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Bon, pour les nouveaux arrivants. Vous voulez une bonne éducation pour vos enfants et bien attendez vous à payer un max. Car notre système d'éducations à perdu bien des plumes dans les derniers 20 ans. Vous devrez les envoyer dans les écoles privées et ce n'est pas donné. Pour ce qui est de la santé, là c'est beaucoup plus simple, si vous habitez Montréal. Vous n'avez pas de médecins de famille, pas grave, vous prenez un taxi et les chances sont que c'est un médecin d'un autre pays qui conduit. Vous en avez de la veine non. Lui moins, car le diplômes d'ailleurs ne valent rien ici. Pendant ce temps, nous nous attendant des années pour des soins. À moins bien sure que vous avez le fric pour les soins privés. Alors dit simplement, si vous êtes riche comme Crésus, amenez vous! Et dans ce cas, je me demande pourquoi vous voudriez venir ici?

Rej

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Bon, pour les nouveaux arrivants. Vous voulez une bonne éducation pour vos enfants et bien attendez vous à payer un max. Car notre système d'éducations à perdu bien des plumes dans les derniers 20 ans. Vous devrez les envoyer dans les écoles privées et ce n'est pas donné. Pour ce qui est de la santé, là c'est beaucoup plus simple, si vous habitez Montréal. Vous n'avez pas de médecins de famille, pas grave, vous prenez un taxi et les chances sont que c'est un médecin d'un autre pays qui conduit. Vous en avez de la veine non. Lui moins, car le diplômes d'ailleurs ne valent rien ici. Pendant ce temps, nous nous attendant des années pour des soins. À moins bien sure que vous avez le fric pour les soins privés. Alors dit simplement, si vous êtes riche comme Crésus, amenez vous! Et dans ce cas, je me demande pourquoi vous voudriez venir ici?

Rej

Pas mal... "Rej" le troll ;)

C'est peut-être Mario Dumont, qui sait...

Redflag

Modifié par Redflag
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Bon, pour les nouveaux arrivants. Vous voulez une bonne éducation pour vos enfants et bien attendez vous à payer un max. Car notre système d'éducations à perdu bien des plumes dans les derniers 20 ans. Vous devrez les envoyer dans les écoles privées et ce n'est pas donné. Pour ce qui est de la santé, là c'est beaucoup plus simple, si vous habitez Montréal. Vous n'avez pas de médecins de famille, pas grave, vous prenez un taxi et les chances sont que c'est un médecin d'un autre pays qui conduit. Vous en avez de la veine non. Lui moins, car le diplômes d'ailleurs ne valent rien ici. Pendant ce temps, nous nous attendant des années pour des soins. À moins bien sure que vous avez le fric pour les soins privés. Alors dit simplement, si vous êtes riche comme Crésus, amenez vous! Et dans ce cas, je me demande pourquoi vous voudriez venir ici?

Rej

Pas mal... "Rej" le troll ;)

C'est peut-être Mario Dumont, qui sait...

Redflag

Le pauvre Mario n'est plus dans la game, comme on dit. Aussi bien comme ça. On est presque voisin. Moi de l'Estrie et toi la Montérégie

Rej

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En tout cas, Charest a trouvé la solution : on ne parle pas de choses qui fâchent au moment où les gens font leurs emplettes de noël ! Du coup, après avoir lancé des élections pour lutter contre la crise économique (quelle crise ?), les députés s'y attaqueront à partir du 15 janvier ! Parce que, dixit le journaliste, s'y mettre maintenant serait passé inaperçu aux yeux de la population. Et puis, ça laisse le temps aux députés de s'occuper de leur sapin de noël !

Si ça c'est pas de la positive attitude... :P

  • Habitués
Posté(e) (modifié)
Ce qui est pénible avec Redflag, c'est qu'à partir du moment où on dit que tout n'est pas rose, on est un troll. Tu n'as pas réussi en France donc la France est nulle. Et bien non, peut être que justement tu avais cette attitude "moi j'ai un super diplôme donc il faut me donner un super poste tout de suite". Entre les DESS et les Doctorats, il y avait des gens mieux qualifiés que toi. Faut savoir se remettre en question mon grand :unknw:

Faudrait aussi arrêter de "forcer le trait" et décrire la réalité telle qu'elle est. Le Québec peut offrir de très belles opportunités mais on ne va pas te les servir sur un plateau.

