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chachawa

Un peu d'ici et de là-bas : 7 ans et demi à Québec

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Tsé, 7 ans et demi c'est un moment étrange pour faire un bilan. C'est même pas une date anniversaire. C'est juste qu'en enfilant mes bottes, j'ai réalisé que c'est la huitième fois que je vis cette entrée dans l'hiver québécois, celui-là même qui agite les forums et déchaîne les passions. Et wow, c'est fou le chemin parcouru. 

Déjà, j'écris "wow".

Et "tsé".

Et puis après des années d'absence ici, j'ai eu envie de sacrifier au rituel du bilan, de faire un point. De redonner au suivant, peut-être.

 

Bref, en 2012, j'ai débarqué pas assez préparée. Sans argent, avec 23 kilos de bagages, avec zéro connaissance du système universitaire dans lequel je m'embarquais. L'année que j'ai passée a été celle qui a le plus testé ma détermination de ma vie. :D Préparez-vous un peu, on ne le dira jamais assez.

En 2019, je suis toujours aux études, mais aussi insérée dans un milieu professionnel universitaire. La demande de RP est envoyée. Je regarde du côté de l'achat immobilier. 

Pas mal installée, quoi.

 

Et puis, cette sensation permanente de grand écart.

Au Québec, je suis la Française, celle qui parle avec son accent pointu, qui râle un peu trop et qui ne comprend pas certains aspects du système québécois auxquels elle ne s'est jamais confrontée. Celle qui ne prend ses vacances annuelles que pour partir en France parce que c'est Noël. Celle qui boit du vin, tant pis pour les prix de la SAQ. Celle qui s'émerveille encore devant les partys de l'Halloween ou qui ne comprend pas pourquoi toutes ces grosses voitures. Celle qui haï l'hiver. Mais vraiment.

En France, je suis devenue la Québécoise, celle qui parle avec un accent "de là-bas", qui ne connaît plus personne aux Unes des journaux. Celle qui ne comprend plus vraiment le concept du CDD versus le CDI, qui s'émerveille devant le prix du vin, et qui propose de passer au supermarché sur la route du retour, le dimanche soir à 20 heures. Celle qui dit que "ça va, l'hiver, on y survit hein", et qui passe ses samedis matins à passer d'étal en étal au marché avec des cris de joie.

 

Je suis mélangée. Pétrie de deux cultures. Ni d'ici ni de là-bas, mais à la fois de là-bas et d'ici. Quitter le pays dans lequel j'ai grandi m'a permis de m'en détacher et de l'aimer un peu plus. De réaliser que la France, c'est incroyablement beau, avec ses vieilles pierres et ses paysages variés, son odeur des pins au bord de la mer et ses terrasses mignonnes. J'apprécie maintenant y séjourner, avec ce qu'il faut de recul pour ne pas m'enflammer dans des luttes qui  ne sont plus les miennes et qui pourtant m'importent tant. Mon regard est moins acerbe, plus compréhensif. Je n'ai pas quitté la France par désamour, mais elle me semblait acquise, dévoilée, brute. Elle m'apparaît maintenant dans ses nuances, ses ombres, ses pétillements, et j'ai découvert que je l'aimais.

À l'inverse, je suis arrivée acquise au Québec. Toute cette nouveauté, c'était magique. La neige ? Tellement belle ! Les grosses voitures ? Tellement dépaysantes ! La poutine ? Tellement goûteuse ! Les québécois ? Tellement gentils ! Et puis, l'isolement, les difficultés, l'éloignement, le mois d'avril qui n'en finit pas. Être perçue comme l'étrangère, toujours. J'ai appris à voir aussi les nuances de ce pays d'accueil, à en accepter les failles, à en découvrir le fonctionnement et à en apprécier les délices. J'ai pris et j'ai laissé, j'ai pilé sur moi, et j'ai fini par m'acclimater, doucement. Pas juste parce que je sais ce que veut dire "pogner un flat". Mais parce que je fonctionne sans gros heurts dans la société qui m'entoure.

 

Et puis, les douleurs que les expats connaissent. Cette nuit dans l'avion pris en urgence, sans contact avec le sol, à ne pas savoir si l'être cher sera toujours en vie à l'arrivée pour qu'on lui dise au revoir. Les Noël sur Skype, à trinquer avec son chat parce qu'on n'a pas osé accepter l'invitation de ses amis dans leur famille, pour ne pas déranger. Ces questionnements sur l'avenir : ici, là-bas ? Ailleurs ? Ces gens aimés qui se marient, qui ont des enfants, et toi qui n'es toujours pas sur les photos du grand jour. Celles et ceux qui s'éloignent aussi, ou qui croient que tu es en perpétuelles vacances et qui repartent frustrés que tu aies dû travailler pendant leur séjour chez toi. 

