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  1. Je vous écris aujourd'hui pour partager mon expérience plutôt courte d'expatriation au Québec.? Je suis arrivée le 1er aout 2018 à Montréal avec un visa étudiant valable jusque fin mars 2020, pour démarrer une formation DEP secrétariat rive-sud Montréal en septembre 2018. Tout avait été soigneusement préparé avant notre départ, nous avions fait appel à un organisme (AEQ)qui se chargeait de mon inscription (CAQ et visa étudiant) et simultanément de l'obtention du permis de travail ouvert pour mon mari et des visa visiteurs pour nos trois enfants. De notre côté, nous avions quitté nos emplois (secrétaire Mme et chauffeur poids lourd Mr), vendu notre maison, nos deux voitures et tous nos meubles. Nous partions seulement avec une vingtaine de cartons et Gatsby notre bouledogue français. Les "aurevoir" furent dans l'émotion, mais nous étions contents et impatients de découvrir notre nouvelle vie, notre nouveau chez-nous et notre nouvelle voiture. Et oui, parce que nous ne faisons pas les choses à moitié, nous avions, à distance, acheté un condo côté rive-sud, non loin du pont Champlain, à 3 km de Montréal et réservé notre voiture (très peu de KM et casi neuve pour un prix compétitif)? Si vous vous demandez pourquoi nous avions acheté un condo ? la réponse est claire, les loyers côté rive-sud et Montréal sont hors de prix. Avec l'apport de notre maison, nous avions un condo pour seulement 700 $/mois contre 1500$/mois en location. Dans nos projets futurs, cet appartement aurait été un investissement locatif par exemple et nous aurions pu acheter une maison par la suite. Tous les contacts téléphoniques, que nous avions eu, nous confortaient dans le fait que les gens au Québec sont super gentils et très avenants. La banque, le notaire, l'agent immobilier ainsi que l'ancien propriétaire du condo, tous étaient super sympas, toujours présents pour rendre service ou te conseiller. Le vendeur du condo nous a même accueilli à l'aéroport avec son fils pour nous aider à transporter nos 7 valises et nous accompagner jusqu'à l'appartement avec le frigo rempli et une bonne bouteille de champagne au frais? qu'on a déguster sur notre balcon avec vue sur le St Laurent et Montréal….le rêve quoi Vous n'imaginez pas le nombre de fois où j'ai eu les larmes de bonheur aux yeux, nous étions chez nous, enfin … temporairement, puisque nous avions un visa valable jusque fin mars 2020. C'était l'euphorie, on ne regrettait pas notre choix . Notre arrivée était incroyable, la météo était au top, c'était l'été il faisait très chaud. On profitait pleinement des paysages, des ballades jusque tard dans la nuit, et la journée de la piscine de notre résidence. Oui, l'eau est gratuite, donc les résidences ou les maisons sont toutes munies pour la plupart de piscine, un vrai plaisir de se baigner chez soi sous le soleil de plomb. L'appartement était donc très confortable, les meubles avait été réservés en ligne chez Ikea Boucherville , livrés 48h après notre arrivée. Concernant la voiture, aucun regret sur notre achat à distance, le vendeur ne m'avait pas raconté d'histoire, la voiture sentait le neuf, pas une bosse, pas une griffe, magnifique mon Dodge Journey ? Et puis nous avons commencé à entreprendre les recherches d'emploi pour mon mari, il n'était pas exigent, il recherchait dans le domaine de la production et voulait faire poste de nuit, pour me permettre d'utiliser la voiture en journée. Sauf, que les usines prêtes à embaucher mon mari, proposaient des postes de 23h à 7h (payé 14$/heure brut) et cela bloquait avec la distance, il ne serait jamais à temps à la maison pour que je prenne la voiture et que je parte en cours le matin . Donc premier problème, il fallait penser à acheter une deuxième bonne voiture et là "notre coussin financier " commençait sensiblement à se dégonfler. Deuxième problème, les salaires en production sont très , très bas, je devais donc travailler pour tenter de rééquilibrer la balance, car nous le savions avant d'arrivée en visa temporaire il ne faut pas espérer d'aide avant 18 mois sur le territoire. Trouver un job de 20h/semaine c'est pas évident, surtout avec 3 enfants. Troisième problème, les frais quotidiens (alimentaires, internet , GSM, assurances santé, loisirs…) sont très élevées, pour exemple, notre premier passage chez Videotron nous a coûté 1100$, cela couvrait l'activation des abonnements des 3 GSM, internet, câbles à la maison. 2500$/ an pour l'assurance privé santé, qui couvrait uniquement les urgences, car nous n'avions pas de couverture RAMQ. Dans ces conditions, la santé devenait une obsession il ne fallait surtout pas se blesser ou tomber malade, car cela devenait très cher. Les urgences peuvent vous laisser 12h avec votre mal. Et si on veut bien manger, il faut magasiner, je dépensai un gros budget alimentaire par semaine (300$) et c'était pas un régale. L'avantage c'est que vous perdez du poids? Les loisirs n'en parlons pas, c'est la période estivale , donc tout est payant, de la visite dans un parc naturel, au stationnement en ville. J'ai comptabilisé en 2 mois pas loin de 700 $ d'amendes de stationnement à Montréal. Les panneaux de stationnement à Montréal sont un véritable casse-tête, C'est sur j'ai compris qu'il fallait utiliser le métro pour se rendre en ville…. Et j'émettrai un petit jugement personnel, qui va m'attirer les foudres, le Québec c'est pas le monde des bisounours!!! Ne vous attendez pas à vous faire des amis de pallier, ou un barbecue de quartier. Nous habitions dans une zone résidentielle, au bord du St Laurent, aménagée en majorité pour les séniors ou les gens du bel âge , avec résidence standing (concierge, piscine, salle de sport).Et là, j'ai compris que nous les "belges" (comme ils nous appelaient) n'étions pas les bienvenus.(la politesse pour certain était une perte de temps) Le syndic de copropriété nous a accueilli avec un email nous obligeant à payer une amende de 80$/jour, si le chien ne quittait pas les lieux dans les 10 jours. Nous avions acheté l'appart avec la condition que notre chien soit accepté ,mais entre le temps de signer les actes chez le notaire et l'offre d'achat, l'agent immobilier a oublié de me préciser qu'un règlement de copropriété interdisait les chiens à partir de mai 2018 ? Fini les vacances, on a pas lâcher prise, malgré la fatigue du déménagement et le voyage, nous tenions bon, entre le combat contre les voisins et la pression financière. Alors imaginez notre état à mon mari et moi, on pensait vivre notre rêve canadien et c'était devenu un cauchemar, la sensation de l'ascenseur émotionnel? Seul mon mari avec son petit salaire (de 7,93 euros /heure net) doit assumer les frais de notre famille entière avec nos économies, qui fondent comme neige au soleil. Et moi, je dois assurer à fond dans mes études, garder la tête froide, me concentrer suffisamment, en évitant de penser à tout ce qui m'attendait à la maison. Le temps nous était compté, plus nous restions, plus nous perdions de l'argent et d'autres obstacles intervenaient sur notre chemin, cela devenait difficile à "digérer". Le but de cette démarche d'immigration n'était pas de tout "flamber", nous avions déjà pas mal investi en tant qu'immigrer, mais en plus, nous étions dans la crainte de ne pas obtenir notre RP après tous cela, car vous l'avez surement remarqué, la politique d'immigration est très changeante depuis ces dernières années. Nous n'avions pas envie de rentrer en Europe les poches vides sans possibilité de réinvestir dans un bien. La solution aurait été de pouvoir travailler à temps plein tous les deux, pour subvenir à nos besoin sans trop piocher dans nos économies, mais pour cela il aurait fallu avoir un autre visa ou au mieux la RP. Nos enfants ne devaient surtout pas ressentir le stress ambiant, eux de leur côté, n'avaient même pas eu le temps de s'intégrer à l'école car nous attendions depuis aout, le rendez-vous de la commission scolaire. On avait beau les relancer mais toujours pas de nouvelle. La peur de tout perdre est devenue une obsession. On a retourné la situation dans tous les sens, nous voulions rester mais mon visa étudiant m'imposait certaines obligations. Alors nous avons pris la décision de rentrer. Je crois que c'est la première fois que je me suis sentie affaiblie, vidée, diminuée, frustrée de ne pas avoir accompli mon projet jusqu'au bout. Je vous épargne les détails des démarches pour la mise en vente qui n'a pas été une partie de plaisir. L' appartement vendu rapidement et la voiture partie, nous avons pu réserver les billets de retour, organiser le déménagement en sens inverse. Cela a été le plus grand échec de notre vie et j'espère le dernier. Nous tenions vraiment à réussir ce projet, qui nous tenait tant à cœur, cela faisait des années que nous en rêvions, on y était, mais pas dans les meilleurs conditions. Nos enfants n'ont même pas été chamboulés, ils prennent cela comme de longues vacances au Québec. On est rentré, bien triste et déçu, mais on a pas le choix, il faut avancer et relancer notre vie et tout recommencer. Je ne vous cache pas qu'on pense chaque jour à Montréal. Ben oui, parce que le choix de la région et de l'endroit où vivre n'était pas une erreur, on a beaucoup aimé cette ville, même si certaines choses nous on déplu, on s'y accommodait. L'erreur que nous avons commis, c'est de partir avec un visa temporaire d'étude, dans le temps la situation aurait été trop dangereuse pour une famille. C'est difficile d'admettre que c'est l'argent, qui nous aura pousser au retour en Europe. Si nous avions été que tous les deux , mon mari et moi, nous y serions encore… Bon samedi
  2. Après avoir lu beaucoup de témoignages de personnes déménageant au Canada, ayant des regrets et faisant le choix de repartir après, je me devais d'aussi partager mon vécu qui est certainement bien plus positif et encourageant. Chaque personne est différente, et chaque expatriation l'est aussi. Venir m'installer au Canada, en juin 2018 a beau être ma 3ème expatriation à l'étranger (Brésil, Île Maurice), cette dernière a été très différente des autres. C'est en octobre 2014 que je posais les pieds au Canada pour la première fois. J'étais venu passé quelques jours avec ma petite amie de l'époque à Toronto, puis à Montréal. Et c'est à ce moment que je suis tombé amoureux de Toronto. Je ne saurais vraiment expliquer quoi en particulier, mais l'ambiance, l'atmosphère m'avait vraiment plu. Dès mon retour en France, j'ai commencé à faire les recherches classiques: PVT, Visa etc... Alors âgé de 30 ans, le PVT me semblait la solution la plus simple. Je tente alors le PVT en 2015, c'était l'année avant le début des tirages au sort, là où il fallait se connecter à une certaine heure et espérer passer les milliers de connexions simultanées sur les serveurs du CIC. Autant vous dire que je n'ai pas eu de chance. Dans le même temps, voici que ma boîte à Paris me propose de travailler pour un contrat de 2 ans à l'Île Maurice. Ce n'était pas du tout dans mes plans, mais je me suis dis que ce serait une expérience de plus et qu'après il me serait toujours possible de tenter le coup pour le Canada. Me voilà donc parti pour 2 ans sur une superbe île, je vous l'avoue, mais il était pour moi hors de question d'abonner mon project de départ au Canada. Dès mon arrivée à l'Île Maurice, je changea ma ville et pays sur LinkedIn pour y mettre "Canada, Toronto". Cela me permettrait de recevoir des propositions de travail et d'avoir une idée du marché. Il me suffisait simplement de répondre aux recruteurs que c'était un projet d'expatriation en cours et ça passerait. Et puis un jour, un français, que j'avais rencontré à l'Île Maurice pendant un court passage, me dis qu'il vient de recevoir une proposition de travail et qu'il part s'installer à Toronto. C'est alors que j'entends parler du "Programme Mobilité Francophone" pour la première fois. Je me demandais comment j'avais pu louper ça. Travaillant en tant que web développeur (Front-End pour les initiés), j'ai toujours su que mon métier est en constante demande, mais j'avais du mal à savoir comment cela pourrait-il m'aider. J'ai donc commencé à faire des recherches sur ce programme francophone et découvre que la seule condition est d'avoir une proposition de travail. Une proposition de travail, payer les frais d'environ 200 dollars et attendre pour recevoir le permis de travail. Ce programme visant les francophones qui souhaitent s'installer en dehors du Québec, c'était exactement ce qu'il me fallait. Quelques mois avant mon départ de Maurice, je décide de commencer à contacter certaines entreprises pour les convaincre de me faire passer un entretien et les rassurer sur les démarches, alors non couteuses pour eux. Après quelques entretiens par Skype je décide avec ma femme, à venir passer un mois sur place, à Toronto pour voir ces recruteurs en personne. Nous quittons alors Maurice (mon contrat était terminé), passons quelque temps en France (Espagne, Portugal) avec mes parents et nous voilà avec un billet aller-retour d'un mois pour Toronto. Nous avions alors décidé de prendre un cours d'anglais à l'Université de Toronto (English PLUS) pour qu'au cas où cela se passerait mal, nous puissions au moins dire que nous avions "gagné" quelque chose (et pas juste fait les touristes). Les entretiens se passent extrêmement bien et je me retrouve alors avec plusieurs propositions de travail sur les bras. Situation inespérée pour moi, j'avais du mal à réaliser la situation. Je me décide alors, contacte l'entreprise qui alors remplie un formulaire en ligne, paye les 200 dollars et me donne un numéro que j'allais, moi, utiliser pour transmettre tous mes documents au gouvernement Canadien. L'estimation pour recevoir mon "work permit" était alors de 4 semaines. Mais nous devions repartir dans 2. Confiant que tout aller bien se passer, nous repartons en France en attendant de revoir le fameux email disant que mon permis de travail était accepté. Je me rappellerai toujours, c'était un dimanche soir de juin 2018, mon cœur s'était emballé en voyant la provenance d'un certain email. Je me rappelle être en pleurs et prendre ma femme dans les bras. Après 4 ans, 2 tentatives de PVT, un déménagement à l'autre bout du monde, j'avais finalement réussi. Quelques jours après, nous étions à Toronto où je commençais mon nouveau travail. Après cela, le plus dur a été de trouver un appartement dans le centre de Toronto. Sans "credit history", c'est extrêmement compliqué. Et il était alors pas question d'aller vivre en périphérie. Même avec un extrait bancaire et un peu d'argent de côté, cela n'était pas suffisant. Heureusement, une française: Nelly de Breze (myhometoronto.com) a été d'une extrême patience et a su nous aider à trouver un superbe petit appartement downtown ($c 2150 par mois). 1 mois après, ma femme qui travaille aussi dans le web trouve un travail à 5 minutes de notre appartement (15 minutes à pied pour moi). Et je peux vous dire que nous sommes vraiment heureux de vivre enfin ici. Beaucoup me disaient que les Canadiens étaient froids... or ici à Toronto, j'ai pu faire la connaissance de plus de personnes que je n'imaginais. Peut-être parce qu'ici, beaucoup viennent des 4 coins du monde, et c'est sûrement l'un des charmes de Toronto. Vous finissez par apprendre autant sur vous que sur les autres, la culture et les expériences de vie. Nous avons des amis français, brésiliens, russes, belges, vietnamiens... S'expatrier pour la première fois, ce n'est jamais évident. On croit que l'herbe est plus verte ailleurs alors que c'est juste une réalité qui est différente. Il faut se préparer à remettre en question beaucoup de choses, sa perception de soi, du monde, de ces croyances etc... Mais pour moi, c'est justement en passant par tout ça qu'on gagne énormément. Sortir de sa zone de confort est une chose difficile et qui fait peur, mais pour moi, les rencontres que l'on peut faire suite à cela, est ce qui nous permet de grandir. Je ne sais pas si je vivrais pour toujours au Canada, mais si je le quitte ce sera parce que j'aurais quelque chose d'autre à vivre... dans un autre pays.
