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chambremontreal

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Profile Information

  • Gender
    Femme
  • Statut
    autre
  • Profession
    Chambre de commerce
  • Préoccupation
    La Chambre de commerce du Montréal métropolitain a pour mission d’être la voix du milieu des affaires montréalais et d’agir pour la prospérité de la métropole.
  • Pays d'origine
    Canada
  • Pays de résidence
    Canada

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  • Website URL
    http://www.ccmm.qc.ca/

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  1. Voici l'une de trois histoires inspirantes de professionnels immigrants établis qui ont redonné au suivant en accueillant dans leur entreprise des immigrants plus récents, dans le cadre du programme Interconnexion de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Lorsqu’il débarque à LaSalle avec sa famille en avril 2014, Roberto Amado est prêt à accepter tout type d’emploi. C’est ainsi qu’il décroche un poste de chauffeur de camion chez Target. Ce professionnel des ventes originaire de Salvador, la troisième plus grande ville du Brésil, a pourtant travaillé dans plusieurs grandes multinationales comme Whirpool et HSBC. Quand Target ferme ses portes, Roberto multiplie les recherches pour trouver un emploi qui se rapporte à l’expérience qu’il a acquise au Brésil. Après des démarches auprès de l’organisme L’Hirondelle, du Carrefour jeunesse-emploi et du programme Interconnexion, il effectue un stage offert au sein de l’organisme Habitat pour l’humanité. À l’issue du stage, Roberto est embauché et occupe maintenant le poste de gérant des ventes au magasin d’Habitat pour l’humanité situé dans Saint-Henri. Madeleine Martins, directrice générale d’Habitat pour l’humanité, souligne à quel point Roberto avait « fait ses devoirs » lorsqu’il s’est présenté à l’entrevue. Il savait tout de son organisme qui construit des maisons pour les familles mal logées et vivant sous le seuil de la pauvreté. Madeleine valorise hautement le parcours brésilien de Roberto en amélioration de magasins. « L’exigence de l’expérience québécoise, c’est une vue de l’esprit. Les recruteurs qui en parlent ne savent pas qu’aujourd’hui l’expérience d’ici est identique à celle acquise ailleurs », affirme-t-elle. Madeleine connaît les défis inhérents à l’immigration. Née à Chaves, au nord du Portugal, elle grandit à Paris où elle mènera une carrière stimulante comme cadre d’entreprise. L’amour l’amène à émigrer au Québec en 1997. En un mois, elle trouve un emploi grâce à une connaissance. Elle travaille 10 ans chez Desjardins puis se joint à la Caisse de dépôt et placement du Québec. Mais en 2013, à la suite de la maladie de son conjoint, elle commence à remettre en question sa contribution au sein d’une grande entreprise. C’est à ce moment qu’Habitat pour l’humanité, dont elle est membre du conseil d’administration, lui offre de restructurer l’organisation. « Davantage d’organisations devraient tendre la main aux immigrants par l’entremise d’un stage. Embaucher quelqu’un, c’est risqué. Mais il n’y a pas d’enjeux à accueillir une personne en stage. Il faut tenter l’expérience. » Elle pressent que Roberto sera promu à court terme au sein de son organisation. Mais elle voit son coaching à plus long terme. « Je veux lui donner assez de bagage, en deux ou trois ans, afin qu’il puisse s’en servir comme tremplin pour poursuivre sa carrière dans un cabinet. » Encouragé par Madeleine, Roberto nourrit son plan de carrière. Il réalise que les employeurs d’ici cherchent plutôt des spécialistes. Il songe maintenant à se spécialiser en intelligence d’affaires pour avoir un plus grand impact sur l’amélioration des environnements qu’il gère. Toutefois, Roberto considère pouvoir prendre son temps, car il est satisfait de la qualité de vie qu’il a à Montréal. « Au Brésil, on veut faire les choses vite. Le coût de la vie est plus élevé, voyager pour aller travailler est beaucoup plus long. Il faut atteindre un certain poste pour bien vivre. Ici, tu vis bien avec un travail raisonnable. » Cette qualité de vie, il en prend aussi la mesure en donnant des cours de jiu-jitsu le soir, et en caressant le rêve d’ouvrir son gym d’ici deux ans. Par Marie-Christine Ladouceur-Girard Directrice, Développement, diversité métropolitaine Chambre de commerce du Montréal métropolitain