 

Sauf que. Il y a le retour des beaux jours, le Saint-Laurent majestueux et l'incroyable lumière des couchers de soleil d'ici. Il y a le plein emploi, le salaire valorisant, les possibilités professionnelles. Il y a le jour où tu te surprends à échanger avec tes collègues sur le fait que quand même, y en a beaucoup des français icitte, pff, on n'entend que ça dans la rue ! ;) L'habitude que tu as prise de passer chercher ton (grand) café en allant travailler ou de souper pendant ton cours (d'ailleurs, tu dis "souper"), ton avis sur la politique qui s'affine, ton inscription au compost communautaire de ton quartier et au panier bio du maraîcher. Tu te rends compte que tu cherches du sucre d'érable chez Carrefour... mais aussi que tu cherches ta pâte feuilletée bio chez IGA. 

 

Aujourd'hui, au bout de 7 ans et demi, j'ai l'impression de porter en moi une double culture, un heureux mélange, une complexité qui me rend fière. L'immigration n'est plus un sujet cantonné au journal télévisé, je bondis quand j'entends des discours expliquant que les immigrants veulent transformer le pays d'accueil ou profiter des aides sociales. C'est plus compliqué que ça, l'immigration. C'est un défi à relever, qui nous apprend beaucoup, à commencer par nos propres contradictions. Ça ne se prend pas à la légère, mais ce n'est pas la fin du monde non plus, surtout quand on a un passeport qui nous permet de faire machine arrière. L'immigration aujourd'hui fait partie de mon identité, identité multiple, complexe, joyeuse. Je suis un peu française, mais plus vraiment ; un peu québécoise, mais pas complètement.

 

J'aurais aimé pouvoir dire tout ça à la moi d'il y a sept ans, qui n'avait pas mesuré les défis qu'allait poser la première année. "Ne t'inquiète pas, l'aventure est belle". ❤️

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beau récit! 

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Quel beau bilan !

 

Je me retrouve tellement dans certains passages (si ce n'est tous...), j'en ai eu les larmes aux yeux.

 

Je suis rentrée en France l'été dernier pour les vacances, pour les mariages de 2 de mes meilleures amies... Ce sentiment de ne plus vraiment être là, après tout, c'est vous qui êtes partis, hein, alors vous plaignez pas qu'on vous manque, et que vous ratez toutes les réunions de copains ! 

 

Je me suis souvenue que la France est un vraiment un beau pays, ses paysages variés m'ont manqué, bien plus que je ne l'avais imaginé. 

On a fait un peu le tri des copains, certains se sont pliés en 4 pour venir nous voir, d'autres n'ont pas compris qu'on n'avait ni le temps, ni les moyens logistiques d'aller jusqu'à eux.  

 

Finalement notre chez-nous, c'est ici maintenant, et ce depuis 4 ans.

 

Encore une fois, c'est un très beau et bon bilan, j'aime votre écriture :)

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Merci pour ce récit tellement touchant, il va se retrouver également sur notre page d'accueil.

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Superbe texte ! bonne continuation

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Et oui. En immigrant, après quelques années, on a le cul entre deux chaises. 

Un peu de son pays d'origine dont on ne veut pas renier nos origines et notre pays d'accueil dont a tellement appris et reçu.

Et puis, on a une ouverture d'esprit que les gens n'ayant pas nécessairement voyagé ou habités dans d'autres pays que les autres ne comprennent pas nécessairement. C'est cela l'immigration. 😀

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Merci vraiment car tu viens de mettre les bons mots sur tout ce que je ressens!! Le cul dans l'Atlantique, de la bas et d'ici même avec nos enfants. 7 ans en Mars pour nous aussi. 

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tellement vrai...il faut être préparer quoi qu'il arrive à devenir un étranger où qu'on soit après une immigration, qu'on reste au Canada ou qu'on retourne en France, on sera toujours une personne d'ailleurs...

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il y a 58 minutes, SDCLEO a dit :

tellement vrai...il faut être préparer quoi qu'il arrive à devenir un étranger où qu'on soit après une immigration, qu'on reste au Canada ou qu'on retourne en France, on sera toujours une personne d'ailleurs...

...Ou des deux, pourquoi pas ? Tout est un peu dans la façon de voir les choses, non ? 

