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Maudite Française

Chroniqueur(e) immigrer.com
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Everything posted by Maudite Française

  1. 2 semaines en France après 2 ans d’absence. 2 semaines à profiter de toutes les personnes qui m’ont tant manquées, à déguster les quelques petites choses que je ne trouve pas ici, à m’émerveiller de la beauté des villes, à dévaliser Minelli et San marina (entre autres). J’ai fait le plein d’amour, d’amitié, de tendresse, de fous rires...et de chaussures!. J’ai retrouvé tous ceux que j’avais laissés comme si nous nous étions quittés la veille, avec un immense plaisir. J’ai arpenté les rues de Lyon en me sentant chez moi, fait le tour de mes anciennes habitudes avec délectation. Dans cet en
  2. Il y a maintenant 2 ans que mon petit dernier a été diagnostiqué avec un trouble de l'attention. Le caractère rêveur de mon fils devenait une pathologie. Cela ne m'a pas inquiété tout de suite. J'étais pareille petite. Et, malheureusement, je dirais qu'aujourd'hui cela est d'une banalité alarmante puisqu'autour de moi les cas sont nombreux. Comme il n'est pas hyperactif et d'un naturel très doux, son trouble est tout à fait gérable. Pour les devoirs, par exemple, il met 5 fois plus de temps qu'un autre enfant mais il y arrive... à son rythme. Ma patience est mise à rude épreuve! Chaque exer
  3. L’école ici, du moins pour le primaire, est assez géniale : Classes avec peu d’enfants, professeurs dévoués et à l’écoute, apprentissage basé sur le développement personnel, éducateurs aux petits soins… Mes enfants sont encadrés, choyés, tous les adultes de leur entourage connaissent leurs prénoms. Ils sont dans un cocon. Mais voilà, l’aîné rentre au secondaire (l’équivalent de la 6ème en France) l’année prochaine. Et là, c’est une autre histoire, que je découvre avec lui puisque je n’ai pas connu ce système…Nous avons donc entamé une série de visites d'établissements d'enseignement secondair
  4. J'ai passé mes vacances en France. De retour dans mon pays natal, ma ville d'adoption m'a particulièrement manquée. Lorsqu'on me demandait pourquoi, j'avais du mal à répondre: "Je m'y sens bien" était la seule réponse qui me venait à l'esprit, assez décevante pour mes interlocuteurs curieux, j'en conviens. Alors depuis que je suis rentrée, je guette ce qui rend Montréal si attachante à mes yeux: A Montréal, quand on croise le regard de quelqu'un, il sourit, automatiquement, gratuitement, sans attendre rien en retour. A Montréal, on te tutoie et on ne te demande pas: "Comment allez vous auj
  5. Recemment, nous étions en plein dans les séries de Hockey. Je ne connais pas grand chose mais l'équipe du Canadien de Montréal est arrivée en demi-finale, au prix de games (matchs) plus surprenantes les unes que les autres. Je me suis prise au jeu et j'ai suivi les séries avec ferveur! J'ai commencé à les regarder au 1/4 de final (Sachant qu'il y a entre 4 et 7 games pour chaque série). Mes enfants me supplient de regarder la première période. Surprise que cela les intéresse, j'accepte bien volontiers. Et là mon fils me pose la question qui tue: -"Dis, Maman, toi, c'est qui ton joueur préf
  6. J’ai découvert le Québec grâce à un écrivain, Jacques Poulin. J’étais alors étudiante en Maîtrise de Lettres Modernes, option Littérature d’Amérique du nord. Je suis 'tombée en amour' de ses romans, puis à travers eux de son pays! J’adore l’atmosphère qui s’en dégage: j’aime les personnages, parfois torturés, souvent touchants, le style épuré, les phrases courtes. Quand on lit un roman de Jacques Poulin, on se blottit dans un univers chaleureux, accueillant, on n’a aucune envie de partir. Finir un livre qu’on aime, c’est toujours un peu triste. Il m’est arrivé de mettre des mois à lire la der