  3. Bilan après un an (ou presque...) Chaque projet d’immigration est unique. Il n’appartient qu’à ceux qui le vivent et reste fondamentalement dépendant des conditions dans lesquelles il émerge. Chaque personne, qui quitte son pays pour aller s’installer dans un autre, projette des attentes, des envies ou des besoins dans sa volonté de changement. Si certaines expériences apportent des clés, des indices sur ce qu’il faut faire, ou pas, aucune ne peut vraiment se calquer à la nôtre. Aussi, ce bilan dressé après un an passé ici, n’est que le nôtre. Uniquement le nôtre. Notre expérience peut se partager, mais ne doit pas être perçue comme une vérité, ni comme une réalité qui s’impose à tous. Elle n’est que le reflet de ce que nous avons découvert et vécu, en lien avec notre parcours de vie et avec les attentes que nous avions placées dans ce désir de départ. Chaque projet d’immigration est unique. Émigrer, immigrer, est une épreuve et une aventure. Peu importe ce que nous cherchons dans ce nouveau départ, peu importe les motivations qui nous poussent à le faire, cette expérience est une épreuve. Une épreuve personnelle et familiale. Une épreuve difficile humainement, socialement et professionnellement. Une épreuve qui nous transforme. Mais c’est également une aventure extraordinaire, qui nous amène à nous dépasser, à affronter nos craintes, à remettre en cause nos acquis, à sortir de notre zone de confort ; une aventure propice à la remise en question, à l’introspection, qui nous apprend beaucoup sur nous-même. Une aventure riche d’enseignements et d’apprentissages, pour nous, pour nos enfants. Voilà donc bientôt un an que nous avons foulé le sol de cette nouvelle vie. Un projet qui a vu le jour voilà plus de dix ans, après le visionnement d’un reportage sur une famille qui traversait le continent américain, avec pour objectif d’aller manger du sirop d’érable coulé sur une petite cuillère de neige, à Québec, le soir de Noël. Une fois la télévision éteinte, nous nous étions dit que, nous aussi, nous ferions cela un jour. Sans y prêter trop attention, le projet a mûri dans nos têtes. Le Québec était toujours en toile de fond, malgré notre vie qui se poursuivait ailleurs. Jusqu’à ce séjour de découverte, à l’été 2012, qui a définitivement scellé notre désir de tenter l’aventure. En décembre de la même année, le dossier d’immigration était lancé. Deux ans et demi de procédures administratives plus tard, le projet est devenu réalité. Le 23 juillet 2015, toute la petite famille (deux adultes, notre fille de 13 ans, notre fils de 10 ans et notre vieux toutou) a posé le pied en terre inconnue, avec quatre valises, quelques cartons, et de quoi subsister quatre ou cinq mois sans travail. Rien de plus. Tout un défi ! Le sentiment prédominant chez moi le jour de notre arrivée a, sans conteste, été la solitude. Une fois passées la longueur des procédures, l’excitation du déménagement, la tristesse des au-revoir, une fois achevées les dernières procédures au bureau de l’immigration et après avoir entendu de la bouche de la préposée la petite phrase libératrice « bienvenue au Québec », ce projet d’immigration s’est révélé à moi, dans toute sa réalité, le soir où nous nous sommes retrouvés seuls, tous les quatre, avec nos valises, dans la maison que nos amis nous ont si gentiment prêtée pour notre première nuit à Montréal. Une solitude qui s’est accompagnée d’un flot de questionnements, de craintes et d’angoisses. Une solitude engendrée par nos seuls choix. Une solitude à affronter et à assumer. Le début de notre vie québécoise. Il est incroyable de constater comment, dans ces moments où nous perdons tous nos repères, nos instincts les plus primaires se réveillent en nous. Manger, boire, dormir, s’assurer que tout notre petit monde va bien. Voilà les premières préoccupations, très matérielles, qui ont été les nôtres en ce premier jour. Subvenir à l’essentiel. Passer symboliquement le cap de la première nuit pour pouvoir se dire « un jour de passé, c’est bon. Il peut y en avoir plein d’autres alors. » Une réflexion qui peut sembler idiote, mais qui a été la mienne et ces premiers instants. Le deuxième jour, s’est posée la question du toit à mettre sur notre tête. Le contact téléphonique avec le propriétaire, établi depuis la France et finalisé par la signature du bail, a été bon. Mais on ne peut s’empêcher de penser que ce n’était qu’un bout de papier signé à des milliers de kilomètres, sans garantie autre que la parole donnée, et que des surprises, bonnes ou mauvaises, peuvent toujours survenir. Nous concernant, cela a été une bonne surprise. Tout s’est déroulé pour le mieux et, même s’il nous a fallu plusieurs jours pour nettoyer et investir les lieux, nous avions enfin un domicile à Québec. Soulagement. Les premières semaines de cette nouvelle vie ont été bercées au rythme des procédures administratives, encore et toujours. Cela nous a permis de nous familiariser peu à peu avec la ville, que nous parcourions en bus, par choix de ne pas investir dans une voiture. Notre logement est situé en plein centre-ville et ce poste de dépenses n’a pas été, volontairement, prévu au budget (nous optons, depuis bientôt un an, par les déplacements en transports en commun et avons recours à de la location ponctuelle de voiture pour les jours où ce besoin se fait sentir. Un bon compromis pour nous). Mais revenons à ces premiers jours, rythmés par les démarches administratives. Certains diront qu’elles sont fastidieuses. Peut-être. Pour nous, chacune d’elle a marqué un point de fixation à notre pays d’accueil. Le numéro d’assurance sociale, indispensable pour travailler, première victoire. La carte d’assurance maladie, le permis de conduire québécois, l’obtention de notre carte bancaire, autant de procédures qui ont scellé cette nouvelle appartenance à la société québécoise. Jusqu’à l’obtention de notre carte de résidents permanents, que nous avons si longuement attendue et qui a achevé de faire de nous des citoyens, au sens symbolique du terme. Migrants, résidents permanents, certes, mais citoyens dans nos têtes. S’intégrer dans cette nouvelle société, n’a pas été difficile. L’état d’esprit dans lequel cette démarche se fait importe beaucoup. Nous étions influencés par notre première expatriation hors du territoire métropolitain français, lorsque nous sommes partis vivre six ans à l’île de la Réunion. Même si la Réunion est un département français, sa culture, son histoire, sa situation géographique, son climat et son mode de vie singulier nous ont conduits au même effort d’intégration que celui que nous menons ici. Ne pas venir en conquérant. Cela est important. Essentiel même. Ne pas arriver en comparant, même si la réalité fait que cela arrive parfois. Nous avons toujours eu à cœur, à la Réunion comme au Québec, de laisser s’exprimer notre envie de connaitre, d’apprendre, de découvrir, de nous confronter à de nouvelles cultures, à d’autres manières de vivre, de penser et de faire, avec respect et humilité. Tout comme nous avons toujours eu le souci de ne pas passer pour les Z’oreils, au sens péjoratif du terme, à la Réunion, nous avons le même souci de ne pas passer pour les maudits français, ici. Je pense qu’à ce jour, nous suivons fidèlement cette ligne de conduite. Notre fille aînée, âgée de treize ans, a été parti prenant dans cette aventure, à l’opposé de son frère. Elle s’est toujours montrée investie auprès de nous et a toujours fait sentir sa volonté de mener le projet à son terme. Elle a également, très certainement, dissimulé et tu beaucoup de ses appréhensions et de ses craintes, par souci de nous préserver. Je sais qu’elle a pu vivre, en silence, des moments difficiles et je comprends parfois certaines de ses réactions virulentes, qui ne sont pas uniquement liées à la simple manifestation de son adolescence naissante. Partir avec des enfants, les faire embarquer dans notre train, n’est pas chose facile, même lorsqu’ils adhèrent, à minima, à notre projet. Il faut savoir décoder certains comportements et prendre le temps de parler. La rentrée scolaire a été chargée d’émotion. Un sentiment très particulier m’a envahi, lorsque j’ai laissé mon fils de dix ans traverser la cour d’école à l’appel de son nom. Je l’ai regardé partir, dos à moi, vers de nouveaux camarades, un nouvel instituteur, une nouvelle école, une nouvelle vie. Lui qui n’a jamais adhéré à ce projet, qui a toujours catégoriquement refusé de nous accompagner, qui aurait tant voulu rester en France, auprès de ses amis, de notre famille, et que nous avons déraciné de force. Je l’ai regardé partir, perdu au milieu de cette foule bruyante, me cherchant du regard, subissant tant bien que mal une situation qu’il avait toujours refusée, faisant visiblement des efforts pour ne pas céder à la panique et aux larmes. Je me suis dit que nous avions le devoir de réussir. Coûte que coûte. Il le fallait. Impossible d’échouer, car il ne nous le pardonnerait jamais. Le temps a fait son œuvre et notre garçon semble aujourd’hui heureux, ou tout du moins content, de cette nouvelle vie. Mais il nous a reproché longtemps, et nous reproche encore parfois, le déracinement que nous lui avons fait vivre. Immigrer, tout quitter, c’est aussi assumer le risque que nos enfants ne partagent pas notre projet. Un obstacle très sérieux à prendre en compte et à vivre. Une expérience parfois douloureuse pour tous. Le dialogue est toujours ouvert à la maison et chacun peut exprimer ses ressentis sans crainte d’être jugé. Libérer la parole est d’une aide précieuse dans des circonstances difficiles. Nous prenons régulièrement le temps de laisser nos enfants parler, verbaliser, exprimer leurs émotions face à cette nouvelle vie. Nous constatons qu’au fil du temps, ils l’apprécient et parviennent à se tisser un nouveau réseau social. Ils nouent de nouvelles amitiés, se créent de nouveaux repères, montent de nouveaux projets. Ils avancent, ils s’adaptent. Comme nous. S’adapter, s’intégrer, sont des mots qui, pour nous, ont été synonymes de travail. Nous sommes venus au Québec sans emploi. Trouver un travail à des milliers de kilomètres de distances, sur un marché du travail très flexible, dans lequel tout peut se jouer en quelques heures seulement, nous est apparu vain. Nous avons opté pour le pragmatisme en nous disant que notre dossier d’immigration avait été retenu et classé prioritaire, au regard de nos domaines de formation (responsable d’établissement pour personnes âgées ou dépendantes concernant mon épouse et éducateur spécialisé me concernant). Cela signifiait pour nous, au regard des critères drastiques d’immigration fixés par le Canada et le Québec, que nos métiers trouveraient certainement des débouchés ici. C’était un pari sur l’avenir à prendre. Nous l’avons pris. Depuis le début de notre projet, nous savions que nos économies ne nous permettraient pas d’aller au-delà des fêtes de fin d’années si nous ne trouvions pas rapidement de travail. Trois semaines après notre arrivée, le temps de nous installer, nous avons intégré un club de recherche d’emploi. Ces clubs permettent de réseauter rapidement et de faciliter l’accès au marché caché du travail. Ainsi, si 20 à 30% des offres de travail sont disponibles à tous sur internet ou dans divers supports d’annonces, l’essentiel des postes à pourvoir (entre 70 et 80% selon les chiffres avancés au sein du club de recherche) se trouve par le biais de l’exploration du marché caché (annonces paraissant à l’interne des entreprises, postes allant s’ouvrir sans affichage officiel, bouche-à-oreille, démarchage informel d’employeur, rencontres diverses, etc.). Il nous a fallu travailler autour de notre CV, nous préparer à démarcher de potentiels employeurs, à passer des entrevues d’embauche, nous adapter à de nouvelles terminologies d’emplois, accepter de repartir de plus bas (peut-être le plus difficile). Une véritable remise en cause à faire, qui n’a pas été des plus simples. Nous avions, mon épouse et moi-même, des emplois satisfaisants en France, qui nous permettaient de vivre correctement. J’étais employé de la fonction publique. Un emploi des plus stables. L’acceptation, le deuil de cet emploi, n’a pas été facile. Il m’a fallu plusieurs semaines pour digérer ce changement. Malgré les difficultés, cette expérience a été des plus concluantes, puisque nous avons eu la chance de retrouver facilement du travail. Des rencontres fortuites, des coïncidences heureuses, mais aussi la volonté et l’acharnement à vouloir décrocher quelque chose vaille que vaille, ont eu raison de nos doutes. Un mois après notre arrivée, j’ai retrouvé un emploi. Un mois plus tard, mon épouse travaillait. Le soulagement ressenti a été énorme, même si la réalité de ce marché du travail fait que rien n’est jamais joué d’avance et qu’il faut se préparer à être débarqué du jour au lendemain. Nous connaissons les règles de ce jeu et les avons acceptées, en nous disant que s’il est facile de perdre son emploi, il est également facile d’en retrouver un. La peur n’évitant pas le danger, nous profitons de chaque jour et le prenons pour ce qu’il est : une vie à lui tout seul. Des bilans, nous en avons fait. Plein. Quotidiennement ! Lorsque notre vie est à ce point bouleversée, chaque expérience est l’occasion de faire le point, ou presque. Certains jours ont été plus prospères que d’autres. Le cap des premiers mois est important à franchir. Trois mois ? Six mois ? Le délai varie selon chacun. Me concernant, il a fallu près de huit mois pour stabiliser mon moral, mes humeurs, pour être rassuré et confiant, pour être dans une dynamique plus positive. J’ai réellement connu des hauts saisissants et des bas vertigineux, en l’espace de quelques jours, voire quelques heures. Le prix à payer pour vivre une autre vie. Une autre vie ? Vraiment ? Le processus d’immigration est usant physiquement et nerveusement, même quand il est bien préparé. Il faut être solide pour affronter tous les obstacles qui se dressent devant soi, et nous comprenons que certains puissent renoncer. Nous concernant, nous n’y avons pas pensé. Nous nous sommes dit que nous n’avions pas vécu deux ans et demi de procédures pour abandonner sans nous laisser une chance de réussir. Des échéances ? Nous n’en avons pas. Pas vraiment. Nous ne nous fixons pas de durée pour rester ici. Nous ne savons pas si nous rentrerons, ou pas, un jour nous établir en France, ou ailleurs. Nous profitons de chaque jour en nous disant que l’avenir nous dira quoi faire. Notre intégration se poursuit. Notre réseau social, amical et professionnel se modèle. Nos repères s’ancrent peu à peu. Nous nous posons et sentons une grande fatigue nous gagner. Les mois écoulés n’ont pas épargné les organismes. Malgré les difficultés, nous savourons le goût de cette expérience. Nous sommes heureux de vivre les changements que nous avons occasionnés, car les changements, même radicaux, sont toujours bénéfiques. Nous avons beaucoup appris sur nous-mêmes, sur nos capacités d’adaptation. Nous savons qu’il faut tenter sa chance lorsque l’occasion se présente. Aujourd’hui, nous sommes conscients des risques que nous avons pris en réalisant ce projet. Même s’ils étaient anticipés et planifiés, les vivre a été une épreuve et une aventure formidables. Tout n’est pas, non plus, encore gagné et beaucoup d’obstacles risquent encore de se dresser sur notre route. Mais nous restons confiants. Confiants en nous-mêmes, confiants en nos enfants et confiants en l’avenir.
