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  1. Bonjour, je suis residente permanente depuis bientot 4 ans, je vais donc demander la citoyenneté fin août 2017 prochain, et je souhaite changer mon prenom dans le but de mieux m’intégrer (et eviter certains questions comme d'ou vient tu ou comment ca se prononce ton nom etc...) pour cela j'ai appeler la IRCC et m'ont dit qu'il faut attendre un an apres la citoyenneté pour faire une demande de changement de prenom, mais moi je suis certaine que il ya des gens qui presentent une demande de changement de prenom lors d ela demande de citoyenneté, donc si quelqu'un est passé par cette experience et a réussi a changer son prenom merci de partager avec moi la procedure correcte. merci
  2. Maîtriser le français est essentiel pour réussir son intégration au Québec, mais est-ce suffisant pour assurer la réussite de son immigration? La question est ouverte. Pour ce qui me concerne, avec un statut de travailleur temporaire, je ne veux écarter aucune option. Il est possible que mes enfants fassent leur vie au Québec tout comme il est possible qu’un jour ma compagne me convainque de poursuivre notre aventure en Nouvelle-Zélande, que nous migrions en Amérique du Sud ou simplement que nous nous installions dans une autre province canadienne. Qui sait de quoi notre avenir d'immigrant sera fait ? D’ici là mes enfants continuent leur scolarité dans une école bilingue. Et voici quelques éléments que je partage sur l’avantage d’être bilingue en tant que nouvel arrivant. Autant que je me souvienne, en Belgique, être trilingue est un prérequis de base pour la beaucoup d’emplois de qualité. C’est sans doute pour cela qu’encore aujourd’hui, j’ai du mal à me faire à l’idée que beaucoup de mes voisins québécois maîtrisent si imparfaitement l’anglais. Ici, en Amérique du Nord. Ici, dans la région de Sherbrooke. Nous avons pourtant une présence anglophone relativement importante - à Lennoxville ou North Hatley par exemples - et la frontière US n’est qu’à une trentaine de minutes. Pendant les périodes touristiques, la gêne est palpable. Quand nous vivions à Toronto, ma conjointe a travaillé un temps dans l’aéronautique. Après quelques jours seulement, elle devenait le principal point de contact notamment de tous les fournisseurs québécois. Outre ses habiletés, ce qui a justifié cette promotion rapide : elle était la seule personne parfaitement bilingue dans tout son département. Une qualité différentielle qui s’est avérée gagnante. Dans un économie globale, être unilingue peut vite devenir un handicap. Il y a quelques mois, je discutais avec un informaticien de Chicoutimi. Il m’expliquait qu’après plus de 25 années dans la même compagnie québécoise, certains collègues qui étaient rentrés en même temps que lui sont, depuis, devenus directeurs. Lui a sans doute atteint prématurément l’apogée de sa carrière. Il aurait pu évoluer vers plus de responsabilités : diriger des équipes au Canada ou en Inde, négocier avec des fournisseurs d’autres provinces, etc. Mais à l’évidence sa non-maîtrise de l’anglais ne lui permet pas de nourrir de trop grandes ambitions. Résultat : la compagnie a recours au recrutement international pour chercher à l’étranger des gestionnaires parfaitement bilingues. Le Canada est officiellement un pays bilingue. Mais avec un seuil de 18% d’après les chiffres du dernier recensement. Cela laisse pas mal de place pour les immigrants qui auront pris la peine d’investir du temps et tout l’effort nécessaire pour maîtriser les deux langues nationales. Pour les autres, cela reste dommage de vouloir immigrer au Québec par défaut, parce qu’on ne maîtrise hélas que le français. Au contraire, arriver sur le marché du travail en présentant des compétences que la plupart des Canadiens n’ont malheureusement pas c’est, d'après ma petite expérience personnelle, une excellente carte à jouer pour booster son immigration. Particulièrement lorsqu’on sort de nulle part, avec un diplôme délivré par un établissement inconnu, des références professionnelles suspectes et des recommandations douteuses. Voilà sans doute pourquoi aussi, même lors des Journées Québec, la plupart des recruteurs prennent quelques instants pour sonder le bilinguisme des candidats à l’immigration. Alors, le bilinguisme: un avantage plus important qu'il n'y paraît?
  3. Cela fait maintenant 9 mois que je suis au Canada, à Montréal plus précisément en tant que résident permanent. Je suis un jeune Mauricien de 30 ans , qui est arrivé ici avec tout plein d’ambition. Tout comme beaucoup d’entre vous, avant mon arrivée ici, j’appréhendais un peu car je ne savais pas ce qui m’attendait et surtout si j’allais trouver un emploi dans mon domaine (la vente en hôtellerie). J’envoyais mes CV aux employeurs et très peu me répondaient – cela me frustrait un peu à l’idée que je devais peut être me réorienter… Bref ! Tout ça pour vous dire que je ne regrette EN AUCUN CAS d’être venu ici car je me suis bien intégré et ai trouvé un emploi 2 semaines après mon arrivée ici !! Donc, c’est normal d’avoir de l’appréhension Pour réussir ici, voici mes suggestions ci-dessous : EMPLOI Fouiller sur internet comment rédiger un CV et ce que les employeurs Canadiens attendent de vous – Je vous recommande le site SIEL (Service d’Intégration En Ligne). Ce site possède toute sorte de modules et ils ont même une section qui explique comment faire un CV. Ne perdez pas de temps !!! Rédigez votre CV et votre lettre de motivation en anglais et en français avant d’arriver ici. Acheter rapidement une carte SIM ici et mettez à jour votre CV avec le numéro de téléphone. La plupart des employeurs vont vous appeler pour un entretien (pas forcément par courriel). Bien entendu, si vous obtenez un entretien, préparez-vous bien – aller sur le site de l’employeur et mémorisez les informations clefs. Préparez au moins 3-4 questions du type qui vont intéresser l’employeur. Exemple : Dans 2 ans, quels sont les possibilités d’évolution de carrière… Envoyez au moins une vingtaine d’application par jour !!. Et surtout ne paniquez pas si vous n’avez pas de réponse après une semaine. Vous serez contacté 2-3 semaines après, si la candidature est retenue. Le jour de l’entretien - Dire Bonjour en regardant dans les yeux et SURTOUT donnez une poignée de main FERME !!!!!!! Être bilingue est un AVANTAGE !! Et dernier point à mon avis – soyez vous-même, humble et démontrez une bonne attitude ! Essayer de faire au moins 1 an chez un employeur – dans le contraire, cela démontre que vous êtes instable. J’ai fait exactement ce que j’ai décrit ci-dessus, et BOOM, premier entretemps => je décroche un emploi à temps plein ; pas exactement dans le domaine que je voulais mais c’est très reliée. D’ailleurs, d’autre employeurs Canadiens ont pris contact avec moi via LINKEDIN alors que j’avais déjà signé avec mon employeur actuel et j’ai décline… (voir le point où je mentionne que je recommande de faire au moins un an avant de bouger autre part, à mon avis). Tout ça pour dire qu’il faut commencer quelque part, dans un domaine connexe idéalement, car cela vous débouchera sur ce que vous voulez faire plus tard. Intégration Sociale Quand je suis arrivé, j’avais fait les arrangements avec un ami mauricien pour qu’ils m’hébergent ; alors que je prévoyais d’habiter chez lui pendent 2- 3 semaines, j’y suis resté pendant 3 mois (sans abus bien sûr lol). Alors que mon ami et sa famille a vécu ici pendant 6 ans, j’ai saisi cette occasion pour absorber toutes les informations nécessaires et je posais pas mal de questions sur les emplois, le mode de vie au Quebec etc... Le maximum d’information que vous avez, le mieux ce sera pour vous !! Suite à cette expérience qui m’a été très bénéfique, je vous recommande, si bien sûre les conditions le permettent, d’aller vivre chez de la famille ou amis dès votre arrivée car cela facilitera beaucoup votre intégration. Il y a beaucoup beaucoup à dire et à écrire – mais je pense que ces quelques points vont vous être utiles. SURTOUT et SURTOUT, ne vous démotivez pas, la clef du succès ici est la persévérance. En passant, je viens d’une ile tropicale oὺ il peut faire 15 degrés en hivers. J’ai eu froid 2-3 fois car je n’étais pas équipé ; je peux vous dire que l’hiver ici est tout à fait supportable ; quant à moi, j’adore la neige et l’air frais Bonne continuation. Olivier R
  4. Tiré de l'article de Radio Canada: "Ils sont jeunes et parlent français, mais ils ne se reconnaissent pas comme Québécois. Pourquoi? Quelles sont les solutions? Troisième d'une série de trois articles sur les 40 ans de la Charte de la langue française. Un texte de Danielle Beaudoin Les enfants de la loi 101 s’identifient davantage à leur pays d’origine ou au Canada, et beaucoup moins au groupe majoritaire québécois. C’est le constat dressé par la sociologue Marie-Odile Magnan, qui a copublié avec d’autres chercheuses deux articles sur le sujet, en 2014 et en 2016. Elles ont mené plus d’une centaine d’entretiens avec des cégépiens et des universitaires, tous des jeunes issus de l’immigration, de 1re et de 2e génération. « C’était intéressant de voir les mêmes résultats, même pour la 2e génération », souligne Marie-Odile Magnan. Cela dit, la chercheuse observe que ce processus de repli sur la culture du pays d’origine existe aussi dans d’autres sociétés. Ça ne veut pas dire qu’ils n’apprécient pas la culture québécoise ou le français. Pour la plupart, leurs parents sont en accord avec la loi 101. La chercheuse Marie-Odile Magnan La sociologue explique que ces jeunes ont un rapport stratégique à la langue française. Le français est vu comme un outil d’intégration professionnelle, « mais ça ne va pas au-delà de ça ». Ils ne vont pas ressentir le besoin de s’identifier au groupe majoritaire, qu’ils appellent souvent eux-mêmes les Québécois de souche, précise Marie-Odile Magnan. Les auteurs du documentaire Les Québécois de la loi 101, Stéphane Leclair et Judith Plamondon, sont arrivés à la même conclusion que Mme Magnan. « Tout ce monde-là [enfants de la loi 101] parle bien le français, mais ce qu’on constatait, c’était l’échec plus culturel, finalement. L’échec de la transmission de la culture, et donc l’échec du sentiment d’appartenance envers la société québécoise », observe la réalisatrice Judith Plamondon." POURQUOI CETTE CRISE IDENTITAIRE? Des classes très multiethniques Marie-Odile Magnan constate que peu de jeunes issus de l’immigration se mêlent aux francophones québécois au primaire ou au secondaire. Les interactions scolaires se vivent dans un rapport « Nous/Eux » (Nous, les immigrants/Eux, les francophones québécois). La concentration des immigrants dans les mêmes écoles sur l’île de Montréal pourrait accentuer ce rapport « Nous/Eux », selon la chercheuse. On trouve à Montréal des écoles où 90 % à 100 % des élèves sont issus de l’immigration. Dans un tel contexte, ces jeunes fréquentent moins les Québécois francophones. Selon la sociologue Marie-Odile Magnan, obliger des élèves à parler le français en tout temps à l’école peut rendre leur intégration encore plus difficile. Photo : Radio-Canada Une approche punitive Marie-Odile Magnan observe que bien des jeunes vivent difficilement l’obligation de parler le français en tout temps à l’école. Ils se font avertir de parler français par le personnel de l’école, et cela leur rappelle sans cesse qu’ils sont différents. Dans certaines écoles montréalaises, les jeunes