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Wapman

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  1. En fait le mot impasse est assez négatif. Plus simplement, nous avons envi de revivre une expérience d'expatriation dans un autre pays! La vie est courte, et philosophiquement parlant, nous nous considérons comme des citoyens du monde. Nous pourrions prendre plusieurs semaines de vacances (ou même 1 mois) et faire du tourisme dans d'autres pays. Mais les vacances marathon ou nous avons 15 jours pour visiter un pays ou un région, cela ne nous attire plus. Nous souhaitons simplement revivre les sensations de liberté, de découverte et de remise en question que nous avons vécu il y a 8 ans en arrivant au Canada, mais avec notre précieuse expérience acquise ici. Nous sommes arrivés comme français et nous partons ailleurs comme canadiens... juste ça c'est grisant! Plus précisément, on aime briser la routine, et après 8 ans dans le confort du Québec, nous nous retrouvons justement dans cette routine et l'envie, encore une fois, d'en sortir. La vie est courte et si on le ne fait pas maintenant en bonne santé on ne le fera jamais, comme il y a 8 ans! Certains amis québécois, pensent qu'en partant voyager maintenant, on prend de l'avance sur notre retraite (de leur point de vue on n'attend pas la retraite pour aller s'installer ailleurs et voyager, comme ils le font eux-même). On répond alors qu'on préfère vivre une année de moins à la fin de notre vie et prendre cette année tout de suite!
  2. Après 8 ans, notre expérience au Québec en matière d'intégration, de travail et de vie quotidienne est un total succès! Pourtant, nous quittons le Québec cet été et peut-être définitivement! Le but de ce "post" n'est pas de vous parler de mon projet, des mes anecdotes quotidiennes, ni de comparer la vie avant ou après. Il s'agit surtout de vous parler de certains enseignements que notre expatriation au Québec nous a apporté. N'ignorez surtout pas les différences culturelles individuelles Trop de gens lisent la société au travers de stéréotypes lus sur des guides, forums ou témoignages. C'est assez rassurant au début de se dire que tous les Québécois ou Canadiens agissent de la même manière ou de chercher des généralités pour trouver ses repères. Mais à la longue c'est une erreur majeure. J'ai connu des Québécois très ouverts au monde, comme très fermés, très râleurs ou très enthousiastes. En fait, il ne faut surtout pas croire que la culture d'un pays, d'une province ou d'une nation écrase toutes les différences individuelles. Bien au contraire! En fonction de qui vous allez rencontrer ici, vous aurez une expérience tout à fait différente. Souvent, on a tendance à généraliser à toute la société les comportements des premières personnes rencontrées. Si quelqu'un vous fait de grands sourires et vous accueille de façon très enthousiaste et ne vous parle plus jamais par la suite, vous tomberez dans le classique de "l'hypocrisie nord-américaine". Et bien c'est faux, car vous trouverez toute une variété de personnalités ici, si vous êtes capables de passer au-dessus des clichés. Si en tant qu'expatrié vous avez une ouverture d'esprit et au monde importante, entourez vous de gens (natifs ou immigrés) qui sont comme vous et évitez de généraliser le comportement des autres. Le pire pour un immigrant est de tomber dans sa première semaine sur des personnes peu tolérantes ou carrément racistes : il va avoir tendance à se méfier par la suite et déverser sa haine du Québec sur un forum, alors qu'il s'agit bien souvent d'une rencontre, d'une personne et non de la société dans son ensemble. Alors, s'il vous plait, sortez rapidement de vos pensées préconçues et entourez vous rapidement des bonnes personnes et écartez poliment les autres. Travaillez sur vous-mêmes en premier Avant d'essayer de changer ce qui ne vous conviens pas ici au Canada, changez d'abord ce qui ne va pas chez vous. Trop de français émigrent pour des motifs ou avec des attitudes de dégoût, divorce, négativisme ou problèmes personnels avec la France, leur conjoint, leur travail ou famille. Le décor, le climat ou l'ambiance vont brusquement et grandement changer en venant ici, mais certainement pas vous. En s'expatriant on fait le choix de se mettre au défi de la façon la plus extrême possible dans une vie car vous allez tester vos limites en matière d'adaptation au changement, stabilité de votre couple, éloignement familial, capacité à se trouver du travail.... et tout en même temps de surcroît! Avant de porter le moindre jugement sur les gens ou l'organisation ici, remettez vous d'abord en question. Vous n'êtes au final qu'une poussière d'étoile dans l'histoire de l'immigration en Amérique du Nord et ce qui est important c'est surtout votre attitude, vos aptitudes et capacités (et certainement pas l'expérience anecdotique des uns et des autres et les chemins de vie des autres). Alors, intéressez-vous aux autres, mais encore plus à vous-même! Honnêtement, si vous ne travaillez pas un projet de développement personnel en parallèle de votre immigration ici, vous risquez de frapper des impasses majeures après 3 ou 7 ans. D'ailleurs après 3 ou 7 ans la majorité des européens rentrent dans leur pays avec des sentiments plus ou moins mitigés d'échec ou de réussite... et le retour et ensuite très difficile car en fait il n'y pas de retour vraiment possible dans "sa vie d'avant" (voir le point suivant). Ne négligez pas l'impact énorme de l'expatriation ou de l'émigration Il y aura un avant et un après, c'est évident. En s'installant au Canada, donc bien au-delà des sentiers balisés touristiques qui s'effacent après quelques semaines au pays, des changements psychologiques profonds vont s'opérer. Souvent cet aspect est négligé, mais la confrontation à soi-même dans un nouveau pays est très impactante. Soyez alors conscient, qu'un immigrant traverse des phases de découverte, d'euphorie et de dépression intenses, au grès des expériences, des saisons, etc. Dans une vie normale, les occidentaux traversent 3 à 5 épisodes dépressifs. En faisant le choix d'immigrer ici, les étapes naturelles (et tout à fait normales) de désillusion et de déception, planifient et forcent en quelque sorte ces épisodes dépressifs. Alors, si au détour d'un de ces moments plus sombre vous n'utilisez pas vos échecs pour vous améliorer, vous aurez probablement cette attitude obsessionnelle de vouloir revenir dans "votre