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gaboli

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    04-07-1998
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    france
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    Canada

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  1. Je reviens d’un séjour en France d’un mois dans la région Rhône Alpes. La veille de prendre l’avion pour notre retour à Montréal, je développe un abcès dentaire qui me fait terriblement mal. Je commence par appeler les dentistes des membres de notre famille mais soit ils sont en vacances ou alors n’ont pas de place. J’appelle par défaut un service d’urgence qui me donne un numéro de dentiste de garde mais il s’avère que cela ne fonctionne que pour les dimanches et les jours fériés. Ils me conseillent alors de faire les pages jaunes. Après en avoir appelé une dizaine sans résultat, une secrétaire m’avoue que les urgences dentaires sont très mal organisées et me conseille d’aller en Suisse où c’est plus cher mais plus accessible. Étant à la frontière suisse, on se renseigne sur le net et en quelques instants, on trouve un numéro d’appel pour un dentiste d’urgence au centre de Genève et j’ai un RDV l’après-midi même. Cela me coûtera 80$ le soin mais je ressorts avec des prescriptions pour des antidouleurs et antibiotiques. Malheureusement, au cours de la soirée, ma douleur s’aggrave et ça devient vraiment insupportable malgré la médication. Je me présente alors à l’urgence du CH (en France) à 3h du matin. Là, j’avoue avoir été impressionné : en 15 mn, je vois un médecin qui me prescrit des anti douleurs plus fort. Je prends finalement mon avion comme prévu. De retour au Québec, j’ai des montées de fièvre et la douleur va et vient et là, je décide d’appeler mon dentiste : celui-ci est fermé pour vacances mais le répondeur me réfère à une clinique d’urgence. J’appelle donc la clinique qui se situe à Laval et j’ai un RDV l’après-midi même. J’y suis particulièrement bien reçu, ils révisent ma médication, et font le lien avec mon dentiste pour la suite. Franchement, très impressionné par l’organisation des dentistes ici au Québec après avoir connu le néant en France. Bien sûr, tout ça est du service privé mais il reste que c’est bien organisé et que c’est important de le noter quand les choses fonctionnent bien.
  2. Selon mon expérience personnelle, voilà ce que je peux répondre: Oui, il y'a clairement l'effet très sympathique des québécois qui donne la fausse impression qu'il est plus facile qu'ailleurs de socialiser. Ça, ça m'a demandé une période d'adaptation et une meilleure compréhension des codes culturels pour éviter les fausses attentes et les malentendus (idem au USA d'ailleurs). En tant qu'immigrant, je me suis senti très isolé à mon arrivée étant éloigné de tous mon réseau (familial et amical). J'étais donc en recherche active de me faire des amis pour compenser mais les gens autour de moi avaient leur réseau et n'avaient clairement pas ce besoin viscéral de recréer des liens. Donc, il y'avait un réel décalage entre mes besoins et ceux des gens que je croisais. J'ai immigré dans la vingtaine, et selon moi, on est à une étape de la vie où les modes de socialisation changent énormément. Après avoir connu l'école et l'université où les opportunités pour socialiser sont énormes, on découvre le monde du travail qui offre d'après moi beaucoup moins d'opportunité de rencontre. Par ailleurs, les personnes autour de vous commencent à avoir des responsabilités qui les rendent moins disponibles (conjoint/enfants/travail/$$...). Si je compare à mon expérience en France, j'ai déménagé une seule fois en France dans une autre ville après mes études......et bien je trouvais ma nouvelle ville inhospitalière et les gens très peu sociables. Mais comme je disais, vous combinez éloignement de notre réseau et entrée sur le marché du travail, c'est déjà des grand facteurs d'isolement.....alors vous rajoutez par dessus les différences culturelles France /Québec, ça nous met tout un défit développer des relations de qualité. Aujourd'hui, mon entourage est principalement québécois et je considère avoir des très bon amis. Je pense que la perception que les relations sont plus superficielles ici au Québec provient de la combinaison des facteurs que j'ai cité plus haut. Oui, les codes relationnels sont différent au Québec mais au final, ça n'enlève rien à la qualité des relations que vous pouvez créer. Et si pour vous, la qualité d'une relation repose en partie sur le fait de pouvoir débarquer chez l'ami à l'improviste pour prendre l'apéro, libre à vous d'initier vos amis québécois à ce rituel
  3. En tout cas, le diesel est tellement nocif localement qu'on a tous intérêt à diminuer sa consommation.
  4. très beau témoignage. Beaucoup de points pertinents qui me rejoignent beaucoup. L'amitié est un vaste sujet. On lit régulièrement que les français ont du mal à se faire des amis québécois. Certains parlent d'hypocrisie ou de relations bien trop superficielles. Je ne l'ai jamais ressenti comme ça. Mais il y'a clairement une incompréhension culturelle car ces commentaires reviennent souvent de la part de français immigrants. Les codes entre les deux pays sont différents, ainsi que l'approche et les termes utilisés.....mais au final, une belle et solide amitié, ça reste rare mais c'est pas mal universel selon moi. J'ai l'impression que ce qui engendre le plus gros malaise, c'est le côté très accessible et aimable du québécois qui fait penser au Français qu'il est rapidement en relation amicale. Habitué à des rapports plus froid et distant, le Français interprète mal l'attitude du Québécois. Pour l'anecdote, une collègue (québecoise) m'avait raconté que son fils faisait un échange avec une école Française. Lors d'une rencontre d'informations pour les parents, le professeur avait demandé aux parents (québécois) de ne pas faire de formules de politesse aux parents (Français) telles que des phrases ``vous pouvez venir quand vous voulez chez nous, vous serez toujours les bienvenus`` car selon le professeur, les Français pouvaient prendre ça à la lettre et débarquer chez la famille québecoise pour plusieurs semaines. Est-ce vrai? je le ne sais pas mais j'ai trouvé cette anecdote assez révélatrice.