  4. Déjà 3 ans que nous sommes arrivés.. Et je ne suis pratiquement jamais revenue sur ce forum qui m'a tellement aidé avant mon départ. Nous n'avons pour l'instant jamais regrettés notre départ. Nous sommes arrivés avec un PTT fermé pour moi en tant qu'infirmière (contrat signé depuis la France avec le RSQ) et un PTT ouvert pour mon mari qui travaillait en France dans l'immobilier. Nos enfants, eux, 10 et 6 ans à l'époque ne voulaient pas partir de France, ce qui était je pense le plus dur pour nous (culpabilisant). Nous ne sommes pas partis pour fuir la France, nous aimons notre pays et nous nous voyons vieillir en France. Nous sommes venus au Québec pour "une tranche de vie", pour ouvrir l'esprit à nos enfants . Nous avons choisis la rive sud de Montréal pour s'installer. Nous étions tellement préparés à cette nouvelle vie que nous savions que nous allions galérer pendant au moins 1 an . Nous étions conscients que je bosserai les nuits, les week ends, que mon mari à 40 ans aurait peut être + de difficultés à trouver un job, qu'il faudrait recommencer au bas de l'échelle et accepter ce qu'on nous proposait. Nous connaissions personne, aucune personne ressource pour garder nos enfants.. Et heureusement que nous étions préparés psychologiquement et financièrement car la première année à été douloureuse : - Niveau budget, la première année est chère, il faut se loger, se meubler, s'acheter une auto, penser aux pneus neige, s'équiper pour l'hiver pour toute la famille. Bref, avec des enfants, il faut vraiment réfléchir aux finances avant de partir car les dollars filent très vite. -Niveau éloignement famille/amis, c'est un sujet encore sensible pour moi, impossible de cloner qui que ce soit ici. Ma famille et mes amis me manquent toujours autant . Mais quel bonheur de les recevoir chez nous, la relation est intense quand ils sont là. -Niveau professionnel, mon mari et moi avons comparés ça, à un reformatage complet du cerveau. Les premiers mois nous allions au lit le soir à 19h30 tellement nos cerveaux fumaient.. Je pense qu'avec 10 ans de moins, cela aurait été plus facile. Moi en tant qu'infirmière, le changement était important, les façons de travailler, les noms de médicaments, le vocabulaire.. le choc culturel était bien présent . Mais je savais que j'avais ma place et puis je n'avais pas fait tout ça pour rien, fallait que j'y arrive. Aujourd'hui je suis dans le service que j'aime et je ne souhaite pas changer. Mon mari lui était dans l'immobilier en France avec une situation confortable. Arrivé ici, il a trouvé en 1 semaine dans l'immobilier, mais le changement était trop radical, il n'a pas aimé la trop grande différence sur les façons de travailler. Il y est resté quelques mois puis à cherché ailleurs . Passionné de voiture, il travaille dans une concession auto, vendeur au départ puis 2 mois après on lui proposait le poste de directeur financier. Par la suite on lui a proposé un poste dans une autre concession qu'il a accepté et il ne veut plus changer, il aime son travail. - Pour les enfants : Ma fille elle s'est adaptée de suite, aucun problème. Quant à mon fils, ce fût difficile pendant 6 mois, je le récupérai tous les soirs avec les yeux rouges, il a eu beaucoup de mal, il ne comprenait pas sa maitresse, n'aimait pas le hockey... et ses amis d'avant lui manquait ..Très culpabilisant pour nous.. Aujourd'hui , ils ne veulent absolument pas rentrer en France .. Je les comprend car la vie est douce et sécuritaire pour les enfants ici. Tout est fait pour leur plaire. C'est sûr qu'ils ont moins de congés qu'en France mais je les trouve moins fatigués et moins malades. On peut les laisser aller à l'école à pied , il y a des parc dans chaque quartier, le rapport entre le professeur et l'élève est plus facile, plus détendu mais aussi très respectueux. Bref, pour nous, l'enfant est mieux de grandir au Québec qu'en France ( ce n'est que mon avis bien sûr, je ne suis pas ethnologue ..) - Niveau météo : C'est là où ça coince un peu. Famille du sud de la France, nous adorons vraiment l'hiver ici.. sauf que nous trouvons qu'il est vraiment trop long.. Nous allons entamer notre 4ème hiver et je n'ai pas du tout envie qu'il arrive.. Et c'est la première année que nous avons ce sentiment commun avec mon mari . Que ça dure de décembre à février mars ok, mais souvent jusqu'en mai les températures ne sont pas géniales et c'est long.. Alors on me demande souvent combien te temps je compte rester au Québec. Et bien je ne sais pas. Mon objectif est d'offrir le passeport canadien à mes enfants, ce qui devrait se faire courant 2018. Par la suite nous verrons. J'aime ma vie ici, je trouve le Quebec rempli d'opportunités, une chance pour mes enfants de pouvoir grandir ici. Mais l'hiver et l'éloignement familial feront que la question se pose et se posera souvent. Mais me re-projeter en France me fait peur car je pense ne pas être capable de me passer de tout ce que j'ai découvert ici, et de plein de petits détails qui font que je me sens bien au Québec. Si j'ai un conseil à donner à ceux qui veulent partir c'est : si vous êtes ouvert d'esprit alors faites le, on a qu'une seule vie. Mais faites le avec de la préparation et de l'argent aussi, surtout si vous avez des enfants. Je pense aussi qu'il faut que le couple soit fort car l'immigration est un yoyo émotionnel parfois dur à gérer. Nous avons vu pas mal d'expatriés se séparer depuis 3 ans. Voilà un bilan plutôt positif en fait avec une première année chargée en dépenses et en émotions et puis 2 autres années à consolider cette nouvelle vie ! Lulumigix
  5. Jamais un mot trop haut, un geste déplacé ou encore une engueulade. J'ai toujours trouvé les Canadiens, et les Québécois, très agréables. Pour manifester, les enseignants se rassemblent joyeusement le long des routes en brandissant des pancartes, sans aucunement gêner la circulation. Les policiers, eux, expriment leur mécontentement en changeant de pantalon de service. C'est fascinant cette absence apparente de rapports conflictuels. La diplomatie au quotidien Puis on plonge plus profond dans la culture locale. On devient plus attentif aux subtilités. On acquiert progressivement cette indéfinissable "Expérience Québécoise". Il m'aura ainsi fallu un certain temps avant de m'apercevoir qu'entre un compliment et une bonne nouvelle, mon propriétaire glissait discrètement des choses moins agréables. Hop hop hop ! Ni vu ni connu. Et en bon adepte de la technique des compliments sandwich, il ne perdait jamais sa bonne humeur. Il aurait pu nous aviser franchement que nos voisins se plaignaient du bruit, que c'est inacceptable, que nous donnons une mauvaise éducation à nos enfants, etc. Au contraire, il est passé nous voir et a trouvé formidable que nos enfants s'adaptent aussi facilement à leur nouveau cadre. Mieux, puisqu'ils débordent d'énergie, il nous a suggéré de nombreuses activités dans la région : camps de jour, cours de musique, clubs sportifs... Nous avons tellement apprécié cette discussion que ce n'est qu'après coup que nous avons réalisé ce qui avait sans doute motivé sa visite. Fin diplomate. Chapeau. Et que dire lorsqu'il est venu s'assurer que nous étions confortablement installés ? Il a fait le tour du logement pour identifier tous les travaux à faire. Charmante attention. Isolation des fenêtres, poignées d'armoires, peinture qui s’écaille, nettoyage de la cheminée... Tout a été vérifié. Minutieusement. Il s'est inquiété de savoir si niveau emploi nous avions trouvé nos marques, si nous comptions rester dans la région ou pas, etc. Nous lui avons partagé nos projets. Il nous a partagé son avis et nous a encouragés. Excellent échange. Comme d'habitude. Que demander de plus ? Un propriétaire au petit soin de ses locataires. Super. C'est quand nous avons reçu son courrier la semaine suivante que nous avons mis son intérêt en perspective. Nous avions soudain l'impression qu'il était venu s'assurer que nous n'avions absolument aucune intention ni aucune raison de quitter cet appartement alors que le loyer allait augmenter de 10%. Tranquille, le bonhomme. On n'avait rien vu venir. Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l'écoute : Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. " Le Corbeau, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus. (extrait "Le Corbeau et le Renard", Jean de la Fontaine) Aujourd'hui quand quelqu'un me complimente, j'ai le sourcil interrogateur qui se lève. Un réflexe. Derrière ses flatteries, je sais que Maître Renard s’en vient avec quelque chose que je vais possiblement ne pas apprécier. Alors surtout ne pas lâcher le camembert ! Des compliments qui parfois n’en sont pas vraiment Dans ma compagnie, on distribue beaucoup de compliments : pouces levés, coups de chapeau, nomination pour l'employé du mois, trophée pour l'employé du trimestre... Dans le même temps, on n'hésite pas à remercier sur l'heure des salariés. Histoire sans doute de maintenir l'équilibre de l'Univers. Mais un compliment ne protège de rien. Maître Corbeau peut en témoigner. Ce n'est pas exceptionnel qu’une personne reçoive des compliments et soit invitée à faire ses cartons juste après. Il n’y a pas si longtemps, mon boss s'était déplacé spécialement pour me voir. Pendant que je l'écoutais, une lumière orange clignotait dans ma tête. Mille questions se bousculaient. Des félicitations ? Vraiment ? Pourquoi à ce moment précis ? Est-ce que j'ai vraiment réalisé quelque chose d'exceptionnel ? C'est positif pour ma prochaine évaluation ou est-ce qu’il y a un loup caché quelque part ? Je me souviens mes premiers mois de travail au Québec. J'étais sur mon petit nuage. Je recevais beaucoup d'éloges. En fait, je ne recevais que ça. Je réclamais des remarques constructives, mais j'étais incapable de les saisir. Je m’attendais à ce qu’ici aussi, si quelqu’un voulait me faire une critique, il fronce les sourcils et parle avec un ton grave. Aussi, ça m'a pas mal surpris lors de ma première revue de performance quand mon bosse sorte une longue liste de points à améliorer. L'atterrissage a été rude. Un choc culturel. Mais la leçon a été apprise. Quand un entrepreneur me fait des compliments, je check son travail plusieurs fois. Quand la dame de la garderie me raconte que ma fille a été formidable, je comprends tout de suite qu’elle a regardé la Reine des Neiges en boucle toute la journée au lieu d’avoir des activités pédagogiques. Quand mon banquier me félicite, je prends tout mon temps pour bien relire chaque ligne de ses documents. J’en ai mangé des compliments sandwich. Suffisamment pour savoir que certains peuvent avoir un arrière-goût nauséeux . Un dernier sandwich pour la route ? Les années ont passées. Hier, je menais un point d’évaluation avec un collègue, nouvel arrivant au Canada. Je tenais vraiment l’occasion d’une bonne engueulade pour bien mettre les poings sur les i. Et puis j'ai repensé à mon ancien propriétaire et à sa façon de se faire apprécier.même quand il t’annonce avec un grand sourire la pire nouvelle pour toi. Et j’ai joué ma game comme il me l’a appris. Toute en finesse. Pour limiter les réactions violentes. Ce qui a été dit Ce qui aurait pu se dire ailleurs Il me semble que ton intégration se déroule très bien, correct ? Ça fait déjà un moment que tu es avec nous. Tu es toujours en phase d'intégration quand un stagiaire est complètement autonome après 2 semaines. C’est pas possible ! Est-ce que tout le monde dans l’entreprise te consacre suffisant de support ? Pourquoi est-ce qu’il faut encore te tenir la main ? Ton approche analytique et systématique est très innovante. Tu saoules tout le monde à remettre toujours tout en question ! C’est intéressant, mais je pense qu’on n'est encore très loin d’être rendu à ce niveau ici. Qu’en penses-tu ? Mais quand vas-tu enfin arrêter de jaser et faire ta job ? Et sinon, comment vois-tu ta contribution dans l’équipe ? As-tu la même impression que nous autres: que tu n’apporte rien ? De ce que je vois, je pense que ton projet risque d’entrer dans une phase délicate. Bon. Malheureusement, j'ai une mauvaise nouvelle pour toi... J’imagine qu’on devra sans doute procéder à quelques ajustements. Une grosse cible est dessinée dans ton dos Il risque d’y avoir pas mal de pression prochainement. Dès que tu franchiras la porte, un snipper t'attend Mais c’est normal dans la vie d’un projet Allez, si tu veux chialer, ne te gêne pas. La boîte de kleenex est là pour ça. Et une fois qu’on aura traversé ces turbulences, ça ira beaucoup mieux, tu verras. Ta remplaçante est plus mignonne que toi, moins chère et prête à bosser beaucoup plus dur. Ca ne peut être que mieux. Ça sera super fun. Tout le monde a hâte de travailler avec elle Tu es partant ? Voilà, tu peux aller vider ton cubicule maintenant. A bien y réfléchir, la société québécoise est autant, sinon plus violente que les autres. Mais avec ses spécificités culturelles, un grand sourire, et quelques compliments pour enrober le tout, les choses passent souvent mieux. Enfin... ça dépend pour qui.
  6. La réussite est individuelle Je ne suis probablement pas le seul qui – quelque part au milieu de sa réflexion - a envisagé le Canada en ces termes : « des gens sans talents exceptionnels, avec moins de qualifications et moins d’expériences ont pourtant bien réussi au Canada. Alors, si ça va pour eux, c’est certain que ça devrait aller pour moi ». Qui n’a pas passé du temps à glaner des statistiques ou à vérifier les durées moyennes des procédures ? Quel candidat à l’immigration n’est pas aussi impatient qu’un enfant la veille de Noël d’être au Canada quand il entend que des nouveaux arrivants trouvent un premier emploi seulement quelques jours après leur arrivée ? On se compare. On se rassure. Mais au final, est-ce que ça fait vraiment du sens ? Il n’y a pas deux immigrants identiques. Il n’y a pas deux parcours identiques. Les exigences qu’il fallait satisfaire l'année dernière n’auront peut-être plus rien à voir avec celles qui seront effectives dans quelques semaines. Chaque cas est unique. Essayer de comparer ce qui, par nature, est complètement différent conduit à des conclusions aléatoires. Le taux de chômage parmi les immigrants, le nombre élevé de séparations ainsi que toutes ces annonces sur kijiji/craiglist de personnes bradant leurs biens pour financer un retour à la case départ sont là pour l’attester : le succès des uns n’implique aucunement la réussite des autres. Des rencontres extraordinaires Les moyennes et autres statistiques sont trompeuses. Un immigrant modèle, ça n’existe pas ! Ce qui a pu réussir pour les uns n'est absolument pas une garantie de succès pour les autres. Malgré tout, voici quelques rencontres faites ces derniers mois que je trouve particulièrement inspirants : - Pendant les fêtes, nous étions invités dans les environs de Québec. De l'extérieur, la maison ressemblait à toutes les autres. Rien d’exceptionnel. Jusqu’à ce que je découvre au détour d’une photo, que la discrète mère de famille est la fille d’un chef d’état. Aussitôt, je me suis demandé où étaient les murs en marbre, les voitures de luxe et tout le bling bling mentionné dans les magazines people. Mais c'était juste une famille ordinaire au Canada. J’aime cette idée que chaque immigrant, indépendamment de son passé, peut se forger une nouvelle vie. Immigrer, c’est l’occasion de prendre un nouveau départ. - A 20 minutes de Vancouver, j’ai fait la rencontre de P., d’origine suisse. Il est devenu multi-millionnaire en vendant son application informatique de gestion de portefeuille à une entreprise nationale. Dans mes connaissances, nombreux sont les Canadiens (surtout anglophones) qui exercent une deuxième activité dans leur sous-sol ou dans leur garage : ébénisterie, peinture, ferronnerie, cours de musique, salon de coiffure, saisie de déclarations d’impôts, etc. C’est une excellente idée, je trouve, d’investir ainsi l’espace dont on dispose chez soi. Plutôt que d’y entasser des bidules et de la poussière, c’est plutôt malin d’en faire un terrain de jeu, y devenir son propre patron et qui sait, poser les fondations d’une entreprise qui ira conquérir le monde. - J’ai rencontré K. à Victoria. Ses enfants ont tous grandi au Canada. Parfois il pense leur faire découvrir leurs origines néerlandaises. Peut-être feront-ils ce voyage initiatique un jour. En attendant, ses fils exploitent une plantation de canneberge pendant leur temps libre et sa cadette s’occupe de la vente sur facebook. Cela leur offre un joli revenu d’appoint pour financer leurs extras : croisières dans les Caraïbes, semaine de sports d’hiver, etc. Depuis que nous sommes au Canada, nous essayons nous aussi de développer la fibre entrepreneuriale auprès de nos enfants. - R. est arrivé à Sherbrooke dans les années ’80, pour étudier à l’université. Aujourd’hui, il est à la tête de plusieurs commerces. Ses affaires sont florissantes. On le retrouve dans de nombreuses associations : chambre de commerce, parade de Noël, fêtes de quartier, actions communautaires, etc. Acteur très impliqué dans la vie sociale, c’est aussi un mécène particulièrement généreux. Et comme si cela n'était pas suffisamment altruiste, il trouve encore du temps pour aider les nouveaux arrivants à réaliser leurs projets. Un ancien immigrant qui à son tour aide d’autres immigrants. - D. est arrivée au Québec il y quelques mois avec son mari recruté depuis le Sri Lanka. Cela ne fait pas longtemps qu’elle suit des cours de francisation, mais il faut l’entendre. C’est juste impressionnant ! Elle est aujourd'hui capable de passer une entrevue téléphonique en français alors qu’il y a moins d’un an elle n’en connaissait pas un mot. Du coup son CV est relégué au niveau d’un accessoire anecdotique. Rien qu’à l’entendre, on ne peut qu’être convaincu que, dans un temps très court, elle est capable d’identifier un problème, évaluer sa priorité et mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour le résoudre. Alors évidemment, devant sa démonstration d’efficacité, les employeurs se sont battus pour lui pour proposer le poste qu’elle voulait. Les efforts paient. C’est un plaisir de côtoyer des immigrants aussi déterminés à déjouer les préjugés. C’est le genre de rencontre qui pousse à toujours en vouloir beaucoup plus. Et ce ne sont pas les défis qui manquent : la résidence permanente, une maison, la citoyenneté, des revenus à 6 chiffres, des vacances à Cuba, un chalet, un appartement en Floride, etc. - En 1992, P. a fui la guerre avec seulement quelques livres dans une valise. Il a atterri avec sa famille dans la région de Sherbrooke. Le manque de perspective professionnelles, la complexité du français et le froid les ont poussés hors du Québec. Présentement en Ontario, leur aîné est pilote dans l’armée de l’air canadienne et leur cadette achève ses études de médecine. Ils ont une maison spacieuse, des SUV neuves dans leur allée, un bateau de 27 pieds pour profiter de l’été… Pourtant, leur regard est triste, parfois éteint. Comment être heureux, me racontent-ils, quand tout ce qu’ils ont leur rappelle que leur village a été littéralement rasé et leurs proches tués sous leurs yeux ? L’abondance qu’ils ont ici ne peut pas remplacer le peu ce qu’ils ont perdu dans les horreurs de la guerre. Immigrants, nous avons tous une histoire unique Il y a possiblement des leçons à tirer de ces expériences. Mais la plus importante à mon sens est la suivante : derrière chaque immigrant, il y a une histoire exceptionnelle à découvrir. Ces témoignages, plus qu’autre chose, sont de formidables motivants dans mon parcours d’immigrant. J’aime être challengé ainsi par l’expérience des autres. Alors nul doute que cette année sera encore l’occasion de nouvelles aventures et de nouvelles rencontres marquantes. Rendez-vous autour d’une bière ?