Hey Captain, tu sais très bien que la France laisse des milliers de jeunes (fortement) diplômés sur le carreau parce qu'il n'y a pas de boulot pour eux. C'est bizarre mais c'est ainsi. Je suis loin d'être le seul à qui c'est arrivé. J'ai vite appris que dans le nucléaire, fallait être ingénieur ou rien. Un ingénieur réacteur ne connaît rien ou presque à la radioprotection, encore moins à la radiobiologie, mais c'est LA formation qu'il faut pour travailler dans le domaine.

Je me suis remis en question justement : plutôt que d'accepter une job de siffleux de train à 1000 euros par mois pendant 5 ans à la SNCF, et d'oublier mes compétences, j'ai commencé à penser Québec dès mon stage de DEA. Six mois après mon arrivée, j'obtenais une job dans mon domaine. Au bout de quelques mois à peine, on m'a confié toutes les demandes de permis de radioactivité du laboratoire. Des premières demandes en plus, quelque chose de costaud. Comment se fait-il qu'une simple biotech de moins de 30 employés au Québec me trouve non seulement une job d'associé de recherche en biologie moléculaire/génétique/microbiologie, ma formation initiale, mais m'offre aussi tout ce qui a trait à la radioactivité dans la compagnie (demande de permis, rédaction des procédures, commandes du matos, des substances radioactives, de la gestion des déchets, cours de radioprotection...), ce qui correspond parfaitement à ma formation complémentaire, alors qu'en France, avec 50 centrales nucléaires, un domaine de plusieurs dizaines de milliers d'employés, une usine de retraitement des déchets, des sites d'enrichissement de l'uranium, des réacteurs expérimentaux, des PME dans le domaine, je ne trouve rien ? :blink: Faut qu'on m'explique.

C'est certain que les opportunités du Québec n'arriveront pas sur un plateau, mais comme tu aimes le dire, il y en a. Ça fait toute la différence.

Redflag

Modifié par Redflag
  • Habitués
Posté(e)
Hey Captain, tu sais très bien que la France laisse des milliers de jeunes (fortement) diplômés sur le carreau parce qu'il n'y a pas de boulot pour eux. C'est bizarre mais c'est ainsi. Je suis loin d'être le seul à qui c'est arrivé. J'ai vite appris que dans le nucléaire, fallait être ingénieur ou rien. Un ingénieur réacteur ne connaît rien ou presque à la radioprotection, encore moins à la radiobiologie, mais c'est LA formation qu'il faut pour travailler dans le domaine.

Ca prend peut-être aussi de bien se renseigner dès le départ sur les études dans lesquelles on se lance et leurs débouchés dans le pays où on vit, au lieu de réaliser ça au bout de 10 ans...

  • Habitués
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C'est amusant mais on a la même formation. Sauf que je n'ai pas attendu d'être en DEA pour me rendre compte qu'on ne me donnerait pas un super job parce que j'aurai un super diplôme. J'ai orienté ma formation en fonction des besoins du marché. Et je t'assure que ça a très bien marché ensuite. Il t'a fallu peut être un peu plus de temps pour comprendre qu'il ne suffit pas d'un diplôme et d'attendre. Encore une fois, c'est juste une question de comportement ;)

Même formation, orientée en fonction des besoins du marché ? Je suis curieux... j'aimerais en savoir plus...

À Geez: Ça m'a pas pris 10 ans. Une fois en maîtrise, j'étais un peu au courant de tout ça et ça ne me tentait pas de me réorienter complètement. D'ailleurs la radiobiologie-radioprotection était une forme de réorientation/ formation complémentaire, "à la DESS", car en plus d'avoir la formation bio de base, j'avais aussi celle du nucléaire civil. Donc supposément je m'ouvrais plus de portes.