vie d'avant". En réalité, votre vie d'avant est très idéalisée, et le retour direct "comme avant" et un autre défi en soi et souvent impossible tel quel. Alors, avant de comparer le prix du fromage, les salaires, la surface des logements et les mentalités, posez vous bien la question de savoir si franchir le pas d'un projet aussi majeur est quelque qui est fait pour vous et à ce moment de votre vie. Prenez soin de vous Trop d'immigrants français s'enlisent dans le système de santé ici. Je ne vous parlerai pas du système ici, mais je vous dirais qu'il est primordial de prendre grand soin de vous. Beaucoup de problèmes médicaux peuvent être prévenus par une bonne hygiène de vie. Il est très facile de trop manger en raison du stress, de consommer trop de sucre (on divise par deux la quantité de sucre des recettes ici) ou trop gras avec ce que l'on appelle la nourriture réconfortante (comfort food), très appréciée ici (hot-dog, poutine, pizza, trucs remplis de fromage fondu, etc.). On trouve d'excellent produits, alors faites attention à ce que vous mangez et surtout cuisinez le plus possible et ne consommez pas de produits transformés qui sont terribles pour la santé ici (plus qu'en France). Ensuite, le froid et l'hiver sont très demandants : ne négligez pas de bien vous protéger et vous soigner ici. Faites du sport, lavez vous les mains souvent (surtout avec des jeunes enfants), car les rhumes et sinusites peuvent rapidement devenir chroniques avec les conditions de climat locales. Épargnez votre dos en prenant un contrat de déneigement et faites un sport intérieur et extérieur dès que les conditions sont favorables. Même avec du vent, du froid ou de la neige, pas d'excuse pour ne pas sortir des vêtements chauds et des raquettes! Si vous ignorez de prendre soin de vous et plus que dans votre pays d'origine, vous constaterez après le 3 ou 4ème hiver vos kilos en trop et une santé générale qui va rapidement se dégrader. Ne laissez trainer aucun bobos, demandez conseil, documentez-vous. Le système ne vous prendra jamais par la main ici, et les délais d'attente sont longs. Le Québec n'est pas une finalité Enfin, je vous dirais que si vous immigrez assez jeune quelque part pour finir votre vie, c'est un non sens qui peut s'avérer parfois évident après 7 ou 10 ans. L'expatriation est une expérience tellement transformatrice, qui est faite de doutes et de remises en question, que votre vie ne sera plus vraiment la même après. Ainsi, cette finalité, ce projet qu'était le Québec ou le Canada peut se transformer en mur au fond d'une impasse. De toute façon, après 3, 7 ou 10 ans vous devrez procéder à des ajustements ou changements de vie, avec la même dynamique qui vous a poussé à venir ici. Alors, pour certains, ce sera un nouveau départ ailleurs au Québec, au Canada ou dans le monde! Ce n'est aucunement un échec de partir, c'est tout simplement le début d'une autre étape de votre vie!
  3. J'attends déjà les réactions du type : "Travailler gratuitement? Jamais!". Après 10 ans ici, je ressent, comme beaucoup d'immigrants, cette impression d'avoir fait le tour de ma nouvelle vie, et pour tous un tas de bonnes raisons je souhaite du changement : Rentrer en Europe? Changer de province? Changer de pays? De mon côté, je me rend compte que beaucoup d'immigrants passent à côté d'une grande partie de leur intégration sociale ici en ne s'impliquant pas comme bénévole. On ne s'en rend pas bien compte à première vue, mais la majorité des initiatives qui fonctionnent bien ici sont animées par des citoyens bénévoles. En creusant un peu, vous vous rendrez compte que l'implication citoyenne est un des piliers de la culture nord-américaine et aussi québécoise : art, culture, entraide, sports, maisons de la famille, fêtes familiales, événements, secourisme, etc... tout cela est structuré par le tissus appelé "communautaire" et les OBNL (Organisations à But Non Lucratifs). Quand on le réalise, cela saute aux yeux : à l'école, au travail, dans les villes. Les événements bénéfices, les dons d'entreprises et l'engagement citoyen sont omniprésents. En passant, c'est tout le contraire en France, où les entreprises font du "mécénat" culturel réservé à une élite, où les gens ne prennent pas 2 minutes pour donner au suivant ou aider la société, ou finalement on t'apprends à être égoïste pour "ne pas te faire avoir". En Amérique du Nord, la société est individualiste (centrée sur les besoins des individus) mais énormément généreuse (et non égoïste). En France "travailler gratuitement" c'est "se faire avoir" alors qu'ici c'est "s'engager comme citoyen". Dans plusieurs programmes de certaines écoles, le bénévolat est d'ailleurs obligatoire pour les jeunes! Alors, je vous recommande chaudement de participer à ces activités bénévoles, comme membre "utilisateur" des services dans un premier temps, et comme bénévole par la suite. SI vous pensiez avoir fait le "tour du Québec" vous découvrirez alors un des fondements de la culture et de la société, et cela est bien plus que "travailler sans être payé". Votre intégration en sera décuplée et surtout vous pourrez élargir très rapidement vos cercle social en dehors du travail et de votre vie sociale immédiate. Lorsqu'on s'implique bénévolement, le retour est immense : reconnaissance, formations, rencontres exceptionnelles, découverte des "vraies" valeurs québécoises ou canadiennes historiques, possibilités d'apprendre et à plus long terme, évolution professionnelle, nouvelles compétences, etc. La beauté du système est que si une situation ne te convient pas (ex: santé, école, nourriture, éducation, etc). et bien libre à toi de CHANGER la situation en T'IMPLIQUANT bénévolement. La société ici n'est pas cloisonnée comme en Europe et toute personne qui souhaite s'impliquer est accueillie les bras et le coeur grands ouverts, comme jamais vous ne l'auriez pensé. Alors, si vous êtes un nouvel immigrant avec des défis d'intégration ou un ancien immigrant qui a fait le tour de son projet, courrez vers l'organisme communautaire le plus proche, et ENGAGEZ-VOUS! Vous ne le regretterez pas! http://www.fcabq.org/
  4. Merci du commentaire Mark-Beaubien. Toutefois, ma vie n'est pas "petite maison en banlieue avec 2 petits chars". Je te dirais plutôt que ma vie est "une seule voiture dans une ville dynamique, très familiale où les salaires sont ceux de Montréal, et la qualité de vie 2 fois supérieure et le coût de la vie 2 fois inférieur".
