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soulman

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Everything posted by soulman

  1. Quand j'ai emmené ma blonde québécoise en France, c'est l'une des enseignes qui lui a le plus plu, c'est une belle alternative aux Sport Expert souvent trop chers.
  2. Oui, tout à fait d'accord avec toi, mais ça reste plus une différence, une subtilité sociologique qu'une marque plus profonde d'amitié. Entre les différentes régions en France non plus on n'a pas les mêmes habitudes, les mêmes réflexes face à l'autre. Les Bretons ne sont pas les Alsaciens, et les Chtis ne sont pas les Corses, on ne fait pas les mêmes choses avec ses amis d'un endroit à l'autre. Pour ton premier point, sur le fait que nos vrais amis sont nos amis d'enfance, là encore ça dépend beaucoup de ce qu'on attend de l'amitié. De la connaissance mutuelle, de l'acceptation, du respect, de l'émulsion, un sentiment de sécurité ou au contraire une exaltation de la nouveauté, de la découverte, ça varie tellement d'une personne à l'autre. Mes amis plus profonds sont plutôt les récents de mon côté, parce que j'aime que l'amitié porte une certaine synergie en soi, un certain renouveau, un échange, qu'à chaque rencontre l'un comme l'autre en ressorte différent, grandi, et les amis qu'on se fait tard sont plus en adéquation avec ce qu'on est aujourd'hui, en général. Mais c'est très personnel, c'est ce qui fait que moi j'aime passer du temps avec quelqu'un, et c'est normal que pour d'autres l'amitié ce soit plutôt pouvoir passer des heures sans un mot, lire côte à côte en toute quiétude, ou encore refaire la même partie d'échec déjà jouée des centaines de fois, pour le simple plaisir de passer ce moment ensemble. D'autres encore ne verront l'amitié qu'à travers une bonne bouffe ou à travers des voyages communs, des expériences sportives, peu importe, tout ce qui compte c'est de se sentir bien dans cette relation. Et en ce sens nous sommes en tant que Français parfaitement capables selon moi de nous impliquer dans des belles relations d'amitié avec des Québécois pour peu que le critère principal ne soit pas basé uniquement sur le fait de se connaitre depuis 30 ans.
  3. Pas forcément, mais c'est surtout que chacun donne sa vision de l'amitié, ce qui est normal. Si on ne définit pas tous de la même façon ce qui amène quelqu'un a être un "ami", c'est certain qu'on aura pas la même impression. Déjà, est-ce qu'en France selon les régions, les origines, les personnalités, peut-on vraiment parler d'amitié de façon uniforme ? J'ai eu le même constat en arrivant au Québec que j'avais eu en passant de Metz à Brive la Gaillarde, de Toulouse à Paris ou autre changement de région. Les codes ne sont pas les mêmes, on doit forcément s'adapter, être un peu caméléon pour mieux s'intégrer, mais malgré ça on aura toujours un décalage par rapport aux natifs, déjà parce que, comme certains l'ont dit, les amitiés profondes naissent souvent dans la durée, en connaissant les gens depuis longtemps. Bâtir une amitié dans une cour de récré, sur les bancs de la fac, en jouant au foot avec d'autres ados, c'est pas pareil que se faire des amis au travail en arrivant dans une nouvelle région, ou pire dans un nouveau pays. Mais ça reste faisable, et même plus précieux, parce que des amis qu'on se fait adulte sont forcément plus proches de ce que nous sommes aujourd'hui, de nos aspirations.
  4. Oui, c'est ce que je trouve le plus marquant dans ce livre, je l'ai relu aussi plusieurs fois, et selon l'âge où tu le lis tu ne perçois pas les choses de la même façon. Il y a tellement de privations, de frustrations différentes dans 1984 qu'elles ont une portée différente selon le stade de la vie où tu es rendu quand tu le lis
  5. C'est quand on l'attend le moins qu'elle vient vous rappeler que l'hiver n'est pas tout à fait fini. En ces jours où tout ou presque a fondu en ville, alors que les beaux jours arrivent, qu'on se lève le matin avec un beau soleil grâce à l'heure d'été, on aurait tellement envie de croire que ça y est, l'hiver est derrière nous. Dans un sens il l'est, les grosses tempêtes, les grands froids sont passés sauf exception, et il serait étonnant d'avoir à pelleter encore cette année. Mais comme le dit l'adage, "en avril ne te découvre pas d'un fil" et c'est encore plus vrai au Canada. La première année je me suis laissé avoir. Bon, j'avoue, les suivantes aussi. Passé la Saint Patrick, on sent vraiment que le printemps est à portée de main, on VEUT y croire et on en vient à l'oublier, elle qui nous a accompagné pendant quelques mois. Et un matin, en avril, alors que plus rien ne nous rappelle l'hiver, elle est là, la dernière petite neige de l'année. Oh, elle n'est pas bien méchante, elle fond en général la journée même, mais c'est toujours drôle à voir et presque irréel. Quand j'étais petit, j'attendais mars et ses fameuses giboulées avec impatience. Je trouvais ça drôle d'avoir dans la même journée du soleil, de la pluie, de la grêle, du vent. Difficile de s'habiller en conséquence, mais je trouvais cette instabilité agréable à regarder à travers les vitres de la classe. Peut-être parce que j'ai toujours aimé ce qui sort du quotidien, l'inattendu, ce qui fait qu'une journée est différente pour une raison ou pour une autre. Alors même si elle en fait râler certains, même si les plus pessimistes disent qu'on a 7 mois d'hiver parce qu'ils comptent jusqu'à cette date, et bien moi je l'aime bien, cette dernière neige de l'année. Parce que je sais qu'on ne la reverra plus avant des mois et qu'elle ne durera que quelques heures. C'est un peu l'inverse de l'été indien et ça annonce qu'enfin le printemps est là pour durer.
