Jump to content

Leaderboard

Popular Content

Showing content with the highest reputation since 09/26/2020 in Blog Entries

  1. Boofam

    Présentation

    Hello la team Nous sommes une famille d'une princesse qui aimons beaucoup voyager. Maman adore la cuisine, avec princesse rose nous adorons essayer de nouvelles recettes simples, efficace aux saveurs d'ici et d'ailleurs. Papa adore voyager et nous le suivons beaucoup. Nous aimons la vie et ses surprises Et vous qu'est-ce que vous aimez le plus dans la vie? Bisous
    3 points
  2. Jefke

    Ce sandwich servi au Québec

    Jamais un mot trop haut, un geste déplacé ou encore une engueulade. J'ai toujours trouvé les Canadiens, et les Québécois, très agréables. Pour manifester, les enseignants se rassemblent joyeusement le long des routes en brandissant des pancartes, sans aucunement gêner la circulation. Les policiers, eux, expriment leur mécontentement en changeant de pantalon de service. C'est fascinant cette absence apparente de rapports conflictuels. La diplomatie au quotidien Puis on plonge plus profond dans la culture locale. On devient plus attentif aux subtilités. On acquiert progressivement cette indéfinissable "Expérience Québécoise". Il m'aura ainsi fallu un certain temps avant de m'apercevoir qu'entre un compliment et une bonne nouvelle, mon propriétaire glissait discrètement des choses moins agréables. Hop hop hop ! Ni vu ni connu. Et en bon adepte de la technique des compliments sandwich, il ne perdait jamais sa bonne humeur. Il aurait pu nous aviser franchement que nos voisins se plaignaient du bruit, que c'est inacceptable, que nous donnons une mauvaise éducation à nos enfants, etc. Au contraire, il est passé nous voir et a trouvé formidable que nos enfants s'adaptent aussi facilement à leur nouveau cadre. Mieux, puisqu'ils débordent d'énergie, il nous a suggéré de nombreuses activités dans la région : camps de jour, cours de musique, clubs sportifs... Nous avons tellement apprécié cette discussion que ce n'est qu'après coup que nous avons réalisé ce qui avait sans doute motivé sa visite. Fin diplomate. Chapeau. Et que dire lorsqu'il est venu s'assurer que nous étions confortablement installés ? Il a fait le tour du logement pour identifier tous les travaux à faire. Charmante attention. Isolation des fenêtres, poignées d'armoires, peinture qui s’écaille, nettoyage de la cheminée... Tout a été vérifié. Minutieusement. Il s'est inquiété de savoir si niveau emploi nous avions trouvé nos marques, si nous comptions rester dans la région ou pas, etc. Nous lui avons partagé nos projets. Il nous a partagé son avis et nous a encouragés. Excellent échange. Comme d'habitude. Que demander de plus ? Un propriétaire au petit soin de ses locataires. Super. C'est quand nous avons reçu son courrier la semaine suivante que nous avons mis son intérêt en perspective. Nous avions soudain l'impression qu'il était venu s'assurer que nous n'avions absolument aucune intention ni aucune raison de quitter cet appartement alors que le loyer allait augmenter de 10%. Tranquille, le bonhomme. On n'avait rien vu venir. Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l'écoute : Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. " Le Corbeau, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus. (extrait "Le Corbeau et le Renard", Jean de la Fontaine) Aujourd'hui quand quelqu'un me complimente, j'ai le sourcil interrogateur qui se lève. Un réflexe. Derrière ses flatteries, je sais que Maître Renard s’en vient avec quelque chose que je vais possiblement ne pas apprécier. Alors surtout ne pas lâcher le camembert ! Des compliments qui parfois n’en sont pas vraiment Dans ma compagnie, on distribue beaucoup de compliments : pouces levés, coups de chapeau, nomination pour l'employé du mois, trophée pour l'employé du trimestre... Dans le même temps, on n'hésite pas à remercier sur l'heure des salariés. Histoire sans doute de maintenir l'équilibre de l'Univers. Mais un compliment ne protège de rien. Maître Corbeau peut