  5. - Netflix = 9,99$ / mois ;-) - Costco = 110$ pour la carte exécutive qui donne droit à un cash back de 2% et ils te remboursent la différence avec la carte basique à 55$ si tu n'atteint pas 55$ de cashback sur l'année - Électricité = je viens de ressortir mes factures Hydro et j'ai payé 1400$ pour l'année 2016 avec 100% chauffage électrique (précisions : fenêtres et toitures ont été refait et on a un thermostat qui abaisse la température à 16°C la journée)
  6. Voici mon expérience avec une optique de réduction des coûts. Cela nuance aussi la vie à Montréal qui n'est pas représentative du Québec en général. Immobilier : - Maison 3 chambres, 2 salles de bains, sous-sol complet, avec terrain dans la région de Québec acheté 215 000$. - Commission : 0$ payé, sans courtier avec DuProprio - Frais de notaire : 500$ - Taxe de mutation (intégrée dans les frais notaire en France) : 1 900$ - Au final, hypothèque avec taux très bas, déjà payé en seulement 6 ans (5 ans fixe avec un renouvellement pour 1 an) Charges : - Taxe municipales et scolaire : 2500$ par an - Eau et assainissement : 0$ (intégré à la taxe municipale et non facturé à la consommation d'eau) - Électricité : environ 120$ par mois (très peu cher et on chauffe à 21-22°C, on laisse tout allumé et on est 4 à la maison) - Déneigement : 400$ par année (ce serait une aberration de pelleter, vu l'efficacité des professionnels et de leurs machines) TV - Internet - téléphone : - Internet : 30$ / mois (Tekksavvy), ne jamais souscrire un abonnement Bell, Vidéotron, etc. si vous savez comment installer un modem cable et un routeur wifi vous-même, c'est du vol - Téléphone fixe : 0$ (on utilise Skype) - Téléphone cellulaire : 40$ / mois, illimité Canada et 1 Go de données (Koodoo), éviter Bell, etc. c'est aussi du vol) - TV : 9$ / mois (Netflix), encore une fois coupez le cordon des Vidéotron, Bell, etc. Voiture : - VUS ou 4x4 totalement inutile si vous habitez en zone "urbaine" car cela reviens à payer un supplément élevé pour véhicule, alors que vous payez déjà un service de déneigement dans vos taxes... les routes sont à 95% sur l'asphalte en hiver. - Voiture compacte d'occasion 20,000$, consommation faible, budget essence d'environ 100$ / mois - Pneus hiver : mieux vaut mettre son budget dans de très bon pneus hiver que dans un VUS (700$ pour 5 ans) - Vidange (changement d'huile), chaque année : 40$ Vacances : - Ici vous serez proche des États-Unis, mais avec le dollars canadien faible, voyagez d'abord au Canada (Québec, Maritimes, Rocheuses, etc.). - YUL deals : des prix vraiement bas si on saisi les opportunités - Hébergement : 0$ - 100$ la nuit (échange de maison ou AirBNB) Alimentation : - La réponse : les circulaires ou COSTCO (on mange comme des rois pour un budget inférieur à la France) et notamment Magrets de canard, Fromages fin importés (Comté, etc.), saumon fumé, filet mignon AAA, crabes des neiges, homards, morue sauvage, saumon sockeye, huitres élevées en eau froide, langouste, etc. Prenez une carte exécutive (110 par an) et achetez tout à Costco. Garderie (crèche) : - Environ 420$ / mois sous forme d'impôts (on paye 0$ sur 40$, mais avec nos revenus il faut retourner 20$ par jour sous forme d'impôt) - Le service est hors pair et bien meilleur que les crèches françaises, que ce soit le nombre d'éducatrices par enfants, les activités, les services, le suivi avec les parents, l'accompagnement pédagogique, besoins de l'enfant. Ceci dit je ne critiquerais par la France, car le service est 100% gratuit là-bas Retraite : - Le régime public est très insuffisant - Soit vous cotisez dans un REER ou RVER - Soit, comme nous, vous avez un régime de rente à prestations déterminées (demeure de plus en plus rare), alors choisissez votre employeur en conséquence
  7. Cela peut être un sacré dilemme quand on se retrouve à vouloir retourner en France, mais un fois sur place l'envie de repartir. Mon point de vue que l'émigration est un voyage intérieur qui nous fait énormément grandir et aucunement une finalité géographique. Au final, si le processus est réussi, on devrait être à l'aise et heureux partout ! En tout cas, il n'est pas nécessaire d'émigrer pour faire ce voyage intérieur, mais pour beaucoup il peut s'agir d'une façon de le faire. Souvent on s'en rend compte après coup !