qui se font prendre à parler une autre langue que le français ont une amende de 25 sous. La sociologue croit que ce genre d'approches punitives ne permettent pas de favoriser un sentiment d’appartenance et peuvent même empêcher l’enfant d’avoir envie d’apprendre une autre langue. Des inégalités linguistiques Le fait que la langue française soit au cœur de l’approche interculturelle québécoise peut générer « une certaine forme de linguicisme », soit un racisme basé sur la langue, observe Marie-Odile Magnan. Il y a d’un côté les locuteurs de langue française, et de l’autre ceux qui parlent d’autres langues. « Ils sont invisibles » « Comment se sentir partie prenante d’une culture dans laquelle tu es invisible, d’une certaine façon? Maintenant, 30 % des nouveau-nés ont des parents qui viennent d’ailleurs. Ça ne se reflète pas nécessairement dans nos grandes institutions culturelles, au théâtre, à la télé », explique la chroniqueuse de La Presse Rima Elkouri, dans le documentaire Les Québécois de la loi 101. L’absence de modèles pour ces jeunes issus de la diversité, c’est aussi une des grandes causes de ce mal-être, de cette difficulté d’appartenance. La réalisatrice Judith Plamondon Où est la culture québécoise? Dans Les Québécois de la loi 101, des jeunes expliquent qu’ils n’apprennent pas la culture québécoise au secondaire. Une étudiante du Collège Vanier affirme qu’elle n’a lu qu’un seul livre québécois à l’école, Incendies, de Wajdi Mouawad. Akos Verboczi, auteur du livre Rapsodie québécoise. Itinéraire d’un enfant de la loi 101, estime que ce n’est pas normal qu’après 11 ans d’études des jeunes sortent avec un diplôme de 5e secondaire sans trop connaître l’histoire du Québec. L’auteur de « Rhapsodie québécoise. Itinéraire d'un enfant de la loi 101 », Akos Verboczy, est en pleine discussion avec des étudiants d’un cégep anglophone de Montréal, le Collège Vanier. Photo : Documentaire Les Québécois de la loi 101 L’école québécoise n’est pas assez exigeante envers les jeunes. J’ose même dire assez respectueuse. Tu n’obliges pas des gens à fréquenter l’école pendant 11 ans sans vouloir réellement leur transmettre une culture. Akos Verboczi – extrait du documentaire Les Québécois de la loi 101 DES PISTES DE SOLUTION Transmettre la culture québécoise Être fier de sa culture, c’est aussi vouloir la transmettre, croit Akos Verboczi. « Dire à un immigrant pakistanais de lire du Michel Tremblay. Il ne faut pas juste transmettre une langue, il faut aussi transmettre une culture qui vient avec », soutient le Québécois d’origine hongroise dans le documentaire. « On ne cherche pas à leur faire aimer, à leur faire connaître des œuvres phare ou des œuvres plus actuelles de la culture québécoise et de bien enseigner l’histoire du Québec, l’histoire plus récente », explique le documentariste Stéphane Leclair. Des élèves de l’école secondaire la plus multiethnique du Québec, l’école La Voie de Côte-des-Neiges, à Montréal, lisent « Les Belles-sœurs » de Michel Tremblay à l’invitation du chroniqueur culturel Stéphane Leclair. Photo : Documentaire Les Québécois de la loi 101 Il y a des choses vraiment intéressantes à apprendre de l’histoire des 50-60 dernières années. Il s’en est passé des affaires ici. Ils se reconnaîtraient là-dedans, ils feraient partie de cette histoire-là. Le documentariste Stéphane Leclair Favoriser les échanges La chercheuse Marie-Odile Magnan suggère de stimuler les rapports entre Québécois francophones et jeunes issus de l’immigration. Elle propose par exemple d’organiser des échanges entre les écoles pour favoriser la rencontre des jeunes. « Si on a une école à 100 % pluriethnique, peut-être pourrait-il y avoir des échanges avec une école de banlieue 100 % francophone native. » Un curriculum plus inclusif Selon Mme Magnan, il faudrait revoir le programme scolaire pour que les jeunes issus de l’immigration se sentent davantage inclus. Pourquoi ne pas parler de l’histoire des Noirs au Québec? suggère-t-elle. Et, à son avis, il faudrait intégrer dans les écoles des enseignants étrangers ou issus de l’immigration. « Le fait de diversifier le personnel scolaire pourrait favoriser d’autres approches ou d’autres visions », précise-t-elle. La diversité dans les médias et à l’embauche Comme majorité dominante, les Québécois francophones se doivent d’inclure les minorités à l’écran, mais aussi de les intégrer à l’embauche, selon Richard Bourhis, professeur émérite en psychologie sociale à l’UQAM et auteur de plusieurs écrits sur la loi 101. Quand tu représentes dans les médias sociaux ou conventionnels la diversité des cultures, des langues et des religions, il y a là un processus d’inclusion symbolique. Richard Bourhis, professeur à l’UQAM Richard Bourhis croit aussi que la majorité dominante a des obligations envers ses minorités, et qu’elle devrait voir l’immigrant non pas comme une menace à l’identité québécoise, mais comme un avantage. Le Québec, au-delà du français Quarante ans après l’adoption de la Charte, les jeunes, qu’ils soient Québécois de souche ou issus de l’immigration, ont envie d’un projet de société qui va plus loin que la seule protection de la langue française, constate Stéphane Leclair. Oui, le français fait partie de leur vie, ils veulent parler français, ils veulent protéger le français, mais ce n’est pas leur seule obsession. Ils ont envie d’un projet de société plus grand avec des valeurs qui feraient en sorte que le Québec, ce n’est pas seulement cet endroit où on protège le français. Le documentariste Stéphane Leclair. Le lien original: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1049581/quoi-faire-enfants-loi-101-sentir-quebecois-culture-identification
  5. Une expérience positive et une intégration réussie au Québec sont avant tout question d’attitude adéquate et de modération de son niveau d’attentes, d’autant plus que la Belle Province fait rêver. La carte postale est belle : avec ses contrées immenses et sauvages, sa qualité et son niveau de vie, son assez faible taux de chômage (en juin 2015 : 6,8% au global, 8% au Québec), le Canada, et plus spécifiquement le Québec, n'en finit pas d'attirer les Français. C'est même de rêve qu'il s'agit, avec son cortège d'attentes... et de déceptions potentielles. Sandrine Théard, fondatrice de La Source Humaine, cabinet de conseil en recrutement, s'étonne de voir des Français « débarquer sans jamais être venus au pays, avec une espèce de pensée magique qui fera que tout se passera bien et se déroulera comme ils l'ont imaginé ». Pour cette Rennaise qui a immigré il y a vingt ans au Québec, une expérience canadienne réussie est avant tout question d'attitude adéquate et de modération de son niveau d'attentes. Compter deux ans pour retrouver un équilibre Le parcours des personnes qui s'y installent provisoirement dans le cadre d'une mobilité internationale au sein d'un grand groupe est généralement bien balisé ; nos conseils s'adressent plus aux autres catégories de personnes qui veulent vivre et travailler dans la Belle Province. Le jeune qui part dans le cadre d'un job étudiant ou d'un PVT (Programme Vacances Travail) et décide de rester ou la personne qui suit son conjoint sont des exemples parmi d'autres. Le premier tente, de visa en visa, de faire son chemin vers un statut plus définitif et doit être prêt à vivre la précarité. « Il lui faut bien connaître les délais de chaque visa, le nombre de fois maximal qu'on peut candidater et savoir quel critère favorisera l'acceptation de la prochaine étape : l'expérience par exemple », conseille Caroline Coulombe, professeure à l'ESG-UQAM. La seconde est parrainée pendant trois ans par son conjoint, que le couple fonctionne ou non. Comptez deux ans pour retrouver un équilibre après avoir fait les ajustements nécessaires entre vos attentes et la réalité d'un pays à deux saisons où l'hiver - et quel hiver ! - dure six mois. Le piège de la francophonie Les Français tendent à penser que la francophonie fait tomber les barrières. Elle fait plutôt tomber dans le piège d'une pseudo-proximité avec de soi-disant cousins. On croit arriver en terrain conquis or, l'Histoire ayant laissé des traces, les rapports franco-québécois sont ambigus. Pour les faciliter, soyez simple, respectueux et renoncez à affirmer votre opinion, de ce côté-ci de l'Atlantique, on privilégie le compromis. On est par ailleurs en pays nord-américain et bilingue, un bon niveau d'Anglais est requis. Il vient de passer un an au Canada. Directs, les Québécois n'en sont pas moins accessibles et affables. Gare à vous !, le tutoiement facile n'est pas une incitation à la familiarité et si par amour du folklore vous vous mettez à « sacrer » (jurer), ça ne passera pas aussi bien que vous le croyez : « C'est insultant et ce n'est pas drôle », prévient Caroline Coulombe. Le Québécois mérite sa réputation de personne très accueillante, mais sa courtoisie joue des tours en entretien de recrutement : Beaucoup de cadre dans le travail mais une notion plus libre du travail Pas de place pour l'improvisation dans les relations d'affaire et le quotidien de travail, cadré, formalisé, avec cependant plus de souplesse relationnelle et moins de compétition qu'aux États-Unis. Les retards en réunion ne sont pas tolérés, les journées commencent à 8h00 et finissent généralement à 17h00, la pause déjeuner d'une heure n'est pas totalement utilisée, on n'hésite pas à prévoir un rendez-vous à 13h00. Ce formalisme ne s'embarrasse pourtant pas de contrat de travail à la française : on parle de lettre d'embauche, on peut même s'en passer et c'est alors le bulletin de salaire qui fait foi. Venez donc sans Code du Travail, cela allègera vos bagages, votre état d'esprit et simplifiera vos relations professionnelles. L'époque de la préférence française est révolue Mais l'Eldorado de l'emploi n'existe pas plus au Canada qu'ailleurs. Le pays, et plus particulièrement le Québec, est ouvert aux forces vives étrangères mais les Français n'en sont que parmi d'autres. Il faut aussi différencier le Français qu'on va chercher pour pallier une pénurie de profils (principalement informaticiens et soudeurs) et celui qui vient chercher un job parfois la fleur au fusil et sans parler un mot d'Anglais. Par ailleurs, la reconnaissance des diplômes est un obstacle pour certains profils, du fait de l'existence d'ordres des métiers pour de nombreuses professions (infirmier, chimiste, ingénieur, enseignant, électricien, conseil RH...). Quand on a un statut social en France, il faut aussi avoir conscience qu'on ne retrouvera pas immédiatement le même au Québec. « L'humilité n'est pas la qualité première des Français, il faut pourtant accepter l'idée d'un petit pas en arrière pour vite grimper ensuite », recommande-t-elle. Enfin, les sièges sociaux des plus grandes entreprises sont généralement implantés à Toronto (Ontario), le marché québécois est donc un marché étroit pour les postes à responsabilité dans les fonctions stratégiques et les fonctions supports (Finance, Marketing...) Source
  6. Bonjour a tous, une question que je me pose en tant qu'immigrante à Montréal. Avez-vous déjà songé, ou rencontré un émigré français, qui avait travaillé à perdre son accent 'pointu' pour mieux s'intégrer? Pensez-vous que ce soit faisable de devenir 'invisible', ou plutôt 'inaudible'? Et trouvez-vous cela souhaitable? Il me semble que même si je le voulais, ce dont je ne suis pas sûre, je ne pourrai jamais éliminer mon accent.