J'ai failli faire un DESS de développement du médicament, mon métier actuel en fait, mais je trippais trop sur tout ce qui était "radioactif". J'y suis allé avec le coeur, et j'ai bien fait. Très peu de gens ont la formation que j'ai, il n'y a qu'un seul DEA de ce type en France, et je suis bien content de l'avoir intégré et réussi. Il y a 1 ou 2 autres formation proches, un DESS je crois, plus chimie des radionucléides.

Finalement je suis allé vers le médicament. J'aime ce que je fais, et ça paye un max... enfin, ici. ;)

Redflag

Modifié par Redflag
  • Habitués
Posté(e)
À Geez: Ça m'a pas pris 10 ans. Une fois en maîtrise, j'étais un peu au courant de tout ça et ça ne me tentait pas de me réorienter complètement. D'ailleurs la radiobiologie-radioprotection était une forme de réorientation/ formation complémentaire, "à la DESS", car en plus d'avoir la formation bio de base, j'avais aussi celle du nucléaire civil. Donc supposément je m'ouvrais plus de portes.

Je ne parlais pas de toi en particulier, mais ton exemple m'a fait aussi réagir sur le fait que plein de gens font plein d'études, parce que ça fait bien et/ou aussi pour pouvoir glander plus longtemps, parce que étudiant ça a des bons côtés (j'en sais quelquechose ^_^) en plus de faire plaisir à la famille.

Bien souvent, on choisit un truc parce que ça nous plaît, ça sonne bien, ça a l'air intéressant, il y a des jolies filles, ... sans forcément regarder s'il y a de réels débouchés à la fin ! Il faut dire aussi que les universités, grandes écoles, etc... rivalisent d'ingéniosité pour pondre des programmes, dont certains sont parfois en dehors des réalités économiques de la région ou du pays (en rajoutant à cela le fait d'être plus ou moins conditionné et/ou convaincu de se croire indispensable ou attendu comme le messie, par le simple fait qu'on est bardé de diplômes).

Mais après, il faut bien voir que c'est aussi de la responsabilité de celui ou celle qui se lance dans une filière de bien savoir où il met les pieds et où ça mènera à l'échéance. Parce que c'est souvent bien beau et très facile de chialer sur un système quand on y a participé par ses propres décisions et de le blâmer pour les responsabilités qu'on a pas prises soi-même.

En somme, ça revient un peu à ce que tu suggérais en parlant des opportunités que le Québec t'avaient offertes par rapport à la France. C'est peut-être aussi que tu ne te les étais pas créées, à cause de "mauvais" choix par rapport à la réalité du travail en France.

Maintenant, que tu aies trouvé ton bonheur ici, c'est très bien et ça devait peut-être faire partie de ton chemin personnel. ;)

  • Habitués
Posté(e)
:shok: Voilà, habitant en france et voyant le niveau de vie se dégrader de mois en mois, et surtout voyant la situation aux U.S.A. je me demande si à l'heure d'aujourd'hui il est fiable d'immigrer vers un pays sois disant economiquement fiable alors que le canada est quand même affilié à beaucoup de marché économiques et bancaires américains . J'avoue que les prix de l'immobilier ont quand même grimper aussi au canada et j'ai peur que ce merveilleux pays soit également pris dans l'infernale tornade économique, Merci de m'éclairer !!! :blush:

Le canada est officiellement en récession économique, le $ cad plonge a cause de la chute des prix des produits pétroliers.

ce n'est pas vraiment une crise au sens propre du mot mais un ralentissement de l'activité économique.

wait and see.

  • Habitués
Posté(e)
Je ne parlais pas de toi en particulier, mais ton exemple m'a fait aussi réagir sur le fait que plein de gens font plein d'études, parce que ça fait bien et/ou aussi pour pouvoir glander plus longtemps, parce que étudiant ça a des bons côtés (j'en sais quelquechose ^_^) en plus de faire plaisir à la famille.