  6. Exactement, plus on se confronte aux autres, plus on remet en cause nos propres repères, nos propres certitudes. Et les exprimer, les mettre noir sur blanc, nous permet tellement quelques mois, quelques années après de voir à quel point on ne sait pas grand chose dans le fond. Se rendre compte à quel point quelque chose qu'on disait il y a 5 ans était simpliste, immature, ou carrément dans le champs, est la meilleure façon de prendre conscience qu'il n'y a aucune raison que ce ne soit pas le cas également aujourd'hui. C'est dans cet esprit-là que j'avais coordonné un collectif en 2012, Je me souviendrai. En réunissant dans un même ouvrage des dizaines de témoignages de sensibilités différentes sur un même sujet, le mouvement social au Québec au printemps, j'essayais de lancer une discussion, susciter un débat. Peut-être que les textes choisis étaient un peu trop unilatéraux, sans doute même, mais si j'avais reçu des témoignages radicalement différents mais argumentés, je leur aurais laissé la même place.
  7. Exactement ! Vouloir penser à la place de tout le monde, définir ce qui est correct et ce qui ne l'est pas pour tout le monde.
  8. Merci! Et c'est tellement le fun justement de pas tout le temps être d'accord pour pouvoir parler, débattre, s'enrichir mutuellement
  9. J'aime beaucoup ce genre de randonnées. Par une belle soirée chaude d'été, je vais y aller avec plaisir.
  10. Ahah, oui, moi aussi j'adore débattre. C'est d'ailleurs ce que je trouve étrange, que ça vienne beaucoup d'Europe ce genre de pétitions. En général c'est ce que nous, Français, nous reprochons aux Nord-Américains quand on arrive ici, soit le fait de ne pas trop aimer le débat, de fuir les discussions ouvertes où chacun défend ses points, surtout lors d'un dîner avec des amis. On aime ça, nous, s'obstiner pendant des heures Alors voir des jeunes étudiants multiplier les pétitions comme ça, pour montrer que la "puissance d'internet" c'est de pouvoir empêcher ceux qu'on aime pas de s'exprimer, ça fait peur...
  11. "Sorry, we can't ban everything that offends you". Ainsi commence une vidéo vue sur le site de The Guardian. On y voit une conférencière qui parle des différentes pétitions qui fleurissent de plus en plus sur le web et dans l'espace public en général. Une pétition de plus de 500 000 signatures pour interdire à Donald Trump d'entrer en Angleterre, des mesures pour empêcher les étudiants de se déguiser en femme pour ne pas froisser les transgenres, des conférenciers interdits d'universités parce que les associations étudiantes n'aiment pas leur propos, etc. Je cite quelques phrases (c'est une vidéo directement dans leur site, je n'arrive pas à l'importer dans l'article ni à avoir un lien direct) : "political movements such as civil rights and feminism have made such progress because we were able to hold people to account. Banning people from publicly stating their views does not make those views disappear." "Let us hear the arguments put forward by those with whom we disagree so that we can expand our knowledge and show rational resistance." "We are in danger of making censorship the standard response to any view which offends" "Unless someone is breaking the law by inciting a crime with their words, I believe it's a crime not to hear them". La censure, qu'elle paraisse légitime ou pas, reste de la censure. Je ne suis pas d'accord sur tous les exemples qu'elle a cités, mais peu importe, le fond reste là. Si on élimine de la place publique tout élément qui dérange nos convictions, si on empêche une personne qui commence à se radicaliser d'une façon ou d'une autre à débattre avec d'autres personnes qui pourraient lui ouvrir les yeux ou challenger ses arguments, on l'empêche de développer son esprit critique et une opinion nuancée. Et surtout on risque, sous le prétexte de vouloir faire taire ce qui ne nous semble pas convenable, de fixer en tant que groupe les limites de la moralité, de ce qui est correct ou pas. Comme le dit la citation "« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. » (qui n'aurait jamais été dite par Voltaire, soit dit en passant ). Évidemment ce qui rend difficile le fait de se prononcer, c'est que souvent on est d'accord avec la pétition. Ces causes nous semblent souvent justes. On trouve même délectable de pouvoir enfin, en tant que groupe et donc en tant que société, d'empêcher de s'exprimer quelqu'un qui nous dérange. C'est comme si on mettait une règle sur un forum, dès que 10 personnes demandent la radiation d'un membre, on lui retire son compte, et donc son droit à s'exprimer. On trouverait ça plaisant dans certains cas, mais ici comme dans un débat public, le problème est de savoir qui va juger en bout de ligne du bien-fondé de la demande, qui va trancher sur le fait de savoir qu'une action est juste ? Si on estime par exemple qu'à partir de 2000 signatures, les étudiants peuvent interdire à un conférencier de venir parler sur le campus, comment s'assurer que cette pétition soit basée sur la moralité et non pas sur la couleur de la peau ou la religion de l'intervenant ? Et même si la cause nous semble juste, de quel droit peut-on vouloir interdire à d'autres d'écouter ses arguments ou de leur permettre de les contester ?