  7. UNE IMMENSE CAMPAGNE PUBLICITAIRE POUR FAIRE ACCEPTER L’IMMIGRATION AUX QUÉBÉCOIS Au Québec, on ne s’entend pas sur le nombre d’immigrants à accueillir, aussi devant le nombre de nouveaux arrivants, le ministère de l’Immigration a lancé lundi, une vaste campagne pour aider la favoriser l’inclusion, la compréhension et l’intégration des immigrants. La première phase de la campagne « Ensemble, nous sommes le Québec » comprend la diffusion de capsules vidéo de Québécois d’origine étrangère, dont le joueur de soccer professionnel Patrice Bernier venant d’une famille Haïtienne et la productrice et animatrice de télévision Alexandra Diaz de famille Chilienne. Au coût de 1,2 million, cette campagne se déploiera sur cinq ans et contient pour l’instant deux capsules vidéo, tournées par le réalisateur Ricardo Trogi et diffusées à la télé et sur Internet. Cependant, suite au visionnement de ces 2 vidéos des voix dissonantes se sont fait entendre. Haroun Bouazzi, président de l’Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec (AMAL-Québec) a déclaré « Assimilationniste », « négationniste », pleine de « clichés » en ajoutant : « La campagne me semble tout à fait grossière compte tenu de la responsabilité du ministère ». C’est avec colère que ce Canado-Tunisien a quitté la Table de travail intersectorielle sur la prévention de la radicalisation menant à la violence, à laquelle il siégeait bénévolement à la demande du ministère de l’Immigration (MIDI), aux côtés d’une dizaine d’autres leaders de la communauté musulmane. « Le bon immigrant, dépeint par les deux publicités, ne doit pas seulement apprendre le français, il doit aussi connaître toutes les répliques de RBO par coeur. Le bon racisé ne doit pas se contenter d’être un bon joueur de soccer (le sport le plus pratiqué au Québec), il doit aussi savoir jouer au hockey », a écrit M. Bouazzi dans une lettre envoyée au ministère de l’immigration du Québec. Certains membres de cette Table de travail sur la radicalisation, fondée en 2014 à la demande du gouvernement actuel, disent n’avoir jamais été consultés à propos de cette campagne audiovisuelle. Ils n’ont été informés que deux jours avant son lancement lundi dernier. Bochra Manaï, précise :« On est un peu le comité “ bonne conscience ”, qui légitime et valide ce que [le gouvernement] choisit de faire ». Bochra Manaï est chercheure, enseignante et citoyenne engagée, est titulaire d’un Doctorat en Études Urbaines de l’INRS-UCS. Ses recherches portent sur l’immigration, l’altérité en milieu urbain, l’identité des jeunes et les enjeux de radicalisation. Elle s’est dite « choquée » que la table de travail, qui avait été lancée pour discuter des questions d’islamophobie et de radicalisation, n’ait rien produit de probant à cet effet. « Je suis la seule chercheuse qui siège. Il faut beaucoup plus de monde et de chercheurs. » Au cabinet du ministère, on a répondu que le choix de lancer la première phase de la campagne avec des témoignages de personnalités connues permet de rejoindre le « grand public ». « Cette phase comporte aussi un volet régional qui mettra en scène des personnes immigrantes non connues provenant d’un peu partout au Québec, ainsi qu’un volet jeunesse. » Les autres phases restent encore à planifier. Capsule d’Alexandra Diaz Capsule de Patrice Bernier SHARE THIS:
  8. Invité aujourd’hui au micro de Radio-Canada, Charles Taylor n’y va pas de main morte en qualifiant la France d’exemple de ce qu’il ne faut pas faire en matière d’immigration et d’intégration des minorités. Nommé en 2007 par le gouvernement québécois coprésident de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles, il se questionne sur le courant d’intolérance qui balaie les États-Unis et la France, et qui n’est pas le même que celui qui atteint le Québec. Selon lui, la vaste majorité des immigrants veulent s’intégrer contrairement à la perception que certaines personnes peuvent avoir, et toujours selon lui, la France, à cause de son passé colonial et de la guerre en Algérie, n’a jamais permis l’intégration de ses immigrants qui ont été discriminés sur plusieurs générations. Beaucoup de jeunes disent être musulmans et pas Français, à cause du phénomène d’exclusion qu’ils subissent et c’est ce que Charles Taylor définit comme une cassure profonde très regrettable pour la société Française qu’il faut absolument éviter au Québec. Extrait de son entrevue : https://www.immigrer.com/immigration-la-france-est-lexemple-ne-pas-suivre/
  9. Jamais un mot trop haut, un geste déplacé ou encore une engueulade. J'ai toujours trouvé les Canadiens, et les Québécois, très agréables. Pour manifester, les enseignants se rassemblent joyeusement le long des routes en brandissant des pancartes, sans aucunement gêner la circulation. Les policiers, eux, expriment leur mécontentement en changeant de pantalon de service. C'est fascinant cette absence apparente de rapports conflictuels. La diplomatie au quotidien Puis on plonge plus profond dans la culture locale. On devient plus attentif aux subtilités. On acquiert progressivement cette indéfinissable "Expérience Québécoise". Il m'aura ainsi fallu un certain temps avant de m'apercevoir qu'entre un compliment et une bonne nouvelle, mon propriétaire glissait discrètement des choses moins agréables. Hop hop hop ! Ni vu ni connu. Et en bon adepte de la technique des compliments sandwich, il ne perdait jamais sa bonne humeur. Il aurait pu nous aviser franchement que nos voisins se plaignaient du bruit, que c'est inacceptable, que nous donnons une mauvaise éducation à nos enfants, etc. Au contraire, il est passé nous voir et a trouvé formidable que nos enfants s'adaptent aussi facilement à leur nouveau cadre. Mieux, puisqu'ils débordent d'énergie, il nous a suggéré de nombreuses activités dans la région : camps de jour, cours de musique, clubs sportifs... Nous avons tellement apprécié cette discussion que ce n'est qu'après coup que nous avons réalisé ce qui avait sans doute motivé sa visite. Fin diplomate. Chapeau. Et que dire lorsqu'il est venu s'assurer que nous étions confortablement installés ? Il a fait le tour du logement pour identifier tous les travaux à faire. Charmante attention. Isolation des fenêtres, poignées d'armoires, peinture qui s’écaille, nettoyage de la cheminée... Tout a été vérifié. Minutieusement. Il s'est inquiété de savoir si niveau emploi nous avions trouvé nos marques, si nous comptions rester dans la région ou pas, etc. Nous lui avons partagé nos projets. Il nous a partagé son avis et nous a encouragés. Excellent échange. Comme d'habitude. Que demander de plus ? Un propriétaire au petit soin de ses locataires. Super. C'est quand nous avons reçu son courrier la semaine suivante que nous avons mis son intérêt en perspective. Nous avions soudain l'impression qu'il était venu s'assurer que nous n'avions absolument aucune intention ni aucune raison de quitter cet appartement alors que le loyer allait augmenter de 10%. Tranquille, le bonhomme. On n'avait rien vu venir. Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l'écoute : Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. " Le Corbeau, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus. (extrait "Le Corbeau et le Renard", Jean de la Fontaine) Aujourd'hui quand quelqu'un me complimente, j'ai le sourcil interrogateur qui se lève. Un réflexe. Derrière ses flatteries, je sais que Maître Renard s’en vient avec quelque chose que je vais possiblement ne pas apprécier. Alors surtout ne pas lâcher le camembert ! Des compliments qui parfois n’en sont pas vraiment Dans ma compagnie, on distribue beaucoup de compliments : pouces levés, coups de chapeau, nomination pour l'employé du mois, trophée pour l'employé du trimestre... Dans le même temps, on n'hésite pas à remercier sur l'heure des salariés. Histoire sans doute de maintenir l'équilibre de l'Univers. Mais un compliment ne protège de rien. Maître Corbeau peut en témoigner. Ce n'est pas exceptionnel qu’une personne reçoive des compliments et soit invitée à faire ses cartons juste après. Il n’y a pas si longtemps, mon boss s'était déplacé spécialement pour me voir. Pendant que je l'écoutais, une lumière orange clignotait dans ma tête. Mille questions se bousculaient. Des félicitations ? Vraiment ? Pourquoi à ce moment précis ? Est-ce que j'ai vraiment réalisé quelque chose d'exceptionnel ? C'est positif pour ma prochaine évaluation ou est-ce qu’il y a un loup caché quelque part ? Je me souviens mes premiers mois de travail au Québec. J'étais sur mon petit nuage. Je recevais beaucoup d'éloges. En fait, je ne recevais que ça. Je réclamais des remarques constructives, mais j'étais incapable de les saisir. Je m’attendais à ce qu’ici aussi, si quelqu’un voulait me faire une critique, il fronce les sourcils et parle avec un ton grave. Aussi, ça m'a pas mal surpris lors de ma première revue de performance quand mon bosse sorte une longue liste de points à améliorer. L'atterrissage a été rude. Un choc culturel. Mais la leçon a été apprise. Quand un entrepreneur me fait des compliments, je check son travail plusieurs fois. Quand la dame de la garderie me raconte que ma fille a été formidable, je comprends tout de suite qu’elle a regardé la Reine des Neiges en boucle toute la journée au lieu d’avoir des activités pédagogiques. Quand mon banquier me félicite, je prends tout mon temps pour bien relire chaque ligne de ses documents. J’en ai mangé des compliments sandwich. Suffisamment pour savoir que certains peuvent avoir un arrière-goût nauséeux . Un dernier sandwich pour la route ? Les années ont passées. Hier, je menais un point d’évaluation avec un collègue, nouvel arrivant au Canada. Je tenais vraiment l’occasion d’une bonne engueulade pour bien mettre les poings sur les i. Et puis j'ai repensé à mon ancien propriétaire et à sa façon de se faire apprécier.même quand il t’annonce avec un grand sourire la pire nouvelle pour toi. Et j’ai joué ma game comme il me l’a appris. Toute en finesse. Pour limiter les réactions violentes. Ce qui a été dit Ce qui aurait pu se dire ailleurs Il me semble que ton intégration se déroule très bien, correct ? Ça fait déjà un moment que tu es avec nous. Tu es toujours en phase d'intégration quand un stagiaire est complètement autonome après 2 semaines. C’est pas possible ! Est-ce que tout le monde dans l’entreprise te consacre suffisant de support ? Pourquoi est-ce qu’il faut encore te tenir la main ? Ton approche analytique et systématique est très innovante. Tu saoules tout le monde à remettre toujours tout en question ! C’est intéressant, mais je pense qu’on n'est encore très loin d’être rendu à ce niveau ici. Qu’en penses-tu ? Mais quand vas-tu enfin arrêter de jaser et faire ta job ? Et sinon, comment vois-tu ta contribution dans l’équipe ? As-tu la même impression que nous autres: que tu n’apporte rien ? De ce que je vois, je pense que ton projet risque d’entrer dans une phase délicate. Bon. Malheureusement, j'ai une mauvaise nouvelle pour toi... J’imagine qu’on devra sans doute procéder à quelques ajustements. Une grosse cible est dessinée dans ton dos Il risque d’y avoir pas mal de pression prochainement. Dès que tu franchiras la porte, un snipper t'attend Mais c’est normal dans la vie d’un projet Allez, si tu veux chialer, ne te gêne pas. La boîte de kleenex est là pour ça. Et une fois qu’on aura traversé ces turbulences, ça ira beaucoup mieux, tu verras. Ta remplaçante est plus mignonne que toi, moins chère et prête à bosser beaucoup plus dur. Ca ne peut être que mieux. Ça sera super fun. Tout le monde a hâte de travailler avec elle Tu es partant ? Voilà, tu peux aller vider ton cubicule maintenant. A bien y réfléchir, la société québécoise est autant, sinon plus violente que les autres. Mais avec ses spécificités culturelles, un grand sourire, et quelques compliments pour enrober le tout, les choses passent souvent mieux. Enfin... ça dépend pour qui.