en témoigner. Ce n'est pas exceptionnel qu’une personne reçoive des compliments et soit invitée à faire ses cartons juste après. Il n’y a pas si longtemps, mon boss s'était déplacé spécialement pour me voir. Pendant que je l'écoutais, une lumière orange clignotait dans ma tête. Mille questions se bousculaient. Des félicitations ? Vraiment ? Pourquoi à ce moment précis ? Est-ce que j'ai vraiment réalisé quelque chose d'exceptionnel ? C'est positif pour ma prochaine évaluation ou est-ce qu’il y a un loup caché quelque part ? Je me souviens mes premiers mois de travail au Québec. J'étais sur mon petit nuage. Je recevais beaucoup d'éloges. En fait, je ne recevais que ça. Je réclamais des remarques constructives, mais j'étais incapable de les saisir. Je m’attendais à ce qu’ici aussi, si quelqu’un voulait me faire une critique, il fronce les sourcils et parle avec un ton grave. Aussi, ça m'a pas mal surpris lors de ma première revue de performance quand mon bosse sorte une longue liste de points à améliorer. L'atterrissage a été rude. Un choc culturel. Mais la leçon a été apprise. Quand un entrepreneur me fait des compliments, je check son travail plusieurs fois. Quand la dame de la garderie me raconte que ma fille a été formidable, je comprends tout de suite qu’elle a regardé la Reine des Neiges en boucle toute la journée au lieu d’avoir des activités pédagogiques. Quand mon banquier me félicite, je prends tout mon temps pour bien relire chaque ligne de ses documents. J’en ai mangé des compliments sandwich. Suffisamment pour savoir que certains peuvent avoir un arrière-goût nauséeux . Un dernier sandwich pour la route ? Les années ont passées. Hier, je menais un point d’évaluation avec un collègue, nouvel arrivant au Canada. Je tenais vraiment l’occasion d’une bonne engueulade pour bien mettre les poings sur les i. Et puis j'ai repensé à mon ancien propriétaire et à sa façon de se faire apprécier.même quand il t’annonce avec un grand sourire la pire nouvelle pour toi. Et j’ai joué ma game comme il me l’a appris. Toute en finesse. Pour limiter les réactions violentes. Ce qui a été dit Ce qui aurait pu se dire ailleurs Il me semble que ton intégration se déroule très bien, correct ? Ça fait déjà un moment que tu es avec nous. Tu es toujours en phase d'intégration quand un stagiaire est complètement autonome après 2 semaines. C’est pas possible ! Est-ce que tout le monde dans l’entreprise te consacre suffisant de support ? Pourquoi est-ce qu’il faut encore te tenir la main ? Ton approche analytique et systématique est très innovante. Tu saoules tout le monde à remettre toujours tout en question ! C’est intéressant, mais je pense qu’on n'est encore très loin d’être rendu à ce niveau ici. Qu’en penses-tu ? Mais quand vas-tu enfin arrêter de jaser et faire ta job ? Et sinon, comment vois-tu ta contribution dans l’équipe ? As-tu la même impression que nous autres: que tu n’apporte rien ? De ce que je vois, je pense que ton projet risque d’entrer dans une phase délicate. Bon. Malheureusement, j'ai une mauvaise nouvelle pour toi... J’imagine qu’on devra sans doute procéder à quelques ajustements. Une grosse cible est dessinée dans ton dos Il risque d’y avoir pas mal de pression prochainement. Dès que tu franchiras la porte, un snipper t'attend Mais c’est normal dans la vie d’un projet Allez, si tu veux chialer, ne te gêne pas. La boîte de kleenex est là pour ça. Et une fois qu’on aura traversé ces turbulences, ça ira beaucoup mieux, tu verras. Ta remplaçante est plus mignonne que toi, moins chère et prête à bosser beaucoup plus dur. Ca ne peut être que mieux. Ça sera super fun. Tout le monde a hâte de travailler avec elle Tu es partant ? Voilà, tu peux aller vider ton cubicule maintenant. A bien y réfléchir, la société québécoise est autant, sinon plus violente que les autres. Mais avec ses spécificités culturelles, un grand sourire, et quelques compliments pour enrober le tout, les choses passent souvent mieux. Enfin... ça dépend pour qui.
    2 points
  3. jhoubert