  12. Je viens aux nouvelles ! Comment ça marche, le livre ? Est-ce que des librairies l'ont pris ici, finalement ? À quand une entrevue à "Tout le monde en parle ?" Si vous passez à la bibliothèque de Montréal, profitez-en pour aller voir l'expo que nous avons préparé avec Robert Lepage, "La bibliothèque, la nuit", une belle expérience de réalité virtuelle
  13. Effectivement, c'est un peu raide comme réponse. Surtout le fait de dire que si Juetben te contredit, t'as plus le goût de continuer ton histoire parce que t'est pas là pour te justifier et qu'il a qu'à s'ouvrir un post pour ça... c'est pas des blogs oud es monologues, hein, juste des sujets sur lesquels on est là pour échanger. J'aime bien ton histoire mais pas le ton utilisé alors que dans le fond, la remarque était bonne. Oui, si tu veux acheter une maison avant même de venir t'installer la banque va demander bien plus de garantie, et on les comprend, sans aucun historique de crédit ni salaire régulier garanti. Mais comme tu dis, tu racontes TON histoire, c'est correct, sois juste pas trop agressif si une personne ou l'autre vient rectifier de temps en temps un détail qui pourrait être mal compris par les lecteurs.
  14. Tiens, aujourd'hui j'ai envie de parler de.... bouffe ! Pour changer ! Déjà, je préviens pour commencer, je ne lancerai pas un débat pour comparer la qualité des produits. Quand on vit quelque part on s'adapte, et partant de là le but de mon billet est de parler avec vous des différentes solutions pour ajuster nos recettes aux produits locaux. Je ne fais que commencer le sujet, j'en écrirai d'autres au gré de mes humeurs avec des recettes, des petits conseils, n'importe quoi qui peut vous aider à mieux cuisiner une fois arrivés ici. Parce que oui, les premières semaines vous allez avoir besoin d'un peu d'ajustement pour vous adapter. Les produits ne sont pas exactement les mêmes, certains produits d'Europe se trouvent difficilement et à l'inverse certains produits canadiens ne se trouvent pas, ou peu de l'autre côté de l'Atlantique, mais ce qui étonne aussi c'est que parfois des produits pourtant connus sont différents. Ce qu'on peut noter aussi, c'est que les 3-4 dernières années beaucoup de produits sont arrivés en épicerie. La crème, par exemple. Mes premières années au Québec je ne savais pas quoi prendre. La crème sure est très intéressante pour certaines choses, je n'aimais pas le goût des crèmes de cuisson, et pour finir je cuisinais presque toujours à la crème 35%. Bien trop grasse par rapport à ce que j'aime, mais c'est celle qui réagissait le mieux à la cuisson à mon avis. Depuis 2 ou 3 ans, on trouve maintenant la crème Liberté, très grasse aussi mais bonne, et depuis quelques mois Riviera fait de la crème emballée dans des petits pots de yaourts. Pour les autres matières grasses, on trouve du gras de canard, du saindoux dans les épiceries ethniques, du bon beurre même en épicerie (j'aime bien le beurre Lactancia) et en ce qui concerne les huiles c'est pas mal, on trouve un peu de tout. Je n'ai pas encore trouvé en épicerie l'huile d'olive parfaite selon mes goûts, je les trouve souvent amères, mais on en trouve de plus en plus. Pour les moutardes on trouve à la fois les moutardes nord américaines typiques, style French, mais aussi de la Maille et plein de produits intéressants. Bref, je ne vais pas faire l'énumération totale, mais n'hésitez pas si vous avez des questions ou des suggestions de recettes !