  10. Hello c'est encore moi, Oui, je ne lâche plus le forum depuis que j'ai le visa et que je prépare mon départ, attendez-vous à ce que je vous bombarde de questions les habitués et autres Alors cette fois-ci c'est pour un sujet incontournable, mais que j'ai encore du mal à maîtriser. Je précise que le débat est le bienvenu, mais dans une optique pédagogique avant tout, je demande à apprendre et à comprendre, à me préparer quoi...pas à juger, ou remettre en question un système ou quoi que ce soit d'autre. Bref, je ne suis pas sûr d'avoir tout saisi concernant ce fameux "réseautage" dont on parle tant et qui semble indispensable pour travailler au Québec (et même pour d'autres choses, trouver un médecin de famille ou que sais-je...). Ma préoccupation première vous l'aurez deviné c'est le réseautage pour le boulot, alors je veux vraiment en savoir un max là-dessus, et surtout comment réseauter quand on débarque seul sans amis ni famille déjà installés sur place, comment débuter surtout. En toute humilité, j'aimerais aussi qu'on m'aide à saisir la nuance qui semble exister entre "réseautage" et "copinage" ... Comme toujours, le vécu de personnes arrivées seules comme moi, récemment de préférence (pour que les infos et conseils soient vraiment pertinents par rapport au marché du travail actuel) est le bienvenue. Voilà, j'espère avoir été assez clair sur un sujet pas mal vaste et potentiellement épineux N.B: je suis formé dans les RH (diplôme français) et j'ai donc bossé dans les RH mais aussi eu un poste un peu plus polyvalent dans le tourisme dernièrement. Merci d'avance à toutes et à tous pour vos apports toujours intéressants
  11. Le Canada est une destination riche de promesses pour les immigrants. Mais, dans le même temps, les couples qui souffrent leur immigration sont loin d'être une exception. Avoir la meilleure volonté ne suffit pas. Et quand on a dépassé la trentaine, une femme et des enfants, on n'immigre plus comme à 18 ans. Qui quitterait travail/amis/confort pour atterrir dans un appartement étroit au bout du monde et vivre de jobines ? Avant d’envisager boucler nos bagages, nous voulions, ma compagne et moi, confirmer que nous aurions vraiment de meilleures perspectives au Canada. Pour y arriver nous avons mis en place une stratégie en 3 temps : 1- effectuer un voyage exploratoire L'occasion de répondre à de multiples questions : quelle sont les régions les plus propices pour nous épanouir ? Qu'est-ce qu'il nous faut améliorer pour décrocher la job de nos rêves ? Quel programme d'immigration nous convient le mieux ? etc. 2- obtenir un premier emploi Après avoir beaucoup investi dans notre voyage exploratoire, ça a été relativement facile de sortir du lot aux Journées Québec. Le plus délicat a été de négocier un délais pour assurer le point suivant... 3- braquer la banque ! Pourquoi se contenter d’une seule job quand on est deux ? Dès le début, il était exclus que l’un de nous subisse son immigration. Si nous avons choisi le Canada, c’est pour profiter d’une meilleure qualité de vie. Pas pour qu’elle (ou moi) reparte du bas de l'échelle, accepte un emploi de second choix, devienne conjoint au foyer par défaut ou reprenne des études pour espérer accéder un marché du travail. Pas question de sacrifice. Pas de compromis. Nous avons mis toute notre énergie pour trouver une solution. Et, tant qu'à faire, aller chercher un Golden Ticket pour immigrer au Canada avec tapis rouge et petits fours. Pas moins. Je vous partage notre expérience. Cela pourrait être inspirant. Notre point de départ Le défi était le suivant : pendant que je négociais un emploi en Estrie, et avec seulement quelques mois devant nous pour effectuer les démarches d’immigration, comment trouver à coup sûr des perspectives passionnantes pour ma femme, dans la même région ? Sherbrooke, c’est pas si grand. Il n’y a pas des millions d’employeurs possibles. Encore moins qui sont prêts à engager une immigrante qu’ils n’ont jamais vue. Encore moins pour une job qui corresponde tip-top à nos attentes. Encore moins pour commencer dès notre période d’arrivée. Après réflexion, nous sommes arrivé à cette conclusion : quand on part en randonnée et qu’on n’est pas certain de trouver une bonne place où dîner, on fait mieux d’emporter son casse-croûte. Et donc, au lieu de désespérer après un improbable employeur au Canada, nous avons plutôt ciblé une entreprise locale qui souhaitait se développer au Québec. Exprimé ainsi, le défi est devenu tout de suite plus facile. Avec une économie au ralenti, trouver une PME ou une grande compagnie qui souhaite explorer de nouveaux marchés, ce n’est pas plus compliqué que de feuilleter un annuaire professionnel. Et avec un taux de chômage élevé dans certaines régions, des services encouragent des formations innovantes : cours de langues, programmes de mobilité international, certifications en tout genre, etc. En cherchant, nous nous sommes vite rendu compte que les solutions sont nombreuses pour atteindre notre objectif. Le stage international : un bon plan Nous avons opté pour une initiative de l’AWEX (Agence Wallonne à l'Exportation). Le principe est simple : 3 mois de formation théorique puis 3 mois sur le terrain pour aider l’entreprise régionale de son choix à développer ses activités internationales. L’employeur bénéficie ainsi d’une personne formée, à coût réduit - financée à 50% par la collectivité - et de tout le support nécessaire pour cette expérience. De son côté, si le stagiaire est bon, il peut espérer un vrai contrat à son retour de mission. Ma femme a ainsi pris contact avec une entreprise qu'elle admirait particulièrement et a convaincu ses responsables de développer leurs activités au Québec, plutôt qu’en Asie ou au Etats-Unis. Une fois que nous avons fait coïncider les contraintes du stage et celles de mon emploi, l'affaire était ketchup. Et nous sommes arrivés au Canada avec 2 contrats d’emploi dans nos bagages. Moi, travailleur qualifié, avec un permis de travail fermé. Elle, VRP, avec son permis de travail ouvert. Pendants plusieurs mois, elle a eu l'opportunité de voyager à travers le Québec, démontrer ses compétences, côtoyer des CEO, offrir du vrai chocolat belge, négocier de projets à... beaucoup de chiffres, loger dans des hôtels pas triste... C’est une façon très agréable, je trouve, d'acquérir cette fameuse expérience Québécoise tant indispensable. En travaillant d'arrache-pied, il ne nous aura fallu que 4 petits mois pour préparer tous les détails de ce rebond professionnel. Un investissement très rentable. A titre informatif, de nombreux organismes peuvent aider à un stage international : Pôle Emploi, Actiris, Les Jeunes chambres internationales, les associations professionnelles, etc. Au Canada, Les nouveaux arrivants peuvent aussi bénéficier de stage d’insertion : Programme Interconnexion, Carrer Edge, etc. La stratégie de couple : indispensable Clairement, l’épanouissement professionnel est l’une des meilleures clés pour apprécier son immigration. Et maintenir son couple au top. Au contraire, c'est dommage de voir des personnes chialer d’avoir mis leur carrière entre parenthèses pour suivre leur conjoint. Cela donne parfois l'impression qu'elles ont immigré en catastrophe, sans avoir eu la moindre possibilité de se préparer. Ou qu'elles ont beaucoup procrastiné en se racontant toujours les mêmes excuses : “tout est possible au Canada”, “on trouvera une fois sur place”, “c'est normal de commencer tout en bas de l'échelle”, “quand on veut on peut”, “il suffira de”, “on s'adaptera”, etc. Mouais. Comment être heureux quand son conjoint peut à tout moment regretter d'avoir sacrifié ses ambitions pour venir au Canada ? Il est important d'aiguiser son profil pour réussir son intégration au Canada. Mais quand on immigre à deux, il est encore plus crucial - et plus passionnant - de mettre en place une vraie stratégie de couple et de se donner les moyens d’atteindre ensemble ses objectifs. Soignez votre couple. Et pour l'anecdote... Faire un stage peut être un excellent moyen de réseauter. Ma conjointe n’a d’ailleurs eu aucune difficulté ni pour obtenir des recommandations ni pour se voir proposer un emploi. Et présentement elle trouve encore le temps de supporter des entreprises européennes au Québec. Avec beaucoup de plaisir. Et je l'encourage. Parce que ça contribue à son épanouissement. Et parce qu'une deuxième job de consultant international, c’est un bon prétexte pour cumuler des Air Miles et refaire régulièrement le plein de spéculoos.