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Il y a 16 heures, bencoudonc a dit :

...Ou des deux, pourquoi pas ? Tout est un peu dans la façon de voir les choses, non ? 

 

C'est surtout le regard des autres le problème....moi je trouve que c'est une richesse de connaitre les 2 cotés mais en général ce sont les autres qui vous font remarquer que vous n'êtes pas d'ici ou plus d'ici...

 

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Qui ne se reconnait pas dans certains passages de ton texte, c'est tellement ça. Après, je pense que faire toutes ses études sur place est un élément supplémentaire de facilité d'intégration que la personne qui a fait une partie de sa carrière en France, et qui se font dans la société québécoise uniquement par le travail. Quelqu'un a posté ton texte sur le groupe facebook "expat family quebec" si tu as envie d'aller lire les réponse.

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Il y a 3 heures, Demina47 a dit :

Qui ne se reconnait pas dans certains passages de ton texte, c'est tellement ça. Après, je pense que faire toutes ses études sur place est un élément supplémentaire de facilité d'intégration que la personne qui a fait une partie de sa carrière en France, et qui se font dans la société québécoise uniquement par le travail. Quelqu'un a posté ton texte sur le groupe facebook "expat family quebec" si tu as envie d'aller lire les réponse.

Merci, je vais aller regarder ça :) 

J'aurais du mal à comparer entre quelqu'un qui a fait toutes ses études ici ou quelqu'un qui est parti en cours de carrière, parce que je ne me reconnais dans aucune des deux situations. J'ai fait toute la première partie de mes études en france, et j'y travaillais, puis je suis partie au Québec où mon intégration s'est faite à la fois par les études et par le travail (oui, j'ai fait vraiment beaucoup d'études ^^). Maintenant j'ai la sensation que de toute façon les expériences sont toujours différentes en termes d'intégration. Je pense que quand j'arrêterai d'étudier (si ça arrive !) j'aurai encore une perspective différente sur la question ! :)

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Bonsoir, je serai pas original mais je suis d’accord avec ce qui a été dit plus haut tu as une belle écriture je suis actuellement en prospection pour tenter l’aventure et dans ton bilan tu ne tombes pas sans le piège de la critique facile sur aucun domaine. C’est juste ton ressenti alors merci c’est très agréable et très bonne continuation.


Envoyé de mon iPhone en utilisant application mobile Immigrer.com

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Le 2019-12-03 à 17:27, chachawa a dit :

Tsé, 7 ans et demi c'est un moment étrange pour faire un bilan. C'est même pas une date anniversaire. C'est juste qu'en enfilant mes bottes, j'ai réalisé que c'est la huitième fois que je vis cette entrée dans l'hiver québécois, celui-là même qui agite les forums et déchaîne les passions. Et wow, c'est fou le chemin parcouru. 

Déjà, j'écris "wow".

Et "tsé".

Et puis après des années d'absence ici, j'ai eu envie de sacrifier au rituel du bilan, de faire un point. De redonner au suivant, peut-être.

 

Bref, en 2012, j'ai débarqué pas assez préparée. Sans argent, avec 23 kilos de bagages, avec zéro connaissance du système universitaire dans lequel je m'embarquais. L'année que j'ai passée a été celle qui a le plus testé ma détermination de ma vie. :D Préparez-vous un peu, on ne le dira jamais assez.

En 2019, je suis toujours aux études, mais aussi insérée dans un milieu professionnel universitaire. La demande de RP est envoyée. Je regarde du côté de l'achat immobilier. 

Pas mal installée, quoi.

 

Et puis, cette sensation permanente de grand écart.

Au Québec, je suis la Française, celle qui parle avec son accent pointu, qui râle un peu trop et qui ne comprend pas certains aspects du système québécois auxquels elle ne s'est jamais confrontée. Celle qui ne prend ses vacances annuelles que pour partir en France parce que c'est Noël. Celle qui boit du vin, tant pis pour les prix de la SAQ. Celle qui s'émerveille encore devant les partys de l'Halloween ou qui ne comprend pas pourquoi toutes ces grosses voitures. Celle qui haï l'hiver. Mais vraiment.

En France, je suis devenue la Québécoise, celle qui parle avec un accent "de là-bas", qui ne connaît plus personne aux Unes des journaux. Celle qui ne comprend plus vraiment le concept du CDD versus le CDI, qui s'émerveille devant le prix du vin, et qui propose de passer au supermarché sur la route du retour, le dimanche soir à 20 heures. Celle qui dit que "ça va, l'hiver, on y survit hein", et qui passe ses samedis matins à passer d'étal en étal au marché avec des cris de joie.