  15. Nous avons souvent parlé dans ce forum du monde des jeux vidéos, certains peut-être de façon trop "rose", d'autres un peu trop pessimistes sur les conditions de travail. Je ne trancherai pas la question dans ce billet, tout est question de priorité et d'un poste à l'autre les avantages/inconvénients sont très différents. Un artiste ne va pas avoir la même perception de son travail qu'on programmeur ou qu'un game designer, les échelles salariales et les tâches au quotidien ne sont pas les mêmes. Est-ce que c'est si stimulant que ça, est-ce que c'est plus ou moins épanouissant que d'autres emplois, est-ce que les perspectives de carrière sont aussi variées ? Nous pourrons en parler dans d'autres billets, selon les questions que vous pourriez soulever, mais dans un premier temps j'aimerais surtout parler des opportunités offertes au Canada, et plus particulièrement à Québec, puisque c'est là que je travaille. Depuis des années le jeu vidéo se porte très bien dans la Vieille Capitale. Si on compare à Bordeaux, par exemple, qui est de taille comparable avec un secteur tertiaire bien développé, on trouvait en 2008 plus ou moins 200 personnes qui travaillaient dans ce secteur d'activité contre 2000 à Québec. Et depuis, je pense que l'écart n'a fait que se creuser, plusieurs studios ont ralenti à Bordeaux tandis que de nouvelles structures voient le jour tous les ans ici. Mais en plus du secteur des jeux vidéos, l'animation se développe aussi de plus en plus, que ce soit en séries animées 2D, 3D ou même en films d'animation. Ce qui est plaisant, également, c'est la qualité des programmes liés à ces secteurs d'activité qui ne cessent de s'améliorer et la diversité des tailles de studios. Je vous propose donc un tour rapide non exhaustif de ces deux marchés en plein essor à Québec. Je ne prétendrai pas détailler chaque structure, je vais en oublier certainement et n'hésitez pas à me corriger ou à ajouter des éléments si vous connaissez bien ce milieu et que je me trompe . Commençons par les gros studios de jeux vidéos : Ubisoft : pendant quelques années, le studio de Québec était un peu le "parent pauvre" de la franchise, en ce qui concerne le Canada, mais depuis deux ans ils ont le vent en poupe. Un déménagement en 2017 à 100 mêtres de leurs locaux actuels leur permettra de gérer leur croissance, ils pourraient ouvrir de 2 à 300 postes si tout va bien. Ils ont été très impliqués dans le dernier Assassin's Creed Syndicate et attirent des leads/seniors de grande qualité. http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/techno/201505/12/01-4869084-ubisoft-quebec-lance-le-plus-gros-jeu-de-son-histoire.php Beenox/Activision : gros studio aussi, beaucoup de QA par contre, moins de production en tant que telle, mais ils ont travaillé sur des gros mandats et ne cessent de s'améliorer. http://game-focus.com/deja-15-ans-pour-le-studio-quebecois-beenox-54357.php Nouveaux acteurs qui s'installent en ce moment à Québec dans le AAA (les plus gros jeux vidéos en terme de scope et de budget), le studio belge Larian qui ouvre 40 postes pour commencer et les Texans de GearBox qui en ouvrent 100. On murmure qu'un autre acteur majeur du monde du jeu vidéo pourrait annoncer son arrivée au courant de l'année. http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/techno/201503/31/01-4857165-jeu-video-le-studio-belge-larian-sinstalle-a-quebec.php http://game-focus.com/au-tour-de-gearbox-de-s-installer-au-quebec-54658.php Studios intermédiaires : Frima Studios : dédiés pendant des années aux jeux vidéos, ils ont depuis deux ans diversifié leurs activités. Un déménagement dans des locaux plus grands, l'annonce d'un gros partenariat avec Media Participation, géant du divertissement et de l'édition en Europe (ils possèdent notamment Dupuis, Dargaud et le Lombard), un premier film d'animation 3D sorti à Noel 2014, une grosse participation au film Dofus qui sort bientôt, ils se lancent maintenant dans des jeux de grande envergure avec des partenaires majeurs (Lego, Dreamworks notamment), commencent des séries d'animation 2D et 3D, et sont en production de leur deuxième long métrage 3D. Déjà près de 400 employés, ils vont beaucoup grandir dans l'année à venir Squeeze animation : studio d'animation 3D de très haute qualité en pleine expansion, ils deviendront vite une référence en matière de séries animées et ont annoncé cette année beaucoup de beaux projets à venir. BKom : studio de design graphique et d'application web pendant des années, sous le nom de Tink notamment, ils s'implantent de plus en plus dans le monde du jeu vidéo avec des projets de plus en plus ambitieux et une équipe qui s'agrandit sans cesse Beaucoup d'autres studios sont intéressants, Cortex qui prend une autre ampleur cette année, Sarbakan qui est toujours là, et beaucoup d'autres studios de quelques employés qui recrutent moins mais qui représentent un beau défi pour ceux qui préfèrent les petites équipes à taille plus humaine. Ce qui se démarque de plus en plus, que ce soit en animation ou en jeux vidéos, c'est la qualité des équipes et des productions. Si les choses continuent dans ce sens, Québec deviendra bientôt un "label" incontournable. Si on ajoute à ça le dynamisme de ces industries à Montréal, Toronto, Ottawa et Vancouver, le Canada offre des possibilités extrêmement variées pour tous ceux qui travaillent dans ces domaines d'activité.
