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alfajorcito

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About alfajorcito

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    Incontournable
  • Birthday 06/20/1987

Profile Information

  • Gender
    Homme
  • Statut
    rentré
  • Date d'arrivée
    28-12-2013
  • Pays d'origine
    France
  • Pays de résidence
    France

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  1. Le permis de conduire. Le mien n'est pas "valide" depuis fin juin 2014 puisque je ne l'ai pas payé pour les deux dernières années. Je n'étais pas certain. Le mieux est donc que je paie pour la prochaine année (juin 2016-juin 2017), je suppose ?
  2. Bonsoir à tous, Lors de mon arrivée au Québec fin 2013, j'ai procédé à "l'échange" de permis de conduire (pour ainsi dire, puisque le permis français n'est pas repris par les autorités québécoises) et payé l'assurance de la SAAQ de la date de mon rendez-vous pour l'obtention du permis québécois à celle de mon anniversaire. Entre temps, je suis rentré en France. Je n'ai donc pas réglé l'assurance de juin 2014 à juin 2015, ni de juin 2015 à juin 2016. Un ami québécois m'avait averti que le permis québécois n'était pas "à vie", comme le permis français, mais qu'il était "annulé" si l'on ne payait pas l'assurance pendant deux ans (ce qui correspondrait à deux ans sans conduire, j'imagine) et qu'il fallait repasser les tests de conduite pour l'obtenir à nouveau ensuite. Quelqu'un pourrait-il s'il vous plaît me confirmer (ou infirmer) cette règle car je ne retrouve pas l'information sur le site de la SAAQ ? Si c'est le cas, il me reste trois semaines pour payer l'assurance en cours (à laquelle s'ajoutent des pénalités) et quelqu'un peut le faire à ma place à Montréal. Je voudrais seulement être sûr que c'est nécessaire, afin de ne pas perdre mon permis de conduire québécois (revenant à Montréal dans quelques mois).
  3. Cela dépend en grande partie de la structure sociale de ton pays d'accueil. La société québécoise n'est pas à proprement parler inclusive, dans le sens où elle n'intégre pas facilement l'étranger au groupe. Elle est très proche des sociétés rurales de certaines régions de l'ouest de la France - d'où étaient originaires une bonne partie des colons qui ont peuplé la Nouvelle-France. Chaque société fonctionne selon des codes qui lui sont propres. Je suis sûr que si tu t'étais retrouvée dans une petite ville de Patagonie, tu n'aurais eu aucun mal à te faire des amis. À Montréal, beaucoup d'immigrés se retrouvent entre eux, non par choix mais par difficulté de se constituer un cercle d'amis québécois (ce que leur reprochent ensuite les Québécois). Les Québécois accordent dans l'ensemble moins d'importance aux amis qu'en Europe (où les amis restent partie intégrante de la vie sociale, même une fois mariés et parents). La meilleure façon de s'intégrer au Québec est de se trouver un compagnon ou une compagne originaire de la province afin d'être inclus dans le groupe. Je ne connais pas la Nouvelle-Écosse mais j'ai un ami acadien originaire d'Halifax qui m'expliquait que les gens y étaient beaucoup plus cordiaux, sympathiques et ouverts qu'à Montréal - aussi bien les anglophones que la petite communauté francophone. Halifax est la principale ville des Maritimes, c'est également plus peuplé que Gatineau. Si jamais tu souhaites retourner t'installer au Canada, cela peut être une option. De ma propre expérience, les Québécois sont le peuple le plus difficile d'approche d'Amérique du Nord. On reproche souvent aux Américains d'être superficiels dans leurs contacts humains alors qu'il est relativement facile de nouer une amitié avec eux. (D'après des amis français et belges qui vivent à New York, les Américains sont moins solidaires que les Européens, il est plus difficile de compter sur eux mais c'est peut-être propre à la ville.) Les Montréalais anglophones sont également plus enclins à lier contact que les Québécois. Pour l'aspect humain, je crains qu'il te soit difficile de retrouver en Amérique du Nord ce que tu connais en Belgique. Peut-être devrais-tu t'interroger sur ce qui t'attire au Canada et déterminer si c'est le pays dans toutes ses composantes ou certains éléments qu'il est possible de retrouver ailleurs (par exemple le climat ou les paysages). Pour le reste, laisse la colère de côté. Chaque expérience permet d'avancer. Tu as émigré dans un pays étranger et y as trouvé du travail. Si tu ne t'y es pas sentie épanouie, cela ne relève pas entièrement de ta responsabilité, surtout si tu as fait preuve de bonne volonté.