 

Je suis mélangée. Pétrie de deux cultures. Ni d'ici ni de là-bas, mais à la fois de là-bas et d'ici. Quitter le pays dans lequel j'ai grandi m'a permis de m'en détacher et de l'aimer un peu plus. De réaliser que la France, c'est incroyablement beau, avec ses vieilles pierres et ses paysages variés, son odeur des pins au bord de la mer et ses terrasses mignonnes. J'apprécie maintenant y séjourner, avec ce qu'il faut de recul pour ne pas m'enflammer dans des luttes qui  ne sont plus les miennes et qui pourtant m'importent tant. Mon regard est moins acerbe, plus compréhensif. Je n'ai pas quitté la France par désamour, mais elle me semblait acquise, dévoilée, brute. Elle m'apparaît maintenant dans ses nuances, ses ombres, ses pétillements, et j'ai découvert que je l'aimais.

À l'inverse, je suis arrivée acquise au Québec. Toute cette nouveauté, c'était magique. La neige ? Tellement belle ! Les grosses voitures ? Tellement dépaysantes ! La poutine ? Tellement goûteuse ! Les québécois ? Tellement gentils ! Et puis, l'isolement, les difficultés, l'éloignement, le mois d'avril qui n'en finit pas. Être perçue comme l'étrangère, toujours. J'ai appris à voir aussi les nuances de ce pays d'accueil, à en accepter les failles, à en découvrir le fonctionnement et à en apprécier les délices. J'ai pris et j'ai laissé, j'ai pilé sur moi, et j'ai fini par m'acclimater, doucement. Pas juste parce que je sais ce que veut dire "pogner un flat". Mais parce que je fonctionne sans gros heurts dans la société qui m'entoure.

 

Et puis, les douleurs que les expats connaissent. Cette nuit dans l'avion pris en urgence, sans contact avec le sol, à ne pas savoir si l'être cher sera toujours en vie à l'arrivée pour qu'on lui dise au revoir. Les Noël sur Skype, à trinquer avec son chat parce qu'on n'a pas osé accepter l'invitation de ses amis dans leur famille, pour ne pas déranger. [url=https://www.dariimmo.com/]terrainavendretunisie[/url]  Ces questionnements sur l'avenir : ici, là-bas ? Ailleurs ? Ces gens aimés qui se marient, qui ont des enfants, et toi qui n'es toujours pas sur les photos du grand jour. Celles et ceux qui s'éloignent aussi, ou qui croient que tu es en perpétuelles vacances et qui repartent frustrés que tu aies dû travailler pendant leur séjour chez toi. 

 

Sauf que. Il y a le retour des beaux jours, le Saint-Laurent majestueux et l'incroyable lumière des couchers de soleil d'ici. Il y a le plein emploi, le salaire valorisant, les possibilités professionnelles. Il y a le jour où tu te surprends à échanger avec tes collègues sur le fait que quand même, y en a beaucoup des français icitte, pff, on n'entend que ça dans la rue ! ;) L'habitude que tu as prise de passer chercher ton (grand) café en allant travailler ou de souper pendant ton cours (d'ailleurs, tu dis "souper"), ton avis sur la politique qui s'affine, ton inscription au compost communautaire de ton quartier et au panier bio du maraîcher. Tu te rends compte que tu cherches du sucre d'érable chez Carrefour... mais aussi que tu cherches ta pâte feuilletée bio chez IGA. 

 

Aujourd'hui, au bout de 7 ans et demi, j'ai l'impression de porter en moi une double culture, un heureux mélange, une complexité qui me rend fière. L'immigration n'est plus un sujet cantonné au journal télévisé, je bondis quand j'entends des discours expliquant que les immigrants veulent transformer le pays d'accueil ou profiter des aides sociales. C'est plus compliqué que ça, l'immigration. C'est un défi à relever, qui nous apprend beaucoup, à commencer par nos propres contradictions. Ça ne se prend pas à la légère, mais ce n'est pas la fin du monde non plus, surtout quand on a un passeport qui nous permet de faire machine arrière. L'immigration aujourd'hui fait partie de mon identité, identité multiple, complexe, joyeuse. Je suis un peu française, mais plus vraiment ; un peu québécoise, mais pas complètement.