  16. Tout à fait d'accord, Harry ! J'avais écrit un billet là-dessus il y a quelques mois, ça s'appelait justement, comme tu le dis, "comparer des pommes et des oranges", ou quelque chose du genre. Je suis 100% d'accord avec toi, comparer c'est l'engrenage parfait pour se trouver toutes les raisons du monde de se gâcher la vie.
  17. non, je ne pense pas. Le parallèle tient surtout au fait que si tout n'est pas rose, si ce n'est pas exactement comme on l'avait espéré, si on doit apprendre à composer avec l'autre, on ne doit pas pour autant penser que c'était une erreur, et qu'on doit comprendre qu'il y aura des hauts et des bas, que ce n'est pas une lune de miel perpétuelle. C'est le but de ce billet, comprendre que ce n'est pas parce qu'on avait pas tout anticipé qu'on doit forcément remettre tout le projet en question. Mais aussi qu'il faut parfois admettre que certains points auront beau être omis, contournés ou repoussés, tôt ou tard, on doit parfois prendre la décision que cette "union" ne pourra que s'envenimer, se gâcher. Pour les PVT, PTT, évidemment je ne comparerais pas ça à un mariage, la situation est temporaire, mais le parallèle reste pertinent. Commencer son projet d'immigration par un contrat court, c'est l'équivalent d'une relation naissante. Si elle se passe parfaitement ce n'est pas forcément garant d'un mariage heureux, et l'inverse est vrai aussi. On peut vivre difficilement un PVT mais réussir son immigration permanente parce que les conditions ne sont pas les mêmes.
  18. Si je vous demande quelles raisons peuvent nous pousser à immigrer, beaucoup de réponses nous viennent en tête sans même avoir à chercher. Souvent très différentes d'une personne à l'autre. Certains sont tombés en amour avec le Québec, le Canada, d'autres aiment l'état d'esprit nord-américain. Certains voulaient avant tout quitter leur pays d'origine, d'autres ont entendu dire qu'on trouvait plus facilement du travail dans leur branche. Sécurité, promesses d'emploi, couples réunifiés, projet de famille, dépaysement, coup de tête, témoignages d'amis, de cousins qui ont adoré leur voyage, qui connaissent quelqu'un qui y est parti, etc.     Si je vous demande maintenant quelles raisons peuvent nous pousser à nous marier, de premier abord on va avoir l'impression qu'il y en a beaucoup moins. Par amour ! Alors que dans le fond, elles sont tout aussi variées, et surtout, comme dans le cas de l'immigration, il arrive qu'on se marie initialement pour les mauvais motifs. Mariages de raison, d'argent, sécurité financière, pression familiale, étape naturelle après quelques années en couple, ou nécessaire selon la famille avant l'arrivée de bb, coup de tête, etc.   Mais en immigration comme en mariage, commencer son histoire par amour, par passion n'empêche pas parfois un divorce déchirant quelques années plus tard et à l'inverse il arrive qu'un mariage de raison débouche sur un amour durable, profond, sincère. Les parallèles sont nombreux, et dans bien des cas on devrait voir notre projet d'immigration comme un mariage, avec ses avantages et ses défauts.    Comme dans un mariage, vous pouvez avoir un coup de foudre, être persuadé que c'est l'homme/la femme/le pays de votre vie, celui ou celle que vous attendiez depuis votre naissance ! Immigrer après un voyage qu'on a adoré, c'est comme se marier à Vegas avec un inconnu ou presque. Rien ne garantit que ça ne va pas marcher à long terme, mais quand vous allez tomber dans le quotidien, connaitre sa famille, vivre avec ses petites habitudes, il va sans doute y avoir une période d'adaptation, la fin de la lune de miel. Et si vous sortez d'une longue relation, même si elle vous avait déçu, vous aurez quand même un deuil à faire tôt ou tard, qu'il soit léger ou profond. Des doutes, des questions. Est-ce que j'ai bien fait ? Est-ce que c'était vraiment fini ? Maintenant que je me rappelle des bons moments, est-ce que ça me tenterait de replonger ?    Comme dans un mariage, vous allez aussi devoir passer à travers plusieurs étapes, des passages obligés, des tempêtes, des réconciliations, les haut et les bas inévitables. Et comme dans un mariage, vous devrez être patient, vous dire que ça va revenir, que ce n'est qu'un mauvais moment à passer, que vous n'allez pas divorcer à la première déception, à la première engueulade.   