  12. Bonjour, je m'appelle Vincent et je suis résident permanent depuis bientôt 10 ans. Aujourd'hui j'ai un ami journaliste qui travaille sur un reportage pour France 2 et est à la recherche (assez urgemment) de témoignages pour illustrer un ou des aspects des réalités de l'immigration des français au canada et en particulier au Québec. Nous sommes donc à la recherche d'exemples différents mais représentatifs des immigrants français. Jérôme (le journaliste) souhaiterait entendre soit le témoignage de personnes qui arrivées récemment ici (ces dernières années) ont du, pour trouver leur place, totalement se reconvertir sur le plan professionnel (avec bonheur et/ou contraints)... soit une famille française qui galère et se pose des questions, pour de multiples raisons, sur son immigration (voire envisagerait un retour en France) et qu'elle soit prête à témoigner (cette 2e situation étant privilégiée). Nous recherchons aussi un(e) jeune français(e) venu(e) pour les études et qui serait prêt à partager son expérience. Merci pour tous ceux qui voudront bien me donner des pistes. Cordialement Vincent lacombat NB : le tournage se situerait entre le 15 et 21 février prochain
  13. Je ne sais pas ce qui se passe au Quebec , ni comment ça évolue vers ceci , mais à la lecture de cette annonce en arabe sur le site d'annonce Kijiji, je suis resté scotché , ébahi, à la quête des francophone , comment le Quebec arrive T il a ce resultat , je suis ni québécois ni resident permanent , mais je vois le pays de mes rêves se transformer avant meme d'y avoir mis les pieds , je suis pour les libertés , mais pas celles qui transforment des sociétés paisibles , ou à ces coutumes importées qui dénaturent l'essence même des peuples autochtones , si on immigré c'est parce que on est attiré par le mode de vie , la culture des pays d'accueil , oui on apporte certainement un plus avec nos différentes origines , mais si le français est un fondamental du Quebec , écrire on arabe ......... , j'écris et je vous assure que je n'en revient pas encore , et ce n'est que le début ........, virage à bâbord toute pour sauver le Quebec ,
  14. Publié le 15 septembre 2016 à 13h22 | Mis à jour à 13h22 Intégration des immigrants: Justin Trudeau exhorte les Canadiens à la patience Agrandir Justin Trudeau PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Ajouter PARTAGE GIUSEPPE VALIANTE La Presse Canadienne Le premier ministre Justin Trudeau a utilisé l'exemple des grands-mères italiennes installées à Montréal, jeudi, pour expliquer pourquoi les Canadiens ne devraient pas être «trop impatients» envers l'intégration des nouveaux arrivants. Selon lui, l'attitude face à l'immigration au Canada ne date pas d'hier: les Italiens, les Grecs et les ressortissants d'autres pays qui sont arrivés au Canada après la Seconde Guerre mondiale ont dû faire face à une discrimination semblable à celle que vivent aujourd'hui et les musulmans et autres immigrants. «La première génération aura toujours des défis d'intégration», a expliqué M. Trudeau alors qu'il participait en matinée, aux côtés du maire de Londres, Sadiq Khan, au sommet Global Progress, organisé à Montréal par le groupe de réflexion Canada 2020. «Il y a des secteurs (de Montréal) où les grands-mères italiennes parlent toujours essentiellement italien et ne parlent ni français ni anglais. Mais leurs enfants et leurs petits-enfants se sont complètement intégrés à Montréal, et la seule différence est qu'ils ont tendance à être trilingues plutôt que bilingues.» Lorsqu'un modérateur lui a demandé ce qui pouvait être fait pour réduire les craintes face aux immigrants et la discrimination, M. Trudeau a répondu que ce qui arrive au Canada et à travers le monde n'est «pas nouveau». Les Italiens et les Grecs qui se sont installés dans le nord de Montréal et dans d'autres villes canadiennes ont «fait face à une grande discrimination, une grande méfiance», a-t-il rappelé. «Ce pays ne s'est pas fait par accident, a poursuivi M. Trudeau. Et il n'évoluera pas sans effort. Lorsque nous pensons à l'intégration et au succès, nous ne pouvons être trop impatients.» Selon lui, les citoyens devraient faire pression pour s'assurer que les droits de la personne et la Charte des droits et libertés soient respectés par tous les Canadiens. Le premier ministre a aussi fait référence à ses visites dans différents lieux de culte du pays, comme des mosquées et des temples. Il a récemment été critiqué en ligne et dans certains médias canadiens pour avoir visité une mosquée d'Ottawa où les hommes et les femmes étaient séparés. M. Trudeau croit que les Canadiens devraient tisser des liens avec toutes les communautés. source et suite: http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201609/15/01-5020841-integration-des-immigrants-justin-trudeau-exhorte-les-canadiens-a-la-patience.php
  15. Bonjour à tous, je ne suis pas certaine de poster au bon endroit mais ma catégorie complète n'existe pas, alors ... Moi-même nouvellement installée à Montréal (je suis arrivée il y a un peu moins de 2 ans), j'ai eu le temps de passer par toutes les étapes du processus d'intégration. Or si nous sommes extrêmement bien pris en main à notre arrivée par les services d'immigration et tous les centres communautaires, une fois cette étape passée, nous sommes livrés à nous mêmes. Et c'est là le plus dur ! J'ai donc eu le temps et l'occasion, de voir quelles informations/aides manquaient. Pour ma part, ce dont j'ai le plus souffert, fut la perte de mon tissu social (mes amis, ma famille, mes loisirs), et mon environnement (ma maison, la campagne). Puis après avoir suivi les cours d'intégration et fait une MDRE (Methode dynamique de Recherche d'Emploi - pour ceux qui ne connaissent pas) pendant 3 semaines, être livrée à moi-même pour mettre en pratique une technique de recherche d'emploi que l'on ne maitrise pas, m'a anéanti. Heureusement mon investissement auprès du Réseau M en tant que Mentor pour entrepreneur m'a permis de garder le moral et surtout de me créer un bon réseau. Après quelques mois passés tant bien que mal, soutenue par mes nouveaux amis québécois et ma famille restée en France qui me disait que je pouvais toujours rentrer (lol) ?, j'ai décidé d'apporter moi aussi ma contribution à la communauté, en organisant des rencontres pour ne pas laisser les nouveaux arrivants dans la même situation que celle que j'avais vécue. Le but de ces réunions (qui seront certainement mensuelles) est de vous apporter toute l'aide pratique (et non pas théorique) dont vous aurez besoin pour vous intégrer sur un plan social et professionnel. Et surtout partager avec vous nos fameux réseaux, dont tout le monde parle ici, mais qui, pour nous, nouvel arrivant, reste une notion obscure et abstraite !!! Ces réunions s'adressent donc aux nouveaux immigrants francophones, ayant obtenu leur RP ou un permis de travail temporaire et qui sont ici depuis moins de 2 ans. 2 aspects seront ainsi abordés : - une information sociale : Avec des participants issus du monde de la culture (opéra, orchestre, musées, etc.), des sports et des loisirs (randonnées, chalet, parcs, etc.) qui vous permettront de garder une vie sociale active. Mais aussi des immigrants qui sont passés par là et qui pourront vous aider et partager leur expérience avec vous sur des sujets comme la recherche d'un logement, l'achat d'une voiture, ouvrir un compte en banque, trouver une garderie, une école, etc. - une information professionnelle : Avec des immigrants issus de différents secteurs professionnels qui seront là pour répondre à vos questions, vous aider dans vos choix et partager leurs réseaux avec vous. Mais aussi, si possible, des recruteurs d'entreprise ayant des postes à pourvoir, des chasseurs de tête, etc. des séances de réseautage, Et bien sûr, je vous ouvrirai mon réseau avec plaisir ? Les rencontres se dérouleront sous forme de speed meeting pour permettre à tout le monde d'accéder à l'information. voila ! J'espère que cela vous plaît et surtout que cela pourra vous aider ... ? N'hésitez pas à partager l'information afin que de nombreuses personnes puissent participer. Je publierai bientôt de plus amples informations lorsque mon projet sera plus avancé. A bientôt Sandrine PS : N'hésitez pas à partager avec moi ce qui vous a le plus manqué (ou vous manque encore !)
  16. Previous Page Next Page Voici l'une de trois histoires inspirantes de professionnels immigrants établis qui ont redonné au suivant en accueillant dans leur entreprise des immigrants plus récents, dans le cadre du programme Interconnexion de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Hedia Bahri est présidente et cofondatrice des Technologies Targipsum inc. Sa petite entreprise située à Brossard offre à des acteurs importants du secteur du transport et de la logistique, comme Robert Transport, des services informatiques en lien avec la solution Roadnet. Roadnet est une application présente dans 67 pays; Alejandro Lopez en sait quelque chose. En Colombie, il a travaillé avec Roadshow, un logiciel concurrent. En octobre 2015, alors qu’il participe à une activité de réseautage d’Interconnexion visant à mettre en contact une cinquantaine de nouveaux immigrants avec des entreprises de leur secteur, Alejandro entend prononcer dans la salle le nom du logiciel Roadnet. En cherchant un peu, il trouve Hedia, venue découvrir de nouveaux talents pour agrandir son équipe. Hedia ouvre grand les yeux en écoutant Alejandro. Il est embauché quelques jours plus tard. Alejandro admet qu’avant cette expérience concluante avec le programme Interconnexion, il ne croyait pas que le réseautage permettait de trouver un emploi. Il s’y est décidé grâce à une amie qui lui a dit : « Je connais une personne qui a fait la même activité et a trouvé son employeur. » En plus, il s’était promis d’essayer tout ce qu’on lui proposerait pour s’intégrer professionnellement. Ainsi, depuis son arrivée à Montréal en janvier 2014, une fois le choc climatique passé, il a multiplié les démarches : recherche d’emploi structurée avec l’organisme L’Hirondelle, reconnaissance des acquis et des compétences avec le Collège Champlain et, surtout, cours de langues. Alejandro voulait devenir bilingue. Le jour, il a étudié le français, et le soir, l’anglais. Il vient de s’inscrire à HEC Montréal et passera, en mai prochain, l’examen pour devenir membre de l’Ordre des ingénieurs. C’est manifestement cette détermination qui a charmé Hedia. Il faut dire qu’en matière d’emploi, Hedia croit à l’attitude avant l’expérience ou les diplômes. D’un dynamisme renversant, elle prône par l’exemple. Originaire de Tunis, Hedia immigre à Montréal en 1996. À peine une semaine après son arrivée, marchant sur la rue Sherbrooke, elle entre à la Banque Scotia. Plutôt que de solliciter un emploi, elle demande au responsable si elle peut l’aider à « résoudre un de ses problèmes ». Le lendemain, elle commence à travailler en informatique. De