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Millex

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  1. Mon message initial ne vous était pas du tout destiné, il s'adressait à des confrères et consœurs qui se posent la question de rentrer. Et il y en a. Si pour vous c'est une obligation morale de rester dans un travail où vous êtes mal accueilli, mal considéré dans un système qui ne fonctionne pas, tant mieux pour vous. Sans compter que ma femme et moi devrions accepter de baisser nos revenus de 30%. Et que nous navons pas accès à la couverture santé à cause d'une absurdité administrative. Désolé mais ma santé physique et mentale ainsi que le bien être de ma famille passent avant TOUT. Et je vous passe d'autres problèmes personnels qui ne vous regardent pas. Bizarrement les 3 médecins québécois passés avant moi à ce poste ont tous quitté successivement. Je ne vois pas en quoi votre expérience a un rapport avec la mienne. JE NE SUIS PAS UN ETUDIANT EN ALTERNANCE. Personne ne me reproche de partir. Personne ne me réclame quoi que ce soit. Je ne vole personne. Le Collège des médecins, les collègues, l'administration m'ont tous souhaité un bon retour en France... parce qu'ils savent bien que c'est difficile. Mon départ ne nuit nullement aux autres médecins français, c'est une fiction que vous inventez sans aucun fondement.
  2. Bonjour Mon cas n'est pas généralité mais voici quelques éléments. Quasiment aucun accueil et aucun accompagnement en général. Des collègues parfois désagréables ou condescendants (grosse minorité mais j'ai eu des réflexions hallucinantes). Peu de reconnaissance de mes compétences. Je précise que je suis arrivé avec un esprit positif et j'ai fait bcp d'efforts pour m'adapter au contexte local. Quand tu t es préparé pendant 2 ans pour venir avec beaucoup d'efforts professionnellement en amont, c'est très décevant. Le système de santé est vraiment moins bien qu'en France dans mon domaine. Des délais inacceptables pour avoir accès à des examens ou à des traitements. Une pratique de la médecine très individuelle à l'hôpital qui s'apparente pour moi presque à une activité de cabinet en France. Collaboration interdisciplinaire inexistante. Rémunération pas vraiment supérieure voire moins bonne à ce que j'aurais à Paris pour faire la même chose dans de meilleures conditions. Il y a eu quelques motifs de satisfaction : patients sympa et résilients, liberté d'organisation de mon travail, élargissement de mes compétences ++ Je repars un bien meilleur médecin et c'est pour moi l'essentiel
  3. Si ça interesse des personnes de comprendre mon parcours parce que ca peut les aider, elles peuvent me joindre en MP Pour faire bref, le problème des conditions de travail n'était pas soluble par la direction. Ça aurait été les mêmes problèmes dans un autre établissement. Et mes problèmes personnels étaient très sérieux aussi.
  4. Cher monsieur, Merci pour votre message dénué d empathie et moralisateur. Vous ne semblez pas comprendre un sujet qui ne vous regarde pas vraiment Je ne vole absolument rien. Personne ne me réclame d'argent et personne ne m'a demandé de rester. J'ai travaillé dur dans un contexte difficile avec professionnalisme et efficacité en voyant bcp de patients et en offrant des soins qui n'existaient pas dans la région. Tout le monde a été très satisfait de mon travail et de mon engagement ici à commencer par les patients. L'administration de l'hôpital et les collègues m'ont remercié chaudement de ma contribution. Et ils ont été désolés pour moi de la tournure des choses. Je ne pense vraiment pas avoir terni l'image des français ici bien au contraire.