  7. Salut à toutes et tous. J'espère poster ce petit récit au bon endroit. Je propose de retracer, dans ce topic, l'ensemble des démarches liées à notre projet d'immigration au Québec, afin de vous faire partager nos questionnements, nos doutes, nos avancées et nos espoirs. Petite présentation pour commencer. Je m'appelle Nicolas, je suis âgé de 40 ans et travaille comme éducateur à la Protection Judiciaire de la Jeunesse depuis bientôt 11 ans. Mon épouse est âgée de 38 ans et travaille comme responsable dans un établissement médico-social. Nous avons une petite fille âgée de 10 ans et un garçon âgé de 07 ans. Sans oublier notre "petit" toutou (presque 50 kilos), qui nous suit partout depuis bientôt 07 ans. L'expatriation est quelque chose de connu chez nous puisque nous sommes partis vivre sur l'île de la Réunion pendant plus de 06 ans. Partir loin de chez soi, nous connaissons. Ce qui fait que ce départ futur pour le Québec est déjà écrémé de quelques appréhensions et inquiétudes. Commençons par le commencement en vous faisant part de nos premières démarches. Après avoir parcouru ce forum, et tant d'autres, après avoir étudié les nombreux sites officiels liés à l'immigration au Québec, après avoir lu de nombreux ouvrages sur ce sujet et après être partis visiter cette belle province pendant près de 3 semaines, nous avons décidé de concrétiser ce projet qui nous trottait dans la tête depuis plusieurs années : nous installer au Québec. Aujourd'hui, ce long processus n'en est qu'à ses balbutiements. La phase de prospection s'achève tout juste.Les premières démarches vont débuter. Etape 1 : Demande d'évaluation comparative des diplômes Parcours scolaire de mon épouse : Maîtrise en Administration Economique et Sociale (AES) et obtention du CAFDES (Certificat d'Aptitude aux Fonctions de Directeur d'Etablissement Social et médico-social) Mon parcours : Licence AES et obtention du DEES (Diplômes d'Etat d'Educateur Spécialisé) Nous achevons d'effectuer l'ensemble des copies certifiées conformes de nos diplômes et de nos relevés de notes. Non sans mal puisque nous nous heurtons déjà à quelques complications purement administratives. Je n'ai, en effet, jamais réclamé mes diplômes de DEUG et de Licence et, après bientôt 18 années, je me mets en quête de les récupérer auprès de mes anciennes universités...Après de nombreux contacts téléphoniques et mails sans résultats, j'ai enfin obtenu un retour positif de la fac concernant mon diplôme du DEUG. Les pièces nécessaires à la délivrance sont parties aujourd'hui. D'ici un mois, tout devrait arriver à la maison. Comme quoi, faut jamais désespérer. J'ai fais de même pour la seconde université auprès de laquelle j'ai obtenu ma licence. La demande d'évaluation comparative est remplie et prête à parti au MICC. Nous avons opté pour faire évaluer tous nos diplômes. Les copies certifiées conformes sont faites, non sans avoir dû amadouer la préposée de l'état civil de la mairie du coin qui a du me maudire avec ma liasse de paperasse à faire certifier et qui me réclamait un courrier du Québec justifiant l'obtention de copies certifiées conformes (ben voyons... On en a tous un sur nous, hein !). La p'tite dame m'a également réclamé la pièce d'identité de ma femme, en me disant que c'était obligatoire pour pouvoir faire certifier ses diplômes (pas utile du tout). Elle m'a même demandé si j'habitais bien la commune (rien avoir avec la choucroute). Bref, elle avait pas envie de me faire ces fichus certificats.J'ai donc pris mon plus beau sourire et, après quelques explications transmises avec humour histoire de décoincer l'atmosphère, j'ai pu obtenir les précieux documents, que j'ai fait faire en deux exemplaires, histoire d'éviter d'avoir à y retourner en cas de problème. Je suis arrivé à 11h15 à la mairie avec deux personnes derrière moi. J'en suis reparti à 11h50 avec 12 qui attendaient et des bureaux qui fermaient à midi... Départ sur la pointe des pieds obligatoire. Le dossier est donc complet, hormis les originaux des diplômes du DEUG et de la Licence me concernant que je vais patiemment attendre. Du coup, l'envoi de la DCS est reporté d'autant, mais j'aurai l'esprit tranquille de savoir que toutes les pièces sont présentes dans notre dossier. Etape 2 : Passation du TCFQ Premiers contacts pris dans notre coin (Lyon et Annecy). Pour info, Annecy, bien qu'inscrit dans la liste des centres agréés, ne fait pas passer le TCFQ. Nous contactons Lyon cette semaine et tentons d'obtenir un rendez-vous proche. Voilà, vous savez tout sur l'état d'avancement de notre projet. Nous vous tiendrons régulièrement informés de nos démarches, histoire de partager avec vous un morceau de cette passionnante aventure.
  8. Voilà l'heure d'un petit bilan s'impose alors je ne sais pas vraiment pourquoi je l'écris mais y a quelques personnes sur le forum qui me connaissent à travers les commentaires que j'ai pu laissé ou les avis souvent vif que j'ai pu laisser ici ou là sur le forum. Alors bref récapitulatif pour ceux qui me découvriront en lisant ce bilan. Je m'appelle Lewis j'ai 30 ans aujourd'hui, j'ai débarqué ici le 15 Août 2013 avec 100 kg de bagages, toute ma vie en somme!! J'ai quitté une situation correcte en France (salarié de la RATP) pour essayer de voir où je suis capable d'aller... J'ai commencé par quelques cours au cégep du vieux Montréal en informatique le DEC histoire de me remettre en scelle (j'ai un DUT en stat info décisionnel) mais je n'ai pas appris grand chose donc j'ai quitté au bout d'une session, j'ai connu les jobines en bois à 11$/h l’entrepôt Dollarama de la station de la savane, le traitement de courrier chez Symcor, bus boy dans un restaurant qui a déjà fait faillite et j'en passe... Au début j'ai eu du mal à me faire à la vie d'ici, j'avais du mal à socialiser je vivais au résidence de l'UQAM sur St-Urbain pour ceux qui sont de Montréal ça situera. Le sport m'a beaucoup aidé dans ma phrase d'adaptation, je me suis entraîné souvent durant mon 1er hiver au YMCA celui du centre ville sur la rue Stanley... et sans le savoir c'est ici que ma vie va littéralement basculer.... Nous sommes en janvier 2014 je suis pleine déprime sentimentale énième brouille avec une ex venu de France pour tenter de recoller les morceaux le tout qui ce concluant par un mélodrame lors d'un week-end à NYC rocambolesque dont je vous épargnerai les détails... Donc au fond du sac je vais m’entraîner en vu du marathon de Montréal au début de l'automne 2014 au YMCA et c'est la que je vais rencontrer la fille qui va faire basculer mon aventure au Canada cela à commencé par des regards insistant à chaque fois que j'étais présent puis une discussion, puis des entraînements ensemble, puis l'échange de Facebook mouais on est en 2014 Je savais qu'avec elle les choses se passeraient bien et que ça irait loin et très vite car au mois de mai nous déménagions au plateau alors que nous nous sommes officiellement mis en couple en février 2014. En décembre 2014 notre fille est née (yep on a pas perdu de temps c'est clair ) j'ai pu rentrer à la Banque nationale grâce à la recommandation de son gestionnaire en janvier 2015, nous nous sommes mariés en mai 2015 en Martinique l’île dont ma mère est originaire mémorable Ma femme est Roumaine elle aussi a immigré au Canada quelques mois avant mois d'ailleurs Nous avons acheté une maison dans l'ouest de l'île et nous attendons notre deuxième un garçon pour début mai de cette année, je vais quitter la banque dans quelques semaines, j'ai monté mon entreprise et je vais désormais travailler pour mon propre compte. En venant ici j'étais loin d'imaginer que mon destin basculerais de la sorte j'ai vécu tant d'émotions depuis que je suis ici!!! Le Canada m'a déjà beaucoup donné, je pense avoir pris la meilleur décision en venant ici... Je ne savais pas où je mettais les pieds mais j'ai clairement trouvé chaussure à mes pieds, je me sens moi-même ici, je sens moins de barrières ici qu'en France je ne compare plus tellement c'est évident en tout cas moi ça me convient parfaitement!! Je me sens chez moi ici ce que je n'ai jamais pu ressentir en 27ans en France oui forcement on me demandait toujours d'où je venais donc je me suis toujours senti comme un étranger là-bas. Je n'ai pas de rancune, je sais que c'est un problème récurant en France mais c'est un autre débat... Je vais conclure sur cette note positive La France c'est ma mère je l'aimerais toujours malgré le mal qu'elle a pu me faire, et le Canada c'est ma femme celle qui m'a donné le bonheur qu'un homme rêve d'avoir.
  9. Chaque matin en conduisant ma fille, je trouvais fantastique tous ces benevoles qui donnent de leur temps a chaque intersection pour permettre a nos enfants de traverser les routes en toute securite. Ils sont toujours la. Qu'il pleuve, qu'il neige, ou qu'il y ait milles choses plus interessantes a faire ailleurs. Ca semblait tellement normal de les voir dans le paysage. Et puis, j'ai eu un petit pincement quand j'ai decouvert que ce n'est peut etre pas qu'un choix... Brigadier scolaire, c'est un metier (exemple: Offre d'emploi : brigadier scolaire sur appel). Difficile. Chichement paye. Avec des horaires impossibles. Pas evident de vivre decemment de cela, ou meme de completer sa journee avec un autre emploi. J'ai souvent vu des personnes d'un certain age assurer cette fonction. Mais pas exclusivement. Joannie, n'a pas la cinquantaire. Je devine que sa vie n'est tous les jours rose. La semaine derniere, en se rendant au parc a cote de leur garderie, les enfants n'ont pas fait qu'echanger quelques phrases avec elle. Ils lui ont apporte du chocolat, une cafe chaud, et ont aussi prepare une chanson pour lui rechauffer le coeur. Lorsque ma fille ma racontee sa journee, elle etait tres fiere de cette initiative. Moi aussi. Cette nouvelle annee commence bien. En passant, voici une video sur le meme theme...