Ah toi aussi ? :lol:

Mais après, il faut bien voir que c'est aussi de la responsabilité de celui ou celle qui se lance dans une filière de bien savoir où il met les pieds et où ça mènera à l'échéance. Parce que c'est souvent bien beau et très facile de chialer sur un système quand on y a participé par ses propres décisions et de le blâmer pour les responsabilités qu'on a pas prises soi-même.

Ouais mais c'est là que ça coince. J'ai été quelque peu berné par les conseillers d'orientation au lycée et par les "tinamis" de la fac de bio lors des journées portes ouvertes aux lycéens. Ils avaient oublié de préciser que sur 100 étudiants de 1ère année, 2 se rendraient au doctorat, et que pour les autres, le chômage les attendait s'ils restaient dans cette voie... Pourtant la France a d'énormes centres de recherche (INSERM, INRA...) mais ça recrute sur concours, il y a énormément de candidats, et encore une fois il y a très peu d'élus. C'est assez frustrant de se dire que 100% des diplômés n'auront pas de boulot dans leur domaine de formation, mais plutôt 10%. C'est du gachis ! Les universités françaises surproduisent des diplômés, vu qu'il n'y a pas de quotas à l'entrée... Et après Jospin vient à la rescousse avec de minables emplois-jeunes... Parfait pour l'estime de soi tout ça !

Cela dit j'ai aussi fait bio par choix, et il me semble que j'ai assumé les conséquences. Je ne regrette pas ma formation, j'ai aimé l'université.

En somme, ça revient un peu à ce que tu suggérais en parlant des opportunités que le Québec t'avaient offertes par rapport à la France. C'est peut-être aussi que tu ne te les étais pas créées, à cause de "mauvais" choix par rapport à la réalité du travail en France.

Mais honnêtement la réalité du travail en termes de débouchés, quand t'es à la fac, elle est assez obscure ! :lol: Les orienteurs sont assez déconnectés de la réalité je trouve, volontairement ou involontairement. Ils oublient de mentionner que dans certaines filières, le marché n'aborbera pas le tiers des étudiants présents dans l'amphithéâtre. Pourtant d'après leurs jolis camemberts sur leur documentation, personne ne restait sur le carreau... ;) On avait tous du boulot...

Maintenant, que tu aies trouvé ton bonheur ici, c'est très bien et ça devait peut-être faire partie de ton chemin personnel. ;)

Possible. Mais c'est tortueux. Et cette réussite me met à 6000 km de ma famille... :mellow:

Redflag

  • Habitués
Posté(e)
J'ai été quelque peu berné par les conseillers d'orientation au lycée et par les "tinamis" de la fac de bio lors des journées portes ouvertes aux lycéens. Ils avaient oublié de préciser que sur 100 étudiants de 1ère année, 2 se rendraient au doctorat, et que pour les autres, le chômage les attendait s'ils restaient dans cette voie...

[...]

Mais honnêtement la réalité du travail en termes de débouchés, quand t'es à la fac, elle est assez obscure ! :lol: Les orienteurs sont assez déconnectés de la réalité je trouve, volontairement ou involontairement. Ils oublient de mentionner que dans certaines filières, le marché n'aborbera pas le tiers des étudiants présents dans l'amphithéâtre. Pourtant d'après leurs jolis camemberts sur leur documentation, personne ne restait sur le carreau... ;) On avait tous du boulot...

Sur ces points, je suis complètement d'accord avec toi : ça ne ferait pas de mal d'envoyer bosser dans la vraie vie un paquet de conseillers d'orientation et de profs pour qu'ils voient la réalité du marché dans lequel ils vont envoyer ceux qu'ils forment (surtout mon ancien prof de C++, pour lui montrer qu'on peut expliquer certains concepts de manière simple et concrète :blink:) !!