  5. Bonjour Je poste ça au cas où quelqu'un se pose la même question que moi à l'avenir. J'ai cherché l'information un peu partout il y a quelques mois sans la trouver. Je suis en train de quitter le Canada après moins d'un an sur place comme médecin spécialiste pour diverses raisons (pro surtout, perso, administratives et financières). Pour justifier mon départ auprès des collègues, de l'hôpital et du ministère, j'ai évoqué les problèmes personnels réels. Je me suis bien gardé de mettre en avant les nombreuses insatisfactions rencontrées au travail qui ont joué un rôle majeur dans mon choix. J'avais pris soin de tout documenter au cas où et j'avais adressé les problèmes pro plusieurs fois avec mes collègues avant d'annoncer mon départ. Mais communiquer sur mes problèmes professionnels pour justifier mon départ aurait pu irriter à plusieurs niveaux, ce que je n'avais aucun intérêt à faire vu le contexte. Mon contrat prévoyait un engagement de 3 ans suite au parrainage d'un établissement. Des pénalités financières de 200 k dollars au pro rata des 3 ans étaient inscrites si je quittais avant les 3 ans. Mon retour en Europe est prévu dans quelques jours et je n'ai eu aucune réponse du ministère sur l'application de cette clause. Autant vous dire que la clause n'a aucune chance d'être appliquée maintenant. Les pénalités sont censées être prélevées par la RAMQ sur les émoluments versés. Et maintenant c'est trop tard. C'est une fin attendue mais il y avait quand même une anxiété liée au risque d'application de la clause. Et je n'ai pas eu de difficulté particulière avec les collègues de l'hôpital qui ont bien accepté mon départ. Ca va m'aider à garder une image globalement positive de mon expérience ici même si nous avons hâte de rentrer en Europe. La 1ère année sur place est souvent difficile et je n'encourage personne à faire comme moi. Mais dans notre cas, c'était vraiment devenu trop compliqué de rester.
  6. Désolé pour la logorrhée manuscrite mais comme ça va pas super fort ici pour moi, ça fait du bien de partager
  7. @qwintine Merci de ces infos J'ai rencontré un comptable dès que je suis arrivé et je me suis pas mal intéressé à la fiscalité. C'est sûr qu'il y toujours des choses à apprendre. Pour moi ça a du sens de comparer le dollar canadien aux autres devises. Notre plan était de revenir en France régulièrement pour les vacances et aussi de nous rendre aux US régulièrement pour le fun parce qu'on aime bien ce pays. Donc le taux de change est important pour nous. Intéressant cette courbe de l'expatriation. Je n'ai pas vraiment ressenti de lune de miel sauf peut-être les 3 premiers jours à l'arrivée. C'est sûr que le choc culturel est plus important que je ne l'anticipais. C'est possible que si j'étais venu il y a 10 ans sans enfants, j'aurais un regard différent. Le problème principal, c'est que mon travail ne me plaît pas ici. Pour plein de raisons qui ne changeront pas. Et ces raisons ne sont même pas compensées par des revenus supérieurs à ce que j'aurais en France ou en Suisse. Donc je vois pas l'intérêt de rester ici en fait. @joey2607 C'est mon 2e hiver ici et franchement c'est pas si pire pour le moment comme on dit ici. Avec le réchauffement climatique, la neige est arrivée seulement en janvier à Montréal et a fondu 2 fois avant le printemps. Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle mais c'est plus facile de sortir de chez soit quand il fait -5 que -20. C'est sûr qu'en France, il suffit d'ouvrir un compte Doctolib et vous êtes plein à craquer en quelques semaines. Ici ça risque de prendre plus de temps car pour facturer une consultation au tarif plein, ça prend une requête d'un autre médecin. C'est un peu comme l'APC vous me direz sauf qu'ici l'adressage est vraiment contrôlé. Les principaux adresseurs sont les médecins de famille. Et la prise de rdv est centralisée par un système (le CRDS), en tout cas pour moi. L'accès à ma consultation est bcp plus protocolisé sans véritable moyen de court-circuiter comme en France. Ce n'est pas le patient qui prend rdv. C'est le médecin de famille qui fait des demandes et le patient attend d'être contacté. J'ai fait de la pub auprès des médecins de famille mais il y a comme une inertie qui fait que ça a mis bcp plus de temps à démarrer que je prévoyais. Au final, je pense pas que le niveau d'activité soit un problème majeur. Même si j'ai l'impression d'être un peu bridé quand même. Faut voir pour vous l'accès au bloc, je connais pas. Les patients sont plutôt contents de me voir parce que ma spécialité est une rareté ici. C'est plus le regard des collègues qui a parfois été un problème dès le stage d'adaptation. On m'a vraiment pris pour un externe en arrivant. Je suis arrivé sur la pointe des pieds sans jouer au mec qui sait tout. Y a eu des collègues sympa mais on a aussi cherché à me piéger et j'ai entendu des trucs hallucinants "faut que tu sois bon parce qu'on est super forts ici" "Je suis vraiment bonne t'as vu". Une arrogance qui n'a rien à nous envier Alors que je donnais des cours aux médecins en France et j'étais très pointu dans un domaine qui n'existe pas ici. Je pensais pouvoir développer un réseau et proposer des choses nouvelles. Mais souvent les gens s'en fichent et reste dans leur truc. Tu es libre mais il faut faire son truc tout seul. Dans mon poste actuel, la plupart des gens sont assez cordiaux mais j'ai eu zéro accueil et zéro accompagnement à l'intégration. Et encore une fois assez peu de considération "ce que tu fais peut être fait par un généraliste" m'a dit un chirurgien à qui je proposais de collaborer. Ou du personnel paramédical qui hésite pas à te contredire en disant n'importe quoi et en pensant que son avis est aussi important que le tien. Les rapports sont moins hiérarchiques ici et les médecins sont vraiment chacun dans leur bulle. J'ai déjeuné une fois avec des collègues québécois en 9 mois passés ici et c'est assez normal.
  8. Aucun frais de cabinet pour moi à l'hôpital. C'est surtout les impôts. Si vous vous incorporez (= société), vous paierez l'impôt sur les sociétés (23% je crois) et vous verserez un salaire (avec IR là dessus). Vous laissez de l'argent dans la société pour faire fructifier et vous payez des impôts quand vous sortez de l'argent (salaire ou dividendes). Si vous ne vous incorporez pas (aucun intérêt à ne pas le faire), vous payez l'IR et vous faites massacré. C'est sûr que je gagne plus ici que si je travaillais à Saint Etienne en libéral. J'ai le regard d'un spécialiste qui vient de la région parisienne où les dépassements sont plus élevés. Je suis au Québec depuis moins d'un an donc j'ai encore une bonne vision du système de santé français, en région parisienne en tout cas (banlieue pas très chic). Je ne crois pas qu'on a les meilleurs médecins du monde. Mais notre système de santé est bien mieux qu'ici pour le patient de façon objective. Sans préjugé du système de financement. Si vous habitez dans une grande ville en France, vous serez soignez correctement. Ici, c'est vrai , il y a moins de disparités en raison de l'absence de liberté d'installation. Mais les délais dont je parlais, c'est à Montréal... La consultation de suivi pour moi ici est à 76 dollars canadiens sans dépassement possible. C'est plus que 30 euros mais pas incroyable non plus. Bref, c'est un choix de vie et peut-être que dans votre cas ça serait plus intéressant d'être au Québec. Vous ne seriez pas mal loti ici, c'est sûr. Le climat social est plus apaisé. C'est un beau pays et y a plein de choses agréables. Mais personnellement je vivais mieux en France (et je mangeais bcp mieux :-)).