  5. Très bien en effet...demain j'achète des Cherrios
  6. Moi, j'adore ... et en ce qui me concerne, c'est une bouffée d'oxygène dans tout ce débat en France. J'aime cette authenticité, cette spontanéité.....tout comme la réaction d'Anne Dorval. C'est tellement rafraichissant de les entendre.
  7. Pour revenir au sujet initial, j'ai trouvé personnellement Anne Dorval très rafraichissante dans sa réaction. Sa spontanéité et sa simplicité m'ont fait grand plaisir. Ca change des grands discours intellectuels à la française qui sont souvent bien plus impressionnant par leur forme que par leur fond.
  8. Quand l'envie de retour est présente, je crois que cela peut dépasser bien des arguments pour rester.. Dans l'idéal, c'est de vivre un retour pour ne pas regretter de ne l'avoir jamais tenté. Et peut être que cela vous donnera raison. Dans le cas contraire, vous pouvez y perdre beaucoup mais au moins, vous aurez votre réponse. Moi, l'envie du retour a été très présent lors des 5 premières années d'immigration et jusqu'à ce que ma fille rentre à l'école. La famille me manquait +++ et j'étais très nostalgique (ah mes étés Dromois). Aujourd'hui, je n'ai plus du tout ce sentiment. Je sais que l'année avant que ma fille rentre à l'école, on s'était vraiment mis dans les démarches pour rentrer. On a vendu notre maison, regarder les emplois, regarder le marché immobilier en France. Pendant un an, on était vraiment dans l'optique de rentrer et on n'y a cru. Finalement, on a mis le projet de côté pour diverses raisons, et aujourd'hui je m'en réjouit car nous n'avons plus aucune envie de rentrer en France. Dans mon cas, ça été très thérapeutique de passer par cette démarche.
  9. Le sujet de l'immigration m'intéresse beaucoup et je voulais seulement débattre. Je n'avais pas l'impression de me "défouler" mais peut être que mes propos paraissent plus agressif qu'ils le sont. Dans ce cas, désolé...
  10. Chacun a le droit d'exprimer son ressenti,on ne vit pas tous la même chose.Pourquoi ce besoin de toujours vouloir remettre en cause les propos des autres? Je suis bien d'accord sur ce point. Chacun a des ressentis différents. Ce que je remet en cause, c'est de dire que ceux qui ne pensent pas comme nous ont des oeillères et ne perçoivent pas la réalité. Non, justement, on ressent les choses différemment... c'est tout.
  11. Ça, par contre, j'aime moins comme commentaire. Et puis si finalement, la réputation du " maudit français" était justifiée?? Je ne sais pas si j'ai des oeillères mais cela fait 15 ans que je vis au Québec... ça vaut ce que ça vaut.
  12. Merci pour ce témoignage. Perso, je n'ai jamais eu l'impression d'être discriminé ou encore d'être associé au statut de "maudit français" depuis que je suis au Québec. J'ai l'impression qu'il y'a bien des facteurs qui influencent notre expérience d'immigrant: notre travail, notre lieu d'habitation, nos attentes, notre tempérament.... Tout cela combiné, ça peut donner une multitude d'expériences bien différentes pour chacun. Pour exemple, quand vous dites que le Québec est sympa pour une vision à moyen ou court terme, c'est votre vécu mais pas du tout le mien. Mais merci d'avoir précisé que c'était votre point de vue et de finir sur une note positive pour ceux qui veulent vivre leur rêve québécois
  13. Pour le bac aussi, on commence rarement avec un poste. On commence généralement sur une liste de rappel (on fait des remplacements). Pour ma part, ça m'a pris 3 ans pour avoir un poste permanent. Pour l'annonce plus haut, les conditions semblent bonnes mais il faut comparer ...et voir à quel point s'est accessible pour un nouveau diplômé.
  14. Oui c'est infaisable pour moi de faire le BAC, déjà niveau de mon âge et sur le plan financier. Sinon mon but est plus de travailler avec des jeunes en particulier dans les écoles. Après j'ai vu pas mal d'offres d'emplois qui demandent un DEC et avec un salaire compris entre 20 et 25 dollars de l'heure! Tu en penses quoi? merci Franchement, je connais peu le marché du travail pour les DEC en service social. Maintenant, le salaire me paraît bien. Ce sont qui les employeurs? Je sais que la DPJ/centre jeunesse recrute régulièrement des DEC.
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