  7. Depuis que nous sommes au Québec, nous avons pris l'habitude de partir sur un coup de tête le temps d'un week-end. Le mode opératoire est toujours le même : on cherche un bon deal de dernière minute sur internet dans un bel hôtel avec piscine et Spa et le vendredi soir, on décolle. Pas d'horaires fixes ou de planification étudiée, pas de cartes ni de liste d'endroits à voir...Rien que l'envie de découvrir au gré de nos humeurs. Des valises bouclées en 5mn, un coffre rempli de tout et n'importe quoi, au cas où et hop, c'est parti! Ces excursions ont une seule règle: une fois sur la route, on
  8. Au début je m'agaçais dès que l'on mentionnait l'hiver IN-TER-MI-NA-BLE et GLA-CIAL du Québec. Comme l'amoureuse qui refuse de voir les défauts de l'élu… Je m'enflammais, Je m'offusquais, je rétorquais, avec toute la force de ma mauvaise foi (qui est capable de déplacer des montagnes) que : - "Non c'est tout à fait supportable, il suffit d'être bien équipé" - "C'est magique, incroyable, indescriptible…on s'éclate…on adore ça" - "Il y a plein de trucs à faire" - "Tout est déneigé super rapidement" - "C'est tellement beau, tout ce blanc!!!" Ceci dit, tout cela est vrai … mais juste le prem
  9. Cette année, les fêtes de fin d’année s’annoncent calmes: pas de visite de la famille, pas de voyage en France. Notre premier Noël à 4, loin de tout le monde. Depuis mi-novembre, l’ambiance est festive: les chants de Noël sont partout, les vitrines et les rues sont décorées, tout le monde attend la première tempête, celle qui fera passer un Noêl blanc qui ravira petits et grands. j’ai du mal à entrer dans l’esprit des fêtes loin de mes proches. A cette période je me sens vulnérable et ma terre d’accueil, hostile. Il fait froid, de plus en plus. Et le doute m’assaille. Bientôt 4
  10. Ce matin, j’emmène mes enfants à l’école et nous croisons plusieurs bus scolaires sur le trajet. Mes fils pressent le pas, persuadés que ce sont ceux qui les emmènent au musée un peu plus tard dans la matinée. Ils ne veulent pas être en retard. Amusée, je trottine derrière eux, pour une fois qu’ils se dépêchent un matin, j’en profite. Ces bus, je les adore, je trouve qu’ils ont une gueule vraiment sympa…je rêve de monter dedans, ils sont tellement beaux. Pour moi ils sont aussi mythiques que les taxis jaunes New Yorkais. Je dis alors au plus grand, « quelle chance tu as de monter dans ses bu
  11. « Quelles sont les petites choses de la France qui te manquent? » est la question que l'on me pose le plus souvent. J’ai mis longtemps à trouver la réponse. Au tout début, j’ai eu une envie dévorante de fraises Tagada et je n’en ai pas trouvé. Il a suffi d’un post sur facebook pour que mes amis se mobilisent (merci encore!). Je suis maintenant approvisionnée, probablement pour les 10 ans à venir . Mise à part cette pulsion régressive, je n’ai pas vraiment de manques. Montréal est très cosmopolite et on trouve tout, y compris du fromage pour la fondue que nous allions chercher en Suisse lorsqu
  12. Je suis allée voir les baleines. Intimidée de rencontrer ses merveilleux mammifères, je rassure mon plus petit en lui disant que nous les verrons d’assez loin, qu’elles seront probablement effrayées par le bruit du bateau et ne s’approcheront pas. Je suis bien loin de la réalité. Après une heure de navigation, les moteurs s'arrêtent. Nous sommes une centaine sur le bateau, le brouhaha cesse peu après le ronronnement mécanique. Tout est calme. Nous scrutons la surface de l’eau, à l’affût du moindre mouvement. Une longue masse noire surgit, arrondit son dos et plonge dans un mouvement d’une fl