  10. Notre expérience du Canada ne se fera pas ! Nous avons commencé à réfléchir à ce projet de départ il y a longtemps, en fait, dès 2004. A lépoque nous étions sur Nantes, moi en CDI avec un bon travail mais un peu saturé du poste, mon ami avait des emplois plus précaires et moins stabilisés. Nous avons tous les deux évolués assez rapidement, mon salaire a presque doublé en moins de 10 ans, mon ami a été recruté en CDI dans un grand groupe dassureur où il est passé du niveau bac à bac+5 sur son temps personnel. Nous voilà en 2011, avec toujours, ce projet à cur. Sans savoir réellement ce qui nous motive.Plusieurs choses en fait : lenvie de partir, de changer, de vivre une nouvelle expérience voire de se mettre un peu en danger, en difficulté face à un environnement totalement nouveau, nécessitant de mobiliser nos capacités dadaptation, dêtre humble, de faire sa place modestement. Notre dossier de CSQ déposé, nous recevons une réponse ultra rapide, moins de 1 mois ! Très motivant pour nous ! Entre temps, nous tergiversons Y aller ? Rester ? Nous décidons donc de nous y rendre en été ; 15 jours à arpenter Montréal, à découvrir cette ville, ses quartiers, ses restaurants, son ambiance estivale. Très plaisant ! La balade en vélo le long du canal Lachine jusquà Saute-Moutons, une ville très verte, ensoleillée, agréable, très propre (ça nous change !). Le temps semble plus lent. Nous sommes un peu surpris par la frénésie du sport, du vélo (ne pas marcher sur une piste cyclable, danger de mort !). Mais on sent que la Ville renaît dun rude hiver. Certes, les mets sont moins exotiques, les saveurs plus américanisées (je connais très bien les USA pour y avoir vécu et travaillé), les supermarchés regorgent de junkfood, les fruits et légumes souvent importés, mais il règne une certaine tranquillité de vivre. Entre temps je connais une forte progression dans mon travail, je change de poste et à nouveau mon salaire augmente nettement. Mon ami poursuit son évolution aussi, il est muté dans une agence, passage obligé pour évoluer vers un poste de cadre à moyen terme. Le dossier est mis un peu en suspens et nous décidons même de ne pas le poursuivre. Même si notre impression de Montréal est bonne, nous prenons beaucoup, beaucoup de renseignements et nouons des amitiés avec des expatriés sur place. Leur analyse, leur vie là-bas sont plus mitigées que notre enthousiasme. Notre niveau de rémunération en France (presque 100.000 par an à deux) est confortable, le sacrifice sera-t-il acceptable ? Après un an dabandon du dossier et à loccasion dune de nos très nombreuses conversations sur le sujet, nous décidons de le reprendre : la vie vaut la peine dêtre risquée ! sans piment pas de saveur ! ne pas changer cest stagner, rester en France est confortable certes mais une vie sans aventure nest pas stimulante ! Tous les deux sommes exaspérés par le système français : non pas que la solidarité nationale ne soit pas un bénéfice mais parfois, cest un peu trop : comment peut-on donner un revenu de solidarité active (déjà le terme « revenu » !) sans aucun travail en échange ? Pourquoi ne pas demander aux demandeurs demploi un effort de 1 ou 2 jours par semaine de travail bénévole (association, aide aux anciens, etc.) en échange des prestations perçues ?! ça permet au moins de ne pas perdre pied avec le monde professionnel et de rester actif ! Sans compter le monde du travail avec son système trop hiérarchique, conservateur, nos Directeurs qui se comportent en véritables « châtelains » avec leurs cours, leurs avantages, leurs droits divinsNous voilà donc à nouveau enthousiastes, nous poursuivons les démarches avec le fédéral, réponse fulgurante : en moins de 1 mois nous avons le feu vert pour la visite médicale ! Certes notre dossier doit être jugé « bon » (nous avons tous les deux 10 ans dexpérience, bac+5 minimum, moins de 40 ans). Et nous avions prévu un voyage en février de cette année 2013 pour nous faire une idée de lhiver et rencontrer nos amis sur place. Ce voyage sera un choc terrible !! Dabord, il fait froid, ok on le sait tous, il fait froid au Canada. Oui il y a du soleil, oui cela relève les températures ; mais quand il fait froid, que faire ? Si vous naimez pas trop les sports dhiver (patin à glace, ski, luge, etc.)que faire ? La ville souterraine ? On se lasse viteNous vous conseillons dailleurs de vous y rendre à 7h du matin pour voir une face cachée du Québec : les sans-abris sy regroupent pour se réchaufferet ils sont plutôt nombreux ! Bref, en hiver, difficile davoir des activités : on reste donc plutôt chez soiEt nous avons imaginé 4 mois dhiverQuel ennui ce doit être ! Et puis nos amis sur place nous ont glacé le sang ! Ils travaillent tous, cest vrai et du travail sur place, ça ne manque pas. Oui les diplômes ont moins dimportance. Mais tous confirment : sans expérience Québécoise on nest pas intégré. Peu importe vos bac+10 et vos 10 années en France, ici, on se doit davoir son expérience QuébécoiseMais alors, pourquoi mettre comme critère de « recrutement » sur les dossiers CSQ, les diplômes, expériences, langues parlées comme autant de critères plus favorables à votre notation? Pourquoi demander des francophones, bien diplômés, avec de lexpérience, jeunes ? Il semble quune vraie hypocrisie règne à ce niveau Sans parler bien sûr du business considérable que la politique dimmigration doit générer (faites le calcul du coût dun dossier par rapport au nombre de postulants dans le Monde). Bref, tous nos amis sur place, venus de France confirment : il faut passer par une expérience Québécoise et une chute vertigineuse de revenus. Mais ce qui nous a le plus choqué cest la discrimination. Tous confirment aussi : un français sera moins bien rémunéré, moins bien traité parfois quun Québécois pur souche Et tous en font lamer expérience aujourdhui, en tous cas, dans les 3 premières années de leur arrivéeOutre ces discriminations, nous navons pas retrouvé, cet hiver, la joie de vivre de lété. Nous avons ressenti très fort une société très individualiste, chacun pour soi, peu de communication, des visages fermés, une forme de vague à lâme. Et puis les prix nous ont surpris ! Un restaurant pour deux avec un plat, une boisson, un café, 50 euros ! Certes cest au Laïka, lieu un peu branché mais rien dextraordinaire ! La nourriture, tant au restaurant quau supermarché, reste un défi pour nousDifficile dy trouver son bonheur. Les logements aussi, mal équipés, mal isolés, de mauvaise facture (nous avions un T3 dans un immeuble de 2010). Certes, sexpatrier cest accepter ce changement. Mais nos amis nous ont fait la peine ; ils se battent, en bavent vraiment, travaillent dur. Et ce que nous venions chercher, eux aussi dailleurs, on ne le trouve pas : lorganisation au travail leur semble désastreuse, à force de ne pas vouloir de conflit, les services communiquent difficilement entre eux, on ne se dit pas les choses pour ne pas froisser lautre et du coup, les axes de progression sont souvent peu incités : fais ce quon te dit, pas de vague ! Chacun de nos amis était venu trouver un marché du travail ouvert (il ne lest pas tant que ça), des rémunérations plus intéressantes (elles le sont si votre niveau de revenu est faible en France, pensez à compter TOUS vos avantages : allocations, défiscalisation, santé, médecin de famille avec suivi, tickets restaurants, mutuelles dentreprise, jours de carence payés, congés payés et RTT, chômage, etc). Sur place nos amis ont vécu de grands moments avec les médecins le système de santé Et de conclure : si tu es très malade, mieux vaut rentrer ou aller à Cuba ! Au-delà de ça, nous avons trouvé Montréal triste, peu dactivités sont proposées lhiver (à linverse de lété), culturellement, cest léger, socialement cest un peu chacun pour soi, au niveau professionnel les témoignages ne sont pas bonsAlors pourquoi tenter le diable ?! Oui nous avons en France des tas de contraintes et de sources dénervement quotidiennes (les transports, les impôts, le chômage, etc.). Nous avons mille raisons de nous plaindre, chaque jour. Mais regardons avec objectivité nos avantages ... Nous avons fait deux voyages (et moi 3 en tout) au Québec, rencontré des dizaines de personnes, échangé avec autant, nous avons lu des dizaines douvrages, de livres de récits. Notre avis nest pas fondé sur une idée préconçu il sest construit sur plusieurs années de réflexion, de débats. Lors de notre séjour cet hiver nous avons terminé notre semaine par un déjeuner à Commensal (une cafétéria végétarienne, très bonne !). Un vieux monsieur à la retraite nous a abordé en comprenant notre origine. Il est Québécois et nous raconte sa vie, riche de découvertes, de voyages, de rencontres. Nous lui parlons de notre projet et de notre situation en France. Il déchante et conclue : si je devais minstaller aujourdhui dans un pays, je choisirai le vôtre, La France. Il est rempli de défauts. Mais les gens sortent pour dire quils ne sont pas daccord. Et vous mettez en uvre la solidarité nationale. Un pays qui éduque ses enfants et qui soigne ses citoyens gratuitement est digne dune démocratie. Cet échange a conclu notre séjour et confirmé notre choix. Lherbe nest pas toujours plus verte ailleurs !
  11. Je n'aurais jamais pensé que ma vie aurait été aussi mouvementée et je m'en réjouis maintenant. Je m'appelle Véronique, j'ai quitté la France en août 1994 avec mon mari et mes 2 enfants alors âgés de 5 et 7 ans. Tout allait bien jusqu'à l'année de tous les changements...Divorce, puis perte d'emploi, vente de la maison, j'ai connu pas mal de désespoir, j'étais un peu perdue et pour couronner le tout, lorsque j'avais retrouvé enfin une job, j'étais tombée sur une boss xénophobe qui m'a sapée le moral. Je ne me sentais plus aussi forte qu'avant, autant dans ma vie personnelle et professionnelle. 2003 J'ai rencontré mon nouveau chum au Québec, on a vécu 2 ans là bas et j'ai eu, j'ai ressenti un manque de ma famille. Je sentais que ma mère vieillissante avait besoin de moi, que les enfants de mon frère grandiraient sans moi.et une petite fille venait de naître du côté de ma belle famille. Nous décidons donc de rentrer. Mes enfants sont adolescents, un peu indépendants ces derniers temps comme s'ils se détachaient, le cordon était entrain de se rompre, j'acceptais aussi le fait qu'ils prennent leur envol. 2006 Mon fils nous a suivi en France où il vit encore mais ma fille a décidé de rester. Elle m'avait dit qu'elle réfléchissait, qu'elle finissait son année scolaire et qu'elle reviendrait ….peut-être. Elle m'a écrit un courriel 2 mois après mon retour, m'expliquant son vœu de rester... Ce fut tout un choc pour moi. Nous sommes fusionnelles. Je l'ai comprise car laisser ses amis lorsqu'on est ado est très difficile. Mon retour en France ne fut pas facile, tout allait trop vite pour moi, tout était étroit, je ne me sentais plus française, je n'étais plus chez moi.11 années de Québec m'avaient transformée ! Je me rends compte alors qu'il me faudra faire beaucoup d'efforts pour m'intégrer dans mon propre pays et ce ne sera pas facile. Beaucoup de choses me dérangent : les coups de klaxons les magasins, banques, poste qui ferment pendant midi ce qui fait qu'on est toujours entrain de courir avant que ça ferme. les gens qui crient (hurlent) après leurs enfants l'administration lourde les clôtures, les volets le jour qui se lève tard en hiver la neige me manque à Noël ! L'Halloween aussi me manque etc. etc. Bien sûr avant de partir j'acceptais ce style de vie à la Française puisque je ne connaissais rien d'autre. Mais j'ai du changer. Je me trouve même différente de ma famille. Elle est toujours restée dans le village natale et n'a jamais connu autre chose que ses frontières campagnardes. Je vois mes frères équipés d’œillères, fermés... Je suis déçue... Je trouve divers petits boulots en intérim, très durs physiquement. en parallèle, je suis artiste peintre, Je crée ma petite entreprise de peinture décorative sur bois , je fais des expositions, je décide de restaurer des meubles bref, je tente de faire ma place. Le Québec me manque, grave comme disent les d'jeunes ! Ma fille mes amies, mes habitudes de vie. Je ne me sens pas bien ici, je lutte mais rien ne marche comme j'aimerais et c'est normal, je ne peux changer le rythme de vie d'ici voyons ! Serait-ce moi qui ne suis pas à la bonne place ? Je prends une bouffée d'air en partant un mois en mars 2009 au Québec, retrouver fille, amis, rythme hmmm que du bonheur!Je rentre reboostée, ça m'a fait du bien mais je décide de continuer en France. Je me dis qu'un billet d'avion peut me combler et ça me semble plus facile que de tout plaquer pour retourner. En France, j'aime les paysages, les randos qu'on fait à vélo, à pieds en montagne, la mer toute proche, la bonne bouffe qu'on trouve à proximité, les 5 semaines de congés etc. etc. Puis une bad luck nous tombe sur le coin du nez en mai 2009 : cancer du sein. Traitement pendant 1 an et demi, conséquence :fermeture de ma petite entreprise...Décidément, j'ai beau vouloir avancer, ça veut pas. Après de longues heures de réflexion pendant ma convalescence, je change de métier et deviens sophrologue. J'apprends le lâcher prise, la confiance en soi, j'apprends à comprendre mes besoins . J'ouvre donc un cabinet de sophrologie en 2012, ça marche tranquillement, il faut du temps pour avoir des clients et se faire connaître. Mais fin août 2012 autre changement de situation à l'horizon. Mon chum perd son emploi!!et paf, pas de bol ! Il cherche donc des entreprises via internet et est appelé par une compagnie de Montréal !! c'est un signe, c'est pas possible ! Il semblerait qu'il y ait pas mal de job fortes intéressantes pour lui en plus !! Alors on ne se pose plus de questions on rentre au Québec !! nous avons entamé une démarche de parrainage le mois dernier, on se croise les doigts ! J'ai voulu faire ce bilan pour donner du courage à ceux qui baisseraient les bras pour changer de vie, apporter du meilleur à leur âme. Il faut faire ce qu'on désire, vivre ses rêves, foncer, entreprendre, ne pas avoir peur car la vie ne tient qu'à un fil ! J'aime d'ailleurs cette phrase : je suis heureuse parce que je suis en santé et je suis en santé parce que je suis heureuse. Quand ça ne va pas et qu'on lutte, un jour le corps décide de vous montrer que quelque chose cloche dans votre façon de vivre. Maintenant en rémission, je suis prête à partir, si je m'écoutais mes boites seraient déjà faites mais je ne peux brûler d'étapes. Et vous savez quoi ? Depuis que je sais que je vais rentrer au Québec, je me sens légère. Aussi, je ne critique pas les 2 pays, je sais ce que j'aime, ce que je n'aime pas, c'est personnel et propre à chacun.Je sais que le Québec ne m'offrira pas un système de santé à la hauteur de celui que j'utilise ici et bien je ferais avec, l'important pour moi est de retrouver mon essentiel: le Canada et ce/ceux qui va/vont avec. Merci de m'avoir lu Véro
  12. Bonjour à tous. Il y a environ 2 ans, j'étais encore en France et je me renseignais sur les possibilités d'emploi dans mon domaine (enseignement) au NB. J'ai eu plusieurs contacts avec des personnes des districts scolaires francophones et anglophones du NB et ces personnes ont toutes étaient unanimes vis-à-vis de mon éventuelle candidature : "on a besoin de gens comme vous au NB!" "Si personne ne vous embauche, ce n'est pas normal". Ravie de ce constat, nous avons commencé notre démarche d'immigration. J'ai fait également les démarches nécessaires depuis la France afin d'obtenir le permis d'enseigner au NB. Quelques semaines et 60 $ plus tard, j'ai reçu ce fameux permis, puis quelques mois plus tard, nous nous sommes installés au NB, en famille. J'ai rappelé les districts scolaires avec qui j'étais restée en contact, et là, oh surprise, on me dit que je ne peux pas postuler sur un poste car je n'ai pas fait de remplacements, que c'est le passage obligé avant d'avoir un poste. Ok. Je commence alors à faire des remplacements. Au bout d'1 an de remplacements, on me dit que pour avoir un poste, il faut maintenant que je sois éligible pour faire des remplacements de longue durée, style congé de maternité ou autre. Ok. Je postule pour être sur cette liste d'éligibilité. Mon entrevue se passe très bien et j'ai l'impression qu'ils vont m'embaucher demain. Quelques jours plus tard, je reçois une lettre m'informant que je suis sur cette fameuse liste pour les remplacements longs, et on me dit que j'aurai certainement quelque chose à la rentrée de septembre 2012 tellement ils m'ont trouvée formidable lors de mon entrevue. En mai/juin 2012, je me présente donc en personne aux différents directeurs/trices d'écoles (que je connais déjà pour avoir effectué des remplacements dans leurs écoles) et les informe que je suis sur "la liste". Tous sont ravis pour moi et me disent qu'ils ne manqueront pas de penser à moi en septembre. Tous me tarissent d'éloges sur l'excellent travail que j'ai effectué lors de mes remplacements. 5 septembre 2012 : rentrée scolaire. Aucune nouvelle de personne. Je rappelle, et on me dit que tous les postes de remplacements longs sont pourvus pour le moment. Ok. Je continue donc à faire des remplacements au jour le jour, comme avant. En passant, travailler 2 à 3 jours par semaine c'est un peu juste pour faire vivre une famille avec 3 enfants. Alors je recommence le "rentre-dedans". Dans une école où je vais souvent, il y a 2 enseignantes enceintes. Alors je vais voir la directrice (à qui j'avais déjà parlé en juin) et lui dis que je suis disponible pour effectuer un de ces remplacements. Elle me dit que c'est au district de décider du remplaçant. Ok. J'appelle les RH du district et leur pose la question : "Qui décide d'engager la personne qui effectuera un remplacement?" "Ce sont les directeurs d'école madame". Ah bon? On m'aurait menti? Il y a quelques semaines, un poste permanent dans une école est affiché. Je postule. Je suis retenue pour une entrevue. Ça se passe encore très bien, et encore une fois, j'ai l'impression qu'on va m'embaucher demain. Quelques jours plus tard, je reçois une lettre m'informant que je ne suis pas retenue. Comme il n'y a aucun motif, je téléphone à la directrice des ressources humaines (qui faisait partie du comité lors de l'entrevue) et lui demande les raisons pour lesquelles je n'ai pas été retenue afin de les connaître pour pouvoir m'améliorer la fois prochaine. Elle paraît gênée et commence par me dire que j'ai fait une excellente entrevue, qu'il ne faut pas que je m'inquiète, que tout va bien dans mon profil et mes compétences, mais que quelqu'un d'autre a été pris car il avait plus insisté sur le comment il ferait les choses. Il se trouve que j'ai trouvé qui était cette personne qui a été retenue : quelqu'un du coin qui connaissait déjà tout le monde dans l'école et qui était arrivé à l'entrevue les mains dans les poches, en jean et baskets (je n'ai rien contre les jeans et les baskets, je trouve juste que cette tenue est plus appropriée pour aller faire du sport que pour aller se présenter à une entrevue). Ok. 2 jours plus tard, le même poste est affiché dans une autre école; donc je re-postule. Si j'ai été si excellente la 1ère fois et maintenant que je sais où m'améliorer, je ne vais pas laisser passer cette 2ème chance. Et là oh surprise, je ne suis même pas retenue pour une entrevue. On m'aurait donc menti? Je pense que j'ai tenté quand même pas mal de choses et que je me suis faite connaître de pas mal de personnes afin de décrocher un boulot. Tout le monde s'accorde à dire, dans le milieu, que je suis extraordinaire (je n'exagère rien) et que je devrais avoir ma place. Mais là c'est bon, je me rends bien compte qu'on me prend pour un citron. Personne n'osera me donner les vraies raisons pour lesquelles ils ne veulent pas de moi. Merci les bisounours. Donc pour conclure, je suis assez aigrie, c'est vrai. Si je m'y prends mal, j'aimerais savoir comment m'y prendre pour m'y prendre mieux justement. Ruer dans les brancards dans le bureau du directeur général et exiger une bonne fois pour toutes qu'on me dise : "Madame, on ne vous prendra pas car vous n'êtes pas d'ici", au lieu de me faire miroiter des lanternes depuis plus de 2 ans? Désolée pour le long post; merci à ceux et celles qui m'auront lue jusqu'au bout, et un merci spécial à ceux et celles qui comprendront mon état dépité...