  2. Voici l'une de trois histoires inspirantes de professionnels immigrants établis qui ont redonné au suivant en accueillant dans leur entreprise des immigrants plus récents, dans le cadre du programme Interconnexion de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. À son arrivée au Québec de la Colombie en 2008, Anamilena Delgado a utilisé le programme Interconnexion de la Chambre pour accroître son réseau professionnel. Aujourd’hui gestionnaire des ressources humaines chez GDI Services aux immeubles, une entreprise d’entretien ménager qui compte 3 000 employés syndiqués à Montréal, elle a poussé son employeur à y participer en 2015. Elle était alors à la recherche d’un collègue débrouillard, énergique et sachant prendre des décisions. Ce sont toutes des qualités que Valeria Lesnaya a démontrées lors de son entrevue pour un stage. Entre deux propositions de mandats en ressources humaines, Valeria a choisi le plus difficile. Le stage a si bien confirmé la première impression d’Anamilena qu’elle a ensuite embauché Valeria. Originaire de Sébastopol, au nord de l’Ukraine, Valeria a grandi à Saint-Pétersbourg, en Russie. Après avoir entamé une carrière en communication, elle se tourne vers les ressources humaines. En 2010, elle immigre à LaSalle « pour éviter que son mari d’Azerbaïdjan soit victime du racisme croissant ». Si son conjoint bilingue se trouve rapidement du travail, Valeria, elle, se consacre à l’apprentissage du français et de l’anglais. « J’ai voulu faire un stage, car je n’avais pas confiance en mes capacités linguistiques, surtout après avoir passé deux ans en congé de maternité, à ne pas parler beaucoup en français », dit-elle dans un français pourtant juste. Anamilena comprend la démarche de Valeria. Originaire de la Colombie, elle a travaillé pendant huit ans dans une grande entreprise pétrochimique. À son arrivée à Montréal, elle a vécu en anglais tout en apprenant le français à temps partiel pendant deux ans. Ce n’est qu’après qu’elle a investi pleinement dans la langue de Molière, cumulant les heures de bénévolat comme interprète auprès des immigrants hispanophones pour s’y exercer. Son premier emploi, comme assistante de direction, l’aide encore à améliorer son français grâce au soutien du président du conseil d’administration, un avocat et écrivain francophone. Heureusement pour Anemilena et Valeria, chez GDI Services, les accents sont les bienvenus. De surcroît, la maîtrise du russe et de l’espagnol permet aux deux professionnelles de communiquer plus efficacement et humainement avec les nombreux employés qui n’ont pas le français pour langue maternelle. Anamilena reconnaît toutefois que la difficulté à bien s’exprimer en français peut être un frein à l’embauche des immigrants. « En tant qu’employeur, on se protège. Le chemin de l’immigrant en est parfois plus difficile, mais je ne juge pas cette position. Toutefois, les employeurs peuvent aussi donner une chance et ne pas être trop sévères. Les immigrants, eux, peuvent se distinguer par leur motivation et leur attitude. » Quand on lui demande quels sont ses plans de carrière, Valeria répond, très positive : « Je dois encore apprendre beaucoup, améliorer mon français et mon anglais, acquérir davantage d’expérience. J’y vais étape par étape. » Par Marie-Christine Ladouceur-Girard Directrice, Développement, diversité métropolitaine Chambre de commerce du Montréal métropolitain
