Merci de nous faire partager ce point de vue. J?ajouterai que les « ombres qui marchent », pour reprendre tes termes, ont peur d?aller l?un vers l?autre oui, mais surtout de croiser les regards les uns des autres, de ce qui peut être lu dans leurs yeux : leur fragilité, leur douleur, leur faiblesse, tout leur vécu, leurs perversions, leur naiveté, leur avidité, que sais-je ? Ils se protègent sans doute en rasant les sols?Peur aussi de ne pas être à la hauteur verbalement, que la voix vacille, tremblotte, ne porte pas au-dessus de celle des autres?. Effectivement, notre réalité virtuelle nous permet d?aller au dela de ces frayeurs, d?exercer notre style, notre capacité d?argumentation, de réactivité. Nous serons « jugés » sur le fond?. Cependant, ne négligeons pas ce que tu appelles « bavardages », car ils contribuent efficacement au bien être de chacun, dans un sens qu?il n?est pas forcément possible de cultiver au jour le jour, dans la « vraie vie » : réactivité, humour, libre imagination, pas de bridage intellectuel, ouverture d?esprit, pas de conflits d?intérêts, etc? Et bien sur, éventuellement les recontres réelles?. Une fois que confiance et contact passent ?.