ce premier emploi au Canada, Hedia obtiendra « la plus belle lettre de recommandation de sa vie ». Elle réalise par la suite une carrière montante chez Sprint Canada (devenue Rogers). En 15 ans, elle obtiendra 11 promotions et voyagera dans plus de 52 pays pour représenter l’entreprise. Parmi les 30 000 employés de la firme, elle est nommée 7 fois employée de l’année. Mais, en 2008, une maladie grave atteint son jeune fils. Elle est forcée de revoir ses priorités. Elle ne peut plus se permettre de voyager six mois par année. Hedia reprend contact avec l’entrepreneuriat avec lequel elle avait flirté en Tunisie. En 2013, elle lance Technologies Targipsum inc. Quand on lui demande ce qui permettrait d’améliorer l’intégration économique des immigrants à Montréal, Hedia est volubile. Elle pense que les entreprises devraient être plus patientes et donner une chance aux immigrants. Après tout, elles ne risquent rien en offrant un stage. Elle juge aussi que les immigrants devraient mieux se préparer aux exigences de l’emploi visé. Elle se rappelle son premier contrat à l’étranger, où elle a été envoyée sans connaissance du secteur. « J’ai trouvé le lexique des télécommunications sur Google et je l’ai appris par cœur pour réussir à signer le contrat avec le client. » Elle compte appuyer Alejandro pour qu’il développe une telle confiance devant les clients. Alejandro est très confiant par rapport à son avenir au Québec. Il a l’énergie pour apprendre, dit-il. Il est heureux et, bien que célibataire, compte fonder une famille ici. D’ailleurs, il semble maintenant bel et bien convaincu du pouvoir du réseautage : « Est-ce que la Chambre de commerce du Montréal métropolitain organise aussi du speed-dating? », lance-t-il en terminant. Par Marie-Christine Ladouceur-Girard Directrice, Développement, diversité métropolitaine Chambre de commerce du Montréal métropolitain
  17. Il y a un peu plus de 20 ans, je posais mes valises sur le sol Québécois, et, sans m'en douter, j'allais découvrir quelque chose d'aussi extraordinaire qu'inattendu. Quelque chose qui a définitivement changé ma vie et pour lequel il n'y a pas de retour en arrière possible. Je suis mon pire ennemi Lorsqu'on se prépare à aller vivre dans un autre pays, on se renseigne sur l'emploi, la santé, la météo, la culture, l'éducation, toutes ces choses qui nous semblent essentielles à notre survie et à notre épanouissement; cependant on oublie souvent un paramètre : soi-même. Ce soi-même vient avec vous et avec tous ses vécus, expériences, préjugés, faiblesses, certitudes, etc. La France est un terreau fertile à la distorsion cognitive Dans certains cas, au moment où vos pieds touchent le sol du pays d'accueil, vous pouvez devenir votre pire ennemi, particulièrement si vous venez de France. Pourquoi de France en particulier ? Une multitude de raisons, d'abord parce que j'y suis né et y ai vécu, et je base mon analyse sur ma propre expérience, ensuite parce la France est un terreau fertile à la distorsion cognitive. Ce phénomène a été observé et défini par un psychiatre américain dans les années 60 mais il semble que ses travaux ne se sont pas rendus jusqu'en France. La distorsion cognitive se décline en plusieurs aspects, dont le rejet du positif, tiens, ça vous rappelle quelque chose ? Le Nouveau Monde tourné vers le futur, la France vers le passé Le Québec, et par extension le Canada et l'Amérique du nord font partie du Nouveau Monde, on y associe trop facilement technologie et modernité mais dans les faits c'est plus complexe que ça et particulièrement inaccessible lorsqu'on est passé par le moule français, cette sorte de rouleau compresseur que constitue le modèle d'éducation en place dans l'hexagone. Au Canada, la santé mentale de la population est prise très au sérieux, autant que la santé physique, et pour y parvenir on utilise des outils scientifiques basés sur la psychologie comportementale (béhaviorisme), développés depuis les années 60 aux États-Unis. En France, c'est Freud (ou Lacan) qui domine, avec la psychanalyse. Comme je me doute que vous n'avez pas nécessairement le goût de passer au travers de tout ça, je vais résumer : La psychologie comportementale est une science qui utilise des outils concrets pour pallier nos problèmes, alors que la psychanalyse se tourne vers le passé, et invariablement c'est la faute de votre mère... Vous me suivez toujours ? Une méthode qui se tourne vers le futur en vous fixant des objectifs à atteindre à l'aide d'outils, et l'autre qui vous ressasse votre passé. Je vous laisse conclure sur l'efficacité des résultats obtenus dans chacune des méthodes. Quel est le rapport avec mon immigration au Canada ? En vivant en France, nous sommes abreuvés de ces fameuses distorsions cognitives à un point où elles en deviennent notre ennemi à combattre. La France est l'endroit où le verre est toujours à moitié vide alors qu'au Canada il est toujours à moitié plein. Je vous le dis de suite, et pour vous faire gagner du temps dans votre cheminement, si vous trouvez que le verre à moitié plein est une vision rose et édulcorée des choses, restez en France, vous y vivrez en paix avec vous-même. Les nord américains ont une aversion pour le négativisme, si vous avez déjà visité ce territoire, vous avez sans doute remarqué ce phénomène de positivisme. Et bien cela s'étend à toutes les sphères de la société, aussi bien personnelles que professionnelles. Ici on n'aime pas les gens qui déchargent leurs problèmes sur les autres, à moins qu'il y ait un but précis. Appelez ça du lubrifiant social ou ce que vous voulez mais c'est un état de fait et il est inutile de le remettre en question. Jacques Attali vient de donner une entrevue où il explique qu'un pays est bloqué lorsqu'il pense que c'était mieux hier, et il ajoute que la France est aveugle face à l'avenir ce qui amène à un pessimisme généralisé. CQFD. Atteindrez-vous ce point de non-retour ? Vous aurez compris qu'une fois imprégné de ce genre de tissu social, il n'est pas possible de revenir en arrière et c'est particulièrement criant lors de mes retours en France de constater à quel point ce pays est pratiquement exempt de toute forme de pensée positive et rempli de ces fameuses distorsions cognitives, où l'on juge les personnes au premier regard, où nos émotions dictent notre mode de vie, où il est de coutume de décharger ses frustrations sur les autres. Le cynisme qui en résulte est nauséabond et contre-productif. Le but de ma réflexion n'est pas tant de critiquer la France mais surtout de vous préparer à une métamorphose que l'on attend de vous, cette transformation sera nécessaire à votre réussite sur ce continent, et vous ne vous en porterez que mieux. Je vous souhaite autant de réussite, de bonheur et d'accomplissement que j'ai pu en avoir au cours de ces 20 dernières années.
  18. Notre blogueuse de Montréal partage avec nous ces pensées sur le sentiment d'appartenance. À lire en page d'accueil du site. Bonne lecture!
  19. Bonjour à tous, Cela pourra sembler étrange à certains, mais je suis un Québécois qui se demande où s'installer. Je reviens au Québec après 15 ans d'absence et, en raison des changements qui sont survenus à Montréal et à Québec depuis 2000 (d'abord le prix des loyers, etc.), je cherche un autre endroit où m'installer, en région, où je pourrai continuer à travailler à partir de la maison, comme je le fais depuis bientôt 12 ans. Il s'ensuit que je cherche un endroit ayant une bonne connexion Internet (essentiel), mais aussi des écoles à proximité pour mon garçon de 7 ans, qui parle français, et des occasions d'emploi pour ma compagne, qui ne parle pas encore français, mais qui maîtrise parfaitement l'anglais et sa langue maternelle. C'est donc dire que je n'envisage pas de m'installer dans un rang éloigné d'une quelconque région rurale, une bonne connexion Internet étant nécessaire, mais je ne suis pas intéressé par Montréal ni Québec, alors où? J'ai commencé à regarder du côté de Trois-Rivières et de Shawinigan, villes un peu plus urbaines, sans l'être trop, où les prix des loyers et les prix à l'achat d'une propriété demeurent accessibles. Mais on me dit qu'il y a une forte odeur à Trois-Rivières et trop peu d'emplois à Shawinigan. Est-ce le cas, en particulier en ce qui concerne l'odeur à Trois-Rivières? Et l'emploi à Shawinigan? Pour une personne qui ne parle pas le français? Sinon, un autre choix serait Drummondville, mais j'aimerais avoir d'autres suggestions de personnes qui ont fait le saut et qui ont immigré au Québec, ou des Québécois qui vivent en région et qui pourraient suggérer une ville mi-urbaine, comme Trois-Rivières, Shawinigan ou Drummondville. Je précise que je n'ai pas vraiment l'intention de me procurer une voiture, alors je sais que ça limite les choix, mais en même temps, ça doit bien exister ailleurs que dans les villes mentionnées. Je vous remercie davance.
  20. Bonjour à tous, Je me permets d'écrire ce message car je recherche des réponses.. Suite à une incompréhension sur mes intentions envers des connaissances québécoises, je remets en question tout notre processus d'immigration... Est ce que notre prudence, notre politesse excessive française peut nous porter défauts? Les français sont-ils vraiment mal vu au québec? Je suis consciente su'en france nous ne sommes pas toujours très tendre avec les immigrants, est-on vu de la même façon lorsqu'on arrive dans un nouveau pays? J'ai suivi le programme du SIEL en ligne pour l'intégration, j'ai lu beaucoup d'articles, mais aujourd'hui je me sens complètement perdu, j'ai peur d'être incomprise, de faire des maladresses, de passer une image de moi qui est fausse car mes codes français sont très différents des codes nord-américains (même si je tente d'appliquer les nouveaux codes) Peut-on réellement s'intégrer, se faire de vrais amis, trouver du travail en se renseignant bien sur notre futur pays d'accueil? j'espère que vous pourrez m'aider à bientôt
  21. Bonjour, Le SOIIT, Service d’orientation et d’intégration des immigrants au travail, organise la troisième rencontre « Café Action Express » mise en place exclusivement pour les travailleurs temporaires*. Le lundi 7 avril, de 8h30 à 11h30, nous démystifierons la culture québécoise en milieu de travail. Le contenu inclura : · le choc culturel, · la communication interculturelle, · les valeurs québécoises en milieu de travail, · l’intégration interculturelle dans un nouveau monde du travail, · ainsi que des conseils pour conserver son emploi. Vous serez plus à même de comprendre les employeurs rencontrés, car ce n’est pas tout de trouver un emploi; il faut aussi le garder. Profitez pleinement de votre expérience québécoise en vous donnant les outils pour y parvenir. Si vous êtes intéressé, il faut confirmer votre présence AVANT VENDREDI 4 AVRIL À MIDI par courriel à mp.touzin@soiit.qc.ca ou par téléphone au 418-648-0822 poste 234. Cette activité se déroulera au SOIIT dans la ville de Québec.
