Jump to content

Emilie Pelletier

Membres
  • Content Count

    8
  • Joined

  • Last visited

About Emilie Pelletier

  • Rank
    En herbe

Profile Information

  • Gender
    Femme
  • Statut
    installé depuis - 1an
  • Date d'arrivée
    29-12-2011
  • Profession
    Travailleur Social
  • Pays d'origine
    france
  • Pays de résidence
    Canada
  1. Vous êtes en vacances. Vous avez passé l'année à supporter Roger qui n'est jamais content et qui passe ses journées à râler et vous reprocher votre travail. Vous avez passé l'année à vous imaginer sur cette belle plage, votre corps saucissonné dans un maillot à la mode, brûlant sous un soleil radieux, le chant des vagues en fonds sonore... Vous y êtes. Vous avez pris des magazines spéciaux pour les vacances, ceux qui ne parlent que de choses futiles et inutiles. Manquerait plus que vous ameniez la guerre de Syrie ou les pauvres rescapés du séisme avec vous. Vous prévoyez de vous plonger dans une lecture assidue d'horoscopes et de tests en tout genres. Vous appuyez sur votre bic, et commencez à lire.... Question 1 : Vous êtes en vacances avec votre belle-mère. Elle vient de se séparer et insistait tellement pour passer du temps avec ses petits-enfants que vous avez fini par l'inviter à se joindre à vous durant votre semaine au bord de l'océan : a) c'est pour mieux la noyer une fois dans les vagues b) votre mec (votre femme) vous en devra une, vous avez déjà beaucoup d'idées c) la générosité, vous auriez dû la laisser avec la guerre en Syrie d) tout va bien, vous profitez de ce moment en famille Question 2 : Vous avez sué depuis le 1er mai à cause des températures excessives et votre corps a bien compris le réchauffement de la planète. Là, depuis vos vacances, il pleut : a) vous pourrissez les vacances de tout le monde parce que vous êtes en colère contre la météo b) vous enfilez un imperméable ridicule et partez marcher la goutte d'eau au nez c) vous râlez, bramez, râlez, bramez d) vous adorez la pluie et les vacances ne se laisseront pas si facilement pourrir! Question 3 : Vous vous faites offrir un verre de vin par un inconnu : a) vous fantasmez un moment sur lui et sur les possibles b) vous vous dites qu'à ce rythme-là, vous finirez l'été aux alcooliques anonymes, avec tous les verres que vous acceptez en ce moment c) vous ne vous dites rien, vous avez soif, vous buvez, c'est tout d) vous refusez. Vous ne parlez pas aux inconnus Question 4 : Vous avez loué une chambre d'hôtel... qui ressemble à un film d'horreur ou une chambre de passe : a) vous vous repassez dans la tête tous les épisodes des Experts où le meurtre se situe dans ce genre de motel et tremblez dans votre lit b) vous partez dormir dans votre voiture, c'est plus sûr! c) vous faites l'inspection des poils qui ne vous appartiennent pas et des taches suspectes sur les draps d) vous dormez, vous avez sommeil, vous avez roulé toute la journée Question 5 : Vous êtes sur votre plage, allongée sur le dos, un gamin passe en courant devant vous et vous envoie plein de sable. Il y en a partout sur votre serviette et le sable s'est collé à vos jambes fraîchement crémées : a) vous attendez patiemment de voir le gamin entrer dans l'eau pour opérer une vengeance b) vous partez en courant après lui en lui hurlant dessus c) vous râlez tout bas et allez vous rincer dans la mer d) vous ne bougez pas et tentez de vous adapter au sable qui vous colle de partout Question 6 : Vous dormez dans un dortoir, votre voisin de lit ronfle à un volume qui devrait être puni par la loi : a) vous tournez, tournez et retournez dans votre lit en essayant de dormir b) vous sifflez en espérant que cela fonctionne c) vous allumez la lumière principale, le regardez se réveiller en sursaut et lui dites fièrement : « chacun son tour, bonne nuit! » d) vous cherchez vos boules kiès, vous aviez prévu le coup Question 7 : Vous avez payé pour une croisière qui vous permettra de voir des baleines... or, vous n'avez rien vu hormis le vomi sur vos chaussures de la petite fille dans le bateau : a) vous demandez le remboursement de votre croisière au capitaine illico presto b) vous demandez le remboursement de vos chaussures à la mère illico presto c) vous demandez aux baleines qu'elles remboursent vos vacances illico presto d) vous riez de la situation, après tout, les baleines ont bien raison de se cacher des touristes pollueurs, bruyants et mal odorants Question 8 : Vous achetez des cartes postales pour les amis