  8. En réaction à l'article du Monde "De plus en plus de jeunes quittent la France" et sur la base de mon expérience personnelle. La clé est dans le retour. Après une expérience internationale enrichissante, la France bénéficierait alors beaucoup du retour de ses expatriés au pays : richesse de la double-culture, d'un réseau de contact étendu et des meilleures façons de faire apprises à l'étranger. Dans mon cas, étant expatrié au Canada depuis 5 ans, c'est exactement la vision que j'avais en partant, tout en n'ayant aucune attente envers mon nouveau pays d'adoption. Tout s'est accéléré : emploi trouvé en 3 semaines (secteur des nouvelles technologies), plusieurs promotions successives, responsabilités, confiance, autonomie rapidement accordée, management transparent et surtout un souffle de positivisme. La suite : résidence permanente, processus de citoyenneté, une société globalement optimiste, sensiblement ouverte, tolérante et pragmatique à la fois. Pourtant, on a découvert progressivement de nombreuses contraintes et de problèmes nouveaux ici. Le retour en douce France reste à l’esprit, en plus de cette envie de changer le monde. Cette envie d’importer l’optimisme et le pragmatisme dans le pays exceptionnel qui nous a fait grandir : la France. Et pourtant, le Canada est terriblement attachant. Mon employeur ne veut pas me voir partir, il me donne les meilleurs conditions possibles et me promet un équilibre de vie (famille – travail) qui est assez unique (contrairement aux USA d’ailleurs). Et puis bébé arrive, le premier Canadien de la famille, une maison est achetée avec une facilité déconcertante, et partout on est encouragé dans nos projets. Congés parentaux, liberté de choix, absence de jugement et cette société qui, d’abord un peu méfiante, voudrais bien nous garder ici. Le douanier Canadien nous dit "bon retour" quand on revient des vacances de Noël passées en France. Les politiques s’en mêlent : vote des députés des Français de l’étranger (vu d’un très mauvais œil par le Gouvernement Fédéral du Canada), importation de certains débats (mariage gay), le 14 juillet au Consulat, l’élection d’Hollande et la visite d’Ayrault sur place qui nous offre un buffet de vin-charcuterie-fromage qui nous ramène tout droit en France. Et pourtant, le temps file. C’est assez déchirant, mais ce retour en France s’éloigne. Notre pays d’accueil veut nous garder, nous intégrer, nous faire évoluer, incluant notre petit néo-canadien. La France par contre ne fait rien pour nous donner envie de rentrer. Dans notre tête, ce pays reste exceptionnel, mais on ne s’y projette plus vraiment et cela nous fait peur. Progressivement notre tête s’en éloigne, même si notre cœur y reste attaché. Sur le grand échiquier mondial, l’attractivité de la France est diluée et devient floue. En tant qu’émigrant on conserve cette furieuse envie de découverte et on pense un jour sortir du Canada, mais pas nécessairement pour revenir en France. Alors voilà, la France, notre beau pays, c’est un peu je t’aime moi non plus et ici, vu de l'extérieur, tes habitants, tes médias et tes politiques nous envoi trop de messages qui nous décourage de rentrer. Mais dans mon cœur, je sais que tu te portes bien, alors bon vent !
  9. Le PVT est un excellent Visa pour partir comme touriste pendant 1 an (donc sans la limite touristique de 3 mois) et de pouvoir en plus travailler légalement en même temps. Par contre, voici le top 5 des raisons pour NE PAS partir en PVT : 1. Partir en PVT pour fuir ses problèmes ou ses difficultés en France La fuite en avant se solde presque systématiquement par des échecs personnels et professionnels. Si vous avez des problèmes d'intégration dans le monde du travail, alors travaillez d'abord sur vous-même. Il est insensé de partir pour fuir vos problèmes d'emploi ou personnels. En effet, ils vont être exacerbés par le changement d'environnement professionnel, l'éloignement ou les difficultés d'adaptation. Beaucoup de personnes qui quittent la France par dépit ou par dégoût de leur situation se retrouvent dans une impasse dans les 6 à 12 mois suivant leur expatriation. Vous changerez de décor, mais jamais vos problèmes qui vont vous suivre, vous rattraper et vous dépasser. 2. Partir en PVT pour sortir de la crise et de la morosité en fuyant la France La France va très bien merci ! La morosité est dans votre tête et à l'image de la France (collectivement désespérée et individuellement heureuse). Avant de partir, il faut positiver et ne surtout pas conserver une impression faussement négative de notre douce France. En arrivant au Canada par exemple, beaucoup de Français justifient leur départ par une France bloquée et sans avenir. C'est vous qui êtes sans avenir avec des telles pensées. De plus vous contribuerez à ternir l'image de la France à l'étranger aux yeux de Nord-Américains qui voient souvent d'abord le côté positif des choses. Après 3 à 6 mois vous finirez par transposer votre vision morose sur le Canada, l'Australie, le monde... et le retour en France sera extrêmement difficile. 3. Partir en PVT pour construire son avenir à l'étranger Même si le PVT peut constituer une belle expérience pour forger son avenir, c'est le plus mauvais Visa pour construire une vie dans un pays. En effet, c'est un Visa aller-retour, de touriste avec des petits emplois d'appoint à la clé. A moins de demander une Résidence Permanente le 1er jour d'arrivée, vous ne pourrez pas rester après les 12 mois de PVT (ou alors en permis de travail au dépend d'un employeur, ce qui est pire). Alors, ne venez pas en PVT pour vous établir. On ne construit pas une vie à l'étranger en demandant un Visa temporaire un samedi matin sur des serveurs gouvernementaux saturés. Cela se fait dans un processus de RP en préparant ce projet 1 an ou 2 à l'avance. Si vous voulez "tester le pays" venez en touriste tout court... 