  22. Bonjour, D'après vous, quel ont été les éléments qui ont facilité l'intégration de votre douce moitié d'origine algérienne au Québec? Si vous pouviez recommencer, feriez-vous quelque chose différemment? Quels sont les plus grands chocs culturels? Au plaisir de vous lire
  23. Je me souviens avoir lu à de nombreuses reprises sur le forum qu'il ne fallait pas s'imaginer pouvoir s'éloigner de ses anciens démons, fuir les problèmes en changeant de pays. Je dirais même plus, la distance semble exacerber notre besoin de retrouver ce qui nous constitue, notre culture. Je ne m'étais jamais vraiment sentie avoir cela en moi, la culture, des us et coutumes, des habitudes de vie spécifiques à mon pays d'origine. Je crois que je ne m'étais pas posée la question. Mais à force de voir à quel point un colis de France me rend heureuse quand quelques mets typiques se retrouvent à l'intérieur, je dois bien avouer que cela me rend un brin nostalgique ( juste un brin ). Le fait de retrouver ce que l'on connaît nous rassure, nous sécurise, je parle de gastronomie, mais je pourrais parler de magasin ( un Yves Rocher dans mon centre d'achat me fait sauter de joie ! ). pour certains ça sera Ikéa ! ou le café habituellement acheté. Travaillant auprès des nourrissons je ferais l'analogie avec leur bien-être et leur développement dans un environnement "secure". Bien sûr nous sommes des adultes, mais autant un bébé s’épanouira dans sa routine quotidienne, avec toujours le même rituel du coucher, les mêmes heures des repas, les mêmes personnes qui graviteront autour de lui autant notre bien-être ( nous, expatriés !) sera intrinsèquement lié à retrouver une routine de vie qui nous correspond. En tant qu'expatriés la vie nous réserve une belle panoplie de stress, il faut déménager et s'éloigner de nos familles, amis et tout reconstruire. Comment se sentir à nouveau serein dans ce nouveau monde ? Plus nous retrouverons rapidement nos repères moins le stress sera grand ! Et pour se faire il faut dans un premier temps affronter ses peurs, aller vers les autres, et marcher dans des sentiers inconnus. ( Ne pas hésiter à pousser la porte d'association aidant l'intégration des immigrés ) On aurait tendance à aller plus volontiers vers nos semblables ( pour moi les Français ! ) pour se rassurer qu'on est bien sur la même longueur d'onde ! ( et ne pas faire de gaffes ! ) Mais pourquoi venir dans un pays étranger si l'on ne s'intègre pas à ce qui le constitue ? On ne pourra être ami avec tous, il ne faut pas se leurrer, l'amitié se crée facilement avec des passions, des idéaux de vie, et caractères communs ! Mais petit à petit l'oiseau fait son nid ( je l'aime bien cette expression ). Le mot (phrase) de la fin sera : Ne brûlez pas les étapes mais ne vous oubliez pas ! Carpe Diem Bien à vous Aloane Retrouvez mes aventures sur mon blog Les aventuriers du Fjord ou sur ma page Facebook Les aventuriers du Fjord
  24. Bonjour à tous, En lisant tous les messages de uns et des autres, je me rend compte que ce qu'il ressort le plus de vos expériences c'est combien il est difficile pour beaucoup de trouver un emploi à Montréal et que l'intégration est vraiment difficile sur place. J'ai moi même vécu pendant 8 ans Pays Bas et franchement en terme d'intégration la bas c'est zéro et c'est pas faute d'avoir essayé. Après je m'en fiche un peu de me faire des amis canadiens ou étrangers. J'aime la diversité et je sais m'adapter. Ce qui me fait le plus peur dans vos récits, c'est le travail. Je suis seule avec mon fils et j'ai besoin de travailler. Je n'ai plus 20 ans, mais le double et je n'aurai pas de budget pour étudier à nouveau...chose que je n'ai pas envie de faire d'ailleurs. Est ce que vraiment tout le monde a du recommencer à zéro et partir du bas de l'échelle? Est ce que c'est si difficile de trouver un emploi? Le problème que vous avez rencontré c'est quoi? que vous ne parliez pas anglais? autre chose? Est il vraiment difficile de faire valoir son expérience professionnelle? Il y a t'il des expériences heureuses de gens qui ne repartent pas et ont trouvé un bon job? Dans mon cas, j'ai des diplômes et je suis dans la conception digitale et je parle couramment anglais. Ai je une chance? La reconversion c'est obligatoire? (moi j'aime ce que je fais...) Aussi j'ai entendu dire mais je n'ai pas les chiffres que 80% des retours étaient du au climat? vrai? parce que d'après ce que je lis ici, ca à plutôt l'air du au taff Merci de vos retours. F
  25. Bonjour à tous, Après 2 mois inscrit sur ce site, j'ai pu enfin techniquement ouvrir un sujet de discussion en «trafiquotant» les adresses IP, car les nouveaux inscrits vivant ou de passage dans certains pays (au Maroc, entre autres) sont interdits de participation à ce forum même s'ils sont Canadiens depuis plus 30 ans! Mystère et boule de gomme! Je souhaite partager, bien humblement, mon expérience d'"immigrant professionnel", ayant immigré au Canada à la fin des années 1970, d'abord comme étudiant, puis très rapidement devenu citoyen Canadien pour des raisons professionnelles. Je suis devenu «professionnel» de l'immigration puisque j'ai un parcours que je crois très différent de la majorité des membres du forum (pour l'avoir consulté presqu'en entier). Si mon expérience peut servir en donnant un brin d’espoir et en boostant la confiance de quelques-uns et bien tant mieux. Pour faire très bref: J'ai immigré au Canada ou revenu vers mon pays d'origine quatre (4) fois (et je me prépare à le faire pour la 5ème fois, en attendant la sixième!); La première fois à la fin des années 1970: en tant qu'étudiant, célibataire, puis rapidement immigrant reçu et citoyen canadien, puis marié et 2 enfants à charge, Je suis retourné dans mon pays d'origine vers la fin des années 1980 avec ma petite famille (une épouse canadienne) pour 3 ans consécutifs. Nous avons tout abandonné au Canada, incluant nos postes et nous n'avons gardé que des effets personnels, Puis début des années 1990, le mal du pays frappe durement toute la famille, sans exception, malgré le paradis dans lequel nous vivions et les postes de responsabilités que nous avions! J'ai recruté plusieurs Québécois de souche du Québec intéressés à travail dans ce coin de paradis et le fait de les côtoyer pour plusieurs mois à chaque fois nous a définitivement convaincu de revenir au Québec. Le clou dans le cercueil, c'était la Guerre d'Irak et les manifestations anti-américaines (le Canada était un allié déclaré des USA). Ma belle-fille, adolescente blonde aux yeux bleus, a souffert le martyr dans son école secondaire: elle était le seul emblème "occidental-impérialiste-colonialiste" dans une école totalement fréquentée par des "têtes brûlées", Des années plus tard, au Québec, j’occupais un poste d'expert-conseiller pour plusieurs ministères fédéraux et provinciaux et grandes entreprises, et professeur-invité dans plusieurs universités québécoises, un doctorat en plus et deux enfants en plus mais avec une famille en moins! Et oui, un divorce difficile, des déchirements, un ras-le-bol total. Je flanque tout en 2007, la petite famille, la maison, le travail, la voiture, les amis, les associations dont j'étais membre, les organismes dans lesquels j'œuvrais; je donne quelques babioles à des connaissances et tout le reste, en majorité du neuf et de très belle qualité, à des œuvres de charité et des organismes communautaires. Je liquide mes dettes, mes cartes de crédit, etc. et je repars à l'aventure, avec pas grand chose en poche, sinon un saxophone, un ordinateur portable, une caméra numérique et un costume-cravate (on ne sait jamais!). J'atterris en solo en Europe, très différente de l'Amérique du Nord mais rien de particulier ou du moins pas de quoi écrire à sa mère! Ce n'est pas l'excitation dont j'avais besoin, alors je me dirige vers le sud, en Afrique, vers une destination touristique bien connue. Sans vraiment chercher du travail, je reçois une offre au téléphone avant même de me présenter sur place. A peine quelques semaines plus tard, à 45 degrés celsius, le coup de foudre me frappe! 10,000 volts! L'amour de ma vie et la plus belle femme du monde! Six années de bonheur plus tard et des jobs de rêve et une petite fille née de cette union, nous décidons de tout balancer et de partir au Canada! Maison et voitures en vente, les démarches de parrainage vont être entamées dans quelques semaines! Le Canada ne sera qu’un tremplin car nous ne considérons y rester que 4 à 5 ans avant d'aller explorer l’Ouest américain!) Ca fera donc 5 fois que je vais immigrer quelque part... avec rien! Sans rien qui m'attend à l'autre bout! Ni job, ni promesse de job, ni connaissance, ni argent épargné... "Aryen"! On vend à sa valeur ce qui est dû à la banque et on se débarrasse pour une bouchée de pain ce qu’on a travaillé dur pour l’obtenir, mais avec un large sourire, certainement pas de l’insouciance. L’aventure va commencer! Pratiquement à chaque fois que je suis parti ou revenu, c'était avec une famille, avec jeune(s) enfant(s), dans l'improvisation la plus totale, chose que déconseillent tous les spécialistes et connaisseurs! Mais j'ai toujours réussi, si on fait exception des premiers mois qui sont remplis à la fois d'exaltation, de découvertes, d'inconnu et d'incertitudes. Et c'est justement là où je pourrais, bien humblement, vous être utiles. L'immigration, vous savez, c’est un état d'esprit. Ca n'a rien à voir, contrairement à ce que nous disent les autorités de l'immigration canadienne et québécoise, avec les diplômes ou les expériences professionnelles antérieures ou notre dextérité linguistique. C'est plutôt notre capacité (et aisance) à: 1. Laisser de côté son référentiel habituel (je ne dis pas de se dénaturer, d'oublier d'où l'on vient ou de s’acculturer par négation de soi) et accepter le dépaysement à bras grand ouverts. C’est le secret de l’immigration: Plus on manifeste de la résistance au changement, plus on recule de plusieurs kilomètres dans l'atteinte de nos objectifs. Se fondre dans la foule quand il le faut sans forcément imposer sa présence et sa différence, est beaucoup plus apprécié qu’on le croit (à moins que l’on ait un bagage artistique qui exige une originalité et une différenciation marquées). Pour l’anecdote, du fait que je vivais au Québec depuis plus de deux décennies déjà, un couple de Français immigrants qui venaient à peine de débarquer pour la première fois au Québec m’ont demandé, le plus sérieusement du monde, à l’Aéroport que la première chose qu’ils feraient à Montréal, c’était de s’assurer que l’on y trouvait un certain nombre de produits du terroir français, dont des saucisses de foie ariégeoises et un vin particulier des Hautes-Pyrénées. Je ne me rappelle plus de toute leur liste d’épicerie mais ils m’avaient bombardé de toute une série de questions sur la bouffe et tous les ragots qu’ils avaient entendu avant à cet égard. Pourtant, ils venaient à peine de quitter leur Midi-Pyrénées natal depuis quelques heures. C’étaient leurs priorités et décidemment, toute leur attention était tournée vers la re-création de leur «ghetto» au lieu de considérer tous les produits nouveaux et toutes les situations nouvelles qu’ils pourraient découvrir. J’ai tourné ma langue sept fois dans ma bouche car je ne pouvais leur dire le fonds de ma pensée: «Et si jamais vous ne trouviez pas ces produits, considéreriez-vous le suicide?» Je les ai contacté quelques semaines plus tard pour m’enquérir de leurs démarches d’installation à Montréal, ils n’ont pas arrêté de pester sur la qualité des produits disponibles dans les épiceries et aux marchés Jean-Talon et Atwater, etc. J’ai regretté de les avoir appelés car leur réaction était prévisible. Je ne les ai jamais rappelés! Des exemples comme celui-ci, j’en ai vu des centaines même si j’ai tout fait pour les éviter (voir point 8). J’en ai ras le bol d’entendre des gens se plaindre constamment et sans cesse de la qualité ou du prix de la semoule de couscous (remplacer «semoule de couscous» par n’importe quel produit qui vous est cher) que l’on trouve sur les étalages ou la piètre qualité des services dans un secteur ou dans un autre. Si votre pays d’origine est l’Eldorado que vous voulez faire croire aux autres, pourquoi vous n’y êtes pas resté? Vous continuez comme jusqu’au jour où quelqu’un vous lancera cette phrase meurtrière: «Retournez-vous en ben vite dans votre île!» 2. Accepter d'apprendre de nouveau, de réapprendre de nouveaux codes sociaux (incluant ceux du marché de l'emploi). Ne vous enflez pas la tête avec vos diplômes ou expériences professionnelles précédentes obtenus à l'étranger. Un employeur québécois ne fait pas la différence entre HEC Montréal, SupdeCo Paris ou Marrakech! Erreur très très très fréquente chez nos amis Français et Maghrébins, et ça tape sur les nerfs de se faire dire que c'est "la plus meilleure" école de gestion ou d'ingénieurs de France ou d’ailleurs, c’est l’individu qui compte; les diplômes et l’expérience valorisent l’individu, et non l’inverse. Revenez à l’école si nécessaire, c’est même fortement suggéré même si vous avez un diplôme d’ingénieur ou un master car ils ne veulent rien dire. Ce qui compte, c’est l’actualisation de ses connaissances, c’est d’en avoir des actuelles, récentes, car tout évolue, sans considérer que plusieurs façons de faire au Québec sont différentes d’ailleurs. 