  9. Oui mais les cotisations sociales payent pour les médicaments, les soins de base chez le dentiste ou la kinésithérapie et un système de santé qui fonctionne bien. Ici la RAMQ ne prend pas en charge ces choses là et vous serez moins bien soignez. A moins de tout payer. Ma femme a un traitement à 700 euros par mois, nous payons tout. Je dois me faire opérer d'une épaule, ça sera à la saint glinglin. Vous ne pouvez pas vous soigner vous-même, c'est interdit. Plusieurs années d'attente pour un médecin de famille. C'est sûr que si vous êtes en parfaite santé, vous n'êtes pas concerné. C'est toujours difficile de comparer des choses si différentes. Je ne sais pas ce que vous faites en France et je ne suis pas chirurgien ici. Mais 5 ans à l'hôpital public ici, c'est long car ça ne fonctionne pas mieux qu'en France je trouve. Ils sont toujours au dossier papier pour info, j'ai halluciné en voyant ça en arrivant, ça fait perdre un temps fou
  10. Vous vous souvenez mal. Je ne suis pas du tout en stage... Et je suis médecin spécialiste. Par rapport à une personne lambda, c'est sûr que je n'ai pas à me plaindre ici. Mais je maintiens tout ce que j'ai dit. J'imagine que vous devez bcp mieux connaître le Québec que la France... Vous comparez des choux et des carottes car en France on peut être médecin salarié avec des gros salaires (plus qu'ici pour moi) et bcp d'avantages (retraites, santé, intéressements et j'en passe...). Et puis la pratique n'a rien à voir car ici la médecine à l'hôpital s'apparente à du libéral en clinique privée chez nous. C'est fort possible qu'en moyenne, les médecins gagnent un peu plus ici. Mais le rapport n'est pas du tout de 2 à 3 fois toute chose égale par ailleurs... C'est n'importe quoi ce chiffre. Et dans mon cas, je gagne moins si je compte tout. J'ai perdu en qualité de vie sans aucune contestation possible. Ne vous inquiétez pas, il y a des médecins millionnaires en France aussi. Surtout si vous convertissez de l'euro vers le dollar canadien Avec ma femme, nous avions un taux d'imposition global à 25% en France grâce à nos 3 enfants et ça sans technique d'optimisation fiscale. Avec les mêmes revenus ici, nous serions plutôt proches de 45 voire 50. Certes, il y a la possibilité de s'incorporer et de décaler les impôts mais on ne sera jamais à 25% Le Québec est peut-être très avantageux pour un médecin venant d'Algérie ou de Roumanie. Mais venant de France, ce n'est plus l'eldorado, surtout depuis l'inflation et l'augmentation du prix des logements. Sans compter que le système de santé est moins bien que chez nous. En France, il y a plein de choses à redire et tout n'est pas parfait loin de là. Il y a beaucoup de tensions. Mais personne n'attend 9 mois pour une IRM, un an pour une prothèse de hanche ou 3 ans pour une infiltration. J'ai rencontré 3 autres médecins français arrivés nouvellement. Nous étions 3 sur 4 à faire le même constat d'une baisse de nos revenus globaux. Je prévois de rentrer en Europe dès que possible.
  11. Trouver un poste à Montréal peut être difficile, les quebecois n attendent pas les français les bras ouverts loin de là. Si vous êtes en libéral en France, faites bien attention. Car il se peut que vous gagniez moins au Québec. L'activité hospitalière Québécoise ressemble à du libéral en France (= travailleur autonome, pas de salariat) mais avec les inconvénients de l'hôpital. La vie est tres chère et les impôts sont encore plus élevés qu'en France (surtout si vous avez des enfants car pas de réduction ici pour les enfants à charge). Je suis spe med et je gagne bcp moins que si j'étais en libéral à Paris. Je gagne à peine plus que quand j étais PH débutant avec une journée de privée à l'hôpital toute chose égale par ailleurs. Renseignez vous bien !
  12. Ne pas passer par le parrainage vous donnera effectivement plus de temps pour vous engager sur un poste, ce qui peut être intéressant dans votre cas. Mais sans parrainage, il faudra payer tous les frais de dossier (http://www.cmq.org/page/fr/grille-tarifs.aspx) et surtout les frais de stage (22k). Alors que le parrainage prend en charge une bonne partie des frais de dossier, tous les frais de stage avec même une allocation de subsistance de 25k... Il n'y a pas photo pour moi ! Rien ne vous empêche de chercher un parrainage à Montréal ou dans sa région ?
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