancaires et leurs numéros d’assurance sociale. Et maintenant, tous les matins et tous les soirs, des collègues s’occupent de les conduire entre leur maison et leur lieu de travail, parce que les Bellano n’ont pas encore accès au crédit pour s’acheter une voiture. « C’est vraiment une immigration clé en main », résume André. « Depuis le premier jour qu’on est arrivés ici, on a l’impression que les personnes, à peine quand on leur dit bonjour, c’est comme si on les connaît depuis des années. » ANDRÉ BELLANO https://ici.radio-canada.ca/regions/special/2019/penurie-main-doeuvre/
  9. Alors que ses concurrents ne savent plus où donner de la tête pour attirer leurs employés, un propriétaire d’une petite auberge du Bas-Saint-Laurent a trouvé la façon d’être épargné par la pénurie de main-d’œuvre en payant ses serveurs 30 $ l’heure. « Mes serveurs gagnent grosso modo une trentaine de dollars de l’heure. Peu importe l’heure à laquelle ils rentrent. On n’a pas trop de problèmes de main-d’œuvre », lance Hugues Massey, qui est chef copropriétaire de l’Auberge du Chemin Faisant, située à Témiscouata-sur-le-Lac. Pas un fardeau Contrairement au discours entendu par certains patrons de PME ou d’organisations patronales, M. Massey est loin de voir les salaires comme un fardeau à porter. « Pour moi, mes employés sont un actif. Un actif, tu veux le faire fructifier. Pour y arriver, je leur donne de bonnes conditions salariales et de bonnes conditions de Avec ses serveurs à 30 $ l’heure (incluant le pourboire) et ses femmes de chambre à 20 $ l’heure, l’Auberge du Chemin Faisant d’une quinzaine d’employés a un chiffre d’affaires de 350 000 $. « Le coût de la vie augmente pour tout le monde. Les employés ont besoin de valorisation autant financière que personnelle », ajoute Hugues Massey. Problème régional M. Massey ne prétend pas avoir trouvé « la » solution. L’homme qui porte aussi le chapeau de président de Tourisme Bas-Saint-Laurent connaît bien les maux de tête de ses collègues qui n’arrivent pas à trouver leur personnel. « Si je prends mes hôteliers à Rivière-du-Loup et Rimouski, je peux vous dire que la pénurie de main-d’œuvre est le plus gros frein à notre développement », observe l’administrateur de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec (Alliance). Mais dans son entreprise, Hugues Massey n’a plus ce problème depuis qu’il a gonflé les salaires. « Moi, sans le personnel à l’auberge, je ne suis rien », conclut-il. https://www.tvanouvelles.ca/2019/05/13/un-aubergiste-paye-ses-serveurs-30--lheure
  10. 40 000 assistés sociaux de moins au Québechttps://www.lesoleil.com/affaires/40-000-assistes-sociaux-de-moins-au-quebec-6de3aa93b36ab4d0d9d8ec1d6ab602b1
  11. Le taux de chômage au Québec s’est établi à 4,9 % en avril, soit le niveau le plus bas depuis 1976, année où Statistique Canada a commencé à compiler des données à ce sujet. Au Canada, il est de 5,7 %. Après s’être établi à 5,2 % en mars, en légère baisse par rapport à février (5,3 %), le taux de chômage a continué sa tendance baissière en atteignant 4,9 %, un creux historique. Par ailleurs, selon Statistique Canada, l'emploi a progressé de 38 000 en avril au Québec, essentiellement en raison de la création d’emplois à temps plein (environ 27 000). L’économiste Hélène Bégin du Mouvement Desjardins a souligné dans une note qu’il s’agit de «la plus forte hausse depuis décembre 2002». «Il est d’ailleurs étonnant que l’embauche de nouveaux travailleurs soit si importante étant donné le manque de disponibilité de main-d’œuvre», a-t-elle ajouté, tout en indiquant qu’il ne fallait pas «s’attendre à ce que la création d’emplois soit aussi forte au cours des prochains mois». Hélène Bégin estime que «la faiblesse du taux de chômage confirme une fois de plus que le bassin de travailleurs disponibles ne cesse de rétrécir au Québec». «Par rapport à 12 mois plus tôt, l'emploi dans la province a progressé de 75 000 (+1,8 %), la totalité de la hausse s'étant produite depuis octobre 2018», a ajouté l’agence fédérale. Hausse des salaires Pour sa part, l’Institut du Québec note que «la qualité des emplois au Québec est encore en légère baisse sur un an, mais elle poursuit sa remontée pour se rapprocher de son niveau d’il y a un an». En outre, le «resserrement du marché du travail semble enfin se traduire par une hausse des salaires», précise-t-on. Au pays, l'emploi a progressé de 107 000 en avril, notamment chez les jeunes. «Le taux de chômage a reculé de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 5,7 % à la suite d'une augmentation du nombre de personnes actives sur le marché du travail», a fait savoir Statistique Canada. La hausse de l'emploi s'est faite chez les jeunes de 15 à 24 ans, les personnes de 55 ans et plus et les femmes du principal groupe d'âge actif de 25 à 54 ans. En outre, le nombre d'employés a augmenté tant dans le secteur privé que dans le secteur public, alors que le nombre de travailleurs autonomes était inchangé. Sur un an, l'emploi a augmenté de 426 000 (+2,3 %) à cause de la création d’emplois aussi bien à temps plein (+248 000) qu’à temps partiel (+179 000). Outre le Québec, l'emploi a progressé en Ontario, en Alberta et à l'Île-du-Prince-Édouard, alors qu'il a reculé au Nouveau-Brunswick. Dans son analyse, l’économiste Benoit P. Durocher est d’avis que «les risques d’accentuation des pressions inflationnistes demeurent donc sous contrôle» et soutient que «la vive progression de l’emploi est une bonne nouvelle pour l’évolution future de l’économie canadienne». https://www.tvanouvelles.ca/2019/05/10/le-taux-de-chomage-au-quebec-a-49--en-avril
  12. Impossible de faire une comparaison avec le Québec, en raison d'une population différente soit 8 millions versus plus de 60 millions.La raison, on n'est passé de famille à 14 enfants versus 2-3 enfants aujourd’hui et dans les dernières années. Étant moi-même la dernière vague de bébé boomer, je peux vous assurer qu'il manque de jeunes pour prendre la relève.
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