 

J'aurais aimé pouvoir dire tout ça à la moi d'il y a sept ans, qui n'avait pas mesuré les défis qu'allait poser la première année. "Ne t'inquiète pas, l'aventure est belle". ❤️

Bonjour , 

Merci pour votre témoignage , ça m'encourage beaucoup pour immigrer et résider a canada sur tout que je suis une personne trés touché a sa famillet et son entourage ! disant que ce n'est pas facile de sorter de son zone de confort :) 

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j'adore ta manière de parler de ton expérience et lire ces quelques lignes m'ont réellement fait regretté le fait de ne pas tenter l'expérience à Montréal.  par peur de quitter le confort de la famille et du. boulot et le fait surtout de relever le défi d'une nouvelle expérience au Québec.  j'ai laissé passer ma chance et je viens de laisser expirée ma résidence au moi de septembre . là  je suis engagé et pleins de remords. 

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Le 2019-12-16 à 04:54, alice123 a dit :

Bonjour , 

Merci pour votre témoignage , ça m'encourage beaucoup pour immigrer et résider a canada sur tout que je suis une personne trés touché a sa famillet et son entourage ! disant que ce n'est pas facile de sorter de son zone de confort :) 

Et non ce n'est souvent pas facile. Et on a tous et toutes un rapport différent à cela. :)

Le 2019-12-17 à 11:16, Edendz a dit :

j'adore ta manière de parler de ton expérience et lire ces quelques lignes m'ont réellement fait regretté le fait de ne pas tenter l'expérience à Montréal.  par peur de quitter le confort de la famille et du. boulot et le fait surtout de relever le défi d'une nouvelle expérience au Québec.  j'ai laissé passer ma chance et je viens de laisser expirée ma résidence au moi de septembre . là  je suis engagé et pleins de remords. 

 

Ce n'est jamais perdu :) Une procédure peut être refaite, si jamais les regrets sont trop présents. Ou pas. Après tout, on n'est pas tous et toutes fait.es pour l'émigration, c'est un gros processus et il n'y a pas de problème avec le fait de ne pas oser se lancer :)

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Bonjour,

Je me suis complètement reconnue dans ton histoire, très bien racontée d'ailleurs.
On lit avec simplicité, ça "coule tout seul"  ;) 


Cela va faire 12 ans que je suis rentrée en France et je n'arrive toujours pas à me reconnecter, que ce soit par le travail, les "ami(e)s", la famille.
La France est belle, comme tous Pays elle a ses richesses diverses et variées mais le Québec est dans mon cœur ... 
Merci pour ton témoignage, je te souhaite une belle continuation.

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    • By virginiaz67
      Bonjour, j'aimerais avoir des témoignages de personnes qui sont passé par entrée express ou par un visa pour Québec (travail ou etude) avec un Master en contrôle de gestion et audit. 
       
      Les métiers relié sont généralement soumis à des ordres professionnels.
       
      Je dois effectuer un choix d'étude, mon but est de pouvoir immigré au Canada par la suite. Y a t il des personnes qui ont réussi à immigré avec des Masters dans les domaines du contrôle de gestion, audit ou de la compta ? Si oui est ce que cela a été assez facile ou plutôt compliqué ? Plutôt a Québec ou au Canada ?
      Ceux qui sont passé par EE, avez vous été tiré du bassin avec des difficultés ou assez facilement ? Quels sont vos profils.
       
      En vous remerciant d'avance 
    • By Quebec98
      Bonjour, 
       
      Je voulais savoir si il existe quelque part au Québec une formation rapide comme une AEC dans le domaine de la protection de l'environnement que ce soit marine ou terrestre mais de préférence marine et quels métiers sont possibles avec ce type de formation s'il vous plaît ?
       
      J'ai beau chercher mais je ne trouve rien de concluant...
       
      Merci d'avance. 
       
      Bonne journée à vous. 
    • By carter15
      Bonjour;
      J'ai vécu et travailler au Canada pendant 3 ans et j'étais obligé de quitter le pays l'année dernière car mon permis de travail est expiré.
      J'ai dû appliquer pour avoir un nouveau permis à mon pays natal en rentrant et ça fait plusieurs mois que j'attends une réponse d'IRCC.
      Entre -emps, j'ai reçu un petit job en ligne d'un employeur Canadien et je demande si je peux transférer mon chèque vers mon compte bancaire Canadien et si je dois payer des impôts sur le montant que je vais recevoir.
      Merci.
    • By Quebec98
      Bonjour, 
       
      J'ai vu que l'Université de Laval faisait des MOOC (une formation à distance gratuite et illimité en terme de places), si la formation est réussie on peut obtenir une attestation de réussite.
       