4. Partir en PVT pour relancer ou bâtir sa carrière à l'étranger Très mauvaise idée ! Le PVT a une très mauvaise réputation pour des emplois avec un tant soit peu de responsabilités. En effet, aussi compétent ou diplômé que vous le soyez, les entreprises vous considérerons pour une personne instable et un employé qui va repartir au bercail d'ici quelques mois. Le PVT est parfait pour occuper des emplois temporaires et peu qualifiés de serveur ou de réceptionniste qui font cruellement défaut au Canada ou en Australie (surtout lors des saisons touristiques). Pour un consultant en informatique, songez sérieusement à un permis de travail ou mieux à une Résidence Permanente. 5. Partir en PVT pour découvrir un pays où tout est merveilleux C'est un peu la moins pire des bonnes raisons de ne pas partir en PVT ! En 12 mois vous pourrez maintenir votre esprit de découverte et d'émerveillement (après quelques passages à vide vers 3 ou 6 mois). Par contre, le Canada ou l'Australie sont des pays avec leurs propres difficultés qui sont bien différentes de celle de l'Europe. Sans en établir la liste, ces problèmes sont aussi importants qu'en France et les surmonter est plus difficile quand on arrive de l'étranger. Alors attention aux préjugés et partez pour vous-même et non pour chercher à vivre des clichés ! Sur ce, bon succès à tous ceux qui ont appliqués en PVT cette année !
  10. Depuis quelques jours les médias n’arrêtent pas de relater la vague de froid qui sévit aux États-Unis et au Canada. De notre côté, cela n’a rien d’extraordinaire et cela ne change pas beaucoup notre quotidien ! La seule nuance à apporter est que cette de vague de froid arctique est très étendue sur le continent Nord-Américain, touchant ainsi des zones non préparées ou non habituées à des températures très basses. Fait-il vraiment -51°C dehors ? Franchement, cela est très exagéré ! Si on compte le fameux « facteur éolien » alors il est facile d’afficher des températures très basses dans les gros titres de journaux. En réalité il s’agit plus de -25 à -35°C au thermomètre, ce qui demeure tout de même très froid, et encore cela ne dure pas plus de quelques jours et ce n’est pas sur tout le territoire. Peut-on survivre avec -35°C avec du vent (-50°C ressentis) ? Oui sans problème et on vous dira même que c’est plus agréable qu’un +40°C avec 95% d’humidité comme en Chine ou au Vietnam, qui à notre avis est plus difficilement supportable au quotidien. Paradoxalement on a beaucoup moins l’impression d’avoir froid avec 30% d’humidité au Québec, qu’avec 95% et +5°C à Bordeaux par exemple. En effet, les basses températures provoquent naturellement un froid très sec. Est-ce dangereux ? Oui et non. Avec des températures en-dessous de -30°C il faut s’habiller adéquatement, tout en sachant qu’il est très facile de se protéger du froid extrême (et plus facilement que d’une chaleur accablante). Comment ? Et bien c’est révolutionnaire : un manteau, des bottes, des gants et un bonnet ! En plus, pas besoin de très haute technologie car un équipement de type « ski ou montagne » fera très bien l’affaire au Canada même s’il est acheté au Décathlon de Grenoble. En effet, on est en 2014 maintenant et les matériaux isolants synthétiques sont disponibles partout et on ne trouve pas beaucoup mieux en local (et c'est bien moins cher en France). Par contre, sans une bonne paires de gants ou un bonnet, il est vrai qu’il y a de forts risques de gelures. Vouloir déglacer la voiture, aller chercher un colis ou prendre une photo sans paires de gants, même pour 5 mn, peut geler les doigts, pieds ou le bout des oreilles (et ainsi provoquer de douloureuses gelures). De la même façon, être ivre mort et faire une petite sieste à l’extérieur peut vous faire tomber en hypothermie très vite, mais cela n’est pas vraiment une nouveauté. De la même façon que de partir 3h en randonnée raquette en plein blizzard ou par un froid cinglant, ça relève de la sélection naturelle. Peut-on encore se déplacer ? Les voitures souffrent bien plus que nous et mieux ne pas lésiner sur l'entretien régulier : changement d'huile synthètique chaque année, révision générale, etc. Un chauffe-moteur électrique aide vraiment au démarrage, de même qu’une batterie en bon état et le plein d’essence (pour éviter que l’eau ne condense dans l’essence). Notre Toyota qui a passée 3 semaines sans bouger dehors sous 3 tempêtes de neige et -30°C n’a jamais vacillé au redémarrage ! Comme tout le monde, on a une petite pelle à neige dans le coffre, outil de base indispensable en cas d’enlisement. Évidemment, les 4 pneus neige sont obligatoires (c'est la loi). Le déneigement au Québec est à la fois très organisé et très efficace et on est jamais réellement bloqué par les conditions météo. Par contre, si on tient à tout prix à prendre la route en pleine alerte de tempête, alors il faut se préparer à éventuellement passer la nuit dans la voiture (et donc prévoir des couvertures, eau, aliments, etc.). Est-ce compliqué de déneiger ? On a fait le choix d'un contrat de déneigement privé et le gars est super. Il passe le matin avant que l'on parte au bureau et repasse dans la journée pour déblayer toute notre entrée asphaltée. Il faut juste terminer à la pelle l'escaliers et porte d'entrée, et cela prends 10 à 15 mn après chaques tempêtes. Par contre mieux vaut avoir une bonne condition physique et ne pas trop forcer (surtout pour le dos).