Mais pour continuer le parallèle, c'est important de garder à l'esprit que quand ça ne va pas dans notre couple, c'est parfois parce que ça ne va pas dans d'autres sphères de notre vie, et inversement. Si votre mariage prend l'eau, que vous ne vous sentez plus bien à la maison, votre travail, vos liens avec vos amis peuvent en souffrir, et si ces relations se détériorent vous vous sentez encore moins bien. Ou à l'opposé un mariage peut se gâter quand l'un des deux n'arrive pas à laisser ses problèmes professionnels à la porte, quand ses engueulades au travail jouent sur ses relations avec son ou sa conjointe, quand des problèmes d'argent viennent envenimer les conversations familiales. En immigration comme en mariage, nous devrions tous être capable de séparer les choses, de ne pas nous laisser entraîner vers le bas dans toutes les sphères de notre vie mais au contraire s'en servir pour se remettre à flot, se rééquilibrer. Si ça ne va pas à la maison, autant essayer de s'accomplir dans son travail, dans des activités extérieures, histoire de laisser le temps au temps, comme on dit. De se laisser une chance, de ne pas prendre une décision sur un coup de tête. Si à un moment vous ne supportez plus certains aspects de la vie au Canada, essayez des les contourner, de vous laisser le temps de les accepter, ne focalisez pas dessus, pour vous donner la distance nécessaire, pour ne pas être trop émotif dans vos décisions.   Mais en mariage comme en immigration, parfois il faut savoir envisager la séparation avant que ça ne devienne moche, avant de vous faire souffrir plus que nécessaire. Admettre qu'on a pu se tromper. Quand on voit dans un couple que quoi qu'il arrive, nos chemins ne sont et ne seront plus jamais dans le même sens, qu'on a pas les mêmes attentes et les mêmes buts dans la vie, il vaut mieux parfois se quitter même si on a encore de l'affection, de l'amour pour l'autre, en se laissant une porte ouverte pour éventuellement un jour se retrouver. Parfois des séparations de quelques mois font du bien à un couple, comme des immigrants qui repartent dans leur pays d'origine pour mieux revenir quelques années plus tard, bien plus conscients de là où ils mettent les pieds et plus "prêts" à accepter les différences. Et si la séparation finalement devient définitive, et bien soit.   Parfois aussi on ne revient pas chez notre ex-mari, notre ex-femme. Ce n'est pas parce que notre nouveau chum, notre nouvelle blonde n'était pas ce qu'on espérait que ça veut dire qu'on ne devait pas divorcer la première fois. C'est peut-être juste parce qu'on doit encore chercher, qu'on a pas encore trouvé le bon, la bonne. Avec toutes nos expériences et notre vécu, on sera mieux outillé, mieux équipé pour faire le bon choix. Ou on se laissera encore entraîner par notre cœur d'artichaut avec un nouveau coup de foudre, mais dans le fond, peu importe, c'est tellement beau de continuer à rêver et d'y croire, on a le droit de se tromper ! :)    
  19. soulman

    FCVQ 2015

    Eh oui, comme tous les ans, quand les derniers jours de septembre arrivent, c'est le temps du festival de cinéma de la ville de Québec, le fameux FCVQ qui en était cette année à sa 5eme année. J'en ai parlé plusieurs fois déjà et je continuerai sans doute tous les ans, jusqu'à en convertir quelques uns ou quelques unes Évidemment c'est mon amour pour le cinéma qui m'y amène tous les ans, mais si j'en parle dans un forum d'immigration, c'est aussi et surtout parce qu'un festival de ce genre est un magnifique outil d'intégration. Cette année par exemple, ils avaient monté un écran sur la place d'Youville, avec un beau tapis rouge et trois soirs durant ils ont projeté en plein air et gratuitement la trilogie des Retour vers le Futur. Le deuxième soir il y avait même une reconstitution de la célèbre Delorean parfaitement à l'identique. Il faisait beau, il faisait chaud, c'était plein de monde, et le tout juste à côté de la salle où se réunissaient acteurs, cinéphiles et réalisateurs autour d'un verre. Une belle façon de voir quelques célébrités en passant un bon moment et de découvrir sans verser un sou le festival. Des belles soirées en plein air fin septembre, c'est quand même beau. On a même pu assister à l'éclipse tous ensemble dimanche soir entre deux projections de film. Mais indépendamment de ça, il y a d'autres attraits. Pour les fans de cinéma, c'est l'occasion de rencontrer d'autres passionnés comme vous, c'est un monde assez petit sur Québec, vous finissez par revoir toujours les mêmes têtes. Une année vos potes sont là pour présenter un court métrage, une autre année ils font partie du jury, une autre année encore ils sont en financement pour un long métrage ou en pré-production, en très peu de temps vous connaissez tout le monde et c'est évidemment le moment idéal pour les voir tous. Vous pouvez également tout simplement découvrir un bout de culture québécoise, même si la sélection est