    Immigrer au Canada

    Un jeune couple français rencontre un Canadien à l'étranger — C'est comment le Canada? — C'est un grand pays! Magnifique! Il y a beaucoup de banlieues...mais je vous rassure, c'est pas comme en France! C'est hyper propre, hyper sécuritaire et hyper ennuyeux. Dans les banlieues canadiennes, les jeunes se suicident...disons en bonne quantité, c'est suffisant pour faire le top 5! On est presque champion du monde, vous savez! Notre gouvernement fait beaucoup d'effort en ce moment pour rafler le titre! Comme ça, ça fera plus de pub pour attirer des immigrants désespérés! Les adultes travaillent beaucoup, ils sont occupés à payer leur grande maison remplie de produits qui débordent des placards. Ici, même si vous n'avez pas beaucoup d'argent vous pouvez avoir une grande maison, c'est pas juste un rêve! c'est un cauchemar! boulot-conso-dodo... Et quand ils ont du temps libre, les adultes regardent Netflic toute la soirée en mangeant des pizzas Domino's et des glaces Ben & Jerry's. Parfois, ils sortent, mais c'est seulement pour courir quelques minutes autour du pâté de maisons, car pour le shopping, ils préfèrent tout acheter en ligne. Et les vieux, ils dorment dans des centres, devant Netflic évidemment. Pas mal non? — Nous avons envie d'immigrer au Canada avec nos enfants qui auront bientôt 15 et 16 ans! — Super! Je peux vous aider à trouver un bon travail et une belle maison sur Internet. Vous trouverez sûrement un bon travail 9 à 5 au centre-ville dans un bureau propre et sécuritaire, ou bien dans un abattoir ou une usine quelconque à seulement 4 ou 5 kilomètres de votre banlieue. Le taux de chômage frôle les 5%, il y a des emplois CDD partout pour les nouveaux arrivants, surtout lorsqu'on sait qu'ils ne restent pas longtemps, et que d'autres après eux viendront les remplacer assez rapidement. Le patronat et les agents d'immigration se frottent les mains...Vous pourrez ensuite acheter une grande maison qui ressemblera à celle de votre voisin et toutes les autres du quartier, en plus de deux belles voitures de l'année (je vous recommande les modèles 4x4, car vous pourrez y stocker plus de choses lorsque vous ferez du shopping). Il y aura d'énormes hypermarchés pour acheter toutes les choses inutiles dont vous rêvez. Chez nous, les banques sont très généreuses, c'est pas comme en France! Elles vous prêteront facilement du crédit et vous offriront des cartes de toutes les couleurs! Le rêve nord-américain c'est maintenant ou jamais! — Vous nous avez convaincus! On part demain avec nos enfants Dylan et Jordan! — Tant mieux alors, et je suis sûr que dans 5 ans, vous plaindrez les Français et vos amis en France, malgré tous les défauts de votre beau pays...
    1 point
  4. Iberys03