  4. Pour avoir eu la chance de connaître deux expériences d'expatriation dans des pays très différents (Argentine et Québec), je peux t'assurer que la réussite ou l'échec d'une installation à l'étranger ne tient pas seulement à soi ou à son insertion professionnelle. La société d'accueil participe grandement à l'intégration et donc à l'appartenance de l'immigré à son nouveau pays. Les Argentins sont chaleureux, curieux de l'autre, ils aiment les contacts humains, t'invitent facilement chez eux ou à des soirées. Il y est très facile de se constituer un cercle d'amis parce que les Argentins sont à la recherche de lien social. On dit de l'Argentin que quand il te serre dans ses bras, il ne te lâche pas ("cuando te abraza, no te suelta"), ce qui signifie qu'il t'accueille dans sa vie et t'y inclut. Une immigration est vouée à l'échec si l'on se retrouve isolé. Malheureusement, la société québécoise n'est pas la plus chaleureuse. Nous avons tous, partout dans le monde, des cercles sociaux déjà établis mais dans certains pays cela ne constitue pas à un obstacle à de nouvelles rencontres amicales. Au Québec, cela semble être le cas. Ne sois pas trop dure avec toi-même, c'est peut-être la société québécoise qui n'est pas faite pour toi. Les témoignages exprimés sur ce forum concernent presque entièrement le Québec et le Canada. Si les expériences diffèrent d'une personne à l'autre, les constats sur la société québécoise sont souvent similaires. Là où certains affirment que l'expatriation ne convient pas à tout le monde, je préfère nuancer en précisant que c'est l'expatriation au Québec qui ne convient pas à tout le monde. Un pays ne se compose pas seulement d'un marché de l'emploi favorable, d'opportunités économiques attrayantes ou d'un cadre politique stable. D'autres points, certainement plus importants, entrent en ligne de compte, comme la culture et les valeurs. J'ai l'impression que c'est sur ce dernier point que les immigrants au Québec sont le moins bien informés. Là où l'on accepte les États-Unis, le Brésil, l'Australie ou la Chine pour ce qu'ils sont - des pays étrangers à la culture radicalement différente de la nôtre -, la méconnaissance de la culture québécoise constitue le refuge de "fantasmes aménagés". On projette sur le Québec une Amérique du Nord idéalisée qui mêle à la fois le rêve américain et un sentiment de familiarité, c'est en quelque sorte une Amérique plus proche, moins étrangère. Lorsque l'on s'aperçoit que le Québec détient une identité propre, loin de ce qui nous attire des États-Unis (de la part des Européens) et de ce qui nous était familier, le choc peut être rude.
  5. Suis-je le seul à trouver ce témoignage surprenant de la part d'un Français arrivé au Québec à l'âge de neuf ans ? Ce recul de la part d'un enfant (prix des denrées alimentaires, "surcoûts" liés à l'hiver, pourboires à verser, spécialités médicales, etc.) sur la réalité quotidienne québécoise et la mise en parallèle avec les réalités françaises me semble quelque peu étrange (auxquelles un enfant aurait été peu exposé directement - paiement des factures, etc.). Je suis également surpris qu'après treize ans au Québec, le français utilisé demeure aussi franco-français (un job, une bagnole, un yaourt, etc.) et ne soit teinté d'aucun québécisme lexical ni grammatical. Il me semble qu'un Français émigré à un jeune âge au Québec puis rentré en Europe pour ses études une fois adulte aurait d'autres points de comparaison (une "redécouverte" de l'Europe plutôt) et un autre recul sur la vie au Québec.