  3. Previous Page Next Page Voici l'une de trois histoires inspirantes de professionnels immigrants établis qui ont redonné au suivant en accueillant dans leur entreprise des immigrants plus récents, dans le cadre du programme Interconnexion de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Hedia Bahri est présidente et cofondatrice des Technologies Targipsum inc. Sa petite entreprise située à Brossard offre à des acteurs importants du secteur du transport et de la logistique, comme Robert Transport, des services informatiques en lien avec la solution Roadnet. Roadnet est une application présente dans 67 pays; Alejandro Lopez en sait quelque chose. En Colombie, il a travaillé avec Roadshow, un logiciel concurrent. En octobre 2015, alors qu’il participe à une activité de réseautage d’Interconnexion visant à mettre en contact une cinquantaine de nouveaux immigrants avec des entreprises de leur secteur, Alejandro entend prononcer dans la salle le nom du logiciel Roadnet. En cherchant un peu, il trouve Hedia, venue découvrir de nouveaux talents pour agrandir son équipe. Hedia ouvre grand les yeux en écoutant Alejandro. Il est embauché quelques jours plus tard. Alejandro admet qu’avant cette expérience concluante avec le programme Interconnexion, il ne croyait pas que le réseautage permettait de trouver un emploi. Il s’y est décidé grâce à une amie qui lui a dit : « Je connais une personne qui a fait la même activité et a trouvé son employeur. » En plus, il s’était promis d’essayer tout ce qu’on lui proposerait pour s’intégrer professionnellement. Ainsi, depuis son arrivée à Montréal en janvier 2014, une fois le choc climatique passé, il a multiplié les démarches : recherche d’emploi structurée avec l’organisme L’Hirondelle, reconnaissance des acquis et des compétences avec le Collège Champlain et, surtout, cours de langues. Alejandro voulait devenir bilingue. Le jour, il a étudié le français, et le soir, l’anglais. Il vient de s’inscrire à HEC Montréal et passera, en mai prochain, l’examen pour devenir membre de l’Ordre des ingénieurs. C’est manifestement cette détermination qui a charmé Hedia. Il faut dire qu’en matière d’emploi, Hedia croit à l’attitude avant l’expérience ou les diplômes. D’un dynamisme renversant, elle prône par l’exemple. Originaire de Tunis, Hedia immigre à Montréal en 1996. À peine une semaine après son arrivée, marchant sur la rue Sherbrooke, elle entre à la Banque Scotia. Plutôt que de solliciter un emploi, elle demande au responsable si elle peut l’aider à « résoudre un de ses problèmes ». Le lendemain, elle commence à travailler en informatique. De ce premier emploi au Canada, Hedia obtiendra « la plus belle lettre de recommandation de sa vie ». Elle réalise par la suite une carrière montante chez Sprint Canada (devenue Rogers). En 15 ans, elle obtiendra 11 promotions et voyagera dans plus de 52 pays pour représenter l’entreprise. Parmi les 30 000 employés de la firme, elle est nommée 7 fois employée de l’année. Mais, en 2008, une maladie grave atteint son jeune fils. Elle est forcée de revoir ses priorités. Elle ne peut plus se permettre de voyager six mois par année. Hedia reprend contact avec l’entrepreneuriat avec lequel elle avait flirté en Tunisie. En 2013, elle lance Technologies Targipsum inc. Quand on lui demande ce qui permettrait d’améliorer l’intégration économique des immigrants à Montréal, Hedia est volubile. Elle pense que les entreprises devraient être plus patientes et donner une chance aux immigrants. Après tout, elles ne risquent rien en offrant un stage. Elle juge aussi que les immigrants devraient mieux se préparer aux exigences de l’emploi visé. Elle se rappelle son premier contrat à l’étranger, où elle a été envoyée sans connaissance du secteur. « J’ai trouvé le lexique des télécommunications sur Google et je l’ai appris par cœur pour réussir à signer le contrat avec le client. » Elle compte appuyer Alejandro pour qu’il développe une telle confiance devant les clients. Alejandro est très confiant par rapport à son avenir au Québec. Il a l’énergie pour apprendre, dit-il. Il est heureux et, bien que célibataire, compte fonder une famille ici. D’ailleurs, il semble maintenant bel et bien convaincu du pouvoir du réseautage : « Est-ce que la Chambre de commerce du Montréal métropolitain organise aussi du speed-dating? », lance-t-il en terminant. Par Marie-Christine Ladouceur-Girard Directrice, Développement, diversité métropolitaine Chambre de commerce du Montréal métropolitain
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