internationale il y a quelques bijoux d'ici et la majorité des court-métrages sont québécois (ce qui permet en outre d'avoir des présentations des acteurs et des réalisateurs avant les films). Et enfin, si vous êtes plus fan de bénévolat, c'est une occasion également de participer d'une autre façon, avec des gens motivés de tous âges (cette année notamment il y avait autant de jeunes de 20 ans que de retraités). Bref, n'hésitez pas à découvrir Québec sous un autre angle à travers ce festival, qui commence à se classer parmi les bons festivals internationaux. Pour les amis de Montréal, vous avez également l'embarras du choix avec des super festivals de cinéma en septembre et en octobre, le festival du Nouveau Cinema notamment est un des mes préférés. Et pour ceux qui ont choisi l'Ontario, il y a quelques semaines c'était le très glamour festival de Toronto. Il y en a pour tous les goûts et si comme moi vous êtes cinéphile, n'oubliez pas de vivre votre passion au Canada comme vous la viviez dans votre pays d'origine, c'est tellement important pour votre intégration de vous raccrocher à ces coups de coeur, ces moments où vous vous plongez dans ce que vous aimez le plus. Faites pareil pour la musique, les festivals de bouffe, n'importe quoi qui vous permettra de découvrir un peu mieux le Québec tout en prenant du plaisir
  20. C'est drôle, quand on y pense, plus on s'éloigne d'un endroit où on habitait, plus le "rayon de nos racines" s'élargit. Si vous restez dans la même ville, vous allez parler de votre attachement à votre ancien quartier, votre ancienne rue. "Ah oui, Paulot, le meilleur boulanger de la ville, la petite charcuterie en bas de mon appartement faisait de si bonnes terrines". Si vous déménagez quelque part ailleurs dans le pays, c'est votre région qui devient votre "alma mater", le creuset de vos racines. Une fois installé à Paris, dans le sud ou n'importe où à quelques centaines de kilomètres, oh combien un Breton est Breton, un gars du Nord un ch'ti, un Corse un Corse, etc. Nos différences deviennent une fierté et on se prend à être plus supporter que jamais de l'équipe de notre enfance de foot, de rugby. On aime rencontrer des gens qui viennent du même coin de pays que nous pour pouvoir comparer nos souvenirs, qui sait, trouver une relation en commun, n'importe quoi qui pourra nous rappeler quelque chose dont nous puissions être fiers. Je m'attendais donc à ce sentiment en arrivant au Québec, une fierté toute nouvelle d'être Français, un patriotisme que je n'avais jamais vraiment ressenti quand j'étais sur place si on excepte les joutes sportives. Ah ça, oui, je me sentais Gaulois à 100% quand on jouait contre l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne ou l'Angleterre en coupe du monde de foot ! Mais pas tant que ça au quotidien. C'est dire que je n'étais pas étonné de ressentir une certaine fierté quand mes collègues ou amis me vantaient quelque chose qui venait de notre coin de pays. "Ah bin oui, la bouffe chez vous, c'est quand même cool. J'ai été en Provence, c'est vraiment magnifique. Quel contraste dans vos régions, c'est dingue si on regarde des photos des Alpes, des côtes Atlantiques et d'Alsace, etc." C'est vrai que ça fait toujours plaisir, on a beau répondre en retour, faussement modeste "oui oui, mais y a de plus en plus de restos vraiment bons ici, ah oui, mais c'est tellement enivrant ces forêts à perte de vue, etc.", on est quand même fiers. J'avais même écrit une note là-dessus, quand avec ma blonde on regardait un match de tennis Raonic-Gasquet Mais là où je suis étonné malgré tout, c'est qu'il faut croire que 6000 kilomètres, finalement, ça permet d'élargir encore un peu plus ce "rayon de racines", parce que je ressens la même fierté parfois d'être... Européen ! Et oui, ça arrive, parce que les gens ici parlent souvent par continent, et donc ça éveille en moi un sentiment d'appartenance, aussi bizarre que ça puisse paraître Pourtant, on s'entend que toute phrase qui commence par "Oui, mais vous, les Européens", ça va forcément être un cliché, y a pas grand chose comme notion qui va englober autant les Italiens, les Espagnols, les Allemands, que les Danois, Polonais ou Albanais ! En fait, je dis ça, mais j'ai hâte d'avoir votre ressenti là-dessus, parce que c'est peut-être juste spécifique à certains de ressentir ça. Ça ne s'applique sans doute pas à tout le monde. Dans mon cas, déjà, mes racines ne viennent pas que de France. Je suis né en Espagne, l'un de mes grand-père était Chypriote, l'autre Italien. Mais quand même, je ne suis jamais senti particulièrement "européen" quand j'étais encore en France.