  13. Je suis très heureux de vous présenter le témoignage de Trèfle, j'avoue que je ne m'attendais pas à un récit aussi complet et touchant sur son expérience. Je reste fasciné après ce million de messages, de la richesse que cette communauté offre. Merci à Trèfle mais également à vous tous qui depuis des années faites vivre ce vaste espace d'échanges. Longue vie à vos projets !! Voir le profil de Trèfle
  14. P.S : je précise que je suis partie un an à Montréal dans le cadre d'un échange universitaire1 an à Montréal...Ou plutôt devrais-je dire 10 mois sachant que je suis arrivée le 21 aout 2011 et je repars aujourd'hui le 21 juin 2012. Bref je dirai un an pour faire simple et car mon coeur et mon esprit étaient déjà à Montréal avant que je n'arrive et le seront toujours après que je reparte... Un an à Montréal c'est tout simplement impossible à expliquer, à décrire. Tout le monde nous demande : « alors ton année à Montréal c'était comment? » or un an à Montréal ça ne s'explique pas, ça se vit ! Rare sont les gens qui peuvent réellement comprendre ce que nous ressentons (quand je dis nous, je pense aux étudiants internationaux). En fait il faut l'avoir vécu pour vraiment le comprendre ! Mais bon je vais tenter de vous expliquer tout de même mon ressenti... Un an à Montréal c'est avoir le courage de se lever un jour et de dire « je pars! » , c'est avoir les couilles de quitter son pays, ses amis, sa famille, sa petite vie tranquille pour se jeter vers l'inconnu sachant que la route ne sera pas facile. Avant que je parte beaucoup de gens me disaient « oh tu as trop de chance de partir », tout ce que j'ai envie de répondre à ça c'est « mais vas y, bouges ton cul et arrêtes de t'accrocher à ta petite vie bien rangée ! » Tout le monde peut partir à l'étranger comme je l'ai fais, il faut juste oser ! Et ne pas lâcher son rêve. Car oui Un an à Montréal c'est aussi énormément de paperasse, une attente insoutenable de plusieurs mois avant de savoir si l'on part, puis des papiers, encore des papiers, des papiers qui coûtent cher ! Des emmerdes administratives à n'en plus finir,... bref il faut s'accrocher ! Mais qu'est-ce que ça en vaut la peine !! Un an à Montréal c'est arriver dans un pays étranger, à 6000 km de chez toi, où la mentalité est différente, la culture aussi, les gens, leur accent (auquel on s'habitue et qui va finir par me manquer tabernak!) , l'architecture, les voitures, les routes, la nourriture (poutine, burger, muffins, sirop d'érable...miammm) ,...Bref tout est différent ! Je me rappel encore les gens qui me disaient « ben pourquoi tu vas au Québec, ils parlent français, c'est pareil qu'ici » bref...ça ne mérite même pas de commentaires -__- ' Un an à Montréal c'est rencontrer des gens, beaucoup de gens ! Des gens formidables, des gens qui viennent des 4 coins du monde, des gens qu'on oubliera jamais en bien comme en mal ! Lorsqu'on est loin de chez soi et de sa famille il faut dire que les gens qu'on rencontre ici finissent par devenir pour nous comme une deuxième famille ! Mais aussi un point de repère. Et même si nos amitiés ne datent que de quelques mois, elles sont pour certaines bien plus forte que des amitiés de longue date ! Un an à Montréal c'est aussi beaucoup voyager ! Découvrir, visiter, ne jamais s'en lasser ! Lorsqu'on a seulement un an devant soi pour visiter un continent où on a jamais mis les pieds, on essaye de faire un maximum ! On économise, on mange des pâtes tant pis ! Et dès qu'on a assez d'argent on trouve des bons plans et on part explorer ! Je suis très contente de tous ce que j'ai pu faire ! Montréal, Québec, Sherbrook, Toronto, les Milles îles, les chutes du Niagara, Mont Tremblant, Mont Orford, Val David, Mont Laurier, Tadoussac, Boston, Ney-York, Ottawa,...des musées, du chien de traîneau, des baleines, des caribous, la Ronde, du kayak,....Bref tellement de choses ! Je n'ai pas de regrets même si bien sûr on aimerait toujours en faire plus Un an à Montréal c'est aussi entrer dans une sororité et découvrir un système greek que je ne connaissais quasi pas. Ainsi c'est beaucoup de rencontres, encore Des bonnes comme des mauvaises, mais beaucoup de bonnes heureusement. C'est aussi beaucoup de soirées, de partys, d'évènements, de bénévolat, de repas ou autre. Bref ça permet d'agrandir un sacré coup ton réseau social et de profiter à fond de la vie étudiante :smile:Car un an à Montréal c'est aussi beaucoup de sorties ! Des soirées de fou tel que la beach party de poly (l'université empli de sable + piscine,...en plein mois de janvier quand il fait -15 !), des soirées kin aussi où on aura fait de notre mieux pour s'intégrer sans gros succès ^^ Des soirées de frat/soro, des soirées dont on se souvient plus vraiment ^^' Et surtout c'est découvrir les soirées en hivers ! C'est à dire trouver la technique pour te changer en arrivant en boite et réussir à faire entrer tes bottes d'hivers dans ton sac à main ... Bref I <3 Montreal by night !!! Un an à Montréal c'est découvrir un nouveau système universitaire totalement différent du notre et tellement mieux ! Des vrais cours approfondis donnés par des profs disponibles et qui aiment leur métier! Des infrastructures de fous. Des élèves studieux qui ne parlent pas en cours et qui réussissent tous leurs sessions (quel changement de STAPS!!!). Bref on se sent vraiment étudiant ! Et on est fière d'appartenir à l'Université de Montréal ! ça change de la maternelle de staps... Un an à Montréal c'est aussi manger ! Beaucoup manger ! Et pas vraiment des choses diététique... Découvrir la poutine, ne pas aimer la 1ere fois puis aller en manger à la banquise et finalement devenir accro;) Manger des muffins aussi, beaucoup de muffins ! Découvrir les Tim Hortons qui vont trop me manquer Et aussi sortir au restaurant, souvent même car c'est peu cher et tellement bon ! Et puis les brunchs, les juliette et chocolat, les burgers du Mc carold's, les queues de castor,... ça va me manquer tout ça ! Mais c'est mieux pour ma ligne ^^ Un an à Montréal, faut pas croire, ce n'est pas toujours merveilleux. Car forcement il y a des haut et des bas comme partout. Seulement lors des bas ce n'est pas toujours simple de s'en sortir car c'est là qu'on ressent le manque de sa famille et de son chez soi... Et oui des trahisons, des connards, des imbéciles, il y en a dans le monde entier ! Un an à Montréal ça permet aussi de faire le point sur toi, ta vie en France, tes amis,...Et malheureusement ça amène beaucoup de déceptions mais d'un autre coté ça permet de faire le tri, de comprendre qui sont vraiment les gens qui tiennent à toi et à qui tu tiens ! Un an à Montréal c'est surtout un plein d'émotions ! Les découvertes, les amitiés, l'amour, la haine, le manque, la déprime, la joie, les rires, la colère, ...tu as l'impression que tous tes sentiments sont décuplés ! Un moindre petit écureuil t'émerveille et la moindre trahison t'anéantit … Un an à Montréal c'est vraiment une explosion de sentiments ! Bref quand tu passes un an à Montréal, tu vis chaque instant à fond et il ne se passe pas une journée où tu t'ennuie ! Tu es tout le temps overbooké entre les cours, ta vie étudiante, la sororité, les sorties, les amis, la vie de touriste,… tu ne vois pas le temps passer ! Et quand les derniers mois arrivent tu n'as qu'une envie c'est d'arrêter le temps… Car oui Montréal tu vas me manquer, j'ai passé une année formidable que je n'oublierai jamais et je sens que le retour en France va être très très dur... mais je te le promets Montréal, je reviendrai ! <3
  15. Me voila après deux et demi à Montréal, je retourne poster ce message juste pour dire que malgré les moments difficiles auxquelles j'ai fais face,j'espère que celles et ceux qui discutaient de tous nos démarches pendant notre préparation de ce projet d'immigration, sont tous réussis à tenir le coups, j'espére avoir de vos nouvelles bientot Rodi
  16. Allez, je me lance aussi dans le bilan, après avoir consulté les vôtres, positifs ou négatifs. Nous sommes arrivés ma femme, mon fils d'une douzaine et notre petit chien fin décembre.On arrive de la côte d'Azur. Les Canadiens ont fait les choses en grand pour nous car nous avons eu la tempête de neige record et la vague de froid en moins de deux mois.Dire que l'année dernière, lors de notre voyage de prospections, ils se plaignaient d'un hiver trop doux ! C'était sympa car tout nouveau, et Montréal tout blanc est magnifique. Je vous passe les détails de l'installation,on avait loué une petite maison par internet via un agent immobilier Belge qui nous a gentiment aidé dans les recherches, du parcours rapide pour obtenir les cartes et de la période euphorique du début. Après un an et demi de démarches, d'attente, d'espoirs et de préparatifs, ça y est ! On est au Québec, enfin ! Notre fils va rapidement à l'école et il commence avant nous à s'intégrer et à se faire des relations. Il prend les transports en commun seul, chose qu'on aurait un peu redouté dans une grande ville de France. On commence à chercher du boulot et ma femme trouve rapidement un poste de co-gérante dans un commerce de surgelés haut de gamme. C'est en faisant les course qu'on découvre cet endroit ou ils vendent des viennoiseries, des haricots vert Daucy, des pommes noisettes et des gâteaux de chez Lenôtre. Un oasis culinaire dans le désert de bouffe US d'ici. La responsable, immigrante Française aussi s'intéresse à nous, est très chaleureuse et en discutant plus longuement insiste pour qu'on laisse un cv. Deux semaine plus tard , le job est acquit.On y croyait pas! Elle vient de passer gérante la semaine dernière dans cette fameuse boutique à dix minutes de la maison. Elle travaillait dans l'immobilier en France et cela la change de ce milieu vraiment pas sain ces dernières années, crise aidant. Moi, en revanche, je déchante car j'avais un bon salaire et un poste à responsabilités en France en tant que manager de boutiques en prêt à porter. Là, je me rend compte que mes 15 années d'expérience ne servent à rien et qu'il faut que je postule comme vendeur si je veux travailler. Vouloir trouver un travail dans la continuité ou évoluer est une illusion.Du coup, gros coup de blues. Je n'ai plus vingt ans et devoir demander à son responsable l'autorisation d'aller faire pipi, ça file dur à son ego! J'arrête au bout d'un mois le job de simple vendeur (payé 100% à la com), pensant que l'expérience Québécoise est acquise et continue à chercher un poste avec un minimum de responsabilités. Je me rend aussi compte que la mode et le luxe, ici, c'est pas trop ça. Le moyen de gamme est plus porteur et il faudrait aller à Toronto ou NY pour s'épanouir dans ce secteur.Du coup, je modifie mon cv en vente et commerce en général pour élargir mon champs de recherches. J'en suis là aujourd’hui. Il faut ressauter si on veut avoir accès au 90% du marché de l'emploi qui est caché ou qui se fait en interne. Mais cela prend du temps. Temps que je n'avais pas estimé aussi long. J'ai un peu l’impression de m'être fait aveugler par le coté joli de l'histoire, des Français bienvenus avec leur savoir et compétences. Le gouvernement qui fait de la pub partout dans le monde lors de campagne de séduction ne dis pas que les plombiers ou médecins ou ingénieurs tant réclamés ici ne pourront pas exercer tout de suite car leurs diplômes ne seront pas reconnus, et qu'ayant besoin de reprendre leurs études, ils devront faire des petits boulots. Et même avec le certificat en poche, il faudra recommencer au bas de l'échelle. Je pense que si Michael Schumacher voudrait travailler ici, on lui dirait que ses 7 titres de champion du monde de F1 ne valent rien au Québec et qu'il peut à la rigueur être chauffeur de taxi pour faire ses preuves ! Maintenant que la période découverte est passée, je suis dans le passage obligatoire de tout nouvel arrivant m'a t'on dit, en train de faire le deuil de mon pays, de regarder en arrière ce que j'ai perdu sans voir devant ce qu'il y aurait de bien.La comparaison France / Québec est inévitable à ce stade et tout n'est pas rose. En ce qui me concerne, les + sont: Des gens détendus, qui te parlent et te considèrent et qui ont un grand respect des enfants .Aucune prise de tête en 4 mois ! De la sécurité relative. Balades sans avoir peur de se faire piquer son portefeuille ou se faire emm.... pour une cigarette refusée. De la place et jamais de mouvements de foule, d'attente interminable ou de queues. Des vrais saisons avec plein de trucs à faire. Des relations plus serrées avec des Français. De la nature a volonté et l’exaltation de l'été Les pubs télé rigolotes Montréal, une ville qui bouge Les - sont: Vie aussi chère qu'en France mais sur différent trucs( appels entrants facturés pour les portables, abonnement télé obligatoire, payer le permis de conduire et la plaque tous les ans, fromages et alcools hors de prix) Retour en arrière pour le travail Isolement, le téléphone ne sonne plus et passé 14h, plus de skype vers la France. L’essence qui prend 15 cents en un jour Acheter les fruits d'un coté, le pq de l'autre, la viande, et le lait ailleurs La culture anglo saxonne très différente dans les relation avec les latins (diner à 18h, c'est vraiment trop tôt !) Les impôts Payer le parcmètre dans un parc et le PV de stationnement à 57$ Les chien personna non grata partout Et les nids de poule !!!!!! Bref, 4 mois c'est encore tôt pour savoir si le choix de partir a été le bon. Partir d'un pays pas si mal finalement . On m'a dit que ceux qui arrivaient pour rester des années sont les premiers à repartir et que ceux qui venaient en "touriste" restaient pour toujours. Ce qui me rassure, c'est que le reste de la famille se plait déjà ici. On en reparle dans quelques temps ?
  17. Salut la gang, Je voudrais apporter un témoignage positif à ceux qui cherchent un emploi ...... Le 25 janvier 2013, j'ai terminé mes études pour l'obtention d'un secondaire 5, à la suite de cela je suis allé mener mon attestation de fin de cours à une grosse compagnie auprès de laquelle j'avais postulé et ou il manquait juste un secondaire 5 pour etre embauché. A partir de la s'en vient une longue période de désilusion, car il a fallu reprendre le processus d'embauche au complet, alors qu'il ne manquait qu'un diplome et une visiste médicale. Bref, pendant 1 mois je refais tout le processus, pour qu'a la visite médicale on me dise que mon profil ne correspond plus au critères du poste bla bla bla bla....je passe sur les détails .... Au lendemain du courrier reçu, je me mets à chercher du travail, je refais mon c.v, je commence à faire un tri des annonces et je fais mon plan de route pour le lendemain sur le terrain. Entre temps, je contacte un employeur qui me donne rdv justement le lendemain sur Montréal pour apporter des docs et me proposer de la job en tant que truck driver. Nous voila au lendemain, je me rend comme convenu sur Montréal, je vais voir la personne en question et la, questionnaire à remplir, tests video pour savoir si tu sais conduire un truck, ( c'est vrai qu'une video ça va te faire voir si le chauffeur va écraser toute une file de voiture sur sherbrooke, et si il sait passer les vitesses.......) Enfin bref, je finis par finir le test et il me dit je t'appelle des que j'ai du job.... En rentrant a la maison, je m'arrete vers st jean baptiste, je savais qu'il y avait pas mal de transporteurs dans se coin, et apres avoir déposé 2 cv, je m'arrete au dernier transporteur rentre dans la cour, regarde l'état des truck des trailers, je me dis que c'est pas bien brillant, je vais pour repartir, pis je doute et je me dis que je risque rien de déposer un cv et de voir si il embauche... Je me gare, je me dirige vers l'édifice, je trouve pas la porte d'entrée je cherche encore rien, pis je vois sur le coté une petite porte en acier marqué répartition. Je tire et rentre, pis je monte un grand escalier, je tourne, je ne vois rien pas de bureau pas d'humain enfin bref je pense etre tombé dans un guétapant.... Je continue, pis en tournant encore je vois une porte entre ouverte avec de la lumière, j'avance et la je vois une pitoune 5 pieds 2 pouces.... On se salut et je lui dis: bonjour je suis un criss de français et je cherche de la job en tant trucker classe 1, auriez vous cela a m'offrir ? Tout dessuite la pitoune se met a rire, une dame tres simple et d'une gentillesse incroyable, et elle me demande se que je cherche comme emploi exactement et si j'ai de l'expérience.... Je lui donne mes docs, je lui explique un peu mon parcours et la je vois que mon accent est ravageur, je sens qu'il se passe quelque chose, elle est en train de craquer pis elle me propose un emploi de soir comme je le veux, biensur il faut d'abord faire le road test et vérifier mes références...On en reste qu'elle me dit je vous appelle des que j'ai pu m'organiser et voir comment je peux vous placer dans mon équipe... Cela tarde pas aussitot rentré chez moi, le tel sonne, c'est elle, elle veut me voir demain matin a 11.00 pour le road test, et la je lui dit que je ne peux pas, je dois mener mon fils chez le spécialiste pour son handicap, bref elle doit me rappaller...... Une heure apres elle rappelle, elle me demande si je peux venir une heure plus tard je lui dis encore non, j'avais vraiment peur qu'elle se fache et qu'elle croye que je n'avais pas envie de travailler, que mon tour de guignol allait me gacher la partie.... Finalement, la dame me rappelle en fin d'apres midi pour me donner un rdv pour le lendemain matin, et la je lui dis qu'il n'y a pas de problemes j'y serais, bon il a fallu que je décommande 2 rdv mais bon c'est pas grave ça à l'air d'accrocher.... Le lendemain c'est le road test, cela fait un an que j'ai pas conduit, puisque j'étais aux études, et le criss de français ne la ramene pas face au formateur qui va le juger et décider de vie ou de mort sur moi.... Finalement, apres etre passé a une lumière jaune, avoir fait grincher la boite a plusieurs reprises, le gars me dit que dans l'ensemble je me suis bien débrouillé et qu'il va faire son rapport a la patronne, elle me rappellera pour me donner sa décision.... Le lendemain matin soit samedi, la pitoune appelle pour me demander si je serais d'accord de travailler pour son entreprise ..... Donc lundi je serais a nouveau chauffeur pour une nouvelle compagnie.... Moralité de l'histoire, n'ayez pas de préjugés, n'hésitez pas a vous affirmez et a faire votre place dans le traffic comme le dit si bien Cabrel, osez, demandez, essayez, vous gagnerez tot ou tard votre pain quotidien et vous pardonnerez a ceux qui vous ont offensé.....loool Il y a de la place pour tout le monde, ne perdez pas de temps à vous poser des questions ou vous fâcher après votre société d'accueil, apprenez les codes, usez d'humour ils adorent cela, soyez dérisoire face a vous meme, les québécois apprecient les gens qui savent rire d'eux meme.... Piwi.