    Expatriation épisode 2

    Réception ce soir le 09 décembre de la lettre d’acceptation du CFP de Verdun à Montreal pour une rentrée scolaire le 31/08/2020. Enfin quelque chose de concret dans nos démarches, ça fait du bien et le moral est regonflé. Nous allons maintenant attaquer le plus dure à savoir les démarches d’immigration pour obtenir les permis et visas nécessaires. On croise les doigts pour que tout fonctionne correctement et que le prochain billet sur ce blog soit plein de réjouissances ! Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année.
    1 point
  5. Si tu es un(e) Français(e) qui vit au Canada, voici un scoop : sache que tu ne passes pas inaperçu(e) au supermarché ! Et oui, c'est comme ça : même si tu vis depuis longtemps au pays des grands espaces, et que tu te sens complétement intégré(e), tes gènes français te trahissent lorsque tu fais tes courses ! Voici la preuve par 16 : 1- Tu RÂLES... ... parce qu'il y a la queue, parce que tel produit est trop cher, parce qu'il fait trop froid/trop chaud dans le supermarché, parce que tu ne trouves pas tel produit, etc. Bref, tu râles... (Mais c'est normal : c'est dans ta nature !) 2-Tu "tiques"... ... quand un employé te soutient que le Cheez Whiz c'est du fromage. 3- Tu es très critique... ... au sujet de certains produits que tu vois en rayon (et parfois même, tu te "lâches" à voix haute). 4- Tu te tords de rire... ... en lisant le descriptif ou la traduction de certains produits. 5- Tu rêves... ... de "gruger" en caisse, pour passer plus vite (mais tu ne le fais pas car iciTTE, les gens sont civilisés). 6- Tu ne comprends toujours pas... ... ce que font les "Jello" dans le rayon des yaourts/yogourts (ni comment on peut aimer ça, d'ailleurs...). 7- Tu hallucines encore et toujours... ... devant le prix du fromage. 8- Tu restes toujours sceptique... ... devant le côté "bon pour la santé" des baby-carottes (qui n'ont de "baby" que le nom...), les reines de la trempette. 9- Tu apprécies... ... qu'iciTTE, il y ait toujours un employé pour t'aider à mettre tes achats dans des sacs. 10- Tu soupires... ... en te rappelant que tu dois passer à la SAQ en sortant, puisqu'il n'y a que des vins de m***** vendus en supermarché. 11- Tu te demandes pourquoi... ... on trouve du lait UHT en France, et pas au Canada (et si tu connais la réponse, mets-la dans les commentaires STP, car je ne sais toujours pas pourquoi, après 10 ans au Canada). 12- Tu regrettes le temps... ... où tu habitais à côté d'un Picard. 13- Tu trépignes... ... en attendant le "petit" colis de victuailles que ta mère t'a envoyé de France. #EnManque #MerciMaman 14- Tu jouis littéralement... ... en découvrant dans ton supermarché, pour la 1ère fois depuis ton installation, des Galettes Saint-Michel... ! NB : Réaction identique également possible après avoir découvert du foie gras, des confitures Bonne Maman, des lardons, du caramel à la fleur de sel, de la pâte feuilletée à dérouler, des Petits Écoliers, des herbes de Provence, etc. 15- Tu fais l'ouverture du magasin quand tu sais... ... qu'un fromage français est en promotion... 16- Mais parfois... ... tu arrives trop tard et il n'y en a déjà plus (et là, c'est le drame !)... ********************************* Alors, penses-tu encore passer pour un "local" quand tu fais les courses, depuis que tu vis au Canada ? Si j'ai oublié une réaction, rajoute-la dans les commentaires STP ! La liste ne demande qu'à être allongée... Et si tu as aimé ce billet, abonne-toi à mon blog : Expatriation, Tourisme & Cie !
    1 point
  6. Il vient un moment où la personne qui veut immigrer doit sortir de sa zone de confort. C’est un moment charnière où il faut lever le nez de ses dossiers d’immigration pour effectuer des gestes concrets. Résilier des abonnements. Clôturer des comptes… et déposer sa démission. Justement, quel est le meilleur moment pour annoncer à son gestionnaire ou à ses clients son intention de partir à l’autre bout du monde ? Comment s’y prendre ? Démissionner ou se faire remercier ? A une époque, je voulais suggérer à mon employeur de me licencier pour une quelconque faute grave. J’y voyais deux bénéfices potentiels : des indemnités de départ conséquentes un préavis très court Seulement, à bien y réfléchir, il est sans doute préférable de rester professionnel jusqu’au bout et quitter son emploi dans les meilleurs termes. Lorsqu’un recruteur (canadien) mène une vérification des références, comment réagira-t’il en découvrant que son candidat a été viré pour retards répétitifs, critique excessive sur les réseaux sociaux