      Mais à quoi peut servir une attestation de réussite dans le monde du travail au Québec ? Si par exemple on a une licence de droit en France avec option/spécialité Droit du Travail et l'attestation de réussite (de l'Université de Laval) d'une formation plutôt axée en rapport avec les ressources humaines, peut on trouver un travail dans les ressources humaines...? Malgré que le droit du travail français ne soit pas le même que au Québec ce dont je suis conscient, le savoir-faire peut être similaire non? De plus une attestation de réussite d'une formation québécoise permettrait qu'on ait un certain savoir local non?
       
      Merci pour vos avis
    • By Quebec98
      Bonjour, 
       
      Voilà je suis dans une situation particulière et difficile, j'ai beaucoup de difficultés dans ma licence de droit notamment du fait que dans ma fac les profs notent extrêmement sévèrement encore pire lors des rattrapages, et je ne voudrais pas passer ma vie dans les études c'est pourquoi je me demandais si il était possible de trouver un emploi au Québec après avoir obtenu une licence de droit en France, je ne sais pas dans un domaine comme les ressources humaines par exemple ou un métier dans une PME. 
       
      Ou bien peut on passer un certificat/ une certification de 1 an au québec donc sur place et directement travailler après ?
       
      Quels sont les moyens à ma disposition si je souhaite vivre au québec après ma licence de droit? S'il vous plaît 
       
      Le problème est bien évidemment financier comme vous pourrez l'imaginer... car il me faudrait quelque chose qui me permette d'avoir d'avoir un revenu quand je serais sur place pour vivre de manière autonome...
       
      Je désespère vraiment 
       
      Merci d'avance pour vos réponses. 
       
      Bonne journée à vous. 
    • By virginiaz67
      Bonjour à tous et à toutes.
      Nous sommes en train de commencer à préparer une demande de visa pour Québec (étude +visa travail ouvert) ou EIC pour l'année prochaine .  Seulement, au vu de la crise sanitaire j'aurais besoin de témoignages, concernant l'avenir des métiers touchant l'hôtellerie restauration. De base c'était un domaine assez demandé mais avec la crise qu'en est t- il et qu'en pensez vous pour l'avenir  ? Ma compagne est directement concernée. 
       
      En vous remerciant d'avance 
    • By Darksplit
      UNE INFORMATION IMPORTANT
      Très bon pour tous, je pense que cela n'a pas encore été dit. Le 27 juin, la nouvelle réforme PEQ aurait dû entrer en vigueur. Après les 30 jours obligatoires d'attente pour pouvoir dicter cette réforme, selon le site officiel: https://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/, la réforme n'a pas encore été réalisée, n'a pas été soumise encore moins voté au Parlement pour son entrée en vigueur. Même ainsi, LE PROJET DE RÉFORME N'A PAS ÉTÉ TOMBÉ, IL EST TOUJOURS ACTIF, MAIS EN SUSPENSION. Apparemment, MIFI étudie les plaintes et les recommandations de groupes et d'entreprises. C'est tout ce qui est connu, et à mon avis ce n'est pas une mauvaise nouvelle, c'est quelque chose de très positif, car le MIFI essaierait de créer une réforme moins sévère, laxiste et réaliste avec l'économie de la région et les immigrants / étudiants . Ce serait même possible si nous avons de la chance, une autre seconde suspension. Rien d'autre n'a été publié, pour le moment et selon le site officiel, LA RÉFORME CONTINUERA DÈS MAINTENANT, SANS AUCUN CHANGEMENT, AVEC LES MÊMES CARACTÉRISTIQUES USUELLES. Merci à tous pour votre compréhension et votre attention.
      Source officielle: https://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/informations/actualites/actualites-2020/projet-reforme-peq.html
    • By Dominic75
      bonjour,
        J'ai rencontré une fille merveilleuse, originaire du Pérou, qui réside actuellement en Californie. Elle souhaite venir me retrouver ici et éventuellement, pratiquer son métier (elle est enseignante d'anglais). Elle ne parle pas français, mais parle très bien anglais et évidemment espagnol. Elle désire apprendre la français et s'intégrer à notre société. Nous regardons les différentes options d'immigration mais on peine à s'y retrouver.
       
      Elle aimerait pouvoir étudier ici, à l'université pour se mettre à niveau aux standards québécois pour l'enseignement. 
       