  11. Merci pour ce texte plein de bon sens ! Pour ce qui est de l'éloignement familial et amical, il est bon de noter que l'on peut être très proche géographiquement, mais finalement très éloignés. Depuis qu'on est au Québec on partage des moments plus intenses avec certains membres de notre famille que l'on voit lors de visites ici ou en France. En étant proche géographiquement en France (2h00 de route) on se voyait beaucoup moins car très éloignés dans la tête... Certains vivent à 15 mn de leur famille et ne se voient pas plus que s'ils étaient à 8h d'avion. En immigrant, on a retrouvé des moments de qualité avec notre famille, car en se voyant physiquement moins souvent, il y a plus d'efforts de chaque côté, en diminuant aussi les dîners polémiques, politiques et critiques tous les dimanches en famille. Pour ce qui est des décès, il faut se mettre dans l'idée que l'on va rater des enterrements et que chacune des visites aux grands-parents est probablement la dernière, il faut l'admettre dès que possible ! Enfin, pour les amis, l'éloignement va nécessairement effriter les relations et il ne faut surtout pas essayer de faire survivre des amitiés à distance. De notre côté, on est passé de dizaines d'amis à seulement 2 ou 3 avec qui on fait perdurer des relations en France, car le plus important est de développer des amitiés en local et pas à distance. Mais bon, inutile d'immigrer de l'autre côté de l'Atlantique pour connaître ce phénomène, car les amitiés se font et se défont toute la vie.... quelque soit la distance géographique. En conclusion, je dirais qu'en ayant immigré on a renvoyé un certain message à notre entourage proche : chacun doit vivre sa vie et il ne faut pas vivre seulement pour les autres (sans tomber dans l'égoïsme pour autant). En France, comme au Canada, le temps éloigne certains et rapproche d'autres tout au long de la vie, et il faut vivre pour ses projets et ses choix, plutôt que de chercher à toujours conserver ses acquis et s'enraciner en parmanence au passé.
  12. Je vous souhaite un bon succès dans vos démarches ! L'immigration est un projet de vie important et c'est une grande décision qui va vous transformer, quelque soit votre expérience positive ou négative. Comme la vie, chaque histoire est différente, personnelle et intime. Alors je vous conseille de ne pas trop vous comparer aux "bilans des autres" et de faire très attention aux messages très négatifs sur le Québec, ainsi qu'à ceux qui le décrivent comme le pays des merveilles. Je me permet quelques commentaires: "allez on se lance, on a besoin de changer de vie" : dans le fond, pourquoi vouloir changer de vie ? Qu'est-ce qui vous motive ? la découverte ? le frisson de l'inconnu ? l'acquisition d'une double-culture ? une opportunité professionnelle ? est-ce qu'une année sabatique serait plus adaptée ? C'est difficile, mais ce sont des questions à se poser avant toute démarche. "un lieu de vie aussi agréable, de vraies valeurs, et madame étant passionnée par la nature et les animaux ça ne fait que nous conforter dans notre projet.". Vous allez découvrir des éléments de vie quotidienne très agréables au Québec, et en laisser d'autres en France que vous regretterez beaucoup. Au final, le lieu de vie n'est pas plus agréable au Québec, mais simplement différent. Pour ce qui est de la nature et des animaux, c'est un préjugé à éviter. La nature et les grands espaces sont réels, mais extrêmement moins diversifiés qu'en Europe. Ce qui fait la joie d'un touriste peut devenir très monotone pour un résident. Pour les animaux, vous ne verrez pas d'ours ou d'orignaux bien souvent, sauf dans les parcs et points d'observations aux bonnes périodes (comme on va observer la reproduction du cerf en France). Enfin, il faut bien définir "les vraies valeurs", car aucune valeur n'est plus vraie qu'une autre et il y a surtout d'autres valeurs au Québec et au Canada, complémentaires à celle de la France et parfois différentes.