  21. Effectivement, comme le dit Kweli, la France fait rêver, que ce soit au Maroc, en Algérie, en Tunisie ou dans beaucoup de pays d'Afrique du Nord. Peut-être moins ailleurs, mais pour un Malien, un Sénégalais, c'est toujours la promesse d'une vie rêvée et d'un soutien pour la famille restée au pays. Je me rappelle d'un reportage déchirant d'un Sénégalais qui avait passé 40 ans de sa vie à pêcher en haute-mer, il habitait Arcachon je crois. Jamais de vacances, il voulait gagner le plus possible pour aider son village natal autant qu'il le pouvait, il vivait avec 6 ou 7 autres Sénégalais dans un petit appartement. Quand il a enfin décidé de prendre sa retraite et de revenir au pays, c'était incroyable, tout un village s'était développé grâce à lui, ses neveux et nièces avaient pu continuer des études, ils avaient construit un petit hopital local, une école, les maisons étaient belles. Tout ça en grande partie grâce à lui. Mais ce qui était triste c'est qu'il n'avait plus sa place dans ce village et que tout le monde lui reprochait d'avoir arrêté de travailler. Bon, le reportage le montre juste à son arrivée, ça s'est peut-être arrangé par la suite, mais il était quand même heureux d'avoir pu tant aider.
  22. Ça en effet c'est un raccourci bête. PS: As tu été éducateur dans ces citées ou la police ne met aujoud'hui plus les pieds ? Moi, j'ai habité et travaillé dans le 93, le 94, le 95 près de ce type citées, c'est un univers parallèle. C'est hallucinant pour un pays comme la France. Oui, j'ai été éducateur dans ce qui se fait de pire selon les conventions, avec les jeunes considérés comme le "fond de tout". Des jeunes hyper violents qui, à 15 ans, moins pour certains, étaient déjà en semi-liberté. Je travaillais avec plusieurs groupes, des filles de 10 à 16 ans, toutes prostituées, droguées, avec des histoires qu'on ne peut imaginer, et des gars de 15 à 20 ans qui avaient commis des crimes graves et qu'on tentait d'"humaniser" un maximum avant qu'ils prennent une probable lourde sentence. J'en parlais dans une de mes chroniques je crois, j'ai commencé à écrire un livre sur ces expériences, mais je n'ai pas encore réussi à le finir, j'essaie plutôt d'"exorciser" ces histoires en les couchant sur papier que de vraiment souhaiter les faire lire à d'autres. Et effectivement, tu as raison, c'est un univers totalement parallèle. Mais même sans parler de ces jeunes aux situations extrêmes, rien qu'en allant voir ce qui se passe dans les gares la nuit, ces microcosmes de société d'exclus, de gens en marge, c'est une véritable cour des miracles, et des mondes qui s'ignorent, ne se connaissent pas. Il est très facile de tomber dans l'un et très très difficile d'en sortir, avec toute la bonne volonté du monde.
  23. tiens, au fait, en passant, cet échange est en train de montrer qu'on peut aborder un sujet délicat, avoir des opinions différentes qui peuvent provoquer bien souvent beaucoup de passion, sans pour autant manquer de courtoisie et d'argument, et je dois dire que c'est un plaisir de discuter avec vous tous jusqu'à présent
  24. je voulais juste éviter un paralogisme trop répandu qui sous-entendrait que "Les étrangers vivent pour la plupart dans les cités Les cités sont souvent dangereuses Donc les étrangers sont dangereux."
  25. Hummm. La démission des parents tout sujet... La culture de l'argent facile de suite car on refuse de trimer comme son père simple ouvrier ... Pour le repli communautaire, je nuance aussi ta cause et de sa conséquence: quand le ministre du culte de ta communauté te dit de ne pas te mélanger aux autres n'appartenant pas à la même religion, on n'est pas isolé parce que c'est la société qui ne veut pas t'accueillir mais parce que c'est toi qui te mets en marge. Très bon point, et je ne peux que le déplorer. En aucun cas je ne stigmatise d'un bord ou de l'autre en pensant ou suggérant qu'il y a plus ou moins de bonne et de mauvaises personnes dans toutes les communautés. Je ne voulais pas décrire les familles d'origine étrangère comme toutes victimes et conciliantes par opposition à des familles de souche coupables sur toute la ligne, tu t'en doutes
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