      Quelle est la façon la plus rapide pour qu'elle puisse entrer au pays? Est-ce qu'elle peut venir avec un visa touriste (valide 6 mois), et demander des extensions, le temps d'obtenir un visa d'étude? Ou est-ce mieux de demander un visa étudiant immédiatement? Et avec un visa étudiant, comment peut-elle par la suite demander sa résidence permanente et travailler (après ses cours de francisation)  ?
       
      C'est une vrai tour de Babel l'immigration, nous aimerions bien nous y retrouver pour qu'on puisse enfin se retrouver ensemble!!
       
      merci de vos conseils!
    • By ChristinaPLaurence
      Déjà 8 ans au Québec.
      4 ans après avoir perdu mon mari avec qui on avait construit ce rêve commun, mon choix reste intact. Depuis mon dernier bilan, beaucoup de nouveautés. J'ai pu décrocher le poste que j'ai toujours voulu dans mon domaine d'études aussi mais avec des responsabilités et de très bonnes conditions de travail. Cela fait 2 ans que j'exerce aussi comme photographe, je développe une clientèle tranquillement et surtout, j'ai énormément de plaisir. Pendant les shootings, je ne suis ni une maman, ni une employée. Je crée, j'imagine et je fais plaisir aux autres. Que du bonheur.
      C'est à contre-cœur que j'ai dû quitter mon emploi de technicienne juridique en mars mais c'est pour le bien de ma plus jeune fille qui a des besoins spéciaux, en attente de diagnostic TSA et scolarisée seulement en septembre. 
      Alors plutôt que de mettre mon équipe dans le trouble avec un arrêt maladie, j'ai préféré laisser la place et partir la tête haute et la conscience tranquille. Je ne suis pas inquiète de retrouver un emploi rapidement car déjà acceptée pour des examens au Ministère de la justice (annulés pour cause de covid bien-sûr).
      J'ai récemment été confrontée à ma pire angoisse d'expatriée avec mon père qui est très malade et qui me dit être sur le point de rejoindre ma mère. Très dur, d'autant plus que tout voyage serait impossible si quelque chose devait arriver. Mais c'est un choix qu'on fait et c'est un risque qu'on prend en traversant la flaque. Alors évidemment, on s'appelle beaucoup et on croise les doigts très fort pour que tout rentre dans l'ordre.
      Depuis le confinement, la prise en charge de ma fille de 4 ans a débuté avec la psychoéducatrice et l'éducatrice spécialisée (par visioconférence bien-sûr) et le rdv de diagnostic avec le pédiatre est dans une semaine. Alors en attendant de me replonger dans une nouvelle carrière, je profite de mes 2 cocottes et je me repose pour la première fois de ma vie. Je suis plus sereine pour l'avenir car je ne suis plus seule pour affronter tout ça. Un maudit québécois a pris une place très importante depuis 3 ans et embarque bientôt avec nous pour une nouvelle vie à 4. Je ne m'attendais pas à autant de défis, de surprises et de rebondissements en arrivant ici, alors je laisse les épreuves derrière et j’apprécie tous les cadeaux que la vie m'a offerts depuis que j'ai débarqué de l'avion le 15 mai 2012.
      Merci de m'avoir lue.
      Christina
       
       
    • By Aliza
      Bonjour,
       
      Je vois pas mal de post de personnes qui racontent leurs mauvaises expériences d'arrivée au Québec.
      Histoire d'équilibrer un peu la balance, je vais raconter les trucs sympas.
       
      L'aéroport:
      - C'est très bien organisé. Il y a des bornes pour enregistrer votre passeport, votre carte de résident, et le personnel est toujours dispo pour vous aider;
      - Apres l'étape "borne d'enregistrement," il y a toujours un agent qui me demande ce que je suis allée faire a l'étranger et ce que je ramène. Vu que mon metier m'oblige a aller dans des pays pas faciles, je trouve rassurant qu'on me demande ce que je suis allée faire la-bas. Note: quand je vais en France, RIEN, nada, que dalle, aucune question!!!!
      - Je me rappellerais toute ma vie de l'agent qui m'a expliqué comment me connecter au Wifi de l'aéroport: "vous allez sur Gogeule..."   
      - On trouve le bus, le taxi, la navette facilement. Les chauffeurs sont très sympas pourvu que vous soyez sympa aussi et que vous ne payiez pas en billet de Monopoly.
       