3. Apprendre à se valoriser sans exagération, avoir confiance en soi. Je n'en reviendrai jamais, moi qui ai recruté ou participé au recrutement de plusieurs candidats dans mes différentes fonctions au Québec, à quel point les candidats d'origine francophone, européens et maghrébins, malgré leur élégance distinctive, parlaient avec une voix si basse que ça frisait le ridicule. En Amérique du Nord, de manière générale, on déteste les "quêteux de jobs" et on apprécie grandement la confiance en soi raisonnée, la mise en valeur des aptitudes de l'individu en regard au poste postulé et à l'entreprise concernée, 4. Faire ses devoirs: connaître les entreprises dans laquelle on postule (je vous invite fortement à consulter la définition du verbe «connaître» dans le Petit Robert, vous serez surpris même si votre compréhension du français est plus qu’excellente!). Tout employeur nord-américain apprécierait d’un candidat des propositions de solutions à ses problématiques propres ou à celles de son industrie, une direction, une vision. Rappelez-vous qu’un employeur vous recrutera pour votre valeur ajoutée, pour ce que vous lui apporterez dans le futur, et non pour ce que vous avez été par le passé! Faire ses devoirs, c’est se renseigner en profondeur sur l’entreprise, ses cadres dirigeants, le secteur de l’industrie, la concurrence locale, nationale et étrangère (s’il y a lieu), les particularités régionales (Gaspé, ce n’est pas Montréal!), etc. J’ai vu tellement d’immigrants répéter qu’ils ne comprenaient pas pourquoi ils n’ont pas été admis après une entrevue alors que «ça a bien été»… Ils n’avouent pas qu’ils étaient un peu trop «Joe connaissant» ou qu’ils ont péché par arrogance, par manque ou par excès de confiance en eux. 5. Être un éternel optimiste, c’est un des secrets les mieux gardés de l’immigration réussie. Je fais référence à l’optimisme dans l’action, et non le rêve dans l’inaction. Se préparer au pire mais toujours agir pour le mieux. Une recherche d’emploi, c’est un travail à temps plein en soi. Et très peu d’immigrants francophones le réalisent à temps: une recherche d’emploi, ce n’est pas de s’accouder sur la section «Emplois» d’un journal quelconque avec un stylo et un expresso, c’est autre chose! C’est le point 4 ci-dessus, combiné avec les points 6 et 7 ci-dessous avec quelques autres ingrédients essentiels en plus de remuer la marmite presque 24 heures sur 24. Vous allez faillir si vous faites 2-3 appels téléphoniques par semaine et/ou si vous vous contentez d’envoyer des CV au gré des vents. Vaut mieux fourbir ses armes car 99% des postes à combler ne sont pas annoncés, pire, il faut provoquer le «désir» et créer le besoin chez des employeurs qui ne savent même pas encore qu’ils ont besoin de votre contribution, il faut donc les convaincre. En bon entrepreneur, il va falloir quasiment que vous créez votre propre poste! Un minimum, selon mon expérience, c’est de réussir de manière continue à obtenir au moins trois à quatre rencontres par semaine avec des décideurs (par «cold call»: appel téléphonique puis rencontre sans forcément qu’un poste soit affiché) et leur supérieur s’il le faut. De plus, si on a à envoyer des CV, il faut le faire de manière ciblée en s’assurant de se constituer des fiches de suivi et d’en faire un suivi rigoureux, bien sûr. 6. Planifier sa recherche d’emploi: Combien d’immigrants bien intentionnés planifient pour un appartement, l’achat de meubles et diverses babioles, l’achat d’une voiture, l’école des enfants etc., mais oublient un poste budgétaire bien important: «La recherche d’emploi»! Ce poste inclue les coûts potentiels liés à la reconnaissance de diplômes étrangers, l’adhésion à une association ou un ordre professionnel, l’acquisition d’une carte de compétences, la formation ou mise à niveau, l’apprentissage de l’anglais, etc., ainsi que les coûts d’acquisition d’un PC et d’une imprimante s’il le faut, d’une connexion Internet, etc., sans oublier des déplacements en dehors de la ville ou de la région dans laquelle on vient de s’établir… Faites des concessions sur tous les autres «postes budgétaires» mais jamais sur celui de l’emploi. Identifiez, bien avant d’arriver au Québec les employeurs potentiels, analysez les problématiques spécifiques à votre secteur, la réglementation en vigueur, les questions de l’heure. Développez un nouveau référentiel lié à votre industrie et à votre profession. De même que vous vous intéressez au pays bien avant d’y arriver, à sa géographie, son climat, ses attraits son histoire, etc., intéressez-vous activement à TOUT ce qui se rattache de près ou de loin à la profession que vous pourrez y exercer. Abonnez-vous bien à l’avance à des bulletins d’information par email ou via des sites Web, à des publications dans le secteur, à des comptes rendus d’associations professionnelles, nationales, provinciales, régionales, etc. 7. Se constituer un réseau. On ne vous le dira jamais assez. Je n’ai rien contre le bénévolat social, j’en ai fait des années durant et j’en fait encore, mais je vous conseille mieux: Le bénévolat professionnel. Soyez membre d’au moins deux associations professionnelles, une spécialiste (avec un lien avec votre domaine d’activités) et une généraliste (comme la Chambre de commerce, la Jeune chambre de commerce, une association de cadres ou d’entrepreneurs, par d’exemple). Les frais d’adhésion sont parfois minimes et même s’ils avoisinaient une centaine de dollars, c’est un investissement à long terme que vous allez amortir très rapidement, croyez-moi! Et soyez un membre actif, vous n’aurez pas de difficultés à occuper un poste de responsabilités ou en tant que membre d’un comité. Assistez à toutes les rencontres, vous ne le regretterez pas, car en plus de pouvoir l’inscrire sur votre CV, vous allez vous familiariser avec la vie active et vous faire des contacts, et ça, c’est le meilleur tremplin vers le marché du travail, dans votre profession. Il n’y a aucun mal à se trouver des jobbines tant que l’on vise haut et que l’on s’active pour le réaliser, mais une jobbine pour une jobbine, ça va finir par vous miner et par semer le doute dans votre esprit! Voici une liste non exhaustive d’associations professionnelles canadiennes et provinciales ici (à titre d’exemples seulement, il y’en a des milliers et des milliers d’autres!) Centre d'information canadien sur les diplômes internationaux (CICIC) http://www.cicic.ca/fr/profess.aspxListe des ordres professionnels de l’Office des professions du Québec https://www.opq.gouv.qc.ca/RapportsConseil interprofessionnel du Québec (CIQ) et sa liste des ordres professionnels http://www.professions-quebec.org/index.php/fr/element/listeOrdresEt un exemple des associations de professionnels à Montréal: http://www.toutmontreal.com/eetp/associationsp.html8. S’entourer de gens résolument positifs: Adopter une attitude gagnante. Se plaindre, pleurnicher sur son sort, critiquer ses employeurs précédents, critiquer sans cesse la société d’accueil, et d’autres traits culturels français et maghrébins de la sorte, sont des attitudes à bannir dans le monde professionnel. Entourez-vous de gens d’action, qui pourraient vous tirer vers le haut et vous faire découvrir de nouveaux horizons, et pas des gens paumés dans l’âme, négativistes, névrosés sans raison apparente. Vous en trouverez pleins de paumés si vous cultivez la ghettoïsation à outrance. Partez à la découverte d’anglophones, d’allophones, de francophones d’ailleurs que votre patelin d’origine. Cherchez la qualité plutôt que l’affinité culturelle, c’est source d’enrichissement. 9. Cultiver le goût de l’aventure. Quand vous faîtes 4,000 ou 5 000 km pour vous retrouver au Canada, pourquoi ne pas en faire 500 de plus et vous retrouver ailleurs, peut-être même sous des cieux plus cléments. Montréal n’est pas le nombril de l’Amérique du Nord, malgré toute l’affection que je lui porte et les merveilleuses années que j’y ai passé, c’est une ville parmi d’autres. Si vous souhaitez rester dans un environnement principalement francophone, Québec, Sherbrooke ou Hull/Gatineau sont également d’excellentes alternatives (pour ne mentionner que celles-ci, je pourrais ajouter Rimouski, Trois-Rivières et Drummondville, chaque destination ayant ses particularités). Et pourquoi pas Ottawa (Ontario) ou le Nouveau-Brunswick? Allez ailleurs si ça ne marche pas àvotre goût là où vous êtes actuellement. 10. Se fixer des objectifs réalistes… et trouver le moyen de les atteindre! L’Eldorado ou le Klondike, ça existe, mais pour une élite seulement, la catégorie des investisseurs, et là encore, la Chine et quelques pays du sud-est asiatique et d’Amérique du Sud attirent davantage d’investisseurs que l’Amérique du Nord. Votre réussite est propre à vous, selon les objectifs et les standards que vous vous êtes fixé. Vous visez trop haut, vous allez être déçu à coup sûr. Vous êtes modestes et raisonnables dans vos projections, il y a de fortes chances que vous réussissiez. Mais dans tous les cas, il est possible de réussir et de bien gagner sa vie pour peu que l’on sache ce que l’on veut vraiment et que l’on travaille fort pour l’obtenir. Vos objectifs sont les vôtres, et ceux des autres leur appartiennent, difficile de comparer autant de situations extrêmement différentes. J'ai rencontré ces 35 dernières années plusieurs immigrants français, belges, maghrébins, sud-américains, asiatiques, etc., qui étaient soient terriblement malheureux, ou diamétralement à l’opposé: en extase devant tant d’immensité et de nouveautés. Et pratiquement dans tous les cas, il n’y avait pas de corrélation évidente entre le montant de leur portefeuille ou la qualité des postes qu’ils ont décroché et leur bonheur ou leur malheur. On traine sa tête partout où l’on va, si on est travailleur et bosseur dans son pays d’origine, on va apprendre à travailler davantage et bosser plus et mieux au Canada. Et si l’on est foncièrement paresseux, on va le devenir davantage au Canada, ne cherchant que l’occasion d’abuser du système. Et si on est de nature optimiste, curieux, altruiste, la différence renforce ces qualités. Et à l’inverse, l’égocentrisme et l’ethnocentrisme font obligatoirement tomber dans le banal et l’exclusion. Vaut mieux donc se fixer des objectifs progressifs et non un objectif majeur, qui nous tombera dessus dès le premier échec. Une pizza à l’américaine se mange pointe par pointe, impossible de l’avaler d’un coup. Il faut être souple, s’autocritiquer constamment et réajuster le tir. Bonne chance à tous,
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