  6. Lorsque j'ai vécu à Montréal, j'ai fait la connaissance d'un Québécois qui travaillait comme infirmier dans un hôpital montréalais. Plusieurs de ses collègues infirmières étaient Françaises et regrettaient leurs conditions de travail en France (dont elles se plaignaient avant de partir au Québec). Le ministère de la Santé québécois courtise les infirmières et infirmiers français depuis plusieurs années afin de pallier à un important besoin de main-d'œuvre dans cette profession. Le Québec vient les chercher, notamment en participant au Salon infirmier de Paris, et leur délivre les papiers d'immigration en un temps record. Hélas, une fois sur place beaucoup ont déchanté, notamment face à l'absence de reconnaissance de leur diplôme (reconnu depuis février dernier) et aux conditions de travail difficiles qui leur sont imposées à leur arrivée (services et horaires non fixes). L'absence de reconnaissance de leur diplôme provoquait un préjudice salarial de l'ordre de 14 000 dollars par an (en moyenne) ! Leur intégration professionnelle n'est pas facilitée, il leur faut toujours accomplir un stage de plusieurs mois et réussir une évaluation pour voir leurs compétences reconnues. Cela relève de la responsabilité du gouvernement québécois bien qu'il soit désormais plus facile de se renseigner sur les conditions réelles d'exercice de la profession au Québec et que certains candidats au départ soient effectivement peu ou mal préparés et minimisent les difficultés liées à l'expatriation. Dans le cas des infirmières et infirmiers démarchés en France, lorsque leur installation au Québec est vécue comme un échec, le Québec (le gouvernement - et non pas la société québécoise ni la province en tant que cadre de vie) a également sa part de responsabilité. Près de deux cents infirmières et infirmiers français s'installent dans la province chaque année (entre 4,5 et 6% des immigrants français selon les années), le Québec ne peut pas continuer à tout exiger de la part des immigrants qu'il vient chercher - ou ne doit pas s'étonner d'en voir repartir autant. Au final, il s'agit d'un mauvais investissement aussi bien pour ces immigrants que pour le Québec. L'immigration française est difficile car elle provient d'un pays au niveau de vie équivalent à celui du Québec (ou légèrement supérieur, si l'on s'en tient au PIB par habitant). Le Québec cherche des immigrants qualifiés francophones et mène des campagnes de promotion de l'immigration au Québec en France. Les attentes de ces immigrants sont grandes car ils souhaitent trouver une meilleure qualité de vie qu'en France. Le Québec se démarque de toutes les autres destinations d'immigration (française) car c'est le seul territoire étranger qui mène une opération de séduction à grande échelle (publicités, participation aux salons professionnels, etc.). Si le Québec n'est pas capable de retenir ses immigrants français, la faute ne leur incombe pas complètement. Il ne s'agit pas seulement d'idéalisation du Québec, de mauvaise préparation ou d'incapacité à s'intégrer à un nouvel environnement mais aussi d'une mauvaise préparation de la part du Québec pour recevoir ces immigrants (problème de la reconnaissance de l'expérience et des diplômes étrangers propre au Québec). Le Québec présente par ailleurs des problèmes touchant l'ensemble de la population résidant dans la province et que les gouvernements successifs se sont pour le moment montrés incapables de résoudre (le système de santé défaillant notamment). Voilà un point où le Québec pèche particulièrement en comparaison de la France (dont le système de santé est réputé l'un des meilleurs au monde). On peut également remettre en cause la qualité des services publics fournis à taux d'imposition égal, particulièrement en ce qui concerne les infrastructures (état des routes, etc.) ou préférer le système de retraite français (bien qu'il reste déficitaire). Pour le reste, il s'agit d'aspects entièrement subjectifs, laissés à l'appréciation de chacun (climat, paysages, vie culturelle, gastronomie, etc.). Le Québec s'aveugle en ayant recours massivement à l'immigration plutôt que de favoriser la natalité sur son propre territoire (allocations familiales, création de places en garderie, etc.). Ce recours à la facilité à court terme est néfaste aussi bien pour les immigrants que pour la population québécoise dont les conditions de vie ne s'améliorent pas (système de santé toujours aussi désastreux).
  7. Comme tu as démissionné, tu devrais travailler 455 heures pour "rouvrir" tes droits aux indemnités (hormis en cas de démission "légitime").