  13. Voici mon expérience vécue et concrète du système de santé Québécois, qui j'espère, vous fera comprendre pourquoi autant de français le critique et ont l'impression d'être dans un véritable mouroir du tiers-monde médical. Urgences - première expérience Je me suis découpé le doigt dans mon garage, en rentrant de Montréal (j'habite à Québec) : lambeau de chair, sang de partout, malaise, -20°C dehors, 18h30, pas encore mangé, le bonheur total!! Après avoir contenu l'hémorragie (ça saigne beaucoup les coupures aux doigts), je vérifie sur Internet les listes d'attentes des différents services d'urgence, puis j'appelle le service Info Santé. Comme mon cas n'est pas grave, je vais probablement passer la nuit à l'urgence (genre jusqu'à 3h du matin). Alors, je suis orienté vers l'Unité de Médecine Famililale à 5 mn à pied de chez moi. Problème : ça ferme à 19h00 et il est 18h45... alors j'appelle on me dit que ça ferme, que c'est un peu tard, mais j'insiste pour passer quand même. 18h55 : j'arrive, main en sang, une infirmière me prends immédiatemment pendant que ma conjointe fait les démarches (carte RAMQ, etc.) à l'accueil. En quelques minutes, je suis traité par une infirmière, ma plaie est parfaitement nettoyée, un médecin arrive, me recolle tout ça avec de la colle spéciale pour les sutures, j'ai un beau pansement et le droit de repasser en tout temps en cas de problème. Bilan : du bon jugemement, 2 mn d'attente, 20 mn d'intervention et surtout 0,00 $ à payer car tout est immédiatement pris en charge par la RAMQ. Urgences - deuxième expérience Avant cette deuxième expérience, j'ai été témoin d'un doigt cassé (fêlé) au sport et la personne (un Montréalais de Montréal) est allé s'acheter lui-même une atèle spéciale à la pharmacie et s'est fait son propre bandage et m'a dis "Tu vas voir le médecin si c'est grave, sinon c'est du gros bon sens et un médecin de fera pas mieux que moi!". Effectivement, c'est pragmatique... et il à raison. Depuis cet événement, j'ai passé mon diplôme de secouriste au travail avec des vrais ambulanciers et ça m'a véritablement ouvert les yeux sur le système médical Nord Américain. Il y a quelques mois, ma femme s'est mis un bon coup de cutter dans le doigt (exacto au Québec) et elle à fait un malaise sur le carrelage de la salle de bain. Sans paniquer, je l'ai rassuré, désinfecté et je lui ai fait moi-même une "suture" avec des "strips" spéciaux que l'on avait étudié au cours de secourisme (très utile pour ceux qui bossent en forêt ou scierie). Bilan : après 1 semaine, plaie parfaite, visite chez l'infirmière qui nous dis que c'est "très beau". Bilan : encore une fois, gros bon sens et jugement. En France on se précipe aux urgences en hurlant pour de la "bobologie", alors qu'ici si c'est grave tu es pris tout de suite, sinon tu passes ta nuit aux urgences. Tout simplement. Urgences - troisième expérience Après 3 heures a essayer de retirer un "corps étranger" de mon oeil, on se décide d'aller aux urgences de l'hôpital à 22h00. En arrivant, triage : on me fait passer immédiatement un bilan de tous les signes vitaux, même si je vais très bien et que j'ai juste l'oeil gauche rouge. Puis, classé dans les cas "non urgents", je suis traité un peu avant 1h00 du matin et sorti vers 1h30. Bilan : très bonne prise en charge, et finalement je m'en sort avec une crème cicatrisante et antibiotique pour les yeux, qui m'est d'ailleurs donné tout suite, sans que j'ai a passer à la pharmacie. Prévention - dentiste Et bien il faut magasiner, comme le font tous les Québécois! Après un premier rendez-vous ne pas hésiter à changer. De mon côté, je suis tombé bon du premier coup et j'ai reçu d'excellents soins. Sans entrer dans le détail, je peux vous dire que la prévention et les conseils sont beaucoup plus importants qu'en France. Dans le privé, c'est un peu plus cher et l'assurance me rembourse 80% (80$ sur les 100$ de consultation). Pour des soins plus importants, et bien c'est un choix budgétaire et pas très remboursé (un peu comme en France). Bilan : excellents soins, mais ne négligez pas les assurances santé qui sont loin d'être obligatoires ici. Prévention - alimentation / sport Depuis qu'on est ici, on est véritablement impressionné par la logique de prévention du Québec et du fédéral (Canada). Les gens se bougent, ils font des rappels et c'est toujours marrant de voir les gens suivre à la lettre les "5 fruits et légumes + 30 mn de sport" et les voir manger leurs carrottes, brocolis et choux-fleurs crus à la pause de 10h!! Mon employeur prends en charge une partie des inscriptions aux activités physiques et ill y a beaucoup d'activités communautaires, hiver, comme été. Toutefois, si tu restes seul, renfermé devant l'ordinateur ou la TV et bien personne ira te chercher et tu verras pas ce côté entraînant de la société... Côté alimentation, et bien c'est un choix que font tous les immigrants. Soit, on cède à la malfouffe américaine (beignes chez Tim Hortons, Burger King et descente tous les midi dans le food court du centre commercial, etc.). Soit, on s'engage dans la voie des produits frais, du bio et on fait son lunch tous les midi et surtout on bannit la poutine, smoked meat, beignes et burgers... Certains tombent dans un certain extrême du "sans gluten, sans lactose, sans viande..." et ce n'est pas mieux non plus. Bilan : on se prends par la main, on n'hésites pas à faire monter le budget épicerie pour se payer de meilleurs produits et on prends le temps de cuisiner tout ses lunchs. De mon côté, j'ai objectivement une bien meilleure alimentation au Canada, du fait d'avoir dit non à la malbouffe, tout en limitant les charcuteries, fromages et autres mauvaises habitudes françaises. On mange moins en quantité, mais bien mieux en qualité. Médecin de famille Effectivement, en arrivant impossible d'en avoir un, malgrè des inscriptions sur liste