  13. Comment reconnaître un touriste Français dans un parc à Montréal? A son émerveillement pour les écureuils... Il sort son appareil photo, tente de les amadouer avec des miettes (et ça marche à tous les coups) et trouve super exotique de se retrouver encerclé par une horde d'écureuils affamés. Je ne suis pas Française pour rien. Moi aussi j'aime les écureuils et je ne m'en lasse pas, même après 3 ans. J'ai un couple d'écureuils qui a niché dans l'érable du jardin. Je les ai surnommé Tic et Tac. Ils sont supers vifs, légèrement hyperactifs et je me régale à les observer. Ils n'ont pas peur de gr
  14. Pendant le week-end du Grand Prix, l’avenue Mont Royal organise sa grande vente de trottoir. Tous les magasins de la rue mettent un stand extérieur avec des prix super attractifs ou des animations, du vendredi au dimanche soir. Sur 50 m, tu peux acheter des vêtements pour 5 dollars, te faire masser pendant 10mn, manger des nems cuisinées devant toi, acheter des gâteaux pour chiens et chats, changer de banque, acheter un bouddha en bronze, du savon au sirop d’érable, des gougounes ou encore découvrir des spécialités italiennes Tout ça au rythme de la musique qui sort des bars et restos, mêlée
  15. Voilà que mon grand garçon, 7 ans et plus toutes ses dents justement me pose une question existentielle : pourquoi en France, c’est la petite souris qui vient chercher la dent tombée et ici, au Canada c’est la fée des dents? Et pour lui qui vient de France, est-ce la petite souris qui vient? Ou elle délègue à la Fée des dents ici? Me voilà bien embarrassée : je lui dis qu’on va laisser sa dent, peu importe qui passera, on verra bien. Le lendemain, il se réveille et trouve, ravi, 5 dollars à la place de sa dent…Je pense être débarrassée de la question mais il revient à la charge : « tu croi
  16. J'ai franchi une nouvelle étape dans mon intégration : J'ai pris une carte de membre dans une célèbre institution d'Amérique du Nord. Une institution dont j'entendais parler depuis que j'étais au Québec. J'ai hésité longtemps sur le type de carte. J'ai finalement pris celle de Membre Exécutif. Je me suis gâtée, vraiment. Elle est or et noir. Je me sens importante. Faut m'appeler Madame. Faut me sortir le tapis rouge. Je suis membre executif de Costco! Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit, en gros (en énorme même) d'un magasin dans lequel on peut trouver à peu près tout, à prix très
  17. Ce matin, je suis pressée. Comme tous les matins. Mais en pire cette fois parce qu’un problème d’alarme et de chat m’a fait revenir chez moi alors que j’étais déjà arrivée au bureau, en retard. Bref, je suis très pressée quand je retourne au travail…et très énervée aussi. J’attends pour traverser devant la station Mont Royal. Les voitures s’arrêtent et je cours vers le métro. J’entends bien crier : « Madame !, Madame! MAAADAAAAAAAAMMMMMMMMMEEE!!!!! » Mais je ne me sens pas concernée une seconde (dans ma tête je ne suis pas encore une Madame, malgré mes 36 printemps et mes 2 enfants). J
  18. Montréal est pleine de charme et très agréable à vivre, été comme hiver. J’aime particulièrement ses ruelles. Ce sont des passages entre les cours arrière des maisons, entre 2 rues. Elles sont parfois goudronnées, assez larges pour permettre le passage de véhicules (camion poubelle, aiguiseur) et souvent bordées d’arbres car toutes les cours arrières des maisons donnent dessus. Il s’y passe plein de choses : les enfants de tout le voisinage se retrouvent pour y jouer. Les grands font du vélo, du skate, de la trottinette, jouent au soccer, au hockey, à la « tag » (au loup) les petits dess
  19. S’il y a un passage obligé au Québec à la fin de l’hiver c’est bien celui-de la cabane à sucre. Quand je suis arrivée, je ne connaissais pas le sirop d’érable, j’en suis vite devenue folle, j’en mets partout. Alors visiter une sucrerie, découvrir les secrets de fabrication du sirop d’érable, déguster un menu traditionnel au fin fond de la campagne québécoise, voilà un programme bien alléchant. Étape 1 : Trouver une cabane à sucre typique, pas trop commerciale… Celle que l’on m’a recommandée précise partout sur son site internet ; « Ne pas utiliser de moteur de recherche et de GPS. Chemin er