Je bosse dans un domaine différent de ce que disent mes diplômes et, même si j'ai adoré ma vie d'étudiant (qui m'a permis de voir du pays), je reconnais que le système d'orientation est perfectible. Mais, c'est aussi le principe et tout le cynisme du système que de former beaucoup de monde, pour s'offrir plus de choix au moment de l'attribution des postes disponibles, quitte à laisser des gens derrière (un peu comme un concours, une jolie fille et sa cour de prétendants, le loto, une élection de miss, un bureau d'immigration, ...). Mais je sais aussi que je suis responsable de mes choix, comme de mes non-choix.

Après, c'est sûr que devoir partir pour exercer son métier peut amener à faire des concessions sur le plan personnel et c'est très dommage.

Mais là, on s'est pas mal éloignés du sujet d'origine... ^_^

  • Habitués
Posté(e)
Mais là, on s'est pas mal éloignés du sujet d'origine... ^_^

Pas tant que ça. On est en grande partie responsable de ce qui nous arrive. La réussite ou l'échec ne tient qu'à notre comportement. On peut toujours trouver un responsable de nos malheurs : c'est la faute à la crise, c'est la faute à la France, c'est la volonté divine, etc. Mais dans une situation difficile, il faut savoir se remettre en question et se poser la question : Que puis-je faire pour changer les choses ? On n'est pas condamné a être une éternelle vicitme à l'image de ces Français qui passent leur temps à pestiférer contre la France ou le Québec parce qu'ils n'ont pas été capable de réussir. La crise peut être une embûche sur votre chemin mais il ne faut pas que ça vous empêche de vivre votre vie et d'avancer.

Tiens ben toi pop3 vu que tu es sur place, peux-tu nous décrire comment les Canadiens voient la crise et concrètement ce qui se passe là bas?

  • Habitués
Posté(e) (modifié)
Tiens ben toi pop3 vu que tu es sur place, peux-tu nous décrire comment les Canadiens voient la crise et concrètement ce qui se passe là bas?

Quand je suis retourné en France il y a peu de temps, la différence m'a sauté aux yeux. J'ai l'impression qu'il se passe la même chose en France et au Québec sauf que les gens ne réagissent pas pareil. En France, les journaux titrent en gros le nombre de licenciements chez Peugeot ou ailleurs. Quand tu es licencié, c'est limite moins grave si on t'annonce un cancer. Au Québec, les boites licencient (dans ma boite aussi) mais c'est comme ça, ça fait partie des régles du jeu. Il y a aussi plus de mobilité, donc plus facile de retrouver un job. De mon côté, je prends aussi les choses avec plus de philosophie et plus sereinement.

Bon... :) Content de pas être le seul à constater ça. Cela dit je ne crois pas que l'ampleur de la crise soit tout à fait la même ici.

De toute façon, à chaque fois que je retourne en France, c'est la même chose, crise ou pas : les gens souffrent pas mal au travail ou à cause du travail (gros horaires, ou salaire franchement limite, etc). Le travail est un problème majeur en France. Les exigences sont élevées, les salaires bas (sauf pour les privilégiés qui ont fait la bonne école, ou qui ont le poste, c'est-à-dire ingé/cadre + supervision), les (bonnes) opportunités peu nombreuses, le travail autonome (à son compte) un casse-tête administratif et financier. Sans parler de la hiérarchie et des attaques personnelles, les culturelles "vannes".

La comparaison avec le cancer est hard mais on se demande si c'est effectivement pas la réalité...

Je prévois aller en France en mai, et avec la crise, je m'imagine déjà la mine déconfite de mes amis (de gauche en plus, donc Sarkosy = Bush = le diable...) et des membres de ma famille : pression max pour "faire le hiffre" pour mon pauvre cousin, énième CDD pour mon frère, ma soeur qui n'a toujours pas un vrai boulot qui paye, ambiance so-so pour ma tante, manque de moyens de recherche pour mon pote physicien... Bon le seul qui semble bien aller, c'est celui qui est pilote chez Air France... Forcément, engranger 150 Keuros par an, ça aide...

Au Québec, on ne peut qu'être plus serein. Du boulot, "on l'a" comme dit le slogan Réno Dépôt.