  18. je post ce message car beaucoup de mes proches ou connaissances, nous demande pourquoi partir au quebec plutot qu'ailleurs??Alors voici la réponse que je leur donne: Nous voulons partir vivre la bas pour plusieurs raisons en fait! La première est que mon mari est parti en vacances la bas, et a visiter une bonne partie du quebec, et ce pays lui a vraiment plu. La deuxième (qui est une des plus importante) est que pour nous, nos enfants n'ont aucun avenir en France. En effet, vu les circonstances actuelles dans notre pays, les jeunes ont d'enormes difficultés a trouver du travail, et ca n'ira pas en s'arrangeant!! Le quebec nous semble etre 1 pays où ils pourront évoluer dans de bonnes conditions professionnelles. La troisième est que le quebec semble etre un pays où il fait bon vivre sur tous les points. Nous avons lu beaucoup de choses sur la facon de vivre la bas et nous sommes en accord avec celle-ci! la famille est mise en avant, les conditions de travail et l'ambiance sur le lieu de travail également. Les gens semblent chaleureux. C'est un systeme a l'americaine, avec en plus, des avantages qui existent dans le systeme francais. J'aime le fait qu'ils defendent la langue francaise, et ce bien plus que les francais eux-meme!!!! aujourd'hui dans notre pays ont entend dans une meme phrase 50langues differentes melangées. La langue francaise est pourtant si belle et si riche!! C'est sûr, nos familles vont enormement nous manquer, surtout la mienne car nous sommes tous TRES proches l'un de l'autre, mais on se dit qu'avec les technologies d'aujourd'hui tel que internet, il est tellement facile de communiquer, que cette barriere sera surmontable. Et puis lorsque nous nous verrons lors de sejour, les moments que nous passerons ensemble ne seront que meilleurs! Enfin voila, un petit post, perso! ;-) Bises a toutes les personnes qui liront!!
  19. bonjour a tous, j avais moi aussi envie de partager mon experience avec vous et vous parler un peu de notre vie ici, nous sommes arrivés en juillet 2007 avec 7 grosses valises, 3 velos et un chien, mon mari mes enfants et moi meme, nous avons vecu pendant 2 semaines sur montreal, le temps de faire les demarches administratives et ensuite direction Piedmont dans les laurentides a coté de saint sauveur. il etait hors de question pour nous d habiter a montreal, nous quittions la france et la banlieue parisienne et nous ne voulions pas retrouver la pollution et les embouteillages... les enfants se sont tres vite adaptés, ce fut un peu plus difficile pour le plus vieux qui avait 17 ans a l epoque et surtout pour nous, la 1ere année a été vraiment dur, nos habitudes nous manquaient, nos amis et famille nous manquaient, mon travail me manquait... mais beaucoup d amis sont venus nous rendre visite et ca a été de mieux en mieux... nous nous sommes adaptés et de voir nos enfants s épanouir dans ce nouveau pays nous réconfortait... maintenant nous sommes vraiment bien ici, nos enfants sont épanouis font des etudes, ont trouvé du travail, et pour nous notre travail nous donne entiere satisfaction et nous avons d autres projets par la suite, nous avons des amis ici et aussi beaucoup de connaissances, je fais de la danse et j ai rencontré des femmes vraiment extra avec qui je partages de tres beaux moments, mon mari s est impliqué dans un club de soccer et malgré la difference de culture par rapport a ce sport ici, il y trouve une grande satisfaction. j aime vivre ici pour la qualité de vie, je travaille a domicile et je sais que c est une chance inouie, j aime le faite que les gens soit toujours agreable avec vous ( dans les boutiques, dans les services...ou que vous alliez il est rare de tomber sur un mal luné qui vous envoie bouler ou qui ne vous dit meme pas bonjour...) j aime les vrais saisons que nous avons au quebec, l été ou il fait chaud et beau avec beaucoup plus de soleil que nous en avions en region parisienne... j ai trouvé incroyable les fetes de la famille dans les villages de la region, la 1ere fois que nous avons eu l occassion d y aller, nous avons trouvé ca extraordinaire car tout etait gratuit, les boissons, les barbes a papa, les attractions, les hotdogs et les epluchettes de ble dinde ( on avait du mal a imaginé la meme chose en region parisienne) pour finir la soirée avec un beau feu d artifice ! l automne avec ses couleurs magnifiques, chaque année elles sont différentes et chaque année je suis émerveillée ( il faut dire que dans les laurentides on a la réputation d avoir les plus belles couleurs du quebec....hihihi) ce qui nous donne l occassion de faire de belles randos en velo et a pied dans la region. et l hiver, ah l hiver au quebec !!! et bien ca tombe bien on adore la neige... alors c est vrai on pellete beaucoup mais on profite aussi des joies de l hiver, on a beaucoup de chance de vivre ici car on a les pistes de ski a proximité, mais il y a aussi les balades en raquettes et le patin a glace, je trouve ca extra de pouvoir patiner sur les lacs ou dans la foret gratuitement ( a saint sauveur on a toute une promenade dans les bois pour patiner, c est genial et c est meme eclairé le soir avec des petites lanternes...j adore ) et de te reveiller le matin apres une belle tempete de neige et de voir les arbres entierement recouvert de neige, c est magnifique et chaque année je ne peux m enpecher de prendre des photos... comme vous l avez deviné j aime beaucoup la nature, et c est extra d avoir un écureuil qui vit sur votre terrasse, avoir des tamias qui courent partout l été, la marmotte qui vient manger mes mauvaises herbes et elle ne mangent que mes mauvaises herbes ( trop sympa notre marmotte) et les ratons qui viennent piller la poubelle...( bon on a trouvé une astuce depuis, mais ils ont eu l occassion de venir sur la terrasse, ouvrir le seau avec leurs tites pattes et manger les graines des oiseaux, pis jouer les stars, photos videos ect...) nous avons des falaises protégées en arriere de chez nous avec des rapaces ( urubu a tete rouge ) c est formidable de les voir tourner au dessus de nos tetes. nous avons eu aussi la visite de chevreuils et je vous assure que l on ne vit pas au fin fond d un trou, nous sommes a 5 mn de l autoroute 15 et de la 117. nous avons meme eu la visite d un ours une fois mais heureusement il a decidé de retourner un peu plus loin dans la nature et tant mieux pour lui... j aime la sécurité pour mes enfants qui peuvent sortir le soir sans que je sois a me rongé les ongles, j aime le systeme scolaire qui favorise l estime de soi et non le bourrage de crane, mon fils ( le petit dernier ) va au secondaire et a la chance d etre dans une classe a option soccer et l année prochaine il sera en option ski, c est vrai que c est grace au faite que nous habitons a 5mn des pistes mais il a la chance de pouvoir aller skier toutes les fins de semaines et meme le soir si ca lui tente, les pistes sont ouvertes jusqu a 22h, je peux sans crainte le laisser seul la-bas, il y passe des journées entieres avec ses amis et est autonome... j aime les fetes traditionnelles au quebec, noel est vraiment féérique avec toutes ces maisons décorés et cette ambiance petite chanson de noel partout dans les magasins...bon a la longue j avoue que la ptite musique ca saoule un peu... j adore l halloween et ici a saint sauveur nous avons une parade et beaucoup beaucoup d adultes se deguisent pour venir voir la parade, j aime cet esprit bon enfant et quand les adultes jouent le jeux. il y a beaucoup d autres festivités d organisés durant toute l année ( fete de la saint jean, fete cubaine, plaisirs d hivers ect...) nous avons eu aussi l occassion de voyager, en 1er le quebec, tadoussac, saguenay, lac saint jean, baskatong ect...il nous manque la gaspesie mais nous irons cet été ! nous avons été a toronto, niagara mais aussi aux etats, burlington, cape cod, boston, new york et orlando bref depuis que nous ici nous avons profité de ce qui s offrait a nous, oh biensur il y des choses qui nous déplaisent, par exemple le prix de la tv, telephone et internet ( exorbitant ) les difficultés pour rencontrer un medecin, le sport qui coute cher pour les enfants, et le printemps qui est long a venir avec les ptits fleurs qui sortent trop tard a mon gout :-( mais voila nous sommes heureux d avoir fait ce choix et je voulais vous faire partager un peu de notre vie d ici... bonne continuation a tous, ou que vous soyez sur cette planete ;-)
  20. Faut-il quitter la France ? C'est une question que l'on se pose inévitablement, elle est récurrente et les raisons de le faire évoluent au fil du temps. Cette question amène inévitablement une autre question : Quelles sont, ou quelles devraient être les raisons de venir [re]faire sa vie au Québec ou dans le reste du Canada. À ces questions s'en ajoute une multitude et je vous invite à partager vos préoccupations, impressions, conseils et expériences ici-même.
  21. Comme promis voici de début de motre expérience québécoise : Nous avons décollé de Paris le 13 août 2012. Le moral dans les chaussettes, les larmes à l½il et la boule au ventre. Nous partons direction Montréal pour quelques jours puis Amos en Abitibi Témiscamingue où mon ami a trouvé du travail. Le 13 aout donc décollage à bord dun vol Air France (parce que nous avons un chat et que Air Canada naccepte pas les animaux en été) avec une heure de retard à cause de bagages mal arrimés. 7h plus tard nous arrivons à Montréal. Le temps de récupérer notre chat, nos enormes valises et nous voilà à limmigration. Le personnel est courtois et drôle. Il nhésite à faire de lhumour. Puis passage au bureau du Québec. Une heure trente plus tard nous sortns de laéroport, sans les croquettes pour le chat, déclarer lors du vol mais pas acceptées par les douanes. A ce jour nos cartes de résident permanent ne sont toujours pas arrivées. En tous cas en sortant de laéroport nous nous sommes souvenus pourquoi nous voulions partir. En effet une québécoise est venue nous parler tout de suite (merci le chat) puis une française et son fils installés ici depuis plus de 4 ans et heureuse de lêtre. Que ca fait du bien d'être réconforté ainsi. Fatigué et heureux nous nous installons dans le meublé loué à Montréal pour une semaine. Nous profitons de la soirée pour acheter les cartes de métro valable 3 jours (attention prévoyez du liquide sinon par carte française il faut aller à Berri Uqam). Le lendemain matin nous avons rendez-vous à la banque RBC ( Le rendez-vous avait été pris depuis la France). En une heure nous avions un compte, un chéquier en commande et 4 cartes (2 de débit et 2 de crédit pour commencer notre historique). Le personnel de la banque était très sympatique. Cest ma banque française la Caisse dEpargne qui a déconné. Jai, le jour même de louverture du compte, envoyé le swift et Iban donné par RBC et ils ont mis plus dune semaine pour faire le transfert de fonds, elle ny arrivait pas. Heureusement javais une carte premier et donc la possibilité de payer jusquà 7000 euros par mois et 2000 euros de retrait despèces tous les 7 jours ça ma bien aidé et en plus cest sans frais. Dans la foulée de la banque nous sommes allés à Service Canada (quasiment en face de la banque) pour la NAS. Dossier bouclé en 30 minutes. Nous avons nos cartes définitives. Laprès-midi la RAMQ pour la carte soleil. Là non plus pas trop de soucis les formulaires SE-401-Q-207 fournis par la CPAM était bien remplis. (prévoir de faire la demande auprès de la caisse francaise bien à l'avance). Seul probléme nous navions pas notre bail dAmos. Du coup le dossier est mis en attente. Aujourdhui 4 Septembre jai enfin récupérer le bail signé par les propriétaires et jai tout faxé au lassurance maladie pour lédition des cartes. 20 jours dattente encore. Cest-à-dire que sil nous arrive quelque chose il faudra avancer les frais puis ensuite se faire rembourser par la RAMQ. Galère. Pour un mois notre assurance ne veut pas nous couvrir. Croisons les doigts. Toujours ce mardi nous avons contacté la SAAQ pour échanger nos permis. Le rendez-vous est donné le 30 aout. Cest bon nos permis sont changés nous attendons les définitif vers le 10 septembre. Comme tout a été fait super rapidement, nous en avons profité pour visiter Montréal. Ville que nous connaissions déjà un peu moi pour y être pour la 3e fois et mon ami pour la seconde. Et puis le DRH de mon ami est venu nous chercher à Montréal direction Amos. 7 heures de voitures plus tard à discuter de tout et de rien. Il nous fait visiter la ville d'Amos, nous montre notre appartement un grand 4 1/2, et nous invite au restaurant. Le soir même gros coup de blues se retrouver ainsi dans un appartement vide et pas très propre. Ce nétait plus du tourisme mais la réalité. Nous sommes résident permanent et notre vie est ici maintenant, ça fait un choc. Le lendemain ça allait nettement mieux et nous avons commencé nos achats. Une chambre, une cuisinière, un frigo, un salon, une télé, une table plus tout le reste couverts, assiettes Le magasin nous a pris en pitié et a livré les articles les plus urgents comme le lit et le canapé le lendemain. Nous avons aussi acheté une voiture. sans probléme (payé cash) et pris les assurances appartement et voiture (n'oubliez pas de demander un historiuie d'assurance en France). Au total nous avons dépensé 24 000 $ pour tout cela. Nous avions prévu 3 semaines pour acheter quasiment tout et pour faire un peu de tourisme avant de commencer à travailler et ce nest pas de trop Mon ami travail depuis aujourd'hui 8h et son DRH ma annoncé quil avait vu mon cv et quil voulait me rencontrer... J'adore ce pays