d'attente un peu partout. Toutefois, cela ne va pas dire que vous n'aurez pas de médecin à voir au cas où!! Par contre, vous n'aurez pas de rendez-vous. En général, lors des visites, on se pointe, on prends nos ordinateurs et on télétravaille sans problème avec le wifi de la salle d'attente. Par contre si vous avez une grippe ou gastro et bien RESTEZ CHEZ VOUS. Le médecin, vous prescrira la même chose... sauf en France où l'on ressort systématiquement avec 5 boites de médicaments inutiles qui soulagent les symptômes, quand c'est pas un antibio qui est toujours prescrit abusivement. Donc, allez à la pharmacie, demandez conseils à vos connaissances et si cela devenait grave, le médecin s'occupera de vous, c'est sûr! Après 2 ans et demi, on apprends (réseautage avec des collègues) qu'une Clinique viens de s'ouvrir et que des médecins se regroupent. Ni une, ni deux, on se pointe sur place (sans être malade) et on se fait assigner sur le champ un médecin de famille! 3 semaines plus tard, rendez-vous pris, bilan, ouverture de dossier. Le suivi est à la fois très pragmatique et très bon! On fait des visites régulières et plannifiées plusieurs mois à l'avance. Bilan : on se prends par la main, on demande, on questionne et on essaie de passer des soins abusifs "à la française" à une démarche pragmatique Nord Américaine! Psy Aspect tabou en France et très important ici! Les gens parlent beaucoup et dévoilent plus facilement leur problèmes psychologiques divers et variés. Si vous abaissez vos barrières et vous passez au-delà, et bien vous découvrirez tout un système très structuré d'entraide communautaire, de groupes de discussion,...et de nombreuses connaissances qui vont régulièrement consulter, sans complexe comme on va chez le dentiste ou le garagiste. Ici, on se laisse pas abattre, on défini un plan d'action, on agit, on influe son comportement (thérapies comportementales basées sur l'action, plus que sur l'analyse). Bilan : approche radicalement différente de l'Europe, qu'il faut essayer avant de sombrer dans une dépression ou vous pourrir la vie avec vos problèmes. Spécialistes Alors, tout le monde à son histoire du "2 ans d'attente". Et bien c'est vrai!! Une demande de consultation chez un spécialiste va vous donner une rendez-vous dans 1 an ou 2. Par contre, si vous documentez votre cas avec votre médecin et que vous montez un dossier expliquant votre besoin cela peut tout changer! Une ami québécois a obtenu un rdv chez un spécialiste en quelques semaines en expliquant son cas par courrier (un peu comme une lettre de motivation médicale). Si votre cas médical est spécial, alors vous l'aurez rapidement votre consultation chez le spécialiste! Bilan : demandez des conseils à tous le monde, utilisez abondamment les groupes de discussion, l'entraide communautaire, votre réseau et votre bon jugement, avant de pleurer un rendez-vous chez tous les spécialistes du coin!
  14. En 5 ans j'ai été confronté à tout type de situation, de réflexions et de remarques en tant que français immigré ici. Mon bilan est qu'il n'y a pas vraiement de racisme au Québec. D'ailleurs les comportements hostiles envers les minorités culturelles, les femmes ou les personnes handicapés choquent beaucoup et son sévérement réprimés par la société (et pas comme en France, où l'ironie et la provocation demeurent). Toutefois, il y a de nombreuses frictions "culturelles" ou conflits "inter-culturels" qui vont probablement vous blesser ou heurter votre sensibilité. Les Nord américains sont directs et vont droit au but et vous entendrez probablement : "Que faites-vous ici? Pourquoi vous ne voulez pas rester chez vous? Pourquoi venez-vous si nombreux ici?" Ces questions sont à interpréter au 1er degré et il n'y a aucun sous-entendu (contrairement à l'ironie française où les sous-entendus font partie du mode de communication...). Ils conviens donc d'y répondre simplement et au 1er degré. Enfin, il faut savoir qu'ici on est géographiquement loin du Magheb, de l'Asie ou du Mexique et qu'il y a une certaine ignorance (de la culture musulmane par exemple). Donc, on va retrouver du "couscous Algérien" avec des saucisses de porc à la cantine... Il peut y avoir des remarques blessantes du fait de cette ignorance. En voulant faire un compliment j'ai déjà entendu "Tu es vraiement gentil comme arabe!". Votre rôle est de prendre cela au premier degré, expliquer et exprimer vos sentiments. Les québécois sont très à l'écoute et particulièrement dans un esprit de consensus. Alors maîtrisez votre aggressivité et les jugements hâtifs, une réponse du style "Ce que vous avez dit me blesse et me fait me sentir triste et malheureux" va dénouer beaucoup de situations et d'incompréhensions culturelles. En rentrant d'un voyage Haïti, un gros lourd m'a déclaré que "les haïtiens sont des sauvages et se mangent entre-eux" (ce qui a d'ailleurs été montré à la TV...). J'ai simplement répondu "Je comprends ton point de vue, mais ça me rend très triste et cela me fait souffrir car j'ai rencontré des personnes merveilleuses en Haïti" et cela a totalement dénoué la situation et fait prendre conscience, sans aggressivité, de l'énormité des propos de mon interlocuteur...
  15. Excellent article. Chaque histoire est différente et une immigration ou une expatriation se prépare. Toutefois, le premier contact peut tout faire basculer, d'où l'importance de ne pas juger trop vite et relativiser. Même avec beaucoup de préparation si le premier contact est un commentaire mal placé, une réflexion blessante ou une déception (logement, ville, climat des premiers mois, emploi, etc.), alors il est très facile de tout voir en noir et, malheureusement le pessimisme attire les pensées négatives, et ainsi de suite... Alors le mieux n'est d'avoir AUCUNE attente lors des premiers pas en "terre étrangère".
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