Redflag

Modifié par Redflag
  • Habitués
Posté(e)

C'est sûr qu'il y a une différence de culture très notable ! C'est pour beaucoup dû au fait que tu peux perdre ton boulot et en trouver un nouveau (même alimentaire) assez rapidement. En France, le processus de recrutement est plus lourd car celui de licenciement est également plus lourd (quoique sur ce dernier plan, ça s'est pas mal "allégé" ces dernières années, sans contrepartie niveau embauche). Il y a aussi vraiment une mentalité plus optimiste ici. C'est parfois agaçant de voir cette espèce de légéreté par rapport aux événements, quand on n'a pas reçu l'éducation d'ici, mais c'est aussi vrai que c'est rafraîchissant et que ça fait voir ou entrevoir d'autres possibilités quand ça va pas fort !

Le revers de la médaille est qu'ici, il me semble qu'il vaut mieux être bien portant et actif, parce que le système nord-américain peut vite laisser sur le bord du chemin quelqu'un qui connaît un moment de baisse ou un accident de la vie (c'est encore plus vrai ailleurs en Amérique du Nord). Pour schématiser, je le vois un peu comme le côté insouciant de la cigale...

Disons qu'il faudrait avoir un mix entre les deux pour bien faire et bien vivre : profiter du moment et des opportunités, tout en ayant conscience de prévoir et d'assurer ses arrières en cas de coup dur.

Par contre, ce qui est aussi vrai c'est que les messages diffusés dans les médias, en ce moment, ressemblent beaucoup à ceux qu'on entendait il y a quelques mois dans les autres pays, qui sont maintenant installés dans la crise ; d'où une certaine méfiance, en ce qui me concerne...

  • Habitués
Posté(e)
Bon le seul qui semble bien aller, c'est celui qui est pilote chez Air France... Forcément, engranger 150 Keuros par an, ça aide...

Et je suis prete a parier qu' il fait meilleur etre pilote chez AF que Air canada !

  • Habitués
Posté(e) (modifié)
On rencontre des immigrants aigris qui voient tout en noir au Québec. Tu leur donnerais une Mustang (une vraie... :innocent:), une baraque au bord d'un lac et un salaire mirobolant qu'ils chialeraient encore sur le Québec. Ils sont incapables de se remettre en cause et rejettent systématiquement la faute sur les autres. Tu es pareil sauf que tu es un immigrant aigri de son pays d'origine et non de son pays d'accueil. Heureusement que tu te plais au Québec...

T'es lourd quand tu t'y mets...

Tu refuses de voir les problèmes de ton pays d'origine. Pourtant tu es ici par "opportunité", tu le dis toi-même. Tu dis avoir la même formation que moi. Quelles ont été les opportunités que tu as pu saisir en France ? Au Québec ? Dis-nous la vérité sur toi, sur ton immigration, ta réussite ou non réussite. Essaie de ne pas faire comme d'habitude, te cacher dès qu'on te pose des questions, car rien ne te décridibilise plus.

Redflag

Modifié par Redflag
  • Habitués
Posté(e)
Mon exemple est là pour forcer le trait.

C'est bizarre mais j'ai pourtant fait ce qu'il fallait dans mon pays d'origine. Une formation pointue pour un domaine pointu : le nucléaire, plus précisément la radioprotection et la radiobiologie.

Me semble que la France est un grand pays nucléaire. La liste d'employeurs potentiels sur le dépliant de mon DEA était longue comme le bras, et pas des petits : CEA, COGEMA, EDF, OPRI, ANDRA, sans parler d'autres entreprises plus petites du domaine. Même l'ONU, avec l'Agence internationale de l'énergie atomique. Bilan : pas même une entrevue. Ça doit être seulement mon attitude... <_<

Et y'a pas gros lobby du nucléaire au Canada...

Redflag

Je pense que ce que pop3 essaie de te dire c'est que tu es peut-être plus québécois dans l'attitude que français. J'aurais du mal à croire que tous ceux qui ont fait le même DEA que toi ont dû soit jobiner, soit partir au Québec quand même!