  20. Il ne se pointe pas souvent mais quand il vient il me pourrit. Il s’immisce sournoisement, doucement, généralement quand il fait gris et froid, mais pas toujours. Ces jours là, tout m’agresse. Tout me rappelle que je ne suis pas d’ici. On l’ appelle le mal du pays. D’un coup, tout dans mon quotidien devient hostile. Je ne comprends pas ce que me dit une maman devant l’école car elle parle à toute vitesse. La dame se trompe quand je commande mon café parce qu’elle m’a mal compris. La rubrique “people” du Metro ne parle que de célébrités locales que je ne connais pas. Je me sens exilée, seule
  21. Samedi matin. Il fait un temps magnifique, le ciel est bleu des mers du sud et le sol est immaculé. Il a neigé toute la semaine. Il fait -20°C. Une magnifique journée d’hiver québécoise comme on les aime ! Nous décidons d'aller faire de la luge au parc. Il est 13h45. Mon homme part en éclaireur pour déneiger la voiture: - “Attendez avant de vous habiller, je veux être sûr que la voiture démarre. On est collés à la porte fenêtre, admirant l’homme pelleter vaillament. Il grimpe enfin dans l’auto, le moteur part du premier coup. Les enfants sont surexcités, moi aussi. On saute dans nos habi
  22. Ma plus grande crainte ici est de passer pour une « maudite française ». Pour mes compatriotes, je rappelle ce que ce terme signifie au Québec. Il n’est pas très flatteur. En gros cela désigne certains français comme : prétentieux, arrogant, radin, chauvin, incapable de parler Anglais correctement mais persuadé d’être bilingue, qui compare tout avec la France, pense que la gastronomie Québécoise se résume à la Poutine, et, qui, enfin, râle tout le temps…(et fort en plus). Le portrait est certes caricatural mais j’en ai croisé, des comme ça…Je reste donc vigilante et tente de ne surtout pas c
  23. Quand on immigre, il y a plusieurs étapes marquantes. Beaucoup au début: premier condo, première voiture avec la plaque “je me souviens”, première rentrée scolaire, premier été des indiens, première cabane à sucre, premières chutes en patins, ... Après “ma” première grosse tempête de neige, je me souviens m’être agacée après mon fils de 5 ans parce qu’il ne marchait pas assez vite: - “mais enfin Paul, qu’est-ce que tu fais à genoux??? C’est normal que tu n’avances pas!!!” - “mais maman, j’suis pas à genoux!!!!”… Le pauvre avait de la neige jusqu’à mi-cuisse! Puis il y a le moment où v
  24. Depuis que je suis ici je n’ai de cesse de m’émerveiller de la gentillesse, de la patience mais aussi de la facilité à rire des Québécois. Ici râler est vulgaire, se fâcher mal vu et s’énerver, le comble du ridicule. Et tout se passe à merveille. Dans mes réflexions intenses (si si ça m’arrive…) pour déterminer le pourquoi, la première chose qui me saute aux yeux est la suivante : beaucoup ont des noms de famille qui prédisposent, me semble t'il, à la bonne humeur. Statistiquement, en France, les noms les plus courants sont: Durand, Dupont, Martin, Dupuis, pas de quoi se taper le cul par ter
  25. Récemment on me demandait ce qui avait changé dans mon quotidien depuis que j’étais arrivée au Canada. Sur le coup je suis restée un peu bête, rien ne me venait à l’esprit. Mon quotidien est finalement assez similaire à ce que je vivais en France. Puis j'ai réalisé que certaines choses, que je voyais dans les films américains et qui me semblent exotiques, sont désormais familières: - Je prépare des boîtes à lunch tous les matins pour mes enfants (et c'est vraiment moins moins cool que dans les films..., la cantine ça a des bons côtés). - Je mange des toasts au beurre de peanuts avec de
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