  22. Bonjour, Après plus de 8 années d’une très grande densité passées au Québec et alors qu’un changement majeur arrive dans ma vie, je ressens le besoin de me retourner sur ces quelques années et d’en faire le bilan personnel. Je me suis dis que ça pourrait intéresser quelques personnes ici, ayant moi-même profité des expériences lues sur ce forum il y a 8 ans. Voici le récit de mon expérience, de mon vécu, mes opinions et mes commentaires sur différents aspects de l’immigration. Comme tout texte de ce genre, il est très subjectif et n’a pas valeur de vérité universelle. Tirez-en les leçons que vous voudrez! Je vais raconter cela façon histoire, puis tirer quelques enseignements de mes expériences… Pour commencer, je suis ce que j’appelle un immigrant de loisir. Rien ne me forçait à immigrer. À 25 ans je me suis dis que c’était le moment ou jamais de prendre l’air ailleurs. Je n’avais jamais pensé au Québec dont je ne connaissais que les clichés habituels de cabanes en rondin et de bucherons, le tout agrémenté de chanteuses à voix dont les chansons me laissaient de marbre, mais au gré des rencontres et des amitiés, cette destination s’est imposée. Mon projet d’immigration, je l’ai monté sur ce forum, et au début il était relativement clair : 5 ans. 5 ans pour découvrir autre chose et décider si je voulais rester ici ou rentrer en France. 5 ans pour apprendre à me connaître et à me débrouiller loin de la famille. 5 ans pour obtenir la citoyenneté avant de rentrer en France, ceci me permettant de revenir plus tard si je le souhaitais. J’ai donc atterri à Montréal en mars 2004, attendu à l’aéroport par des membres du forum et logé dans un appartement trouvé par le forum. Il y a pire comme arrivée. Au début je l’ai eu facile, trop surement. J’avais des amis et des économies pour voir venir et j’avais rencontré une française via le forum qui devait me rejoindre en juin. J’ai donc cherché du boulot mais sans forcer et fait un peu de tourisme. Je suis passé par toutes les démarches habituelles : paperasse, permis, se loger (un 3 ½ à Côte des Neiges), s’équiper, découvrir la ville, refaire le CV à la québécoise avec l’OMI et l’AMPE. De mars à juin les économies se sont un peu envolées, et faute de job, j’ai commencé les traditionnelles jobines (emballeur dans un entrepôt de vêtement, manutentionnaire dans un entrepôt). Ça payait les factures, mais cercle vicieux, ça laissait moins de temps pour chercher un vrai boulot. S’en est suivi la non moins traditionnelle déprime des immigrants, et je me suis renfermé sur moi-même en me coupant de mes amis et connaissances. En septembre 2004, l’envie nous a pris de quitter Montréal où l’on ne se sentait pas bien. On a pris contact avec l’une des dizaines d’agences d’aide aux immigrants qui peuplent Montréal qui nous a mis en contact avec une agence du même genre dans le Saguenay. 2 mois plus tard, après 3 allers-retours dans le Saguenay pour visiter et passer des entrevues, une proposition d’emploi en poche, on déménage. Un mois plus tard, atterrissage catastrophe à Québec chez des connaissances qui ont eu la gentillesse de nous héberger. Bilan de l’opération, un crash monumental, la perte de certaines illusions et surtout plus un rond sur le compte en banque. En arrivant au Saguenay, c’est simple : l’aide promise n’a jamais eu lieu, que ce soit pour l’emploi, le logement ou le déménagement. On avait pourtant fait affaire avec une association sérieuse ayant pignon sur rue et financé par des deniers publics avec en principe des comptes à rendre. Et mon offre de travail est tombée à l’eau sitôt arrivé. Décembre 2004-septembre 2005 : on habite à Québec. Pendant 6 mois, deux petits boulots chacun, dont un de nuit pour moi (dans un couche-tard), 5h de sommeil par jour, aucun jour de congé. Mais les comptes remontent. En septembre 2005, se rendant à l’évidence que mes diplômes ne sont pas reconnus par les employeurs (maîtrise de chimie et DESS industriel), je reprends une maitrise à l’Université Laval. Septembre 2005 toujours, après 3 jours de pluie à 50mm par jour, la rivière Lorette déborde, inondation, perte de beaucoup de nos affaires. On a été hébergé chez des connaissances pendant 2 mois avant de se retrouver un logement décent. Les années suivantes sont plus du domaine de la vie quotidienne et de la découverte progressive du Québec. Il y a eu de tout, joie, peine. Il y a des choses que je veux garder pour moi alors voici juste les éléments marquant : 2006 décès d’un parent. Je ne m’étendrai pas, mais autant prévenir l’immigrant, c’est le genre d’évènement qui force à remettre en cause une immigration et qui se fait se poser bien des questions par rapport aux proches qui nous restent et à notre proximité avec la famille. 2007 après 2 ans d’étude doublées de petits boulots, emploi temporaire dans la fonction publique. Enfin un salaire décent qui permet de se promener dans la province. 2008 citoyenneté Canadienne obtenue, et cérémonie de citoyenneté lors des fêtes du 400ème. Un grand moment pour moi. 2009 permanence au gouvernement. 2010-2011 remise en question pour moi du retour en France qui était en discussion, séparation en partie liée à cela. 2011 en couple avec une québécoise 2012 achat de maison, bébé en approche. Voici quelques moments d’un parcours d’immigrant. Comme pour beaucoup, il a été relativement non linéaire, et souvent lié aux rencontres que j’ai pu faire. Pour compléter ce bilan, quelques réflexions dans le désordre sur certains éléments qui me viennent à l’esprit : Choix du lieu de vie : J’ai atterri à Montréal comme beaucoup et je n’ai pas aimé y vivre. Par contre j’aime beaucoup y aller et j’aimerai sincèrement que la ville soit mieux gouvernée et sorte de son marasme. Le Québec a besoin de sa métropole en santé. On est ensuite arrivé à Québec un peu par hasard, mais aussi parce qu’on y connaissait du monde. Je suis littéralement en amour avec cette ville, et j’aurai bien du mal à vivre ailleurs. Conseil aux immigrants, baladez vous! Ne choisissez pas votre ville par défaut. Vous changez de pays merde, ce n’est pas pour vivre dans une place qui ne vous plait pas! Tous les coins du Québec ont leurs avantages et leurs inconvénients. À vous de juger! Les agences d’aide aux immigrants : Mon expérience est désastreuse. Si ces agences m’on été d’une certaine aide au début, j’ai ai une très mauvaise image. De mon point de vu, ces agences sont là pour faire du cash et se contrefoutent pour la plupart de votre bien être. Chaque nom inscrit sur la liste de client amène une subvention gouvernementale et c’est la seule chose qui compte. L’immigration française : immigration de luxe en générale, ou en tout cas de loisir. De mon expérience (mon histoire mais aussi celle d’immigrants que je connais), une majorité de français rétrograde de qualité de vie et ne retrouve ses marques qu’après quelques mois ou années. Il faut savoir ce que l’on veut et où l’on va. Savoir aussi ce qui est important dans la vie… le bonheur ou le statu social. Je ne regrette pas les 7 années qui m’ont conduit au bonheur que je vis aujourd’hui, mais dieu qu’elles ont parfois été dures et pénibles. Le voyage préparatoire : indispensable. Et je sais de quoi je parle, je ne l’ai pas fait. Et je l’ai toujours regretté. J’aurai perdu beaucoup moins de temps et d’argent. La paperasse d’immigration : les doigts dans le nez… si vous trouvez ça compliqué, revenez-en, c’est le bout le plus facile dans une immigration. Le réseau social : compliqué, différent mais pas impossible. Il faut juste que vous compreniez que vous n’êtes pas en France…. Culture différente, relations différentes! Pour grossir le trait, en France les gens sont souvent difficiles d’approche, mais une fois entré dans le cercle social, l’amitié est inconditionnelle. Au Québec, les gens sont très ouverts en première approche, mais très protecteur de leur cercle intime. Le racisme des québécois : bien plus rare qu’on le dit, en tout cas pour les français. J’ai droit à mon quota de blagues sur les maudits français, d’imitation d’accent pointu et autres joyeuseté. Pis vous n’avez pas le sens de l’humour? Pas capable d’une répartie humoristique douce? (attention douce, l’agressivité et la confrontation sont très mal perçu ici). En 8 ans j’ai eu une seule vraie réaction raciste à l’écoute de mon accent, et on tombait dans la catégorie « gros colon certifié depuis 1947 ». Les médecins de famille : frustrant, compliqué, mais rien d’impossible… s’inscrire dans des cliniques sur liste d’attente, guetter l’ouverture de nouvelle clinique, en parler à ses amis et connaissances qui connaissent peut-être un médecin qui ouvre ses listes… Il m’a fallu attendre 2007 pour en trouver un, en même temps je ne cherchais pas avant ça. Et j’ai changé en 2009 quand le premier a mis la main sous la porte. Les urgences : mon expérience personnelle (dense genre 15 visites pour moi ou mes proches en 8 ans) est plutôt positive. À Québec, sauf circonstance exceptionnelle (noël, épidémie de gastro…) si vous êtes vraiment une urgence, vous n’attendrez pas. Sinon, en moyenne c’est 5-6 h d’attente, puis encore 5-6h pour sortir de là. Les cliniques sans-rendez-vous : J’en ai essayé 5-6 à Québec pour les petits bobos du quotidien. J’en ai dégoté une bonne ou l’attente est raisonnable (de 30mn à 3h max) avec des horaires d’ouverture étendus. Là encore, il existe bel et bien une médecine de première ligne qui peut-être efficace au Québec. Les CLSC : je les évite comme la peste, et ne peux donc pas en parler. La vrai honte dans le milieu médical : l’accès aux spécialistes, surtout pour les cancers… c’est lamentable. L’administration : un plaisir… à comparer de la France. Le sens du service : indubitablement un truc que les québécois ont et que les français n’ont pas… avec ses mauvais cotés aussi. Si on a toujours l’air de déranger dans un magasin français, on est souvent achalé par les vendeurs qui n’arrêtent pas de venir vous voir au Québec. Les relations homme-femme : à date ça va très bien. Il faut dire que je ne suis pas machiste pantoute et que je suis ultra-égalitaire dans mes attitudes sans avoir perdu ma petite galanterie française. Redoutable. Plus généralement (au travail par exemple) j’apprécie le coté égalitaire et équilibré des relations. Mauvais pendant, le féminisme parfois excessif de certaines, en même temps les acquis sont si vite perdus… Les voitures : le coffre à hayon m’a terriblement manqué au début (en 2004 très peu de modèle en avait). Aujourd’hui je roule en petite japonaise… à hayon. La conduite automobile : Rock n’roll baby… le clignotant est en option chez la plupart des gens, la courtoisie une belle utopie partagée par une minorité de conducteur, et les jeunes me font terriblement peur. Ça roule en malade mentaux. Heureusement ils se calment vite. La protection de la langue : les fadas de l’Office québécois de la langue française et du PQ sont des obsessifs compulsifs. Mais il suffit de mettre les pieds à Paris pour comprendre qu’ils ont raison. Le français doit être protégé de manière un peu excessive parfois au risque de laisser l’anglais s’immiscer partout dans le langage commercial, technique et courant même. Pourtant, les français ont généralement un meilleur niveau de français (sautez pas vos grand chevaux, c’est juste mon opinion, pas une vérité que je veux enfoncer dans la gorge de tout le monde), qu’il s’agisse d’orthographe, de grammaire, mais surtout de vocabulaire. Ce qui ne signifie pas que les québécois sont mauvais. Leur scolarité est juste d’avantage basée sur les aptitudes que sur l’académique pur comme en France. Par contre, il n’est pas loin à mon avis le jour où les québécois seront meilleurs que les français. Et ce sera grâce à la loi 101… Les anglicismes : débat sans fin. Il y en a autant des deux cotés de la flaque. Sauf que du coté tricolore ça se développe à grands pas… La position jamais québécois, mais plus tout à fait français : je le vis bien personnellement. Je me détache progressivement des choses françaises même si je continue à suivre l’actualité, par contre depuis 1-2 ans je me sens beaucoup plus impliqué dans les débats de société québécois. C’est un processus naturel je pense et qui dans mon cas a été freiné par le fait que j’ai vécu avec une française pendant 7 ans. Naturel, mais ça vous met progressivement en décalage avec vos amis et familles qui comprennent mal que vous ne vous passionnez pas pour les frasques de Sarko, et qui vous demande « c’est quoi cette révolution de carré rouge ». La vie culturelle québécoise : très riche. Je ne compte plus les festivals, les fêtes, les activités en tout genre. Il y a beaucoup d’artistes talentueux. Il y a aussi beaucoup de musés intéressant et un patrimoine plus dense qu’on le soupçonne au premier abord. Le problème des immigrants français c’est de venir d’un pays au patrimoine ultra développé. Alors c’est sur qu’au Québec il n’y a pas le Louvre ou Versailles, pas de Joconde ou de château de la Loire. Mais si voir ce genre de chose plus souvent qu’a l’occasion de quelques vacances vous est essentiel, mauvais pays. Ici on a moins de stock, mais on le met en valeur, et les artistes québécois sont très imaginatifs. La nature, les paysages : je kiffe. Je m’éclatte. Ce qui me manque : la bouffe un peu, mais de moins en moins. Mes amis, ma ville et un peu de ma famille. Mes montagnes aussi. Ce que j’aime : ma ville, Montréal en visite, la créativité, le fleuve, le Lac, la Gaspésie, le Nouveau-Brunswick, Les Chocolats Favoris, ma maison, ma blonde, le vieux Québec, la plage Jacques Cartier, l’Astral, Daniel Bélanger, Jean Leloup, Les Cowboys, Mes aïeux, les trois accords, les lacs et les rivières, la décontraction générale, les relations professionnelles moins guidées, et mille et une chose. Ce qui m’inquiète : voir vieillir ma mère loin d’ici. En conclusion, Ma vie est ici et je ne pense plus rentrer. J’ai trouvé un équilibre ici que je ne pense pas que j’aurai été capable d’atteindre en France. Je n’ai jamais regretté mon choix. Mon projet de 5 ans s’est transformé en projet d’une vie. Chaque immigration, chaque histoire est différente. Mais si je devais donner un conseil, c’est de faire preuve de curiosité et de savoir s’adapter. On est des invités avant de faire parti des meubles. Invité ça veut pas dire paillasson, mais on doit un minimum se plier aux règles de la maison.
  23. Cela fait si longtemps que je ne suis pas venu sur le forum que tout a bien changé. À commencer par l'interface et certainement les membres de la communauté. Mais comme ce site m'a beaucoup apporté, il me fallait y revenir le temps d'un billet. C'est donc avec une certaine fébrilité que je partage aujourd'hui ce bilan symbolique... 7 années en amont, je posais mes valises dans un pays inconnu qui m'avait dévoilé ses charmes au cours de trois voyages prospectifs. Des escales pour prendre la mesure de la Belle province et de quelques contrastes. Mon envie n'était pas de refaire ma vie, simplement de la poursuivre dans un autre décor. 7 années en amont, je quittais le Sud de la France pour m'établir à Montréal. Je n'avais pas encore un quart de siècle, mais ressentais au fond de moi l'appel des grands espaces. Ce départ avait lentement muri avant de s'accomplir, marqué par le désir du dépaysement. 7 années en amont, je franchissais les portes de l'aéroport, le sourire aux lèvres. Mon frère était venu m'accueillir sous un soleil de plomb, lui qui avait pris ce virage quelques années plus tôt. Un mois plus tard, mes parents suivaient avec le déménagement, et notre aventure était officiellement commencée. 7 années en amont, je tombais en amour pour le Québec sans pouvoir l'expliquer. Ce coup de foudre se vivait de l'intérieur et trouvait tout son sens dans diverses rencontres. J'avais soif de découvrir la culture locale et ses expressions savoureuses très souvent imagées. 7 années en amont, je prenais doucement mes marques pour construire mon quotidien. En posant des balises au rythme des saisons, j'ai vu les arbres rougir et se couvrir de neige. À l'abri dans la ville sous terre, j'ai survécu à mon premier hiver sans être traumatisé par la température. 7 années en amont, je tissais lentement mon réseau avec quelques faux pas et de belles surprises. J'ignorais alors que ma "blonde" serait québécoise ni que sa famille deviendrait un peu la mienne. Le langage du coeur est pourtant une énigme qui défie la raison. 7 années en amont, j'ai traversé l'océan sans un plan défini. Mon objectif était de trouver ma place dans ce nouveau "chez moi". Mon parcours s'est accompagné de quelques turbulences, mais en définitive je suis encore ici sans songer au retour... Alors à celles et ceux qui pensent immigrer ou qui viennent d'arriver, vivez votre expérience sans brûler les étapes et surtout ouvrez vous à autrui. Tom
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