Pour une multitude de gens, ce que tu "dénonces" n'est pas vrai. Personnellement, je n'ai jamais eu de vrai problème à décrocher un emploi. Mon chum pareil. Pareil pour mes proches. Je ne généralise pas, on a tous plus ou moins de chance pour X ou Y raisons, c'est tout. Un de mes amis vient de changer de région, tout comme sa copine (ils quittent Paris pour le pays de la Loire) et ils ont tous les deux décrochés de bons CDI; Pourtant, c'est la crise partout en France, hein...

Ce qui n'est pas une crise ici en est une en France. Pour ce, je crois que le Québec a raison car la peur accentue la crise. Mais, ça ne veut pas dire qu'elle n'existe pas!

Professionnellement, j'en arrache depuis que je suis ici. En ce moment, je travaille pour une "conne" et pourtant je reste (en France, ça ferait longtemps que je lui aurais claqué la porte au nez) parce que j'ai besoin de cette maudite expérience québécoise. Et oui, j'ai accepté des emplois que je n'aurais même pas considérés si j'étais restée en France. Je pense qu'ici, on a une vision qui fait qu'on baisse moins les bras, on persévère. En France, j'aurais sûrement abdiqué, je me serais résignée mais ici, je me dis "je ne suis pas venue pour ça!" donc je continue et je croise les doigts ^_^

  • Habitués
Posté(e)
Pourtant, c'est la crise partout en France, hein...

Ce qui n'est pas une crise ici en est une en France. Pour ce, je crois que le Québec a raison car la peur accentue la crise. Mais, ça ne veut pas dire qu'elle n'existe pas!

Rassurez-vous, les médias français se sont trouvé un nouveau dada : la neige.

Après avoir bien chialé sur la chute vertigineuse du marché de l'emploi (contredite chaque jour qui passe par les sites de recrutement dont le volume d'offres se maintient), maintenant on geint sur l'abondance de neige.

Misérabilisme oblige, on se repait des familles du centre qui galèrent sans électricité depuis plusieurs jours. Et quand on apprend qu'enfin dans la nuit EDF a réparé leur jus, au lieu d'être contents pour eux, on en rajoute sur ces buses d'EDF, évidemment...

Bah quoi, c'est la crise, on a bien le droit de se plaindre non ?? :D

Ah et en plus, quand on a envie de claquer ses dans les magasins, vla qu'on nous sort du chapeau des alertes à la bombe : rhooooo, on peut plus dépenser tranquilles, vraiment c'est la crise hein...

Donc bon, pour la mentalité française face aux galères présentes, je dirais qu'il y a d'un côté les médias/les syndicats/l'opposition, et de l'autre nous autres les gens qui continuons à vivre aussi normalement que possible.

Je veux dire par là que même si la sinistrose est une invention bien hexagonale, cette fois ci je ne suis pas sûre que l'opinion se laisse embarquer...(mais ce n'est que ma perception, cela n'engage que moi)

Cordialement...

  • Habitués
Posté(e)

Voilà les infos diffusées dans la presse, en ce moment :

- pour le Canada

- pour le Québec

Après, comme pour toutes les déclarations faites à la presse, c'est à prendre avec des pincettes, en regardant aussi quels intérêts de telles infos servent le plus. Par contre, c'est drôle de voir que cela n'apparaissait qu'en filigrane avant les élections (canadiennes ou québécoises). Pour Harper, ça peut être aussi un moyen de pression sur la "tentative de coalition" que de faire circuler la peur dans l'opinion publique, en faisant prévaloir la nécessaire unité autour de son gouvernement minoritaire.

Un peu comme pour cet article concernant les pertes potentielles dans l'industrie automobile, qui sert pas mal les intérêts du lobby des constructeurs, alors que l'opinion est encore réticente quant au plan d'aide à sortir de sa poche.

Par contre, on peut tout de même noter que niveau catastrophisme, on sait aussi y faire de ce côté de l'eau ;)

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