      En ville:
      - Étant médaille d'or pour me paumer à Montréal (que voulez-vous, je pige pas ces quadrillages tout droits), les gens sont toujours prêts a vous aider pourvu que vous demandiez avec le sourire;
      - Une fois, il y a un type qui m'a un peu trop collée dans le hall du metro et quand j'ai levé la voix pour lui dire de me laisser, trois gars se sont interposés pour me protéger. Note: Je n'ai JAMAIS vu ca en France;
      - De façon générale, on ne se fait pas harceler. L'incident plus haut est le seul que je puisse rapporter;
      - Dans les restos, etc.: Si vous ne savez pas quoi choisir, demandez a la personne qui sert ce le plat/la boisson qu'elle préfère. J'ai toujours reçu d'excellents conseils;
      - En hiver, je vous conseille d'aller aider vos voisins a pelleter la neige et dégager leur voiture. J'en garde un superbe souvenir et c'est une excellent moyen de faire connaissance avec ses voisins;
      - Les gens tutoient facilement. C'est pas irrespectueux, c'est juste comme ca.
       
      Si vous êtes chialeur comme moi:
      Partagez vos talents. Lors des pannes de metro, les gens ont apprécié que je leur dise comment j'ai réussi a me faire rembourser mes frais de taxi par la STM. Dans une des entreprises ou j'ai travaillé, les patrons ne voulaient pas payer le jour férié de Pâques. Apres avoir gentiment demandé a la Commission du Travail si c'était normal, j'ai réussi a obtenir le paiement de cette journée pour mes collègues et moi-meme. 
       
      Les gens:
      Il y a des trucs qui m'ont décontenancée au debut:
      - Les gens ne disent pas toujours au revoir avant de raccrocher le telephone. Ca semble un peu brutal quand on n'est pas habitué;
      - Ils n'ont pas autant de "protocoles de politesse" comme en France. Il faut pas le prendre personnellement;
      - Etant sportive et me levant avec joie a 5 heures du mat pour m'adonner a mes exercices, je tiens a remercier mes voisins pour leur patience infinie. J'ai bien du les réveiller 2-3 fois. Les immeubles sont mal isolés au Québec.
       
      Pensez-y!
      - Au début, je trouvais les gens super lents. On s'y fait. Maintenant, moi aussi j'attends tranquille sur l'escalator;
      - Étant à la base indisciplinée, je traversais les rues hors des passages piétons. Les policiers qui m'ont arrêtée (deux fois) ont été bien sympathiques de ne pas me coller d'amende. Maintenant j'attends que le bonhomme soit vert. C'est dire si on me regarde bizarrement ici en Irak.
       
      La langue:
      - J'ai mis deux semaines à me faire à l'accent. Il y des gens qui m'ont parfois reprise quand je disais un anglicisme. C'est l'occasion de leur demander ce que représente la francophonie pour eux (c'est très interessant). Il m'arrive parfois de les taquiner en leur disant que parking est un mot de l'ancien français qui est passé chez les anglais puis revenu chez les français. C'est de bonne guerre;
      - Oui, ils font souvent plein de fautes à l'écrit. Les gens sont un peu honteux de l'admettre. Mon orthographe en a un peu pâti d'ailleurs (mais je connais plein de nouvelles expressions sympas comme "se paqueter la fraise"). Au travail, il m'arrivait que mes collègues me demandent de les relire, ce que je faisais avec plaisir;
      - Certains mots de vocabulaire déconcertent au debut. Un ami québécois me parlait de ses "bas." Je lui ai répondu "mais Paul, tu t'habilles comme tu veux le soir, c'est pas moi qui va te juger." Il a fait une drôle de tête.
       
      Infrastructures:
      Il y a l'eau et l'électricité H24!!!!!!! C'est merveilleux! je n'ai pas ça ici.
       
      Au travail:
      - Si vous travaillez dur et que vous ne martyrisez pas vos collègues, vous aurez surement la chance d'avoir des promotions. En France, je pouvais m'assoir dessus;
      - Je n'ai jamais entendu de commentaires sexistes ou des remarques sur mes jambes, ma poitrine ou whatever. C'était un vrai festival sexiste en France;
      - Les gens ne passent pas des heures en reunion. Ca commence a l'heure, ca finit a l'heure et il y a un agenda. Pour moi qui souffre de rester dans des reunions sans but et a rallonge, c'était un soulagement;
      - On peut se déguiser a Halloween (et faire des super photos avec ses collègues);
      - Si vous avez des collègues d'origine grecque ou italienne, vous aurez surement des bons biscuits au bureau pour Noël;
      - Vous pouvez manger un hamburger à 11 heures du matin, personne ne vous jugera.
       
      Si vous avez d'autres expérience positives à partager, postez votre témoignage!
       
       
       
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