et la famille : a) oui mais les vacances c'est aussi ne pas s'imposer de choses, non? Vous décidez que vous n'écrirez pas cette année b) vous en prenez une avec des femmes nues, vous avez toujours voulu le faire, ça vous fait rire rien qu'à imaginer la tête de tonton Robert et de sa femme Josie en la recevant c) vous prenez la moins chère, même si la couleur est passée et les coins sont racornis d) vous choisissez les plus belles, histoire d'avoir une chance de finir sur un frigidaire Résultats : Si vous avez une majorité de D : Je ne vous crois pas! Si vous avez une majorité de A, B ou de C : Vous êtes tout simplement humain. Profitez de vos vacances, mangez des glaces au chocolat, roulez-vous dans le sable, marchez pieds nus, jouez aux cartes toute la nuit, lisez des romans de 1000 pages et dormez tout le matin. pour les autres billets, les photos... allez sur lestachesdefraise.com
  2. Cela vous est déjà arrivé à vous de vous retrouver dans un théâtre dont les sièges sont tous occupés par des inconnus qui rient, tandis que vous, vous ne comprenez rien à la scène? Avez-vous déjà assisté à un spectacle où les danseurs sont habillés en sous-vêtements Dim, se tapent le ventre et les cuisses en esquissant quelques pas sans jamais vraiment danser ? Vous êtes-vous déjà retrouvé à une exposition de peinture où vous tourniez autour d'une toile reconnue, en vous disant que l'artiste avait dû prendre une éponge dans son évier un soir d'ivresse, la tremper dans un seau de peinture et tamponner au hasard de la toile? Avez-vous déjà lu un roman sans aucune ponctuation durant 120 pages, à vous demander si vous alliez finir par y trouver une virgule, histoire de pouvoir respirer entre les paragraphes? la suite http://www.lestachesdefraise.com/2012/05/lart-contemporain.html
  3. Voici LE site idéal pour toutes les personnes qui immigrent au Canada, plus particulièrement au Québec. http://neoconso.ca Vous y trouverez une foule de renseignements pour mieux vous orienter dans les décisions financières à prendre à votre arrivée : logement, abonnement à des services de téléphonie ou d'internet, compte bancaire... tout doit être choisi dans un souci de ne pas nuire à votre avenir financier. Les décisions à prendre suivant l'arrivée sont très importantes. Elles seront décisives et permettront une planification budgétaire équilibrée ou, à l'inverse, elles pourront vous placer dans une situation périlleuse. Le Québec ne fonctionne pas comme votre pays d'origine à plusieurs niveaux (téléphone, cartes de crédit, etc), il est important de vous renseigner ! Ce site est administré par l'ACEF de l'Est de Montréal (Association Coopérative d’Économie Familiale), un organisme communautaire qui offre une variété de services facilitant l’équilibre et le contrôle du budget personnel ou familial et soutient les consommateurs aux prises avec des pratiques commerciales abusives tout en les informant de leurs droits.
  4. J'habite un appartement moche. Comme si ce n'était pas suffisant, il cumule les nuisances. Mon appartement, c'est le genre d'endroit que tu loues à trois conditions : tu étais bourrée le jour de la visite tu étais sans domicile le lendemain et n'avais pas vraiment la possibilité de faire la difficile tu voulais absolument être la voisine de ce charmant jeune homme que tu avais rencontré dans l'escalier de cet immeuble. Lorsque j'ai envoyé mon courrier au propriétaire pour l'informer de mon futur déménagement, je pensais que cet acte me rendrait une vie bien meilleure. J'allais bientôt quitter ce logement hideux pour un nouvel espace prometteur. J'avais juste oublié qu'en attendant, il allait falloir affronter une épreuve : les visites. Depuis un mois, mon appartement est arpenté de long en large par les candidats au poste de locataire de cet appartement. C'est ainsi que mon logement est devenu la dernière attraction en vogue de la ville. Depuis, je vis dans un zoo. Le seul problème, c'est que l'animal en cage, c'est moi. Des horaires de visites guidées sont programmés. Les gens arrivent, se serrent, écoutent les commentaires de la guide : « ici, vous avez une très grande chambre. Là, un véritable salon. C'est très lumineux comme vous pouvez le voir ». Au zoo, on tente de reproduire le territoire naturel de l'animal, pour qu'il se sente comme chez lui. De la même manière que je n'ai jamais vu de savane dans un zoo, mon appartement ne ressemble en rien à un nid douillet. Ils ont effectivement tenté de reproduire une cuisine en aménageant un placard. Ils ont également esquissé le début d'une chambre, oubliant d'y installer une fenêtre et sans connaître la taille d'un lit pour les plus de 12 ans. Tapie dans un coin de ma cage trop petite pour tous, j'observe sans mots. Je cherche où se trouvent la grande chambre et la luminosité de l'appartement dont parle la guide. Les clients prennent des photos. Je laisse faire. la suite sur mon blog http://lestachesdefraise.com