  8. Comme indiqué dans mon message, ce site permet de comparer les indicateurs dans les principales divisions territoriales/administratives des États membres de l'OCDE (régions françaises, provinces canadiennes, États américains, Länder allemands, etc.). Il est plus pertinent de comparer le Québec à une région française qu'à l'ensemble du pays (soixante-six millions d'habitants !).
  9. L'OCDE vient de mettre en ligne un site interactif où il est possible de comparer la qualité de vie (santé, sécurité, emploi, éducation, environnement, etc.) dans les différentes régions (provinces, États, selon les cas) de ses trente-quatre pays membres. Pour le Québec, on remarque que : - Accès aux services : Île-de-France se classe mieux. Aquitaine, Corse, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées, PACA affichent un taux équivalent d'accès à Internet. - Engagement civique : Toutes les régions françaises sont plus engagées civiquement (l'indicateur choisi est le taux d'abstention aux élections). - Éducation : Le Québec a un taux de diplômés universitaires supérieur à toutes les régions françaises. - Emploi : Le Québec a un taux d'activité (attention, il ne s'agit pas du chômage !) supérieur à toutes les régions françaises. S'il s'agissait du taux de chômage, le Limousin serait mieux classé que le Québec. - Environnement : aucune région française n'affiche une meilleure qualité de l'air que le Québec. - Revenus : Île-de-France, Rhône-Alpes et Centre présentent des revenus par ménage supérieurs à ceux du Québec. Ils sont équivalents en Aquitaine, Bourgogne et PACA. - Santé : Seuls le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, les Haute et Basse-Normandie, la Lorraine, la Champagne-Ardenne, la Bretagne, l'Auvergne et la Bourgogne se classent moins bien que le Québec. - Sécurité : Trois régions françaises seulement affichent un taux d'homicides supérieur à celui du Québec : PACA, Languedoc-Roussillon et Île-de-France. Il est également possible de comparer la qualité de vie du Québec avec celles des autres provinces canadiennes.
  10. Mais oui, et les produits chimiques dans les petits pains chez Subway au Canada (utilisés ailleurs dans la fabrication des semelles de chaussures) ? La viande de bœuf contaminée à l'E. coli en Alberta ? à la listeria en Ontario ? la viande chevaline canadienne aux antibiotiques ?
  11. Les médias français deviennent de plus en plus pathétiques dans leur admiration aveugle de sociétés étrangères où tout irait mieux qu'en France. Le Québec, la France en mieux ? La question posée est une aberration, tant le Québec partage peu de points communs avec la France, hormis la langue française. De quoi parle-t-on alors ? De l'économie ? Avec un taux de chômage en hausse au Québec (8% au mois de mai, c'est moins bien que le Royaume-Uni, l'Allemagne ou les Pays-Bas) ? Du marché immobilier (puisque quelqu'un a évoqué le sujet) ? Pas vrai non plus. Quid d'une population bien plus vieillissante qu'en France ? D'un système de santé essoufflé ? D'infrastructures publiques en piètre état ? D'une corruption généralisée au plus haut sommet de l'État ? Il y a tout autant de problèmes au Québec qu'en France.
  12. Et si l'envie nous toque d'aller vivre cinq, dix, vingt ans à l'étranger et de regagner le Canada ensuite ? Ah non, les Canadiens de naissance ont la liberté de vivre là où ils l'entendent mais les Canadiens par naturalisation sont tenus de rester "au pays" sinon on les menace de leur retirer la nationalité canadienne comme s'ils l'avaient acquise de manière frauduleuse ! Ils feraient mieux d'allonger la durée de séjour minimale requise (cinq ans en France ou au Royaume-Uni par exemple, huit en Allemagne, dix en Italie) pour accéder à la nationalité plutôt que d'aménager la possibilité de la retirer ensuite.
  13. Cette distinction qui se fera entre les Canadiens de naissance et par naturalisation est nauséabonde. C'est la porte ouverte à toutes les dérives.
  14. Si tu aimes te faire fourrer, tu as effectivement trouvé un pays te correspondant davantage.
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