ou juste pour immigrer ? Les délais de préavis Au Canada, j’ai souvent vu des personnes poser leur démission et quitter l’entreprise sur le champ, ou dans la quinzaine. En Belgique, en cas de démission, j’avais plus de 3 mois de préavis à prester. Obligatoirement. Je ne sais pas si c’est toujours le cas présentement mais ce délai est un vrai handicap pour immigrer. J’ai d’ailleurs pu constater que souvent les contrats proposés aux Journées Québec ou Destination Canada incluent une clause comme : “Ce contrat de travail prendra effet dans les dix (10) jours ouvrables suivant la date où vous obtiendrez toutes les autorisations nécessaires vous permettant de travailler légalement au Canada, ou, après entente mutuelle sur une date ultérieure.” Un employeur Nord-Américain veut pouvoir recruter sans perdre de temps. A profils équivalents, entre un candidat disponible sous 10 jours et un candidat qui a plusieurs mois de préavis à effectuer après sa démission, vers qui se portera l’attention d’un recruteur ? Soigner sa sortie Démissionner c’est l’occasion d’organiser une pot de départ. Mais c’est surtout l’opportunité de recueillir un maximum de recommandations (linkedin & co) et de briefer l’une ou l’autre personne clé sur ce que vous souhaitez qu’elles disent de vous à vos futurs recruteurs. Et c’est l’ultime chance de marquer les mémoires. Avec par exemple une vidéo comme Marina Shifrin ou Phil ou François Hollande ou encore le gagnant du loto. Mon expérience Pour ce qui me concerne, j’ai donné ma démission approximativement 9 mois avant d’immigrer au Canada. Pour plusieurs raisons : 1- me retrouver dos au mur Quand on fait ses cartons, on se garde encore la possibilité de les défaire. Mais une fois qu’on met fin à son emploi, difficile de faire machine arrière. Les choses sont claires. Il n’y a pas d’autre choix que d’aller de l’avant. Il faut tout donner. Consacrer tous ses efforts à la réalisation de son projet. 2- réduire ma période de préavis Quitter mon emploi pour une job “temporaire” m’a permis de gagner en flexibilité. Avec une durée de préavis réduite à moins de deux semaines, mon profil a beaucoup gagné en intérêt pour les recruteurs canadiens. 3- acquérir plus d'expérience pertinente Démissionner suffisamment tôt m’a permis d'enchaîner tranquillement avec un emploi le plus proche possible de ce que je me prévoyais faire au Canada. Ça a ainsi été l’occasion de cumuler une expérience plus pertinente : secteur d’activité, méthodes de travail, outils similaires, bilinguisme, etc. Une façon de préparer mon rebond professionnel en douceur. 4- maîtriser mon calendrier D’un côté, c’est compliqué d’être pris au sérieux par un recruteur canadien lorsqu’il faut lui annoncer que “OK. J'attends que tous les détails (contrat, permis de travail, billets d'avion, logement, etc.) soient réglés avant de lâcher mon emploi. Et à ce moment-là j’aurai encore 3 mois de préavis. Mais,by the way, je suis vraiment impatient de travailler avec vous”. De l’autre côté, c’est difficile de dire à son employeur : “patron, une entreprise canadienne m’a proposé un contrat de travail. Je commence dans 10 jours au plus tard. Il faudrait qu’on discute du délai de mon préavis...” Une fois ma démission posée, j’avais donc 3 mois de préavis à prester. Puis dans mon nouvel emploi, je pouvais me libérer sous 2 semaines. J’ai pu prendre le temps tranquillement de peaufiner les détails de mon immigration. Le lendemain de mon dernier jour de travail, j'étais dans l’avion. Et le surlendemain, mon nouvel employeur canadien m'accueillait à l'aéroport. Un échéancier parfait. 5- financer mon immigration Immigrer demande un budget conséquent. Quand on a l’opportunité de travailler, ne fusse que quelques mois, pour un meilleur salaire net, pourquoi hésiter ? 6- sortir de sa zone de confort Quand on a travaillé de nombreuses années dans la même entreprise on finit par se sentir bien dans ses pantoufles. Vouloir changer de job a réveillé mes sens de chercheur d'opportunités : mieux sentir les tendances sur le marché, améliorer mes techniques de réseautage, décrypter les exigences, enchaîner des dizaines d’entrevues en français/anglais, améliorer ma présentation, identifier mes lacunes, travailler mes réponses, etc. Démissionner plusieurs mois avant ma date supposée de départ au Canada, m’a permis d’être particulièrement efficace pour mener mon projet d’immigration. Et vous, à quel moment avez-vous (ou prévoyez-vous) de démissionner ? Au tout dernier moment ou suffisamment tôt pour permettre une période de transition ?
    1 point
  7. Jefke