  5. Un jour, il décide de partir de chez lui, de quitter ses repères et ses habitudes, pour embrasser ses rêves, ses espoirs, ses lendemains. Il arrive sur sa terre d'accueil, l'air penaud et ravi à la fois. Ses doigts sont solidement accrochés à sa petite valise dans laquelle il a conservé les résidus de sa vie passée. Il se tient debout, observant avec de grands yeux son lieu d’atterrissage. Il ne sait pas vraiment où il se trouve. Il n'est plus dans la vie qu'il vient de quitter, pas encore dans celle qui maintenant est la sienne. Il est dans cet entre-deux, cet espace nébuleux où il cherche son chemin. la suite sur le blog lestachesdefraise.com
  6. (Vous pouvez retrouver tous mes billets et photos sur : lestachesdefraise.com) J'ai commencé à faire grève, un peu comme j'ai commencé à donner mon sang : j'aimais rater les cours. Chaque occasion qui me permettait de profiter du soleil et des copains était une aubaine, un moyen parfait pour gonfler mon ego de citoyenne tout en m'accordant du bon temps. J'adorais les chants de lutte, sentir la communion entre les personnes lors des défilés. Je me déguisais avec créativité et apprenais par cœur les hymnes de rébellion. Je rentrais chez moi, la voix enrouée, un coup de soleil sur la nuque et le cœur plein d'énergie. Je venais de sentir qu'un monde meilleur était possible et que tous ensemble ferions plier les gouvernements pour un monde juste et équitable. Chaque fois, une cause réclamait toute mon attention et ma mobilisation : la reconnaissance des diplômes, la retraite à 60 ans la lutte contre les emplois précaires, la planète verte, l'arrêt du radioactif, la sauvegarde des baleines, la réforme des écoles... J'enfilais mes tenues de combattante de la liberté et partais au front des manifestations. Les années passant, manifester devint moins divertissant. Au contraire de mes années passées, faire grève me coûtait cher et je n'avais pas les moyens de supprimer de mon salaire un après-midi. Quand je fût à la retraite, mon dos se sentait trop vieux pour piétiner des heures durant et considérait qu'une sieste lui était préférable. Je n'étais surtout plus dupe, les gouvernements ne nous craignaient plus, nous, les gens de la rue, nous, la démocratie. Finalement, j'ai cessé de croire que le peuple puisse être écouté. Peu à peu, insidieusement, je me suis mise à soupirer des rues bloquées qui m'empêchaient de faire mon marché pour finir par m'insurger contre ses étudiants qui ne savaient plus s'arrêter de rouspéter. Depuis trois mois, les jeunes Québécois sont dans la rue et demandent à ce que les frais de scolarité ne soient pas augmentés. Manquerait plus qu'ils fassent des études sur ma retraite! Je ne peux plus ouvrir le journal sans voir des carrés rouges et des larmes de fond. Il y a pourtant tant d'autres sujets à traiter qui m'intéresseraient davantage. Je referme le journal, contrariée. Pourtant, assise sur mon rocking-chair, je me souviens. C'est vrai qu'à une époque, moi aussi je pensais que le monde pouvait être juste. Je rêvais à des hommes s'entraidant et se soutenant les uns les autres. J'aimais les parades, la liesse de la foule unie pour une cause. Je sentais l'humanité qui nous reliait les uns aux autres, nous rendant solidaires et heureux de l'être. La vie m'a éloignée de mes idéaux, la réalité coupant le cordon qui la nourrissait. Un peu comme j'ai commencé à faire grève, par opportunité de passer du bon temps, j'ai arrêté, pour ne plus perdre ce temps devenu précieux. Je rouvre le journal en me disant qu'après tout, lire et s'informer, c'est déjà une manière de lutter, par la connaissance. L'ignorance est la faiblesse de toute démocratie qui se respecte, non ? Il est peut-être temps de me sentir à nouveau concernée...
×
×
  • Create New...

Important Information

En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt, de réaliser des statistiques de visites et de vous permettre de partager des informations sur les réseaux sociaux. Terms of Use Privacy Policy Guidelines