    Pas simple d'immigrer en couple...

    Adieu été indien. Adieu paysages de carte postale. Place à la grisaille et au spleen automnal. Les feuilles se raccrochent désespérément à leur branche. Mais pour combien de temps encore? Elles finiront par manquer de chlorophylle et dépérir au pied des arbres. Ou elles se laisseront emporter par le vent. Épuisées. Comme tous ces immigrants qui finissent eux aussi par lâcher prise. C’est déprimant de voir autant de connaissances quitter les Cantons de l’Est. Mes amis liégeois Nous étions arrivés dans la région à la même période. Le courant est passé tout de suite. Lui: était venu pour un postdoctorat à l’université de Sherbrooke. Elle: a cumulé une job dans un callcenter et un quart de nuit dans un fastfood. Ce n’était pas à ça qu’elle aspirait en immigrant. Mais il fallait bien payer les factures. En septembre, ils sont partis poursuivre leur aventure sur Québec. En espérant y trouver mieux. Mes maudits français Au début c’était intéressant d’écouter leurs commentaires critiques. Puis c’était devenu tellement systématique et méchant que je me demandais ce qu’ils faisaient encore ici. Elle: recrutée aux Journées Québec. Lui: est sorti d’une grande école française, l’une des meilleures paraît-il. En fait, je n’en sais rien. Et beaucoup d’employeurs québécois non plus, apparemment. Ça l’a vexé pas mal. Une fois leur Résidence Permanente acquise, et après avoir râlé contre tous ces gens incapables de reconnaître la valeur de son prestigieux diplôme, il a convaincu sa blonde de déménager à Montréal. Revenir dans sa zone de confort. Travailler pour une grande entreprise bien française. Nos partenaires de tennis L’accès aux courts de tennis extérieurs est gratuit. A la belle saison, c’est excellente opportunité pour se maintenir en forme et de faire des rencontres. Elle: ex-architecte, s’occupait de sa garderie familiale. Lui: auditeur financier, avec un permis temporaire. Ils se voyaient s’installer ici, construire une fermette au milieu des bois, chasser l’orignal, etc. Et puis bardaf : l’entreprise l’a mis à pied. Tout a basculé. Cela fait présentement plusieurs mois qu’il peine à rebondir. Le bassin d’emplois est restreint en région. Grosse remise en question de leur projet d’immigration. Le Canada n’est peut-être pas l’Eldorado imaginé. Nos voisins boliviens Ils étaient arrivés au Canada sans parler un mot de français et avec presque rien. Présentement, ils ont l’une des plus jolies maisons du voisinage. Lui: a quitté la Bolivie il y plusieurs années. Depuis, il s’est fait une place à Sherbrooke. Elle: après plusieurs années a finalement trouvé une job à la hauteur de ses attentes. A 2 heures de route. Fatiguée de faire la navette, elle a fini par prendre un appartement en ville. Ça semblait plus pratique. Vraiment? Il paraît qu’un couple de nouveaux arrivants sur 2 finit par se séparer. Même avec la plus grande motivation, les motifs sont nombreux pour refaire ses valises,immigrer un peu plus loin ou rentrer dans son pays d’origine : insatisfaction professionnelle, choc culturel, éloignement familial, hiver trop long, difficultés financières, intégration difficile, chicanes de couple, déception globale…. Une idée noire qui tourne, tourne et tourne en rond dans un petit appartement peut vite faire remonter à la surface beaucoup de ressentiments. Une job stimulante et une rémunération confortable aident beaucoup à apprécier la qualité de vie au Canada. Clairement, l’épanouissement professionnel est l’une des meilleures clés pour réussir son immigration. Pourtant je vois beaucoup de personnes autour de moi qui ont mis leurs ambitions professionnelles entre parenthèses pour suivre leur conjoint(e). Elles se disent (ou se font dire) : tout est possible au Canada, quand on veut on peut, il suffit de, on s’adaptera, on cherchera sur place… Mais, et si on ne trouvait rien de satisfaisant? Comment être heureux dans son couple si on doit se contenter d’un poste d’agent d’accueil alors qu’on a été conseillère RH avec 10 années d’expériences hors Canada? Comment rester optimiste quand cela fait 3 ans qu’on est coincé dans une job de mécanicien au salaire minimum à Chicoutimi après avoir été ingénieur chez Airbus? Est-ce vraiment cela immigrer? Un mélange d’égoïsme et de sacrifice naïf? Pour un couple qui réussit son pari, combien souffrent en silence? Ce n’est pas évident d’immigrer en famille. La barre est placée très haut. Pendant ce temps, le vent continue d’arracher les feuilles jaunies. Et ces amitiés auxquelles je m’étais habitué.
    1 point
×
×
  • Create New...

Important Information

We have placed cookies on your device to help make this website better. You can adjust your cookie settings, otherwise we'll assume you're okay to continue. En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt, de réaliser des statistiques de visites et de vous permettre de partager des informations sur les réseaux sociaux. Terms of Use Privacy Policy Guidelines

Ouvrir un compte bancaire avant mon départ
© 2021 immigrer.com

Advertisement